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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 16:04

Je n’ignore pas, bien sûr, les aigreurs et les amertumes qui suivent les décisions qui tranchent un processus de désignation d’un candidat aux élections. Faire un choix, c’est nécessairement faire des mécontents, dont certains peuvent avoir, légitimement ou non, la prétention de penser être meilleur(e) candidat(e), que celui ou celle qui a été choisi(e).

La décision de l’investiture République en Marche sur la 8ème circonscription, bien sûr, n’y échappe pas. Au vu de ce que je lis, en responsabilité, trois observations me viennent à l’esprit :

 

1) Ce qui est important, c’est de donner une Majorité  au Président Macron : c’est cela qui se joue lors des élections législatives de juin, rien d’autre. S’il n’y a pas de majorité claire, ou pire, une situation de blocage, c’est la France qui en souffrira, car les réformes seront bloquées. Or, la France a besoin d’avancer : c’est pour cela que nous avons été nombreux à nous mobiliser dans cette élection présidentielle.

Au soir du 1er tour, j’ai très vite compris que, sur la 8ème circonscription, il fallait chercher à fédérer un ticket PS/EM, face aux risques Mélenchon et Le Pen. Deux approches, dès lors, existaient : titulaire PS/suppléant EM, ou l’inverse. Soyons clairs, les deux scénarii ont été transmis à la Commission, et j’ai informé le « national » de mon parti que je cherchais une solution.

L’arbitrage a été rendu par la Commission d’investiture EM, qui a porté son choix sur Catherine Osson en titulaire ; il n’y a plus lieu de le remettre en cause, sauf à affaiblir la candidate choisie, et donc par conséquence le Président Macron lui-même !

Cette circonscription ne peut, ne doit pas être perdue. Elle peut être dans la Majorité Présidentielle. Cela dépend de l’esprit de responsabilité de chacun.

Car, quant on sort des postures, des caricatures ou des rancœurs personnelles, on s’aperçoit rapidement que Catherine Osson, seule élue au suffrage universel actuellement sur les deux villes de Roubaix et Wattrelos (car Conseillère Départementale), seule élue à avoir récemment fait campagne sur son nom, socialiste et « macrono-compatible », est capable donc de s’inscrire positivement dans le rassemblement central que veut conduire le Président ; elle s’intègre clairement aux critères de compétence et territoriaux souhaités par E. Macron.

 

2) La candidature de Catherine correspond parfaitement à ce qu’on dit, depuis des années au PS à longueur de motions, comme plus récemment à En Marche, à savoir :

- le rajeunissement : il est évident. La candidate a 16 ans de moins que le Député sortant ;

- la féminisation : là aussi c’est évident ! On dit vouloir des femmes en politique, mais dès qu’une femme est choisie pour candidate, on dit qu’il y a un problème !

- le renouvellement : Conseillère Départementale depuis mars 2015, Catherine est d’évidence aussi un visage neuf en politique.

De surcroît, diplômée en géographie, soucieuse des questions d’éducation, d’action sociale et familiale, elle ne manque ni de compétences ni de talents, et a donc la capacité à la fonction.

 

3) Enfin, quand arrêtera-t-on de la résumer à mon « ex-compagne » ? Qui, la connaissant, peut croire un seul instant que ce soit son seul talent ?

Ce n’est quand même pas une marque d’indignité nationale d’avoir partagé ma vie plus de quatre ans ! Au contraire même, elle connaît les contraintes de la fonction, les abandons de vie personnelle et de loisirs que cela représente, les courtes nuits et les week-ends inexistants autrement que dans les manifestations officielles !

Va-t-on lui rappeler cela sans cesse, alors que cela fait plus d’un an que nous ne vivons plus ensemble, que j’ai ma vie et qu’elle a la sienne ? Et quand bien même, fût-elle politique, une femme a le droit à une vie privée préservée !

A aucun moment, je n’ai soutenu – et je n’étais pas seul dans la décision de la soutenir – sa candidature en vertu de notre ancien lien privé, mais je le fais pour une seule raison : elle est la meilleure sur cette fonction et à ce moment politique.

La meilleure pour exercer demain la fonction, pour aller vers les gens et les servir ensuite de tout son cœur, pour rassembler autant que ce sera possible celles et ceux qui veulent que la France réussisse.

Catherine est une femme politique pleine et entière. Elle sait faire, et elle saura faire. Si elle n’a pas à rougir d’avoir appris à mes côtés, c’est d’abord dans sa fonction d’élue qu’elle a appris la vie publique. Elle est une excellente Adjointe au Maire.

 

Aussi, je le dis à mes amis et camarades du Parti Socialiste et d’En Marche, il ne faut pas se tromper d’adversaire : à s’éparpiller les femmes et les hommes de progrès risquent de laisser élire un Député FN, voire Insoumis ! Lequel serait un Député opposant au Président Macron. Quel serait l’intérêt pour Roubaix et Wattrelos d’avoir un Député opposant ? Aucun ! Nous nous sommes tous mobilisés pour qu’Emmanuel Macron gagne l’élection présidentielle ; maintenant, il faut savoir faire preuve de responsabilité, dépasser les amertumes et les lignes de parti et se rassembler pour l’essentiel : la réussite de la France, et celle des Roubaisiens et des Wattrelosiens qui en ont bien besoin.

