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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 15:41

Jean-Claude-se-marie_2.jpgQuand Jean-Claude, mon chauffeur, se marie, forcément… ça chauffe !

 

Ça chauffe parce que marier un ami donne toujours l’occasion d’ajouter à la cérémonie officielle de l’humour à l’amour, et croyez bien que je ne m’en suis pas privé, entouré de nombreux élus venus témoigner leur affection à Jean-Claude et son épouse Francine.

 

Jean-Claude et moi sommes très complices dans la vie de tous les jours et, comme nous passons pas mal de temps ensemble, j’en sais beaucoup sur lui : je n’ai donc pas eu à demander à ses proches de me confier quelques tuyaux pour l’épingler très amicalement !

 

Avant de recueillir les consentements mutuels (qui auront été très particuliers !), j’ai donc demandé à Francine, notamment, si elle s’engageait à supporter que Jean-Claude continue d’encombrer la maison avec ses pièces de mécanique, à passer de longues heures dans le garage à démonter et remonter des voitures… Son métier, c’est aussi sa passion !

 Jean-Claude-se-marie.jpg

Lorsque nous nous sommes rencontrés, il était syndicaliste chez Terken, entreprise en proie à de lourdes difficultés. Ce jour-là, j’en ai pris pour mon grade ! A l’époque, les hommes politiques, il n’y croyait pas trop, et comme beaucoup (trop malheureusement !) de concitoyens, il les mettait tous dans le même sac. Il faut croire que j’ai su lui prouver le contraire car, si l’entreprise n’a pu être sauvée, je me suis battu de toutes mes forces aux côtés des salariés, gagnant leur respect et leur fraternité. Pour eux, j’ai même été attaqué en justice, et pour eux… j’ai fait condamner celui qui m’accusait à tort, à savoir leur patron ! Ce fut une belle bataille. Je m’en honore encore aujourd’hui.

 

Jean-Claude est donc l’un de ces frères d’arme qui a beaucoup bossé dans sa vie. L’occasion s’est présentée - je le savais homme d’engagements, disponible, travailleur, sincère - il l’a saisie et a accepté de poursuivre son parcours professionnel à mes côtés il y a maintenant deux ans : fidèle et débrouillard, il n’a pas son pareil pour remettre de l’eau (enfin, officiellement !) dans le radiateur de la voiture en surchauffe !

 

J’ai donc eu le plaisir et l’émotion sincère cet après-midi de l’unir à Francine dont il partage la vie depuis 21 ans, lui présentant le livret de famille (pour qu’il en fasse le meilleur usage possible !) sur un plateau… Terken, évidemment.

 

Soyez heureux, chère Francine, cher Jean-Claude…

 

 

 

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 09:29

Centres2010blog1.jpgC’est vrai qu’il ne faut plus dire centres aérés mais accueils de loisirs d’été. Nuance. Si le nom change régulièrement, que l’on se rassure, le principe, lui, est le même : il s’agit bien, pour la Municipalité, de proposer aux familles wattrelosiennes d’animer l’été de leurs enfants dans de nombreux groupes scolaires de la ville transformés pour l’occasion en véritables centres de vacances.

 

L’effort à ce sujet est d’ailleurs épatant : les directeurs et animateurs des 7 centres maternels et 7 centres primaires en fonction ont magnifiquement décoré les lieux qu’ils occupent, recréant par exemple l’univers du far west américain dans… l’ouest wattrelosien (à Anatole-France, au Touquet, où le fond du poor lonesome cow boy de Lucky Luke a été très bien reconstitué), avec des décors que ne renierait pas un réalisateur de cinéma (le bureau du shérif pour le directeur, le saloon pour la salle de jeux de société, etc.) ; ou un univers disco-boîte de nuit-saturday night fever à l’école Lavoisier où l’on est accueilli par une hôtesse de l’air-animatrice pour mettre le cap sur les vacances !

 

Tout cela, c’est ce que je vois ce matin en visitant quelques uns de ces centres, comme je le fais traditionnellement avec mes élus (notamment Georges Prpic, mon adjoint aux activités périscolaires, très mobilisé) et responsables municipaux à mi-parcours de cette session 2010 des centres aérés.

 

Centres2010blog2Nous le constatons tous : l’effort pédagogique est soutenu partout, en accord avec le projet éducatif global de la Ville qui vise à socialiser, rendre autonomes, responsables, curieux nos enfants. C’est une exigence forte de la Municipalité aux directeurs et animateurs wattrelosiens qui, franchement, rivalisent d’imagination cette année pour faire découvrir, éveiller, transmettre à leur manière des savoirs. C’est important.

