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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 14:28

Cet après-midi, à la tour Mercure, tout est symbole.


Symbole que ce chêne de la Justice que plante – en citant Saint-Louis – la garde des sceaux, ministre de la justice, pour représenter un nouveau plant que sera bientôt le futur tribunal de commerce de Lille Métropole, issu de la fusion des tribunaux de commerce de Lille et de Roubaix-Tourcoing, lequel va se relocaliser au rez-de-chaussée de l'actuelle tour Mercure.


Symbole aussi que la présence de Michèle Alliot-Marie car l'Etat n'est pas le principal financeur de cette opération, mais qu'il porte sur les fonts baptismaux (il « officialise » comme dit le carton d'invitation) ce regroupement. Soyons francs, ce n'est pas la réforme de la carte judiciaire de Rachida Dati, précédente garde des sceaux qui est à l'origine de ce rapprochement des deux tribunaux, même si elle l'a approuvé et même, reconnaissons-le, parfois cité en exemple. Ce dossier est de fait consensuel, assez largement, dans les milieux économiques et entre élus. L'idée est simple : créer un grand tribunal de commerce, de large assise, capable de réaliser une justice économique efficace, susceptible de tirer parti des synergies entre les équipes et de valoriser les atouts liés à la richesse économique du territoire métropolitain, comme de la proximité de la frontière belge. Ainsi, une spécialisation renforcée vers le droit européen de ce futur tribunal ne serait pas une idée impertinente !


Ce projet, cela fait plusieurs années qu'on en parle. Depuis que le procureur Lemaire, en son temps, en avait dessiné la perspective en 2005. Prises de positions des juges consulaires, silence – consentant – des autorités du Parquet, approbation des élus locaux et... mobilisation de la Chambre de commerce, propriétaire de la tour Mercure, et surtout de son président, Bruno Bonduelle, pour permettre un tour de table financier conclusif. Tout cela a pris du temps, beaucoup de temps, peut-être un peu trop... chacun en convient cet après-midi mais ce temps n'a finalement pas été inutile, puisque le montage financier final fait l'économie de beaucoup de travaux et est donc économe de deniers publics et privés. Obtenir le même résultat pour moins cher, ce n'est pas plus mal.

Aux côtés des présidents des deux tribunaux de commerce, du premier président et du procureur général de la cour d'appel de Douai, avec les maires de Roubaix et Tourcoing et les trois autres députés de notre agglomération de Roubaix-Tourcoing-Wattrelos, je suis présent à cette manifestation symbolique, pour accueillir républicairement la ministre, et surtout pour  manifester à la fois le travail en commun qui a été accompli – je fus, dès le début, de la démarche – et la satisfaction unanime de l'aboutissement de ce projet qui consolide l'implantation de la justice économique dans notre agglomération et qui est porteur pour l'avenir.

           

Symbole enfin que cette localisation du futur grand tribunal de commerce métropolitain sur cette zone de l'Union, union des trois villes de Tourcoing, Roubaix et Wattrelos. Pour trois raisons. D'abord parce qu'une grande institution métropolitaine s'installe à Roubaix-Tourcoing et c'est remarquable. Ensuite parce qu'à côté de ce tribunal s'installeront nécessairement des professions de services juridiques (avocats, notaires, collaborateurs, administrateurs) qui vont créer là un véritable pôle tertiaire, lequel change en profondeur l'image du passé surtout industriel de nos villes. Enfin, parce que c'est là un autre chantier majeur qui s'ouvre (fin des travaux début 2012) sur la zone de l'Union, juste après le CETI, et juste avant la démolition de Terken et l'installation du centre sportif de Kipsta.


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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 10:04

Un conseil municipal des enfants, c’est une magnifique idée ; c’est une réalité à Wattrelos depuis 2005.

 

Depuis quatre ans en effet, les enfants de CE2 et CM1 (uniquement ceux de CM1 à partir de ce mandat-ci) des 16 écoles publiques et privées de la commune travaillent au sein de commissions et siègent régulièrement à l’Hôtel de ville (sous ma présidence… impressionnée !) pour proposer des idées, imaginer des améliorations à apporter à notre cadre de vie.

