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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 04:54

mie-wattrelos2010-3Ils ont été précisément 1 052, surtout des Wattrelosiens, à avoir franchi les portes du forum sur l’emploi public que la MIE de Roubaix-Wattrelos-Leers organisait salle Salengro à Wattrelos.

 

Ce forum, je le voulais ici et maintenant ! Et je dois au maire de Roubaix, René Vandierendonck, d’en avoir accepté l’idée. En effet, lors d’une réunion entre les trois maires de Roubaix, Wattrelos et Leers, j’avais plaidé pour que le pôle de proximité de Wattrelos-Leers ait une lisibilité, toutes les manifestations ne pouvant se faire qu’à Roubaix ! Surtout quand on sait combien une large fraction des demandeurs d’emploi est peu mobile.

 

Alors oui, le pari est gagné. Quand j’arrive à un peu plus de dix heures et que je vois la queue qui s’est spontanément formée pour entrer dans la salle, je sais que j’ai eu raison. Bravo d’ailleurs aux équipes de la MIE qui se sont installées dès l’entrée pour accueillir chaque visiteur et les guider dans le Forum. Au programme : des conférences d’information (trois espaces y sont dédiés), et des stands de collectivités et d’organismes publics et associatifs. Tous ces stands, je les visite avec la directrice de la MIE (ph. ci-contre). mie-wattrelos2010-1.jpg

 

Je trouve très opportune la présence des centres hospitaliers de Wattrelos et de Roubaix, la forte mobilisation des armées (armée de terre, gendarmerie, marine nationale), la police et je suis sensible à la participation de prestataires de services à l’usager (Citeo, Adar, Dalkia Nord, LMH…). Mais je ne peux que déplorer l’absence de participation – parfois annoncée à la dernière minute - de l’administration pénitentiaire ou de Vilogia : c’est dommage !

 

Cela dit, je salue toutes celles et tous ceux qui, sur les stands, ont reçu, expliqué, écouté, conseillé. Ainsi, celui du centre de gestion de la fonction publique territoriale est très fréquenté : tant mieux, il s’agit d’informer sur les dates et les programmes des différents concours de la fonction publique territoriale. Savoir expliquer aux Wattrelosiens et aux Wattrelosiennes qu’il y a des métiers possibles pour eux, quels sont ceux où il y a des possibilités et comment les préparer, c’est important. C’est aussi ce qu’avec mon Cabinet (qui y travaille activement, et bien plus que ce qui ressort à l’activité classique d’un maire), nous faisons tout au long de mes permanences et de leur suivi.

 

J’espère que ce forum aura été utile à ceux qui l’auront visité. C’est pour cela qu’il était là. Pour aider, pour informer, pour donner confiance.

 

 

 

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 16:32

reigate60.jpgIl y a 25 ans, notre ville jumelle d’Eschweiler, en Allemagne, a noué un partenariat de jumelage avec une ville anglaise du Surrey, au sud-est de Londres, Reigate & Bandstead, laquelle compte un peu plus de 21 000 habitants.

 

En mars dernier (cf. article du 27 mars 2010), Eschweiler et Reigate avaient réaffirmé leurs liens lors d’une cérémonie à l’Hôtel de ville de la première cité(e), et cette fois, c’est en Angleterre que se tient la même cérémonie anniversaire, ce que dans mon discours j’ai appelé « le match retour ».

 

Je n’ai pas pu me joindre à la délégation wattrelosienne de la confrérie du carnaval partie pour Reigate vendredi après-midi et n’ai pu partir que dans la nuit, car vendredi je planchais au conseil de communauté, notamment sur les délicats ajustements dûs à la réforme de la taxe pProfessionnelle. reigate3858.jpg

 

Samedi soir, les différentes délégations sont les invitées de l’association de jumelage de Reigate, Pénélope Horsfall, la présidente, et Janet Powell qui, avec son mari Graham, est un pilier de l’association : toutes deux connaissent bien Wattrelos.

