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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 04:00

img0488.jpegEn matière de logements, les engagements municipaux, lors de la campagne du printemps 2014, ont été exprimés clairement : ils sont quantitatifs, puisqu'il s'agit de construire 1000 logements supplémentaires durant le mandat (c'est la ligne stratégique) ; ils sont qualitatifs, puisqu'il est aussi question d'utiliser les instruments disponibles pour améliorer la qualité des logements, tels le PMRQAD (avec une OPAH) au Crétinier, le renouvellement urbain à Beaulieu (qu'il faut terminer), et surtout la perspective d'un prochain ANRU 2 sur le secteur des Villas-Couteaux.

 

Concrètement, les chantiers, cet été, s'ordonnancent selon trois types d'actions municipales. D'abord le renouvellement urbain bien sûr : Beaulieu se poursuit, avec les programmes en cours (Côté campagne : 54 logements, et Doumer : 10 maisons) ou à venir (Les rives de l'esplanade : 15 collectifs). Ensuite, les constructions qui visent à conforter la diversité et la qualité des logements sur le territoire wattrelosien, tels le programme La Sapinière au Touquet (31 maisons), Vesta Promotion (46 logements) au Laboureur, SIA rue Jules Guesde (60 logements), ou encore Hoste-Couteau (18 logements) au Laboureur, lequel s'intègre dans un vaste réaménagement du quartier avec nouvel agencement des espaces publics et des parkings et réfection des voiries du pôle Hoste-Couteau-Dewaele (photos ci-dessous).

 

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img0479.jpegCe dernier chantier est particulièrement emblématique. Car avec mon équipe, je l'ai initié en … 2001 ! Et les travaux ne sont en cours qu'en 2014 ! Que de réunions, que de procédures, que de complications, que d'interlocuteurs à convaincre… Les difficultés viennent de la conjonction de deux raisons : la présence d'une friche industrielle, une fonderie, avec ses pollutions de sols inhérentes ; le changement de politique de l'Etat en 2002, qui a supprimé le Laboureur des quartiers prioritaires de la politique de la ville, alors que j'en avais obtenu l'inscription sur cette liste précédemment sous le gouvernement Jospin ! Or, si le quartier n'est plus prioritaire, plus de subventions de l'Etat, pas de crédits de droit commun et donc… pas de réalisation ! J'ai pu réenclencher la mécanique en faisant de ce programme, en 2006, un des sites associés de la rénovation urbaine de Beaulieu, ce qui a permis de remettre les partenaires autour de la table et… d'aboutir enfin !

 

Voilà donc le programme enfin en cours de réalisation ! Vilogia y construit une résidence de 15 logements collectifs locatifs (4 T2, 9 T3, 2 T4) et 5 logements individuels (T4), qui seront livrés au second trimestre 2015. Cela s'intègre dans une restructuration de tout ce cœur de quartier jusqu'alors enclavé. Trottoirs, voiries sont en cours de réfection, bientôt les parkings vont être réalisés. C'est sûr, tout cela fait de la poussière, mais cela vaut la coup, comme me le disent les habitants que j'ai croisés pendant ma visite de ce chantier vendredi dernier.

 

Le troisième axe de notre action municipale pour le logement, c'est bien entendu notre participation à l'Union (il y aura, dans sa partie wattrelosienne, de nouveaux logements), mais surtout le dossier du centre-ville (1000 nouveaux logements, dont 100 en résidence-service pour nos aînés), à partir de la friche Saint-Liévin. Un vaste chantier (2014-2026), mais s'agissant de la préparation technique, administrative, juridique, financière et politique, c'est cet été que tout cela se fait !

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 04:28

img0342.jpegAprès la rénovation complète de l’école Brossolette (2012), et l’extension de la maternelle Marie-Curie par un bâtiment modulable de 350 m2, mais aussi le réaménagement, la mise en peinture de l’école maternelle existante et la réfection du réseau de distribution de chauffage (2013), c’est au tour de l’élémentaire Pierre-Curie de bénéficier de quelques travaux d’aménagement. Plus exactement : d’une deuxième phase.

 

On se souvient en effet qu’en 2011, dans cette école, la Ville avait procédé à la construction dans la cour, le long des classes, d’un préau de 143 m2 avec charpente métallique et toiture translucide, à la reconfiguration des bureaux de la communauté enseignante, au déplacement de l'entrée des enseignants et du personnel de service, à la rénovation d’une partie de la cour de récré, et pris des mesures de mise en accessibilité pour les personnes handicapées.

 

Pour résumer, il reste :

  • à remplacer l’ensemble des menuiseries pour économiser l’énergie ;
  • à améliorer encore l’accès aux personnes à mobilité réduite par le remplacement des menuiseries justement, mais aussi par la création de toilettes adaptées.

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img0388.jpegC’est actuellement le cas, comme je le constate ce matin en visitant le chantier : toutes les pièces de l’école sont concernées ; certaines sont terminées, d’autres sont en cours de rénovation. Une chose est sûre : le bâtiment sera beaucoup mieux isolé qu’il ne l’était, avec ces panneaux de laine de verre et ces épais placos de 25 que les ouvriers sont actuellement en train de poser. Il prend aussi des allures plus modernes. Tant mieux pour les élèves, l’équipe pédagogique, le personnel et les parents !

 

Les travaux n’ont pas de retard et seront terminés pour la rentrée des classes. Coût : 276 000 euros TTC (subvention de 50 % de l’ANRU + dossier de demande de subvention au titre du fonds départemental pour l’aménagement du Nord, le FDAN, déposé auprès du Conseil général).

