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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 17:03

Bien sûr qu’il est utile, le jumelage que Wattrelos entretient avec six autres communes d’Europe. Par exemple, celui avec la Hongrie.

 

Régulièrement, des enfants de Wattrelos, des membres de différentes associations vont visiter leurs amis des autres écoles et des autres associations des villes concernées, ou les accueillent pour leur faire découvrir leur cadre de vie : Wattrelos, la région, parfois même au-delà. Utiles, ces échanges le sont humainement, concrètement. C’est comme cela que l’on aime et que l’on conçoit l’Europe ici.

 

Autre dimension que revêt le jumelage : le partage de connaissances entre les services communaux. Car il est toujours intéressant de confronter nos situations, nos problématiques, d’écouter et de comprendre ce qui se fait ailleurs.

C’est précisément pour cette raison que, pour la première fois, des représentants des services techniques de Mohàcs, notre belle jumelle hongroise des rives du Danube, et de Beli Manastir (en Croatie) qui accompagne la délégation sont présents cette semaine à Wattrelos. Le nouveau maire de Beli Manastir qui est également du voyage.

 

Ce matin, je les accueille à l’Hôtel de ville pour leur souhaiter la bienvenue bien sûr, leur présenter leurs accompagnateurs de la semaine – mes ingénieurs et responsables des services techniques, mais aussi quelques uns de mes adjoint(e)s – sans oublier de brosser un rapide tableau de l’évolution économique et démographique de Wattrelos.

 

Je leur dis que, durant les années 80 et 90, notre ville a perdu quelque 2 000 habitants, que des sirènes des usines se sont tues progressivement, que l’on ne construisait plus de logements et que les services publics finissaient par se trouver menacés (fermeture du service chirurgie et de la maternité du centre hospitalier de Wattrelos). Mais depuis une dizaine d’années, cette spirale du déclin est enrayée : nous avons ouvert des parcs d’activités afin que des entreprises – dont des emplois – puissent s’y localiser ; nous avons lancé la reconstruction du quartier de Beaulieu pour 154 millions d’euros sans oublier de planifier d’autres opérations de logements dans les autres quartiers (ce sera bientôt le tour des Villas) ; nous menons un combat en faveur du développement durable et de la protection de notre environnement (à l’instar de la requalification de la friche Kuhlmann que nos invités iront visiter) ; nous faisons tout pour maintenir le plus haut niveau de service public possible (et nous y parvenons notamment dans le domaine scolaire, avec quatre ouvertures de classes dans les écoles lors de la récente rentrée scolaire), ce qui contribue à faire regagner à Wattrelos des habitants et à la rendre plus attractive ; enfin, nous ne baissons pas la garde dans le secteur de la santé, avec un centre hospitalier qui s’enrichira bientôt de trois nouveaux bâtiments (pour les adolescents handicapés, pour la maison de retraite et pour les soins de suite à nos aînés).

 

Face à la crise d’hier et d’aujourd’hui, Wattrelos se bat, veut s’en sortir, avec l’aide de l’intercommunalité dont elle dépend bien sûr. Et je ne doute pas que nos amis hongrois et croates y seront sensibles et attentifs à travers les réunions de travail et les visites qui les attendent.

 

Bienvenue à eux !

 

 

 

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 09:28

Honnêtement, quand on m’a proposé l’idée de ce rassemblement de Playmobils ® à Wattrelos, j’ai tout de suite senti que l’événement serait fédérateur.

 

Pas difficile à deviner : ces petits personnages, créés au début des années 70 en Allemagne, occupent toujours une bonne partie des rayons des magasins de jouets et ont résisté à toutes les modes, tous les progrès technologiques qui attirent les enfants d’aujourd’hui. On est fan de Playmobil ® de génération en génération, et je le comprends encore mieux en me baladant dans les allées de la salle Salengro cet après-midi et en constatant que les possibilités offertes en matière de reconstitution de scènes historiques ou de la vie de tous les jours par ces figurines, au design simplifié mais efficace et surtout modulable, sont infinies.