 

reigate41.jpgEt le dimanche matin, après quelques discussions entre les trois maires dans son bureau, c’est dans la salle du conseil municipal de Reigate que se tient le cérémonial officiel, ouvert par le speech of welcome du maire, David Pay. Mon ami, le maire d’Eschweiler Rudi Bertram, prend ensuite la parole pour rappeler tout le cheminement du jumelage depuis sa signature le 4 mai 1985, « un riche échange entre nos citoyens », et souligner combien « les jumelages entre villes forment les cellules de base qui animent l’Europe, et sont donc au cœur de l’intégration européenne ». Et de conclure que « ces jumelages sont le moteur de l’amitié dans la diversité ».

  reigate5545.jpg

Pour ma part, c’est en anglais que j’interviens, pour remercier que Wattrelos soit associée à ce moment d’amitié entre ces deux villes jumelles, d’autant que, si avec Eschweiler nous faisons vivre depuis 35 ans des relations très étroites (« strong »), avec Reigate, nos relations s’accentuent progressivement. D’abord à partir du carnaval, bien sûr, mais aussi dans les échanges scolaires puisque L’Enfant Jésus à Wattrelos et Saint-John de Redhill se visitent mutuellement cette année (les Anglais seront à Wattrelos la semaine prochaine).

 

C’est cela ce que j’appelle « la vraie Europe ». Et comme je le dis dans mon propos, peu importe les problèmes de langue car si « parfois nous parlons avec nos mains, nous parlons surtout avec nos yeux, et toujours avec le cœur » ! Tous ces échanges rappellent, par-delà les frontières, que nous sommes de la même communauté. Il y a eu trop de guerres de nos ancêtres ; nous, leurs descendants, goûtons le bonheur de faire vivre la paix !  reigate333.jpgQuel meilleur moyen alors de faire vivre symboliquement notre amitié qu’avec quelques cadeaux. Inévitablement, j’ai offert à David et à Rudi de la Bière Louf (les spécialistes qu’ils sont apprécieront). Et à Pénélope et à Janet une poupée Berlouffe new look !

  reigate222.jpg

Après la sortie, tout aussi officielle que l’entrée, nous sommes allés, dans le jardin de l’Hôtel de ville planter un arbre apporté par nos amis allemands pour symboliser cette date anniversaire. Evidemment il pleuvait… mais c’est bon pour la pousse. Comme pour que progresse l’amitié. Et qu’elle se poursuive ! Je l’ai dit en conclusion : « Go on, let’s go on together ! ».

Si à deux ce jumelage fut réussi, à trois notre rencontre gagna en affection et en chaleur.

  reigate64.jpg

Pour lire mon intervention, 25e anniversaire jumelage Reigate-Eschweiler en anglaiscliquer ici.

 

 

 

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 22:24

enseignants2010-2.jpgParmi les manifestations que j'ai créées figure la réception des nouveaux enseignants ayant rejoint les écoles primaires de notre commune.

 

Une réception que je veux la moins solennelle possible ; elle est pourtant l'occasion, très officiellement, de souhaiter à nos institutrices et instituteurs concerné(e)s la bienvenue à Wattrelos et de leur présenter la ville... en trois points, selon une tradition maison.

 

Je veux d'abord leur dire que Wattrelos croit en l'éducation, pari fondamental à prendre pour notre Municipalité afin de passer de l'ancien au nouveau monde, c'est-à-dire d'une époque où la mono-industrie textile, après avoir utilisé des dizaines de milliers de bras dans notre ville, s'est effondrée, à celle d'un nouveau développement économique dans lequel des parcs d'activités (70 hectares en cours) sont aménagés progressivement et des friches industrielles sont en reconversion. Pour réussir ce passage d'hier à demain, il nous faut aujourd'hui pouvoir compter sur une tâche éducative de qualité, sans renier pour autant notre héritage socio-culturel, tout ce qui fait la noblesse de la tradition ouvrière, faite de convivialité, d'amitié, de sens de la fête ainsi que l'illustrent nos Berlouffes, nos allumoirs qui auront lieu samedi, nos fêtes de fin d'année ou notre carnaval dont la partie scolaire, qui précède le grand défilé du dimanche dans la ville, est celle à laquelle je suis le plus attaché.

  enseignants2010-1.jpg

Cette tâche éducative, la Municipalité fait tout pour la faciliter ; elle fait même davantage que bien des villes alentour : ces vingt dernières années, toutes les écoles maternelles et primaires ont été réhabilitées ou reconstruites. Un chiffre illustre cette volonté : 7,5 millions d'euros. C'est la somme que Wattrelos alloue chaque année à l'éducation au sens large, c'est-à-dire deux fois plus que ce qui ressort à ses compétences obligatoires. C'est un acte politique majeur, qui s'inscrit dans le sillon tracé par nos prédécesseurs : à Wattrelos, l'éducation est la première de toutes les priorités !