 

C’est toujours très concret, très pertinent, pas forcément réalisable à brève échéance sur le plan budgétaire et pas forcément de la compétence de la Ville non plus mais ces propositions font avancer, et nous, les conseillers adultes aurions bien tort de ne pas les intégrer dans nos réflexions et nos projets. Par exemple : c’est sur la proposition du conseil des enfants que des poubelles destinées à recueillir les déjections canines ont été installées au parc du Lion (au passage, elles sont déjà vidées de leurs sacs et vandalisées, ce qui m’agace souverainement…).

 

Ce matin, avec bon nombre d’élus, après l’appel par le directeur général des services, j’installe donc le troisième conseil municipal junior élu pour deux ans. A la fin de la séance, j’épinglerai, sur le pull ou le tee-shirt de ces enfants, une cocarde républicaine qu’ils arboreront fièrement au moment de la photo de groupe. Elle est le symbole de leur appartenance à ce conseil. J’ai le sentiment que, pour beaucoup, c’est une réelle fierté, à l'image d'Anis, de l'école Jean-Macé, le benjamin (donc élu secrétaire de séance) de l'assemblée (ph. ci-dessous).

 

Nouveauté cette année : la moitié de l’assemblée sera renouvelée tous les ans afin de permettre au maximum de jeunes Wattrelosiens d’appréhender la gestion publique d’une collectivité et ainsi, se former à la citoyenneté.

 

Autre nouveauté : les quatre commissions au sein desquelles étaient répartis les élèves ont été regroupées en deux commissions (solidarité-vie quotidienne / temps libre-environnement), et je dois dire que les idées ne manquent pas : concevoir un établissement pour les enfants en difficultés, les personnes âgées et porteuses de handicap, implantation d’un grand centre commercial… avec un grand magasin de jouets bien sûr !, extension de la piscine et implantation de toboggans… Il y a de quoi débattre !

 

Un projet me tient en tout cas particulièrement à cœur (il s’agit d’une reconduction) car il est superbe de solidarité et d’émotion : celui du concert organisé au conservatoire qui aura lieu dans une semaine pile, samedi 5 décembre à 17 h, dont le prix d’entrée n’est autre que des jouets destinés aux enfants les plus démunis de notre commune.

 

Moi, c’est sûr, comme tous les ans, j’y serai… avec mes jouets !

 

En attendant, bon  travail les enfants ; bon travail… chers collègues !

 

 

 

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 17:13

Lors de ma conférence de presse de rentrée, j'en avais fait le point d'orgue de mon propos : au vu des C.V. que je reçois chaque jour, de mes demandes de rendez-vous, et des sollicitations de salariés victimes de plan sociaux, cela saute aux yeux : l'automne sera rude, très dur même sur le front de l'emploi !


Les chiffres qui viennent d'être publiés le confirment.


Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle Emploi de catégorie A continue d'augmenter en octobre : + 52 400. Ce chiffre constitue une augmentation deux fois supérieure à celle de septembre. Il est en très forte augmentation par rapport aux mois précédents : + 21 600 en septembre, + 18 100 en août. Sur un an, cela constitue une hausse de 25 % du nombre de demandeurs d'emploi !


La France est donc loin d'être sur la voie de la sortie de crise comme le prétend le Gouvernement.


Ces chiffres risquent bien, de surcroît, d'être sous-estimés car de nombreux chômeurs renoncent à chercher du travail face à la conjoncture. Les radiations pour défaut d'actualisation représentent 42,2 % des sorties de Pôle Emploi, en hausse de 23,4 % par rapport à octobre 2008.


Il faut également rappeler que les salariés victimes d'un licenciement économique bénéficiant d'un contrat de transition professionnelle ou d'une convention de reclassement personnalisée n'apparaissent pas dans ces chiffres puisqu'ils sont étrangement considérés comme « stagiaires de la formation professionnelle ».


Triste automne...



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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 16:49

Ce matin, je suis évidemment présent salle Salengro pour l’audition de la Sainte-Cécile proposée par l’Union musicale wattrelosienne et un ensemble du conservatoire : les saxophones jazz dirigés par Fabrice Siesse.

 

C’est un rendez-vous que j’attends toujours avec impatience car, comme l’écrivait Platon, « la musique donne une âme à nos cœurs et des ailes à la pensée », et comme nos musiciens wattrelosiens forment une harmonie figurant parmi les meilleures de France, je ne suis jamais déçu !