 

Les dioramas – traduisez : les maquettes – présentées sont réellement incroyables de finesse, de détails, de complexité. Il y a de quoi les contempler longuement, voyager aux quatre coins du monde sans autre effort que les balayer du regard. Avec eux, Wattrelos possède son cirque, la guerre de Sécession n’a pas cessé (c’est sûr)…et notre bonne commune a même retrouvé sa gare… où passent à nouveau des trains ! Un voyage dans un pays imaginaire donc, fait de couleurs et de morceaux de vie ! Maisons, fermes, piscines… tout y est, et prétexte à émerveillement.

 

Et ce que j’adore en me promenant dans les allées, c’est précisément les regards attentifs, admiratifs. Face aux pères qui, lorsque je les interroge, me disent qu’ils sont venus « pour les enfants », il n’est pas difficile de comprendre que les enfants ne sont sans doute qu’un prétexte et qu’ils ne sont rien d’autre que de grands enfants (vu leur enthousiasme à retourner sur la maquette d’à côté dès la fin de notre conversation !).

 

L’association Générations Playmo qui a permis à deux passionnés (dont un Wattrelosien !), Frédéric Luginsland et Franck Lecouttere, de mettre sur pied ce rassemblement a réussi à faire de Wattrelos, le temps d’un week-end, un véritable carrefour européen de collectionneurs et d’amateurs puisqu’on est venus de toute la région, et même de Belgique, des Pays-Bas ou d’Allemagne pour l’occasion !

 

Un succès populaire indéniable, puisque des milliers de visiteurs ont fréquenté cette expo-vente, doublé d’une bonne action puisque les bénéfices de la réservation des stands et de la buvette seront reversés à l’Association des Paralysés de France.

 

Utiles les Playmobils ® ! Et pour moi, un moment très, très heureux que cette promenade dans les allées… Pour beaucoup d’autres aussi !

 

 

 

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3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 08:34

Ce matin, c’est le festival des habitants de Beaulieu.

 

Secrétaire d’Etat à la politique de la Ville, Fadela Amara est présente, ainsi que la préfète à l’égalité des chances Yvette Mathieu et le directeur général de Vilogia (ex-Logicil) Philippe Remignon. C’est dire qu’il y a du monde pour inaugurer l’Espace Projet du quartier (ph. ci-contre) et signer une convention avec le Pact métropole Nord pour améliorer la qualité du partenariat entre le Pact, (représenté par son directeur, Christian Montaigne, et la Ville), découvrir la superbe fresque des associations du quartier, entendre leurs témoignages et prendre part à une kermesse à l’école Brossolette dont l’objectif est de rapprocher générations et cultures.

  











Au moment de prendre la parole, je ne peux que remercier la ministre pour cette visite. Nous avions parlé à plusieurs reprises de sa venue à Beaulieu ; l’engagement pris a été tenu : merci Fadela ! Depuis la visite de Borloo – avant même qu’on ne signe la convention financière – aucun ministre n’était venu ! Alors ce matin, oui, je suis content, parce que cette visite ministérielle exprime – enfin ! – une reconnaissance et des encouragements.


Pour les habitants d’abord, parce qu’habiter un quartier en reconstruction n’est pas facile : les travaux, les gravats, le bruit, l’environnement dégradé… tout cela n’est pas simple à supporter. Bien sûr, quand on voit le résultat, ça vaut la peine. Mais un chantier de plusieurs années, faut le supporter au quotidien ! Aujourd’hui, la population montre son amour de son quartier et qu’elle est heureuse de le voir se transformer.

 

Reconnaissance et encouragements également pour toute l’équipe de l’Espace-Projet que conduit Francis. En matière de relogement, de médiation et d’information, ou d’insertion à l’emploi, l’équipe fait un formidable boulot.

 

Formidables aussi sont les associations du quartier, mobilisées, à l’image du comité d’usagers du centre social qui, sous l’animation de Martine, regorge d’énergie et d’imagination, à l’image des plats du monde qu’ils ont préparés pour le buffet.