 

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 17:20

Chantiers-2014-photo-283-2.jpegL’été est rarement anodin car, pour la Ville, il permet de préparer les dossiers, de lancer des procédures et aussi de prendre des décisions. A ce titre, malgré l’apparente quiétude estivale, l’été 2014 est important à Wattrelos pour trois raisons.

 

D’abord parce qu’il est le premier été du nouveau mandat : le temps des élections (municipales, communautaires) est derrière nous et les exécutifs sont en place, ici, dans les communes alentour et à LMCU. Nos engagements se mettent en œuvre. Avec nos nouveaux partenaires (Roubaix, Tourcoing, LMCU), nous apprenons à nous connaître, à nous respecter et surtout, nous cherchons à défendre les priorités communes à nos populations. C’est le cas pour nos hôpitaux par exemple, dossier d’intérêt intercommunal au sujet duquel, d’évidence, mes messages ont été entendus. C’est aussi le cas à la Communauté urbaine où la gestion étant par nature consensuelle, la gouvernance des politiques est modifiée, tant sur les hommes qui les gèrent que sur le fond.

 

Chantiers-2014-photo-283-3.jpegCet été est aussi important parce qu’il marque le temps d’une nouvelle hiérarchisation nécessaire des choix d’investissement pour toutes les collectivités territoriales, impactées par le nécessaire redressement des finances publiques nationales. Nous sommes tous dépendants des dotations d’Etat ; or, celles-ci baissent et vont nettement baisser en 2015 et 2016. Moins de dotations, c’est moins de recettes et donc moins d’épargne, moins d’autofinancement… et moins d’investissement, sauf à recourir à l’emprunt, solution facile dont je ne veux pas car je tiens à stabiliser notre stock de dette et ainsi préserver notre structure financière. J’avais dit durant la compagne des municipales que l’argent serait rare ; cela se confirme. Il ne faut pas, pour autant, sacrifier les intérêts de notre population ; donc il faut défendre les projets importants. Ici, au Département ou à la Communauté, la politique d’investissements ne peut qu’être adaptée, et si nos partenaires ont des choix à faire dans leurs investissements, autant qu’ils fassent ceux prévus à Wattrelos !

 

Enfin, l’été 2014 va être un été décisif pour des dossiers majeurs à Wattrelos : la ZAC du centre-ville, la liaison Tourcoing-Beaulieu (habitat-travail), le collège Neruda, la résidence Saphir de notre maison de retraite, la rénovation du quartier des Villas. A ce sujet, les nouvelles sont plutôt bonnes.

 

Ainsi, s’agissant du dossier centre-ville, je convoquerai vraisemblablement un Conseil municipal spécialement dédié à la question le 6 octobre, afin que la délibération puisse être votée lors du Conseil de communauté du 11 octobre. S’agissant de la partie communautaire de la liaison habitat-travail (rue de Mouscron-rue Vallon), la situation se débloque. La nouvelle gouvernance à LMCU a modifié les priorités, une bonne nouvelle financière est arrivée et je suis en mesure d’annoncer aujourd’hui que l’appel d’offres (qui passe aussi au Conseil LMCU d’octobre) va être relancé pour que les travaux reprennent (le travail en amont sur les réseaux est terminé) en 2015 pour une durée de 18 mois, avec construction d’un grand rond-point au Saint-Liévin.

 

Cette liaison habitat-travail est également de la compétence du Conseil général en ce qui concerne le chaînon actuellement manquant qui va traverser le parc du Lion pour se raccorder au boulevard Cambray, puis à la rue de Mouscron. Là encore, bonne nouvelle : le président du Conseil général, Patric Kanner, que j’ai rencontré récemment, m’a assuré que la réalisation de ce tronçon d’1,2 km en 2x2 voies avec ouvrage d’art (une passerelle permettant aux piétons de passer de part et d’autre du parc du Lion) débutera aussi en 2015 (coût : 5 millions), ce qui permettra d’améliorer également la desserte du futur collège Neruda tout proche.

 

Le collège Neruda, parlons-en justement : là encore, la situation se débloque, puisque le désaccord portant sur le rachat du terrain à la Ville par le Conseil général est levé.  La vente aura lieu à un prix équilibré sur lequel les deux collectivités se sont accordées, et qui préserve les intérêts patrimoniaux et financiers de la Ville.

 

Et le Conseil général nous soutiendra également pour la reconstruction de la résidence Saphir (maison de retraite) : la promesse des deux millions de participation du Département sera tenue (un en 2015 et un en 2016). La première pierre pourra être posée à l’automne.

 

Enfin, s’agissant du quartier des Villas, là, nous restons en attente. Il nous faudra même être vigilants cet automne lors du déclenchement par l’Etat de l’ANRU 2 qui concernera 130 quartiers en France ! Or, déjà 10 sont candidats dans notre seule communauté urbaine ! Soyons clairs : je veux que les Villas soient demain le Beaulieu d’hier ! On ne manque pas d’arguments. Mais soyons francs aussi : pour choisir les quartiers en géographie prioritaire, les autorités publiques ont choisi de retenir le critère du revenu moyen par habitant. Or, à la différence de ses grandes voisines Roubaix et Tourcoing, Wattrelos ne souffre pas de gros déséquilibres dans le peuplement de ses quartiers et le revenu moyen par habitant est assez homogène, mais supérieur à certaines poches de pauvreté de ses voisines (pour ne citer qu’elles). Ce qui, d’évidence, ne nous est pas favorable a priori. Raison pour laquelle je suis intervenu auprès du vice-président LMCU à la politique de la Ville, du préfet à l’égalité des chances, du cabinet du ministre… Il est vraisemblable que les Villas ne feront pas partie des 20 premiers quartiers choisis à la rentrée ; nous avons sans doute davantage de chances pour la deuxième vague de choix, un peu plus tard à l’automne, pour les quartiers dits d’intérêt local.