  

D’autant que, si les parents le souhaitent, la possibilité est offerte d’effectuer une spécialisation d’une semaine dans tel ou tel domaine avec un animateur particulièrement qualifié pour l’activité choisie : c’est ce que l’on appelle les mini-stages, dispositif parallèle aux centres aérés qui permettent de s’améliorer dans tel ou tel sport, dans telle ou telle activité culturelle (nous découvrons ce matin l’école du cirque, la danse orientale, les arts plastiques) ou de découvrir des disciplines étonnantes comme le horse-ball, le pony games, le théâtre équestre / voltige, les rythmes et chants du monde…

 

Mais il ne faudrait pas pour autant perdre de vue l’objectif premier de ces animations d’été : que les enfants s’amusent ! Manifestement, c’est le cas. Depuis le 8 juillet, ils sont environ 890 (dès l’âge de 2 ans ½, pourvus qu’ils soient scolarisés, jusqu’à 13 ans) à être accueillis chaque jour pour des activités diverses, ludiques, culturelles, sportives, pour de nombreuses sorties également dans les fermes et les structures de divertissement de l’agglomération. Ils ont même l’occasion de partir quelques jours en camping dès l’âge de 8 ans – nous en reparlerons dans ce blog dans quelques jours.

   Centres2010blog4.jpg

Je suis moi-même mis à contribution ce matin. Le passage par le mini-golf du parc du Lion, ouvert cette année, m’amène à rencontrer des enfants en train de s’exercer. Bien entendu, sous la pression de mes accompagnateurs, je ne tarde pas à me retrouver avec un club de golf dans les mains et un défi à relever : envoyer la petite balle blanche dans un trou situé en plein milieu d’un plan incliné à l’autre bout de la piste. Pas facile de se concentrer dans cette ambiance bon enfant mais je m’applique et… bingo, la balle va se nicher dans le trou du premier coup ! Je ne suis pas peu fier de mon coup et j’en vois qui perdent instantanément leurs sourires gentiment moqueurs !

  

Centres2010blog5Second épisode à Lavoisier où Anthony, animateur spécialiste des arts martiaux (il a de qui tenir puisque son père n’est autre que Maître Phani…), me confie une patte d’ours à peine entré dans la pièce qui tient lieu de salle de taekwondo ! Et me voilà à amortir dans cette petite raquette matelassée les coups de pieds fouettés de gamins qui s’en donnent à cœur joie, pensez-vous ! C’est sûr : ça secoue le poignet et le bras. Mais c’est avant tout très sympa et j’apprécie de me sentir aussi proche de ces enfants et ces animateurs qui ne ménagent pas leur enthousiasme.

  

Sympathiques, ces centres aérés le sont donc sans contestation possible, et je remercie sincèrement toutes les équipes d’animation et d’organisation qui relayent cette volonté forte de la Ville d’offrir un peu de bonheur et de divertissement à ses enfants dans le contexte de difficultés sociales et économiques que l’on connaît. Centres2010blog6.jpgCe dispositif, c’est le fruit d’une imagination individuelle (j’ai vu des animateurs faire profiter de leurs compétences propres les enfants, comme cet atelier de sculptures sur ballons à la maternelle Lavoisier - ph. ci-contre), mais aussi collective, d’un investissement humain que je juge particulièrement important, même s’il n’est bien sûr pas obligatoire dans le champ des compétences d’une Commune. A Wattrelos, c’est un ancrage fort depuis des décennies, un héritage précieux, qui correspond de surcroît à une véritable attente du public (lequel nous demanderait presque d’accueillir les enfants dès la fin de l’année scolaire jusqu’au début de la suivante ! Mais l’été est aussi un moment de retrouvailles en famille et il ne faut pas que la Ville s’y substitue complètement).

 

Comme le dit Georges, c’est une belle machine que ces accueils de loisirs, une organisation huilée dont les maîtres-mots sont qualité et sécurité (j’y tiens personnellement et j’appelle tous les ans mes équipes à la vigilance la plus forte à ce sujet), qui nécessite des réunions dès le mois de… septembre pour dresser le bilan, émettre les premières idées pour la session d’été suivante et commencer à recruter ! Centres2010blog3.jpgLa Municipalité veille en effet à garantir un encadrement de qualité (elle rembourse 50 % du coût du BAFA aux animateurs qui s’engagent à travailler pour elle), des opérateurs et prestataires de service de qualité, car nous ne voulons pas de centres aérés au rabais, et insiste sur le développement de la relation avec les parents en les associant le plus possible au dispositif (photos des activités - comme ce diaporama qui nous est présenté à Anatole-France, ph. ci-contre - spectacles de fin de centres…) : ils ont une exigence croissante sur les prestations proposées, ils ont raison ; à nous de communiquer suffisamment pour expliquer tout ce qui se fait durant ces journées bien remplies.

