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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 05:50
Nos jumelages donnent de l'humanité à l'Europe !

Wattrelos célèbre ce samedi, en fin de matinée, ses 40 ans de jumelage avec Eschweiler, ville allemande, et ses 25 ans avec Guarda, au Portugal. Par-delà les dates, qui mesurent le temps parcouru, comme je l’ai dit, cette manifestation veut « affirmer ensemble à nouveau notre attachement à la fraternité européenne ».

 

Ont ainsi été invitées les associations ayant noué des liens avec nos villes jumelées. Mon adjointe aux relations internationales, Laurence Sueur, organisatrice de la manifestation, salue les délégations étrangères - il nous est du reste agréable qu’une délégation de notre ville-soeur hongroise, Mohàcs, soit présente - et les responsables associatifs.

 

Mon homologue allemand, Rudi Bertram, bourgmestre d’Eschweiler, rappelant la cérémonie du 16 mai dernier à Eschweiler, souligne que « les jumelages de villes sont beaucoup plus que des panneaux aux entrées de ville : notre jumelage et les contacts des habitants sont une pierre d’une grande valeur de la Maison Europe et la base d’une Europe paisible, culturelle et sociale ».

 

Carlos Alberto Monteiro, 1er adjoint du maire de Guarda, dont c’est la première visite à Wattrelos, rappelle les rencontres entre nos concitoyens depuis 25 ans, et alors « que dans l’air flotte le péril d’une nouvelle désintégration européenne », insiste pour « qu’on lutte pour les mêmes idéaux européens ». Citant le poète portugais, Miguel Torga, il conclut : « Avoir un ami c’est beau ! ».

 

Dans son intervention, Erika Kovascne, 1ère adjointe au maire de Mohàcs, s’est félicitée de la relation « exemplaire » entre Wattrelos et Mohàcs, et plaide pour la « renforcer davantage ».

 

Après un intermède musical au violoncelle et l’intervention d’Hartmut Fröhlich, président du comité de jumelage d’Eschweiler, il me revient dans mon allocution de mettre en perspective toutes ces années passées à « donner de l’humanité à l’Europe » et à construire « l’Europe des citoyens ». « Aux yeux de notre jeunesse, l’Europe ne peut plus se contenter d’être un bouclier contre la guerre ; elle doit, elle peut porter une espérance : celle de la citoyenneté européenne. De part et d’autres de nos frontières, nous nous ressemblons plus que nous ne différons ».

 

Je plaide avec force pour que l’Europe sache affirmer ses fondamentaux, ses valeurs, sa « carte d’identité européenne car l’Europe a besoin d’être forte dans le monde ».

 

De fait « nous pouvons être fiers de ce que nos prédécesseurs ont fait et de ce que nous faisons ensemble ». Pour renouveler notre serment d’amitié, avec mes trois collègues d’Eschweiler, Guarda et Mohàcs, nous formons une symbolique chaîne d’union, juste avant que 14 choristes du conservatoire de musique, dirigés par Véronique Gillet, ne chante dans cette salle des mariages de l’Hôtel de ville, un superbe – et émotionnellement très fort – hymne européen !

Nos jumelages donnent de l'humanité à l'Europe !

A chacun de mes homologues, j’offre enfin un souvenir de cette journée, gravé de nos deux blasons : 40 ans pour Eschweiler, 25 ans pour Guarda !

Nos jumelages donnent de l'humanité à l'Europe !
Nos jumelages donnent de l'humanité à l'Europe !
Nos jumelages donnent de l'humanité à l'Europe !

Ce samedi, tout autant que les mains, les cœurs ont vibré. Ce fut un beau, un grand moment de fraternité européenne. C’est cette Europe-là qui est belle, infiniment belle… C’est vraiment dommage que la presse locale n’ait pas vécu ces instants-là avec nous.

Nos jumelages donnent de l'humanité à l'Europe !

Pour lire mon allocution, cliquez ici.

