Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
  • Contact

Recherche

Articles Récents

30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 17:33
Conseil municipal (2) : Un compte 2016 de belle tenue !

Conforme au Compte de gestion du Comptable public, le Compte Administratif récapitule l’ensemble des dépenses et des recettes de l’année 2016 : il est en quelque sorte le « compte d’exploitation » de la ville de l’année écoulée. Et après la soudaine dégradation de 2014 sous la poussée de dépenses extérieures imposées à la ville, la stratégie financière mise en oeuvre par la majorité municipale a porté ses fruits ! C’est ainsi que ce Compte 2016 présente 4 caractéristiques très positives :

 

- une consolidation incontestable du résultat global, ce qui conforte l’assise financière de la commune. Cette consolidation se lit dans les chiffres mêmes. En cumulant résultat de fonctionnement et résultat d’investissement, nous sommes passés de 1 582 k€ en 2013, à 2 226 k€ en 2015, et à 3 686 k€ en 2016. Le choc de 2014 a été donc absorbé, grâce aux efforts accomplis. Et le résultat, à fin 2016, a plus que doublé en 3 ans. Il se compare à 307 jours de fonctionnement des services fin 2016 : je rappelle que ce chiffre n’était que de 15 jours à fin 2012 ; on mesure bien le chemin parcouru sur le renforcement de l’assise financière de la commune.

 

- une poursuite de l’amélioration du résultat de gestion, grâce aux efforts d’économies réalisées, notamment par les réorganisations fonctionnelles que réussit à conduire la Direction générale des Services. C’est la clé de tout. Car c’est cet excédent qui assure l’équilibre des comptes de la ville ; c’est cet excédent qui nourrit évidemment l’excédent global ; c’est cet excédent qui doit couvrir l’éventuel déficit d’investissement ; c’est cet excédent qui alimente l’épargne, et donc la capacité d’autofinancement de la ville, c’est-à-dire la capacité de la commune à rembourser ses emprunts, à en lever de nouveaux et donc à investir. L’amélioration du résultat de gestion se lit dans les chiffres : en 2014 : - 423 k€ ; en 2015 : + 561 k€ ; en 2016 : + 1 735 k€. Le retour à un résultat positif est clair et net ! Pourtant pendant cette période, la ville a connu une baisse de ses recettes : plus d’1 M€ en moins de ressources en 2 ans ! Les recettes de fonctionnement sont passées de 54 104 k€ en 2014 à 53 225 k€ en 2015 et à 53 074 k€ en 2016.

C’est dire l’effort auquel la ville a été confrontée : ce n’est déjà pas simple d’améliorer un résultat, mais le faire quand vos ressources diminuent, c’est encore plus complexe et délicat.

 

- un retour à un autofinancement net nettement positif, ce qui améliore la solvabilité et la liquidité financière de la ville. Nous avions dit que nous le ferions, nous l’avons fait. Amélioration du résultat de gestion, amélioration du résultat global, tout cela se retrouve évidemment, et mécaniquement, dans l’épargne de gestion, et dans l’épargne brute. Cette dernière qui avait chuté de 2,25 M€ en 2013 à 1,48 M€ en 2014, se redresse à 2,96 M€ en 2016 (elle double ainsi depuis 2014). L’autofinancement net ressort positif à + 476 k€ en 2016. C’est bel et bien un redressement significatif qui a eu lieu, et l’engagement stratégique affirmé de notre majorité de revenir à un autofinancement net positif a été tenu !

 

- enfin, 4ème angle de ce « carré vertueux » : la poursuite du désendettement de la commune. Le Compte Administratif permet de confirmer le montant du stock de dettes : 56,80 M€ à fin 2016. L’encours était de 58,39 M€ fin 2011, qui était le pic, le « point haut » de la dette communale. Depuis, année après année, elle diminue : - 1,6 M€ en 5 ans. Elle sera de - 2 M€ à la fin 2017.

 

Le Compte 2016 est donc un bon compte, apprécié de nos partenaires financiers et bancaires, qui atteste de notre volontarisme politique à affirmer une stratégie de sérieux et de responsabilité et à la mettre en œuvre, tout en consolidant l’essentiel, à savoir des services rendus aux wattrelosiens les plus nombreux et les meilleurs possibles.

