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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 09:30

rencontre-hoteldeville.jpgCe midi, plusieurs dizaines de riverains des rues proches de l’ancienne gendarmerie, qui s’inquiètent d’un projet de sédentarisation de quelques familles (6 précisément) de la communauté wattrelosienne des gens du voyage dans cette ancienne gendarmerie, ont choisi de s’inviter en mairie pour venir me voir. J’ai une réunion du conseil d’administration du CCAS, consacrée aux orientations budgétaires ; la séance est importante et ne puis m’absenter de suite.

 

A vrai dire, j’ai proposé à tous les riverains une réunion publique d’information samedi prochain, mais le sujet est, pour certains, estimé sensible et ils n’ont pas voulu attendre… Peu importe.  Je le comprends. Ce n’est d’ailleurs pas plus mal : après une première discussion, chacun aura le temps de la réflexion car, dans ce dossier, seule une partie de l’information a été donnée par voie de presse, ce qui explique sans doute ce mouvement spontané.

 

En ce qui me concerne, je tiens à clarifier la situation et à remettre les enjeux en perspective.

 

J’explique tout d’abord qu’une commune de la taille de Wattrelos (plus de 5 000 habitants) a l’obligation légale (loi de 1990) de posséder une structure d’accueil pour les gens du voyage. Elle n’a pas le choix, c’est la loi. Sinon, elle ne dispose pas d’armes légales pour combattre les installations sauvages. Courageusement, elle s’est donc dotée d’une aire d’accueil il y a vingt ans, tandis que d’autres communes choisissaient de ne pas le faire et donc de se mettre en infraction, avec toutes les conséquences – notamment financières et pour la vie quotidienne – que cela peut avoir. C’est tout à l’honneur du Conseil municipal de 1991 d’avoir pris cette décision qui, à l’époque, avait suscité de très vives réactions dans la population. Force est de constater que ces craintes étaient infondées : cette aire d’accueil, longtemps localisée le long de l’Antenne Sud, en bordure du site Kuhlmann (et donc aussi en centre-ville), n’a en rien bouleversé la vie wattrelosienne, au contraire ! Elle nous a surtout protégés des intrusions sauvages ; les gens du voyage le savent, et les autorités de police aussi. D’ailleurs quand de telles intrusions (de communautés évangéliques) se sont produites – au parc de Beaulieu par deux fois ; au Winhoute l’été dernier – si Wattrelos n’avait pas été en conformité avec la loi, elle n’aurait pu faire entendre sa voix avec force auprès des services de l’Etat et les caravanes seraient restées plus longtemps. J’ajoute que j’ai été le premier maire de France à faire condamner l’Etat – et à obtenir des dommages et intérêts ! – qui avait failli à son devoir de protection en n’empêchant pas l’entrée de caravanes dans le parc de Beaulieu en 2005.

 

Vingt ans après la création de l’aire d’accueil wattrelosienne des gens du voyage, où en est-on ? Avec le temps, les familles accueillies se sont progressivement sédentarisées, devenant de vraies familles wattrelosiennes. Les enfants sont scolarisés à l’école Brossolette, à l’entrée de Beaulieu, leurs enseignants y sont attachés, leurs parents participent activement à la fête de l’école en collaboration avec les autres parents d’élèves…

 

Pendant ce temps, l’aire d’accueil, pour des raisons de sécurité, a due être transférée à titre provisoire, pour une durée d’un an, sur un terrain à la Martinoire appartenant à la Chambre de commerce et d’industrie. Une installation provisoire car une grande entreprise doit s’installer sur ce terrain dans les prochains mois.

 

Dès lors, deux façons de traiter le sujet s’offrent à la Ville : créer une nouvelle aire d’accueil ailleurs à Wattrelos (oui mais où ? et de surcroît, ce sera coûteux)… ou sédentariser des familles volontaires, sachant que si Wattrelos accueille neuf familles de gens du voyage sous quelque forme que ce soit sur son territoire, elle aura satisfait à son obligation légale.