 

Pour lire les interventions de R. Bertram, cliquez ici, celle de C. Monteiro, cliquez ici,  celle d'E. Kovascne, cliquez ici et celle d'H. Fröhlich, cliquez ici.

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 09:27
LMH s'installe à l'Union !

Il n’aura jamais été aussi proche de Wattrelos !

 

Le siège de Lille Métropole Habitat, bailleur social bien connu, est en effet inauguré ce matin à l’Union (l’adresse indique 425 boulevard Gambetta à Tourcoing mais les 4/5 du bâtiment sont en territoire roubaisien, magie de nos villes si étroitement imbriquées !) et je suis évidemment présent, en compagnie du président de LMH, Didier Manier, de son ancien président, Alain Cacheux, de nombreux maires de la métropole (parmi lesquels mes collègues de Tourcoing et de Roubaix bien sûr), métropole représentée par son président, Damien Castelain.

 

Ce nouveau siège social, au demeurant très lumineux, avec ses six niveaux, ses larges surfaces vitrées, son atrium central, ses matériaux (bois, alu…) favorisant les économies d’énergie et son parking silo, est occupé depuis mai 2015, après deux ans de chantier, par les 200 collaborateurs des départements fonctionnels de LMH qui gèrent quelque 32 000 logements, dont une petite centaine à Wattrelos (il y a tout juste deux ans, d’ailleurs, j’inaugurais un ensemble de 53 logements LMH en compagnie d’Alain Cacheux au Crétinier, face à l’ancienne Lainière).

LMH s'installe à l'Union !
LMH s'installe à l'Union !

Dans ma prise de parole, j’ai d’emblée une pensée pour Pierre Dubois et Michel-François Delannoy, les anciens maires de Roubaix et de Tourcoing, puisque c’est avec eux que j’ai posé la première pierre de ce bâtiment il y a deux ans.

 

Bien entendu, en tant que maire de l’une des trois communes qui composent le parc de l’Union, je me félicite de l’implantation de ce nouveau siège, importante pour notre agglomération, qui permet en outre de regrouper des équipes jusqu’alors disséminées à Lille et à Tourcoing, suite au regroupement il y a près de dix ans (en 2006) des trois offices d’HLM (LMH, Roubaix Habitat et Tourcoing Habitat) qui ne forment plus qu’un seul office, LMH donc. Je ne sous-estime pas les efforts fournis pour remodéliser les équipes.

 

C’est aussi une opération symbolique, de rééquilibrage métropolitain qui saura surtout, je l’espère, être efficace pour les locataires comme pour les employés.

 

Avec une pointe d’humour, je souligne que nos discussions avec LMH n’en seront que facilitées pour nos projets de logements ! Car malheureusement notre projet commun avec LMH à la Marlière n’a pas encore connu sa première pierre… Allez, on va y arriver !

LMH s'installe à l'Union !
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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 06:55

France Bleu Nord a souhaité m'interviewer tôt ce matin au sujet de mon accident de moto du mois de juin et de ses conséquences. Pour réécouter l'interview, cliquez sur le lien ci-dessous afin de télécharger l'extrait sonore d'une durée de 5'20 (format mp3).

Interview France Bleu Nord 15 sept. 2015

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 16:22

Un rapide retour en vidéo sur cette fête des Berlouffes 2015 : cliquer ici.

Mes Berlouffes en vidéo
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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 12:50
Berlouffes 2015 : Entre fête et émotions !

L’édition 2015 avait très bien commencé. Dès l’aube déjà, les 17 km et 2200 stands de vide-grenier étaient prêts à accueillir les promeneurs, et surtout les acheteurs sortis très tôt pour faire de bonnes affaires. Pour moi, c’est vers 11 heures que j’ai rejoint la brocante pour l’arrivée de nos trois géants sur le parvis de l’Hôtel de ville, avec cette année deux nouveautés : un groupe des Berlouffes reconstitué (grâce à la mobilisation de plusieurs bénévoles devenus « Berlouffe d’un jour »), et le groupe médiéval Bachanale qui, avec ses musiciens et ses cracheurs de feu, suscite l’intérêt d’un large public.

