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  • : Blog de dominique Baert
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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 09:44
Wattrelos-Eschweiler : 40 ans d'une évidente amitié !

Ce samedi, à l’Hôtel de ville d’Eschweiler, notre ville jumelle d’Allemagne occidentale, l’heure est à la manifestation officielle. Avec son équipe municipale, Rudi Bertram, bourgmestre d’Eschweiler, célèbre les 40 ans de jumelage de sa ville avec Wattrelos et les 30 ans de jumelage avec la ville anglaise de Reigate & Banstead.

 

Le public est nombreux et les grands drapeaux sur le mur donnent une solennité à l’instant que nous vivons. La délégation française est bien présente et j’y retrouve mon ancien adjoint et complice Jean-Luc Doyen – ému de l’hommage qui lui sera rendu – alors que je suis aux côtés de mon adjointe aux relations internationales et du responsable du service, Laurence Sueur et Stéphane Thiery.

 

Dans son intervention, Rudi a rappelé le chemin parcouru depuis le 15 mars 1975, soulignant que « les jumelages sont beaucoup plus que les panneaux à l’entrée des villes et que les signatures sur les documents », et a plaidé pour « renforcer nos jumelages pour l’avenir ». C’est Hartmut Fröhlich, infatigable président de l’association du jumelage qui détailla ensuite ce qui s’est fait toutes ces années. Il y eu ensuite mon intervention, puis celle d’Allan Kay, vice-président du conseil de Reigate, de Janet Powell et Pénélope Horsfall, principales animatrices anglaises du jumelage.

 

Chaque prise de parole était suivie d’un intermède musical de jeunes de l’école de musique d’Eschweiler.

Wattrelos-Eschweiler : 40 ans d'une évidente amitié !Wattrelos-Eschweiler : 40 ans d'une évidente amitié !

Pour ma part, j’ai concentré ma prise de parole sur trois thèmes.

 

> Voulue pour faire la paix, l’Europe est aujourd’hui un projet politique à renforcer. L’Europe a en effet besoin d’être concrète. C’est le sens d’un jumelage comme le nôtre, de construire et de faire vivre « sinon au quotidien, au moins aussi souvent que possible les projets communs où nos concitoyens, jeunes et moins jeunes se rencontrent, se parlent, œuvrent ensemble. Pour qu’ils se sentent frères d’une même citoyenneté. La France et l’Allemagne sont nos nations, l’Europe est notre seconde patrie commune ».

 

> Depuis 40 ans, Wattrelos et Eschweiler ont beaucoup œuvré pour l’amitié. Bien sûr, Wattrelos et Eschweiler, c’est d’abord le carnaval dans chacune de nos deux villes. Mais ce n’est pas que cela. « Depuis 40 ans, nous avons organisé près de 1 000 échanges entre nos deux villes ».

 

> Notre jumelage avec Eschweiler, dans les dix ans qui viennent, nous voulons lui donner plus de force encore. Nous pouvons en effet faire plus et dans de nombreux domaines. Nous reprendrons ainsi les échanges scolaires, poursuivrons nos relations sur la jeunesse (échanges culturels, mobilité et emploi), et préparons aussi le jumelage de nos deux écoles de musique pour la fin 2015.

 

Wattrelos-Eschweiler : 40 ans d'une évidente amitié !

Rudi et moi nous entendons bien ; les membres des associations aussi : il n’est donc pas question de baisser la garde de nos relations avec notre ville jumelle la plus proche géographiquement. Avec pour l’ambition de contribuer concrètement « à bâtir cette Europe que nous voulons citoyenne, créative, faite de découvertes, de dialogue et de partage, une Europe faite de fraternité et d’humanité ».

 

40 ans, ce sont les noces d’émeraude. En route pour nos 50 ans et « notre amitié en or » ! En conclusion de mon discours, qui semble avoir suscité une forte émotion dans la salle, au nom de Wattrelos, je conclue par : « Ich liebe Eschweiler ! ».

 

L’émotion s’accentuera lors de l’échange de cadeaux qui suivra, de la signature du serment renouvelé de jumelage, et surtout lorsque sera chanté (en allemand, mais avec une portée universelle et humaniste) l’hymne à la joie, notre hymne européen.

Wattrelos-Eschweiler : 40 ans d'une évidente amitié !Wattrelos-Eschweiler : 40 ans d'une évidente amitié !
Wattrelos-Eschweiler : 40 ans d'une évidente amitié !Wattrelos-Eschweiler : 40 ans d'une évidente amitié !

Vive Eschweiler, vive Wattrelos, vive l’Europe.

Wattrelos-Eschweiler : 40 ans d'une évidente amitié !

Pour lire mon discours, cliquer ici.

 

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 10:02
Conseil municipal (2) : de bons comptes 2014 pour de bonnes politiques

C’est la délibération fondamentale de ce conseil municipal de printemps : le vote du compte administratif 2014 (avec un mois et demi d’avance, puisqu’il doit être voté avant le 30 juin, date limite), et l’affectation des résultats 2014.

 

C’est mon adjoint aux finances, Kamel Khiter, qui présente une projection sur les résultats de l’année 2014 ; comme il l’explique, « ce compte administratif est positif ». Il l’est à trois points de vue.