 

Je suis donc fier de l’animation de cet été 2010 à Wattrelos, je le dis sans hésiter, mais ce matin, je ne peux malgré tout cacher une déception. En effet, j’ai reçu hier une lettre du Conseil général m’annonçant que, dans le contexte actuel de crise financière des collectivités, il se recentre dès à présent sur ses compétences obligatoires et ne participe donc plus au financement des centres aérés dès cette année. Un manque à percevoir à effet immédiat de 7 000 euros… alors que les centres aérés fonctionnent depuis déjà deux semaines ! Bref, à nouveau la Ville se trouve en première ligne pour amortir cette mauvaise nouvelle financière, une de plus ! Que la gestion publique devient difficile…

 

 

 

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 11:13

Julia-Salembier-blog.jpgQuand elle est née, le bon président (comme on disait à l’époque) Fallières était Président de la République et Aristide Briand président du Conseil. Depuis, 100 ans ont passé et Julia Salembier fête, entourée de ses proches, dans sa maison du Laboureur, cet événement ; bien entendu, je suis présent pour la féliciter, lui remettre un bouquet de fleurs et une boîte de chocolats (ne le dites pas à son médecin), mais aussi la plus prestigieuse des médailles communales : la médaille d’or de la Ville de Wattrelos.

 

Elle la mérite, cette distinction, Julia. Elle qui n’a pas connu une enfance facile en Normandie, au sein d’une famille nombreuse émigrée de Flandre en France en 1916. Mais, comme presque tous les centenaires, Julia aime la vie passionnément et, durant son existence, sut en surmonter les obstacles pour conserver ce sourire touchant qu’elle arbore aujourd’hui. C’est sa fête et elle rayonne élégamment dans son fauteuil : elle a mis sa belle robe, a soigné sa coiffure et son maquillage… C’est qu’elle est coquette, Julia !

 

Pour tout vous dire, c’est une artiste : excellente couturière, elle brode, tricote, crochète. C’est également une redoutable joueuse de scrabble, toujours avide de découvrir, de connaître : l’Histoire, les conférences, les sorties culturelles, elle adore… ainsi que les bon restaurants ; ses nombreux amis du club de l’Amitié, du club Ensemble et de Nord Madame peuvent l’attester !

 

Pour ma part, je suis ému d’être à ses côtés ce matin. Nous discutons, parlons du temps passé et présent – je lui rappelle qu’en janvier 1910, année de sa naissance, la Seine s’était élevée à Paris, provoquant de graves inondations, notamment dans les arrondissements centraux, et que la Ville en garde encore les stigmates. Et puis je lui confie que, même si elle n’est pas née dans notre ville, c’est quand même une Wattrelosienne pure souche, tant elle y est appréciée. Au reste, quand on s’appelle Salembier et qu’on est née Six, deux noms bien portés à Wattrelos, on ne peut qu’être du crû !

 

Bon anniversaire Julia !

 

 

 

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 17:53

Charte-CRIT-blogCe qui m’est contemporain, presque quotidien, ce sont des entreprises qui me font part de leurs difficultés d’activités, de leurs réductions prévisionnelles de capacités, ce sont tant et tant de demandeurs d’emploi qui me sollicitent pour un emploi ou un appui dans leur recherche, ce sont des difficultés financières, c’est aussi l’annonce par le Gouvernement de la réduction du nombre de contrats aidés de 400 000 à 200 000 en trois ans ! Pourtant, ces contrats, ce sont souvent pour les collectivités locales, pour les associations, un levier, souvent le seul, pour aider les personnes en difficulté d’accéder à un travail.

 

Alors oui, tout ce qui contribue à la bataille pour l’emploi, tout ce qui permet d’offrir un emploi à quatre, cinq ou dix personnes un emploi, il faut le chercher. Les 2  000 C.V. que je détiens en stock dans mon bureau me rappellent chaque jour l’ampleur de la tâche.

 

Car l’emploi se construit au jour le jour, chaque embauche est précieuse ; la bataille pour l’emploi, c’est de la couture pour l’humain ! C’est une obsession de chaque instant de l’équipe municipale que je conduis.

 

Ce soir, une pierre de plus s’ajoute à notre chantier : la signature d’une charte de partenariat avec CRIT Intérim, qui fait écho à une autre charte, signée en novembre 2009 celle-là, avec les entreprises de travail temporaire d’insertion dans le cadre de l’ANRU à Beaulieu : 5 % du total des heures travaillées pour la modernisation du quartier sont réservées aux demandeurs d’emploi y habitant, et 10 % des embauches sont soumises au même principe. Outre le travail temporaire, le groupe CRIT est également capable de recruter en CDD, en CDI, d’accompagner les demandeurs d’emploi, d’insérer des travailleurs handicapés, de former aussi.