Berlouffes 2015 : Entre fête et émotions !
Berlouffes 2015 : Entre fête et émotions !
Berlouffes 2015 : Entre fête et émotions !
Berlouffes 2015 : Entre fête et émotions !

Mais pour moi, Berlouffes 2015 est aussi tout en émotions. Dès le perron de l’Hôtel de ville, je vois des saluts, des signes de mains amicaux, heureux de me revoir là : oui, je m’étais promis intérieurement d’être de retour sur mes pieds pour Berlouffes, les médecins me l’ont permis – un énorme merci à eux – mais quand je peux lâcher ma canne pour applaudir, oui, je suis tout simplement heureux ! Heureux d’y être parvenu, tellement heureux d’être là !

 

C’est une vague redoutable d’émotion qui me secoue quand un petit garçon se jette dans mes bras lorsque je quitte la mairie. D’autres étreintes, d’autres embrassades, d’autres regards complices et émus, des poignées de mains plus serrées encore qu’à l’accoutumée, des mots simples échangés, des encouragements anonymes mais si forts… J’en ai reçu beaucoup tout au long de mes deux heures de balades dans les étals.

Berlouffes 2015 : Entre fête et émotions !
Berlouffes 2015 : Entre fête et émotions !
Berlouffes 2015 : Entre fête et émotions !
Berlouffes 2015 : Entre fête et émotions !
Berlouffes 2015 : Entre fête et émotions !

Un arrêt photo à la nouvelle friterie (avec un sac qui résume toute ma passion culinaire - photo). Une pause Au Fil du Temps (tout un symbole !), quelques achats dont un livre consacré aux anges gardiens (ça ne s’invente pas !) que j’offre à mon Directeur général des services de la Ville (photo), puis je me dirige vers les tentes du Wattrelos football club pour déguster mes traditionnelles moules-frites. C’est là que me rejoint mon invité d’honneur, et grand ami, Jean-Marie Le Guen, ministre des relations avec le parlement (déjà en 2012, il était à mes côtés !) : c’était pour moi un symbole fort que le jour de ma rentrée de maire dans ma ville, Jean-Marie soit aux côtés du député que je suis également !

Berlouffes 2015 : Entre fête et émotions !
Berlouffes 2015 : Entre fête et émotions !

Malheureusement, la grosse pluie qui s’est invitée à partir de 14 heures a mis un terme prématuré à la brocante. Et il m’a fallu, en liaison avec mon adjointe aux fêtes, Michèle Coquelle, peser au trébuchet météorologique la décision d'annuler ou pas les festivités de fin de journée : le lancer de poupées et le brûlage de Berlouffe. J’ai finalement décidé de les maintenir.

 

J’ai eu raison : une fois de plus, le miracle wattrelosien s’est produit ! Un peu avant 18 heures, la pluie a cessé, et lorsqu’ont sonné les six coups en haut de Saint-Maclou, nos précieuses poupées Berlouffes ont pu être lancées ! Bien sûr, cette année, il ne m’était pas possible d’escalader les marches de l’étroit escalier qui mène au clocher de l’église : c’est mon deuxième invité du jour, Pierre de Saintignon, premier vice-président du Conseil régional Nord - Pas-de-Calais, qui aura épaulé Michèle, le prince du Carnaval et nos miss.

 

En bas, sur la place, Berlouffe 2015 s’embrase, pendant que nos Berlouffes accompagnent, en ronde, sa combustion. Aussitôt finie, voilà qu’une nouvelle grosse averse retombe ! Le miracle wattrelosien, je vous dis !