 

Reconnaissance et encouragements enfin pour nos partenaires, comme le Pact en matière de relogement, ou les entreprises chargées des travaux qui ont permis – par les embauches réalisées sur le quartier – de donner plus de 40 000 heures de travail à des chômeurs wattrelosiens.

 

Mais devant la ministre, je ne peux qu’être aussi le porte-parole des élus et des habitants pour dire mes insatisfactions.

 

D’abord, bien sûr, celle relative aux équilibres financiers globaux des opérations qui conduisent à une augmentation des loyers : certes, elle est plafonnée mais il serait plus que nécessaire que, dans sa politique, Vilogia tienne davantage compte des difficultés sociales de ses locataires et de leurs ressources, par exemple par des revalorisations progressives, étalées dans le temps. Mes regrets sont plus forts encore d’avoir vu Vilogia fermer son agence de quartier : quel incompréhensible symbole ! La Direction de Vilogia devrait, à mon sens, décider de revenir à Beaulieu :  les locataires en ont besoin ! J’insiste…

 

Enfin, il n’est pas de visite ministérielle, sans que j’ai des demandes à formuler – on appelle ça des doléances – pour la ville. Alors, à Fadela Amara, je dis mes cinq préoccupations :

 

-         notre contrat local de sécurité, signé en 2001, prévoyait un bureau de police à Beaulieu. Ce service régalien, c’est la République présente au cœur du quartier. A l’époque, pour toute la ville, on pouvait compter sur 40 policiers nationaux ; ils sont 11 aujourd’hui ! Heureusement, nous avons pu pousser les effectifs de police municipale de 9 à 26 ! Alors il nous faut un effort, un geste de l’Etat dans ce domaine si sensible de la sécurité ;

 

-         notre contrat urbain de cohésion sociale, dont nous utilisons si bien les crédits d’Etat à Wattrelos, serait bien entendu encore plus efficace si on augmentait ses champs d’intervention et ses moyens financiers ;

 

-         notre dispositif de Réussite éducative, grâce auquel Wattrelos fait un gros travail dans le domaine de l’égalité des chances, se termine fin 2009 : il faut qu’on le sauvegarde, que l’Etat continue de le financer en totalité…

 

-         dans la reconstruction du foyer-logement, nos demandes auprès de l’Etat d’une subvention supplémentaire pour aider à limiter la hausse de loyer n’ont eu que des réponses négatives ! Là aussi j’insiste car c’est important aux yeux de la Municipalité et pour les locataires ;

 

-         enfin, la révision de la géographie prioritaire d’intervention doit profiter à Wattrelos qui s’est fait avoir lors du découpage des zones urbaines sensibles : 14 % de notre population en fait partie, ce qui correspond au quartier de Beaulieu mais pas du tout aux besoins de notre commune qui est l’une des 20 communes françaises à avoir le plus perdu en dotations d’Etat !

 

Pour une ville comme la nôtre, dont le revenu par habitant est l’un des plus faibles, qui a perdu autant d’emplois industriels, qui a autant de  besoins sociaux, qui fait autant d’efforts pour contribuer à réduire les inégalités, il serait juste que l’Etat lui donne plus. Car ici, l’argent public, on sait quoi en faire et bien l’utiliser !

 

Alors merci Madame la Ministre d’être venue. Et une fois rentrée au ministère, pensez à Wattrelos !

 

 

 

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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 09:30

Ce soir, à peine sorti de LMCU, je rends visite au personnel et aux adhérents de l’école municipale de coupe et couture qui organisent leurs traditionnelles portes ouvertes dans leur local du centre Stalingrad.

 

Broderie, patchwork, robes, kimonos… J’y découvre des œuvres magnifiques que l’on doit au talent du corps professoral… et bien sûr des élèves qui fréquentent en nombre (plus de 175 !) cette école. Leur imagination, leur créativité mérite bien des éloges ! Et cela me conforte dans l’idée que notre Municipalité a raison de soutenir cette pépinière de talents, qui répond en outre à une demande forte en matière de loisirs, d’initiation à un futur métier, et couvre même parfois des besoins sociaux.

