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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 16:14

_IMG6490.JPGCertes, la fête des mères, ce n'est que demain, mais le marché aux fleurs crée une opportunité de mettre ce jour les mamans à l'honneur.

 

D'abord, toutes les mamans hospitalisées au Centre Hospitalier de Wattrelos à qui je rends ce matin visite avec mes adjointes. Puis lors de la réception à l'Hôtel de ville des mamans que je décore de la médaille de la famille française. Cette année... seule une maman wattrelosienne reçoit cette médaille.

 

Gwendoline Macker, son mari et ses quatre enfants se sont donc joints aux élus pour l'inauguration du marché aux fleurs, ce qui marie parfaitement bien les deux événements, fête des mères et fête des fleurs.

 

Bravo au Cercle horticole, représenté par son fidèle président Dominique Dumoulin, qui organise avec la Ville le marché aux fleurs. Que le beau s'installe sur la place Delvainquière le temps d'un week-end, avec cette diversité de choix, de couleurs, cette harmonie, ces efforts pour rendre les stands attractifs, cela me va bien, même si à mon sens, il faut réfléchir à une évolution de ce marché aux fleurs pour les années qui viennent.

 _IMG6510.JPG

Ensuite, bien entendu, je me tourne vers Gwendoline, la maman que la République met à l'honneur. Un proverbe japonais dit que "l'amour d'une mère est plus profond que l'océan". Je le vois ce matin dans les yeux de cette maman émue, dont je salue le courage et le don de soi au quotidien car, pour être mère, il en faut !

 

Nulle fonction n'est la plus belle, nul investissement n'est plus profond, car être maman, c'est à la fois la chance d'une vie et une obsession de tous les instants pour s'assurer que les enfants vont bien. Quand on devient maman, c'est pour toujours !

 

D'ailleurs, je trouve que notre société a encore beaucoup d'efforts à faire pour que les mères puissent concilier leurs obligations avec leur vie de femme. Des écarts entre hommes et femmes continuent de perdurer, et il est de la responsabilité de la collectivité d'agir pour lutter contre cela. C'est tout le sens de cette année de l'enfance que l'on a décrété à Wattrelos pour 2010 avec l'ouverture de deux crèches, pas moins : la réouverture à la rentrée de la crèche du Sapin Vert, stupidement incendiée en 2007 (elle gagnera la capacité d'accueillir 10 enfants supplémentaires au 1er janvier), et l'ouverture récente de la crèche de Beaulieu dans l'espace Maurice-Titran (avec une halte-garderie et un réseau d'assistantes maternelles).

 

Dans une ville aussi jeune que Wattrelos, l'enfance est une véritable priorité municipale ; Antoine de Saint-Exupéry ne l'aurait pas contesté, lui qui écrivait que « l'on est de son enfance comme on est d'un pays ».

 

Et avant de décorer Gwendoline Macker de la médaille de la famille française, je cite ces mots d'Henri Salvador, sans doute interprète de tous les enfants en cette période de fête des mères : « Maman, tu es la plus belle du monde car tant d'amour inonde tes jolis yeux ».

 

Bonne fête à toutes les mamans !

 

 

 

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 18:27

denise1Moment de gaieté… et moment d’émotion collective, ce soir au Crétinier où l’on donne officiellement à la salle de l’amicale le nom de Denise-Lemahieu, ancienne présidente décédée il y a quelques semaines.

 

Il y a là de nombreux amicalistes bien sûr, les époux Rolland (Denis et Michèle, la nouvelle présidente), Miss Wattrelos et ses dauphines (car c’est l’amicale qui organise le concours), mais aussi l’une des filles de Denise, Martine, après qui je prends la parole.

 

Moment difficile durant lequel se mêlent des sentiments ambivalents car Denise adorait la vie, la défendait et n’aurait pas voulu que l’on soit triste ce soir. Pourtant, comment ne pas l’être, comment croire qu’elle nous a quittés…

 

Denise était mère de quatre enfants, plusieurs fois grand-mère et arrière-grand-mère. Elle était fière de sa famille. Mais elle n’avait eu de cesse d’élargir cette famille en prenant la présidence de l’amicale : ici, ce soir, mais au-delà de ses murs aussi, il y a beaucoup d’enfants de Denise !

