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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 11:34

chinois-blog2011.jpgConfucius a écrit : « Si tu viens en ami, tu seras reçu en ami ». Alors je le paraphrase volontiers : « Si tu viens à Wattrelos, tu seras aussi reçu en ami ! »

 

C'est par cette boutade que je reçois la délégation chinoise de 12 élèves et leurs professeurs, Wang Shan et Xin Rong (plus facile à écrire qu'à prononcer !), venue en France, et plus précisément à Wattrelos donc, pour rencontrer leurs correspondants de la cité scolaire Emile-Zola.

 

Ce n'est pas une première : il y a deux ans déjà, j'avais également reçu une délégation de ce lycée spécialisé dans les langues étrangères, dans la lointaine province du Sichuan (où vivent les pandas !). Durant une semaine, elle visitera notre région, s'initiera à la bourle bien sûr, suivra des cours à Zola (dont des cours de cinéma), avant d'accueillir à son tour 12 lycéens de Zola en Chine du 10 au 21 avril prochain.

 

Tout le monde est réuni dans le salon d'honneur de l'Hôtel de ville, devant lequel flotte le drapeau chinois à côté du drapeau français, pour écouter le proviseur de Zola, Michel Schuermans, souhaiter la bienvenue à ses hôtes – grâce à la traduction efficace du professeur de chinois de la cité scolaire Chloé Cattelain – et expliquer que l'enseignement de la langue chinoise en lycée est encore rare en France. L'option est suivie par 46 élèves de Zola, de la seconde à la terminale. Je suis impressionné, moi qui, en 1976, étudiais le russe dans ce même lycée Zola en compagnie de... trois autres camarades seulement (pour toutes les terminales) !

 

Prenant la parole, je rappelle qu'en 1 000 ans d'existence, Wattrelos a toujours porté un intérêt à nouer des contacts avec d'autres peuples pour des raisons économiques, de vie sociale, mais aussi pour des raisons humanitaires. Ces 30 dernières années, Wattrelos a même su se jumeler avec plusieurs villes d'Europe, et si d'évidence les conditions d'un jumelage ne sont pas réunies avec la ville de Chengdu d'où sont originaires nos invités, celles d'une relation suivie entre établissements scolaires le sont... avec le soutien de la Municipalité.

 

Car la Ville est en effet attachée à cet apprentissage du chinois à Zola ! A ne pas douter, l'avenir économique de notre monde se jouera en Chine après-demain et en maîtriser la langue sera un atout pour nos jeunes. Du reste, je connais plusieurs Wattrelosiens qui sont partis travailler en Chine.

 

Pour ma part, je n'ai qu'un vœu à former : que nos amis chinois reçoivent ce que l'on pourra leur donner de mieux à Wattrelos, c'est-à-dire cette chaleur humaine et ces qualités de cœur qui sont notre savoir-vivre, notre savoir-être et notre savoir-faire !

 

 

 

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 14:37

naturalises2011-copie-1.jpgCe matin, comme nous le faisons tous les ans – j'ai d'ailleurs été l'un des premiers maires de France à instituer cette cérémonie il y a quelques années, bien avant qu'elle ne devienne obligatoire par la loi – la Municipalité reçoit les Wattrelosiennes et les Wattrelosiens ayant choisi de devenir français au cours de l'année précédente.

 

Je devrais plutôt écrire qu'ils ont obtenu leur naturalisation au cours de l'année écoulée, car leur choix a souvent été effectué bien en amont et la procédure est longue pour ces citoyens qui, bien souvent, vivent dans notre ville depuis plusieurs années (parfois même 40 ans pour l'un d'entre eux !) et qui font de fait déjà partie de notre famille... wattrelosienne.

 

Ces nouveaux citoyens français viennent du Brésil, du Portugal, du Togo, d'Egypte, de Tunisie... ; ils sont 16 Wattrelosiens au total à être devenus français et cette réception, pour officielle et solennelle qu'elle soit puisqu'elle marque leur entrée dans notre République, se veut également conviviale, comme on sait faire à Wattrelos : outre un livret sur l'histoire de notre ville, j'offre bien évidemment à mes hôtes une poupée Berlouffe qui n'est peut-être pas l'élément le plus identitaire de notre pays mais qui l'est assurément pour notre ville !