 

Fût-elle pluvieuse, cette édition de notre belle fête des Berlouffes aura été heureuse. Pour moi, c’est certain ! Merci à tous les bénévoles et services de l’avoir rendue possible, merci surtout à toutes les Wattrelosiennes et tous les Wattrelosiens qui y participent, en vidant leurs greniers ou en s’y promenant, parce qu’ils lui donnent sa belle image ! Vive Berlouffes 2016…

Berlouffes 2015 : Entre fête et émotions !
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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 10:15
Mon accident ? Tournons la page !

J’ai accepté aujourd’hui, et à la demande de la presse, de répondre à ses questions sur l’accident dont j’ai été victime le 7 juin dernier, ses conséquences.

 

A vrai dire, ce n’est pas de cette façon que j’avais imaginé ma conférence de presse de rentrée, à l’occasion de laquelle je fais traditionnellement le point sur les dossiers du maire et du député. Mais la vie publique impose parfois ce genre d’exercice plus personnel. Notre conversation, non sans émotion, se concentre sur quelques coups de projecteur sur ces trois derniers mois.

 

Un beau dimanche à la wattrelosienne. Dimanche 7 juin, différentes manifestations à mon agenda : brocante du Ballon, portes ouvertes du garage Renault à la Martinoire, moules-frites du club de l’Amitié, bref, les bonheurs de la vie d’élu. A 19 heures, j’ai prévu d’assister à une pièce de théâtre au CSE, mais avant cela, je dois remettre des coupes au stade du Beck pour l’USW. Comme tout ce que j’ai fait depuis ce matin, j’irai en moto, comme cela m’arrive de temps à autre. Je pars seul.

 

Le choc. Rue Jean-Marais, je vais m’engager sur Mendès-France, rien à gauche, rien à droite… Puis c’est un instant de vide. Je rouvre les yeux assis par terre, la moto couchée, j’entends des cris…On m’entoure. Mon premier adjoint, ma compagne arrivent, puis les pompiers. Le reste est une course-poursuite contre le temps. Des images se succèdent : les pompiers, le SAMU, le CHR, le cylindre de l’IRM, le départ pour le bloc opératoire.

 

Le réveil. Dans ma chambre d’hôpital, en ouvrant les yeux, j’aperçois tout un jeu de broches autour de ma jambe. Mon premier réflexe est de me dire que je suis vivant, c’est déjà beaucoup. Je pense à celle que j’aime, à ma mère, à l’inquiétude que je leur donne, à mon père aussi, dont les forces déclinaient définitivement il y a tout juste un an. Je pense à tous ceux que j’aime, à mes fonctions. A ce qu’il me faudra faire pour les exercer pleinement. Je rebranche le portable, déjà une centaine de messages d’encouragements.

 

La lutte pour vivre. Il faut refaire ma jambe et combattre les fièvres. C’est dur, très dur. Deux semaines de caisson à oxygène me conduisent au bout de mes forces. Une fièvre persistante aggrave la situation. A deux reprises, mon état de santé se dégrade tellement que mes proches redoutent mon départ. Le maintien de mon pied gauche est intenable et il faut se résoudre à l’opération. Mais la fièvre n’est pas encore vaincue, et je redoute le pire. A ce moment-là, et ce sera la seule fois, je doute de l’issue du combat. Finalement, les experts du centre épidémiologique de Tourcoing parviennent à identifier les trois microbes à vaincre : on m’administre in extremis les antibiotiques, costauds, efficaces. A quelques heures près, il aurait été trop tard…

 