 

Du reste, les centaines d’auditeurs qui sont, comme moi, fidèles à l’événement doivent penser la même chose ! Alors, au moment de prendre la parole après l’audition, je ne peux pas dire autre chose : cette année encore, ce n’était pas bien, c’était très, très, très bien ! J’ai beaucoup aimé la première partie jazzy et la musique entraînante de Dizzy Gillespie, Steve Perry, Jimmy Forrest ou autre Morgan Lewis. Et je suis resté émerveillé par l’Union musicale, son interprétation de la Rhapsodie in blue de Gershwin, le Chœur des gitans de Verdi et les incroyables envolées sur la Conquest of paradise de Vangelis…

 

Je remercie vraiment sincèrement ces talentueux musiciens, et je repense au philosophe Emmanuel Kant qui disait : « La musique est la langue des émotions »… C’est tellement vrai ! Je salue tout particulièrement le directeur du conservatoire, Philippe Danel, la présidente de l’Union musicale, Laurence Ocmant, ainsi que Guénaël Catteloin, qui dirige l’Union, et qui assume sa fonction avec autant d’esprit de responsabilité que de talent prometteur.

 

Il fait d’ailleurs partie des musiciens décorés (photo ci-dessus) par Jean-Pierre Sénéchal (auprès de qui j’étais samedi soir à Croix pour des remises équivalentes lors du repas de l’accordéon club), représentant de la fédération des sociétés musicales du Nord – Pas-de-Calais, à l’issue de la manifestation, comme le veut la tradition : Cyril Belaen, Cyril Delfosse et Yann Jorge pour 5 années de présence ; Guénaël Catteloin pour 10 ans de présence (breloque dorée) ; Laurence Ocmant pour 20 ans de présence (médaille d’honneur bronze) et Bernard Carette pour… 50 ans de présence (Etoile fédérale) !

 

Félicitations à eux et, du fond du cœur, merci pour cette inoubliable, cette très émouvante Sainte-Cécile !

 

 

 

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 16:53

De nombreuses associations wattrelosiennes ont tenu à en être, et je prends un réel plaisir à saluer leurs dirigeants et leurs membres, que je connais depuis très longtemps pour certains, et qui présentent leurs activités et leurs actions au sein de stands très attractifs.

 

Je le leur dis : je suis très fier d’eux. Mais je ne peux m’empêcher de débuter mon propos par un coup de colère. En effet, sur son blog, la présidente du groupe Front National au conseil municipal s’en prend violemment à l’événement qui nous rassemble aujourd’hui en écrivant, je cite, que je « jette l’argent par les fenêtres » !

 

C’est bien entendu inacceptable. D’abord parce qu’à part les énergies et les bonnes volontés des exposants, cette journée ne coûte rien à la Ville. Il s’agit juste de la présentation d’actions que des Wattrelosiens bénévoles portent par esprit de solidarité internationale à destination de populations en difficultés. Ensuite parce que ce sens de l’engagement, gratuit, sans volonté de retour, juste pour la joie de donner, mérite autre chose que cette apostrophe sans doute dictée par le contexte électoral des élections régionales à venir.

 

Je condamne donc ces propos – du reste, que sait-elle de la solidarité wattrelosienne, cette conseillère municipale qui n’est présente à aucune des manifestations organisées dans notre commune ? – et je m’enorgueillis, tout comme la Majorité municipale, de cette journée de la solidarité.

 

Mon adjointe aux relations extérieures, Juliette Keraudy, n’a pas eu besoin d’être insistante quand elle m’en a présenté le projet. En effet, comment Wattrelos pouvait-elle se tenir à l’écart de la semaine nationale de la solidarité alors qu’elle est précisément une terre de solidarité, une terre ouvrière sur laquelle se sont construits les premiers éléments de solidarité : les associations, les syndicats, les mutuelles, les centres sociaux… La solidarité a trouvé dans notre commune un véritable creuset de son développement, fédérant ceux qui avaient moins pour obtenir davantage ensemble, de meilleures conditions de vie.

 

J’ai personnellement baigné dans cette culture, et je repense à cette fameuse phrase : « Prolétaires de toux les pays, unissez-vous ! ».