 

De plus, ce serait l’aboutissement humain d’un parcours d’intégration progressive de ces familles française dans notre société. Après avoir vécu sur notre territoire, scolarisé leurs enfants, elles quittent caravanes et mobil-homes, pour s’installer dans des murs au cœur de la ville. C’est, par principe, un chemin réussi d’insertion, où vivre ensemble et mixité sociale reçoivent une illustration parfaite.

 

C’est la raison pour laquelle la Municipalité, mais aussi la Communauté urbaine et le Préfet (qui arrêtent ensemble le schéma départemental d’accueil des gens du voyage) ont pu voir cette solution comme étant pertinente : le bâtiment de l’ancienne gendarmerie appartient à un bailleur social public, Partenord Habitat, qui a vocation à accueillir ces familles (6 familles sont volontaires), ; il est de plus situé non loin de Beaulieu où les enfants vont à l’école. Un représentant d’une association gestionnaire et accompagnatrice des familles sera présent sur le site, dont il garantit la tenue.

 

Ce scénario ne manque pas d’intérêt administratif et humain. Administratif d’abord, parce que la Ville se libèrerait de son obligation d’aménager une nouvelle aire d’accueil, avec les problèmes d’implantation que tout cela comporte. Ensuite et surtout parce qu’humainement, cette sédentarisation offrirait à ces familles de bien meilleures conditions de vie et de meilleures chances d’intégration dans notre commune. Beaucoup parlent de mixité sociale dans leurs discours : là, on la symbolise, a fortiori lorsque l’on sait qu’un programme d’accession à la propriété s’édifiera dans le quartier également (dossier dont le promoteur, que j’ai reçu ce matin en mairie, m’assure qu’il est bien sûr maintenu, satisfait des explications que je lui ai données).

 

C’est ce que j’ai expliqué aux riverains en leur demandant d’intégrer ces éléments d’information à leur réflexion.

 

 

 

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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 08:11

Ce matin paraît dans la presse locale mon appel à voter pour la liste socialiste, radicale et citoyenne de Daniel Percheron :

"Ce dimanche 14 mars, pour le premier tour des élections régionales, j’appelle les Wattrelosiens à aller voter très nombreux pour la liste socialiste, radicale et citoyenne de Daniel Percheron. Pourquoi ? D’abord parce que voter, c’est important et que voter pour que notre Conseil régional soit à gauche, c’est très important ! Wattrelos a besoin de l’écoute et du soutien d’un Conseil régional qui soit prêt à soutenir nos actions culturelles et sportives, la santé, la rénovation de nos quartiers, l’emploi, et surtout qui porte des projets pour notre jeunesse.

 

Ces cinq dernières années, les plus gros projets de la ville ont pu se réaliser grâce à l’appui du Conseil régional : la Cité des Sports au Crétinier, la rénovation urbaine de tout le quartier de Beaulieu, le pôle crèche-famille Maurice-Titran à Beaulieu, le point d'accès au droit… Tout cela n’aurait pas été possible sans les financements de la Région.

 

Alors voter massivement dimanche pour Daniel Percheron et son équipe, c’est lui dire merci. C’est aussi lui demander de continuer à nous aider à changer notre ville, à changer notre vie. Et voter Percheron dimanche, c’est aussi dire clairement qu’on n’est pas satisfait de la politique nationale de Nicolas Sarkozy, c’est construire une France de gauche des régions, pour faire vivre la justice, la solidarité et l’humain sur nos territoires.

 

C’est voter pour préparer l’avenir de la France qu’on aime."

Voici également, dans le même esprit, le document actuellement en cours de distribution à Wattrelos : APPEL A VOTER REGIONALES 2010 WATTRELOSREGIONALES 2010 A WATTRELOS




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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 11:21

_IMG2392.jpgCe dimanche, la section de Wattrelos organise sa traditionnelle Fête de la Rose. Emmenée par son premier secrétaire, Christophe D’Hulst, elle reçoit cette année en invité d’honneur Daniel Percheron, un Wattrelosien d’origine (si, si !), sénateur du Pas-de-Calais et surtout… président du Conseil régional Nord – Pas-de-Calais. A nos côtés, bien d’autres personnalités : René Vandierendonck, Francine Langevin, Pierre Dubois, Fanny Bullaert… et nos amis des partis radical (emmené par son président départemental, Jacques Mutez) et citoyen.