 

Enfin, je le dis avec force à mes hôtes du jour: enseignantes, enseignants, Wattrelos a besoin de vous, les enfants de Wattrelos ont besoin de vous ! Dans notre ville, l'institutrice, l'instituteur, on l'aime ! Voilà l'ami(e), comme je l'ai déjà écrit précédemment dans un article de ce blog. Wattrelos s'est construite sur la base d'un projet social progressiste, humain, fraternel ; nos enseignants contribuent à le renforcer au quotidien en donnant de leur patience, de leurs compétences, de leur talent au service de la vraie richesse de cette ville : ses enfants !

 

Alors, mesdames et messieurs, merci de ce que vous ferez pour eux, bon courage pour l'année scolaire qui débute et... bienvenue à Wattrelos !

 

 

 

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 17:21

Après avoir participé ce matin au Sénat au tour de table des collectivités locales pour la mise en place d’une association d’études d’une agence de financement des collectivités locales, ce midi je suis allé rencontrer Jean-Paul Bailly, président de La Poste. Il est accompagné de sa directrice de cabinet, et de son directeur des relations institutionnelles.

Si nous évoquons les grand dossiers de La Poste, son plan stratégique, le financement de l’augmentation du capital, le contrat de présence territoriale, j’interpelle le président sur ma colère d’élu wattrelosien : les fermetures trop fréquentes du bureau de poste de Beaulieu !

En effet, ce n’est pas acceptable de constater les fermetures répétées dans ce pourtant tout nouveau bureau de poste. Dès que La Poste a besoin, pour son bureau central, d’un renforcement de ses effectifs, elle récupère l’agent présent à Beaulieu, et baisse le rideau de son bureau du quartier ! A quoi ça sert alors ? Pourtant, l’existence de ce bureau (dont je rappelle qu’il est né de la volonté municipale d’ouvrir dans ce quartier une agence postale communale, que La Poste, satisfaite du fonctionnement, a ensuite transformé en bureau de plein exercice !), fait l’objet d’un engagement de La Poste pour assurer sa présence en zone urbaine sensible, dans le cadre du programme ANRU, et spécifiquement de son président. Alors, c’est ce que je dis à Jean-Paul Bailly : comment croire à l’engagement de La Poste et à la parole de son président si, dès qu’il y a un problème d’organisation, on ferme ce bureau là ? Comment la population de ce quartier peut-elle admettre que dès que le bureau central a un problème, c’est leur bureau de poste à eux que l’on ferme ? Moi, je ne l’admets pas !

C’est ce que je dis explicitement à J.-P. Bailly, surpris lui aussi de cette pratique. Il me promet de regarder cela de près et comprend ma colère : ce n’est pas possible que cela se passe ainsi, en tout cas ce n’est pas son souhait, ni les directives données…

J’espère donc que je serai entendu… et les habitants de Beaulieu aussi. Ce n’est pas à eux de payer les difficultés de fonctionnement de La Poste ! Le service public postal doit continuer à être assuré à Beaulieu…

 

 

 

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 12:48

0zekfjh1.jpegQui n’a pas dans son cœur d’enfant les souvenirs de cette musique entraînante qui ouvrait le show de La Piste aux Etoiles quand elle était télévisée, juste avant que ne s’affiche, dans le faisceau lumineux, le sourire ouvert de l’inimitable Roger Lanzac ? Bien sûr, les plus jeunes ne peuvent l’avoir connu mais ça, ça fait partie de l’histoire et du patrimoine de la télévision.

 

Eh bien La Piste aux Etoiles, elle est pour trois jours à Wattrelos. Un superbe chapiteau, une entreprise de 100 personnes, 90 véhicules et 60 animaux, pour divertir petits et grands.

 

Et cet après midi, petits et grands (je l'atteste !), étaient au rendez-vous autour de la piste. Il n’y a plus le présentateur d’antan mais tout y est : le nom, La Piste aux Etoiles en lettres scintillantes, le M. Loyal en queue de pie, et la petite loge où joue (vraiment) un orchestre, caractéristique de La Piste de l’époque… et même la musique d’ouverture du spectacle !