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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 14:00
Je choisis Wattrelos !

En 2012, on s’en souvient peut-être, c’est le 10 mai que j’avais annoncé ma candidature aux élections législatives.

 

La loi sur le cumul des mandats interdit à partir de 2017 le cumul d’un mandat parlementaire,

député ou sénateur, et d’un exécutif municipal, départemental ou régional.

 

Au moment où s’engage la campagne des élections législatives, il me faut choisir.

 

Je choisis Wattrelos !

 

Je choisis de rester maire de Wattrelos : ma ville de cœur, celle dont le quotidien et l’avenir me passionne. Avec l’équipe municipale, j’y conduis des enjeux lourds sur la poursuite de la mutation économique de la ville, le renouvellement urbain des quartiers, la modernisation des services publics, mais aussi le maintien de services publics et d’un environnement de qualité dans un contexte de ressources financières rares, ce qui n’est pas facile. Mais c’est ma ville et je l’aime ! Plus que tout.

 

Alors je le prouve.

 

En l’état actuel des choses, je ne serai donc pas candidat aux élections législatives des 11 et 18 juin prochains. L’envie ne m’en manque pourtant pas. D’abord parce que je voudrai soutenir les projets d’Emmanuel Macron et la nouvelle impulsion qu’il veut donner à la France. Ensuite parce qu’il reste à faire pour nos villes de Roubaix et de Wattrelos. Je le ferai dorénavant à ma place d’élu local, et en apportant mon appui à celui ou celle qui me succédera à l’Assemblée Nationale.

 

Je remercie tous les électeurs qui m’ont fait confiance, qui m’ont donné leur fidélité et pour beaucoup leur amitié. Jamais je n’oublierai leur mobilisation en 2012, pour cette élection particulière où déjà ils ont été fidèles à l’homme et non au parti. Je n’oublierai pas non plus les témoignages si nombreux, si touchants, qui m’ont donné la force de me battre pour ma vie lors de mon accident en juin 2015.

 

Je remercie très chaleureusement et amicalement mon suppléant Richard Olszewski, élu roubaisien, pour son travail et sa présence fidèle à mes côtés ces 5 années : jamais, jamais il n’a raté une seule permanence parlementaire où, ensemble, nous recevions les roubaisiens pour les épauler, les accompagner. C’est un homme de valeur et j’espère qu’il pourra encore apporter au service de Roubaix.

 

Je remercie mes formidables assistant et assistantes qui par leur travail ont rendu possible le mien. J’ai été un patron exigeant, mais je suis fier d’eux.

 

Pour servir mon pays, et notre territoire j’ai vécu des moments exaltants, j’ai beaucoup travaillé, essayé de faire honneur à mon mandat dans les responsabilités qui m’ont été confiées à l’Assemblée Nationale (où sur cette législature j’ai été vice-Président de la Commission des Finances), rédigé des milliers de lettres, posé des centaines de questions. J’ai aidé aussi et surtout bien des détresses, aidé à résoudre tant de difficultés. J’ai aimé ma fonction de Député, et j’ai servi mes concitoyens de tout mon cœur, de toute mon énergie, et aussi bien que je le pouvais.

 

La loi m’interdit de poursuivre cette tâche. Je le regrette, chacun le devine. Mais le choix que je fais aujourd’hui ne surprendra pas ceux qui me connaissent bien.

 

Mais ma décision aujourd’hui se veut vigilante. Roubaix et Wattrelos ont bien besoin encore de la solidarité nationale : c’est un député qui participera à la Majorité Présidentielle d’Emmanuel Macron qui doit être demain le Député de la 8ème circonscription.

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 09:04
Victoire 39-45 : soyons donc européens, en frères !

Au lendemain du 2ème tour d’une élection présidentielle où l’extrême-droite aura été présente, la commémoration de la victoire sur l’Allemagne nazie en 1945 ne peut que se tenir avec gravité, en sus de la solennité et du respect de la cérémonie.

 

Au cimetière du Crétinier, avec les représentants des sociétés patriotiques et entouré de mes collègues élus, j’ai, comme à l’accoutumée, déposé une gerbe au monument aux morts ainsi que sur celle de Moïse Priez, Compagnon de la Libération wattrelosien, comme chaque année. J'en ai fait de même au cimetière du Centre.

Victoire 39-45 : soyons donc européens, en frères !
Victoire 39-45 : soyons donc européens, en frères !
Victoire 39-45 : soyons donc européens, en frères !

72 ans jour pour jour après le 8 mai 1945, j’ai rappelé le philosophe Schopenhauer : « L’histoire est au peuple ce que la Conscience est pour un homme. Un peuple qui oublie son histoire est un homme qui perd sa conscience ». C’est pour ne pas perdre cette conscience, ne pas oublier, qu’il faut savoir commémorer dans les cimetières, se souvenir, rappeler. Rappeler ce que furent les horreurs, les destructions, les privations de la guerre.