 

D’elle je conserve trois images : une femme infatigable, humaine, éternelle.

 denise4

L’image d’une femme infatigable d’abord. Infatigable au service de cette amicale à laquelle elle s’identifiait : elle croyait à son ancrage dans la vie du quartier. Denise, c’était cette voix qui s’élève lors de l’assemblée générale, un son de cloche, puis le silence qui se crée dans la salle après cet appel à l’ordre. C’était une femme de caractère, derrière lequel se cachait une grande sensibilité, de l’affection. Spontanément, pour les amicalistes et ceux qui la connaissaient, c’était « mamy » ! Naturellement, Denise était la mamy que tout le monde voudrait ou aurait voulu avoir, profondément sincère. Pour ma part, j’ai toujours aimé sa formidable envie de vivre, cette façon de contourner l’obstacle coûte que coûte malgré les difficultés d’une vie qui ne lui avait pas fait de cadeau. Elle avait su se retrousser les manches, au sens propre comme au figuré, pour devenir aide ménagère… tout en restant une bénévole d’un rare niveau d’investissement à l’amicale !

 

Denise était aussi passionnément humaine. Quand il avait fallu relancer le concours Miss Wattrelos, elle avait relevé le gant avec humanité, avec ce souci de considérer les candidates comme des papillons devant sortir de leur cocon. Elle les aimait et les considérait toutes, les gagnantes comme les autres qu’elle ne négligeait pas, n’oubliait pas. Je lui disais qu’elle était notre, et en particulier ma « Miss Wattrelos perpétuelle ». Elle aura été notre Académicienne des miss… car elle les symbolisera à jamais.

 

Enfin, je conserve le souvenir d’un anniversaire. Le sien. C’était une surprise, cela se passait dans cette salle et j’avais été mis dans la confidence bien sûr. En cadeau, je lui avais offert une lampe, symbole de cette lumière qu’elle avait toujours dans les yeux et le cœur, symbole de ce qui reste allumé quand tout s’éteint. Pourtant Denise s’est éteinte et sa disparition m’a sincèrement profondément peiné. La République l’avait distinguée en 1999 d’une médaille Jeunesse & Sports on ne peut plus méritée. Elle avait été fière aussi de son titre de Super Nana senior la même année, arborant une tenue de charleston puis de footballeur de l’U.S. Wattrelos : quel humour, quel sens de l’autodérision ! Je me suis enfin souvenu de son intronisation dans la confrérie du carnaval en 2004 qui l’avait ému aux larmes, car c’était une reconnaissance pour elle, pour son parcours associatif.

 

Ce soir, notre ville honore sa mémoire et j’en suis fier. Nous en sommes tous fiers. En dévoilant la plaque Denise-Lemahieu sur ce mur de l’amicale (une proposition que j’allais faire aux amicalistes… au moment où ils me l’ont faite !), nous figeons dans le temps le souvenir d’une femme de cœur, d’une grande dame de Wattrelos. C’était une amie, et ce mot n’est pas faible sous ma plume.

 

En entrant à l’amicale, chacun aura désormais une pensée pour Denise. Ce n’est que justice car elle fut l’âme du Crétinier.

 

 

 

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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 09:34

Si, dès sept heures, je suis aux côtés de parents qui voient – avec émotion et quelques quarts d’heure d’attente fébrile (ils ne sont pas les seuls !) – revenir leurs enfants d’une semaine de classe transplantée en séjour dans les montagnes des Alpes, la journée si bien ensoleillée aura été celle où les manifestations auront jeté hors de chez eux des milliers de personnes.

 

D’abord, le vide-grenier du quartier Péri-Féérique (traduisez : rue Gabriel-Péri), où je visite les étals avec les élus qui m’accompagnent en déambulant sur les trottoirs, dans les rues de mon enfance et où je n’ai pas pu m’empêcher, justement, de passer au bout de ma rue, voir ma maison, celle de mes parents et des premiers pas… La bonne humeur est de mise et entre bises et plaisanteries, ce sont de bien sympathiques rencontres que celles de cette matinée… que je n’ai pas su conclure sans déguster de bonnes frites locales !