 

A Wattrelos, la solidarité, c’est notre histoire ; ce doit être encore, toujours une idée neuve pour tous ceux qui en ont besoin dans le monde. C’est notre devoir à nous, pays développés où les taux de croissance sont forts, où la valeur ajoutée est importante, d’apporter un peu de nos ressources à ceux qui en sont privés. Eradiquez les inégalités, la pauvreté, et vous éradiquerez bon nombre de haines, bon nombre de guerres !

 

Alors quand je vois ces Wattrelosiens qui développent des actions pour les peuples de Moldavie, d’Algérie ou du Nicaragua, qui leur tendent la main, je veux les féliciter, les remercier et leur rendre un puissant hommage. Qu’ils continuent longtemps car la solidarité… ça n’a pas de prix !

 

 

 

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 11:48

C’est une première dans la métropole : une charte qui lie une commune à des entreprises de travail temporaire d’insertion (ETTI).

 

Une charte de plus pour Wattrelos, me direz-vous ?

 

C’est notre façon de travailler : contractualiser pour prendre des engagements durables. Wattrelos s’en honore ! D’autant que cette charte répond à un besoin social et économique incontestable.

 

Car comment la rénovation du quartier de Beaulieu pourrait-elle être le projet des habitants si elle ne comportait un volet d’insertion par l’emploi ? A mes yeux, dès le départ, cette dimension, cette clause du contrat, était consubstantielle à ce chantier fléché ANRU. Il fallait qu’au sein des entreprises de gros œuvre ou de second œuvre intervenantes, des Wattrelosiens en recherche d’emploi puissent trouver un emploi, bénéficier d’une formation, et pourquoi pas décrocher un contrat à durée indéterminée.

 

Cette volonté politique s’est affirmée, a porté ses fruits : près de 50 000 heures travaillées, à ce jour plus de 200 contrats de travail signés (dont certains durablement), et des pères de famille qui vous confient avec émotion – j’en ai rencontré cet été sur le chantier – que retrouver un emploi, pouvoir faire vivre sa famille et retrouver une forme de dignité, c’est tellement important…

 

Voilà le bilan de cette belle idée qui se concrétise également par la présence sur le terrain d’un assistant à maîtrise d’ouvrage dont l’objectif est d’écouter, de comprendre, de rapprocher l’offre de la demande – ce qui représente une gageure sur le plan économique… et qui l’est encore davantage sur le plan humain !

 

Reste aujourd’hui à se démultiplier : c’est la raison d’être de cette charte qui vise à augmenter le nombre d’acteurs, de partenaires qui nous épaulent pour faciliter le retour à l’emploi des Wattrelosiens. En tant que maire, je l’affirme : dans ce domaine, toutes les bonnes volontés sont bienvenues ; elles auront toujours mon soutien et mon agrément !

 

Les entreprises de travail temporaires signataires et la Ville s’engagent donc ensemble, prennent date avec obligation de résultat à terme, pour réaffirmer (au moins au plan local car ce n’est plus une priorité gouvernementale !), l’insertion par l’économique.

 

Ici à Wattrelos, pour l’accès à l’emploi, avec cette charte qui nous engage à trois ETTI, nous voulons donner des chances supplémentaires aux demandeurs d’emploi. Même si ça ne sera au bout du bout que pour quelques Wattrelosiens (peut-être quelques dizaines, je n’ose espérer centaines !), ce sera toujours un plus, un mieux collectif. Car au-delà du papier, ce qui importe, c’est maintenant d’avoir des résultats !

 

Ce fut ma conclusion… et un message à destination des entreprises signataires.

 

 

 

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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 08:24

Bonne nouvelle pour les habitants de la carrière Delmarre : j’ai enfin obtenu qu’SFR vienne me rencontrer ce mercredi après-midi !

 

Depuis quelques temps en effet, l’installation prévue d’une antenne-relais de téléphonie provoque l’inquiétude dans le quartier. La Ville a essayé juridiquement de l’en empêcher – sans succès puisqu’elle n’a pas d’autorisation à délivrer pour ce genre d’installation ! – et je m’étais engagé à continuer le combat au nom des habitants. C’est ainsi que j’ai obtenu ce rendez-vous avec SFR.

 

Ma demande a été très claire : il n’est pas question d’engager les travaux d’aménagement, et avant tout, les habitants doivent être informés par l’opérateur.