 

Car enfin, « la paix n’est-elle pas la destinée de l’homme » ? La citation d’Herodote à laquelle je me réfère est terrible : « En temps de paix, les fils ensevelissent leurs pères ; en temps de guerre, les pères ensevelissent leurs fils » ! Wattrelos a payé un lourd tribut humain à la Seconde Guerre Mondiale, et « beaucoup ont donné leur nom aux rues de notre ville ; ils sont notre histoire, ils font notre fierté ».

 

Pour sortir de cette Histoire toute de guerres, les européens ont su opposer l’Europe, ce « bien le plus précieux que nous auraient envié tous ceux qui ici gisent dans leur tombe pour l’éternité ».

 

Ce sont des nationalismes qui menacent aujourd’hui l’Europe ; ce sont les nationalismes qui hier ont fait les guerres ! Voilà pourquoi il faut les combattre sans relâche, ces « dangereuses idées qui ont fait pourtant tant de morts ». La leçon de ce 8 mai 2017 : face aux nationalismes, consolider la paix !

 

Pour lire mon discours au Cimetière du Centre, cliquer ci-dessous.

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 09:00
Présidentielle (3) : faire réussir le Président pour faire réussir la France !

J’entends déjà ce dimanche soir des états d’âme, des atermoiements. Pour certains à gauche, des menaces même : Emmanuel Macron est à peine élu que certains lancent la charge pour le combattre ! Savent-ils ce qu’est la démocratie ? L’élection – surtout quand elle est aussi large – commande qu’elle soit respectée, et que l’élu ait ses chances d’agir, de mettre en œuvre son programme.

 

Tous ces propos, toutes ces intimidations sont irresponsables ! Il n’y a aujourd’hui qu’une exigence : soutenir le Président pour qu’il réussisse. Car sa réussite ce sera la réussite de la France !

 

La situation de la France, les millions de chômeurs, la pauvreté, les territoires fragilisés, les personnes en difficultés, cela impose d’agir, et d’agir vite. Les votes extrêmes aussi obligent ! Emmanuel Macron n’a pas le droit à l’erreur, nous n’avons collectivement pas le droit à l’erreur.

 

Voilà pourquoi je le dis ce soir à la presse avec force conviction : la gauche doit être intelligente et s’intégrer à la Majorité Présidentielle ! Celles et ceux qui veulent lutter contre les maux de la France doivent apporter leur soutien à cette Majorité, pour que le Président ait les moyens d’agir !

 

Faire un autre choix, ce serait se dérober. Ce serait saper les chances de réussite de la France. Qui ne peut comprendre qu’un chaos social et économique ne ferait que profiter à cette extrême-droite que nous avons été nombreux à combattre dans les urnes ?

 

Emmanuel Macron doit pouvoir agir : c’est vital pour la France, et notamment pour la France qui souffre et qui attend qu’on s’occupe d’elle.

 

C’est pourquoi, localement, c’est ma seule préoccupation : quelle représentation locale de la Majorité Présidentielle ? Comment traduire ici les impulsions du nouveau Président ?

 

Député sortant, je ne peux pas, je ne serai pas absent de ce jeu-là ! J’ai cette chance d’être l’élu connu et identifié de la circonscription, et chacun sait ma mobilisation, dans l’exercice de mon mandat, par des milliers d’interventions, de lettres, les questions écrites ou orales, et les soutiens que j’ai pu apporter. Je n’ai plus rien à prouver ; je veux en revanche être utile.

 

Etre utile au Président, et à sa majorité. Etre utile à nos villes.

 

Mais, s’agissant des discussions des prochaines heures, sur les candidatures législatives, deux garde-fous politiques s’imposent à mes yeux :

> si ce n’est pas moi, il doit y avoir dans la recherche de la candidature une triple exigence : féminisation ; rajeunissement ; soutien au Président.

> des candidatures éparpillées iraient à l’échec de tous : il faut savoir se regrouper autour d’une candidature d’expérience, et qui saura trouver sa place à l’Assemblée pour être efficace. Les états-majors doivent entendre cela, et passer les accords nécessaires.

 

Car seule compte la double réussite du Président et donc de la France. Pour ma part, je suis évidemment dans la Majorité !

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 08:45

Oui, ce dimanche soir, c’est à la salle Salengro, et dès les premiers sondages connus, une satisfaction en même temps qu’un soulagement : Marine Le Pen est battue. Elle ne dépasse pas les 40 % redoutés au niveau national : elle se tient à un peu plus de 33 % ; à Wattrelos, où je redoutais qu’elle soit majoritaire, elle ne s’inscrit qu’à 48,3 %, c’est-à-dire moins que les 48,5 % des Départementales de mars 2015. Pour autant, c’est trop, beaucoup trop, car ces idées et ce parti sont dangereux.

 

> Une poussée nationale incontestable dès le 1er tour

On l’a bien sentie à Wattrelos au 1er tour. Même si Le Pen avait déjà franchi la barre des 6 500 voix sur la ville (et les 6 000 voix à plusieurs reprises depuis 30 ans), les 6 800 du 23 avril sont incontestablement son point le plus élevé jamais atteint.