 

Je parle en connaissance de cause : chez mes parents, j’ai toujours vu ma maman coudre et confectionner, pour mon frère et moi, chemises et pantalons… en parvenant de surcroît à suivre la mode, et à travailler les matières et les couleurs du moment ! C’était du boulot, elle n’a pas connu beaucoup de soirées devant la télé, mais pour une famille au budget modeste, c’était du pouvoir d’achat supplémentaire dans la mesure où nous n’avions pas de vêtements à acheter.

 

C’est dire l’importance que revêt à mes yeux cette école de coupe et couture. Ce service que Wattrelos offre à sa population, s’il est nécessaire, n’est pas obligatoire, loin de là, comme bien d’autres pièces du service public dont la Ville dispose. Mais il est au cœur de notre projet politique : permettre à chacun d’avoir accès aux loisirs, au sport, à la culture, aux soins, à l’éducation artistique, à l’informatique, à l’enseignement supérieur. Je le répète : le service public est le patrimoine de ceux qui n’en n’ont pas, et cela prend tout son sens dans une ville comme Wattrelos où les besoins sociaux sont importants, où les ressources sont souvent modestes.

 

Cela ne va pas de soi, surtout dans un contexte difficile pour les communes, qui déplorent une chute continuelle de leurs recettes provenant de l’Etat (qui s’aggravera encore avec la disparition de la taxe professionnelle). Il devient très difficile de faire plus, mais il faut tout faire pour éviter de faire moins.

 

Mais c’est l’honneur de cette ville que d’essayer d’y parvenir.

 

 

 

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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 07:29

De ma période d'étudiant, deux phrases me sont restées en mémoire : l'article 1er de la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen du 26 août 1789 – « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits » – et l'article 1er de la constitution de 1958 qui énonce que la République « assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion ». Elles sont à mes yeux la définition du projet politique sans doute le plus noble : le refus des discriminations et le combat contre les inégalités.

 

La lutte contre les discriminations est, ce matin, le thème d'une journée de réflexion qu'organisent les centres sociaux à la MEP. Les interventions de représentants des services publics et des employeurs, des universitaires, permettent de donner des éclairages sur les faits et réalités. Pour ma part, j'interviens en conclusion des débats, en mettant en exergue trois idées.

 

1.      Il y a des différences que la société développe en inégalités et en discriminations (que la crise contribue, et va encore contribuer, à accentuer  !)

 

En effet, dans la société , la différence est partout : de revenus, d'origine sociale, d'accès à la culture, géographique (entre régions, entre villes, entre quartiers même !). Et il y a un mouvement spontané d'accroissement de ces différences, et donc de fractures !

 

Car derrière la différence, il y a l'inégalité de ressources, d'accès à l'emploi, à la culture, aux biens et services collectifs et entre les territoires. Et quand se creusent les inégalités, se développent  la discrimination et l'injustice.

 

La société discrimine en raison du mouvement-même du marché. Car la loi du marché, c'est celle du plus fort, celle qui est dure avec les faibles. Voilà pourquoi le rôle fondamental de l'autorité, du politique, c'est de réguler, de bâtir des règles.

 

2.      Au plan local, l'action municipale est de réduire les inégalités à la racine.

 

Pour combattre l'aval (la discrimination) agissons sur l'amont, à savoir les causes (les inégalités). Il importe ainsi de combattre les inégalités, de tout faire pour faire réduire les différences.

 

L'axe majeur de toute l'action municipale, c'est de promouvoir l'égalité des chances, à travers des services publics collectifs nombreux et de qualité sur tout le territoire communal.

 

Il en est ainsi de la répartition des services publics sur le territoire (présence des mairies annexes et des services publics municipaux à la fois à la Mousserie - Sapin-Vert, comme à Beaulieu) ; des investissements massifs pour l'école (bâtiments rénovés, encadrement scolaire, intégration des enfants handicapés ou des gens du voyage, activités périscolaires) ; des bourses d'enseignements supérieurs ; des actions pour la santé ; de l'accès à la culture (musique, danse, théâtre…), tellement discriminante lors des concours administratifs ; du logement (avec l'accompagnement des demandes et des mutations) ; de l'emploi (avec l'existence d'instruments spécifiques)… Je dis souvent que les services publics collectifs sont le patrimoine de ceux qui n'en ont pas. La mission des pouvoirs publics locaux, c'est de veiller à donner les chances de réussir à ceux qui ont des connaissances, des atouts et l'intelligence (mais à qui la société ne donne pas spontanément les codes sociaux et culturels utiles).