 

Pour finir, un mot sur nos investissements propres : nous respecterons nos engagements bien sûr, mais sur le plan financier, notre posture se veut extrêmement mature et prudente. Nous ignorons ce que seront nos recettes de demain et il nous faut impérativement adapter, bien sûr, nos dépenses, qu’elles soient d’investissement ou de fonctionnement d’ailleurs, à nos capacités financières, non pas présumées, mais réelles.


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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 11:07

S'agissant du comité des oeuvres sociales du personnel des services municipaux de Wattrelos, on se souvient qu'après que le 3 octobre 2008, j'avais demandé par lettre au président de cette association, M. Windels, de me fournir des éclaircissements sur ses comptes, et que celui-ci ne m'ayant pas répondu dans le délai que je lui avais prescrit, j'ai pris ma responsabilité et avais saisi, le 18 octobre 2008 le Parquet, en la personne du procureur de la République.

 

Le 12 janvier 2009, la Police judiciaire engageait une enquête. Celle-ci, outre qu'elle confirmât mes analyses, permit aussi et surtout "d'établir le rôle central de M. Philippe Windels, président du COS, dans les dysfonctionnements constatés".

 

Comme le précise le procureur de la République, Frédéric Fèvre, dans le courrier qu'il vient de m'adresser :

 

"En l'espèce grâce au signalement effectué par M. Dominique BAERT, Député-Maire de WATTRELOS,  l'enquête diligentée par la DIPJ de Lille a permis de confirmer que sous la présidence de M. Philippe WINDELS, le COS de WATTRELOS a connu de graves difficultés financières matérialisées par des écarts importants entre les recettes et les dépenses relevées par la commissaire aux comptes.

 

Les investigations ont également mis en évidence le rôle central de Philippe WINDELS, qui avait profité de sa position pour commettre, à titre d'auteur principal, de nombreux détournements de fonds, constitutifs d'infractions d'abus de confiance.

 

Avant son décès, M. Philippe WINDELS a reconnu sa responsabilité".

 

Mais comme le note le procureur de la République :

 

"Le décès de M. Philippe Windels, intervenu le 11 octobre 2010, a entraîné l'extinction de l'action publique à son égard" ;le commissaire aux comptes n'a pas cru devoir dénoncer les faits au Parquet, en application des dispositions de l'article L823-12 du code de commerce, ce qui aurait permis de mettre un terme beaucoup plus tôt aux errements constatés".

 

Dès lors, par une décision en date du 25 juillet 2014, le procureur de la République ordonne "le classement sans suite de la procèdure, vu l'extinction de l'action publique à la suite du décès de M. Philippe Windels".

 

Je redoutais une telle décision,qui est, à cette date, sans doute la seule possible. Elle me laisse cependant un goût amer, face à la longueur des procédures d'abord bien sûr, mais aussi et surtout parce que subsistent dans ma tête bien des interrogations : pourquoi le président du COS a-t-il agi ainsi, pourquoi n'a-t-on pas pu l'interpeller et l'interroger plus tôt après que j'ai déclenché la procédure judiciaire ? Car des intérêts de membres du personnel, surtout parmi les plus modestes, ont été spoliés et la bonne foi des adhérents du COS a été abusée. J'ai dénoncé l'inacceptable mais j'aurais voulu comprendre, j'aurais voulu savoir…


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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 15:56

Centres-aeres-2014_blog-18-copie-1.jpegC’est le tube de l’été, et je l’ai au moins entendu deux fois ce matin : si Magic System rythme les chorégraphies des enfants que nous accueillons durant les six semaines de nos centres d’accueil de loisirs (centres aérés), c’est que sa chanson est à l’image de l’ambiance qui y règne : joyeuse !

 

Oui, y a de la joie dans ces 14 centres (7 maternels, 7 primaires) que les jeunes Wattrelosiens sont de nouveau nombreux à fréquenter (près de 1 100 inscrits). De plus en plus nombreux au fil des années même, preuve que le travail fourni par les 28 agents des services municipaux, les 10 directeurs et les 139 animateurs (chiffres de cette session de juillet) est de qualité, qu’il répond à un besoin aussi.

 

Les centres aérés à Wattrelos, c’est une belle, c’est une grosse machine qui présente trois caractéristiques :

  • chaque centre est tenu d’élaborer son projet pédagogique (les fameux thèmes que l’on retrouve ici ou là : cirque, jeux olympiques, super héros, B.D., conquête de l’ouest, etc.) ;
  • les activités locales doivent êtres les plus aérées possibles (en fonction de la météo bien sûr). Cette année, deux temps forts particuliers avec les sorties au parc Astérix pour les grands et à la Mer de sable pour les plus jeunes. Par ailleurs, le succès pour nos mini-stages sportifs, culturels ou de loisirs ne se dément pas ;
  • les activités externes (campings et colonies) fonctionnent également très bien, et j’irai personnellement rendre visite aux enfants en camping à Merlimont, puis en colo à Lesparre-Médoc.