 

Cette poupée, c'est l'image de la convivialité à la wattrelosienne, une convivialité qui, comme je le dis dans mon discours, puise sa source dans la « diversité, la pluralité, cette capacité à vivre ensemble même si on n'a pas le même accent, la même teinte d'épiderme ou la même ascendance. Wattrelos a une longue tradition d’accueil et c'est sa fierté. Frontalière, elle a de tous temps connu des mouvements de population, des passages, des brassages... Elle est un vrai condensé de notre République ! »

 

 

 

 

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 19:24

galette2011.jpgC'est en effet le diamètre de la galette géante, truffée de 12 fèves, œuvre des apprentis du centre européen de formation des métiers alimentaires, que vient nous amener, comme tous les ans,le président régional (adjoint) de la fédération des artisans boulangers et pâtissiers, Claude Sohet.

 

Cette réception est devenue une tradition, une tradition gourmande... et donc une bonne tradition pour l'amateur de sucreries que je suis ! Une tradition utile surtout, car elle me permet de donner un coup de projecteur sur ces femmes etgalette2011-1.jpg ces hommes qui exercent un métier difficile et si important pour la vie de nos quartiers : celui de boulanger-pâtissier. Une profession qui peut paraître ingrate à certains égards mais que je sais passionnante pour toutes celles et ceux qui l'exercent, à l'image de ces deux jeunes néo-Wattrelosiens ayant repris la boulangerie Legagneux, au Sapin Vert, rebaptisée Aux senteurs de pain (présents ce soir à mes côtés).

 

Nos artisans boulangers sont des artistes du quotidien et leurs boutiques, des lieux particulièrement attrayants et délicieusement odorants, notamment de bon matin – mon chien Albert qui m'entraîne lors de sa promenade matinale jusqu'à ma boulangerie n'aboierait pas le contraire !

  

Une réception utile donc ; doublement utile même. Elle est aussi, pour la Municipalité, l'occasion de récompenser les lauréats de l'opération Décembre en Fêtes dont les noms ont été tirés au sort. Car si la Ville n'a pas de compétence propre en matière de commerce, Wattrelos tient à être présente sur le terrain de l'action et de l'animation commerciale, en partenariat avec les unions de quartiers, comme elle le fait à d'autres moments de l'année, en organisant le salon du commerce par exemple.

  galletcomer.jpg

En cette fin d'année 2010, 95 commerçants et artisans ont pris part à Décembre en Fêtes, permettant de gagner au grattage bouteilles de champagne, chocolats, paniers garnis ou stylos, ou au tirage – la remise des lots a lieu ce soir, donc – des cafetières, des cuiseurs vapeur, des baladeurs et même un ordinateur portable !

 

Bravo à tous les lauréats qui sont pour plus de la moitié Wattrelosiens, ce qui prouve que nos concitoyens sont fidèles à leurs commerçants, mais aussi que l'offre commerciale attire des clients venus de l'extérieur, ce qui est toujours un signe encourageant.

 

 

 

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 17:00

voeuxzola2.jpgLe Conseil régional a choisi de présenter ses voeux aux personnels techniques des établissements d'enseignement au lycée Zola à Wattrelos, pour ce qui concerne l'agglomération de Roubaix-Tourcoing ! 14 manifestations sont ainsi organisées par le Conseil régional dans toute la région.

 

Ici, cet après-midi, c'est Assya Guettaf, première vice-présidente de la commission développement durable, démocratie participative et évaluation, qui est la représentante du président Daniel Percheron.

 

Devant m'exprimer après le proviseur du lycée professionnel, je le fais à triple titre :

  voeuxzola1.jpg

  • d'abord en tant que maire fier de son lycée d'enseignement général, de son existence et de sa pérennité. Car, aussi incroyable que cela puisse paraître, cela n'a pas toujours été une évidence pour un établissement qui, à la base, n'était qu'une excroissance, l'annexe d'un autre établissement... roubaisien (Van der Meersch) ;

 

  • ensuite en tant que député préoccupé par les différentes lois de finances qui ont conduit, conduisent et conduiront à des suppressions de postes et des rentrées difficiles affaiblissant le tissu organisationnel au sein des établissements. A cet égard, 2011, 2012 et 2013 s'annoncent sous des auspices inacceptables, car l'Education nationale a des défis à relever ; ce n'est pas en supprimant des postes qu'on aidera à les relever ! Le rôle et le nombre des personnels et des enseignants doit être défendu, et j'y consacre mon énergie de parlementaire;

 

  • enfin en qualité d'ancien élève de Zola, entré en 6e à 9 ans et demi... et bachelier à 16 ans et demi. C'était il y a un peu plus de 30 ans, nous étions 9 élèves en Terminale C et j'étais à l'aube d'un parcours qui allait m'amener à devenir major de promo à Sciences-Po Paris ! Fils de facteur, avec une maman ouvrière au chômage, donc fils de famille modeste, j'ai pu mener ce parcours grâce aux bonnes conditions d'enseignement à Wattrelos, et je ne l'oublie pas. Je souhaite un parcours comparable à tous les enfants de Wattrelos, car parier sur la réussite des jeunes, c'est d'abord parier sur l'éducation, et donc donner à celle-ci les moyens nécessaires !