 

D’abord, conforme au compte de gestion du comptable public, ce compte est celui d’une très bonne exécution budgétaire : les taux de réalisation sont très proches des prévisions (97,7 % globalement). De plus, la situation financière de la ville – n’en déplaise à nos détracteurs – est équilibrée et positive. Au 31 décembre, l’année se solde sur un excédent global final positif de 2,86 M€ (3,28 M€ fin 2013), lequel se décompose en un excédent final d’investissement positif de 1,70 M€ et un excédent de fonctionnement positif de 1,16 M€. De fait, l’épargne de gestion à 3,77 M€ est très correcte (elle est au même niveau qu’entre 2006 et 2010).

 

Ce n’est pas pour autant que la situation est facile. En effet, compte tenu de la poussée des dépenses de personnel en 2014 (due à des dépenses exogènes, imposées, auxquelles il a fallu que la Municipalité fasse face, soit + 1,2 M€, comme cela a déjà été dit lors du débat d’orientations budgétaires et de la préparation du budget 2015) sans que les recettes ne suivent la même évolution, les dépenses de fonctionnement ont été supérieures de 423 k€ aux recettes de fonctionnement ! Ce déficit, ponctuel et très limité, n’est pas un problème en soi, compte tenu de la solidité de notre assise financière mais il ne peut pas, il ne doit pas se reproduire. D’où les mesures prises à  l’automne pour ralentir les dépenses et la décision de baisser d’1 M€ les dépenses de fonctionnement en 2015 (soit deux fois le déficit de 2014 pour le rattraper dans les comptes, la compensation de la baisse de nos recettes en 2015 soit - 150 k€, et aussi éviter une nouvelle ponction sur l’épargne). Et n’en déplaise à mes gaucho-mélenchonistes, il n’y a pas « d’austérité », ni je ne sais quelle coupes « hollando-vallsistes » : c’est pour financer les dépenses obligatoires de et pour le personnel (retraite, mutuelle, reclassement catégoriel…) qu’en 2015 la Ville a dû faire 1 million d’économies !

 

La stratégie financière de la municipalité a donc été particulièrement réactive et efficace : nous avons su prendre les décisions nécessaires, poursuivant ainsi notre ligne stratégique durable qui repose sur quatre principes : des dépenses encadrées ; une fiscalité maîtrisée ; une épargne de bon niveau (elle est à 7 % des recettes de fonctionnement) ; une dette en diminution.

 

Parmi les autres délibérations : le financement 2015 des écoles sous contrat ; un partenariat avec la Caisse des dépôts pour le projet de renouvellement urbain du quartier des Villas ; les tarifs du Salon commercial et du marché de Noël ; l’achat de matériels pour le personnel municipal handicapé ; le schéma de mutualisation de la Métropole européenne de Lille. Et surtout l’achat, grâce à une réserve parlementaire de 56 k€, de 135 k€ de mobiliers et matériels pour nos écoles.

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 09:54
Conseil Municipal (1) : TAFTA, et puis quoi encore ?

Lors du Conseil municipal de ce lundi 11 mai, le conseiller Front de Gauche, dans un vœu présenté en début de séance (qu’il sera finalement le seul à voter !), a demandé que le Conseil municipal décrète que « Wattrelos décide d’être zone hors TAFTA ». A cette suggestion essentielle, c’est mon adjoint au développement économique, Christophe RICCI (ph. ci-dessus), qui répondit au nom de notre majorité.

 

« La majorité municipale ne votera pas votre vœu, ne serait-ce que pour des questions de forme.

 

Nous ne sommes pas, au conseil municipal de Wattrelos, dans une instance internationale, ni au parlement européen, ni au parlement national. La loi, comme les électeurs, nous demandent de gérer les affaires de la commune, de nous occuper de la vie quotidienne des Wattrelosiennes et des Wattrelosiens, pas des traités internationaux dont la négociation nous dépasse et qui, d’évidence, n’ont rien à voir avec nous ! Nous sommes élus pour décider, voter, gérer les affaires de Wattrelos. En quoi les Wattrelosiens sont-ils concernés par le TAFTA ? En rien, vraiment !

 

D’ailleurs, ce vœu n’est pas conforme à notre règlement intérieur puisque, respectant l’esprit de la loi, les vœux doivent être liés à l’intérêt communal. Là, franchement, l’intérêt communal, je ne le vois pas !

 

Sur le plan juridique, ce vœu n’a pas non plus de sens. Il n’a aucune conséquence, ni portée juridique. En termes clairs, il ne sert à rien, si ce n’est qu’à faire parler ! Car de quoi s’agit-il ? Le TAFTA est un projet de traité entre les Etats-Unis et l’Union européenne dont les négociations ont débuté en juillet 2013, qui concerne donc les relations économiques entre les Etats-Unis et l’Europe ! Quel rapport avec Wattrelos ? En quoi une délibération du Conseil municipal de Wattrelos va-t-elle changer les choses, influencer les négociateurs, modifier une seule ligne du projet de traité s’il voit le jour ?

 

Que signifie être « zone hors TAFTA » ? Que Wattrelos est devenue un village gaulois retranché, qui ne se trouve ni en France ni en Gaule… pardon : ni en Europe, mais ailleurs ? Que nous, Wattrelosiens, décrétons que nous ne voulons plus aucun lien économique avec les Etats-Unis par exemple ? C’est ridicule ! Quoi qu’on fasse, nous sommes en France, nous sommes dans l’Union Européenne, et nous conserverons des relations avec les Etats-Unis ! Et je n’oublie pas qu’ici aussi, des entreprises wattrelosiennes achètent ou vendent outre-Atlantique !