 

Partager cet article
Repost0
30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 09:29
Conseil municipal (1) : Hommage à Simone Veil

Ce vendredi 30 juin, à l’Hôtel de Ville se sont tenus deux Conseils municipaux, le premier étant destiné à la désignation des délégués supplémentaires en vue de l’élection des sénateurs le 24 septembre prochain. J’ai en revanche ouvert le second Conseil, destiné à traiter des affaires de la commune et traditionnel à cette période de l’année, par un hommage à Simone Veil, disparue ce vendredi, et fait respecter par tous une minute de silence :

 

« Survivante d’Auschwitz, rescapée de la Shoah, militante infatigable contre la barbarie nazie à laquelle elle avait su échapper tout en gardant des meurtrissures profondes, femme politique au cœur et aux valeurs unanimement reconnues, Simone Veil fut une haute figure de la vie publique française. Son humanisme, son humanité, son engagement pour la cause de l’émancipation des femmes qu’elle sut porter avec force et ténacité y compris contre les plus vives attaques et contre les forces les plus obscures de notre société inspirent un profond respect, et une considération déférente pour ses combats et pour la personnalité qu’elle fut. Ce jour, Simone Veil, ancienne Ministre, s’est éteinte, nous laissant en héritage sa trace dans l’histoire mais aussi dans l’humanité, tant elle sut être l’avocate inlassable de l’idéal européen, tant elle l’opposait à la guerre et à ses horreurs, et sut porter le combat des femmes avec la noblesse du cœur et l’humanisme pour foi. Je m’engage à ce qu’une rue de notre ville porte, dès que possible, son nom, et pour l’heure, ce soir, je demande au Conseil Municipal de respecter une minute de silence pour sa mémoire ».

Partager cet article
Repost0
15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 16:41
Ecole sur 4 jours : Wattrelos y est favorable, dès septembre 2017 !

Le nouveau Ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer l’a affirmé : un décret sera publié très prochainement afin de permettre aux communes de se prononcer sur l’organisation de la semaine d’école sur leur territoire.

 

A Wattrelos, la réponse est claire : c’est le retour à la semaine de quatre jours (comme avant 2014) qui a la faveur des élus de la majorité municipale, à l’unanimité, et je le pense, des conseils d'école. Nous le mettrons en œuvre dès la rentrée de septembre ! C'est ce que je viens de demander, par courrier, au Directeur Académique.

 

Mais attention : nous ne sommes pas décisionnaires. L’Education nationale doit réunir un conseil d’école exceptionnel qui rendra son avis lui aussi, puis le Directeur Académique des services de l’Education nationale tranchera.

 

Côté services municipaux, en tout cas, nous sommes prêts à nous réorganiser dans l’urgence cet été : offres périscolaires, emplois du temps des personnels, entretien des écoles, réappropriation du samedi par le monde associatif, enseignement sportif et artistique… De nombreuses cartes doivent être rebattues car on ne démonte pas du jour au lendemain une organisation aussi complexe que celle que nous avions mise en place. Est-ce à dire pour autant que cette réforme des rythmes scolaires était une erreur ? Certainement pas !

 

Sur le fond : lorsque le gouvernement précédent l’a initiée, en 2013, l’ambition était fort louable puisqu’il s’agissait d’améliorer les qualités d’apprentissage de nos enfants – c’est une nécessité au vu de nos résultats comparés aux autres pays européens – en raccourcissant leurs journées de classe, mais en étalant le temps d’enseignement sur une matinée supplémentaire, c’est-à-dire au moment où la concentration des enfants est la meilleure. D’ailleurs, si l’Education nationale n’a pas apporté d'évaluation réelle de cette réforme, de nombreux enseignants constatent que le bilan, en terme d'apprentissage des élèves, est positif.

 

Sur la forme et l’application de cette réforme, laissée à l’appréciation des communes (et surtout à leur charge !), en revanche, il y a beaucoup à dire…A Wattrelos, j’ai tenu à ce qu’on puisse coller au plus près de l’esprit de la réforme : des repères stables en terme d’horaires pour les enfants (fin de la classe tous les jours à 15 h 30) et une matinée supplémentaire le samedi afin qu’ils puissent se reposer en milieu de semaine. Cerise sur le gâteau : j’ai tenu à ce que les temps d’activités périscolaires (TAP) soient les plus qualitatifs possibles (le taux de fréquentation de 70 % le prouve), et de surcroît gratuits, ce qui ne fut pas le cas dans toutes les communes, loin s’en faut !