 

Bonne année 2011 aux enseignants, personnels... et élèves de la région, à commencer par ceux de la cité scolaire Zola !

 

 

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 16:22

Lors de la cérémonie des vœux aux entreprises, j'ai évidemment évoqué la zone de la Martinoire, la zone d'activités la plus ancienne de la ville et dans laquelle se trouve, de manière prééminente pour sa surface... la première entreprise de la ville : La Redoute. Et j'ai demandé pour l'occasion à la nouvelle dirigeante du groupe, Nathalie Balla, directrice générale, d'être à mes côtés.

 

Pourquoi La Redoute ? Parce qu'il s'agit du plus gros employeur de la Ville avec plus de 2 000 salariés. Oui, La Redoute est d'abord et avant tout wattrelosienne, bien implantée à la Martinoire. Et quand on sait que la seconde entreprise de la ville (fût-elle d'implantation récente), c'est Transpole (avec près de 400 salariés), on mesure le poids lourd qu'a La Redoute sur notre économie wattrelosienne. Et derrière le poids économique, il y a le poids social : les emplois ! Voilà pourquoi la santé de l'entreprise et son établissement wattrelosien ne peut qu'intéresser les élus wattrelosiens ! Car d'évidence, quand La Redoute s'enrhume, c'est toute la ville qui tousse. La Municipalité est donc très attentive à l'évolution de l'activité du groupe et de la vente à distance en général, à sa stratégie économique, aux ressources financières et sociales qui, ça et là, peuvent se manifester, et est plus que jamais soucieuse des préoccupations sociales des salariés.

 

Alors, de fait, je crois que tous ceux présents autour de moi, élus, chefs d'entreprises, avons apprécié d'entendre des propos rassurants. En effet, Nathalie Balla l'affirme d'emblée : La Redoute se porte correctement, malgré un environnement de crise, puisqu'elle fut au troisième trimestre 2010 le premier site en France de vente à distance avec 11 millions de visiteurs uniques (devant Amazon ou eBay ! C'est d'ailleurs la première fois qu'une entreprise française décroche cette palme), après avoir réussi ces dernières années à négocier le virage important de l'e-commerce, passant de la vente par correspondance (la fameuse VPC) à la vente à distance. Nuance. En 2003, le e-commerce représentait 7 % de ses ventes ; en 2010... 73 % ! « Le web est donc devenu notre premier magasin » constate Nathalie Balla. Il faut dire que La Redoute est la seule capable de livrer ses clients en 24 heures seulement !

 

Quand on sait que la vente en ligne progresse de 19 % par an et que celle dans le secteur de l'habillement sera multipliée par deux dans les 5 ans à venir, on se dit que l'entreprise a de l'avenir. Tant mieux ! Sa directrice générale annonce ainsi la création de sites internet spécialisés pour les chaussures et des ventes privées La Redoute pour écouler des collections démultipliées (10 au lieu de 2 par saison !) et des produits fabriqués à 70 % pour compte propre. « Quand on est leader, on ne subit pas le marché ; on fait le marché » conclut Nathalie Balla.

  blogentreprises3.jpg

En ce qui me concerne, je prends particulièrement note de son annonce de développer ses investissement de logistique de 50 % sur le site de la Martinoire, confortant ainsi son assise dans notre ville. C'est une très bonne nouvelle... qui vaut largement que je lui offre une poupée Berlouffe qui trouvera, je n'en doute pas, toute sa place dans son bureau. Histoire de rappeler à cette (dynamique) dirigeante de la première entreprise de notre ville que La Redoute, c'est aussi... Wattrelos !

 

 

 

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 11:11

blogentreprises2Ce matin, comme je le fais tous les ans depuis plusieurs années, je reçois les chefs d'entreprises et partenaires du développement économique de la Ville pour la dernière des cérémonies de vœux de la Municipalité.