 

Aux yeux du maire que je suis, c’est l’urgence !

 

De ce premier contact, deux conclusions immédiates. D’abord, le projet de déploiement de l’antenne-relais de la carrière Delmarre est gelé ; il n’y a donc pas à redouter son installation dans les semaines ou mois qui viennent ! Ensuite, pour que les habitants puissent discuter avec l’opérateur, le responsable environnement de la Direction des relations régionales de SFR les rencontrera lors d’une réunion le jeudi 10 décembre, à 18 heures, au Village de Beaulieu.

 

Voilà une avancée significative dans ce dossier sur lequel je reste bien entendu vigilant.

 

 

 

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 12:08

Cet après-midi, c’est le vernissage du salon d’automne de l’Atelier des Arts, qui fait écho au Salon des Artistes du début d’année, mais exclusivement réservé aux artistes de l’association cette fois.

 

44 peintres et sculpteurs exposent au CSE  quelque 76 tableaux et 41 sculptures. Comme d’habitude, je prends beaucoup de plaisir à déambuler parmi ces œuvres.

 

Je découvre que certains artistes maîtrisant parfaitement leur art ont décidé de changer de technique, s’essayant au couteau par exemple ; le résultat est déjà une réussite. Les tableaux sont d’une extrême qualité, qu’ils soient figuratifs ou non, pleins de couleurs…

Beaucoup me procurent une vraie émotion, me touchent, comme ils sauront capter la sensibilité de nombreux spectateurs, c’est certain.

La partie sculpture de l’exposition est également particulièrement intéressante, et l’on sent l’influence et l’héritage des grands maîtres sculpteurs de l’atelier que furent Edouard Gruszczinski et Raymond Droulez : sur bois, sur pierre, selon des modes de cuisson qui m’étaient jusque là inconnus, la diversité est au rendez-vous. Ici un Zorro espagnol, là un Gavroche-Jean-Mi ou encore deux superbes combattants japonais sont particulièrement remarquables : il y en a pour tous les goûts, pour toutes les émotions, et je ne peux m’empêcher de penser à cette phrase d’Eugène Fromentin : « L’art de peindre, c’est l’art d’exprimer l’invisible par le visible ».

Cette citation va bien aux artistes qui, en s’exprimant, en donnant à voir et en révélant un peu d’eux-mêmes, « en éclairant le monde pour nos yeux qui ne voient rien » comme l’écrivait, à propos de Cézanne, Michel Berger, s’offrent au regard du public et doivent outrepasser leur pudeur.

 

Je fais partie de ceux qui pensent, comme Robert Filliou, que « l’art est ce qui rend la vie plus intéressante », l’art sous toutes ses formes, qui permet de redessiner le monde à sa manière, avec ses mains et son cœur. Et ce, avec joie et plaisir car « l’art est un jeu… tant pis pour ceux qui s’en font un devoir ! » (Max Jacob).

 

Je peux vous dire qu’à l’Atelier des Arts de Wattrelos, je n’ai jamais rencontré un artiste qui pensait et pratiquait par devoir. Cela se sent, cela se voit dans cette superbe exposition pleine de vie que je vous invite à découvrir jusqu’au 26 novembre.

 

 

 

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 09:10

Non, la commémoration ne sera jamais un acte désuet, ni inutile.

 

Ce matin, alors que nous commémorons la signature de l’armistice de 1918 mettant fin à la première guerre mondiale, j’insiste sur ce point devant les élus, les représentants du monde combattant et les enfants des écoles Curie (qui nous ont chanté une toujours émouvante Marseillaise) et de l’Enfant Jésus (qui ont lu un poème) présents au cimetière du Centre.

 

Commémorer, c’est se souvenir ensemble, se souvenir de ce qui s’est passé, pourquoi cela s’est passé et comment ça s’est terminé. C’est faire, ensemble, l’effort du quoi, du pourquoi et du comment, un effort d’autant plus indispensable que les témoins de cette effroyable tragédie que fut la guerre 14-18 nous manquent aujourd’hui, le dernier Poilu s’étant éteint l’an dernier.

 

Se souvenir de la guerre, c’est prendre conscience de la paix, l’aimer, la promouvoir, la défendre et espérer que l’Humanité retienne les leçons de ses erreurs passées.