 

Car il s’agit bien d’un sujet économique fondamental, ces négociations et ce projet de traité. Personne ne peut oublier que l’Union européenne et les Etats-Unis sont parmi les plus grandes économies du monde, avec plus de 800 millions de consommateurs et des échanges journaliers de plus de 2 milliards d’euros ! Si, comme dans toute négociation commerciale, il y a des vigilances nécessaires pour préserver les spécificités européennes, le monde économique espère aussi pouvoir obtenir des avantages potentiels supplémentaires par ces négociations : nul n’ignore combien, pour des PME européennes, entrer et vendre sur le gigantesque marché américain, est loin d’être facile ! Pour nos PME européennes, l’enjeu de ces négociations, à ce que j’ai compris, c’est aussi d’obtenir des procédures administratives réduites, des contrôles et des tarifs douaniers plus clairs, plus rapides et moins couteux, et des normes réglementaires convergentes. Cela peut vouloir dire, demain, davantage de possibilités d’exportations et davantage d’emplois pour des entreprises européennes, donc françaises.

 

Et je ne parle pas de l’enjeu agricole, fondamental, entre la France et les Etats-Unis !

 

Au demeurant, dans les négociations, à ce que j’en ai lu, le mandat de la Commission européenne est clair, et des lignes rouges, infranchissables par les négociateurs, existent : le secteur audiovisuel est exclu des négociations ; pas de remise en cause des services publics européens ; protection des indications géographiques et des appellations ; protection des données personnelles ; défense des préférences collectives, notamment nos choix de société ou nos choix alimentaires avec, en la matière, maintien de l’application des règles européennes (gestion locale du principe de précaution, dialogue technique entre agences de régulation édictrices de normes…).  Et tant d’autres sujets !

 

La France et l’Europe défendent leur modèle de haut niveau de protection environnemental, social et sanitaire, également en matière de bien-être animal. Elles souhaitent aussi obtenir une meilleure reconnaissance outre-Atlantique de la valeur de nos produits, et en sens inverse, une baisse des pics tarifaires parfois très élevés que pratiquent les Etats-Unis en matière de droits de douane…

 

Tout n’est donc pas à jeter dans cette négociation, loin s’en faut, ce qui n’interdit pas à nos négociateurs d’avoir des vrais points durs de désaccords avec leurs homologues américains, en particulier le mode de règlement des litiges juridiques en matière économique et le recours aux instances d’arbitrage que les Américains souhaitent développer.

 

Mais laissons là l’énumération. Car tout cela ne concerne ni la vie des Wattrelosiens, ni celle de nos quartiers, ni le conseil municipal de Wattrelos !

 

Voilà pourquoi ce vœu est inutile économiquement et infondé juridiquement ».

 

De fait, nous ne pouvions voter un tel vœu.

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 09:01
Les lauriers de la paix sont difficiles à tresser !

Pour le 70e anniversaire de la capitulation allemande du 8 mai 1945, des cérémonies commémoratives ont eu lieu à Wattrelos aux cimetières du Crétinier et du centre. Elus et représentants des sociétés patriotiques étaient réunis pour un moment solennel de recueillement et de souvenir.

 

Au Crétinier, après avoir déposé une gerbe au monument aux morts, j’ai fleuri la tombe de Moïse Priez, Combattant de la Libération, décédé en 1970.

 

Au centre, dans mon discours, j’ai rappelé ce que fut à Wattrelos, en mai 1945, l’annonce de la fin de la guerre, l’émotion du retour des déportés. J’ai souligné que « ce qui s’est passé pendant ces années 40-45, c’est la négation même de l’humanité, et la négation même de ce qui distingue l’homme de l’animal ! Ceux qui commirent ces crimes n’étaient que des monstres poussés par des idées monstrueuses » !

Les lauriers de la paix sont difficiles à tresser !

C’est la leçon majeure dont les citoyens d’aujourd’hui et les jeunes générations devraient avoir conscience : « La paix dont nous avons héritée est précieuse » ; elle est même fragile ! Pressions terroristes, tensions sous couvert de religions, nationalismes, populismes se développent et poussent des forces dangereuses « aux portes du pouvoir politique ». Tout cela impose aux démocrates, à ceux qui ont connu la guerre, à ceux qui ne veulent pas que leurs enfants la connaissent, d’être vigilants car « aujourd’hui encore en 2015, les lauriers de la paix semblent toujours difficiles à tresser ! ».

 

Les lauriers de la paix sont difficiles à tresser !

Demain, le 9 mai, c’est la journée de l’Europe. C’est d’abord pour la paix qu’elle a été créée. Sans doute cette Europe est-elle perfectible : « L’Europe a besoin de s’incarner dans autre chose que des bilans économiques, des tonnages de marchandises ou la solidité d’une monnaie ».

 

Mais ceux qui la critiquent, qui rêvent d’en sortir « ne doivent pas oublier les enseignements de l’histoire, et elle est terrible notre histoire ! L’Europe s’est construite comme un projet de paix. La raison d’être, l’âme de l’Europe, c’est cela ! ».

 

Voilà pourquoi il faut défendre l’Europe car, comme l’écrivit Jean Jaurès, « l’affirmation de la paix est le plus grand des combats ». Et sachons aussi nous souvenir, comme nous y invite Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’Etat aux anciens combattants dans son message de ce 8 mais 2015 : « Souvenons-nous de ce que nous devons à cette jeunesse sacrifiée par la guerre et à cette génération de combattants et de résistants qui rendirent à la France sa liberté et sa fierté ».

 

Les lauriers de la paix sont difficiles à tresser !

Pour lire mon discours, cliquer ici.