 

Une cérémonie à laquelle j'attache beaucoup d'importance car l'activité économique dans notre ville, ce sont des emplois, et donc de la dignité et des revenus pour mes concitoyens. Je forme donc les vœux que les entreprises présentes sur le territoire wattrelosien connaissent une bonne année, fassent de bonnes affaires et puissent mener à bien leurs projets. Je les formule autour de trois idées :

 

  • 1. Vie des entreprises et vie municipale sont intimement liées. L'effondrement de notre quasi mono-industrie textile, au cours de la décennie précédente, a fixé un défi à la Municipalité : celui de reconstruire son économie et un nouveau modèle financier.

  blogentreprises1

Le choix stratégique a été de faire aménager quelque 70 hectares de parcs d'activités – rares sont les communes qui ont voulu et su le faire ! – en prenant soin de diversifier les activités, avec un tissu de Pme-Pmi sur différents segments d'activité afin de mieux amortir les fluctuations et les éventuels chocs économiques. Je ne le dirai jamais assez : les entreprises sont bienvenues chez nous !

 

Voilà pourquoi je tiens à conserver, en mairie, un service municipal de l'action économique pour leur accueil et leur accompagnement.S'agissant de notre modèle financier, il repose sur un élargissement de nos recettes d'une part (avec de nouvelles entreprises et de nouveaux logements), mais aussi sur un service public à adapter et à rendre au coût le plus économe.

 

  • 2e idée : ici à Wattrelos, nous sommes intéressés à la vie des entreprises de la ville et à la vitalité de notre économie locale. En effet, les villes paient trois fois la facture de la crise : d'abord en raison de la hausse du chômage qui a accru les besoins sociaux, et donc les demandes d'aides en mairie ; ensuite parce que la crise a sévèrement impacté directement les recettes des collectivités (exemple : les droits de mutations perçus par la Ville sur les ventes de maisons et appartements à Wattrelos ont baissé de 700 000 euros en 2009...) ; enfin parce que l'Etat, vu ses finances, fait des économies sur le dos des collectivités locales, comme le souligne le gel de ses dotations pour trois ans. Bref, si 2009 fut une année difficile, 2010 ne le fut pas moins pour les collectivités comme pour nos entreprises, ici avec la disparition du tissage Jacquard (18 salariés) et la relocalisation, toujours aussi incompréhensible à mes yeux, de Johnson Screens dans une autre région.

 

  • 3. Mais nous gardons le cap dans la tempête. Car cette ville, ces habitants justifient que l'on garde la tête froide et le sens des responsabilités.

 

Alors, parce qu'il faut parfois « souffler sur les lueurs pour faire de la bonne lumière » comme écrivait René Charles, Wattrelos conserve son (bon) chemin.

 

Pour preuve, notre ville a enregistré l'an dernier 85 créations d'activités (pour 83 disparitions), 48 porteurs de projets ont été suivis par mon Service de l'action économique et 14 ont réussi à créer leur entreprise. Si on peut inciter des jeunes à créer, à devenir commerçants comme j'en ai rencontrés lors d'une visite de quartiers organisée dans le cadre de Décembre en Fêtes, c'est tant mieux !

 

Je cite d'ailleurs dans mon propos deux entreprises wattrelosiennes qui se sont distinguées récemment : Dinamo & Montaloups, atelier de décoration traditionnelle sur céramique, basée au Touquet Saint-Gérard, qui a décroché le marché de l'école de boulangerie traditionnelle française... à Tokyo, et Cap Nord, poissonnerie de centre-ville ouverte en 2009 et déjà récompensée par le 1er prix ainsi que le prix d'honneur régional catégorie commerce du concours annuel de la Boutique de gestion espace.

 

Pour 2011, de nombreux projets d'investissements sont prévus dans nos parcs d'activités, dans le parc du Beck par exemple, les implantations :

 

  • de Pôle Emploi Wattrelos-Leers sur 4 113 m² (29 salariés) ;

  • de Somatec, spécialiste de traitement et de nettoyage de surfaces industrielles, sur 2 172 m² (3 salariés) ;

  • de Fox Truccking (société de transports spécialisés) avec 10 salariés + 1 société de négoce en poids lourds avec 3 salariés + 1 location de cellules de 400 m² à des artisans, le tout sur 7 520 m² ;

  • de CMP Bâtiment, entreprise générale de bâtiment ;

  • de CTL, sur 2 152 m², chaudronnerie tuyauterie lyssoise, 8 salariés ;

  • par Spie Batignolles de 4 bâtiments industriels ou logistiques avec et sans show room, sur 22 600 m². Il y aura aussi la fin de la rénovation de la ferme Truffaut avec un projet d’implantation de deux mini-crèches (16 enfants) sur 250 m² et une perspective de 12 salariés.