Cette année, ce triptyque à succès est conforté et j’en suis ravi. J’exige néanmoins de tous les collaborateurs qui ont la responsabilité de nos enfants une vigilance absolue en matière de sécurité : chacun d’entre eux engage la responsabilité de la Ville en accueillant ces enfants ! D’abord en garantissant une qualité d’accueil et d’animation (le principal objectif, ne le perdons pas de vue, c’est que les enfants s’amusent et passent de bonnes journées de vacances !). Ensuite en ne transigeant pas avec les règles de sécurité, même si le risque zéro n’existe évidemment pas. Mais il faut tout faire pour s’en approcher.

 

Ce matin, comme tous les ans, je vais visiter quelques uns de ces centres et de ces mini-stages en compagnie de mes collègues élus – parmi lesquels Sylvie Zaïdi, en charge des activités périscolaires, et Georges Prpic, en charge de l’éducation – de directeurs de service de la Ville et de l’équipe de collaborateurs qui pilote la machine depuis son quartier général au CSE. Visite traditionnelle, mais vrai moment de plaisir tant la bonne humeur et l’esprit de la fête habitent les différentes équipes d’animateurs et les différents groupes d’enfants que je croise.

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Centres-aeres-2014_blog-2.jpegNous commençons par le centre Jaurès-Michelet où nous surprenons les enfants de maternelle en pleine répétition de leur spectacle de l’après-midi (aujourd’hui est le dernier jour de la session de juillet), se trémoussant sur une chorégraphie de… je vous le donne en mille : Magic System évidemment (ph. ci-dessus) ! Et je vois que la contagion gagne quelques unes de mes élues… En ce qui me concerne, on m’a fabriqué une cravate customisée que je n’hésite pas à enfiler en compagnie d’un autre copain cravaté (ph. ci-contre) ! J’avais opté pour le col ouvert ce matin ; me voilà rappelé à mes fonctions ! Côté élémentaire, ce sont des jeux d’adresse qui sont organisés dans la cour : un grand classique mais qui fonctionne toujours.

 

Au CSE (photos ci-dessous), nous découvrons deux mini-stages : théâtre – une histoire de loup, d’ogre et de « bons champignons tout ronds » fabriqués par nos jeunes acteurs en herbe – et arts plastiques où les filles sont très nettement majoritaires. L’atelier du matin consiste à peindre de petites branches ramassées au parc du Lion, après une séance de modelage de plâtre ayant laissé dans un coin de déjà belles œuvres.

 

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Centres-aeres-2014_blog-8.jpegLe parc du Lion, justement, nous le traversons pour rendre visite à des amateurs de glisse. C’est de glisse urbaine qu’il s’agit (photos ci-dessous). Du skate au… skate parc, forcément, au lendemain d’une séance de BMX qui a donné lieu à de belles photos téléchargeables sur le blog de nos centres (www.accueilsdeloisirs-wattrelos.fr). Les enfants sont venus à trottinette (de marque Dominator, ça ne s’invente pas) : la glisse, c’est aussi ça ! Puis du nordic blading, sorte de biathlon urbain qui consiste à marier roller et tir à la carabine sur cible électronique. On me propose d’essayer ; bingo, je tente ma chance… et je ne m’en tire pas trop mal, malgré une cible mal ajustée (ph. ci-dessus).


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Puis nous filons vers le Sapin Vert (où les grands proposent une chorégraphie géante sur une musique de vous-savez-qui, et où les petits profitent d’un coin à l’ombre, pour faire vivre l’opération Jean-Zay-les-bains : du sable, des outils de plage, un transat, des bouées… On s’y croirait !

 

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Centres-aeres-2014_blog-12.jpegNotre périple se termine au Touquet Saint-Gérard, à Anatole-France, l’un de nos plus gros centres, avec un accueil de folie : je suis littéralement assailli d’enfants qui me reconnaissent et viennent spontanément me dire bonjour. Y a pas à dire, ça fait plaisir ! Leurs clowns d’animateurs – comprenez : leurs animateurs déguisés en clowns – ont convoqué un collègue, Sublimo, sculpteur de ballons qui s’emploie aussitôt à fournir à chaque enfant sa petite sculpture. Il a du boulot mais il travaille à une vitesse impressionnante.

 

Centres-aeres-2014_blog-16.jpegEt puisque c’est déjà l’heure de passer à table, je fais un crochet pour voir les petits au restaurant scolaire. Avec un heureux dans la salle : le petit Romain dont c’est l’anniversaire et qui veut faire une photo avec moi ! Aucun problème bien sûr !

 

 

 


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Voilà nos centres d’accueils de loisirs sur de bons rails : à mi-parcours, tout va bien. Merci à tous ceux qui les font vivre ! Et comme le dit la chanson : « Allez, allez, allez »… dans nos centres aérés !

 

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 09:20

14-juillet-2014-2.jpgC’est toujours un grand moment que la fête nationale. Pour la nation bien sûr, dans le symbole du défilé militaire parisien, mais aussi pour la Ville de Wattrelos qui, au parc urbain, privilégie moments familiaux et conviviaux autour de la ferme pédagogique, de la dizaine de sympathiques stands de nos associations tenus par des bénévoles (tous aussi sympas !) au podium où, en spectacle cet après-midi, notre choix s’est porté sur des stars 80 bien connues, portées par le film et la tournée du même nom.

 

Elles auront créé l’ambiance, les stars ! Que de monde pour les applaudir, que de mains qui frappent en rythme, quel beau moment.