 

3.      Ce qui se complète d'une attention spécifique pour la lutte contre les discriminations

 

Cette attention municipale, nous la concrétisons dans trois directions.

 

D'abord, en faisant de cette lutte un élément transversal de toutes les politiques municipales. Ensuite, par la vigilance, que mes collaborateurs et moi-même devons avoir, en tous domaines (notamment sur l'emploi ou le logement). Enfin, par la justice des décisions prises, où sont privilégiées les compétences.

 

Malheureusement, et je conclue mon propos par là, j'ai le sentiment que la tendance dans la France d'aujourd'hui est que les moyens de lutter contre les discriminations sont en train de s'affaiblir : l'intégration (pour cause de RGPP – révision générale des politiques publiques) de l'Acsé à un pôle administratif plus vaste… ce qui va diluer ses missions ; les amendements réguliers de la Droite pour réduire les budgets de la Halde (faut-il craindre sa disparition ?) ; les finances des collectivités locales qui se dégradent, et avec eux, bien des moyens d'agir.

 

 

 

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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 10:29

Franchement, quel florilège d’initiatives pour ces Journées du Patrimoine à Wattrelos ce week-end ! Dans le hall de la mairie (superbe exposition !), à la ferme pédagogique, à l’EPHAD (portes ouvertes), hier au centre hospitalier (avec une très intéressante exposition et une passionnante conférence de Madame Duquesnois sur l’histoire de l’hôpital) et ce matin au musée !

 

Quel formidable travail que celui présenté ! Une exposition sur la trop courte vie de Louis Braille et le système d’alphabet qu’il a mis au point au siècle dernier à destination des personnes non- ou mal-voyantes. Mais aussi une série de jeux adaptés à ces mêmes personnes auxquels il nous est proposé de jouer les yeux bandés, le thème de ces Journées du Patrimoine, Le patrimoine accessible à tous, ayant inspiré une découverte du musée à l’aveugle.

 

Présente au musée, la responsable de l’UNADEV, non-voyante, nous ramène à la réalité sociale : elle m’explique comment se servir d’un ordinateur sans voir ni le clavier ni l’écran (c’est-à-dire par commande vocale)… mais que tout cela coûte malheureusement très, très cher ! Cela m’interpelle, me choque. Car comment ne pas voir qu’il s’agit là d’une inadmissible discrimination à l’égard de celles et ceux qui sont privés de cette liberté première qu’est la vue ?

 

Qu’on soit responsable politique, ou citoyen, nul ne peut rester insensible à l’accompagnement des personnes handicapées. C’est pourquoi, après les municipales, j’ai voulu que soit créée, au sein du conseil municipal, une délégation ad hoc, confiée à Danièle Cuchère. Ce n’est pas directement de compétence municipale – tout comme les études supérieures, la santé, l’accompagnement des personnes âgées – mais la Municipalité tient à agir parce que cela concerne des Wattrelosiens, tout simplement.

 

Alors nous cherchons à développer des partenariats en ce sens avec l’Etat, le Conseil général, le monde associatif, pour contribuer à gommer ces discriminations bien trop fortes. Le sujet de la fracture numérique existe ! Quand les nouvelles technologies permettent, comme on nous le montre, d’aider la personne en handicap, est-il admissible que l’accès à ces techniques soit si cher ? Voilà une belle cause à défendre ! Car il n’est pas d’engagement politique plus noble que de combattre l’injustice et l’inégalité !

 

C’est ce que je souligne dans mon propos, avant de filer à la bibliothèque (où est programmée une rencontre avec des auteurs et des maisons d’édition), puis à la bibliothèque du Sapin Vert (pour une exposition sur la vie et les habitants de la Mousserie).