Ma vie va changer. Fin juin, ma vie n’est plus en jeu. Je suis sauvé. Mais je sais que ma vie ne sera plus la même. La moto, c’est fini. La voiture que je viens d’acheter, je ne la conduirai jamais. Tant pis, j’en prendrai une autre, automatique. Car je veux vivre, je veux revivre ! C’est ma deuxième vie, et Dominique Baert redeviendra Dominique Baert. Je veux respirer et aimer la vie, bosser, servir ceux qui m’ont élu… comme avant ! Je demande à Henri Gadaut de lire un communiqué lors de la séance du Conseil municipal du 2 juillet pour clarifier la situation et faire taire les rumeurs. Retour à la maison le 11 juillet, juste le week-end, un bonheur immense ! J’en meurs d’envie mais je ne peux pas encore cette année assister aux festivités du 14 juillet ni, fin juillet, aux fêtes du Plouys : mais j’y retournerai ! Patiemment, je reconstruis ma vie pierre par pierre, je revois mes ami(e)s, je retrouve mon bureau, d’abord le dimanche après-midi, puis les après-midi depuis le 15 août. Je revisite mes restos, je mange à nouveau des moules, des frites, du filet américain, des gâteaux, du chocolat… La vie ! Ma vie !

 

Merci pour tous les messages. Les centaines de messsages, de sms et de lettres m’ont ému, et m’ont dopé ! Ce fut une formidable force, une énergie démultipliée. J’ai senti une attention, des soutiens pour mon combat. Alors, je me suis battu. Merci à tous. De Gauche beaucoup, de Droite aussi, chaque message fut une pierre de plus pour m’aider. Une énorme reconnaissance à François Hollande, Manuel Valls, Marisol Touraine et Bruno Le Roux, qui furent très présents par leurs messages et leurs appels, et tant d’autres amis, de Damien Castelain à Jean-Claude Vanbelle, maire de Leers, qui m’a même fait livrer une énorme corbeille de fruits accompagnée de ce petit mot : « Tu as besoin de vitamines : en voilà ! ».

 

Une équipe formidable. Mon équipe municipale a su magnifiquement faire bloc face à cette adversité. Dictionnaires, fêtes d’école, centres aérés, chantiers, ils ont assuré ! Pour ma part, jamais je n’ai perdu le fil de la vie municipale, par ma compagne, mon chauffeur, mes collaborateurs. Un énorme merci à Henri Gadaut, mon 1er adjoint, qui, malgré l’émotion, a fait face (je souhaite à tous les maires d’avoir un 1er adjoint comme ça !) et au Directeur général des services.

 

Je n’ai pas changé. Je suis de nouveau debout. Certes, il me reste du chemin à faire, mais en ce début septembre, je suis là ! Si, fin août, c’est en fauteuil que je suis allé manger des frites à la fête du quartier Saint-Gérard, c’est sur mes deux pieds que je souhaite un bon anniversaire à notre doyenne pour ses 102 ans et que je célèbre un mariage le lendemain en mairie. Samedi 12 je serai là, au Raid’louffes et à l’Université d’été du PS à Lomme. Dimanche, je le voulais de tout mon cœur et j’ai tout fait pour : je serai aux Berlouffes, pour retrouver mon cher Wattrelos, celui que j’aime, celui des femmes et des hommes de cette ville. Ce sera une épreuve physique sans doute, mais surtout un grand, mon grand bonheur ! Je vis, et en route pour de nouvelles aventures !

Mon accident ? Tournons la page !
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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 17:33
C’est la rentrée des classes !

Allez les enfants, Charlemagne l’a décidé, il faut aller à l’école ! Et si ce matin, pour la première fois depuis que je suis maire, je ne suis pas en situation (physique) d’être présent aux portes et dans les classes des écoles de ma ville (cette année, mes adjoints font sans moi !) j’y pense, bien sûr. Je pense aux près de 5 100 enfants qui reprennent le chemin de nos 25 écoles primaires ; je pense à la formidable machine municipale, aux personnels (des écoles, de services, de restauration) aux travaux (qu’il a fallu finir d’extrême justesse), et aux remarquables équipes de nettoyage de la ville qui permettent aux enfants d’entrer dans une école propre malgré des mois de travaux, comme c’est le cas à Camus), à ces milliers de repas que la Cuisine centrale prépare et livrera bientôt.

 

Et, comme chaque année, tout est prêt !