 

            L’impulsion nationale est évidente. A dire vrai, sur les résultats du 1er tour, les chiffres obtenus dans les villes du Nord, ou du Pas-de-Calais à sociologie comparables, villes à forte histoire ouvrière et industrielle, pour insupportables qu’ils soient, les 33 % du 1er tour de Wattrelos sont en deçà de beaucoup (trop) de ces communes du Sud du Nord ou du bassin minier.

 

            Mais bien sûr, ce « socle » national a aussi sa déclinaison locale, car sur le territoire de la ville, certains quartiers sont très inférieurs à la moyenne des 33 %, mais surtout quelques-uns sont très supérieurs, (bureaux 12, 16, 20 au Touquet et au Sapin Vert ; 8, 9, 10 au Crétinier) ; ces quartiers sont limitrophes de Tourcoing et de Roubaix.

 

> Au 2nd tour, c’est amplifié par des reports de voix qui questionnent

            Pour passer de 6939 au 1er tour à 8813 voix au 2nd, Marine Le Pen a bénéficié de reports de voix du 1er tour. Si on peut penser qu’une large partie des 900 voix de Dupont-Aignan se sont portées sur son nom (compte tenu de l’accord  électoral) et qu’on ne peut non plus exclure une partie (de l’ordre de 400 voix) des électeurs de Fillon, ce qui me peine – et me préoccupe – le plus, c’est qu’on ne peut exclure que 700 à 800 voix des électeurs de Mélenchon (même si une part importante, d’évidence, s’est portée légitimement sur E. Macron) aient renforcé Le Pen. Sur certains bureaux (Camus, Brossolette…) la question peut se poser, et elle est politiquement douloureuse, car le passage de l’extrême-gauche à l’extrême-droite est une question politique majeure pour les années qui viennent. Sans doute, la campagne melanchonienne  éhontée et démesurée sur « le banquier », « candidat de la finance », ou « du CAC 40 », a dilué les repères républicains, et c’est bien regrettable. Car ce que je considère le plus douloureux dans cette campagne c’est ce que ça et là j’ai pu entendre ou lire sur le choix du 2nd tour : « Macron ou Le Pen », c’était « la peste ou le choléra » !!! Quelle stupidité politique sans nom, quelle absurdité démocratique ! D’un côté l’extrême-droite, de l’autre un candidat qui respecte la République et sa valeurs, la justice, le droit, bref un vrai candidat républicain,… et on les confondrait ? Et on refuserait de choisir entre les deux ? Mais il ne peut pas, il ne pouvait pas y avoir de confusion, sauf à aussi être contaminé par les caricatures d’Emmanuel Macron faites par l’extrême-droite ou l’extrême-gauche !

 

> Il n’en reste pas moins que ces chiffres obligent, nationalement et localement. Ils obligent à agir, à expliquer et à convaincre. Les déterminants d’un vote d’extrême-droite sont divers, allant au refus de l’ouverture internationale et de l’Europe (un comble dans notre région frontalière !) à des considérations protestataires très personnelles.

 

            Il faut savoir expliquer que les recettes du FN ne sont pas les bonnes mesures, et qu’elles sont dangereuses, réussir une politique économique créatrice d’emplois, améliorant le pouvoir d’achat et qui réduira les inégalités et la pauvreté. Il faut rendre confiance aux institutions. Tout cela, je sais qu’Emmanuel Macron le sait, et j’espère qu’il aura les moyens d’agir.

 

            Localement, nous mènerons aussi réflexions et analyses pour contenir les votes protestataires spécifiques autant qu’il est possible. J’ai lancé ce travail avec l’équipe municipale.

 

            Mais trois observations :

 

> le phénomène « extrême droite » n’est pas que lié au territoire wattrelosien : en Belgique, c’est à Mouscron que, chez les électeurs français, Le Pen fait son score le plus élevé (43,5 %), et de loin !

> bien des villes ouvrières, malheureusement, ont mis Le Pen en tête, là encore dans le Sud du Nord ou le bassin minier : 53, 6 % à Lens qui a souvent voté comme Wattrelos, et même 58,2 %  à Liévin. Avec 48,5 % pour Le Pen, Wattrelos – heureusement – est en deçà de ces résultats, et tant mieux !

> et pour ceux qui ont critiqué mon soutien à Emmanuel Macron, se sont-ils demandés ce qu’aurait été le score de Le Pen à Wattrelos si, avec mes amis et camarades, je n’avais pas fait une campagne active pour Emmanuel Macron ? Pour ma ville, j’ai eu raison de faire le choix que j’ai fait…

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 08:35
Présidentielle (1) : Emmanuel Macron, élu, une énergie convaincante et enthousiasmante !

C’est fait ! Ce dimanche soir à la salle Salengro, cela faisait plusieurs heures qu’avec les informations via les réseaux sociaux des votes aux Etats-Unis, dans les Dom-Tom, ou des résultats des sondages « sortie des urnes », la peur d’un scrutin serré s’était dissipée, et que non seulement la promesse d’une victoire s’annonçait, et qu'en plus cette victoire serait nette ! Au final, ce sera 66,1 % ! Une victoire plus large bien sûr que celles de F. Mitterrand en 1981, ou en 1988, ou de F. Hollande en 2012, et qui plus est contre l’extrême-droite.

