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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 18:04

L’actualité du week-end de Pâques ne se joue pas qu’à Rome mais aussi dans les divers tournois qui, ça et là, se déroulent dans nos villes.

 

Ces 30 et 31 mars, le Wattrelos football club organise ainsi son traditionnel tournoi aux terrains de foot du Crétinier. C’est toujours une belle aventure, avec des bénévoles très dévoués qui bossent dur tout le week-end pour servir boissons, crêpes, sandwiches pour le repas des guerriers, et surtout tous ces encadrants qui font que la compétition sportive puisse se tenir : on ne les remerciera jamais assez ! 12 équipes ont été en compétition pour les 13 ans, 12 aussi pour les 11 ans, tout cela encadré par un Jean-Pierre aussi intraitable que passionné pour et par ses gamins !

 

Je suis allé remettre les coupes avec mon adjoint, Francis Poissonnier. Vainqueur chez les U 13, Roubaix sports culture qui coiffe (aux tirs aux buts) l’USW en finale ; chez les U 11, c’est Hazebrouck qui l’emporte (cf. photos des 1ers prix).

 Tournoi-Paques-2013-WFC.jpgTournoi-Paques-2013-WFC_2.jpg

Challenge-maire-peche-2013.jpgAu même moment se tient au plan d’eau Verbrugghe du parc urbain la compétition entre nos pêcheurs ! C’est plus calme mais aussi disputé ! Et ils sont fiers de me dire que cette année, le challenge du maire a été gagné par… les pêcheurs municipaux ! Ah, ils sont fiers… quand je remets ce trophée à Viviane Courbot (cf. photo). Certes, il a fait bien froid, et bien des pêcheurs ont renoncé à la compétition du jour.

 

Mais que ce soit au foot ou à la pêche, ceux qui ont bravé la météo ont, d’après ce que j’ai vu et entendu, passé un bon moment.


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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 20:32

L’amour, ça s’écrit dans des livres, dans des lettres enflammées ; l’amour, ça se chante dans toutes les langues et sur tous les continents ; l’amour, surtout, ça se vit. Et ceux qui l’ont vécu et le vivent encore sont une superbe leçon de vie.

 

Ce matin, c’est le prélude de la réception des couples jubilaires qui aura lieu en mairie, comme c’est de tradition, ce prochain lundi de Pâques.

 

Aussi, je me rends, avec quelques élus – ceux du quartier où résident les couples concernés – au domicile de ces éternellement jeunes amoureux à qui leur état de santé ne permettra pas d’assister à la réception en mairie : ce n’est pas une raison pour les priver de ce moment solennel mais toujours plein d’affection où, après avoir offert un bouquet à la (toujours) jeune mariée, je leur relis leur acte de mariage de ce jour-là (qu’ils n’ont vraisemblablement pas écouté, trop pris alors par d’autres pensées…), leur offre une médaille (certains couples revendiquent fièrement la collection), avant que nous trinquions ensemble à leur passé, à leur santé et à leur avenir. A tous, j’ai posé la question qui me fait trembler : et si c’était à refaire ? Pour chacun des deux époux, ce fut un « oui » bien clair ! Je suis un maire officier d’état civil comblé !

IMG9198

 

Pour les noces d’or, une visite d’abord, chez Liliane et Roger, au Laboureur, qui se sont mariés le 26 avril 1963. C’est Alphonse Isabel, adjoint au maire de Wattrelos, qui les a mariés. Ils n’avaient pas 18 ans, une bien touchante histoire. Lui est de Lens, elle de Wattrelos ; où vivent-ils ? A Wattrelos !

 

IMG9208

 

 

Seconde visite ensuite, pour de superbes noces de saphir, chez Thérésa et Robert, à la Martinoire, qui se sont mariés à Wattrelos (c’est Albert Leman, adjoint qui y procéda) le 16 octobre 1948. Chez eux, c’est l’inverse du couple précédent. Elle est de Lens, lui de Wattrelos… mais ils vivent depuis toujours à Wattrelos. 65 ans de mariage ! Et un enthousiasme qui fait plaisir à voir. On s’est donné rendez-vous dans cinq ans…

 