 

Cette convention, je la signe avec Benoît Debusschère, directeur régional CRIT, avec satisfaction.  Pour trois raisons.

 

D’abord parce que nous sommes dans la continuité d’une démarche de fond que la Ville a initiée, afin que les demandeurs d’emploi de Beaulieu soient professionnellement concernés par la reconstruction de leur quartier. Quoi de plus logique ? Dans le quartier, il y a des travaux ; y résident également des demandeurs d’emploi : et si ceux-ci aidaient à réaliser les premiers ? En même temps qu’ils auraient un emploi, ils amélioreraient leur cadre de vie ! C’est une belle idée ; à Wattrelos, c’est devenu une réalité ! Cette démarche, au demeurant, mérite d’être généralisée. Mon objectif est d’ associer des heures d’insertion aux chantiers que la Ville impulsera dans d’autres quartiers.

 

Ensuite, parce qu’avec CRIT Intérim, la ville se dote d’un partenaire de plus ! Tant mieux : plus nous serons nombreux, plus nous serons efficaces pour tenir les objectifs et lutter contre le chômage ! C’est de surcroît un nouveau partenaire sur le chemin de l’insertion car, comme le dit Alexis, ancien demandeur d’emploi qui a bénéficié de ce dispositif et qui témoigne ce soir, « l’insertion, il faut continuer, c’est très bien ».

 

Enfin, parce que – et ça compte particulièrement pour moi – en signant cette convention, CRIT ne s’engage pas que sur des recrutements, et donc des objectifs quantitatifs, mais aussi sur du qualitatif : CRIT s’engage en effet à accompagner et tutorer les salariés intérimaires et les former, mais également à négocier des missions d’au moins 151 heures pour une même personne. Il tient d’ailleurs des permanences deux mercredis matin par mois dans le quartier (60 personnes ont déjà consulté en à peine un mois et demi).

 

Depuis la charte locale d’insertion signée par la Ville avec Vilogia, LMCU et l’EPARECA, c’est-à-dire depuis trois ans, 139 personnes sont entrées dans le dispositif d’insertion à Beaulieu, dans le cadre de 223 contrats. C’est déjà ça.

 

Le combat continue…

 

 

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 08:24

A voir tomber la pluie en ce mercredi après-midi, on pensait bien que notre 14 juillet wattrelosien était tombé… à l’eau. Et puis miracle, à 17 h 30 précises, au moment précis où les artistes devaient se produire sur le podium, la pluie s’est arrêtée, les parapluies des quelques courageux qui attendaient (!) se sont refermés et le ciel bleu est arrivé, amenant avec lui son cortège de spectateurs qui, finalement, auront été plusieurs centaines à venir applaudir les vedettes ! Un vrai miracle à la wattrelosienne…

 

Mais avant tout, je veux rendre hommage aux bénévoles des associations qui avaient décidé de s’associer à cette fête champêtre et qui, sous leurs chapiteaux, sont restés stoïquement à leur poste l’après-midi – alors qu’il tombait des cordes ! – pour accueillir les quelques badauds présents malgré tout au rendez-vous de notre fête nationale.

Alors que la météo a toujours été clémente à Wattrelos le jour du 14 juillet (souvent très belle et très chaude même), la scène de ce parc du Lion bien moins fréquenté qu’à l’accoutumée en plein après-midi semblait surréaliste ! Dans ces conditions, la performance des artistes de rue montés sur échasses, faisant leur numéro musical pour une poignée de spectateurs, est également à souligner… Merci à Ludoparc qui a apporté une contribution décisive à ce spectacle.

 

Hommage également à l’association de gestion de la ferme pédagogique qui avait tout fait pour que cette fête soit également un chouette rendez-vous familial. Il y avait la petite tente destinée à faire attendre les enfants souhaitant effectuer une balade à dos de poney à l’abri du soleil (loupé !), les animations qui étaient prêtes, les installations mises en valeur… Dommage. Les tous nouveaux responsables étaient incontestablement déçus mais je n’ai pas manqué de les réconforter : bravo quand même à toute l’équipe !