 

Après un passage au bureau et quelques dossiers, un regard rapide sur le parc urbain (que de monde, dans ce poumon wattrelosien que nous venons de doter de nouveaux jeux !), en route pour les chats ! Ne le dites pas à mon chien !

 chats-2.jpg

L’association Les Chats de France présente en effet, comme il y a deux ans, une de ses grandes expositions félines à Wattrelos : 300 chats s’y trouvent (220 en 2008) avec leurs éleveurs. Après avoir salué la présidente de l’association, Sonia Claudel, c’est toujours un plaisir et un émerveillement, il faut bien le dire (comme celui que je vois chez les parents et enfants, parmi les nombreux visiteurs), que je fais ensuite le tour des stands. Admiratif devant la beauté de tel animal ou impressionné devant sa taille (certains chats pèsent près de… trois fois le poids de mon chien !), toujours conquis par la qualité des soins apportés à l’animal présenté, séduit par l’amour qui lie maître (ou maîtresse souvent) et animal.

 

Les races présentées, à elles seules, valent la curiosité. Au très costaud et impressionnant, le doux géant, Maine Coon, répondent les majestueux Persan ou Siamois, ou l’énigmatique Sphynx et autre chat à peau d’ange, tandis qu’on est interpellé par le pelage bouclé, quasi laineux du Cornish ou du Devon Rex… même si pour ma part j’avoue une grande faiblesse pour le Chartreux bleu. Des aristocrates félins, je vous dis !

 

Des aristochats, même… si j’en juge par les noms de ces seigneuries. Si, quand le journaliste est arrivé, j’étais en train d’admirer Cognac, un superbe Maine Coon blanc, c’étaient après avoir vu les Chartreux bleus Amélie du Parc Royal et César des Coquelicots, qui côtoyaient Ebène du Domaine de la Licorne, un superbe Persan chocolat, à quelques mètres d’Elis de Naskshidil (Angora turc noir), à proximité de la plus belle de toutes, un Persan crème, la bien nommée… Emma Belle du Seigneur !

  copesindeux1.jpg

Après cette visite, c’est le morceau de bravoure de l’après-midi : dans un CSE plein à craquer, pas besoin de chauffer la salle pour nos célèbres Copés in Deux ! Il in faut peu pou ête heureux est le titre d’un spectacle désopilant, plein d’humour, qui flirte parfois avec l’émotion (comme avec le sketch SDF) et qui, sans jamais être grivois, manie avec habilité le patois pour semer partout le rire.  Très vite, dans la salle, ce n’est plus qu’un éclat de rire, franc, généreux… On rit de bon cœur, on rit de plaisir, de toutes ces garlouzettes de ces sacrés lascars.

  copesindeux2.jpg

Bien sûr, l’amour est au programme, celui de la rencontre avec Ch’est l’amoré (où le cœur de Valentin fait Tchi qui tchi qui boum… repris largement par le public), celui de l’absence le soir (dans un Are you lonesome tonight d’Elvis, devenu un savoureux Est c’que t’es tout seu c’soir ?),copesindeux.jpg ou celui de la brouille (où la Gaby de Bashung devient une Olga d’un Valentin braillou… qui fait rire à chacun de ses pleurs !). Mais il y a aussi beaucoup de connivence (entre père et fils) et d’amitié complice (entre Christian, Francis et Jacques) et cela donne des moments tendres, drôles et hilarants… même quand je suis la victime (consentante !) du fakir Nathanoj Eodal (comprenez Jonathan Ladoe) qui nous refait le coup de la Sérénité Pierre Dac jusqu’à s’intéresser à autre chose que le seul signe zodiacal… Mais bon, je ne leur en veux pas : c’est pour la bonne cause… le rire, et tout cela en patois, pardon in pato… ch’ti de Wattrelos !

  copesindeux3.jpg

Le pato de Wattrelos, c’est d’ailleurs l’hymne qui est entonné à la fin par la troupe, ce pato qui est nôtre, dont les carabistoulles ar’montent l’moral comme dit la chanson… Un hymne qu’ils auront été obligés de bisser sous une standing ovation du public… Quelle soirée !