 

A l'Avelin, une parcelle reste à commercialiser pour laquelle une opportunité sérieuse d'entreprises de spectacles est examinée.

 

Au Winhoute, deux projets sont en concurrence.

 

A la Martinoire, le projet d'implantation d'une entreprise de restauration rapide refait surface, tandis que DSV termine la construction de son deuxième bâtiment (fin des travaux prévue pour le printemps), que Thiriez Literie va doubler son bâtiment et sa capacité de production et que La Redoute conforte son implantation (voir article ci-dessus).

 

A mes yeux, 2011 sera marquée par quatre urgences économiques :

 

  • l'aboutissement du dossier du supermarché de Beaulieu en cœur de quartier : deux projets, l'un de 500 m2, l'autre de 900 m2, sont en concurrence : la préférence de la Ville va clairement à celui qui propose le plus de surface, et donc le plus de produits aux habitants. Les négociations se poursuivent et se concluront dans un futur très proche ;

 

  • l'attente de la confirmation du début de la réalisation de la liaison Habitat-Travail avec ce premier barreau routier très attendu à la Martinoire pour les camions de La Redoute et de DSV, mais aussi pour la régulation du trafic en général ;

 

  • l'avancée du dossier de nos friches industrielles car 2011 sera l'année des friches wattrelosiennes : pour La Lainière et le Peignage Amédée, une étude pré-opérationnelle va être lancée en juin 2011 en vue de la constitution d’une Zac d’ici mi-2012 et un démarrage des travaux à la rentrée 2013 ; pour le Saint-Liévin où une étude pré-opérationnelle va être lancée par la Communauté urbaine en 2011 pour déterminer les divers aménagements à apporter au périmètre de requalification du centre-ville dans le cadre d’une Zac, tandis que parallèlement, une étude de faisabilité et de rentabilité d’implantation d’une cité du cinéma, en complément des studios de l’Union, est en cours ; pour le Sartel où deux zones d’aménagement sont retenues pour un village d’artisans avec construction d’un produit mixte habitat/atelier dont le montage juridique s'affine, et une zone d’activités traditionnelles en lots libres. Le permis d’aménager devrait être déposé en février 2011.

 

  • la reconfiguration de nos instruments pour l'emploi, notamment pour nos jeunes qui sont les premières victimes de la crise. Nous réfléchissons de surcroît à la création d'un club d'entreprises, qui permettrait de mieux mailler notre tissu économique, de mieux faire circuler l'information et de faciliter l'émergence de projets.

 

Voilà un tour d'horizon assez complet de la situation économique de notre ville en ce début d'année 2011. Je suis de ceux qui pensent, pour reprendre un proverbe, « qu'on ne subit pas l'avenir ; on le fait » car je suis un pragmatique, pas un idéologue. Mon obsession est de bâtir des conditions d'accueil donnant envie aux entreprises de devenir wattrelosiennes ou d'accroître leurs capacités de production : dans tous les cas, les dividendes se mesurent en emplois disponibles et donc en avenir durable pour nos concitoyens.

 

Bonne année 2011, pour notre économie et pour nos emplois.

 

 

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 10:27

ASTERIX.jpgLa Gaule, quand on est un maire moustachu, on ne peut qu’aller la saluer ! C’est ce que j’ai fait hier soir en présidant la remise des prix de mes amis pêcheurs de la Gaule wattrelosienne, que conduit Constant Guinet, et la soirée qu’ils organisaient se déroulait d’évidence dans la bonne humeur et la décontraction. Ce qui ne m’a pas empêché de féliciter Martial Dubois, vainqueur performant des compétitions.

 

A l’assemblée générale de l’association des Cinq Quartiers, au Plouys, à Wattrelos, la bonne humeur était également de mise dimanche matin (mais peut-il en être autrement dans une équipe présidée par Michèle Coquelle ?) comme il y en avait au banquet traditionnel de l’association des Paralysés de France, le midi, à Lys-lez-Lannoy.