Présidentielle (1) : Emmanuel Macron, élu, une énergie convaincante et enthousiasmante !

De plus, un peu avant 20 heures, je vois que le bureau de vote que je préside (n°1), donne plus de 57 % à Macron, et je comprends vite que sur ma ville, il sera devant Marine Le Pen, et de surcroît avec un score un peu meilleur (51,5 %) que celui du 2nd tour des Départementales (51,2 %) de mars 2015 contre les candidats FN. Ouf, et tant mieux !

 

Car pas question de bouder ma joie devant l’élection d’Emmanuel Macron ! Par conviction, parce qu’il était le meilleur candidat de cette élection présidentielle, le plus sérieux, le plus responsable, celui dont le programme correspond le plus aux défis de la France actuelle. Par respect pour le chemin qu’il a parcouru depuis un an : peu y croyaient ; moi, oui ! Par amitié aussi, car l’homme n’est pas que brillant, il est attachant et humain. Oui, ce dimanche soir, c’est sa victoire, et il peut en être fier. Je le suis de lui, et pour lui.

 

Cette élection d’un président jeune, de 39 ans, a une forte portée politique : elle va rayonner en Europe et dans le monde. Elle surprend, elle intrigue, elle bouscule. La comparaison avec Kennedy se fera vite, je pense ! Le phénomène politique et médiatique est comparable, me semble-t-il. L’image de la France va s’en trouver changée. La vie politique française aussi, n’en doutons pas.

 

Je suis ce dimanche soir d’autant plus satisfait que, dès l’été dernier, j’avais dit à mes proches que c’était lui qui était la meilleure chance de gagner l’élection présidentielle, et même qu’il allait la gagner ! Que n’ai-je-entendu lorsqu’Emmanuel a été mon invité d’honneur aux Berlouffes en septembre 2016 ? Même certains de mes proches ont douté, parfois critiqué : pourtant, mon intuition était juste !

 

Car j’avais bien compris qu’Emmanuel Macron était la réponse aux défis du moment, loin des programmes économiques aventureux de Mélenchon ou de Le Pen.

 

D’abord parce que, sans doute comme lui, je sentais monter dans le pays une volonté de renouveau, de changement, une forme de défiance vis-à-vis des partis traditionnels, et notamment des deux grands partis du gouvernement, et de leurs responsables. Cette volonté s’est exprimée dans les primaires, à droite puis à gauche : les grandes figures connues ont été sèchement battues.

 

Je redoutais que cette volonté de changement ne se traduise par un vote Le Pen massif, pour « renverser la table », pour « essayer autre chose, après avoir essayé la droite et la gauche ». Emmanuel Macron, par sa stratégie « ni droite, ni gauche », a su capter un changement à son profit électoral ! C’est ce qui a fait sa force : tant mieux, il aura réussi à faire éviter le pire à notre démocratie.

 

Par ailleurs, justement, ce que je sens depuis un moment, c’est que les Français sont las des alternances gauche/droite : ces victoires électorales « contre l’autre », où pendant 5 ans on détruit tout ce que les prédécesseurs ont fait ; depuis 30 ans, la vie politique de ce pays, c’est largement ça ! Alors qu’il y a des défis importants à affronter (économiques, financiers, climatiques, migratoires, de sécurité et de défense) et que, franchement, les Français attendent de leurs hommes politiques qu’ils affrontent les problèmes et qu’ils trouvent les solutions pour améliorer la situation ! C’est le discours, et je crois la pensée profonde, d’Emmanuel Macron. Je les partage.

 

Voilà pourquoi, moi socialiste et homme de gauche, j’ai voté pour Emmanuel Macron : tout simplement, parce que j’y crois !

Présidentielle (1) : Emmanuel Macron, élu, une énergie convaincante et enthousiasmante !
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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 14:56
Les factures délirantes de Le Pen seront pour les Français !

Beaucoup, je l’espère, qui auront regardé le débat du 2ème tour, auront compris que Marine Le Pen ment aux Français, que son programme n’est qu’approximatif, non finançable et dangereux par ses insuffisances. Qui n’a pas compris que sur une promesse telle que la sortie de l’euro (pourtant point dur de son programme !), cela ne serait peut-être pas si rapide que cela, non plus d’ailleurs que la retraite à 60 ans (qu’elle reporte « vers la fin du quinquennat ») car elle ne sait pas la financer (ça coûte près de 30 Mds € !) ?

 

Mais c’est tout son programme qui n’est qu’une accumulation de dépenses :

- prime de pouvoir d’achat de 80 € ? Coût : 17 Mds € !

- défiscalisation des heures supplémentaires ? Coût : 5 Mds €

- mesures sur l’Impôt sur le Revenu ? Coûts : 8 Mds €

- hausse du Minimum Vieillesse et l’AAH ? Coût : 2,2 Mds €

- baisse de la Taxe d’Habitation ? Coût : 1 Md €

- protection logement jeunes ? Coût : 1,2 Md €

- mesures pour les plus aisés : universalité des allocations familiales + baisse des droits de donation + hausse du plafond du quotient familial + baisse tranche IR ? Coût : 5 Mds €

- baisse de l’impôt des sociétés à 24 % ? Coût 5,5 Mds €

- montée à 3 % du Budget de la Défense ? Coût 24 Mds €…

 

Avec les places de prison (+ 1 Md € de fonctionnement par an !), les promesses de recrutements de policiers, ou les hausses budgétaires promises, notamment pour la Recherche, on rajoute encore + 5 Mds € au pot !