 

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 11:17
1er Mai à Wattrelos : fraternité sociale et République sociale

C'est une solide tradition à Wattrelos : le 1er mai, c'est d'abord le jour de remise des médailles du travail. Au CSE, avec le Conseil municipal (où il n'y a d'ailleurs aucun représentant de l'opposition, ni Front de Gauche, ni UMP, ni FN ! Curieux respect de nos médaillés…), je reçois ainsi les 142 médaillés de la promotion 2015. Ensemble, ils représentent 4 370 années de travail. Comme la République qui les honore, je rends hommage à ces femmes et ces hommes qui ont « apporté leur pierre à la prospérité » de notre ville, « à son tissu social, à ce maillage humain qui en fait son identité ». Cette médaille, plus que leur travail, c'est leur vie. Bravo à toutes et tous !

 

A Wattrelos, le 1er mai, c'est aussi, historiquement, un temps de fraternité sociale. Dans mon discours, je rappelle toutes les manifestations qui avaient lieu dans notre ville en 1922 ou 1923. Et, quand je vois ce matin le Conseil municipal des enfants vendre des brins de muguet à la porte du CSE au profit d'Horonia, épicerie solidaire, je me dis que dans notre bonne ville, « l'esprit de fraternité sociale » demeure, et que Wattrelos sait rester « Wattrelos la fraternelle, la sociale, la solidaire ».

 

Enfin, le 1er mai est la fête du travail, lui qui « cimente la société » et dont « l'absence, le manque, la déstructurent, avivent le doute, les peurs et alimentent les aventures politiques extrêmes ».

 

L'occasion pour moi de souligner que, dans la situation que connaît la France, combattre le chômage, « c'est une question de vérité économique ». Soyons clairs : « Créer des emplois, ça ne peut pas se faire sur des illusions ». Je dénonce avec force le discours économique « illusionniste, menteur » de l'extrême droite (cela vaut également pour l'extrême gauche !), car « je crois à la sincérité et à la vérité dans la chose publique, et donc en politique », et « la réalité économique est la première des vérités ».

 

Précisément, je le souligne, « créer des emplois, c'est créer les conditions de l'existence durable de ces emplois ». Avec le CICE, le pacte de responsabilité, les bonnes décisions ont été prises ; mais en ce 1er mai 2015, l'urgence économique, c'est le message clair à passer aux chefs d'entreprise : « Investissez et embauchez ! ». Les conditions sont favorables et la clé de la reprise est là : il n'y aura pas d’amélioration de la croissance, de l'emploi en 2016, sans reprise de l'investissement dès maintenant ; d'où les récentes annonces gouvernementales sur l'accélération de l'amortissement des investissements. « Il faut un signal positif, il faut, il est urgent que l'investissement reprenne ! ».

 

A côté de cette urgence économique conjoncturelle, véritable premier message, il y a un second message en ce 1er mai 2015 : l'impérieuse nécessité de préserver, de protéger « notre modèle social qui protège notre économie, les plus faibles, et notre cohésion sociale. Ce faisant, il protège la République ! ».

 

Face à la crise, notre modèle social a largement préservé la France de bien des chocs, il a été « bouclier, amortisseur », et s'il peut être modernisé, sachons dire notre attachement à ce qui est « notre acquis de civilisation, notre bien commun ». Une part de cette « République sociale » que Jean Jaurès appelait de ses vœux…

 

Pour lire mon discours, cliquer ici.

 

1er Mai à Wattrelos : fraternité sociale et République sociale
1er Mai à Wattrelos : fraternité sociale et République sociale
1er Mai à Wattrelos : fraternité sociale et République sociale
1er Mai à Wattrelos : fraternité sociale et République sociale
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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 10:57
Wattrelos, une fête de la Rose avec fierté, clarté et volonté !

C’est une tradition, en même temps qu’un moment convivial agréable que la Fête de la Rose à Wattrelos. Malgré le temps ensoleillé et l’organisation de Paris-Roubaix le même jour, près de 280 convives, militants et sympathisants, ont répondu à l’invitation de Dany Cuchère, notre première secrétaire de la section socialiste de Wattrelos.

Wattrelos, une fête de la Rose avec fierté, clarté et volonté !

Musique, danses, bon repas, tombola auront offert un bien bel après-midi qui nous aura d’abord permis de féliciter Catherine et Henri, nos deux conseillers départementaux de Roubaix 2, et leurs remplaçants Soraya et Zied, en présence de Sadia Pamart (candidate malheureuse de Roubaix 1) et de Martine Filleul (conseillère départementale à Lille, et ancienne première vice-présidente du Conseil général).

Wattrelos, une fête de la Rose avec fierté, clarté et volonté !

Etre ensemble, comme cet après-midi, c’est à la fois un plaisir et une force. Dans mon intervention, j’insiste sur trois mots : fierté, clarté et volonté.

Wattrelos, une fête de la Rose avec fierté, clarté et volonté !
Wattrelos, une fête de la Rose avec fierté, clarté et volonté !

La fierté, parce que franchement, nos camarades peuvent être fiers. On ne va quand même pas passer son temps à s’excuser d’avoir gagné ! Je veux bien que certains ne se sentent pas de bonne humeur de nous voir gagner et passent leur temps à voir tout en noir mais le résultat est quand même là !