 

Du vide-grenier, tradition de notre terroir, à notre pato d’Wattrelos, identité locale, cela aura été une belle journée populaire comme on les aime, où le monde afflue, une vraie belle journée culturelle au sens plein du terme… comme, à l’image de beaucoup de Wattrelosiens, je les aime !

 

 

 

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 20:22

« It's a joke » comme diraient les Anglais. Mais ce soir, en rentrant chez moi, c'est vraiment le mot qui me vient à l'esprit. Pourquoi ?

  

D'abord parce que la matinée commence par une réception des jubilaires du cercle Saint-Vincent de Paul, où le président Claude Duthoit évoque le plaisir de l'amour et celui qui a été l'existence même de chacun des quatre ménages jubilaires (de cinquante années de mariage) qui sont mis à l'honneur par leurs amis du cercle.

 stjo-2010-2.jpg

Ensuite, et voilà sans doute pourquoi le mot plaisirs me vient à l'esprit, c'est la kermesse de Saint-Jo, ce que les plus jeunes comme moi ont connu sous le nom de Foire aux plaisirs : ma jeunesse durant, c'est comme cela que j'en ai entendu parler à la maison. Avec le directeur du collège, Peche-miraculeuse-copie-1.jpegJean-Louis Derycke, et bien d'autres élus de l'administration municipale, nous faisons le tour des stands en commençant par celui... des gâteaux ! Après le réconfort, l'effort, avec le tir à l'arc, le tir aux fléchettes, le jeu de massacre, la pêche miraculeuse... et tant d'autres, jusqu'au tour des cuisines où s'affairent nombre de bonnes volontés dans le sourire et la bonne humeur, ce que nous retrouvons aussi autour des friteuses et des grillades..

 

Ah,stjo-2010-3.jpg le moment tant attendu, et chaque année renouvelé : la pétanque à l'œuf ! Un œuf (frais !) dans le sable d'une brouette, et trois boules de pétanque pour l'écraser : un challenge ! Ouf : la 3e boule l'a approché de si près que, fendu, il a du être remplacé ; l'honneur est sauf !

 

 

Unstjo-2010-4.jpg tour ensuite par les coulisses du spectacle en cours, par la crêperie, puis le palais des bières... où de fort sympathiques gaufres (au chocolat !) agrémentant un cidre que dégustent quelques-uns, ou la chope de bière que prennent... tous les autres (je ne donnerai pas les noms !). Alors, c'est vrai, dans tout cela, comme on dit, on aura eu bien du plaisir !

 

J'en aurai encore – et je ne serai pas le seul – ce soir car l'église est plus que pleine, au concert que l'école de musique organise à Saint-Maclou. Sous la direction de la dynamique et entraînante Pascale Vandenouc, l'orchestre à cordes (violons, violoncelles et basse) est rejoint successivement par deux chanteuses soprano, puis par toute la chorale du conservatoire (et cela en fait du monde !) pour un superbe concert baroque très réussi : Mozart, Haendel, Vivaldi... se sont succédé dans des productions talentueuses, présentées de son pupitre dans la bonne humeur par Pascale, et très artistiquement interprétées.

 

Ce cadre de l'église Saint-Maclou – que j'avais fais restaurer radicalement dans mon mandat municipal précédent – offre en effet un écrin superbe pour ce qui y est si admirablement joué. Le public est ravi et ses généreux applaudissements en témoignent. Bravo à ces enseignants de notre conservatoire qui ont permis cela, à tous ces élèves qui se donnent si bien à leur passion, et à Pascale qui, ainsi, nous aura à tous fait... bien plaisir !

 

 

Un dimanche de plaisirs, vous dis-je !

  

 

 

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 20:13

8mai-2010-2.jpgEn ce 8 mai 2010, la France célèbre le 70e anniversaire de 1940 et se souvient de tous ces combattants qui, au printemps 1940, tentèrent d'enrayer autant qu'il fut possible l'avancée des armées allemandes. Ces soldats n'ont pas démérité, et dans notre mémoire collective, souvenons-nous de la force de leur engagement.