 

Car c’en était bel et bien un ! Le ton est donné dès la première séquence. L’arrivée des majestueux, massifs et superbes tigres blancs du dompteur Roger Falck, suscite d’entrée une captivante admiration. Les animaux connaissent leur place et suivent scrupuleusement le tigre blanc le plus âgé, Sing (qui a 7 ans) et qui, s’il se laisse aller à une allure pataude et débonnaire, ainsi qu’à une complicité forte avec son dompteur, est l’incontestable leader du groupe. C’est à partir de lui que Roger Falck conduit ses sept tigres et tigresses, et les tableaux présentés soulignent l’important travail réalisé, et pour tout dire, la beauté de ces animaux ! Impressionnants, tous, incontestablement… Comme est impressionnante la qualité de la relation avec ses animaux, qui permet à Roger Falck de faire marcher debout, côte à côte, deux tigresses (dont une blanche) en final du numéro devant un public ébahi ! Bravo l’artiste.

 

Et si le spectacle est moins porté vers les rires, et donc vers les clowns, que d’autres cirques, force est de reconnaître que tout au long de l’après-midi, le public a pu apprécier de véritables artistes. Une trapéziste d’abord, en solo (âme sensible s’abstenir… même s’il y en avait autour de la piste), avec des évolutions (sans filet) à vous couper le souffle (ça paraît si simple à faire !), jongleur, voltigeurs donnent tout leur talent avec une aisance déconcertante.

 

Côté animaux, bien sûr, les chevaux américains (robe pie) ont suscité l’intérêt mais les exclamations furent plus fortes à l’arrivée des chameaux et dromadaires de Ralph, tandis que les deux éléphantes d’Asie (qui se sont complaisamment laissées chevaucher par des enfants à l’entracte) auront été un des clous du spectacle.

 

De quoi illuminer les yeux de ces petites filles dégustant qui de la barbe à papa, qui du pop corn, ou de ces petits garçons s’imaginant cornacs d’éléphants plus gros encore… tout cela sous les applaudissements nourris de parents, me semble-t-il, ravis !

  01ef.jpeg

Certains ont même participé au spectacle puisque pour les besoins d’un sketch, un clown a fait entrer en piste une dame et un monsieur du public… pour les marier sous les rires de l’assistance. Heureusement que le clown ignorait que le maire était dans la salle, sinon les mariés du jour auraient pu l’être… pour toujours ! Au détriment de leurs conjoints respectifs…

 

C’est sous une standing ovation du public que le spectacle s’est terminé, deux heures et demie plus tard, et franchement, s’il pleuvait beaucoup à l’extérieur, sous le chapiteau, il a fait soleil dans bien des cœurs !

 

 

 

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 11:18

S'il est une compétition atypique, extra-ordinaire au sens étymologique du terme, c'est bien le tournoi de blitz de la section de jeu de dames de l'amicale du Centre de Wattrelos !

 

Qu'est-ce que le blitz aux dames ? C'est une partie ultra-rapide, décomptée par un minuteur où deux joueurs s'affrontent en un temps limité. Et ça va vite, je peux le dire, parfois même très vite !

 

Aujourd'hui, c'est le XVe tournoi. Créé en avril 1997 à la salle Victor-Provo, puis à Jean-Jaurès, puis depuis trois ans, à Roger-Salengro sous la poussée de son succès, ce tournoi rassemble des participants qui viennent de loin, sous le contrôle d'un arbitrage de haut niveau.

 

Depuis quinze ans, j'ai été de toutes les finales, de toutes les récompenses (sauf une fois, où j'avais du siéger à l'Assemblée ce dimanche-là !). J'avoue, en toute honnêteté, ne pas avoir toujours compris la subtilité des mouvements des pions blancs et des noirs sur l'écran, à une vitesse que parfois même le regard non averti (comme le mien) n'arrive pas à suivre !

  gilbert1.jpg

Et tout cela, on le doit à une équipe dévouée, mobilisée bien sûr, mais aussi et surtout à un homme, chef d'orchestre passionné des dames, de son club et du tournoi : à son accent chantant, on le repère tout de suite, l'ami Gilbert Charles !

 

Mais s'il est originaire du sud-ouest (de Perpignan plus précisément), c'est d'abord et avant tout un vrai Wattrelosien, plus authentique que s'il y était né – du reste, il n'est pas seulement wattrelosien par le domicile mais également par le mariage (grâce au charme de Catherine, qui aura su lui souhaiter bienvenue chez les Ch'tis bien avant Dany Boon !), ce qui fait au moins deux bonnes raisons d'être automatiquement naturalisé !