 

Commémorer c’est faire en sorte que jamais les flammes du souvenir et de l’espoir ne s’éteignent !

 

Dans La Dépêche de Toulouse du 18 septembre 1905, Jean-Jaurès écrivait :

« 1) Je crois que l'existence des patries autonomes est nécessaire à l'humanité…

   2) Le devoir de tous les citoyens est d'être passionnément attachés à la paix, non par faiblesse ou lâcheté mais parce que la guerre est une barbarie… »


Souvenons-nous de la souffrance de ceux dont les noms sont gravés sur nos monuments, sur les tombes. Car cette souffrance aura été à l'origine de notre existence, comme elle est la clé de notre salut.

Pour lire mon discours, cliquer ici.

 

Dans l’après-midi, lors du traditionnel repas des sociétés patriotiques, j’ai à reprendre la parole, d’abord pour rendre hommage aux combattants de toutes les guerres et aux militaires français actuellement encore engagés, notamment en Afghanistan.

 

Je rappelle aussi que cette journée du 11 novembre n’est pas une journée comme les autres, pour les Français comme pour les Wattrelosiens. C’est une journée de recueillement et de réflexion. Car les champs d’honneur sont aussi, et surtout, des champs d’horreur. Les guerres ne touchent pas que les militaires mais aussi les populations civiles, comme l’a rappelé la remarquable série de France 2 Apocalypse (j’ai personnellement félicité Patrick de Carolis pour la qualité du travail réalisé).

 

Dans un monde où les fractures, les inégalités et les tensions existent, ils ne s’agit pas d’être naïfs et d’être désarmés ; Machiavel l’a écrit : « L’histoire se rit des prophètes désarmés ».

 

Mais n’oublions pas davantage la recommandation de Jean Jaurès, pour qui « toute guerre est criminelle si elle n’est pas manifestement défensive ».

 

La guerre fait partie de l’histoire des civilisations. Mais est-il utopique d’espérer que l’humanité puisse un jour vivre sans guerre ? Pour y parvenir, nos anciens du monde combattant, ne doivent pas hésiter à porter témoignage pour raconter, dire ce qu’ils ont vu, ce qu’ils ont vécu…

 

 

 

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 15:21

De nombreux riverains de la carrière Delmarre, dans le quartier de Beaulieu, se sont émus de l'installation par SFR d'une antenne-relais de radiotéléphonie. Et je comprends d'autant plus leur sentiment que j'ai été le premier à me prononcer négativement, dès cet été. La presse s'est faite l'écho de l'émotion, les services municipaux et moi-même, sommes interpellés quotidiennement sur le sujet. L'inquiétude de nos concitoyens est réelle ; elle ne me laisse pas indifférente, bien entendu.

 

Hier soir, je me suis exprimé sur le sujet au cours de la séance du conseil municipal. Voici mon analyse.

 

1)      Du point de vue chronologique et juridique

 

Quel est le point de départ de cette affaire ?

 

C'est le 19 mai 2009 que SFR a déposé une simple déclaration préalable à l'installation d'une antenne. Je rappelle qu'il n'y a aucun régime d'autorisation, il suffit à l'opérateur de déclarer pour pouvoir installer.

 

De suite, j'ai dit à mes services que je n'étais pas d'accord, et que la localisation ne me paraît pas pertinente. Nous avons cherché les moyens juridiques d'empêcher cette installation.

 

Le 18 juin 2009, nous avons donc fait opposition à cette déclaration au motif que des mesures d'information et de concertation des riverains n'avaient pas été menées conformément aux orientations retenues par le Gouvernement dans son rapport du 25 mai 2009. J'ai plaidé aussi la proximité d'une école primaire.

 

Le 27 juillet 2009, SFR déposait un recours devant le tribunal administratif de Lille pour demander l'annulation de notre opposition.

 

Le 11 août 2009 le juge des référés ordonnait la suspension de notre opposition. Nous étions battus. Pour deux raisons :

-         d'une part, parce que nous portions atteinte à un intérêt public

-         d'autre part, sans juger le fond, qu'il y avait un doute sérieux sur la légalité de notre opposition.

 

Et ce même jour, le 11 août 2009 donc, le préfet saisissait lui le tribunal administratif pour préciser que les orientations du Gouvernement, qui servaient de base, je rappelle, à notre motivation, n'étaient pas opposables à l'opérateur, en clair que c'était sans valeur au plan juridique, donc que nous n'étions pas autorisés à nous opposer.