 _IMG2363.jpg

En prenant la parole, je salue amicalement et fraternellement, d’abord nos militants disparus (en particulier mon ami Michel Letien, trop tôt et si récemment disparu) dont nous sommes les héritiers pour continuer le combat ; puis  tous ceux qui organisent cette superbe fête et qui mènent activement la campagne en cours ; enfin Christophe, premier d’entre nous, sérieux, bosseur, attaché à nos valeurs et qui tient le cap des socialistes à Wattrelos !

 

Au-delà, je veux porter rapidement trois messages.

 

D’abord, vers Daniel Percheron, pour lui dire mes encouragements.

 

Pourquoi ? Parce que, nous Wattrelosiens, nous voulons que la Région Nord – Pas-de-Calais soit une région de gauche. Nous en avons besoin ! Sans le soutien – décisif – de la Région, Wattrelos n’aurait pas pu ériger la Cité des Sports au Crétinier, engager la rénovation urbaine de Beaulieu, nous doter d’un point d’accès au Droit, ou construire le pôle enfance/famille Maurice-Titran. L’appui de la Région a quasiment permis de doubler nos réalisations d’investissement (hors remboursement de la dette) ces six dernières années.

 

Et ce soutien, nous en avons encore besoin. Nous avons besoin qu’elle nous aide plus encore pour la culture, le sport, le développement économique et surtout notre jeunesse ! Voilà pourquoi nous avons besoin d’une Région à gauche… c’est mon deuxième message.

 

Le 3e message, c’est que ces élections régionales sont une étape nécessaire, décisive pour que la France soit demain, elle aussi, à gauche !

 

Et ce changement politique est urgent !

 

Dans mes permanences, dans mes rencontres, qu’est-ce que j’entends, qu’est-ce que je vois ? Des demandeurs d’emploi dont les entreprises ferment ou licencient. Des personnes âgées qui ne peuvent plus toujours s’acheter leurs médicaments ou se soigner autant que nécessaire. Des personnes qui souffrent, dont le pouvoir d’achat est amputé et qui ne savent plus payer leurs factures, et qui sont scandalisées des cadeaux fiscaux du Gouvernement (73 Mds € de niches fiscales, 3 Mds € restauration, bouclier fiscal, impôts remboursés aux plus riches). Des enseignants et des responsables de collèges et de lycées où des classes et des postes sont supprimés. Des habitants des quartiers qui ne voient plus de policiers. Des élus – ceux de Wattrelos, par exemple – qui n’arrivent pas à boucler leur budget (pour donner des services ou des emplois publics à leur population qui en aurait pourtant tant besoin), alors que le Gouvernement décide de supprimer 12 Mds € de taxe professionnelle !

 

La construction d’une France des régions socialistes est l’étape-clé pour créer les conditions d’une France à gauche !

 

Alors, pour y parvenir, me vient à l’esprit cette célèbre chanson de Jean-Jacques Goldman Il suffira d’une signe… Oui, il suffit, il suffira d’un signe, d’un vote, le nôtre, celui des voisins, celui des amis, celui d’une France de gauche, pour que la vie change, pour que l’espoir renaisse !

 

Car la dégradation de la situation économique et sociale crée l’urgence : socialistes, nous avons le devoir de réussir, le devoir de gagner !

 

 

 

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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 16:52

Sartistezblog20101.jpgIl l’annonce tous les ans avec un peu d’avance : le Salon des artistes de Wattrelos est là ; c’est que le printemps arrive !

 

Même si les températures ne sont pas encore printanières, au mois fait-il chaud au centre socio-éducatif où, pour la 40e fois, l’Atelier des Arts reçoit des artistes, peintres et sculpteurs, venus proposer leurs œuvres au nombreux public qui fréquentera durant deux semaines la galerie et la grande salle du CSE.

 

Cette année, 149 artistes (dont plusieurs représentants des 95 membres de l’Atelier wattrelosien) sont réunis et présentent quelque 308 œuvres, toiles et sculptures, qui émerveillent notamment par la diversité et la qualité de leurs couleurs.