 

En ce 8 mai, nous célébrons aussi le 65e anniversaire de ce jour de 1945 où, à Wattrelos comme dans toute la France, les cloches annonçaient la fin de la guerre.

 8mai-2010-1.jpg

C'est le thème bien sûr du discours que je prononce ce matin au cimetière du Centre, après avoir déposé une gerbe au monument aux morts du cimetière du Crétinier.

 

Le 8 mai – veille du 9 mai, journée de l'Europe – est toujours l'occasion de plaider la paix à l'instar d'Albert Camus qui écrivit que « le seul combat qu'il vaille encore la peine de mener, c'est la paix ».

 

Pourtant, celle-ci est plus fragile qu'on ne le croit, même si ma génération a appris à vivre avec elle comme elle respire normalement ! Nombre de forces, dans le monde, mais aussi dans bien des pays européens, y compris chez nous, sont encore en œuvre qui créent les conditions de tensions ou d'affrontements :

 

-         les inégalités de richesses, de par le monde, entre le Sud et le Nord, bien sûr, mais pas seulement. Ces richesses ne sont plus que celles du sous-sol, ce sont aussi les ressources en alimentation ou en eau, et bien des conflits y puisent leur origine ;

 

-         le racisme, la xénophobie, la haine de l'autre, dûment attisés par des nationalismes qui prospèrent sur des slogans d'exclusion. En Europe orientale même, ils ressurgissent, ou encore juste à côté d'ici, en Flandre Belge, et la crise réaccentue leur vigueur. Attention, danger !

 

-         enfin, plus près de nous encore, la remise en cause de notre modèle de société européen. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, il a été fondé sur deux piliers. La démocratie, avec l'extension des libertés individuelles, la protection des droits des citoyens, le développement des droits de l'Homme... c'est-à-dire un modèle fondamentalement humaniste. Le second pilier, c'est le social, avec l'Etat - providence, les services publics, la fiscalité redistributive, qui est un modèle pas seulement égalitaire, mais un modèle de solidarité. Et de ce point de vue, depuis plus de soixante ans, entre Droite et Gauche dans les pays d'Europe, ce compromis idéologique a survécu. Or, là est bien le cœur de mes craintes : c'est qu'à l'heure actuelle, ce compromis ne soit bel et bien en train de voler en éclats, sous la poussée d'une offensive idéologique libérale puissante, avec des propensions à une double rupture, antihumaniste (cf. débat sur l'identité nationale) et inégalitaire (cf. politique fiscale cyniquement injuste) qui peut conduire à une résurgence des affrontements entre catégories sociales, entre citoyens, et entre communautés. Là aussi, la vigilance doit demeurer.

 

Avant de procéder aux remises de décorations, c'est à tout cela que je pense ce matin en montant à la tribune pour prononcer quelques mots. Pour lire mon discours,

8 mai 2010 cliquez ici.

 

 

 

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 07:17

blog-cheminees.jpgLa cheminée d’usine fut longtemps, dans notre région, le symbole haut de vingt ou trente mètres d’une économie qui vit, qui croît… et qui produit nombre de déchets écologiquement condamnables (à l’époque, on ne s’en souciait pas !) s’évacuant en fumée dans le ciel de nos villes.

 

Ces cheminées, il en reste de moins en moins de nos jours. D’abord parce qu’elles ne servent plus ; ensuite parce qu’elles deviennent, en prenant de l’âge, fragiles aux assauts du vent et du temps et que le principe de précaution impose si souvent de les mettre à terre avant qu’elles ne menacent la sécurité publique ; enfin parce que notre urbanisme moderne, avec un habitat plus près du sol, ne leur laisse plus beaucoup de chance de s’insérer dans le paysage.

Une magnifique exposition leur est néanmoins consacrée au musée de Wattrelos jusqu’au 27 juin. Ce soir, je la visite en compagnie du représentant de l’association Proscitec qui, avec l’aide du Conseil général, a permis de recueillir de nombreux éléments d’information (textes, photos, anciennes publicités…) afin de sensibiliser le public à ce patrimoine fragile. De fait : ce travail d’inventaire, débuté en 2007, révèle que sur les 320 cheminées recensées dans le Nord il y a trois ans, beaucoup ont aujourd’hui disparu (à Wattrelos, il en reste 3 : à côté du Vendôme, à Socowa et à Saint-Maclou, et je ne peux m’empêcher de repenser à celles de Kulhmann attachées à mes souvenirs d’enfance qu’une carte postale, reprise dans l’exposition, me remémore opportunément).