 

Le 28 août 2009, l'assureur de la ville (qui nous accompagne d'ordinaire dans toutes les procédures contentieuses) nous informait qu'il ne couvrirait pas nos frais judiciaires car la décision du tribunal administratif, en notre défaveur, était, je cite,  « inéluctable et prévisible ».

 

Alors quel constat faire ?

 

Il n'est de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, je ne suis pas sourd. Le juge des référés est contre nous, le préfet est contre nous, l'assurance est contre nous. Prolonger l'action de justice, c'était prendre le risque de perdre, mais en plus de payer des frais de justice, et surtout sans doute des indemnités de retard de l'opérateur. Un comble ! Je n'ai pas pour habitude de jouer avec l'argent des contribuables, aussi le 24 septembre 2009, la Ville n’a pas eu d'autre choix que de retirer sa décision d'opposition.

 

Le cas de Wattrelos n'est d'ailleurs pas unique : la Ville de Tourcoing a été assignée au tribunal administratif par les trois opérateurs et le préfet, pour avoir pris un moratoire sur l'implantation de nouvelles antennes.

 

2)      Du point de vue scientifique

 

Soyons francs, les scientifiques sont aujourd'hui incapables de trancher le débat sur l'impact sanitaire à long terme des expositions chroniques aux champs électromagnétiques.

 

Le rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire, de l'environnement et du travail (Afsset) présenté jeudi 15 octobre, souligne « qu' une majorité d'études n'indique pas d'effet à court terme ni à long terme de l'exposition aux radiofréquences ». « En fait, 50 % des études estiment que les ondes n'ont pas d'effets sur la santé et 50 % concluent à leur nocivité ».

 

Il est impossible aujourd'hui de démontrer que des ondes électromagnétiques sont nocives.

 

Et il est impossible aujourd'hui de garantir que les ondes électromagnétiques sont inoffensives.

 

Dans son rapport, l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail a publié une expertise basée sur la comparaison des résultats de plus de 600 études. Le résultat de cette expertise tient en trois points :

 

 toutes les ondes électromagnétiques : radio, télévision, téléphone mobile, wi-fi, wi-max, radars, etc., sont de même nature au plan sanitaire ;

‚ après avoir analysé toutes les études scientifiques, aucun effet sanitaire n'est aujourd'hui établi, quelle que soit la source d'émission : radio, télévision, téléphone, antennes, etc. ;

ƒ il faut tenir compte des inquiétudes de la population et donc faire de l'information, faire de la concertation, et prendre des précautions.

 

Sur ce troisième point et plus précisément, j'espère tout d'abord que les opérateurs vont s'y conformer, en tout cas SFR. Car, j'ouvre une parenthèse : sur un autre endroit de la commune où devait  s'implanter une antenne l'année dernière, l'opérateur ORANGE a pris le temps de la concertation et de cette information avec les habitants.

 

S'agissant concrètement des précautions à prendre, et le Grenelle des Ondes le rappelait, la première c'est de faire un usage modéré de son téléphone car  c'est avec le téléphone mobile que nous sommes le plus exposé aux ondes, pas par les antennes. Le téléphone mobile est la première source d'exposition. Il est donc conseillé d'utiliser un kit oreillette, de ne pas conserver son téléphone en permanence sur soi et la nuit près de soi, sur la table de chevet par exemple, enfin d'éviter de téléphoner dans un véhicule en mouvement car le téléphone recherche sans cesse un nouvel émetteur et donc fonctionne en permanence à pleine puissance.

 

Autre précaution, prise depuis quelques temps : éviter la pose d'antenne à moins de 100 mètres des écoles. C'est au nom de ce principe que s'agissant de la carrière Delmarre, j'avais estimé déraisonnable de réaliser cette installation. Cette dernière précaution n'est cependant préconisée sans aucune base scientifique. Et d'ailleurs un chercheur du CNRS vient de publier une étude qui tend à démontrer que l'exposition maximale aux ondes d'une antenne n'est pas à proximité de l'émetteur mais à 280 mètres de celui-ci. S'il fallait résumer le débat scientifique, je dirais que nous sommes en plein brouillard, d'un côté on ne démontre rien et on ne garantit rien et donc en face, et c'est humain, il y a des craintes pas toujours rationnelles.