IMG9214Enfin, la troisième visite, à la résidence Emeraude, je l’ai tant espérée depuis un an, j’ai tant rêvé qu’elle soit possible. A ce couple-là, j’avais aussi donné rendez-vous il y a dix ans. Et je sais qu’ils y tiennent. Alors ce fut avec une grande émotion que je relus l’acte de mariage, le 21 août 1953 à 15 h 10, à Wattrelos, de Jacqueline (fille de Marie et de Joseph !) et de Lucien. Ces derniers mois, la vie n’a pas été facile, chacun des élus et amis qui m’entourent le sait, mais quel bonheur lorsqu’à mon nouvel échange de consentements, ils me redisent « oui » l’un et l’autre, l’époux croyant même utile d’ajouter : « J’ai toudis bin aimé m’femme ! »… sous les applaudissements. Mes yeux sont embués mais je suis heureux. Car ce ménage, s’il a en 1953 été marié par Albert D’Hondt, maire de Wattrelos, reçoit ce matin 60 ans plus tard le maire… mais c’est leur fils !

 

Très, très bon anniversaire maman, papa ! Je vous aime.

      IMG9238

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 16:43

Je n’ai plus envie de polémiquer, j’ai déjà dit ce que je pensais de la forme et du fond des humeurs exprimées par manifestation et voies médiatiques de certains de mes policiers municipaux. Henri Gadaut, dont c’est la délégation, a rencontré des agents et délégués syndicaux pour dénouer l’écheveau des revendications, les clarifier et les hiérarchiser. Il m’en a rendu compte, et après analyse des services, une réponse a été élaborée.


Je viens de la faire parvenir à chaque policier municipal.

 

Pour lire ma réponse, cliquez ici.

 

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 14:15

ONM B. Sivery 2Créé par le général de Gaulle en 1963 pour « récompenser les mérites distingués », l’Ordre national du Mérite s’enrichit ce soir d’un nouveau chevalier, Bruno Sivéry, médecin-cardiologue bien connu du centre hospitalier de Wattrelos qui m’a fait l’honneur et l’amitié de me demander de lui remettre sa médaille devant un comité d’honneur prestigieux et des amis venus très nombreux dans la salle, comble, de restauration de l’hôpital.

Comme je l’avais déjà dit lors des vœux aux associations le 1er janvier 2009 en parlant de lui, Bruno Sivéry « n’est pas Wattrelosien de naissance ni de résidence mais sans jeu de mots, c’est clair, il l’est de cœur ! Il mériterait d’être Wattrelosien… ». C’est, comme chacun le sait, dans ma bouche le plus grand compliment que je puisse faire !

ONM-B-Sivery.jpg

Prenant la parole après Georges Ducrocq, qui a rappelé l’engagement associatif de l’impétrant, et le docteur Jean-Louis Dionnet pour la carrière médicale, j’ai choisi de formuler mon diagnostic sur Bruno Sivéry en trois H !

  • Le premier H, comme humain. C’est le qualificatif qui, spontanément, vient à l’esprit quand on parle aux gens de Bruno Sivéry. Médecin, il attache de l’importance et aime passionnément ce métier où l’essentiel, c’est l’homme ! Il se battra jusqu’au bout pour le patient,  et à ce métier, il donne des lettres de noblesse. Sans doute le plus connu des praticiens de l’hôpital de Wattrelos, il a toujours su résister aux sirènes des autres établissements pour rester dans son hôpital car il est « à taille humaine, à visage humain ». Cette passion commune pour notre petit hôpital de Wattrelos,  nous la partageons ô combien !
  • Le second H, comme honnête homme. Oui, celui du 18esiècle, l’homme éclairé, curieux de tout, des idées, des institutions, de l’Histoire (racines familiales ne peuvent mentir, avec un père, récemment disparu, professeur d’histoire médiévale !). L’homme a le souci des autres, de ce qui se passe dans les maisons : « 1 000 maisons, 1 000 misères » dit-il souvent. Acteur associatif, pilier du forum des associations (il y gonflait des ballons en forme de… cœur en février dernier !) et de la fête de la santé, avec Cœur et santé, il mène une action de prévention remarquable auprès des Wattrelosiens.
  • Le troisième H, c’est l’humour ! Je ne sais s’il connaît cette phrase : « L’humour et les blagues peuvent avoir un effet thérapeutique » mais lui, le rire, les éclats de rire, il pratique ! Et les blagues, les farces entre collègues, peut-être reste de son esprit potache de carabin, ça le connaît. La bonne humeur, il pratique et tant mieux pour ceux qui partagent sa table.