 

La clarté, parce qu’il en faut dans la situation actuelle de la Gauche en France. Elle ne trouvera son salut électoral que si, enfin, elle retient trois idées simples, qui sont autant d’incontournables clarifications nécessaires :

  • la Gauche, si elle veut diriger à nouveau le pays en 2017, n’a pas d’avenir gouvernemental sans la réussite de Manuel Valls et de François Hollande : s’ils échouent, personne à gauche ne gagnera en 2017 !
  • la Gauche n’a pas d’avenir gouvernemental en 2017 si elle n’est pas rassemblée : communistes, Front de Gauche et autres Verts, en savonnant la planche gouvernementale, ne construisent pas une alternative à gauche (il n’y en a pas !), ils ne font que fragiliser le Gouvernement de gauche, et donc faciliter le retour de la Droite, renforcée par l’extrême-Droite ! A vouloir être « plus à gauche », ils auront la Droite !
  • enfin, les socialistes n’ont pas d’avenir gouvernemental, ni même politique, s’ils ne sont pas rassemblés. La posture des frondeurs est exaspérante et irresponsable : quand on a été élus pour soutenir le Président et son Gouvernement, on ne vote pas contre eux, on ne passe pas son temps à critiquer car en le faisant, on fragilise et on décrédibilise l’action menée.

 

Enfin, la volonté. Certes la situation (économique, politique, nationale et locale) issue des dernières élections est difficile et si le FN, ici, ne progresse pas en valeur absolue, ses électeurs sont mobilisés, et beaucoup trop d’électeurs votent pour l’illusion Bleu Marine ! Dès lors, la volonté de toute femme et de tout homme de gauche devrait être de combattre, de dénoncer cette tromperie. Car le FN n’est qu’une tromperie !

 

Qui n’a pas vu le numéro de prestidigitation des élections départementales ? C’était quoi la campagne du FN ? Un tract national (sans le nom du département ni des villes), la photo de Marine Le Pen, des propositions floues passe-partout qui ne sont même pas de la compétence du Département, aucun dossier local, des candidatures fabriquées… Ils veulent faire croire à la proximité ; ils n’ont à proposer que la duplicité !

 

Qui ignore que le FN est financé par des banques russes proches de Vladimir Poutine ? Ils veulent faire croire qu’ils défendent la France, ils la soumettent à des intérêts étrangers !

 

Qui ignore les poursuites judiciaires du FN qui, lors des élections récentes, aurait détourné 10 M€  d’argent public, 10 M€ des impôts de ces Français qu’ils disent vouloir défendre ? Il veut faire croire à son honnêteté alors qu’il n’est que cupidité !

 

Qui peut vouloir donner les responsabilités de la France à des individus qui défendent Pétain, qui tiennent des réunions avec des drapeaux à croix gammée sur les murs, qui suppriment les locaux des associations humanistes, qui interdisent les réunions de la Ligue des Droits de l’Homme, qui font le tri dans la culture et dans les livres des bibliothèques qu’ils gèrent ?

 

Ils veulent faire croire à l’autorité, alors qu’ils ne sont que des révisionnistes et des destructeurs de liberté !

 

Qui peut croire, comme ils le promettent, que demain on rasera gratis, que tout ira mieux une fois qu’on sera sorti de l’euro, qu’on aura fermé les frontières ? Qui ne comprend pas que ce serait l’explosion de notre dette, la fermeture de nos entreprises qui exportent, le paiement plus cher de tout ce qu’on achète, notre pétrole, notre énergie, que ce serait un chômage plus fort, des revenus et un pouvoir d’achat plus faibles ? Qui ne comprend pas que toutes leurs promesses ne sont pas financées, que derrière elles, il n’y a rien d’autre qu’une crise économique encore plus dure, des moyens plus réduits pour les services publics, et des taxes sur la consommation, et donc sur les plus faibles, des ressources considérablement amputées ? Ils disent vouloir combattre le chômage alors qu’ils ne font que du tapage !

 

Enfin, et nombre de nos concitoyens comme les socialistes wattrelosiens m’ont dit en avoir été blessés, qui peut croire que Wattrelos puisse être comparé au naufrage d’Hénin Beaumont ?

 

Depuis des semaines, des mois, je lis, je vois, j’entends des propos nauséabonds, des mensonges éhontés, des affabulations, des manipulations au mépris de la vérité, et dont je suis à chaque fois la cible !

 

Je n’ai rien dit, j’ai subi parce que j’ai le dos large, parce que je ne voulais pas interférer dans la campagne et gêner le beau combat de Catherine, d’Henri et de leurs magnifiques remplaçants, Soraya et Zied.

 

Mais je ne peux pas accepter qu’on salisse Wattrelos et les élus de Wattrelos ! Ça, jamais ! Car si l’on veut bien admettre les dégâts de la crise économique et, ici, de l’effondrement du textile, et maintenant de La Redoute, personne, personne ne peut oublier :

  • qu’ici, depuis 2000, les élus se sont battus pour faire venir de nouvelles entreprises, Jules, Promod, Avez, Transpole, Thiriez, le développement des parcs d’activités du Beck, du Winhoute, du Sartel… Tout cela n’existait pas, et ici, nous refusons de voir tomber les entreprises ; nous allons en chercher de nouvelles ;
  • ici, le chômage est élevé – trop sans doute – et nous accompagnons nos jeunes, avec nos bourses, nos outils pour l’emploi, nos emplois aidés et nos résultats sont plus favorables qu’ailleurs ;
  • ici, il n’y a pas de corruption, de financements occultes, pas de valises de billets, pas de frais de repas ou de séjours, pas de voitures de luxe ! Quelle honte de laisser croire cela, ou même de le laisser supposer en nous comparant ! Ici, le maire achète sa voiture d’occasion, paie sa place dans les banquets, paie ses déplacements sur ses deniers personnels, n’a jamais fait rembourser la moindre note de frais ; ici, tout est clair et transparent, et les élus socialistes, et leurs alliés de la majorité municipale font honneur à leur mandat et à leur ville !