 

Effarant, consternant, irresponsable !

 

Sait-elle, Mme Le Pen, que la France a encore une dette de 2 200 Mds €, qu’elle paie déjà 43 Mds € d’intérêts par an, qu’elle est encore en déficit de près de 70 Mds €, et qu’elle doit déjà lever 180 Mds € d’emprunts sur les marchés internationaux pour financer sa dette, et donc le Budget de l’Etat, et ses fonctionnaires ?

 

Sait-elle, elle qui veut financer cela en créant une taxe de 3 % (que paieront donc les consommateurs, donc les Français ! Ouh la, c’est le pouvoir d’achat qui souffrirait) sur les importations (et c’est sa seule recette nouvelle dans son plan de financement !) qu’il ne suffit pas de prendre le chiffre des importations, de lui imposer un taux de 3 % pour engranger de l’argent ? C’est une illusion ! A tout le moins, il faudrait plusieurs années pour créer cette taxe, car il faudrait pour cela que la France quitte l’Europe ! Donc, même dans son raisonnement, elle n’aurait une recette qu’à la fin de son quinquennat…

 

Sauf qu’entre temps, les dépenses promises vont coûter, et cher !

 

Et cela, les Français qui s’apprêtent à voter dimanche doivent le savoir ! Les dépenses en plus, ce sera du déficit en plus, de la dette en plus, des intérêts payés en plus (et plus chers !) demain… et ce seront des coupes sombres, et surtout des impôts après-demain pour tous les Français pour faire face au désastre financier !

 

C’est facile de dire qu’on va dépenser tous azimuts. C’est facile de plaire aux électeurs en annonçant des cadeaux fiscaux… qu’on ne sait et ne saura pas financer ! C’est un miroir aux alouettes dangereux !

 

Aussi les Français doivent avoir conscience d’une chose : les promesses délirantes de dépenses de Marine Le Pen d’aujourd’hui sont les certitudes de factures à payer par tous les Français demain !

 

7 mai, attention danger !

 

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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 15:16
A Wattrelos, un 1er mai de gravité, pour le travail et contre les illusions !

Si, à l’entrée du centre socio-éducatif, les enfants du Conseil municipal des enfants vendent quelques brins de muguet pour une association humanitaire, c’est à l’intérieur que, ce 1er mai, je médaille de la « médaille du travail », de « leur travail », et « pour leur travail » 142 Wattrelosiens : 36 grand or, 30 or, 31 de vermeil et 45 d’argent : 4 320 années de travail sont, là, représentées.

A Wattrelos, un 1er mai de gravité, pour le travail et contre les illusions !
A Wattrelos, un 1er mai de gravité, pour le travail et contre les illusions !
A Wattrelos, un 1er mai de gravité, pour le travail et contre les illusions !

Ce 1er mai 2017, c’est bien sûr d’abord celui de chacun de ces médaillés, car cette manifestation a pour objet de les mettre à l’honneur. Le 1er mai, c’est aussi l’histoire bien sûr, une histoire ouvrière parfois tragique, mais toujours porteuse d’avancées et de progrès sociaux revendiqués : « Nous sommes tous les héritiers de ces femmes et de ces hommes-là », qui ont lutté « pour que leur espérance soit pour nous une évidence ».

 

Mais dans le contexte qui est le sien (élection présidentielle, terrorisme, tensions internationales), ce 1er mai 2017 se déroule dans un esprit de gravité et de responsabilité.

 

Ainsi, avant de médailler (et de remettre à chacun son brin de muguet) chaque récipiendaire, j’ai voulu évoquer trois sujets qui sont d’actualité, et dans les esprits de beaucoup.

 

D’abord le devenir du travail. Le travail va-t-il disparaître ? Les débats philosophiques et économiques qui ont eu lieu récemment, notamment sur la perspective d’un revenu universel, ont conduit à s’interroger sur cette problématique. Je ne crois pas pour ma part à la disparition du travail, mais son évolution suppose en revanche de « se préparer à trois choses » :

  • accentuer fortement la formation pour renforcer l’adaptabilité et la capacité à faire face aux changements ;
  • préparer nos jeunes aux métiers d’avenir, notamment du service à la personne ;
  • mettre en place une sécurité sociale professionnelle.

 

Deuxième sujet : « quelle économie demain ? ». Je plaide pour une économie protectrice des travailleurs mais ouverte sur le monde. Car le protectionnisme et la fermeture des frontières sont des illusions dangereuses.

 

Enfin, troisième sujet, quel est notre avenir, à commencer bien sûr par celui de Wattrelos ? Pas question d’être spectateur, j’ai choisi d’être acteur pour agir « sans relâche pour qu’ici l’emploi soit possible ! ».