 

Bravo à tous les acteurs culturels de la ville qui se sont mobilisés pour ces Journées du Patrimoine ! Chaque année, j’en tire la même conclusion : à Wattrelos, nous n’avons pas de monuments historiques qui ont traversé les siècles, non, nous avons beaucoup mieux que cela. Nous avons des femmes et des hommes qui ont façonné cette ville, qui y ont créé un climat d’entraide, de fraternité, de convivialité qui perdure aujourd’hui encore. Ce sont elles, ce sont eux notre véritable patrimoine !

 

 

 

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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 09:55

Cette année, les nouveaux enseignants sont au nombre de 25 dans nos écoles publiques de Wattrelos.

 

Comme tous les ans, l’Administration municipale a tenu à les recevoir à l’Hôtel de ville pour leur souhaiter la bienvenue bien entendu, se rencontrer, faire connaissance, mais aussi pour leur présenter la ville et la politique éducative menée par la Municipalité en partenariat avec l’Education nationale, représentée par notre inspecteur de circonscription Jean-Pierre Mollière.

J'en ai également profité, comme de coutume, pour offrir à mes invités le livre de l'histoire de Wattrelos... ainsi qu'une poupée Berlouffe (rescapée de dimanche dernier), l'un des symboles de notre cité.
 

C’est une réception importante à mes yeux car Wattrelos a besoin de ses enseignants… et est heureuse que ces nouveaux instituteurs et institutrices l’aient rejointe en vertu du mouvement, pour reprendre le terme officiel de l’Education nationale. Je le leur dit sans plus attendre : dans leur carrière, il y aura un avant et un après Wattrelos… mais le meilleur moment, ce sera à Wattrelos, j’en prends le pari !

 

J’en veux pour preuve que cette année, le nouveau directeur de l’école Jean-Jaurès, Bruno Blaeke, revient à Wattrelos quelques années après y avoir débuté sa carrière – c’était à l’école Camus ! Du reste, il existe dans nos établissements scolaires une vraie stabilité des directrices et des directeurs ; sans doute un signe que, chez nous, on y est bien…

 

J’insiste sur l’attachement profond que les Wattrelosiens portent à leur ville, qui fut de tous temps une terre de labeur : agricole d’abord, industrielle ensuite, avec de grandes usines qui ont reçu la visite de prestigieux hôtes, à l’image de Nikita Khrouchtchev ou de la reine Elizabeth aperçus dans les couloirs de La Lainière de Roubaix ( qui était en réalité principalement située sur le territoire de Wattrelos) dans les années 60.

 

Et puis, pour reprendre la jolie – mais triste – formule de Maxence Van der Meersch, les sirènes se sont tues progressivement, entre le milieu des années 80 et 2004, avec la fermeture de la dernière grande filature, Saint-Liévin. Le spectre du déclin et de l’appauvrissement durable de la ville planait, mais Wattrelos sut se ressaisir : en pariant sur l’économie d’abord, avec le développement de parcs d’activités et la requalification de ses friches industrielles ; en pariant sur le logement et l’habitat et en réhabilitant des quartiers entiers ensuite (Mousserie, Laboureur, Beaulieu actuellement) ; en pariant sur la qualité de l’accueil et de ses services à la population ensuite.

 

Résultat : Wattrelos regagne des habitants depuis quelques années. Ils peuvent profiter, chez nous, d’une vie associative très dense (près de 450 associations !), mais aussi d’équipements culturels, de loisirs, sportifs qui permettent de trouver l’activité, la discipline qui convient à chacun.

 

Mais le plus grand des paris, c’est sur l’éducation que nous le prenons. En effet, il n’est pas d’ambition politique plus forte que de pouvoir permettre aux enfants de cette ville d’accéder à un avenir professionnel correspondant à leurs capacités et à leurs aspirations, de former de véritables citoyens. Comme mes prédécesseurs l’ont voulu, avec mon équipe je continue à construire des écoles, à les rénover, à développer les activités périscolaires et à épauler les équipes pédagogiques ; j’y ai ajouté – modernité oblige – l’équipement en plate-formes informatiques de toutes nos écoles publiques, tout en confortant les bourses allouées à nos étudiants engagés dans des études supérieures

 

Dans un monde souvent injuste, si l’on peut parvenir à contenir les inégalités, les échecs et les défaillances trop tôt programmées, alors nous accomplirons, j’en suis convaincu, la plus belle des missions. Et elle se fera ensemble.