 

Ces TAP, nous avions initialement souhaité pouvoir les regrouper sur deux après-midi, ce que nous a alors malheureusement refusé l’Education nationale : dommage, l’organisation en aurait été grandement facilitée ! Cela nous a obligés à déployer des TAP sur les quatre après-midi de la semaine, et à mobiliser 170 personnes (pour encadrer 2 700 enfants), soit des moyens financiers et logistiques importants pour… une petite heure quotidienne ! Bref, les contraintes se sont alourdies pour les enfants participant aux TAP puisque la journée n’était pas plus courte qu’avant, pour les parents au boulot et donc dans l’incapacité de récupérer leur enfant à 15 h 30 (alors qu’il s’agissait de l’objectif premier !), et pour les enseignants tenus d’enseigner une matinée de plus dans la semaine. Bref, dans les conseils d’école sont apparues, au cours de ce premier trimestre, des demandes de scenarii à la carte selon les établissements, évidemment impossibles à mettre en œuvre. En revanche, la même remarque revenait constamment : il serait plus simple de revenir à la semaine de quatre jours, comme avant. Dont acte.

 

Politiquement, je me veux pragmatique et réaliste, comme le Président de la République Emmanuel Macron aime aussi à le dire de lui-même. J'avais discuté avec lui d'ailleurs, alors candidat, de laisser aux communes la possibilité de retour à la semaine de 4 jours : il l'a mise dans son programme. Tant mieux. Wattrelos va user de ce droit nouveau !

 

Attendons cependant la publication du décret, peut-être à la fin de la semaine prochaine, qui définira les modalités du retour de la semaine à quatre jours, puis la décision finale de l’Académie du Nord. Mais nous sommes prêts…

Partager cet article
Repost0
11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 13:45
Elections : C. Osson en tête, à Wattrelos et à Roubaix !

Longue journée que ce dimanche électoral. Longue parce que, ça y est, ce 1er tour amorce concrètement le processus de ma succession comme Député de la 8e circonscription : dans dix jours, après cette vie intense le jour, la nuit, ces week-ends inexistants, ces votes solennels aux présences indispensables, ces réunions de Commission interminables, ces sessions extraordinaires qui se prolongent et qui commencent de plus en plus tôt, pour moi ce sera fini.

 

Longue journée aussi parce que, même si celle de 2012 avait été riche en trahisons, croche-pieds et mauvais coups, la campagne électorale de 2017, même si elle ne me concernait pas personnellement comme candidat, n’en aura pas été moins tendue, et malheureusement trop inclusive d’erreurs d’analyses politiques pour certains, qui auront conduits à des prises de risques inconsidérées, des reniements, et des dégradations de relations personnelles qui jamais n’auraient dû être altérées s’il n’y avait eu ces mauvais jugements (sur les situations locales, les personnes, et le contexte politique).

 

Longue journée enfin, parce que la Présidentielle avait affiché des résultats, et donc des rapports de force électoraux potentiels, très tranchés, et qui, a priori, pouvait rendre difficile – surtout avec des candidatures parallèles issues du même potentiel électoral – la réussite de la candidate que je soutiens. Fort heureusement, à dire vrai, les résultats furent très proches de mes pronostics électoraux, tant à Roubaix qu’à Wattrelos. J’y songeais en descendant les marches de l’Hôtel de ville de Roubaix, aux côtés du maire qui allait proclamer les résultats (photo).

 

Au final, en tête sur Wattrelos et sur Roubaix, Catherine Osson à 28,9 % sur la circonscription devance nettement la candidate du Front National (22,0 %), et celui de la France Insoumise (19,6 %). Ce faisant :

> elle réalise le même résultat qu’au 1er tour des Départementales de mars 2015 sur Wattrelos (30,9 %, au lieu de 31,5 % en mars 2015), pour un nombre de voix très proche (3 295, au lieu de 3 406 en mars 2015). La différence, c’est qu’en mars 2015, les candidats FN avaient alors réussi 4 980 voix, mais ce dimanche 11 juin, 3 074 voix ;

> pour la 1ère fois depuis bien des élections, un candidat autre que le maire fait mieux que le score du Front National à Wattrelos ;

> compte-tenu de la participation en repli, Catherine Osson réalise des pourcentages supérieurs sur les deux villes à ceux d’Emmanuel Macron au 1er tour de la Présidentielle (alors 20,6 % à Roubaix, et 20,1 % à Wattrelos).

 

Catherine, par ces résultats, conforte la légitimité de sa candidature ; l’objectif d’un renouvellement, d’un rajeunissement et d’une féminisation a été compris par les électeurs ; j’en suis plutôt fier. Car, à ce que je lis dans les journaux sur bon nombre de mes collègues députés sortants, peu de députés auront réussi à assurer leur succession. Le 2e tour doit maintenant donner toute sa force à sa candidature, pour éviter que Roubaix et Wattrelos n’aient un Député FN, et qu’au contraire nos villes aient une représentante solide, aux qualités humaines et techniques reconnues, compétente, et qui saura, j’en suis sûr, faire honneur aux électeurs roubaisiens et wattrelosiens.