Oui, il y a un docteur Sivéry cardiologue de talent, respecté et sérieux ; et il y a un Mister Bruno, homme attachant, souriant, aimant la vie et le plaisir de vivre. Lui qui passe son temps à prolonger les vies, il a fait de l’humour une thérapie humaine, plagiant sans doute Wolinski : « L’humour est le plus court chemin d’un homme à un autre ».


Voilà pourquoi j’ai été très heureux de lui épingler cette médaille, reconnaissance de la République, « pour toutes les vies pour lesquelles, docteur, vous vous êtes battu, celles que vous avez sauvées, celles que vous avez prolongées, celles que vous avez servies parce que vous les avez aimées ! ».


Bravo Bruno !

 

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 10:48

Depute-Leo_1.jpgOui, ce matin, à l’école Léo-Lagrange de Wattrelos, dans la classe de CM2 de Delphine Gravez, directrice de l’école, on a fait de la politique, au sens propre du terme, puisque comme je le disais en réponse à la petite Inès, la politique, c’est la vie de la cité, c’est s’intéresser à la vie de tous les jours. Et la politique, c’est noble, c’est s’intéresser aux autres, être utile aux autres. Cela n’a rien à voir avec les petites phrases et les joutes politiciennes auxquelles bien trop de Français pensent lorsqu’ils parlent de la politique.


Depute-Leo_2.jpgC’est cette école que j’ai choisie cette année pour participer au Parlement des Enfants. Le samedi 8 juin, dans l’hémicycle, c’est un jeune Wattrelosien, Lyam Oumedjebeur (ou son suppléant, Walid Felli) qui siégera à ma place.


Cette année, les enfants doivent rédiger une proposition de loi sur le thème Liberté, égalité, fraternité et poser deux questions écrites, l’une au ministre de l’éducation, l’autre au président de l’Assemblée nationale. Ces exercices permettent aux élèves de se familiariser avec les institutions et la vie politique française.


Avec eux, ce matin, nous avons donc d’abord échangé autour de leur proposition écrite par l’ensemble de la classe. Les élèves de Léo-Lagrange ont choisi de suggérer la création d’un lieu d’éducation commun dans les hôpitaux pour les enfants malades. Pourquoi ce choix ? Pour que les enfants hospitalisés oublient un temps leurs problèmes et ne soient pas isolés afin de mieux poursuivre leur scolarité, même en dehors de l’école… Si jeunes, ces élèves de Léo Lagrange, ont d’abord le souci des autres ; bel esprit de solidarité…


S’ensuivit un traditionnel jeu de questions-réponses. La première (« Pourquoi avoir souhaité devenir député ? ») est celle où j’aurai répondu le plus longuement sans doute, car on est au cœur de ce à quoi sert un député. Pour trois raisons expliquai-je : pour aider ma ville, Wattrelos (parce qu’un député est l’élu d’un territoire) ; pour changer la politique nationale (on était en 1997, et je voulais faire gagner la Gauche, avec Lionel Jospin) ; parce que mes amis et camarades politiques pensaient que je pouvais gagner (ce qui s’est effectivement passé !).


Après, tous ces petits citoyens, curieux et bien informés, ont poursuivi cette discussion sur mes mandats de député et de maire, mes convictions politiques… Oui, je suis toujours socialiste et pas seulement dans l’âme, et le député est l’indispensable appui du maire pour défendre au mieux, et au plus haut possible, les intérêts de ma ville ! Quitte à passer des nuits dans l’hémicycle ou dans mon bureau (j’ai même une fois dormi par terre) ou à enchaîner les allers-retours entre Paris et Wattrelos. Et si un jour je devais choisir, c’est bien sûr vers Wattrelos qu’irait ma préférence ! Mon objectif n’est pas de devenir président de l’Assemblée nationale ou ministre mais de servir, d’être utile. Mon émotion la plus forte ? Mon premier vote, mon premier texte, en 1997 avec les emplois-jeunes. Le député, c’est un peu tout ça : participer à l’élaboration de la loi, au contrôle du Gouvernement mais c’est surtout – et principalement à mes yeux – un ancrage sur un territoire, pour défendre ledit territoire et ses habitants !