 

La mise à terre d’une cheminée est souvent plus émouvante que la destruction d’un immeuble collectif ! C’est un pan de l’histoire économique d’une ville, de l’histoire personnelle de milliers de travailleurs, ce sont des dizaines d’années de travail qui tombent avec elle. On comprend que l’on soit attaché, dans le Nord, à ces cheminées symboles ! Cela dit, leur préservation a toujours un coût, et il est plus que regrettable que dans les mécanismes financiers publics de préservation du patrimoine, il y ait des moyens financiers d’Etat considérables qui peuvent être obtenus pour préserver des châteaux – même de propriétaires privés ! – mais rien si une collectivité souhaite préserver une cheminée, vestige… des châteaux d’industrie !

 

 

 

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 16:29

zkf.jpegAprès avoir épinglé et félicité les médaillés du travail, pour les socialistes wattrelosiens, il est une bonne habitude : celle de se retrouver entre amis, autour d'une table pour un beau moment de camaraderie. Je les ai rejoints après être allé porter un peu de muguet dans les pavillons de la maison de retraite.

 

Et au siège du parti, rue Jeanne d'Arc, ce fut un bien beau et bon moment de convivialité. Pas loin de 200 convives militants et sympathisants (pour un peu, il aurait fallu pousser les portes pour les accueillir) s'étaient réunis autour de Christophe D'Hulst, notre secrétaire de section... et, en famille, avec les voisins et amis, chacun a pu se sustenter d'une bavette ou d'une assiette anglaise : les frites, c'était pour tout le monde ! Et les desserts aussi...

 gfej.JPG

Et de l'ambiance, il y en a eu d'autant plus que le sympathique Jean-Mi, chansonnier et ventriloque, nous a fait bénéficier d'un agréable tour de chant : s'il a pu faire reprendre en chœur "Les amants de Saint-Jean chers à Patrick Bruel, il a aussi pu glisser un constat chanté et partagé par tous cet après-midi : "L'important, c'est la rose, l'important, c'est la rose... crois-moi !"

 

L'important, face aux agressions des politiques économiques et sociales menées par la Droite, et aggravées par la crise, c'est que la Gauche, et notamment les socialistes, soient rassemblés et mobilisés, prêts pour porter haut leurs valeurs, prêts pour prendre les décisions nécessaires là où nous gérons, prêts aussi et surtout à proposer, à débattre, pour que nous puissions construire l'alternative politique en France en 2012.

 

Ce repas pris en commun, dans la joie et dans les convictions, est un signe de cette mobilisation wattrelosienne,... laquelle fut superbement illustrée par la sortie très matinale de quelques camarades, très tôt en ce 1er mai, pour pouvoir afficher plfkj.jpegartout sur les colonnes d'affichage libre de la ville, le poing à la rose emblématique du parti socialiste, avec la mention : "1er Mai, Fête des Travailleurs". Merci, les copains !

 

C'est un bien sympathique hommage aux travailleurs, à ce monde du travail que nous soutenons de notre engagement politique...

 

 

 

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 16:23

1er-Mai-2010_1.JPGLe 1er Mai ne sera jamais à Wattrelos une date comme une autre. Parce que sur une terre qui s'identifie tant au travail de celles et ceux qui y ont vécu et y vivent encore, il n'est pas possible que la Fête du Travail, et donc des travailleurs, soit une journée anodine. Certes, sans doute, pour certains plus jeunes, au travail ou en scolarité, la vertu de ce jour est d'être chômé, et donc de repos. Mais le plus grand nombre sait bien l'histoire de cette date, son contenu et sa portée symbolique, et ce qu'elle signifie partout sur la planète.

 

C'est précisément par un rappel de cette histoire du 1er Mai que j'accueille, dans mon discours, les 196 récipiendaires à qui j'épingle ce matin au centre socio-éducatif, la médaille du travail pour 20, 30, 35 ou 40 ans de labeur. Tous ensemble, ils représentent 5 790 années de travail ! Respect...