 

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Cela commence fort grâce à Cookie Dingler et sa Femme libérée, repris en rythme par un public déjà conquis. Avec son accent toulousain, Jean-Pierre Mader attaque Disparue, juste avant que William, du groupe Début de soirée, n’évoque « la vie la nuit / de musique en rêve » pour « toi qui sens le bruit de ton cœur qui marque le tempo »…

 

Le public fait les chœurs, et bien des refrains, il est vrai, je les fredonne aussi en chœur. Ainsi, Jean-Pierre Mader recommande de mettre Un pied devant l’autre : « Y a toujours une route (…) / J’mets un pied devant l’autre, sans penser à demain (…) / Y a toujours un rêve (…) / J’mets un pied devant l’autre, sans regarder plus loin ».

 

Et William qui invite à « ranger dans un placard tes idées noires », en chantant « ce refrain qui te plaît », en tapant car « c’est ta façon d’aimer » : le « rythme qui t’entraîne jusqu’au bout de la nuit réveille en toi le tourbillon d’un vent de folie » !

 

Les trois artistes, épaulés par le guitariste Jean-Noël Tichit, jouent et chantent ensemble, s’aventurent ainsi sur un medley de Police, un Couleur café de Gainsbourg, AC/DC, Bob Marley, et invitent à danser Le jerk de Thierry Hazard ! Ca bouge, ça danse parmi les 2 500 spectateurs, et cela explose littéralement quand Mader entonne Macumba !

 

Moments de tendresse ensuite, avec Cookie au piano, pour une reprise de Jean-Jacques Goldman : « Vivre des songes, à trop veiller (…) / J’ai beau me dire qu’il faut du temps (…) / Quoi que je fasse, où que je sois / Rien ne t’efface, je pense à toi… ». Reprise ensuite de Marc Lavoine : « Le visage pâle, les cheveux en arrière, et j’aime ça / Tellement si belle, je l’aime tellement si fort / Elle a les yeux revolver / Elle a tiré la première, m’a touché, c’est foutu ». Il est vrai qu’elle est « tellement si femme, je l’aime tellement si fort »…

 

Clin d’œil ensuite à France Gall (Evidemment) pour un hommage à Balavoine : « Y a des silences qui disent beaucoup »… Juste avant la reprise rythmée de Téléphone : « Je rêvais d’un autre monde (… ) / Je rêvais réalité, ma réalité »… Une autre réalité, vécue passionnément par tous ceux qui sont au parc cet après-midi !

 

Et voilà qu’en final, nos trois complices reprennent sous l’accompagnement du public leur tube initial : « Etre une femme libérée, tu sais ce n’est pas si facile »… Je gage que nombre de celles qui sont ici, mais aussi ailleurs, le pensent !

 

En tous cas, ce fut une bien belle fête et je suis heureux qu’avec l’aide des associations, notre municipalité ait pu mettre cet après-midi du bonheur dans les cœurs : ça aide à vivre aussi !

 

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 11:18

Trait d’humour de notre Inspecteur de l’Education nationale à Wattrelos, Jean-Pierre Mollière : alors que nous recevons ce soir les enseignants des écoles publiques en mairie pour la fin de l’année scolaire, voilà qu’il leur rappelle que la rentrée, c’est dans… 58 jours ! Murmures dans la salle…

 

Réception des enseignants 2014-1C’est, comme à l’accoutumée, avec la chorale des instituteurs que s’ouvre notre cérémonie traditionnelle, avec deux chants : Je suis un voyou et surtout Dans la troupe… vous savez, celle où il n’y a pas de jambe de bois… Bonne humeur garantie évidemment !

 

Cette manifestation est l’occasion de saluer les enseignantes méritantes qui partent en retraite (ci-dessous, à gauche) : Régine Dubois (écoleJean-Jaurès, depuis 17 ans) ; Patricia Leveugle, depuis 35 ans à la maternelle Ferdinand-Buisson ; Pascale Vandekerkhove, coordonnatrice Education prioritaire à l’Inspection ; et Catherine Witt, de la maternelle Lavoisier, à qui sont aussi et surtout décernées les palmes académiques (ci-dessous, à droite).

 

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Je rends hommage à toutes ces dames en leur exprimant notre reconnaissance pour tout ce qu’elles ont donné à nos jeunes Wattrelosiens pendant toutes ces années. Comme l’écrivit François Mitterrand : « Etre enseignant, ce n’est pas un choix de carrière, c’est un choix de vie ». Bonne retraite à nos institutrices dévouées !

 

Reception-des-enseignants-2014-2.jpg Reception-des-enseignants-2014-3.jpg

 

L’autre objet de cette manifestation, c’est l’école, une école à qui la Municipalité est très attachée. Une école qui est, j’en suis convaincu, plus que jamais au cœur des solutions de crise, économique, sociale, morale et citoyenne.

 

Parce que c’est l’école qui forme et prépare aux métiers d’avenir, parce que c’est elle qui éduque au vivre ensemble, et parce qu’elle est la clé de l’ascenseur social.

 

« L’école, ici, à Wattrelos, nous y croyons et nous l’aimons, ai-je dit dans mon intervention. Parce que servir l’école, c’est servir nos enfants. Parce qu’investir dans nos écoles, c’est préparer l’avenir de Wattrelos ! ». J'ai aussi évoqué la mobilisation municipale, forte, pour nos écoles, comme cela s’observe dans nos budgets. L’éducation sera à nouveau la pierre angulaire du prochain contrat unique que la Ville va signer pour 2015-2020 dans le cadre de la nouvelle politique gouvernementale de la ville.