 

C’est bien connu, pour la Municipalité, l’école et l’éducation sont les priorités premières. C’est vrai en fonctionnement, avec les personnels et les politiques éducatives mises en oeuvre : le projet éducatif territorial, finalisé ce printemps et approuvé par les autorités académiques, l’atteste. Education artistique, réussite éducative, classes à horaires aménagés musicales, clubs Coup de pouce pour la lecture sont, entre autres, quelques-unes des réalités wattrelosiennes, sans oublier les TAP, les temps d’activités périscolaires, qui ont lieu chaque jour de 15 h 30 à 16 h 30, et dont la municipalité maintient, pour l’heure, la gratuité (sous réserve, comme nous l’avons toujours dit, que les parents aient bien conscience que l’école finit à 15 h 30 – et non à 16 h 30 ! – et qu’ils ne soient pas trop nombreux à inscrire les enfants en TAP : jusqu’aux 70 % actuels, nous tenons. Au-delà, nous ne pourrions plus tenir !).

 

Prioritaire, l’école l’est aussi dans le budget municipal d’investissements. Après Michelet reconstruite, le groupe Brossolette réhabilité, le groupe Curie agrandi, en 2015 la rénovation du groupe scolaire Camus aura été le plus gros investissement de la Ville (1,18 million € - ph. ci-dessous).

C’est la rentrée des classes !

Au total, ce matin donc, précisément, ce sont 5 074 enfants qui ont rejoint nos écoles, soit 3 615 dans nos écoles publiques (71 % au total) et 1 459 dans les écoles privées.

 

Il est d’ailleurs intéressant de mettre en perspective les chiffres des enfants scolarisés à Wattrelos, notamment sur 10 ans. Ainsi, depuis 2004, qu’observe-t-on ? Trois réalités :

 

1. Contrairement à ce qui se constate dans d’autres villes alentour, il n’y a pas de baisse globale du nombre d’enfants scolarisés à Wattrelos : 5 118 au total en 2014, au lieu de 5 091 en 2004.

2. En 10 ans, le poids des écoles publiques s’est renforcé : plus de 7 enfants sur 10 y sont scolarisés. En 2004, il y avait 3 355 enfants scolarisés dans les écoles publiques (soit 66 % au total), et 3 635 enfants (soit 71 %) en 2014 : notons qu’il s’agit là de près de 300 enfants (soit plus de dix classes !) qu’il a fallu accueillir dans les écoles que gère directement la commune.

3. En 10 ans, il y a plus d’élèves en élémentaire (et c’est bien !) mais moins d’élèves en maternelle (c’est moins bien !).

 

En effet, par rapport à 2004, en 2014, il y a + 210 élèves en élémentaire et, à l’inverse, près de 200 élèves de moins en maternelle ! Cette baisse en maternelle concerne exclusivement le privé où l’on trouve 576 élèves en 2014 contre 740 en 2004.

Accélérée sous la période Sarkozy (le nombre d’élèves en maternelle est passé alors de 694 en 2008 à 573 en 2012) avec la volonté du Gouvernement d’alors de réduire l’inscription des moins de 3 ans en maternelle, cette baisse des enfants scolarisés en maternelle justifie d’autant plus les choix politiques de la Municipalité pour conforter l’attractivité de nos écoles, notamment publiques, accélérer la construction de logements (objectif : 1 000 logements engagés sur le mandat), réaliser le projet du centre-ville.

 

Mais voilà, les cartables sont ouverts et aujourd’hui – stabilité bien connue du corps enseignant wattrelosien oblige – deux nouvelles directrices prennent leurs fonctions : Camille Vouters (maternelle Léo-Lagrange) qui succède à Virginie Alba (ph. ci-dessous), nommée pour sa part à l’élémentaire Lakanal, en remplacement de Daniel Quenon, décédé pendant l’année scolaire, et pour qui, ce matin, j’ai une forte et affectueuse pensée.