  gilbert2.jpg

Et ce midi, lui le grand organisateur, avec ma complicité (active), son équipe a décidé de le mettre à l'honneur lors du tournoi de blitz, lui le très grand bénévole. Je suis donc très heureux de remettre la médaille de bronze de la Ville à Gilbert, au titre des nombreux, très nombreux services rendus à son club de jeu de dames, à nos jeunes et à nos moins jeunes. Pour cette passion qu'il a communiquée depuis des années ! Que dis-je, pour cet acharnement qu'il déploie, ce dévouement de chaque instant, pour ce jeu qui a traversé les siècles sans qu'on puisse en dénombrer toutes les subtilités, toutes les possibilités car elles sont infinies, tout simplement. Gilbert aime d'ailleurs à préciser que la multiplicité des combinaisons aux dames est supérieure à celle des échecs, c'est dire !

  gilbert3-copie-1.jpg

Il n'était pas au courant de cette manifestation de sympathie, et l'émotion est grande dans la salle où se pressent joueurs, équipiers, juges, bénévoles de l'association et tant d'amis ! Sa femme a les yeux humides et Gilbert, je le sens, le coeur et la voix troublés ; d'autant plus qu'il a annoncé que ce 15e tournoi serait le dernier... en l'état. Déjà, l'esprit imaginatif de ce président hors normes pense à d'autres formules, moins lourdes à organiser, plus compatibles avec sa vie professionnelle et sa vie de famille. Qui l'en blâmera ? Pas moi qui sait, ô combien, ce que sont les sacrifices d'une vie d'engagement, et qui sait combien Gilbert a déjà donné au services des autres, de tant d'autres.

 

Bravo à toi Gilbert, et merci de ce que tu as fait... et de ce que tu feras encore pour Wattrelos et pour le jeu de dames !

 

 

 

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 08:35

bachelier-1.jpgEn accueillant, comme c'est le cas tous les ans, nos nouveaux bacheliers, un mot s'impose naturellement dans mon esprit : bravo !

 

Réussir son Bac, ce n'est pas un moment anecdotique dans une vie. Je m'en souviens précisément : lorsque je suis allé prendre connaissance des résultats, en mon temps, à la grille du lycée Zola, je n'ai d'abord pas vu mon nom dans ma liste et tout s'est écroulé en moi ! Puis je me suis rendu compte que les noms des élèves reçus avec mention étaient affichés un peu au-dessus... et cette fois, mon nom y figurait ! Quel soulagement, quelle joie ! Et cette phrase qui jaillit spontanément, la même pour tous les lauréats : « Je l'ai ! »

 

Aujourd'hui encore, une chose n'a pas changé : la fierté légitime que l'on peut ressentir d'obtenir ce fameux diplôme, après avoir bien bûché... et bien stressé !

  bachelier-2.jpg

J'ai donc voulu cette réception en mairie, qui n'existait pas il y a quelques années, pour féliciter nos lauréats, et leur dire toute l'attention que la Municipalité porte aux élèves et aux étudiants de la commune. D'ailleurs, je compte dans mon équipe – c'est une première à Wattrelos – un conseiller délégué en charge de l'enseignement supérieur, Amed Zafrane... qui se trouve également être professeur à Zola (et donc cet après-midi face à quelques uns de ses anciens élèves !). Du reste, Amed est également chargé de l'égalité des chances car, avec l'équipe municipale, je veux que les filles et les fils de Wattrelos, quelle que soit leur origine sociale, leur quartier, aient autant de possibilités de réussir que tous les autres !

 

C'est la raison pour laquelle la Ville a continué d'investir énormément ces dernières années pour la rénovation (voire la reconstruction, avec l'école Lavoisier en 2003 et aujourd'hui la maternelle Michelet) de son patrimoine scolaire, et l'aménagement de plates-formes informatiques. En outre, Wattrelos est également la seule commune de l'arrondissement à financer des bourses pour l'enseignement supérieur (ce qui peut intéresser plus spécifiquement certains des bacheliers que je reçois aujourd'hui) : 292 jeunes Wattrelosiens en ont bénéficié l'an dernier. C'est un coup de main fondamental pour acheter livres et fournitures scolaires (signalons qu'une bourse aux livres est prévue le 16 octobre à la salle des fêtes Jean-Jaurès), se loger, se nourrir...

 

Je sais mieux que quiconque combien l'aide est précieuse car moi-même, j'en ai bénéficié ! Le Bac en poche, à 16 ans, avec un père facteur et une mère malheureusement au chômage, j'aurais pu, comme tant d'autres, devoir renoncer aux études. Comme j'avais de bons résultats scolaires, mes parents m'ont encouragé à les poursuivre ; cette bourse fut essentielle !