  Ph1du16ja11-copie-1.jpg

C’est donc dans une lignée sympa que s’est inscrit le gala de Nordsud au CSE tout l’après-midi. D’abord avec ses jeunes chanteurs, la pépinière de l’association Nordsud a enchanté la salle. Avec le tout jeune Clément, 12 ans, qui a livré une émouvante interprétation de Puisque tu pars (J.-J. Goldman) ; émotion plus forte encore devant le talent d’Aymeric, un jeune non-voyant à la voix chaude qui nous convainc de Vivre pour le meilleur, juste avant une reprise de P. Bruel (Combien de murs). Daniela aura livré ensuite une magnifique interprétation des tubes de Sheila (yeah !), avant qu’Adeline et Fanny nous ravissent de leurs voix et concluent en chantant ensemble Toi, tu es mon autre.

 

Mais avec Nordsud, le charme est aussi dans les surprises de Jean-Pierre, Ph2du16ja11.jpgson président. Or, lui et moi sommes les deux fans (sommes-nous vraiment les seuls ? J’en doute !) de Pascal Fontaine ! Pour ses compétences à la table de mixage des sons et des lumières ? Pas seulement. Pour ses talents de chanteur aussi. Un pari fou… passer de l’ombre à la lumière, de la technique à la scène. Faut voir ! Il l’a fait, et très bien même, le bougre ! Que du bonheur que ses deux chansons (d’amour bien sûr) interprétées de sa bien belle voix chaude… Que de talents parmi mes agents municipaux ! Pascal mérite d’être encouragé et soutenu.

 

Comme je l’ai fait en son temps pour l’ineffable Christian, truculent et imaginatif compère de mes Copés in Deux. Ceux-là nous ont régalé d’un festival plus d’une heure durant ensuite. Lever de rideau sur une nouveauté : Min tcheur y buque toudis Wattrelos ! On se souviendra de Francis (le spécialiste des chansons frot-frot), en remake de Jean Ferrat, avec Que c’est biau la vie ou qui est un Bertoneux, Rouspeteux, et vieux grincheux sur l’air de la Poupée de cire, poupée de son de France Gall.

  Ph3du16ja11.jpg

On rira de la sublime leçon de solfège de Christian et Valentin, où ce dernier apprend la guitare… avec une flûte ! On plaindrait presque Jacques des affres de sa croisière sur Méditerranée, une croisière bizarre qui lui fera définitivement préférer le canal de Roubaix. Ph4du16ja11.jpgMais on rit aux éclats lorsque, avec sa chemise bleue et sa perruque blonde, il devient un irréel Johnny, pour une idole des jeunes qui devient : Les gins m’appelen’t l’branquignol !

 

On sourit du talent de Jonathan, devenu Jojo l’prince des minteux, sur l’air de prince Aladin de Walt Disney. Et on casserait presque les fauteuils avec une désopilante réunion de chantier d’un Valentin décidément bien inspiré.

 

Si la salle du CSE fut comble cet après-midi, elle fut aussi et surtout comblée, de ces presque cinq heures de show. Heureusement que je m’étais sauvé pour aller grignoter, dans l’après-midi, une sympathique galette des rois auprès de l’équipe, tout aussi sympathique ; du cercle Saint-Marcel à Beaulieu. Au fait, bientôt, le mois prochain, le nouveau spectacle des Trois Cinq…

 

 

 

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 08:07

blog-foot2011.jpgA mes yeux, l'exposition que proposent Joël Nawrocki, secrétaire de l'association du musée, et Michel Depoortère, deux passionnés, au musée des arts et traditions populaire en ce moment n'est pas seulement une exposition consacrée au football.

 

C'est aussi l'histoire de nos quartiers, de nos entreprises, de nos habitants ; ce sont aussi des souvenirs de jeunesse. Je l'atteste : enfant, j'habitais à quelques centaines de mètres du terrain du Beck et la vie du quartier était rythmée par les compétitions. Je revois encore, il y a 45 ans, mon père bondir du fauteuil, un dimanche après-midi, parce qu'il avait entendu des clameurs dans le stade. « Je vais jeter un oeil et je reviens... » avait-il dit à ma mère. Lorsqu'il est revenu, il faisait nuit et j'étais couché ! C'est que les matches du Sporting duraient longtemps...

 

Nos équipes de foot, c'étaient également les supporters, nombreux, et bien sûr les sièges des supporters : les bistrots ! Et dans ces bistrots, le derby entre le Sporting et l'U.S., c'était l'événement de l'année ! On préparait la rencontre, on faisait le match avant qu'il ne soit joué, on prenait des paris puis après, on refaisait le match, on fêtait la victoire ou on essayait d'oublier la défaite...