 

Ils la servent avec amour et dévouement, et je n’accepte pas, qu’en comparant Hénin à Wattrelos, on laisse planer le moindre doute sur leur intégrité, leur honneur et sur le mien !

 

Et j’ajoute que si le maire d’Hénin a été un élu affaibli par les scandales, moi, je suis combatif, bosseur et je ne lâche rien ! Comme on dit parfois, « j’en ai », je l’ai prouvé, je ne suis pas du style à renoncer, je me battrai, de toutes mes forces, avec mon équipe que je suis heureux d’avoir à mes côtés.

 

Je dénoncerai le Front National qui n’est pas une fatalité mais une tromperie.

 

Je me battrai contre tous les détracteurs de notre action et de Wattrelos, car eux, par la haine recuite de certains et la maladresse d’autres, ne font, par leurs critiques, que le jeu de cet ennemi de l’ombre qu’est le Front National.

 

Je me battrai surtout pour que Wattrelos reste Wattrelos, cette ville que l’on aime, pour donner aux Wattrelosiens les services publics dont ils ont besoin.

 

Car être socialiste, c’est d’abord cela : être juste, être sincère, être au service de celles et ceux qui en ont besoin. Etre socialiste, c’est bosser de tout cœur, fidèle à ses convictions et à ses valeurs. Etre socialiste, c’est avoir une volonté. Cette volonté, section, élus, ici à Wattrelos, nous l’avons !

 

Wattrelos, une fête de la Rose avec fierté, clarté et volonté !
Wattrelos, une fête de la Rose avec fierté, clarté et volonté !
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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 08:08

Réveillé dès potron-minet pour mettre la dernière main à mon discours, vérifier une dernière fois telle ou telle anecdote, je vis toujours intensément cette réception des jubilaires à l’Hôtel de ville, le lundi de Pâques. Dites : avec le Conseil municipal, je reçois 1 965 années d’amour cumulées que se sont donné le couple qui fête ses noces de saphir (65 ans), les 11 couples aux noces de diamant (60 ans) et les 27 couples aux noces d’or (50 ans) !

Jubilaires : le secret, c'est d'aimer et d'être aimé !Jubilaires : le secret, c'est d'aimer et d'être aimé !

Partis en cortège automobile de la place de la République jusqu’à la mairie, ils sont accueillis par l’Union musicale, on leur ouvre la portière de la voiture, je remets à la jeune mariée un bouquet sur le perron en compagnie de mon adjointe au nouvel âge, Dany Cuchère, puis c'est la photo souvenir avec le couple jubilaire qui monte ensuite les marches de l'Hôtel de ville après avoir été salué par tous mes adjoints ceints de leur écharpe, puis s’installe dans la salle des mariages.

 

 

Jubilaires : le secret, c'est d'aimer et d'être aimé !Jubilaires : le secret, c'est d'aimer et d'être aimé !
Jubilaires : le secret, c'est d'aimer et d'être aimé !Jubilaires : le secret, c'est d'aimer et d'être aimé !
Jubilaires : le secret, c'est d'aimer et d'être aimé !

Après que deux chansons (Les vieux mariés, et L’hymne à l’amour) ont, avec émotion, été interprétées pour tous les couples, je souligne d'emblée dans mon intervention qu’ « il n’est de richesse que d’amour, et que vivre sans aimer ou sans être aimé, n’a que bien peu de sens ».

Jubilaires : le secret, c'est d'aimer et d'être aimé !

Quand ces couples se sont connus, ils avaient peu mais ils ont « construit beaucoup : un amour ». Je suis fier de les accueillir ce matin, et leur dit notre respect et notre affection. Ensemble, comme je le fais chaque année, nous revisitons chacune des années de mariage, à la fois via l’actualité mondiale, française et wattrelosienne, et surtout les chansons et musiques de l’année, celles qu’ils ont chantées et sur lesquelles ils ont dansé…

 

En 1950, année de mariage de Line Renaud et de son Loulou, Yvette et Robert, ont sans doute fredonné la « maladie d’amour, maladie de la jeunesse » d’Henri Salvador, chanson qui rappelle que « quand l'amour devient fort, c’est plus beau que la vie », ou L’hymne à l’amour d’Edith Piaf qui pleure Marcel Cerdan.

 

En 1955, la tension Est-Ouest est vive avec la signature du Pacte de Varsovie mais le rock commence à se déchaîner, ce qui n’empêche pas nos couples de chanter avec Charles Aznavour « sur ma vie, je t’ai juré un jour de t’aimer jusqu’au dernier jour de mes jours », ou de penser, avec Luis Mariano, que « faire un jour, un mariage d’amour… oh la la, c’est magnifique ! ».

 

Enfin en 1965, si ZorroBelphégor, les Saintes-Chéries, ou Le mot le plus long font leur apparition à la télévision, Le gendarme à New-York et Mary Poppins au cinéma, AlineCapri c’est finiLe ciel, le soleil et la mer, ces slows de 1965 auront été « de bien beaux nids pour faire éclore l’amour » de nos jubilaires du jour. Et si Jean Ferrat s’interroge (« Que serais-je sans toi qu’un cœur au bois dormant ? »), Guy Mardel veux « semer le doute, pour récolter l’amour », Enrico Macias proclame « mon cœur d’attache, c’est toi ; ma vie et ma passion, c’est toujours toi ». A chaque couple, en leur remémorant synthétiquement son acte de mariage (que j’agrémente cette année de références aux films qui passaient ce jour-là, à Roubaix et à Wattrelos, au cinéma), j'offre une copie, une médaille-souvenir de deux mains qui se nouent et une bouteille à consommer avec modération.