 Sartisteblog20102.jpg

Bien entendu, en inaugurant ce salon cet après-midi, j’ai une pensée émue pour l’un de ses fondateurs, Michel Couillet, qui fut longtemps président de l’Atelier des Arts et qui nous a quittés il y a un an, précisément quelques jours avant que ne commence le Salon précédent. Son épouse est présente, ainsi que le buste-portrait de Michel, qui trône habituellement à l’entrée de l’atelier de la rue de Stalingrad, et que l’on a déplacé pour l’occasion et pour le souvenir.

 

En me promenant dans les allées de ce 40e Salon en compagnie notamment du président de l’Atelier, Claude Sauvage, je me dis que les thématiques changent (parfois, dans certains salons, on avait des dominantes fortes de sujets comme de styles : cette année, c’est plus varié) mais que le plaisir reste le même. Je pense à Emile Bernard qui disait : « Il est trois types d’opérations : voir, c’est l’opération de l’œil ; observer, c’est l’opération de l’esprit ; contempler, c’est l’opération de l’âme. » Et d’ajouter : « Quiconque arrive à cette troisième opération entre dans le domaine de l’art ».

 

Indubitablement, nous y sommes grâce à cette exposition si agréable à… contempler, donc. Cela me rappelle une autre citation, de Léon Tolstoï celle-là : « L’art est une activité qui permet à l’homme d’agir sciemment sur ses semblables au moyen de certains signes extérieurs afin de faire naître en eux, ou de faire revivre, les sentiments qu’il a éprouvés. »

 

Ce sentiment d’universalité émerveille et rassure. Les artistes de tous horizons, en effet, nous interpellent profondément, nous donnent à partager leurs rêves, à voir la beauté de ce monde à travers leur regard, leur vécu, leur ressenti. Par nature, par définition même, un artiste fait ce que disait Epictète : « chercher le bien en soi-même » ; ce à quoi Picasso réplique : « Je ne cherche pas, je trouve ! »). Et cela donne toutes ces œuvres exposées !

 

C’est cela que je trouve admirable chez les artistes, peintres et sculpteurs : leur capacité à créer, évidemment, à le faire avec l’harmonie de leur art bien sûr, mais surtout casser la glace qui les amène à présenter leurs tableaux et leurs sculptures aux autres, aux yeux des autres !

 

 

 

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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 13:48

blogexpomusee-bric-et-broc-2010.jpgJ’aime chiner, me balader dans les brocantes.

 

Et souvent, je me dis en regardant les vieux morceaux de ferraille au hasard des étals : mais qui peut bien acheter ça ? Maintenant, je sais ! Je connais au moins un amateur que cela intéresse : Franck Morelle, artiste wattrelosien qui propose en ce moment au musée de Wattrelos une exposition intitulée De bric et de broc.

 

Tout est dit dans l’intitulé : la passion et l’art de notre homme consistent à redonner vie à d’anciennes pièces de métal, d’anciens outils – ces outils dont on sait qu’ils furent consubstantiels du développement de nos sociétés, de l’humanité tout simplement.

 

C’est émouvant car derrière ces outils, on imagine la sueur, l’énergie, l’histoire de celles et ceux qui les ont maniés. Derrière ces outils, on trouve cette matière première qu’est le facteur travail, et je vois précisément dans cette exposition un hommage au travail et aux travailleurs.

 

La deuxième raison de visiter cette exposition qui débute aujourd’hui, c’est de venir admirer la force de l’imagination de l’artiste. Honnêtement, si on dit parfois de moi que j’ai l’imagination féconde, même dans mes délires les plus fous, je n’arriverais pas à faire foisonner autant d’idées que Franck Morelle : comment réussit-il à marier autant de formes, de couleurs comme ces fers à cheval qui s’enchevêtrent pour faire naître le plumage d’un paon, à réaliser ce coq ou ce chat dont on peut rapidement penser qu’ils vont s’animer…

 

Parce qu’il redessine les outils, Franck Morelle redessine la vie. Il donne à ses créations de la personnalité, de la majesté, et ses trucs en vrac de bric et de broc sont de réelles œuvres d’art ! A voir jusqu’au 2 mai au musée des arts et traditions populaires (entrée gratuite).