Depute-Leo_3.jpgVoilà une première rencontre bien agréable et bien instructive. Eux, je ne sais pas, mais moi, à chaque fois, j’ai toujours un peu le trac : les enfants ont parfois de ces questions… qu’on ne voit pas arriver ! Tout cela aura finalement duré plus d’une heure et demie, et ce moment d’éducation civique, nous nous sommes juré de le poursuivre avec toute la classe dans l’hémicycle du Palais Bourbon. Rendez-vous à Paris le vendredi 3 mai prochain…

 

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 15:19

Le rire après le drame. Après l’incendie qui a détruit tout le cercle Saint-Marcel à quelques jours à peine de la présentation de leur nouveau spectacle, il fallait que la troupe des 3/5 de Beaulieu joue ! Je lui avais demandé avec insistance lors de la réception en mairie qui a suivi la fête des associations ! Il fallait exorciser, dépasser le désarroi de l’incendie. Le désespoir ne passera pas par les 3/5, non mais !

Atout Coeur 2Atout Coeur 4Atout Coeur 3

Alors, ils ont joué. Pour quatre représentations, à la MEP. Franchement, cela aurait été dommage de s’en priver… C’eut été une perte brute car vraiment, cette année, leur pièce c’est du lourd côté comédie. On rit, et de très bon cœur !

 

Le cœur, justement, c’est de lui dont il est question. Celui des âmes en peine, les cœurs solitaires en quête de ce qui manque à leur vie… pour des raisons diverses ! L’action se tient dans une agence de rencontres où l’on croise : une démonstratrice (Chantal), passionnée par ses casseroles (qu’elle vend)… qui finira en lapin ; un fonctionnaire du Fisc (extraordinaire Michel G., par ailleurs responsable des décors) qui cherche, lui, l’amour et le trouvera une fois déguisé en Jésus (un miracle ?) ; un diplomate venu chercher une compagne sud-américaine et qui, plutôt Aramis que d’Artagnan (ah, l’élégance de Bernard !) est séduit par le cou(p) de Belzébuth (Henri) ; un Paulo (Michel D.), garagiste plus vrai que nature qui, après maints échecs, découvrira que c’est en squelette qu’il saura séduire Betty Boop (Marie-Thérèse)… Vous n’avez pas suivi ? Normal, faut aller voir la pièce !

 

Atout-Coeur.jpg

Et L’Atout Cœur est une agence miraculeuse où la patronne, Martine, une brunette redoutée et peu appréciée de ses proches, complète son book de candidats à proposer en puisant dans ses collaborateurs, ce qui n’est pas sans conséquences. Ainsi, si Isabelle se mue talentueusement en vamp' Jessica (un rôle de composition !), et que le ménage entre Amandine et Johan connaît des tensions, l’explosion finale vient de Chantal, la femme de ménage, que sa Direction veut transformer en brésilienne femme de diplomate ! Sauf que Mercedès a plus d’atours dans son sac que sa patronne ne le pense, et à l’arrivée, les élus ne seront pas ceux que Martine voulait…

 

Quel délire, quel plaisir, que de rires… Bravo à Manu (Emmanuel Fauvarque) et à son équipe. Tenez bon le cap, continuez ! Nos zygomatiques, à Wattrelos, ont besoin de vous et de vos talents.

 

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 13:44

textil1.jpgCe n’est pas à un rendez-vous avec la nostalgie mais avec l’Histoire qu’offre l’association des Amis de la Lainière (que préside Georges Dubois) le Mat Pop et l’Office de tourisme, à la salle des fêtes Jean-Jaurès.

Le textile a en effet façonné des générations entières dans notre métropole, qu’il s’agisse de l’industrie lainière à Wattrelos, Roubaix, Tourcoing, ou cotonnière à Lille ou Armentières. Et c’est au textile (dans tous ses états, pour en reprendre le titre) qu’est consacrée cette exposition regroupant photos, objets divers, cartes, publicités… sans oublier la reconstitution plus vraie que nature d’un magasin Pingouin, avec les bobines de laine de couleur dans les casiers comme autrefois ! Point de nostalgie ici disais-je, car on se rappelle aussi que la vie dans les ateliers était dure. Ce passé n’a nul besoin d’être enjolivé, alors qu’il aura été celui de la sueur et du sang de tant et tant de nos anciens.

textil2.jpg
Reste que le textile fut aussi une manière de vivre autour de l’usine : magasins, crèche, clubs sportifs (le plus célèbre d’entre eux : le CORT) et même construction de lotissements complets comme la cité Amédée-Prouvost à la Martinoire, centres sociaux et Maisons de l’Enfance ont accompagné l’essor de cette industrie. Même les écoles : je me souviens que l’école Jeanne d’Arc, où j’étais scolarisé, était baptisée
école Leclerc-Dupire !