  14juillet5.jpg

Et puis, comme je le disais, le soleil a reparu en fin d’après-midi et le spectacle a pu commencer. Le Lillois Anthony Bellicourt, puis le Guadeloupéen Francky Vincent… qui s’est bien sûr attribué le mérite d’avoir fait revenir le beau temps : pas bête le Francky !14juillet7.jpg

 

 

 

 

Son sens du zouk a réussi à faire passer des textes osés et assumés comme tels – mais le personnage a construit son succès sur ce créneau – et la foule s’est laissée aller à entonner gaiement les refrains pleins de… fruits de la passion ! Ce soir, ils n’étaient pas défendus, alors le public présent ne s’est pas fait prier…

  14-juillet3.jpg 

 

 

Et voilà que la présentateur l’annonce, lui, la star : Patrick Juvet ! Je l’avoue sans complexe : si je ne suis pas un accro, je suis fan et il y a toujours un de ses CD dans ma voiture, et il y a souvent dans ma tête et sur mes lèvres une de ses mélodies. Alors, pas plus que des centaines de fans, je ne boude mon plaisir quand, annonçant un show très disco, raisonnent les premières notes d’I love America !

 

Les bras se lèvent, le rythme se crée et c’est parti ! Immédiatemen14-juillet2.jpgt après, mes préférés, à travers un medley des années 70 : La Musica – la première – Sonia, Rappelle-toi Minette, Je fais du cinéma… Qui n’a pas fredonné un jour ces refrains ? Et lui qui écrivit Le lundi au soleil de Claude François, voilà que Patrick Juvet fait monter des clodettes wattrelosiennes sur scène pour faire chanter au public (j’ai même vu quelques conseillères municipales très démonstratives sur cette chanson !) cette « chose qu’on n’aura jamais », alors qu’il serait si doux de ne rien faire « le lundi au soleil »…

  

Franche bonne humeur qui explose lorsqu’entouré encore de quelques danseuses du crû (et j’en ai identifiées !), il demande Où sont les femmes ? On est dans le disco à plein, juste avant l’incontournable Lady night

  Avec-P-Juvet.jpg

Patrick doit partir mais il aura laissé un public conquis.

 

A l’image – et c’est ma plus belle de la journée – de cette petite fille handicapée qui voulait l’approcher et l’embrasser. J’attire l’attention de l’artiste et il la bise très gentiment. Elle est heureuse, comblée, et tourne les talons en chantant : « Où sont les femmes ? »… L’image d’un bonheur simple mais tout simplement réel. Elle est heureuse, je le suis qu’elle le soit.

 

La star aura été pro, très proche de son public qui l’adule, il a souri, dansé, complimenté, semé de la joie et du plaisir. Il aura surtout laissé l’image d’un gars vraiment sympa à qui le succès n’a pas tourné la tête.

Un bon souvenir, finalement, que ce 14 juillet wattrelosien 2010… sauvé des eaux !

 

 

 

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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 09:15

En effet, ce matin tôt se tient la première réunion du conseil de surveillance du centre hospitalier de Wattrelos. C’est la concrétisation de la nouvelle loi Hôpital Santé Patients et Territoires ; celle-ci a en effet modifié la gouvernance des centres hospitaliers (cf. article du 17 février 2009) en répartissant les pouvoirs de gestion de l’établissement entre un directoire (que préside le directeur de l’établissement, sachant que le responsable des médecins, président de la commission médicale d’établissement, est de droit vice-président du directoire) et un conseil de surveillance qui remplace l’ancien conseil d’administration (que présidait le maire de droit), qui regroupe des représentants des collectivités locales (ville, communauté urbaine, conseil général), des personnels et des personnalités qualifiées.

 

Cette nouvelle gouvernance répartit les rôles : au directoire la gestion quotidienne, administrative et financière, de l’établissement ; au conseil de surveillance la validation de la stratégie, c’est-à-dire les orientations de moyen et long terme. Encore faut-il préciser que ce conseil a plus un rôle consultatif que véritablement délibératif : les décisions qu’il prend ne sont plus des décisions de gestion au jour le jour de l’établissement !

 

D’après la nouvelle loi, ce n’est plus obligatoirement le maire qui préside le conseil de surveillance. Pour autant, pour moi, pas question de renoncer ni à ma participation ni à la fonction ; tant au nom des Wattrelosiens que je représente que celui des Leersois et de tous ceux qui ont eu ou auront à être soignés au centre hospitalier de Wattrelos, il est essentiel d’être là pour montrer tout l’intérêt et l’importance que tous, ici, nous attachons à l’existence et à la pérennité de ce centre hospitalier de proximité !