 

Voilà. La Ville est une nouvelle fois fière de ses nouveaux bacheliers, comme le sont tout particulièrement, je le sais, les membres enseignant(e)s de mon équipe municipale, qu'ils soient directrices d'écoles, professeurs, chef de service au rectorat ou même, pour mon premier adjoint, chercheur de très haut niveau à l'université. Aux nombreux jeunes Wattrelosiens présents dans la salle (85 d'entre eux, issus de nos deux lycées mais également de lycées extérieurs, se sont inscrits pour cette réception), bien souvent accompagnés de membres de leurs familles, je remets pour conclure une clé. A l'image du Bac, clé qui les mène à l'université, clé de leur avenir ! D'où le symbole : le cadeau est une clé... USB de 8 Go, offert par notre partenaire (Leclerc), afin qu'ils puissent stocker toutes les données dont ils auront besoin.

 

Félicitations à nos bacheliers et à notre jeunesse !

 

 

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 08:32

Cet après-midi, partout dans la France en ce jour de grève nationale, des cortèges se sont formés en manifestation contre le projet de réforme des retraites du Gouvernement. Même si, malheureusement, le texte a été voté à l'Assemblée nationale (cf. articles du 15 septembre), le combat continue. A partir du 7 octobre, le débat va s'ouvrir en session ordinaire du Parlement, au Sénat. Mais d'ici là, des interpellations du Gouvernement, des rapports de force avec lui restent possibles. Chacun se souvient du CPE (contrat première embauche), pourtant voté par le Parlement, que le Gouvernement de l'époque a retiré avant son application effective sous la pression de la rue et des manifestants !

 

Savoir dire non à ce texte pour réclamer une réforme plus juste, plus équitable, plus pérenne : c'est ce que plusieurs dizaines milliers de manifestants, sous la bannière des organisations syndicales ou des partis de gauche sont venus dire. J'y étais, avec mes camarades socialistes de Wattrelos bien sûr (sur une des photos ci-après, on reconnaît Christine Ringotte, ma 3e adjointe), mais aussi avec mes collègues parlementaires : Bernard Roman, Christian Bataille, Alain Cacheux et Patrick Roy (à l'inamovible veste rouge, à la télé comme à la manif !) derrière une banderole au slogan éloquent.

  0zeer0.jpegPhoto0084.jpegPhoto0085.jpeg

Et dans le cortège, je me suis un instant retrouvé avec mon collègue et ami, Gérard Caudron, maire de Villeneuve d'Ascq, dont je me suis fait un plaisir d'orner le revers de la veste d'un autocollant PS… histoire de lui rappeler ses tendres années, et je me suis dit que cela lui serait agréable de revenir à ses affections (je n'ose dire amours) antérieures. De fait, il assume assez crânement (cf. photo), même s'il me dit (je fais mine de ne pas comprendre ce qu'il veut dire)… qu'il n'est pas certain que cela plaise à tout le monde !

 

Eh oui, Gérard, tu vois, il n'y a pas que toi qui soit homme de Rassemblement…

 

 

 

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 10:12

musee-patrimoine2.jpgCe week-end se déroulent partout en France les Journées du patrimoine, et ce week-end, je suis un maire heureux. Heureux parce qu'une fois de plus, à Wattrelos, un superbe cocktail d'animations a été mis au point par la Ville, les bénévoles des associations, les partenaires...

 

Certes, Wattrelos ne dispose pas de sites ou de monuments historiques à proprement parler. Mais, comme j'ai l'habitude de le dire, notre ville est avant tout riche de son patrimoine humain, de ses femmes et de ses hommes qui en font le quotidien, qui en font une ville de coeur, conviviale, profondément humaine et solidaire, bref, des femmes et des hommes qui s'engagent pour faire une ville et une vie meilleure.

 

Bien entendu, en écrivant cela, je ne peux m'empêcher de penser à l'un de ses grands serviteurs qui vient de nous quitter : Jacques Bossut. En lançant ce week-end d'animations, ce matin au musée, lors du vernissage d'une très belle exposition consacrée à la fête foraine, je lui rend hommage en rappelant qu'il a été à l'origine de ce musée, dont il était d'ailleurs vice-président honoraire. Jacques, qui fut l'un des grands élus qu'aura compté notre commune, était aussi un passionné de patrimoine, de culture, d'histoire – il venait d'ailleurs de publier un ouvrage historique consacrée à la vie wattrelosienne durant le Moyen Age. J'ai voulu que ces Journées du patrimoine 2010 à Wattrelos lui soient dédiées.