 

Mais le cœur de mon intervention, je le consacre au triste et douloureux constat de ce qui frappe actuellement et durement le monde du travail. La crise a bien sûr accéléré la pression. D'autant qu'elle se double d'un accroissement des injustices, notamment fiscales, qui rendent la situation non seulement insupportable, mais inacceptable.

  1er-Mai-2010_2.JPG

Le travail, le salariat sont sévèrement attaqués depuis plusieurs années. C'est vrai par un accès au travail remis en cause... avec un chômage qui ne cesse de s'accroître. C'est vrai des revenus et du pouvoir d'achat parfois si dramatiquement amputé que dans notre société se développent "des travailleurs pauvres". C'est vrai aussi en matière de retraite, où les droits acquis sont remis en cause, et pour la jeunesse dont l'horizon, personnel et professionnel, ne cesse de s'obscurcir.

 

Voilà pourquoi, il est urgent de changer de stratégie économique et sociale. Même en période de crise – et je dirais même : surtout en période de crise – il est fondamental d'affirmer des valeurs et des choix politiques clairs et humanistes.

  1er-Mai-2010_3.JPG

L'argent, la confusion des genres, la réussite qui n'est pas forcément le mérite, ne peuvent servir d'horizon ! Alors que notre société devrait être solidaire, jamais elle n'a autant cultivé l'injustice !

 

C'est en ce sens que la Gauche et les socialistes ont la responsabilité de porter, de promouvoir, une "ambition crédible" pour le changement. Elle se construit au niveau national ; avec mon équipe municipale, je m'efforce de la conduire aussi au niveau local, année après année, pour reconstruire un tissu économique à notre ville si durement éprouvée par l'effondrement de l'industrie textile et donc redessiner un avenir et une espérance sociale.

 

Tel est le sens du discours que j'ai prononcé ce matin ; en invitant chaque médaillé à être fier de sa médaille, car c'est son travail, sa vie !

 

Pour lire mon discours,Samedi 1er mai 2010 fete du travailcliquez ici.

 

 

 

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 15:16

db1111.jpg

Le quotidien régional Nord Eclair publie ce matin une enquête sur le moral des maires de l’agglomération roubaisienne. Un article m’est consacré (avec la photo de mon fidèle Albert !) ; le voici :

 

" Quand on évoque le moral des maires avec celui de Wattrelos, la réponse fuse : « Le découragement est à Dominique Baert ce que le froid est à Damart : moi, jamais ! » 

Même si certains jours sont plus difficiles, il persiste et signe !

 

L’infatigable maire de Wattrelos est de toutes les photos, même s’il cumule les fonctions de député et de vice-président de LMCU. Il aime ce qu’il fait et se donne à fond : « Je suis un fils de Wattrelos et pouvoir contribuer à faire changer cette ville, à améliorer les conditions de vie de ses habitants, c’est ma plus belle satisfaction ».

 

Pour lui, la vie politique a ses exigences, mais c’est naturellement qu’il s’y plie : « Il est des rendez-vous où j’estime qu’un maire doit être là. Ma présence auprès du milieu associatif est forte et consommatrice de temps, mais c’est essentiel de mon point de vue. Bien sûr, ma famille me voit peu et mes vacances sont plutôt limitées, mais j’ai quelques passe-temps pour décompresser ».

 

La BD, les romans historiques font partie de son jardin secret, son chien Albert aussi, fidèle compagnon toujours reconnaissant.

 

Car le maire de Wattrelos avoue être parfois déçu par l’ingratitude des hommes : « Quand on remet en question l’honnêteté ou l’impartialité de certaines décisions, ça me touche. J’ai une éthique liée à l’éducation que m’ont donnée mes parents et à mon parcours professionnel à la Banque de France ».

 

Dominique Baert tient d’ailleurs à  préciser qu’il n’a pas de frais de mission, qu’il n’utilise pas la voiture pour raison personnelle et que son indemnité de maire est de 600 € (ndlr : il est également député et perçoit à ce titre une indemnité plus conséquente).