Partager cet article
Repost0
9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 15:06
Un député c'est un acteur local !

Je suis toujours surpris de voir que certains considèrent que la fonction d’un député n’est que de faire des lois : c’est loin d’être uniquement le cas !

 

Le député a aussi un rôle local, c’est un acteur de territoire important. C’est même à mes yeux sa fonction la plus importante : l’ancrage local. C’est d’ailleurs pour cela que je suis attaché au scrutin de circonscription.

 

Etre Député, cela facilite les relations avec l’Etat, les grands dirigeants de la Région, du Département, et de la Métropole Européenne de Lille, et plus généralement avec les grandes entreprises ou organismes publics. Notre pays reste très jacobin, et ce qui ouvre les portes c’est le mandat national.

 

Député, j’ai pu accéder directement au Préfet, et aux sous-Préfets, tant pour les questions d’ordre public, de dossiers de subventions, de décorations, de réglementations. Mais aussi, entre autres exemples, au Directeur Général de l’Agence Régionale de Santé (pour l’Hôpital), du Directeur Régional des Finances publiques (problèmes fiscaux), au Recteur et au Directeur des Services Académiques de l’Education Nationale (pour les écoles, collèges et lycées), au Préfet Délégué à la Sécurité (organisation du Carnaval, Berlouffes, sécurité des manifestations ou des lieux publics).

 

Les visites à Wattrelos, ces derniers mois du Président de la MEL, Damien Castelain, du Président de Région Xavier Bertrand, du Premier Ministre Manuel Valls, et en septembre, aux Berlouffes, d’Emmanuel Macron, Candidat à la Présidence de la République ne doivent rien au hasard.

 

Ú Député, j’ai pu assurer la pérennité de l’Hôpital de Wattrelos, éviter la rupture de ses urgences, faire aboutir la reconstruction de la maison de retraite Saphir, lever les financements nécessaires en sus de ceux de la maternité de Roubaix.

J’ai pu avoir 140 000 euros de crédits du Ministère de la Santé pour des équipements de l’Hôpital de Wattrelos (nouvelle ambulance, mammographe, matériels pour accompagnement des personnes dépendantes, équipements radiologiques) et 1 million pour la reconstruction de Saphir.

 

Ú J’ai pu obtenir des crédits d’équipement pour le Commissariat de Roubaix, avec des moyens dévolus à Wattrelos (120 000 euros du Ministère de l’Intérieur, notamment pour matériels et véhicule).

 

Ú J’ai veillé à ce que dans l’évolution des Dotations de l’Etat, Wattrelos (comme Roubaix d’ailleurs) bénéficie de l’augmentation de la Dotation de Solidarité.

De même, j’ai mobilisé des financements pour la ville pour des équipements pour les personnes à mobilité réduite, l’octroi d’un défibrillateur pour les lieux publics, des équipements et mobiliers pour nos écoles, du matériel informatique, des équipements et un véhicule pour la police municipale, et un pour la police nationale, des matériels de nettoyage (tags, voirie), des éclairages publics économes en énergie.

 

Ú C’est le député aussi qui réussit à soutenir des associations qui n’arrivent pas toujours à être financées par des procédures usuelles. Ainsi, à Wattrelos, j’ai aidé : Acti’Jeunes, Ferme pédagogique, Union Sportive, Wattrelos Football Club, Wattrelos Basket Club, COW Handball, Syndicat des Pêcheurs, Ajir.Com, Galaxie FM, Association des Centres Sociaux, TTT Full Contact, les Dauphins Wattrelosiens, Epicerie solidaire Horonia, Association des Donneurs de Sang Bénévoles, Club d’Escrime, Association d’aide aux victimes.

 

Le député pour une ville moyenne, comme Wattrelos, est un interlocuteur-clé ! Car, dans la France de 2017, c’est encore à Paris que se prennent les décisions les plus importantes et que se jouent les financements et les politiques essentiels pour un territoire comme le nôtre.

Partager cet article
Repost0
16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 16:04

Je n’ignore pas, bien sûr, les aigreurs et les amertumes qui suivent les décisions qui tranchent un processus de désignation d’un candidat aux élections. Faire un choix, c’est nécessairement faire des mécontents, dont certains peuvent avoir, légitimement ou non, la prétention de penser être meilleur(e) candidat(e), que celui ou celle qui a été choisi(e).