A Wattrelos, un 1er mai de gravité, pour le travail et contre les illusions !
A Wattrelos, un 1er mai de gravité, pour le travail et contre les illusions !
A Wattrelos, un 1er mai de gravité, pour le travail et contre les illusions !
A Wattrelos, un 1er mai de gravité, pour le travail et contre les illusions !

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 16:44
A Arras, E. Macron : réduire les fractures, pour une France de l'unité !

Dès le début du meeting d'Arras, Jean-Paul Delevoye, citant le Général de Gaulle, situe l'enjeu de l'élection présidentielle : "Les nations ne meurent pas, mais elles peuvent se suicider" ! Et il appuie : "Vous êtes à un moment de l'histoire où le monde entier regarde l'élection française".

 

Emmanuel MACRON dans son discours, a souligné que dimanche "les Français se sont détournés des 2 grands partis de gouvernement : quelque chose s'est passé" ; et s'il a salué la campagne de J.L. Mélenchon, cette "adhésion" qu'il a soulevée, compte-tenu de sa position prise "depuis dimanche soir, il n'est pas à la hauteur de cette adhésion". Car, "face à ceux qui créent le désordre et la haine", il faut "choisir son camp".

A Arras, E. Macron : réduire les fractures, pour une France de l'unité !

Son programme, il le décline en affirmant sa volonté de lutter contre les fractures :

 

Ø Fracture démocratique : "Nous allons refonder la vie politique française, construire un socle où tous les progressistes vont pouvoir travailler ensemble : tous les progressistes sont les bienvenus ! Je ne reproduirai pas l'erreur de 2002 : on ne va pas reprendre les habitudes, nous allons les changer. Nous devons rassembler !"

Il veut "une France conquérante dans l'Europe et le monde, qui échange, qui fait progresser, qui affronte les difficultés, qui a confiance dans l'avenir, qui ne fait pas de démagogie".

Face au résultat du 1er tour "notre joie est grave car notre responsabilité est immense".

"Je n'ai qu'un ennemi : ce sont nos fractures et nos divisions". Concrètement, il martèle "chacun des territoires de la République est dans la République, je n'en veux pas de perdu ! Opposons le discours de l'intelligence à la démagogie".

"Mme Le Pen veut attiser les haines et les peurs, mais n'apporte aucune réponse !". Nous, il faut "ne céder rien de la vérité".
La loi de moralisation de la vie publique va renouveler les pratiques de la vie politique. Le FN, lui, a les pires pratiques de l'Ancien Régime. "Marine Le Pen est une héritière ! Elle n'est pas la réponse".

 

Ø Fracture sociale. Pour réduire les écarts, on investira dans une politique de recherche ambitieuse, dans la libération des énergies.

Mais il faut regarder en face les détresses des classes moyennes et populaires. "Il n'y a pas de réussite d'un pays s'il n'est que la réussite de quelques-uns". Ainsi, pour ces classes moyennes et populaires :

- "la suppression de la Taxe d'Habitation est une priorité de pouvoir d'achat" ;

- "nous ferons un très gros effort de formation professionnelle pour les chômeurs. Nous investirons 15 Mds€ sur le quinquennat pour les plus fragiles."

C'est aussi l'école où nous investirons, parce que, quand on n'est pas formé, on n'a pas d'avenir. Et cela, le FN n'en dit jamais un mot, rien !

 

Ø Fracture territoriale : banlieues, ruralité… Nous voulons l'égalité des chances, et pour cela faciliter :

- l'accès à la fibre, en tous lieux : les opérateurs auront 18 mois ;

- doublement du nombre de maisons de santé ;

- maintien des écoles dans la ruralité ;

- ouvrir des maisons de services au public ;

- suppression du RSI ;

- doubler le budget de l'ANRU, pour lutter plus vite contre "la double peine" des quartiers prioritaires (à savoir "l'assignation à résidence" dans leur quartier et la pauvreté).

 

"Je veux un vrai plan Marshall de la réindustrialisation de nos territoires perdus".

"Je veux qu'on puisse expérimenter, essayer sur certains territoires". On n'y arrivera pas à chaque fois, mais à chaque fois, on se battra".

 

Ø Fracture entre la France et l'Europe. Elle nourrit les mensonges de Le Pen. Car :

- sortir de l'Euro, c'est l'appauvrissement

- sortir de l'Europe, le protectionnisme, c'est la guerre !

"Le FN ce n'est pas le parti des patriotes, c'est le parti des nationalismes".

 

"La France, c'est tout sauf le rétrécissement ! J'ai mal dans ma chair de voir le chiffre du FN dans les Hauts de France : "A-t-on oublié qui nous sommes, que nos anciens sont morts pour notre liberté, et pour combattre les idées d'extrême-droite ? Honte aux somnambules de l'histoire" !

 

"Notre responsabilité est immense. Il faudra d'abord réconcilier, recréer l'unité du pays, rassembler tous les progressistes qui veulent se rassembler pour faire !"

"J'aurai besoin de toutes les volontés ! C'est le défi, non d'un homme, ni d'un clan, mais celui de toute une génération. Face à toutes ces fractures, je veux être le Président d'une France de l'unité".

A Arras, E. Macron : réduire les fractures, pour une France de l'unité !
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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 11:09
Wattrelos, une tentation des extrêmes plus forte qu'en France ?