 

 

 

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 11:23

mediateurs-blog.jpgC’est vrai qu’ils sont extras, ces dix élèves de Neruda qui reçoivent ce soir leur diplôme attestant qu’ils sont désormais médiateurs au sein de leur collège.

 

Cela signifie qu’ils seront chargés, par le principal Pascal Ortille ou par la conseillère principale d’éducation, Mademoiselle Emmery-Delecroix, de tenter de régler de petits conflits quotidiens, évitant ainsi à leurs camarades fautifs une sanction systématique. Ces élèves auront, en quelque sorte, un rôle ô combien nécessaire de prévention.

 

Pour cela, ils ont été formés, sur la base du volontariat, durant cinq semaines à raison de deux heures par semaine.

 

Ce soir, je suis présent au collège pour cette cérémonie officielle de remise de diplômes, cérémonie sympathique mais solennelle puisque nos jeunes doivent prêter serment de neutralité, d’impartialité et de confidentialité : du sérieux ! Cela se passe en présence des dirigeants de l’établissement bien sûr, mais aussi de leur formateur diplômé en droit, Jacques Leblanc (près de 1 400 élèves formés dans le département à son actif !), et de Jacky Maréchal, président de l’association Concept Médiation (et commissaire honoraire de police), conventionnée par le Conseil général pour mener à bien ces formations dans les établissements scolaires du Nord.

 

Je remarque en passant que la coïncidence de date mêlant la présentation du rapport du médiateur de la République la veille et cette remise de diplômes de médiateurs aujourd’hui à Neruda est un savoureux clin d’œil de l’actualité !

 

Je ressens beaucoup de fierté pour ces jeunes, et je le leur dis, ainsi qu’à leurs parents qui sont présents : leur engagement est important à la fois pour ce qu’on appelle le vivre ensemble et pour l’éducation à la citoyenneté.

 

Contribuer à mieux vivre ensemble, c’est tenter de faire se rapprocher les points de vue, de se comprendre pour mieux se respecter. C’est d’ailleurs le quotidien d’un maire : je suis saisi au quotidien de tant de litiges de proximité qu’on me demande de trancher. C’est la raison pour laquelle j’ai voulu que s’ouvre à Wattrelos un point d’accès au droit, où l’on peut notamment bénéficier gratuitement de l’aide d’un médiateur municipal et d’un conciliateur de justice.

 

L’éducation à la citoyenneté, cela se passe aussi dans les établissements scolaires où les élèves ont l’occasion de s’ouvrir à la société, de former leur réflexion, parfois de prendre des responsabilités comme c’est précisément le cas aujourd’hui. J’explique à nos nouveaux médiateurs que s’ils savent écouter (c’est la première fonction d’un médiateur), conseiller, obtenir des accords et des rapprochements, alors ils auront été utiles pour la collectivité… et auront beaucoup appris sur eux-mêmes et pour eux-mêmes !

 

Une société plus humaine, plus fraternelle, c’est ce dont nous rêvons tous. Ces collégiens ont la fraternité au cœur, c’est évident, et si, comme le souligne le principal, cette fonction de médiation ne leur donne aucun pouvoir et ne font pas d’eux des super collégiens, moi, je pense que ce sont des collégiens super !

 

 

 

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 10:26

blogchansonWattrelos et Paris-Roubaix, c’est une vieille histoire.

 

D’abord parce que l’un de ses doubles vainqueurs (en 1912 et 1914), Charles Crupelandt, était natif de Wattrelos ; ensuite parce que l’arrivée de la course fut jugée dans notre ville en 1929 (au stade Amédée-Prouvost) ; enfin parce que le vélodrome de Roubaix où les coureurs en terminent tous les ans est vraiment tout proche.

 

Depuis 13 ans (depuis que j’ai été élu député pour la première fois de Roubaix – entre autres villes), je suis un fidèle de l’arrivée et je dois bien avouer que l’émotion collective qui se dégage de l’attente puis de l’entrée des coureurs dans le vélodrome est un moment unique !