Je suis pour ma part un ardent défenseur de ce que fut ce passé, notre passé. On lui doit tous d’être ce que nous sommes. Il faut donc faire œuvre de pédagogie, conserver le patrimoine qui peut l’être. Voilà pourquoi j’ai tout fait pour que ne soit pas rasé le dernier bâtiment de La Lainière car s’il disparaissait, que resterait-il à Wattrelos de nos châteaux d’industrie : le Peignage Amédée, le Sartel, demain Saint-Liévin ont été ou seront rasés. De fait, ils ne présentaient pas d’identité architecturale majeure, ou à tout le moins, moindre que celle de ces tours de La Lainière ; de surcroît, la Lainière était la plus grosse entreprise de notre ville. Alors oui, je crois qu’il faut tout faire pour sauver ça et préserver aussi la mémoire, notre mémoire, car notre passé, c’est notre vie, c’est nous-mêmes. Jamais nous ne devons renoncer à construire des ponts entre les époques. Par exemple,  tout ce qui est présenté ici ce matin mérite d’être présenté pendant des années encore à ceux qui, lorsqu’ils viendront sur le site de La Lainière plus tard, doivent savoir ce qui s’est fait icipendant tout le XXe siècle !

Car le textile est notre histoire, notre fierté, notre passé et même notre avenir, à l’image du CETI (je salue André Bernaert son président, présent ce midi)… mais sous une forme différente, innovante et très technique.

N’hésitez donc pas à fréquenter cette exposition qui sera visitée par les enfants de nos écoles en semaine, et visible par tout un chacun les samedi 6 et dimanche 7 avril de 10 h à 17 h salle Jean-Jaurès, 51 rue Jean-Jaurès. Entrée libre.


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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 17:00

FNACA 19 mars 2013Wattrelos a toujours commémoré le 19 mars 1962, jour de la proclamation du cessez-le-feu en Algérie, au lendemain des accords d'Evian. La loi du 6 décembre 2012 a reconnu officiellement le 19 mars comme journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc.

 

Ce jour-là, en effet, bien des appelés, bien des fils de Roubaix ou de Wattrelos se sont dits : « C'est fini ! », ont pensé qu'enfin, bientôt ils rentreraient au pays, retrouveraient leur famille. Ce jour-là aussi, ils ont pensé à tous leurs copains qui eux, ne rentreraient pas. Ce conflit est, chacun le sait, l'un des plus douloureux que la France ait connu. Aujourd'hui encore, les plaies sont encore vives, ici bien sûr, mais aussi de part et d'autre de la Méditerranée.

 

C'est donc dans l'émotion qu'élus et sociétés patriotiques se sont recueillis ce matin aux monuments aux morts des cimetières du Crétinier et du Centre. A mes côtés, le président de la Fraternelle, Ferdinand Claies, mais aussi bien des combattants, ont écouté avec émotion le message de la FNACA, lu par M. Delanslays, et celui de Kader Arif, ministre délégué aux anciens combattants, que j'ai lu au cimetière du Centre.

 

Le ministre y rappelle que « la France rend hommage à toutes les victimes. A ces jeunes engagés ou appelés, projetés brutalement dans la guerre. Beaucoup y perdirent la vie. Les autres en revinrent marqués, dans leur chair et plus encore dans leur esprit. » Sans oublier que le 19 mars ne signera malheureusement pas la fin des drames et des horreurs.

 

Kader Arif estime que « C'est désormais une mémoire apaisée qui doit être recherchée », espérant que les jeunes soient « demain les porteurs de notre mémoire réconciliée, entre Français d'abord, entre Français et Algériens également. »

 

Si j'ai déposé une gerbe au nom de la Ville de Wattrelos, au pied du monument, c'est Edith Marchal qui déposa celle de la FNACA ; l'émotion fut forte lorsqu'elle y ajouta une rose rouge en souvenir de son époux, ancien président, André Marchal, récemment disparu. Nous pensons aussi aujourd'hui à lui avec affection.