 

3)      D'un point de vue politique, que faire ?

 

Ce point de vue est sûrement le plus difficile car il s'agit de penser ce que des élus peuvent faire pour répondre aux inquiétudes et aux interrogations de la population sur ce sujet. On le sait, juridiquement, nous sommes plutôt démunis pour agir et de toute façon voués à  l'échec devant les tribunaux.

 

Comme parlementaire, j'avais d'ailleurs saisi le Gouvernement par question orale pour que l'Etat légifère pour clarifier les compétences et les pouvoirs du maire, car on est vraiment dans un imbroglio. Ce n'est pas réglé. La seule avancée que j'ai vue, c'est la conclusion du rapport parlementaire d' Alain Gest qui préconise que ce ne soit plus une simple déclaration préalable des opérateurs, mais un permis de construire qui devrait être donné. Ce serait déjà mieux, me semble-t-il, mais on n'en est pas là.

 

A ce stade, je voudrais tout de suite tordre le cou à l'idée qu'il faille être candidat pour expérimenter l'abaissement de l'exposition à 0,6 volt par mètre. Il s'agit d'un test qui aura lieu pendant 6 mois de novembre à avril dans une dizaine de communes en France et c'est tout. Il ne s'agit pas non plus de baisser uniformément les émissions à ce niveau mais d'en tester plusieurs. Et le fait d'être retenu n'implique nullement qu'il y ait un moratoire sur la pose de nouvelles antennes.

 

Notons que ce seuil de 0,6 volt par mètre n'a pas a priori un fondement scientifique. La seule certitude que l'on ait, et une étude vient de le préciser, c'est qu'à ce niveau très faible, il faudra multiplier les antennes par deux ou trois, est-ce que les citoyens sont prêts à ce choix de voir  les antennes se démultiplier ? Investir donc des millions d'euros pendant plusieurs années avec au final l'augmentation du coût des communications, et malgré tout, des zones blanches sur le territoire, c'est-à-dire non couvertes. Et je ne parle pas des effets de la multiplication des antennes puisque certaines ondes se cumulent et d'autres s'annulent… c'est une précision scientifique.

 

Cela dit, que peut faire la Ville de Wattrelos ?

 

Faut-il informer et concerter les habitants ? Elle est bien sûr résolument pour.

 

Faut-il réfléchir à l'échelle de tout le territoire et voir ainsi en intercommunal, où implanter ces antennes ? Elle pense que c'est plus qu'utile.

 

Faut-il réclamer l'abaissement du niveau des émissions ? Là encore, la Ville est favorable.

 

Avec l'administration municipale, nous réfléchissons donc à un plan d'actions dont je peux d'ores et déjà donner les grandes lignes :

 

 S'agissant de l'antenne de Beaulieu :

Je reprendrai l'attache de SFR pour lui demander d'informer et de concerter les habitants et de rechercher, le cas échéant, une implantation optimale pour cette antenne. Il faut cependant avoir conscience que cet opérateur n'a pas fait montre d'une large volonté d'ouverture, puisque quand la Ville lui a signifié que nous ne souhaitions pas l'implantation là, sa seule réponse a été de nous emmener en justice !

 

‚ S'agissant de l'avenir :

Ø     a) Je demanderai à LMCU de se saisir de cette question pour établir en partenariat avec toutes les communes et les opérateurs un véritable plan d'occupation des sols pour l'implantation des antennes. Car les ondes sont comme le nuage de Tchernobyl, elles ne s'arrêtent pas aux frontières des communes.

 

Ø     b) Je demanderai à l'Agence Nationale des Fréquences Radio, qui effectue régulièrement sur toutes les communes des mesures au niveau des ondes électromagnétiques (mesures qui sont d'ailleurs publiques et disponibles sur Internet) une cartographie complète des niveaux d'émission, dans tous les quartiers de Wattrelos.

 

Ø     c) Je proposerai à tous les opérateurs téléphoniques de signer une charte de la téléphonie mobile, pour instituer l'information et la concertation des habitants, pour la négociation sur les lieux d'implantation, pour abaisser au maximum les seuils d'émission et pour multiplier les relevés des fréquences sur notre territoire.

 

 

 

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