 

Si je vous raconte ça, c’est parce que cet après-midi, à l’atelier patoisant wattrelosien Nou Parlach, au CSE (la salle est de nouveau bondée, comme d’habitude !), Christian Ladoë, l’un de ses fondateurs et animateurs, m’a demandé de remettre officiellement l’hymne de Paris-Roubaix à l’adjoint aux sports de la ville de Roubaix, mon ami Henri Planckaert… gardien perpétuel de l’entrée dans le vélodrome où il m’accueille chaque année.

 

Un hymne ? Parfaitement : une chanson que Christian a écrite en collaboration avec la compositrice (wattrelosienne elle aussi !) Christine Prez, l’une des plus grandes accordéonistes de l’agglomération… qui a de qui tenir puisqu’elle est la fille du célèbre accordéoniste Jean Prez (qui fut l’instituteur d’Henri Planckaert !). Une chanson qui raconte comment la course est née (en 1896), quelles en furent les champions, pourquoi on dit d’elle quelle est la reine des courses d’un jour (on appelle ça des classiques)…

 

Aujourd’hui, cette chanson est chantée pour la première fois sur scène par Christian à l’occasion de cet atelier patoisant ; elle a aussi été enregistrée sur CD afin qu’elle puisse être diffusée… à l’occasion de Paris-Roubaix par exemple ? Henri Planckaert s’empare de l’idée et, dans l’enthousiasme, déclare qu’elle deviendra l’hymne officiel de la course et que le texte patoisant encadré que je lui remets aujourd’hui sera exposé dans le futur musée de Paris-Roubaix à l’intérieur du vélodrome couvert actuellement en construction.

 

Avec une musique écrite par une Wattrelosienne, des paroles écrites et chantées par un Wattrelosien, pour une chanson chantée pour la première fois à Wattrelos, cet hymne de Paris-Roubaix est vraiment… wattrelosien !

 

Voilà donc une belle contribution supplémentaire de la cité des copés in deux à la légende de cette épreuve cycliste, partie intégrante de notre patrimoine. Vive Paris-Roubaix-Wattrelos !

 

 

 

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 10:23

santeblog2010.jpgEtre en bonne santé est une chance ; c’est aussi une question d’éducation aux bons réflexes en matière d’hygiène, qu’elle soit alimentaire, corporelle, etc.

 

Chacun détermine sa propre santé et, par son comportement, celle des autres. C’est la raison d’être de la quatrième fête de la santé qui s’organise tous les deux ans, et qui se tient jusqu’à samedi à Wattrelos, salle Salengro. Cet après-midi, je fais le tour des stands ; je devrais plutôt écrire le tour des villages car les espaces sont organisés selon des thèmes (le rire, le handicap, la modération, l’offre de soins…) et animés par d’épatants professionnels ou bénévoles, venus présenter leur organisme ou leur association et proposant des jeux, des documents d’information, des exercices rendant l’événement très vivant.

 sante2.jpg

La place consacrée au handicap dans cette fête est également importante car notre société doit mieux le prendre en compte, offrir davantage de facilités à toutes celles et ceux qui sont privés de la vue ou qui se déplacent en fauteuil roulant par exemple – il n’est qu’à voir comment les volontaires valides peinent pour effectuer un petit parcours en fauteuil roulant sur le stand de l’association Un bouchon pour un élan… C’est bien pour cette raison que j’ai souhaité m’entourer, dans mon équipe, d’une adjointe chargée de l’accompagnement des personnes handicapées, Danielle Cuchère ; c’est la première fois à Wattrelos qu’une élue possède expressément une telle délégation.

 

Dans notre pays, le financement des politiques de santé a profondément changé de nature, dans deux directions. D’abord, s’agissant du secteur hospitalier, les pouvoirs publics ont développé la logique de la tarification à l’activité, qui veut que les établissements sont exclusivement rémunérés pour les soins qu’ils dispensent ; à l’inverse, les financements de tout ce qui tournait autour de la prévention ont largement disparu. Voilà pourquoi il est essentiel qu’une ville comme Wattrelos joue son rôle pour catalyser, animer un certain nombre d’initiatives municipales ou associatives qui visent, précisément, à favoriser la diffusion d’actions de prévention.

 sante3.jpg

La seconde mutation, c’est le désengagement du Ministère de la santé lui-même dans l’animation de ces politiques de santé, au profit de la mise en place des agences régionales de santé au niveau, comme leur nom l’indique, des régions. Ce sont ces ARS qui vont, progressivement, devenir les gestionnaires des structures de soins et de santé sur un territoire, mais aussi les interlocutrices de proximité. Ce sont elles qui auront les moyens d’intervention. C’est donc auprès de notre ARS que nous aurons à exprimer nos besoins de soutien pour promouvoir des actions favorables à la santé de nos concitoyens.