 

Le week-end démarre donc au musée avec l'exposition Transportez-vous au cœur de la fête foraine ! (visible jusqu'au 30 octobre), mélange de photos et d'objets de collectionneurs passionnés qui aura ramené quelques années (à peine !) en arrière tous ses nombreux visiteurs, à une époque où, en ce qui me concerne, je demandais quelques sous à mes parents pour aller à la ducasse, comme on dit dans le Nord. Peu féru des autos-tamponneuses à l'époque (où contrairement à d'autres, j'y allais avec mon père, 0JEJR.jpegou mon frère, pour conduire scrupuleusement et éviter... de tamponner les autres autos ! Pas question pour moi – déjà – de me mal comporter au volant, ni d'en profiter pour... nouer contact avec telle ou telle ! Sérieux, moi, déjà, j'étais...), quel plaisir de voir ce matin, au musée, la collection, en modèle réduit, de ce qui est toujours au coeur de nos fêtes foraines d'aujourd'hui. Sur les manèges, je me souviens que j'excellais dans l'art d'attraper le pompon, je me rappelle aussi ces manicracs magiques (il y en a un super d'exposé) distribuant des boîtes en carton Plaisir d'offrir / Joie de recevoir dans lesquelles on trouvait parfois de magnifiques animaux en caoutchouc avec lesquels on était assuré de faire peur aux filles...

 

On a tous des souvenirs de manèges ou d'odeurs de sucreries, de rires et de messages micro annonçant : « Attention au départ... »... Les images de fête foraine sont comme des petits cailloux qui mènent au chemin de l'enfance, et je ne peux d'ailleurs résister au plaisir enfantin de chevaucher un cheval de bois faisant partie de l'exposition... juste avant d'emmener quelques élu(e)s qui m'accompagnent sur ceux qui sont dans le manège (qui fonctionne lui !) dans la cour.

 musee-patrimoine1.jpg

Les photos exposées, d'hier et d'aujourd'hui, retracent fidèlement l'évolution de la fête, des premiers manèges à sensation (ils existaient déjà il y a plus d'un siècle – ils n'existaient que par la fête foraine, au reste, puisque les parcs d'attractions n'avaient pas encore été imaginés) aux manèges actuels, en passant par les premières projections cinématographiques (une technologie, là encore, popularisée par les champs de foire), les clowns qui en animaient les allées (à l'image d'Articho, le papa de l'un des collectionneurs exposants), sans oublier la vocation de transmission de l'information que véhiculaient les forains d'un bout à l'autre du département ou de la région, à une époque où ni radio ni télé n'existaient ; tout est abordé dans cette exposition – qui s'inscrit dans un cycle d'expositions dans les musées du Nord sur le thème des transports – dont je vous recommande chaudement la visite.

 

 

 

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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 09:45

lainiere3.jpg« On a tous dans le cœur quelque chose de la Lainière… » Ici, à Wattrelos, c'est évident.

 

C'est comme cela que je commence mon propos, au terme de cette passionnante exposition organisée par plusieurs anciens de cette grande entreprise, fleuron de l'industrie locale, française et même internationale. N'a-t-elle pas accueilli, cette magnifique entreprise, la Reine d'Angleterre, puis Nikita Kroutchev, en 1957 et en 1961 ? Quand l'industrie française voulait montrer sa grandeur, où envoyait-elle ses hôtes de marque ? A La Lainière !

 

C'est qu'ici, à Wattrelos, à Roubaix, elle en a avalé des femmes, des hommes, des vies de dur labeur, des sueurs et des larmes. Par milliers, par dizaines de milliers. L'entreprise aurait eu 100 ans cette année. C'est pour cela que quelques anciens, emmenés par Georges Dubois et Francis Bohée, ont conçu le principe de cette exposition à la salle Amédée-Prouvost, se sont battus pour la faire financer (j'ai d'ailleurs apporté mon soutien personnel à titre parlementaire, comme j'ai défendu la demande de financement auprès de la Communauté urbaine), et surtout l'ont organisé, en récupérant, de ci-de là, une somme d'objets qui donnent à cette exposition une richesse, une densité tout à fait remarquables.