 

Bienvenue à Wattrelos, chers nouveaux enseignants !

 

 

 

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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 10:00

Il est des moments de la vie qui restent en mémoire. Celui où l’on va sur internet ou au lycée prendre connaissance des résultats du Bac en est un.

 

Je m’en souviens précisément : la période des révisions, des examens, le trac, l’incertitude de savoir si l’on va être reçu ou pas, et finalement la joie et la fierté de voir son nom sur la liste… c’était quelque chose !

 

En voyant cette assemblée de bacheliers, réunis ce soir devant moi et mes collègues du conseil municipal dans le salon d’honneur de l’Hôtel de ville, toutes ces images me reviennent. C’est la deuxième année que nous organisons cette réception, que mon adjoint à l’enseignement supérieur et à l’égalité des chances, Amed Zafrane, est un jour venu me proposer. Nous n’en avons pas discuté longtemps : la légitimité de cette nouvelle manifestation s’imposait tout naturellement !

 

Alors ce soir, je leur dis ma fierté, à tous ces bacheliers wattrelosiens de la promo 2009. Oui, Wattrelos, ses élu(e)s, son maire sont fiers de leur réussite, quelle que soit la section ou la filière choisie : comptabilité, économie, littérature, carrosserie, hôtellerie… 89 jeunes gens ont ainsi répondu à l’invitation de la Municipalité, scolarisés pour la plupart à Wattrelos (61 à Zola, 2 à Savary), mais aussi à Roubaix et Tourcoing.

 

Il me semble important de solenniser l’événement car trop longtemps, à Wattrelos, on a cru à une certaine forme de fatalisme : j’entends encore mon père me dire que si je n’étudiais pas correctement à l’école, j’irais travailler à 14 ans comme lui, comme son père, comme son grand-père… Or, si la réussite scolaire n’est pas obligatoirement synonyme de réussite professionnelle, elle en est en tout cas le meilleur atout !

 

A Wattrelos, nous voulons que chaque élève qui en a les capacités puisse suivre les études dont il a envie. Avec mes prédécesseurs, nous avons toujours donné la priorité à l’éducation en rénovant et en construisant des écoles, mais aussi en équipant les écoles de plate-formes informatiques, c’est-à-dire en offrant à nos enfants les meilleures conditions d’accueil et de travail pour réussir.

 

S’y ajoute une aide à l’enseignement supérieur afin de donner un petit coup de pouce aux étudiants issus de familles aux capacités financières limitées qui doivent se procurer les ouvrages nécessaires, ou participer au paiement du loyer de la chambre d’étudiant. Pour la période 2008-2009, cette aide s’est chiffrée à près de 90 000 euros pour un peu plus de 270 étudiants.

Tout cela, c’est construire l’égalité des chances. A Wattrelos, on l’applique au concret. Et quand j’apprends, comme cet été, que telle jeune fille de Zola a obtenu le prix de l’Education du Rectorat, que telle autre a été reçue directement au concours d’entrée à Sciences Po (avec un relevé de notes dont j’aurais été jaloux !), qu’un jeune Wattrelosien de Beaulieu a été reçu à Saint-Cyr, je suis heureux, et fier pour eux : ces bonnes nouvelles, ce sont les plus beaux des témoignages pour le  maire que je suis, la preuve que l’on peut réussir dans nos écoles de Wattrelos !

 

Quel avenir pour nos bacheliers, à présent ? Chacun sa route, chacun son chemin, comme le dit la chanson. Mais ce qui est sûr, c’est que ce Bac, c’est la clé dans la serrure d’une nouvelle étape de la vie. Alors, pour filer la métaphore jusqu’au bout, en partenariat avec le centre Leclerc, nous offrons en cadeau une clé… USB à chacun de ces jeunes gens en les encourageant à poursuivre leur parcours avec autant de réussite !