 

Cela fait plusieurs années qu’avec l’équipe médicale je me bats pour cela, pour rétablir les équilibres financiers, pour développer les activités, pour en maintenir d’indispensables, pour réaliser les investissements nécessaires (maison de retraite, soins de suite, urgences) pour en conforter l’existence, y compris en confortant l’établissement en installant à sa proximité l’institut médico-éducatif Handas. Au service de cet hôpital, j’en ai passé du temps. Alors, pour consolider le présent et préserver son avenir, je veux continuer.

 

Aussi suis-je heureux qu’à l’unanimité des membres présents du conseil de surveillance pour cette séance d’installation, j’ai été élu (réélu ?) président du conseil de surveillance du centre hospitalier de Wattrelos.

 

Le travail continue et il en reste à faire car la vigilance demeure…

 

 

 

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 11:02

lmh-blog1.jpgNon, ce n’est pas (encore) le site industriel qui retrouve des activités ; il s’agit d’un programme de logements qui porte le nom de cet ancien fleuron de l’industrie nationale et prend forme actuellement sur le site de l’ancien garage à vélos de La Lainière. Il était donc naturel de lui donner ce nom.

 

Ce midi, j’en pose la première pierre -  en réalité, il doit plutôt s’agir de la… 439e (au moins !) car l’opération est déjà bien lancée ! – en compagnie d’Alain Cacheux, président de Lille Métropole Habitat, le bailleur qui proposera prochainement aux Wattrelosiens ces 53 logements : 23 maisons en location (18 T4, 5 T5), un immeuble collectif de faible hauteur (deux étages) de 20 logements  (11 T2, 9 T3) et 10 maisons avec garages en accession à la propriété sur insistance de la Municipalité qui souhaitait pouvoir faire bénéficier à ses habitants d’un projet mixte.

 

Alain Cacheux le dit : par cette opération, LMH fait plus que doubler son patrimoine sur notre territoire ! Jusqu’à présent en effet, lui qui est essentiellement implanté à Lille, Roubaix, Tourcoing et Villeneuve d’Ascq, ne possédait que 2 résidences (32 logements) à Wattrelos. En ce qui me concerne, cela me réjouit : j’appelle de mes vœux une diversité de bailleurs dans notre ville, et j’espère que lors de sa prochaine opération, LMH doublera encore son patrimoine chez nous !

 

Car ce n’est un secret pour personne : la demande de logements est forte dans notre agglomération, particulièrement à Wattrelos qui ne veut pas être une ville vieillissante. Pour cela, elle doit pouvoir proposer une offre adaptée aux jeunes, aux familles, selon les goûts de chacun, ses besoins, ses capacités contributives. L’attachement des Wattrelosiens à leur ville est un ancrage unique ; le rompre parce qu’il n’existe pas de logements disponibles, contraindre un fils, une fille de Wattrelos à quitter sa ville pour aller vivre ailleurs parce qu’il ne trouve pas sur place le logement dont il ou elle a besoin ou envie, c’est assurément une frustration !

lmhblog2.jpg

 

C’est la raison pour laquelle je suis heureux, en compagnie des nombreux élus qui m’entourent, ce matin. Je le suis doublement car l’émergence de cette Lainière est l’aboutissement d’un projet initié en… 2000-2001 ! A l’époque, le quartier avait été fléché Grand Projet de Ville (dans le cadre de la politique gouvernementale de Lionel Jospin) et l’idée avait germé, avec Roubaix Habitat, de construire des logements à cet endroit. Entre temps, en 2002, le dispositif GPV a disparu (seul Beaulieu a ensuite été retenu quartier prioritaire par le nouveau Gouvernement), Roubaix Habitat a connu une mutation, mais un homme a tenu bon le cap : Alain Cacheux – qui est par ailleurs mon voisin à l’Assemblée nationale et vice-président de Lille métropole communauté urbaine – que je remercie donc pour sa ténacité et le respect de la promesse donnée : il y a quelques années, il m’avait assuré que ce projet irait à son terme.

 

Ce sera donc le cas en 2011 : une première tranche doit être livrée au 3e trimestre ; le reste au 4e (coût total : 7,8 millions d’euros HT).

 

Et puis, comment le nier ? Ce programme s’intègre parfaitement dans le paysage urbain, entre les rues d’Oran, Watteau, Miribel et la cité Florin. C’est-à-dire entre deux anciens énormes sites industriels (Peignage Amédée et Lainière) en cours de reconversion, et adossé à la Cité des Sports et au stade Amédée qui fut l’âme de la vie sportive de toute l’agglomération durant des décennies ! Il vient de surcroît s’insérer dans une dent creuse urbaine, un espace vacant qui, il faut le dire, causait des problèmes de tranquillité dans le voisinage.