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 18:33

Coope-transfrontaliere_drapeaux.jpgCoopé transfrontalière signatureCe matin, je suis à l’Hôtel de ville de Tournai où je participe à la réunion de travail, puis à la signature officielle du nouveau accord franco-belge relatif à la coopération transfrontalière en matière policière et douanière, par Manuel Valls, ministre de l’intérieur français, et son homologue belge, Joëlle Milquet.

 

Après l’accord de Tournai du 5 mars 2001, ce nouvel accord (Tournai 2, comme le dit Manuel Valls) vise à améliorer la sécurité transfrontalière entre les deux pays. Rappelons que la frontière franco-belge a 250 points de passage carrossés ! L’ensemble des « acteurs locaux de la coopération » s’est mobilisé pour améliorer la coopération au niveau opérationnel, et propose des dispositions novatrices.

 

Coope-transfrontaliere-Tournai-2.JPGPour l’heure, la coopération transfrontalière s’opère à deux niveaux. D’abord, le Comité stratégique qui évalue la coopération. Ensuite, le groupe de travail opérationnel, GTO, avec des groupes thématiques.

 

Côté actions, le levier est le CCPD, commissariat commun police-douanes. Echanges d’information, patrouilles mixtes le long de la frontière (87 en 2012), modes de communication, formation des policiers, détachement temporaire d’agents de liaison sont autant d’actions concrètes.

 

Le nouvel accord procède à une modification des périmètres géographiques (et inclut Pas-de-Calais et Somme), clarifie les compétences du CCPD, précise les conditions de travail ou du demi-tour administratif, traite de la situation d’urgence en cas d’accident ou pour porter secours, et en flagrant délit donne à tout fonctionnaire la possibilité d’agir.

794.jpg

 

Le CCPD renforcera ses analyses ; les équipes communes d’enquête doivent être développées, ainsi que les groupes de renseignements et d’enquêtes, les patrouilles mixtes et les contrôles coordonnés, et les plans de recherche communs (avec des fréquences communes, une doctrine commune des centres de commandement, et une synchronisation des moyens aériens de recherche).

 

Coopé transfrontalièreCet accord est très encourageant, et avec mes voisins et amis, Alfred  Gadenne, bourgmestre de Mouscron, et Rudy Demotte, bourgmestre de Tournai, ministre-président de la Région wallonne (cf. photo), nous nous en félicitons car nous le souhaitions ardemment.

 

Reste maintenant à lui faire franchir l’étape des Parlements respectifs. Nul doute que mon collègue Philip Cordery, député des Français du Benelux, s’y emploiera à l’Assemblée : j’y veillerai également. Il faut qu’il soit ratifié, et vite ! Ici, à la frontière, nos policiers en ont besoin… Car comme le dit Manuel Valls : « Nous sommes attendus sur des résultats » !

Coope-transfrontaliere_avec-E-Valls.jpg

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 17:05

Présent ce lundi dans le Nord, Manuel Valls, ministre de l’intérieur, n’a évidemment pas manqué de s’excuser auprès de moi, et au-delà de ma personne, auprès des militants et sympathisants auxquels il n’a pu rendre visite, comme c’était prévu, hier à la Fête de la Rose de Wattrelos.

 

Ces « excuses les plus sincères », le Ministre y tient car, comme il l’écrit dans le courrier qu’il me demande de communiquer, ce « rendez-vous était prévu de longue date » à mon initiative.

 

Or, « l’intensité de la cérémonie, la rencontre entre le Président de la République et les familles des victimes du terrorisme », à laquelle il devait assister comme ministre de l’Intérieur, « et le retard pris » ont rendu impossible qu’il monte dans le vol Toulouse-Lesquin programmé !

 

Ce sont les impondérables de la vie publique et politique, et les contreparties des responsabilités exercées. L’instant de déception passé, qui peut en faire reproche à Manuel ? D’autant qu’il n’a pas, comme il le rappelle lui-même dans son courrier, la réputation de ne pas « honorer ses engagements ». Au contraire, il est un homme d’honneur et de fidélité.

 

Aussi, quand il écrit à la main, en conclusion de son courrier, « à bientôt à Wattrelos », les Wattrelosiens peuvent avoir de bonnes raisons de penser que le rendez-vous manqué de dimanche restera un rendez-vous seulement reporté.

 

Pour lire la lettre que m’a remise Manuel Valls ce midi, cliquez ici.

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