 

Bravo à nos bacheliers 2009 !

 

 

 

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 22:57
Voici quelques images vidéo de ma fête des Berlouffes : vraiment une journée très sympa...



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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 15:29

Notre fête des Berlouffes, qui vient de s’achever avec succès pour la… 32e fois, c’est aussi pour le maire que je suis l’occasion de vivre un moment de rencontres, à la fois dense et privilégié.

 

Car marcher dans les rues de cet immense vide-grenier – qu’un journal régional qualifie de « plus grand de France »… et c’est peut-être bien le cas ! – c’est inévitablement croiser des visages familiers, saluer, embrasser, échanger une plaisanterie, mais aussi rencontrer d’autres Wattrelosiens avec qui spontanément converser, ne serait-ce qu’un instant. C’est un grand plaisir personnel.

 

Aujourd’hui, j’ai vécu une journée heureuse, entouré de gens qui, l’espace d’un moment, ont oublié leurs soucis, petits et grands, pour jouer au commerçant d’un jour ou pour dénicher la bonne affaire (il y en a toujours !) tout au long de ces 17 kilomètres de trottoirs.

 

Pour moi aussi, c’est le moment des bonnes affaires : une bande dessinée par ci, un album de timbres par là, une petite voiture de collection (qui ressemble furieusement – si ce n’est la couleur – à une Citroën LNA 1983 que je pratique !), un porte-clefs Betty-Boop, un service à café et même une tasse solitaire marquée (si, si !) d’une main avec une rose ! Bref, c’est ça aussi, chiner, s’acheter – pas cher – des tas de choses dont a priori on n’a pas besoin mais qui font bien plaisir.

 

Plaisir rehaussé par celui des dégustations sur plusieurs stands, visites qui sont dorénavant devenues de sympathiques et immuables rituels pour mon équipe municipale et moi-même : l’eau du Danube (avec modération !) chez nos amis de l’association franco-hongroise Kossuth, les moules-frites au Wattrelos football club et le café à la friterie du Moulin (avec champagne cette année car ma copine Isabelle fête cette année ses 20 ans… d’activité ! Bravo d’ailleurs pour son enthousiasme et la qualité de son accueil… et de ses frites !).

 

Les Berlouffes, ça se fête en famille, entre amis, c’est un moment joyeux durant lequel les Wattrelosiens sont fiers de recevoir et d’ouvrir les rues de leur ville aux visiteurs extérieurs, comme ils sont contents de se retrouver, d’aller saluer une connaissance qui tient un stand trois rues au-dessus, ou de croiser un copain d’avant perdu de vue depuis des années…

 

J’observe tout cela, je vis tout cela. Pouvoir offrir un peu de bonheur, fût-ce éphémère, un peu d’évasion à toutes celles et ceux qui font Berlouffes, comme on dit chez nous, c’est une vraie satisfaction. C’est d’ailleurs ce que j’ai dit, ce soir, à l’occasion d’une petite réception informelle, à tous les bénévoles chargés d’animer la fête par le biais de la reconstitution historique qui donne un supplément d’âme à la fête depuis quelques années : par leur engagement, chacun donne un peu plus de lustre encore à cette fête, dorénavant bien ancrée dans les esprits, ici à Wattrelos comme ailleurs.

 

C’est aussi ce que m’a confié mon invité du jour, Gilles Pargneaux, député européen et premier secrétaire de la fédération socialiste du Nord, ravi de sa journée (ph. ci-contre) : cette fête est un événement d’une qualité humaine rare qu’il faut préserver. C’est bien ainsi que je l’entends !

 

Alors voilà : Berlouffes 2009, même si elle a été moins ensoleillée que les années précédentes (quelques gouttes ne suffisant pas à gâcher la fête), a vécu et bien vécu, ce fut de nouveau une journée riche en émotions ; à présent vive(ment) Berlouffes 2010 !

 

 

 

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