 

Merci donc à LMH de mieux s’installer à Wattrelos : c’est une petite présence qui, si elle offre des prestations de qualité, socialement utiles, et de haute qualité environnementale, aura vraiment tout d’une grande ! Et même que ce serait bien si LMH en profitait pour installer ici une agence…

 

 

 

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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 10:22

Cette réception des enseignants wattrelosiens (article ci-dessous) a donc permis de distinguer deux grandes dames de Wattrelos : Myriam De Smedt, directrice de l’école Jean-Macé, et Chantal Houfflain, ancienne directrice de la maternelle Camus et adjointe au maire honoraire. La première devient ce matin chevalier dans l’ordre des palmes académiques ; la seconde est promue officier.

 

Pour le maire que je suis, c’est une double joie...

  enseignantspalmes2010.jpg

D’abord parce que Myriam, c’est une camarade d’enfance. Nous nous croisions sur le chemin de l’école et avons grandi dans le même quartier (la rue Gabriel-Péri) ; si, ensuite la vie nous a éloignés quelques années, je l’ai retrouvée enseignante et surtout directrice d’école lorsque je suis devenu maire. Je me souviens notamment d’une épique année durant laquelle son école – l’école Lavoisier, au Laboureur – fut reconstruite : le chantier avait pris du retard et il avait fallu mettre les bouchées doubles (non, triples !) pour être prêts à la rentrée scolaire. Le respect des enfants, l’intérêt de la cause en avaient fait une redoutable interlocutrice, exigeante comme elle sait l’être… mais jamais pour son profit personnel, toujours pour celui des autres. Fille issue d’un milieu modeste, elle s’est faite par son labeur, en bossant dur, je le sais, et sa famille peut être fière d’elle ! Myriam est sans nul doute une femme de caractère, organisée, qui sait ce qu’elle veut ; cela se concrétise également dans sa fonction d’élue. J’ai la chance de pouvoir compter sur elle dans l’équipe municipale présente au service de l’enfance et de la famille. Sa rigueur, sa droiture sont sa marque, ainsi que sa passion pour son métier et pour les enfants : enseignante, elle l’est jusqu’au bout des ongles ! Incontestablement,  ce proverbe chinois a été écrit pour elle : « L’argent est une richesse qui dort ; les enfants une richesse vivante ».

 enseignantspalmes2010_2.jpg

Au demeurant, ce proverbe va également très bien à Chantal. Son engagement au service de l’éducation, en sa qualité d’enseignante et d’adjointe au maire, a guidé sa vie : elle est la digne fille de Jules Ferry, vraie hussarde de la République, et de Jean Jaurès, militante socialiste convaincue ! Le jeune élu que j’ai un jour été a beaucoup appris à son contact, s’est beaucoup servi de ses conseils. Chantal ne conçoit la vie que dans l’engagement : retraitée de la vie publique et de l’enseignement, elle continue aujourd’hui à s’investir dans une association (Nos Petits au Grand air) qui œuvre, dans le cadre périscolaire, à garantir l’égalité réelle des chances. Fidèle à elle-même, elle est un exemple, une morale, une conscience – je le dis en toute sincérité – et sa voix que l’on sait puissante (d’ailleurs, tout au long de la cérémonie de ce matin, elle ne peut s’empêcher de nous en donner la démonstration…) s’est toujours élevée pour défendre la justice, le bon sens. C’est une femme droite qui a le cœur à gauche !

 

Félicitations à toutes les deux, Myriam et Chantal, deux grandes dames que je suis heureux de connaître et que j’apprécie tout particulièrement pour votre engagement au service de Wattrelos !

 

 

 

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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 07:22

enseignantsactu2010.jpgEh oui, l’école n’est pas encore finie mais elle va bientôt se terminer. Dans quelques jours, avec la fin de l’année scolaire, ce sera l’heure de ranger cartables et crayons pour petits et grands, enseignants compris. Voilà pourquoi, ce matin, se tient à l’Hôtel de ville la traditionnelle réception des enseignants, en présence de Jean-Pierre Mollière, inspecteur de l’Education nationale. C’est l’occasion de saluer et de mettre à l’honneur les départs en retraite, les mutations ainsi que, cette année, de remettre des palmes académiques.