 

Juste avant de conclure avec deux citations : la première est de Raoul Follereau, « La seule vérité, c’est de s’aimer » ; la seconde de La Tasse : « Perdu est tout le temps que l’on passe sans aimer ». Très bon anniversaire de mariage, chers jubilaires, soyez encore heureux longtemps ensemble !

Jubilaires : le secret, c'est d'aimer et d'être aimé !

Merci de ce beau lundi que vous m’avez donné, que vous avez donné à toutes et tous.

 

Pour lire mon discours, cliquer ici.

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 23:37
Encore une bonne nouvelle pour Wattrelos !

En effet, cet après-midi, je représente la Ville à la commission départementale d'aménagement commercial à la préfecture pour défendre le projet de reconstruction, à la place de Match au centre commercial des Couteaux, d'un hypermarché Lidl. Et la décision prise me réjouit : adopté à l'unanimité !

 

C'est une excellente nouvelle pour Wattrelos et surtout pour ce centre commercial des Couteaux, véritablement moribond depuis la fermeture brutale de Match, pour lequel il était impératif à la fois de retrouver une nouvelle locomotive commerciale et de lui redonner un environnement plus attractif.

 

C'est d'autant plus indispensable que ce centre commercial est aux portes du nouveau pôle d'excellence de l'Union, et à l'immédiate périphérie du quartier des Villas retenu par l'Etat dans son NPRU (nouveau plan de rénovation urbaine, dit ANRU 2).

 

Le projet vise à démolir la friche commerciale Match existante, et à créer donc un nouveau magasin Lidl de 1 283 m² de surface de vente. Le parking actuel sera entièrement refait et comportera 100 places, (dont 2 places pour personnes à mobilité réduite) et un parc à vélos.

 

D'autres projets de réaménagement se dessinent à l'immédiate proximité. Mais il est trop tôt pour en parler encore.

 

Il n'en reste pas moins qu'en sortant de la préfecture, avec un tel vote, et l'approbation officielle qui permet de lancer ce projet, oui, je suis satisfait ! D'autant que c'est à nouveau un engagement électoral du programme municipal de mars dernier qui aboutit aussi.

 

Ouverture du nouveau magasin et du centre commercial rénové : printemps 2016 !

 

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 09:10
"Qu'importe le flocon !"

C'est le titre de la pièce d'Annie Daprey qu'interprète cet après-midi à la MEP la troupe des 3/5 : c'est la première ! Remarquable sens de l'opportunité de jouer une pièce, le jour même où de beaux rayons de soleil annoncent le printemps, et dont le point de départ concerne des automobilistes bloqués sur la route par la neige… à peine quelques jours après que cela se soit produit sur la route des vacances ! Ils sont trop forts ces 3/5 ! Mais le mieux, c'est de les voir et d'en rire…

 

Plantons le décor : Michel (G.), bien calé sur son fauteuil, et Janine (Chantal D.) toute en bigoudis, dans leur petit hameau, sont confrontés à des coupures d'électricité à cause des perturbations neigeuses, tandis qu'à la radio, on annonce que devant les difficultés, des automobilistes quittent leur véhicule pour se réfugier alentour… Que croyez-vous qu'il arrive ?

 

Ding-dong, M. Benoît de Grandpierre (séduisant patron d'une entreprise de 250 personnes) et son épouse Paula (Chantal B. en bourgeoise friquée, égoïste et misanthrope) veulent s'inviter, et si Paula perd son vison, elle gagne de belles chaussettes ridicules, avant de perdre, bien plus tard, ses vêtements, après s'être réfugiée chez le pervers voisin M. Poularde (encore un beau rôle pour Bernard M. !). Déjà compliqué ?

 

 

"Qu'importe le flocon !"

Entre temps, voilà que deux sœurs, dénommées Vanille et Cerise (laquelle est enceinte de 8 mois et demi), sinistrées par la neige, débarquent aussi. Si cela plaît à Janine (qui "adore l'imprévu"), cela commence à faire beaucoup pour Michel, "un peu ours, "perturbé dans ses habitudes", qui estime que "les gosses, ça se dresse dès l'intramuros".

 

 

"Qu'importe le flocon !"
"Qu'importe le flocon !"
"Qu'importe le flocon !"

Mais ce n'est pas tout. Car deux dames, une mère et sa fille, Sylvaine (qui a "bac + 6" !) viennent sonner et l'on comprend vite qu'il y a là embrouille et source d'embrouilles. Car dans cette maison qui n'a plus d'eau, la mère (abusivement) découvre rapidement et déguste la mirabelle secrète (de 30 ans d'âge) de Michel : "On dirait la Sainte Vierge en culotte de velours", même si "elle chauffe la couenne", clame, formidable Marie-Thérése B. (rôle de composition ?) qui nous fait connaître l'ivresse des sommets (du rire !).