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L'histoire du groupe Prouvost, les lignées familiales (Carole Prouvost, petite-fille du fondateur de La Lainière, Jean Prouvost, est d'ailleurs présente - ph. ci-contre), la constitution de l'empire, ses excroissances dans le monde de la presse, les usines, les produits fabriqués, mais aussi les outils, les métiers, les matériels des laboratoires de recherche, de contrôle… et surtout les femmes, les hommes, les photos des ateliers, des médaillés du travail, des dirigeants, les conditions de travail, les carnets de travail…

 

Et puis tout l'environnement, car La Lainière, c'était une « ville dans la ville », comme je le rappelle, avec coopérative, crèche… C'était aussi un rayonnement dans la ville toute entière, avec le sport (et le légendaire CORT, avec ses champions), ou avec l'action sociale (via la maison de l'enfance du quartier, inaugurée en grandes pompes par Pierre Mendès-France, alors Président du Conseil, en présence de Victor Provo, maire de Roubaix, et d'Albert D'Hondt, maire de Wattrelos : extraordinaires, les photos de cette manifestation !), ou encore avec le logement, nécessaire pour les salariés de l'usine et leurs familles, et que le CIL, créé à cet effet, entreprend progressivement de construire, modifiant radicalement la physionomie de Wattrelos et la vie de ces quartiers.

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100 ans d'histoire, 100 ans de tant d'histoires. Des vies passées, dont on se souvient de la dureté, des matins froids, des ateliers harassants… mais aussi des copines, des copains, des amitiés, des moments forts… Tout cela, les nombreux visiteurs de ce soir s'en souviennent, quel qu'ait été leur grade, leur fonction, leur atelier. Et devant toutes ces photos, affiches, matériels, bobines de fil ou pelotes de laine, l'émotion est palpable. Elle est partout. Dès l'inauguration, je la sens, au moment où on me demande de couper le ruban, avec les duettistes Georges et Francis, mais aussi avec mon complice, pas très loin, Jean-Pierre Balduyck, ancien maire de Tourcoing, mais surtout ancien salarié du textile et chargé par Martine Aubry d'une mission de préfiguration d'un musée du textile sur le territoire métropolitain.

 

L'émotion, je la sens aussi m'étreindre lorsqu'il m'est demandé de prendre la parole. Alors, moi aussi, je reviens sur La Lainière et, des tranches de vie, la mienne. Celle d'un enfant, dans les veines de qui coule le sang d'un père qui – comme tant de Wattrelosiennes et de Wattrelosiens des générations durant – a travaillé à La Lainière et qui m'en parla tant. Celle d'un jeune homme qui rencontra la famille Prouvost lors de fêtes à la Maison de l'Enfance. Celle d'un jeune cadre de la Banque de France de Roubaix qui a vécu de près les conséquences financières de la guerre Derveloy-Seydoux de 1987. Celle d'un jeune élu, aux côtés des manifestants lors de la crise de 1996, celui qui a accompagné ensuite la reprise par Jacques Chapurlat. Celle enfin, de la fin, de ces instants terribles de janvier 2000, où, par delà les photos souvenirs, beaucoup ont quitté l'usine alors, les larmes aux yeux. J'y étais ce jour-là, avec elles, avec eux, et mes yeux n'ont pas résisté non plus…

 

Alors oui, La Lainière fait partie de mon patrimoine génétique, de ma vie, comme de celle de tous ceux qui sont là ce soir. Voilà pourquoi, l'horloge, la célèbre horloge, du couloir du même nom, j'ai tout fait en 2000 pour la récupérer ! Elle est au musée de Wattrelos !

 

Voilà pourquoi la grande carte du monde, que j'ai récupérée dans un bureau de La Lainière en cours de démolition, a été accrochée dans le couloir qui mène au bureau du maire de Wattrelos et qu'elle y restera… au moins tant que je serai en fonction.

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Voilà pourquoi enfin, je suis heureux d'annoncer ce soir que Martine Aubry (que je viens d'avoir au téléphone), présidente de la Communauté urbaine, a décidé de sauvegarder de la démolition un des bâtiments (dont les deux tours sont caractéristiques !) pour préserver le souvenir de La Lainière et son architecture très typée (ph. ci-contre). C'est une excellente nouvelle que j'espérais, comme beaucoup des présents : les applaudissements qui accueillent l'information en attestent !

 

Car, je le dis en conclusion, n'oublions pas que 75 à 80 % des bâtiments de La Lainière de Roubaix sont sur le territoire de Wattrelos. De fait, c'est La Lainière... de Wattrelos ce soir, pour tous les visiteurs !

 

 

 

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