 

C’est aussi l’opportunité, en écho aux propos de Jean-Pierre Mollière de mettre en exergue « la coéducation » mise en œuvre à Wattrelos, grâce au partenariat étroit entre ses services et les écoles d’une part et la Municipalité d’autre part.

  enseignants2010.jpg

Une Municipalité qui, je le rappelle, dans mon propos, fait de l’éducation sa toute première priorité. Témoin ses investissements lourds (école Michelet ; rénovation des écoles de Beaulieu à venir dans le cadre du projet de rénovation urbaine ; travaux d’entretien annuels), mais aussi les actions que nous conduisons au quotidien en matière culturelle, sportive ou artistique, ou encore toutes nos activités périscolaires… jusqu’aux relations internationales (jumelage avec Guarda – cf. article du 8 juin dernier).

   enseignant2010_2.jpg

Bien sûr, nous, élus wattrelosiens, ne manquons pas de partager bien des inquiétudes du monde enseignant, largement secoué par la litanie des suppressions de postes ces dernières années, la dégradation des conditions de travail, la réforme de la formation des maîtres ou la question en cours de débat de l’évolution des rythmes scolaires. De même, nous ne sommes pas rassurés sur les conditions de poursuite (éventuelle) du Dispositif de Réussite Educative.

 

Mais les enseignants, les parents et les enfants, doivent savoir qu’à Wattrelos, l’école, l’éducation, c’est important. Et que malgré les difficultés, nous gardons le cap. Tant nous sommes convaincus, comme je le dis ce matin, que « l’avenir de Wattrelos se joue dans ses écoles ».

 

Pour lire mon discours,Enseignants 2010cliquez ici.

 

 

 

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 15:43

crema4.jpgIl est très impressionnant, très émouvant surtout, de s’exprimer au pupitre d’une salle de recueillement d’un crématorium.

 

Ce matin, il ne s’agit que d’un discours inaugural : le nouveau crématorium communautaire de Wattrelos est en effet inauguré par une belle journée baignée de soleil, une journée lumineuse comme l’est ce symbole, cette cathédrale de l’amour et de la dignité.

 

De l’amour, c’est évident, comme celui que l’on porte à celui ou celle que l’on accompagne pour son dernier voyage. Les rites funéraires ont évolué tout au long des différentes étapes de l’évolution de l’Humanité. Une société se juge par le respect qu’elle porte à ses défunts. « L’idée de la mort est au fond de la vie » écrivait Chateaubriand. Nous le savons tous mais rien n’est trop beau pour traduire l’affection que l’on porte à celui qui part. « Les morts, ce sont les cœurs qui t’aimaient autrefois » écrivait pour sa part Victor Hugo. C’est la raison d’être de ce nouvel équipement.

 

La dignité est l’autre motivation de ce nouvel équipement. Bien davantage que l’ancien, situé presque en face et qui, construit en 1981, ne répondait plus aux normes actuelles ni aux capacités d’accueil que l’on est en droit d’attendre en 2010. La crémation, cette façon de dire adieu, s’est répandu ces 30 dernières années : elle représente plus de 30 % des funérailles dans notre métropole. Malgré le dévouement et la qualité du travail du personnel et des entreprises de pompes funèbres, les prestations offertes par l’ancien crématorium étaient devenues bien insuffisantes : les cérémonies accueillant des grandes familles ou celles du départ d’une personnalité ou d’une personne très connue laissaient trop de monde au dehors, par manque de place. C’était sans aucun doute ajouter de la déception à la tristesse. Je souhaite à présent qu’il trouve une nouvelle affectation en servant de lieu de recueillement pour les familles pour les cérémonies civiles.

  crema3.jpg

Aujourd’hui, j’ai une pensée pour notre collègue Jacques Deruyter qui a porté cet équipement sur les fonts baptismaux, et je remercie à la fois Martine Aubry, présidente d’une Communauté urbaine qui peut être fière de cette réalisation, vaste de 1500 m2, et chaleureusement Francis Grimonprez, vice-président en charge du patrimoine communautaire et des crématoriums, qui nous guidera tout à l’heure pour la visite du site.

 

L’humanisme y a beaucoup gagné : désormais, on ne verra plus disparaître le cercueil comme c’était le cas avant, étape de la cérémonie difficilement supportable pour tous (insupportable pour certains) ; on fermera une porte et la lumière s’éteindra doucement pour rendre le moment à la fois symbolique et pudique.

 

Les améliorations sont nombreuses : hall d’accueil, doublement des salles d’accueil et de cérémonie (une petite et une grande) avec possibilité de personnaliser la cérémonie par vidéo ou par sono, salles de condoléances et de remise de l’urne, places de stationnement intégrées (capacité d’accueil d’une centaine de véhicules), espaces verts et des plans d’eau aménagés…

 

En résumé, un équipement au service de l’Homme au moment où il prend un nouveau chemin. Et oui, les différences s’effacent : c’est ce à quoi je tiens aussi, qu’au moment de l’adieu chacun ait droit à un départ digne ! Car comme l’écrivait Madame de Sévigné : « La mort nous égale tous ». Pour que chacun s’en aille dans l’amour et la dignité...

 

 

 

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