 

C’est la rentrée des classes !C’est la rentrée des classes !
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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 14:49
Denise Castelain nous a quittésDenise Castelain nous a quittés

Elle fut institutrice en école maternelle à Wattrelos et Roubaix, directrice d’école à Beaulieu pendant près de vingt ans ; elle fut aussi conseillère municipale (succédant à son mari, Jules) durant deux mandats (1983-1989 et 1989-1995, déléguée à l’école municipale de coupe et couture durant ce deuxième mandat) et j’ai siégé à ses côtés en tant que jeune conseiller : Denise Castelain nous a quittés.

 

Toujours prévenante, courtoise, à l’écoute, c’était une femme très humaine, au grand cœur.

 

Sa disparition m’attriste, et comme maire, au nom du Conseil municipal de Wattrelos, mais aussi comme militant socialiste et comme ami, je salue sa mémoire.

 

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 13:56

J’ai demandé à mon premier adjoint, Henri Gadaut, de lire publiquement ce communiqué, hier soir, avant que ne débute l’examen de l’ordre du jour du conseil municipal :

 

« Mes cher(e)s collègues,

 

Maire, je suis donc président du conseil municipal, et dès lors que je suis exceptionnellement empêché d’exercer cette présidence, je considère que c’est d’abord à toutes et à tous, et par-delà vos personnes, à tous les Wattrelosiens que je dois, en toute transparence, des informations sur mon état de santé.

 

Tant de rumeurs, d’élucubrations courent qu’il me faut y mettre un terme, en responsabilité.

 

Vous le savez, le dimanche 7 juin, alors que je m’en allais remettre des coupes au tournoi de l’USW, un chauffard a failli me faire perdre la vie. J’ai survécu, mais ma jambe gauche était en charpie. Je ne saurai jamais dire suffisamment toute ma reconnaissance à celles et ceux qui sont intervenus : particuliers, passants, pompiers, service d’urgence puis chirurgiens et équipes du CHR qui m’ont permis de ne pas vous quitter ce soir-là.

 

Depuis, j’ai été confronté à deux défis.

 

Le premier fut de reconstituer ma jambe gauche. Refaire de l’os et de la peau, ça prend du temps. Pendant dix jours, j’ai été placé matin et après-midi dans un caisson hyperbare d’oxygène à haute pression pour permettre une recomposition des tissus. C’était épuisant et je suis allé au bout de mes forces physiques. Mais cela valait la peine car 90 % de ma jambe a pu être sauvée, si ce n’est mon pied gauche, trop sectionné lors du choc.

 

Le second défi fut de lutter contre de fortes fièvres, issues de microbes du bitume m’a-t-on dit, et cette bataille-là fut rude. Je ne le cache pas, à deux reprises, ces trois dernières semaines, ces fièvres ont failli m’emporter. Mais le centre épidémiologique a pu finalement identifier l’antibiotique adapté et, au moment où j’écris ces lignes, la bataille paraît gagnée. La fièvre a disparu depuis huit jours.

 

Au terme de deux interventions chirurgicales parfaitement réussies, je vais donc dorénavant bien. En liaison avec mes collaborateurs et les élus tant que de besoin, je continue à assurer la continuité de ma fonction. Je vous remercie de vos messages de réconfort, d’encouragement ; j’en ai eu besoin et ils m’ont été précieux.

 

A ce qui m’est dit au centre hospitalier, je devrais être de retour à Wattrelos, chez moi, dès les prochains jours – à tout le moins avant le 14 juillet. Il y aura ensuite le centre de rééducation, et surtout la période de convalescence.

 

J’espère donc, Monsieur le Premier Adjoint, que la présidence du conseil municipal que vous exercez ce soir n’aura pas de suite, et que pour le prochain conseil de rentrée, je pourrai vous retrouver toutes et tous.

 

Croyez bien que j’y mets toutes mes forces et toute mon énergie !