« Alors, quand je vois les responsabilités liées à la fonction, l’énergie déployée pour aider les gens désespérés qui passent dans mon bureau, et que j’entends dire que je m’enrichis, bien sûr ça m’énerve… »

 

La solitude l’envahit aussi parfois, comme le jour de sa mise en examen après le décès d’un motard sur le mont Kuhlmann, un jour de Berlouffes, ou lors de la présentation du dossier de Beaulieu devant la commission de l’ANRU : « Ce grand oral, c’était impressionnant car je savais que l’amélioration du cadre de vie de 7 000 habitants était en jeu. »

 

Il se souvient aussi du jour où il a fait stopper la vente de la maison d’une habitante endettée une heure avant le début de la mise aux enchères : « Là, on se sent vraiment utile… »

 

Alors, à quoi carbure Dominique Baert ? « La passion guide, l’esprit de responsabilité emporte ! La fonction de maire a évolué en 10 ans : il est aujourd’hui en première ligne sur les dossiers de l’emploi et de la sécurité avec de moins en moins de moyens. Mais j’ai une passion pour ma ville et une équipe qui partage avec moi des valeurs humanistes. C’est motivant. Le regard de mes parents compte aussi beaucoup. »

 

 

 

 

 

 

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 14:58

_IMG4856.JPGCe soir, je participe, en présence de Jean-Pierre Mollière, inspecteur de circonscription, au vernissage de l’exposition lançant le 15e festival L’Enfance de l’Art qui, durant tout le mois de mai, proposera des spectacles culturels aux enfants des écoles de Wattrelos (et à tous ceux qui le souhaitent lors de représentations tous publics).

 

Cette exposition est le résultat d’un travail débuté après la Toussaint réalisé par les enfants des écoles maternelles et élémentaires publiques (elle sera visible en semaine à la salle des fêtes du Centre du 3 au 31 mai – entrée libre). Elle est baptisée A.R.T., ce qui signifie Activités Réservées à Tous (ou, en wattrelosien : Arvète bin, Ravise, Tout est bin !), et a bénéficié des conseils et des compétences de 8 artistes-plasticiens : Erik Chevalier, Dany Destailleur, Fanny Dumoulin, Rémi Guerrin, Vincent Kra, Yamina Medjkoune, Valérie Robbe et un Chilien, Juan Eduardo Valderama (ce dernier proposant également une fresque dans le hall de l’école Jean-Jaurès, visible durant la durée de l’expo). _IMG4850.JPG

 

Chacun de ces artistes est intervenu dans deux classes à raison de 15 h de présence par classe (une vingtaine de classes étaient concernées), mais honnêtement, même les classes qui n’ont pas bénéficié de leur savoir-faire s’en sortent de manière épatante à en juger par la richesse des travaux présentés ce soir. Je rends d’ailleurs hommage à la mobilisation des enseignants et à l’enthousiasme des enfants sur ce projet, en soulignant qu’il n’est pas de plus belle richesse pour une ville que ses habitants… quel que soit leur âge !

 

Ce 15e festival s’inscrit dans la prestigieuse ligne des précédentes éditions : l’art y est présent dans toute sa diversité (danse, concerts, spectacles visuels…) et je repense à cette citation de Paul Klee qui disait : « L’art ne reproduit pas le visible, il rend visible ». C’est tellement vrai : les artistes cherchent à transmettre ce qu’ils ont au plus profond d’eux-mêmes, leurs émotions, leur ressenti, et c’est comme cela qu’il nous faut parcourir cette exposition salle Jean-Jaurès, en pensant à ce que chaque enfant a retranscrit de lui-même.

 

Ce résultat me rend fier d’eux et me conforte dans l’idée que la Ville fait le bon choix en réaffirmant son soutien à l’action culturelle dans un contexte budgétaire difficile. Wattrelos tient en effet à promouvoir une culture ni élitiste ni populiste, à laquelle chacun peut accéder. Cette Enfance de l’Art participe à un véritable passeport culturel pour nos enfants (au même titre que les autres outils ou les interventions d’artistes dans les écoles). C’est une pépite dont nous souhaitons doter chaque enfant…

 

 

 

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