 

Toutes ces tranches de vie sont implicitement consignées sur les panneaux préparés par Joël et Michel, qui ne sont pas originaires de Wattrelos mais méritent le brevet de Grands Wattrelosiens que je leur décerne volontiers. C'est un superbe travail qu'ils ont réalisé là – en collaboration avec l'équipe du musée et des archives municipales – et l'évocation de grands noms liés à nos clubs (Albert Debergue, Michel Watteau qui fut sans conteste le plus doué de nos footballeurs wattrelosiens, Jean-Yves Blieck, Roger Nys, Marcel Duhamel, René Plovie bien sûr, et tant d'autres comme les fils Jubaru, de l'estaminet bien connu du quartier, le fils du boulanger Destriez ou le père et le fils Duponchel, nos boucher et garagiste locaux...), les maillots, les drapeaux, les fanions, les assiettes, les articles de journaux, les photos d'équipes qu'ils ont rassemblés représentent un joli pan de notre patrimoine commun, nous, les Wattrelosiens.

 

Alors merci pour cette boîte à souvenirs, cet « immense album où l'on reconnaîtra un coéquipier, un membre de la famille, un voisin, un camarade... » comme le souligne à juste titre Joël. Moi, j'y ai rencontré une grande, une très grande partie de mon enfance et de mon adolescence, même si je n'ai jamais moi-même été un footeux...

 

A découvrir jusqu'au 30 mars au musée (entrée libre) : n'hésitez pas !

 

 

 

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 11:21

Quoi de plus naturel que de souhaiter des vœux de bonne santé dans un établissement hospitalier ?

 

Ce soir, c'est précisément ce que je fais à tous les membres du centre hospitalier de Wattrelos et aux personnalités invitées (notamment la directrice et le directeur des CH de Roubaix et de Tourcoing) après avoir écouté les allocutions du docteur Anne Duquesnois, vice-présidente de la commission médicale d'établissement (qui s'exprime en cette occasion, au nom du docteur Deleporte, président de la CME, retenu), et Jean-Pierre Marquillie, directeur du CH Wattrelos dont c'est la dernière cérémonie de vœux puisqu'il fera valoir ses droits à la retraite cette année.

  voeuxhopital1-copie-1.jpg

Je le dis tout net : Jean-Pierre fut un partenaire loyal et constructif, un bon directeur, et je compte bien qu'il sera remplacé car l'hôpital de Wattrelos mérite un directeur de plein exercice ! Il mérite tout autant de continuer à jouer la carte de la proximité qui fait sa force, et je ne suis pas toujours convaincu par les tentations de recours à l'externalisation (je n'avais pas voté celle de la blanchisserie) car mes concitoyens, comme tous ceux qui fréquentent l'établissement, me louent ses qualités. Et parce que moi aussi, concerné par l'hospitalisation d'un proche, j'ai pu les apprécier, j'entends que notre hôpital puisse être conforté dans ses missions. C'est donc avec beaucoup de plaisir que je remets à J.-P. Marquillie une lettre du président de la commission des finances lui précisant qu'une subvention de 10 000 euros a pu être affectée par le Ministère du travail à l'achat d'une nouvelle ambulance ; je crois savoir en effet que le véhicule actuel n'est plus de première jeunesse et nécessite même un remplacement rapide...

 

Ce soir, je ne veux évoquer que ce chiffre-là, un chiffre heureux, passant volontairement sous silence d'autres chiffres qui fâchent ceux-là : ceux des comptes sociaux de la nation dont font partie les comptes de nos hôpitaux français... Si, pour la quatrième année consécutive, le CH Wattrelos parvient à équilibrer ses comptes, il n'en va manifestement pas de même pour l'Etat français avec les siens... Bref.

 

Non, ce soir, je ne veux parler que de qualité. Celle des soins dispensés dans l'établissement, je le disais – c'est une vraie chance pour Wattrelos ! La qualité de l'accueil, des repas, de la sociabilité en règle générale aussi : pour les plus démunis de nos concitoyens, pour tous ceux qui se perdent dans les formalités administratives, il y a une écoute, une attention, une compassion. Une vraie richesse humaine. La qualité enfin qui est reconnue par les autorités de santé, puisque le renouvellement de la certification semble en bonne voie. C'est mérité et, en tant que président du comité de surveillance de l'hôpital (qui s'appelait jusqu'à présent conseil d'administration – la vocation et la répartition des rôles au sein de la structure ont évolué l'an dernier mais je tiens intensément à rester le représentant les intérêts de la population à l'hôpital), je suis très fier du travail fourni par les équipes.