 

Voilà pourquoi, cette fête est importante.

 

L’engagement des structures et associations présentes à cette fête de la santé donne de la force à l’expression de notre territoire de santé municipal : notre contrat communal de santé est né lors du mandat précédent ; au début de ce mandat, nous avons mis en place l’atelier santé-ville afin d’affirmer notre ambition en la matière, mais aussi fédérer les associations et organismes qui ont ainsi l’occasion de développer des actions cohérentes pour mieux les faire financer en étant mieux reconnues grâce à cet atelier.

 

Voilà donc cette fête de la santé lancée… non pour la gloire mais simplement pour le bonheur et la santé de celles et ceux qui viendront après nous, et que nous voulons aider à recevoir nombre de conseils pour être en meilleure santé aujourd’hui et surtout demain.

 

 

 

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 10:44

conf1.jpgCe soir, à l’invitation de la section socialiste, Wattrelos reçoit un invité de marque : Pierre de Saintignon, tête de liste dans notre département du Nord pour les prochaines élections régionales (14 et 21 mars), et vice-président sortant du Conseil régional en charge notamment de l'emploi et du développement économique.

 

Il vient animer une réunion publique à la salle des fêtes du Centre, mais avant cela, il rencontre la presse aux côtésconf3.jpg de Christophe D'Hulst, secrétaire de section, en compagnie bien évidemment des candidats wattrelosiens présents sur la liste, mes adjoints Nassera Hamdi et Amed Zafrane.

 

Pierre de Saintignon, pour moi, c'est un vieux copain. Nous nous sommes connus en travaillant pour Michel Delebarre, aujourd'hui pour Martine Aubry... C'est un homme méthodique, bosseur, rigoureux et l'amitié que je lui porte est fidèle.

 

Après que Christophe a présenté le contexte dans lequel s'inscrit la visite de Pierre, je glisse quelques mots pour insister sur la nécessité de reconduire la majorité socialiste au Conseil régional. La première raison, bien évidemment, est de dire non à la politique économique et sociale inique de Sarkozy : ne pas voter, rester chez soi, c'est l'approuver.

 

La deuxième raison est de dimension locale : ces six dernières années, durant le mandat qui vient de s'écouler, la Région a investi pas moins de 11,2 millions d'euros dans les projets wattrelosiens... hors budgets lycées, centre hospitalier et dossiers économiques ! Ces 11,2 millions ont servi notamment à financer la Cité des Sports au Crétinier, la rénovation de Beaulieu (plus de 9 millions !), le nouvel espace familial Maurice-Titran à Beaulieu (participation à hauteur de 37 %), le point d'accès au droit (financé à 75 % par la Région !)...

 

Mais la Région, ce sont aussi des aides sociales, humaines, qui concernent le quotidien des Wattrelosiens : fonds de participation des habitants, aide à la rénovation des façades, etc.

 

A Wattrelos, nous voulons encore pouvoir compter sur la Région demain, qu'elle soit à nos côtés pour continuer à conforter nos lycées Zola et Savary, pour appuyer notre développement économique (et soutenir notamment la vente à distance qui sera un sujet d'actualité si j'en juge par les interrogations du groupe PPR au sujet de La Redoute rendues publiques par voie de presse ce matin : avec ses 2 400 salariés, La Redoute est le premier employeur de la ville !), pour poursuivre les efforts en matière de santé aussi, développer ses priorités pour la jeunesse...