La décision de l’investiture République en Marche sur la 8ème circonscription, bien sûr, n’y échappe pas. Au vu de ce que je lis, en responsabilité, trois observations me viennent à l’esprit :

 

1) Ce qui est important, c’est de donner une Majorité  au Président Macron : c’est cela qui se joue lors des élections législatives de juin, rien d’autre. S’il n’y a pas de majorité claire, ou pire, une situation de blocage, c’est la France qui en souffrira, car les réformes seront bloquées. Or, la France a besoin d’avancer : c’est pour cela que nous avons été nombreux à nous mobiliser dans cette élection présidentielle.

Au soir du 1er tour, j’ai très vite compris que, sur la 8ème circonscription, il fallait chercher à fédérer un ticket PS/EM, face aux risques Mélenchon et Le Pen. Deux approches, dès lors, existaient : titulaire PS/suppléant EM, ou l’inverse. Soyons clairs, les deux scénarii ont été transmis à la Commission, et j’ai informé le « national » de mon parti que je cherchais une solution.

L’arbitrage a été rendu par la Commission d’investiture EM, qui a porté son choix sur Catherine Osson en titulaire ; il n’y a plus lieu de le remettre en cause, sauf à affaiblir la candidate choisie, et donc par conséquence le Président Macron lui-même !

Cette circonscription ne peut, ne doit pas être perdue. Elle peut être dans la Majorité Présidentielle. Cela dépend de l’esprit de responsabilité de chacun.

Car, quant on sort des postures, des caricatures ou des rancœurs personnelles, on s’aperçoit rapidement que Catherine Osson, seule élue au suffrage universel actuellement sur les deux villes de Roubaix et Wattrelos (car Conseillère Départementale), seule élue à avoir récemment fait campagne sur son nom, socialiste et « macrono-compatible », est capable donc de s’inscrire positivement dans le rassemblement central que veut conduire le Président ; elle s’intègre clairement aux critères de compétence et territoriaux souhaités par E. Macron.

 

2) La candidature de Catherine correspond parfaitement à ce qu’on dit, depuis des années au PS à longueur de motions, comme plus récemment à En Marche, à savoir :

- le rajeunissement : il est évident. La candidate a 16 ans de moins que le Député sortant ;

- la féminisation : là aussi c’est évident ! On dit vouloir des femmes en politique, mais dès qu’une femme est choisie pour candidate, on dit qu’il y a un problème !

- le renouvellement : Conseillère Départementale depuis mars 2015, Catherine est d’évidence aussi un visage neuf en politique.

De surcroît, diplômée en géographie, soucieuse des questions d’éducation, d’action sociale et familiale, elle ne manque ni de compétences ni de talents, et a donc la capacité à la fonction.

 

3) Enfin, quand arrêtera-t-on de la résumer à mon « ex-compagne » ? Qui, la connaissant, peut croire un seul instant que ce soit son seul talent ?

Ce n’est quand même pas une marque d’indignité nationale d’avoir partagé ma vie plus de quatre ans ! Au contraire même, elle connaît les contraintes de la fonction, les abandons de vie personnelle et de loisirs que cela représente, les courtes nuits et les week-ends inexistants autrement que dans les manifestations officielles !

Va-t-on lui rappeler cela sans cesse, alors que cela fait plus d’un an que nous ne vivons plus ensemble, que j’ai ma vie et qu’elle a la sienne ? Et quand bien même, fût-elle politique, une femme a le droit à une vie privée préservée !

A aucun moment, je n’ai soutenu – et je n’étais pas seul dans la décision de la soutenir – sa candidature en vertu de notre ancien lien privé, mais je le fais pour une seule raison : elle est la meilleure sur cette fonction et à ce moment politique.

La meilleure pour exercer demain la fonction, pour aller vers les gens et les servir ensuite de tout son cœur, pour rassembler autant que ce sera possible celles et ceux qui veulent que la France réussisse.

Catherine est une femme politique pleine et entière. Elle sait faire, et elle saura faire. Si elle n’a pas à rougir d’avoir appris à mes côtés, c’est d’abord dans sa fonction d’élue qu’elle a appris la vie publique. Elle est une excellente Adjointe au Maire.