 

Je veux aussi me montrer vigilant sur la démarche territoire-santé qui vise à améliorer la coopération entre les différents hôpitaux de notre bassin de vie. Vigilant car coopération ne signifie pas dilution ni fusion ! Je comprends que les appareils médicaux soient coûteux et qu'il soit nécessaire de rationaliser les moyens, mais pas au détriment du service de proximité rendu aux Wattrelosiens !

 

J'insiste aussi sur le fait qu'en matière d'investissements, 2011 doit être décisive : le dossier des lits de soins de suite est prêt techniquement et financièrement, la subvention d'Etat est sacralisée... mais l'enveloppe dans laquelle elle se trouve était vide en fin d'année dernière ! Qu'à cela ne tienne, je relancerai la demande en ce début d'année et serai tenace. Quant au pavillon de retraite Saphir, le partenariat public-privé (qui s'est imposé comme la solution la plus réaliste) va permettre de débloquer le dossier : c'est une bonne nouvelle car notre population a droit à autre chose que le bâtiment actuel ! Enfin, la première pierre du nouveau bâtiment doit être posée cette année... tout comme celle du l'institut médico-éducatif pour polyhandicapés de l'association Handas : elle aurait dû l'être en décembre mais l'Agence régionale de santé a demandé à l'association des paralysés de France de réexaminer son projet. Je le dis avec force : il n'est pas question que le projet soit remis en cause. J'y suis attentif.voeuxhopital2-copie-1.jpg

 

Voici donc les perspectives pour l'année à venir de notre bon hôpital de Wattrelos, au service duquel des femmes et des hommes se donnent sans compter, à l'image des 8 médaillés du travail (5 d'argent et 3 de vermeil) que j'épingle et que je félicite à l'issue des discours, de même que les 8 agents ayant fait valoir leurs droits à la retraite. Félicitations à toutes et à tous, et bonne année 2011 à l'hôpital de Wattrelos !

 

 

 

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 21:12

neruda2011-copie-1.jpgL'an dernier, j'avais déjà été séduit par ces jeunes ayant accepté, au sein du collège Neruda, de jouer le rôle de médiateurs dans leur établissement. De quoi s'agit-il ? D'intervenir pour aider à régler les petits litiges entre élèves avant qu'ils ne dégénèrent, ou mettre en relation avec un adulte les copines et les copains ayant besoin d'aide ou d'écoute spécifique.

 

J'ai évoqué ce bel exemple d'engagement citoyen dans mon discours, lors de la récente cérémonie de vœux aux associations, samedi dernier, précisément axée sur cette jeunesse wattrelosienne qui réussit et que l'on peut citer en exemple.

 

A Neruda, il s'agit donc d'une deuxième promotion d'élèves - 4 filles, 6 garçons – qui a prêté serment « de neutralité et de confidentialité » en recevant très officiellement, solennellement même, dans le CDI du collège, un diplôme attestant qu'ils ont suivi avec succès une formation de 12 heures dispensée par l'association Concept Médiation présidée par le commissaire-divisionnaire Jacky Maréchal, et représentée sur place par le formateur lui-même, Jacques Leblanc.

 

Anne Le Guern, principal de l'établissement, et les parents présents peuvent être fiers de ces jeunes qui feront vivre à Neruda de belles valeurs : amitié, solidarité, sens de la justice, bienveillance, tolérance... Nul doute qu'ils seront très utiles à ce vivre ensemble qui m'est si cher, et que cet investissement personnel les aidera à grandir et à développer leur goût de l'engagement, voire une belle aptitude à la citoyenneté.

 

Là encore, je vois dans ces engagements de surcroît un démenti cinglant aux caricatures, aux discours parfois anti-jeunes entendus ici ou là et qui agacent. Ce soir, ces jeunes acceptent d'effectuer une tâche bénévole, ingrate mais ô combien enrichissante ; s'investir pour les autres, donner de soi et de son temps est toujours une démarche éducative utile. Je sais de quoi je parle, moi qui fus délégué de ma classe durant toutes mes années de collège... et qui passe encore une partie de mon temps, dans ma fonction de maire, à aider à régler désaccords, litiges, incompréhensions qui empoisonnent parfois l'existence de certains de mes concitoyens.

 

Alors bravo à nos jeunes, ils sont vraiment formidables ! Et merci pour leur engagement.

 

 

 

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