 

Je n'oublie pas non plus que le président sortant du Conseil régional, Daniel Percheron, est originaire de Wattrelos ! Comme le souligne Pierre dans son propos par la suite, « Daniel a été un président de Région exceptionnel qui a su faire bouger les lignes ». Il est quant à lui tête de liste dans le Pas-de-Calais et, avec Pierre, présente actuellement un peu partout dans la région un bilan flatteur et un projet enthousiasmant embrassant à la fois l'emploi, l'éducation, la santé et le logement.

 

Pierre évoque notamment la santé en annonçant que la majorité socialiste, si elle est élue, prendra la compétence sur la santé au travail. Il renforcera l’action, déjà forte, du plan cancer régional. Il aborde aussi l'emploi en affichant la volonté de cette même majorité de convoquer, dès la première semaine d'avril, des états généraux pour l'emploi des jeunes afin que la région Nord – Pas-de-Calais devienne la région de référence pour orienter les jeunes vers l'avenir et vers l'emploi. S'agissant de l'éducation, les socialistes comptent notamment déclarer la guerre au décrochage scolaire qui concerne 10 000 lycéens tous les ans ! Mais l'ambition est aussi de mieux aider le logement social en rendant les économies d'énergie plus performantes, de poursuivre la stratégie dans le domaine du transport en prenant la compétence fret, en alliant culture et sport comme éléments d'accueil de nos territoires...

 

Si le Conseil régional sortant a été « ensemblier », pour reprendre le mot de Daniel Percheron illustrant la cohérence d'un travail effectué dans l'unité, les mots d'ordre de la Région demain seront solidarité et développement annonce Pierre.

 

Le programme est réaliste et ambitieux ; il mérite l'approbation du plus grand nombre. Alors, les 14 et 21 mars, pas d’abstention. Votons, et faisons voter pour la liste socialiste, radicale et citoyenne conduite par Daniel Percheron et Pierre de Saintignon !

 

Lire l'article de Nord Eclair du 21 février 2010

 

 

 

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 12:00

bourlerect2.jpgCet après-midi, je reçois comme tous les ans à l’Hôtel de ville les sociétés de bourles ayant pris part aux différentes compétitions organisées l’an dernier entre joueurs et équipes de Wattrelos et des villes environnantes (Lys, Leers, Tourcoing…).

 

C’est pour moi un vrai plaisir. D’abord parce qu’il s’agit d’une manifestation très conviviale ; ensuite parce que je suis personnellement attaché à ce jeu de tradition qui recouvre tant de pans de notre histoire locale. Une histoire telle que je l’aime, c’est-à-dire celle de la vie quotidienne, de celles et ceux qui nous ont précédés et de celles et ceux qui la font vivre aujourd’hui.

 

J’aime aussi l’esprit de camaraderie qui anime les bourleux, sans doute supérieur à celui qu’on retrouve dans d’autres sports. Les matches se jouent parfois à quelques bouts près (c’est de cette façon que l’on nomme les points), le résultat est serré mais au final, c’est toujours la camaraderie qui en sort vainqueur, dans l’esprit du baron de Coubertin pour qui l’essentiel est de participer.

 

Enfin, je dois dire que j’ai éprouvé beaucoup de satisfaction à lire dernièrement dans la presse locale l’article consacré à la rencontre de bourles entre les conseillers municipaux juniors de notre ville et ceux de Leers. Ces jeunes joueuses et joueurs que l’on initie aujourd’hui sont peut-être ceux qui animeront nos associations demain : nous devons parier sur la jeunesse !

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Alors ce soir, avec humour et fausse mauvaise humeur, je me régale à lire publiquement le palmarès des compétitions 2009 et à chambrer nos bourleux wattrelosiens battus en championnat (par Lys), pour le trophée de la ville (par Lys), dans le tournoi des jeunes (par Tourcoing) et au masters féminin (par Leers) ! Heureusement, Daniel Germonprez sauve l’honneur de notre ville dans le masters masculin…

 

Le vice-président de la fédération, Fabrice Scotte, qui a pris la parole avant moi, a terminé son propos en chantant sur l’air de Mexico qu’on oublie tout à Wattrelos. Personnellement, je n’oublierai rien et compte bien que mes Wattrelosiens nous ramèneront davantage de victoires l’an prochain !

 

 

 

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