 

J’ai bien entendu évoqué la rentrée prochaine, où Wattrelos sera au rendez-vous de la réforme des rythmes de l’enfant, dans l’intérêt même de nos enfants ! Tout sera prêt pour septembre.

 

Mais en conclusion, j’ai tenu à exposer publiquement trois de mes préoccupations fortes, auxquelles je souhaite que l’année qui vient nous permette d’apporter des réponses :

 

- d’abord l’inacceptable tendance des parents à préférer leurs vacances à la scolarisation de leurs enfants ! J’ai saisi le ministre de l’éducation de ce sujet ; cela ne peut plus durer : à partir du 15 juin, des enfants ne vont plus à l’école, parce que leurs parents sont partis en vacances. Il doit y avoir sanctions.

 

- ensuite la lente dérive du développement de l’école à domicile. Je plaide pour que l’éducation ne se fasse qu’à l’école !

 

- enfin, alors que le Rectorat envisage de faire des économies sur les locaux de l’inspection de Wattrelos, et n’exclut pas de la délocaliser à Tourcoing, avec force, je dis non ! Notre inspection est à Wattrelos, elle doit y rester !

 

Pour lire mon discours, cliquer ici.

 

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 14:26

Conseil-municipal-30-juin-2014-8.JPGA Guy-Noël Lemay, conseiller municipal délégué précisément en charge des cimetières, qui revenait dans sa question sur les divers commentaires de presse qui ont été diffusés dans les journaux sur ce qui se passe dans les cimetières, j'ai été amené à faire cette réponse :

 

« Qu'est-ce qui est vrai dans tout cela, cher collégue ? Ce que vous avez dit ! Et je partage votre courroux car, par tous ces ragots, le service public wattrelosien tout entier est gravement offensé ! Et si certains se complaisent dans la bassesse de caniveau, quand on est en responsabilité comme je le suis, quand on gère une collectivité d'agents souvent très compétents et dévoués au service public de leurs concitoyens comme je le fais à la tête de cette mairie, on ne dit pas, on ne colporte pas, on ne fait pas n'importe quoi. On agit avec sérieux et sang-froid.

 

Sur ce dossier, j'ai dit tout ce que je sais et même tout ce que j'en pense.

 

Tout ce que je sais car ce qu'il y a à savoir vraiment, c'est bien peu de choses. Tout ce que j'en pense, c'est que cette affaire est grave sur le fond des accusations portées, lesquelles ne correspondent heureusement à rien d'avéré ni de démontré, grave surtout sur les méthodes employées.

 

1. Ces méthodes – je parle de celles utilisées par ceux qui cherchent à faire du bruit avec tout cela – sont des méthodes de voyous ! Comment appeler en effet des procès-verbaux volés, des documents falsifiés, des dénonciations mensongères, des lettres anonymes à la presse locale, nationale, au procureur, à la police… toujours avec l'espoir que quelqu'un s'intéresse à ces allégations aussi débiles qu'horribles. Avec quel objectif ? Incontestablement mettre en œuvre le vieil adage : "Salissez, salissez, il en restera bien quelque chose !"

 

Salir qui ? Tel ou tel collègue, c'est possible ! La municipalité, le maire, c'est bien possible aussi, qui peut en douter ? Car l'objectif de celles et ceux qui propagent et diffusent tout cela, c'est moins la recherche de la vérité que la volonté de nuire !

 

Mauvais calcul de ces pleutres qui se cachent dans l'anonymat car si c'est moi la cible, qu'ils y viennent un peu !

 

Car moi la vérité, je la veux !

 

2. La manipulation est grossière, d'évidence malfaisante. Cher collégue Lemay, je suis sûr que, comme moi, vous dites : halte à la désinformation, à la diffusion et à la propagation de rumeurs qui ne servent qu'à faire peur, qu'à noircir Wattrelos et ses agents municipaux.

 

Je n'ignore pas les périodes électorales, syndicales dans six mois, politiques il y a trois mois. Je n'ignore pas non plus, précisément, que d'aucuns, certains de tenir un bon sujet bien sale, bien horrible, ont fait le tour des candidats d'opposition aux municipales pour leur offrir des révélations sulfureuses susceptibles de faire basculer des électeurs : cette seule manière de faire confirme bien que ceux qui sont derrière tout cela ont davantage l'objectif de nuire que tout autre but !

 

3. Eh bien moi, contrairement à eux, dans la responsabilité qui est la mienne, mon objectif ce sont les faits, c'est la clarté, la vérité !

 

Voilà pourquoi, dès que j'ai eu connaissance des allégations d'un agent incriminant, fût-ce sans aucune précision, certains de ses collègues et racontant des choses aussi insensées qu'horribles, j'ai mandaté le directeur général des services pour diligenter une enquête administrative : interrogations, recoupements, consultations de dossiers… Tout cela a été consigné par ses soins et sous sa responsabilité.

 

Une fois ces informations collectées, le pouvoir d'investigation du premier des fonctionnaires territoriaux, donc du maire, étant juridiquement limité, il m'a paru opportun de saisir la justice, en vertu de l'article 40 du code de procédure pénale. Le procureur, à qui j'ai transmis tout ce qui est en ma possession, engagera l'enquête nécessaire s'il le juge utile, et dispose pour cela des moyens d'investigation que lui donne la loi : écoutes, vérifications de comptes bancaire, réquisitions, confrontations… ce que d'évidence je ne peux pas faire moi-même.

 

Pourquoi ai-je saisi le procureur ? Parce que je veux la vérité ! Quelle qu'elle soit… Je dis bien : quelle qu'elle soit.