A dire vrai, si ce vote des extrêmes est plus prononcé à Wattrelos qu'en moyenne nationale, il est cependant moins fort que dans le sud du Département du Nord ou dans le Pas-de-Calais.

 

Parmi les candidats à l'élection présidentielle, les programmes de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon étaient les plus aberrants, irréalistes et dangereux économiquement, périlleux pour la stabilité financière même du pays. Malheureusement, comme c'étaient aussi les candidats qui promettaient le plus, des sous en plus, une disparition de tous les problèmes comme par miracle, et beaucoup, beaucoup de dépenses supplémentaires (sans savoir comment les financer, autrement qu'en creusant les déficits), bref comme ils promettaient que tout irait mieux (sans que jamais les conséquences négatives n'aient été évoquées), en France, et dans des villes comme Wattrelos, ils ont fait de gros résultats électoraux.

 

Ø Le Pen progresse à Wattrelos moins qu'ailleurs en France, mais réalise malheureusement son plus haut niveau depuis 30 ans : 6 939 voix, soit 33,9 % ; c'est lourd, même si c'est moindre que dans d'autres grandes villes comme Denain (40%) ou du Pas-de-Calais.

 

A plusieurs reprises dans l'histoire de la ville, l'électorat FN a approché, voire dépassé les 6 000 voix sur Wattrelos. 5 291 déjà en 1988, mais 6 219 en 1993, 5 849 en 1995, 5 996 au 1er tour des présidentielles 2012, et, souvenons-nous des 6 515 aux régionales 2015. Il est clair que Marine Le Pen a un électorat qui sait se mobiliser dans "les grandes occasions", et notamment quand Marine Le Pen elle-même est candidate !

 

Mais il n'en reste pas moins qu'elle est en tête dans 35 (sur 36) bureaux de la ville, et quand elle ne l'est pas, c'est Mélenchon qui l'est !

 

Pour autant, seule "consolation", si dans la France entière, MLP progresse de 1,2 million de voix, et donc de 19,3 %, à Wattrelos la hausse est plus limitée à 15 %.

 

On peut raisonnablement penser qu'à Wattrelos, Le Pen aura récupéré en 2017 une partie de l'électorat de Sarkozy de 2012 (4 074 voix à l'époque, alors qu'en 2017 Fillon obtient 1 877 voix) ; idem pour Dupont-Aignan qui obtient 901 suffrages en 2017 (contre 291 en 2012).

 

Ø Avec 2 300 voix de plus qu'en 2012, Mélenchon a incontestablement, sur son nom, siphonné une partie de l'électorat d'extrême-gauche, et surtout une part de l'électorat de François Hollande de 2012 (qui avait fait 6 798 voix).

Il n'est premier que dans un seul bureau, et second (devant E. Macron) dans 50 % des bureaux (18 exactement).

 

Et si, dans sa poussée nationale, Mélenchon obtient 23,3 % des voix à Wattrelos, c'est beaucoup moins qu'à Roubaix (35,9 %), Lille (29,9 %), Mons (28,7 %), Tourcoing (28,0 %), Villeneuve d'Ascq (27,8 %), Loos (26,9 %), Ronchin (25,4 %) ou Douai (23,7 %).

Wattrelos, une tentation des extrêmes plus forte qu'en France ?

Ø Ce qui est préoccupant, c'est pour moi de constater que sur ma bonne ville, ces deux leaders d'extrême-droite et d'extrême-gauche, Le Pen et Mélenchon, parviennent à séduire 57 % des électeurs sur des programmes populistes et dangereux (45 % au niveau national).

 

C'est ce résultat-là qui, dans la France de 2017 (une France confrontée aux attentats et à la peur du terrorisme, à la pression migratoire, où le chômage tarde à diminuer clairement et où l'absence d'emploi pèse sur les revenus et nourrit la pauvreté), doit être regardé, analysé et entendu. Car il y a bien sûr des peurs et des malaises sociaux qui ainsi cherchent à s'exprimer, mais surtout des ressentis essentiellement personnels.

 

Dans ces votes, la globalité, la cohérence, la faisabilité d'ensemble des programmes, leur équilibre financier, ou les grandes priorités sectorielles ou macroéconomiques passent largement au second plan. Il est vrai que, dans une campagne électorale qui aura surtout été télévisuelle, l'appréciation de l'électeur repose beaucoup sur la capacité oratoire du candidat ou la "mesure-choc" concise qui retient l'attention.

 

Dans ces conditions, difficile pour l'électeur de mesurer la dangerosité - ou l'aberration - de la globalité du programme évoqué, car il n'a tendance à retenir que la mesure ou le message qui l'intéresse. Dès lors, pour écarter ces votes extrémistes (dangereux à bien des points de vue), un travail, un devoir de pédagogie, d'information s'impose. Mais comment ? C'est l'enjeu de la bataille politique de fond à mener.

 

Ceci dit, une élection n'est pas l'autre. Les scores de Le Pen et de Mélenchon leur sont largement "personnels", et ceux qui ont la tentation d'extrapoler ces résultats sur des législatives ou des municipales devraient se garder de toute précipitation…

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