 

Aussi, je le dis à mes amis et camarades du Parti Socialiste et d’En Marche, il ne faut pas se tromper d’adversaire : à s’éparpiller les femmes et les hommes de progrès risquent de laisser élire un Député FN, voire Insoumis ! Lequel serait un Député opposant au Président Macron. Quel serait l’intérêt pour Roubaix et Wattrelos d’avoir un Député opposant ? Aucun ! Nous nous sommes tous mobilisés pour qu’Emmanuel Macron gagne l’élection présidentielle ; maintenant, il faut savoir faire preuve de responsabilité, dépasser les amertumes et les lignes de parti et se rassembler pour l’essentiel : la réussite de la France, et celle des Roubaisiens et des Wattrelosiens qui en ont bien besoin.

Partager cet article
Repost0
10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 14:00
Je choisis Wattrelos !

En 2012, on s’en souvient peut-être, c’est le 10 mai que j’avais annoncé ma candidature aux élections législatives.

 

La loi sur le cumul des mandats interdit à partir de 2017 le cumul d’un mandat parlementaire,

député ou sénateur, et d’un exécutif municipal, départemental ou régional.

 

Au moment où s’engage la campagne des élections législatives, il me faut choisir.

 

Je choisis Wattrelos !

 

Je choisis de rester maire de Wattrelos : ma ville de cœur, celle dont le quotidien et l’avenir me passionne. Avec l’équipe municipale, j’y conduis des enjeux lourds sur la poursuite de la mutation économique de la ville, le renouvellement urbain des quartiers, la modernisation des services publics, mais aussi le maintien de services publics et d’un environnement de qualité dans un contexte de ressources financières rares, ce qui n’est pas facile. Mais c’est ma ville et je l’aime ! Plus que tout.

 

Alors je le prouve.

 

En l’état actuel des choses, je ne serai donc pas candidat aux élections législatives des 11 et 18 juin prochains. L’envie ne m’en manque pourtant pas. D’abord parce que je voudrai soutenir les projets d’Emmanuel Macron et la nouvelle impulsion qu’il veut donner à la France. Ensuite parce qu’il reste à faire pour nos villes de Roubaix et de Wattrelos. Je le ferai dorénavant à ma place d’élu local, et en apportant mon appui à celui ou celle qui me succédera à l’Assemblée Nationale.

 

Je remercie tous les électeurs qui m’ont fait confiance, qui m’ont donné leur fidélité et pour beaucoup leur amitié. Jamais je n’oublierai leur mobilisation en 2012, pour cette élection particulière où déjà ils ont été fidèles à l’homme et non au parti. Je n’oublierai pas non plus les témoignages si nombreux, si touchants, qui m’ont donné la force de me battre pour ma vie lors de mon accident en juin 2015.

 

Je remercie très chaleureusement et amicalement mon suppléant Richard Olszewski, élu roubaisien, pour son travail et sa présence fidèle à mes côtés ces 5 années : jamais, jamais il n’a raté une seule permanence parlementaire où, ensemble, nous recevions les roubaisiens pour les épauler, les accompagner. C’est un homme de valeur et j’espère qu’il pourra encore apporter au service de Roubaix.

 

Je remercie mes formidables assistant et assistantes qui par leur travail ont rendu possible le mien. J’ai été un patron exigeant, mais je suis fier d’eux.

 

Pour servir mon pays, et notre territoire j’ai vécu des moments exaltants, j’ai beaucoup travaillé, essayé de faire honneur à mon mandat dans les responsabilités qui m’ont été confiées à l’Assemblée Nationale (où sur cette législature j’ai été vice-Président de la Commission des Finances), rédigé des milliers de lettres, posé des centaines de questions. J’ai aidé aussi et surtout bien des détresses, aidé à résoudre tant de difficultés. J’ai aimé ma fonction de Député, et j’ai servi mes concitoyens de tout mon cœur, de toute mon énergie, et aussi bien que je le pouvais.

 

La loi m’interdit de poursuivre cette tâche. Je le regrette, chacun le devine. Mais le choix que je fais aujourd’hui ne surprendra pas ceux qui me connaissent bien.

 

Mais ma décision aujourd’hui se veut vigilante. Roubaix et Wattrelos ont bien besoin encore de la solidarité nationale : c’est un député qui participera à la Majorité Présidentielle d’Emmanuel Macron qui doit être demain le Député de la 8ème circonscription.

Partager cet article
Repost0
8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 09:04
Victoire 39-45 : soyons donc européens, en frères !

Au lendemain du 2ème tour d’une élection présidentielle où l’extrême-droite aura été présente, la commémoration de la victoire sur l’Allemagne nazie en 1945 ne peut que se tenir avec gravité, en sus de la solennité et du respect de la cérémonie.