 

S'il devait être prouvé que des agents ont commis des erreurs ou des fautes, je ne tolèrerai aucun écart ; il y aura sanction.

 

Mais à l'inverse, s'il est avéré que, comme je le crois, tout cela n'est qu'affabulations et propos diffamatoires, il faudra que l'honneur sali des agents municipaux et du service public wattrelosien soit lavé ! Il y aura alors poursuite pour diffamation.

 

4. Car enfin, une chose est certaine : toutes les horreurs que j'ai lues sont loin d'être la vérité ! Et l'article du Canard Enchaîné, pas davantage ! Enfin, comment peut-on oser parler "d'exhumations sauvages", de "fêtes macabres", ou "de nuit des morts-vivants" ?

 

Je le dis avec solennité et gravité : au vu de ce qui m'a été transmis et que j'ai lu, rien, mais vraiment rien, ne permet d'accuser qui que ce soit de quoi que ce soit avec certitude.

 

Pour mieux salir, tout est mélangé : les fins de concessions normales, des réutilisations de monuments, et même les chiffres : le Canard cite "880 tombes" qui auraient été concernées, je cite, par un "bricolage macabre"… chiffre qui ne correspond à aucune référence à notre disposition ! Les espoirs de tous ceux qui seraient friands de sordide et de sensationnel ne peuvent qu'être douchés : on n'a procédé, durant une quinzaine d'années, qu'à 54 exhumations, soit en moyenne moins de quatre par an : chacun reconnaîtra que c'est peu pour alimenter un trafic éventuel !

 

5. En revanche, pour alimenter les allégations et accusations d'esprits faibles, il est très facile de s'inspirer de faits divers qui se sont produits ailleurs, comme à Lyon par exemple, ce dont la presse locale a fait des compte-rendus précis ici même en septembre dernier ! Curieuse coïncidence quand même : l'affaire de Lyon est dans le journal en septembre, et à l'automne un fossoyeur, récemment sanctionné par ailleurs, se met à raconter des faits comparables qui se seraient passés chez nous !

 

Sauf que, j'en suis convaincu : Wattrelos n'est pas Lyon ! L'enquête nous donnera tous les éléments.

 

Je félicite le directeur général des services, Philippe Coll, pour le sang-froid et la maîtrise des procédures qui fut la sienne. Comme moi, il a une obsession : les faits, rien que les faits ! C'est sur ces faits que s'établira, je l'espère au plus vite, la vérité ! Seule celle-là doit nous guider.

 

Je n'ai rien à cacher, et je veux qu'on respecte à la fois la dignité des défunts – c'est un devoir absolu d'honneur – mais aussi celle des agents municipaux qui, dans leur très grande majorité, font un très bon travail au service des Wattrelosiens, et dont je suis fier d'être le chef. »

 

Pour lire la question de Guy-Noël Lemay, cliquer ici.

 

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 13:53

Conseil-municipal-30-juin-2014-7.JPGA Christine Ringotte, mon adjointe, qui m'interrogeait sur ce qui est étalé dans les journaux ces dernières semaines s'agissant du retour après maladie de l'ancien chef de police municipale, j'ai fait la réponse suivante :

 

« Oui, vous avez raison, ce qui relève d'affaires internes à des décisions d'affectations et ou à l'organisation de l'administration des services municipaux n'a rien à faire dans les journaux, ni à la porte de la mairie ! Ce n'est ni justifié ni glorieux pour ceux qui s'en commettent, et encore moins pertinent lorsqu'il s'agit d'un poste à responsabilité. Pour ma part, j'ai déjà tout dit, tout explicité, tout précisé sur ce qui ne mérite absolument pas d'être une affaire, et tout est clair depuis des mois, sinon des années, sauf à admettre qu'il n'y a de pire sourd que celui qui ne veut entendre.

 

Et si tel est le cas, cela ne me gêne en rien de répéter une fois de plus la réalité des choses et de préciser ma décision qui ne changera pas.

 

D'abord, il faut avoir en mémoire deux principes fondamentaux de gestion dans la fonction publique, notamment territoriale :

 

- Le premier principe, c'est qu'il faut distinguer le grade et la fonction : en termes clairs, compte tenu de son évolution de carrière, de ses concours et de son avancement, on peut être titulaire d'un grade, sans nécessairement exercer la fonction de ce grade ! On peut donc, par exemple, tout à fait avoir un directeur territorial qui n'exerce pas de fonction de direction. De la même manière on peut avoir le grade de chef de police sans être chef de la police !

 

- Le second principe, c'est que, précisément, l'exercice d'une fonction est liée à la seule décision de l'autorité territoriale, c'est-à-dire le maire, qui non seulement est le seul décideur mais aussi le seul à déléguer ses fonctions d'autorité hiérarchique au responsable qu'il nomme. C'est une question de confiance, de capacité à exercer une fonction, et ainsi à exercer la délégation qui est confiée. En matière de police, les choses sont encore plus nettes que pour toute autre compétence puisque la loi ne confère qu'au maire, et à lui seul, les pouvoirs de police, qu'il exerce donc en pleine responsabilité !

 

Dès lors, sur la situation spécifique de Monsieur Maluta, ce qui a été explicité à l'intéressé par le directeur général des services à trois reprises, et qui aurait pu l'être par moi-même si les deux rendez-vous donnés par mon secrétariat par téléphone à son domicile avaient été respectés, il faut que les choses soient claires :

 

1. Il n'y a de ma part aucun désamour, aucune inimitié à l'égard de Monsieur Maluta que je connais bien, et depuis longtemps, puisque nous avons vécu plus jeunes dans le même quartier. C'est d'ailleurs moi qui, devenu maire, l'ai nommé aux fonctions de chef de police.