 

Tandis que la fille, perturbée par les mensonges de sa mère, se sentant "prise entre deux feux" ("ce qui lui évite d'avoir froid !"), s'absente durablement avec Benoît (et même toute la nuit !) pour déneiger, et si "l'abominable homme déneige", au matin Benoît reconnaît que cela "fait des années qu'il n'avait pas besogné aussi longtemps" : il est vrai qu'il a été rejoint par l'agriculteur voisin (pendant que la femme de celui-ci regardait !) et donc que "quand on est bien équipé, ça aide" !

 

Osé, me diriez-vous ? Avez-vous bien compris ? Et au fait, ce bébé, il en est où ? Je ne vous dirai pas tout…

 

Cette comédie animée, souriante et vivifiante (comme l'air de la montagne enneigée !) est surtout pleine de bon sens. Cette nuit et ce matin-là, dans ce hameau, habitants et visiteurs auront dépassé les difficultés, "comme s'il ne restait plus que l'essentiel". C'est la vérité des gens, celle des âmes et des cœurs, qui est mise à nue : "C'est comme si la blancheur de la neige faisait ressortir la noirceur des gens". Comme le précise la malicieuse Sylvaine, "c'est dans les situations extrêmes qu'on découvre la vraie nature des gens".

 

Une belle leçon de vie et de fraternité, où le coincé PDG Benoît est heureux d'avoir "rencontré des gens souriants, formidables, ouverts"… A dire vrai, "une nuit particulière mais très enrichissante".

 

 

"Qu'importe le flocon !""Qu'importe le flocon !"

Déneigez donc votre emploi du temps et allez à la MEP( prochaines représentations les 14 et 15, 21 et 22, et 28 et 29 mars) : ce n'est pas le ciel qui vous tombera sur la tête, mais… des flocons de rire !

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 14:06
45e Salon des Artistes

Cela devient une très belle habitude : signe (divin ?) que le Printemps des artistes wattrelosiens annonce le printemps, c'est le printemps lui-même qui s'invite dans les galeries du centre socio-éducatif à l'heure de la remise des prix, par de généreux et chauds rayons de soleil dans les baies vitrées.

 

C'est donc dans cette ambiance printanière qu'accueilli par Dominique Houtekier, vice-président de l'Atelier des Arts (qui remplace Claude Sauvage, président, convalescent) qu'avec les élus, artistes et leurs familles, je procède à la visite inaugurale du salon qui est toujours un pur moment de plaisir.

 

D'abord pour saluer celui qui, fidèlement, est à nos côtés, le grand peintre Abel Leblanc. Ensuite pour découvrir avec le jury, présidé par Serge Groskowiak, les trois artistes primés (à qui, en fin de visite, je remettrai médailles de bronze, d'argent, et d'or de la Ville). Mais aussi parce que, cette année, pour le 45e Salon, l'Atelier des Arts a voulu rendre hommage à deux de ses grands piliers disparus, le sculpteur Edouard Gruszczinski, et le peintre (et ancien président) Michel Couillet, auxquels – moment d'émotion - leur ami et complice Jean Duponchel rend un superbe hommage par deux portraits pastel qu'il présente pour le salon !

 

131 artistes, 252 œuvres exposées… et de bien agréables moments à apprécier, déguster de ses yeux et de sa sensibilité chacune d'entre elles. Aquarelle, pastel, huile, pinceau, découpage, aérographie, bois, pierre, tous les styles artistiques sont présents, et il est impossible que rien ne vous émeuve. Bien sûr, chacun réagira différemment devant telle ou telle œuvre, l'appréciera ou non, mais comme je le dis dans mon intervention, citant Juan Ruiz : " L'art est ce qui permet de briser les cœurs durs "… et émeut, fait réagir, séduit. Au CSE, cet après-midi, il y a de quoi avoir des coups de cœur.

 

Côté peintures, paysages et Afrique me paraissent assez présents ; peintures à l'ambiance diaphane côtoient des œuvres plus modernes d'inspiration américaine, mais aussi nombre d'animaux : aux moutons de Martine font écho la panthère de Roger et le tigre de Thierry (Mordant, immense artiste !). Les sculptures cette année sont tout autant de styles et de compositions différentes. D'entrée, loin de jeter un coup de froid, deux sculptures d'ours polaires (qu'escaladent de jeunes enfants) séduisent (ce sera le 1er prix du jury !).

45e Salon des Artistes

Mais aussi des poissons, des œuvres de récupération (à l'image de ces deux têtes souriantes faites de couverts de cuisine tordus), ce couple enlacé (en bois) ou le duo de "douceur et d'extase" de Keith, ou encore le samouraï de Claude !

45e Salon des Artistes
45e Salon des Artistes
45e Salon des Artistes
45e Salon des Artistes

Sans oublier la queue leu-leu de Jean-Mi (… Leleu !).

45e Salon des Artistes

Bien sûr, il ne m'a pas échappé que la "maîtresse des océans" (fière capitaine de rafiot pirate) de Jean-Luc n'a pas laissé insensible les visiteurs.

45e Salon des Artistes

Non plus et surtout – dans un autre genre - que l'œuvre de Clément ! Cette superbe France en bois, dont le cœur laisse surgir une main qui tient un crayon en ses doigts, magnifique synthèse d'une France de janvier 2015 qui sut "être Charlie".

45e Salon des Artistes

Au moment de la remise des prix de ce salon qui dure jusqu'au dimanche 15 mars prochain, citant Nietzche, je rappelle que " tout art peut être considéré comme un remède de la vie ".

45e Salon des Artistes

Voilà pourquoi, n'hésitez pas, allez visiter ce Salon, les artistes le méritent, et pour tout dire dans un clin d'œil, ce salon est chouette !

45e Salon des Artistes
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