 

Travaillez bien toutes et tous, dans votre diversité, au service des Wattrelosiens. Et bon été à chacun ! ».

 

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 15:00
Roland Merlin a rejoint son copain Roland Lévêque au Panthéon des sportifs et bénévoles wattrelosiens !

Il symbolise à lui seul toute la fidélité, la constance, toute la générosité de l’engagement associatif wattrelosien : Roland Merlin, président de l’Entraide sportive et membre de tant d’autres associations, nous a quittés hier à l’âge de 86 ans, quelques mois après le décès de son épouse, Berthe, qui l’avait tant affecté et duquel il ne s’était pas remis.

 

C’était un grand, un très grand bénévole. Evoquer la mémoire de Roland en ces termes est le plus bel hommage que l’on puisse lui rendre. Mais c’était également un ami de ma famille, et la nouvelle de sa disparition me plonge, comme beaucoup d’autres Wattrelosiens, dans la peine et l’émotion.

 

Difficile de résumer ce personnage hors normes en quelques lignes : président de l’Entraide sportive (depuis 1978 !), Roland fut trésorier de l’Office municipal des sports, secrétaire des Amis du jardin (le sien – notamment son potager dont il distribuait l’excédent à ses connaissances – était sacré !), de l’Amicale des jurés de la Cour d’Assises du Nord, et membre de plusieurs autres associations (il en a fréquenté 25 durant sa vie). Il était l’incarnation du dévouement et n’aimait rien tant que servir et rendre service. La valeur n’attendant pas le nombre des années, il était entré dans la vie associative dès… 1946 !

 

Fort d’une carrière de 30 ans passés au service paye des Filatures Saint-Liévin, quartier qu’il a toujours habité, il faisait également profiter les personnes âgées de ses compétences pour les aider à établir leurs déclarations fiscales, obtenir leurs pensions de réversion ou s’acquitter de telle ou telle formalité administrative.

 

C’était un homme exemplaire, méritant, intègre, totalement fidèle aux autres et à ses engagements, de compagnie très agréable (connu pour son sens de l’humour, Roland avait toujours une blague à raconter), extraordinairement présent dans la vie de notre cité (on pouvait le croiser plusieurs fois le week-end dans les assemblées générales, les réunions, les manifestations, les compétitions sportives).

 

Il avait reçu les insignes de Chevalier dans Ordre national du Mérite en 1993.

 

Sportif accompli (sa tenue préférée était son survêtement, afin de pouvoir parcourir en toute aisance, tous les matins – dès 5 heures – quelque 30 km à vélo dans Wattrelos, distance nécessaire pour effectuer sa « tournée » de légumes et de communiqués !), Roland avait été dans sa jeunesse gymnaste, footballeur, hockeyeur, basketteur… et bien sûr bourleux, fondant et animant durant 37 ans le tournoi des Trois Saints (sociétés Saint-Paul, Saint-Liévin et Saint-Joseph). Je me souviens avoir dit de lui, lors de la remise des prix du tout dernier tournoi des Trois Saints, que Roland était le quatrième Saint et « un vrai, vrai, vrai Wattrelosien ». Il en avait été ému ; c’était à ses yeux (et aux miens) le plus beau des compliments.

 

Mon père et lui étaient très proches, et je me souviens de son émotion lors de la disparition de mon père l’an passé, et de celle aussi qui fut sienne lors du départ de son complice et ami de toujours, mon ancien Adjoint aux Sports, Roland Lévêque ! Impossible de voir l’un sans l’autre. Impossible de penser à l’un sans penser à l’autre. Je les associe avec amitié et respect dans l’hommage que, par ma voix, je forme pour ces deux amis réunis au Panthéon des sportifs et bénévoles wattrelosiens.

 

A sa famille, à Martine sa fille, ma copine de classe, à ses proches et ses très nombreux amis, je présente mes plus sincères et compatissantes condoléances.

 

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