 

2. L'homme a incontestablement des compétences et des forces ; c'est pour cela qu'à l'époque je l'ai nommé ! Malheureusement, il a aussi des faiblesses et je ne m'appesantirai pas sur ce point. Mais ces faiblesses sont anciennes et encore présentes. Anciennes puisqu'il aura suffi d'un différend, d'ampleur franchement limitée, avec un de ses policiers, une peccadille au regard de ce que moi-même, ou en général les hommes et les femmes qui exercent des responsabilités ont à assumer au quotidien, pour qu'à la suite de ce différend, il soit placé trois ans en congé de maladie pour dépression, précisément du 14 mars 2011 au 14 mars 2014. Ces faiblesses ne sont pas encore annihilées puisque le médecin du travail, s'il l'autorise à reprendre le travail, ne l'autorise qu'à mi-temps thérapeutique pour trois mois, et vient d'ailleurs de renouveler ce mi-temps thérapeutique pour trois mois encore jusqu'en octobre !

 

3. Face à l'arrêt brutal de l'exercice de ses fonctions en 2011 et après avoir attendu plusieurs semaines que se clarifie la situation de santé de Monsieur Maluta, il a bien fallu que je prenne une décision : il fallait un chef à la police ! J'ai pris à l'époque ma responsabilité et j'ai confié à Thierry Tailly cette fonction ; je ne l'ai pas regretté. Il est le responsable opérationnel de la police, en droit et en qualités, a la confiance de l'autorité territoriale et exerce seul à ce titre, sous la responsabilité du directeur général et de l'élu en charge de la sécurité, la responsabilité hiérarchique sur toutes les policières et tous les policiers municipaux en mon nom !

 

Cette situation ne change pas et ne changera pas !

 

Car de la même manière qu'il y a trois ans, j'ai pris ma responsabilité de maire, dans la situation présente, je la prends à nouveau. Représentant les intérêts de la population, et s'agissant de ce qui n'est quand même pas n'importe quelle mission mais la mission de police, la mission de sécurité publique, il est impensable et hors de question que je confie la responsabilité fonctionnelle de la police opérationnelle à quelqu'un qui, quels que soient ses compétences et son grade, rentre de trois ans d'absence pour dépression et ne revient qu'à mi-temps thérapeutique !

 

J'assume cette responsabilité, ce choix fondamental par honnêteté vis-à-vis des Wattrelosiens ! Ne croyez-vous pas qu'ils seraient en droit de me le reprocher si je faisais le choix inverse ? La sécurité publique, ce n'est pas n'importe quoi, n'importe quel service, n'importe quelle fonction !

 

4. Cela n'enlève rien ni au grade ni aux compétences de Monsieur Maluta, et je suis heureux qu'après tant de mois, sa santé se soit améliorée et lui permette de revenir. Je le lui ai écrit. Comme je lui ai écrit que l'Administration lui doit un poste : elle lui en donne un qui préserve ses droits et correspond à son grade. En matière de sécurité publique, les opérations police / justice, la zone de sécurité prioritaire, le contrat de sécurité et de prévention de la délinquance, les échanges transfrontaliers, les suivis des mesures de prévention, tout cela fait aussi partie du quotidien de la sécurité de notre ville. Et ce n'est pas démériter pour Dominique Maluta de prendre cela en charge aux côtés du directeur général adjoint à la sécurité, Nazzario Santamaria. Là aussi, il y a du travail à faire. Les instances sociales municipales, le Comité technique paritaire et la Commission administrative paritaire ont d'ailleurs validé ce poste.

 

La répartition des rôles est donc claire, les intérêts et missions de chacun le sont : Thierry Tailly est le chef opérationnel de la police, le seul responsable de la gestion des équipes, celui qui exerce l'autorité de police en mon nom et sur le terrain, aux côtés de ses policiers au quotidien. Dominique Maluta est en charge des coopérations fonctionnelles, avec les autorités de police et de justice, nationale et belge, gère les missions de médiation et travaille en direction générale : pour reprendre votre expression, Madame Ringotte, il n'y a aucune raison donc pour que le psychodrame continue !

 

Pour ma part, chacun l'aura compris, j'ai fait tout ce que je devais faire. Les Wattrelosiens m'ont confié une responsabilité, je l'assume ! »

 

Pour lire la question de Christine Ringotte, cliquer ici.

 

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 13:39

Pour que les échanges d’informations et la coopération opérationnelle en matière policière et douanière entre la France et la Belgique progressent et deviennent plus étroits, il est essentiel que les accords franco-belges, dits de Tournai 2, soient ratifiés.

 

Je n’ignore pas que les processus diplomatico-administratifs sont par nature longs et complexes. Mais sincèrement, le processus, lancé par Manuel Valls lui-même lorsqu’il était ministre de l’intérieur est trop long. Policiers, douaniers et élus locaux s’impatientent des deux côtés de la frontière.

 

Voilà pourquoi le 6 mai dernier, j’ai écrit au Premier ministre pour que se débloque enfin la situation. Manuel Valls vient de me répondre, m’informant avoir fait part de mes préoccupations aux ministres de l’intérieur et des affaires étrangères.

 

Pour lire ma lettre à M. Valls, cliquer ici.

 

Pour lire le courrier du Premier ministre, cliquer ici.

 

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