 

Au cimetière du Crétinier, avec les représentants des sociétés patriotiques et entouré de mes collègues élus, j’ai, comme à l’accoutumée, déposé une gerbe au monument aux morts ainsi que sur celle de Moïse Priez, Compagnon de la Libération wattrelosien, comme chaque année. J'en ai fait de même au cimetière du Centre.

Victoire 39-45 : soyons donc européens, en frères !
Victoire 39-45 : soyons donc européens, en frères !
Victoire 39-45 : soyons donc européens, en frères !

72 ans jour pour jour après le 8 mai 1945, j’ai rappelé le philosophe Schopenhauer : « L’histoire est au peuple ce que la Conscience est pour un homme. Un peuple qui oublie son histoire est un homme qui perd sa conscience ». C’est pour ne pas perdre cette conscience, ne pas oublier, qu’il faut savoir commémorer dans les cimetières, se souvenir, rappeler. Rappeler ce que furent les horreurs, les destructions, les privations de la guerre.

 

Car enfin, « la paix n’est-elle pas la destinée de l’homme » ? La citation d’Herodote à laquelle je me réfère est terrible : « En temps de paix, les fils ensevelissent leurs pères ; en temps de guerre, les pères ensevelissent leurs fils » ! Wattrelos a payé un lourd tribut humain à la Seconde Guerre Mondiale, et « beaucoup ont donné leur nom aux rues de notre ville ; ils sont notre histoire, ils font notre fierté ».

 

Pour sortir de cette Histoire toute de guerres, les européens ont su opposer l’Europe, ce « bien le plus précieux que nous auraient envié tous ceux qui ici gisent dans leur tombe pour l’éternité ».

 

Ce sont des nationalismes qui menacent aujourd’hui l’Europe ; ce sont les nationalismes qui hier ont fait les guerres ! Voilà pourquoi il faut les combattre sans relâche, ces « dangereuses idées qui ont fait pourtant tant de morts ». La leçon de ce 8 mai 2017 : face aux nationalismes, consolider la paix !

 

Pour lire mon discours au Cimetière du Centre, cliquer ci-dessous.

Partager cet article
Repost0
7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 09:00
Présidentielle (3) : faire réussir le Président pour faire réussir la France !

J’entends déjà ce dimanche soir des états d’âme, des atermoiements. Pour certains à gauche, des menaces même : Emmanuel Macron est à peine élu que certains lancent la charge pour le combattre ! Savent-ils ce qu’est la démocratie ? L’élection – surtout quand elle est aussi large – commande qu’elle soit respectée, et que l’élu ait ses chances d’agir, de mettre en œuvre son programme.

 

Tous ces propos, toutes ces intimidations sont irresponsables ! Il n’y a aujourd’hui qu’une exigence : soutenir le Président pour qu’il réussisse. Car sa réussite ce sera la réussite de la France !

 

La situation de la France, les millions de chômeurs, la pauvreté, les territoires fragilisés, les personnes en difficultés, cela impose d’agir, et d’agir vite. Les votes extrêmes aussi obligent ! Emmanuel Macron n’a pas le droit à l’erreur, nous n’avons collectivement pas le droit à l’erreur.

 

Voilà pourquoi je le dis ce soir à la presse avec force conviction : la gauche doit être intelligente et s’intégrer à la Majorité Présidentielle ! Celles et ceux qui veulent lutter contre les maux de la France doivent apporter leur soutien à cette Majorité, pour que le Président ait les moyens d’agir !

 

Faire un autre choix, ce serait se dérober. Ce serait saper les chances de réussite de la France. Qui ne peut comprendre qu’un chaos social et économique ne ferait que profiter à cette extrême-droite que nous avons été nombreux à combattre dans les urnes ?

 

Emmanuel Macron doit pouvoir agir : c’est vital pour la France, et notamment pour la France qui souffre et qui attend qu’on s’occupe d’elle.

 

C’est pourquoi, localement, c’est ma seule préoccupation : quelle représentation locale de la Majorité Présidentielle ? Comment traduire ici les impulsions du nouveau Président ?

 

Député sortant, je ne peux pas, je ne serai pas absent de ce jeu-là ! J’ai cette chance d’être l’élu connu et identifié de la circonscription, et chacun sait ma mobilisation, dans l’exercice de mon mandat, par des milliers d’interventions, de lettres, les questions écrites ou orales, et les soutiens que j’ai pu apporter. Je n’ai plus rien à prouver ; je veux en revanche être utile.

 

Etre utile au Président, et à sa majorité. Etre utile à nos villes.

 

Mais, s’agissant des discussions des prochaines heures, sur les candidatures législatives, deux garde-fous politiques s’imposent à mes yeux :

> si ce n’est pas moi, il doit y avoir dans la recherche de la candidature une triple exigence : féminisation ; rajeunissement ; soutien au Président.

> des candidatures éparpillées iraient à l’échec de tous : il faut savoir se regrouper autour d’une candidature d’expérience, et qui saura trouver sa place à l’Assemblée pour être efficace. Les états-majors doivent entendre cela, et passer les accords nécessaires.

 

Car seule compte la double réussite du Président et donc de la France. Pour ma part, je suis évidemment dans la Majorité !

Partager cet article
Repost0
7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 08:45

Oui, ce dimanche soir, c’est à la salle Salengro, et dès les premiers sondages connus, une satisfaction en même temps qu’un soulagement : Marine Le Pen est battue. Elle ne dépasse pas les 40 % redoutés au niveau national : elle se tient à un peu plus de 33 % ; à Wattrelos, où je redoutais qu’elle soit majoritaire, elle ne s’inscrit qu’à 48,3 %, c’est-à-dire moins que les 48,5 % des Départementales de mars 2015. Pour autant, c’est trop, beaucoup trop, car ces idées et ce parti sont dangereux.

 

> Une poussée nationale incontestable dès le 1er tour

On l’a bien sentie à Wattrelos au 1er tour. Même si Le Pen avait déjà franchi la barre des 6 500 voix sur la ville (et les 6 000 voix à plusieurs reprises depuis 30 ans), les 6 800 du 23 avril sont incontestablement son point le plus élevé jamais atteint.

 

            L’impulsion nationale est évidente. A dire vrai, sur les résultats du 1er tour, les chiffres obtenus dans les villes du Nord, ou du Pas-de-Calais à sociologie comparables, villes à forte histoire ouvrière et industrielle, pour insupportables qu’ils soient, les 33 % du 1er tour de Wattrelos sont en deçà de beaucoup (trop) de ces communes du Sud du Nord ou du bassin minier.

 

            Mais bien sûr, ce « socle » national a aussi sa déclinaison locale, car sur le territoire de la ville, certains quartiers sont très inférieurs à la moyenne des 33 %, mais surtout quelques-uns sont très supérieurs, (bureaux 12, 16, 20 au Touquet et au Sapin Vert ; 8, 9, 10 au Crétinier) ; ces quartiers sont limitrophes de Tourcoing et de Roubaix.

 

> Au 2nd tour, c’est amplifié par des reports de voix qui questionnent

            Pour passer de 6939 au 1er tour à 8813 voix au 2nd, Marine Le Pen a bénéficié de reports de voix du 1er tour. Si on peut penser qu’une large partie des 900 voix de Dupont-Aignan se sont portées sur son nom (compte tenu de l’accord  électoral) et qu’on ne peut non plus exclure une partie (de l’ordre de 400 voix) des électeurs de Fillon, ce qui me peine – et me préoccupe – le plus, c’est qu’on ne peut exclure que 700 à 800 voix des électeurs de Mélenchon (même si une part importante, d’évidence, s’est portée légitimement sur E. Macron) aient renforcé Le Pen. Sur certains bureaux (Camus, Brossolette…) la question peut se poser, et elle est politiquement douloureuse, car le passage de l’extrême-gauche à l’extrême-droite est une question politique majeure pour les années qui viennent. Sans doute, la campagne melanchonienne  éhontée et démesurée sur « le banquier », « candidat de la finance », ou « du CAC 40 », a dilué les repères républicains, et c’est bien regrettable. Car ce que je considère le plus douloureux dans cette campagne c’est ce que ça et là j’ai pu entendre ou lire sur le choix du 2nd tour : « Macron ou Le Pen », c’était « la peste ou le choléra » !!! Quelle stupidité politique sans nom, quelle absurdité démocratique ! D’un côté l’extrême-droite, de l’autre un candidat qui respecte la République et sa valeurs, la justice, le droit, bref un vrai candidat républicain,… et on les confondrait ? Et on refuserait de choisir entre les deux ? Mais il ne peut pas, il ne pouvait pas y avoir de confusion, sauf à aussi être contaminé par les caricatures d’Emmanuel Macron faites par l’extrême-droite ou l’extrême-gauche !

 

> Il n’en reste pas moins que ces chiffres obligent, nationalement et localement. Ils obligent à agir, à expliquer et à convaincre. Les déterminants d’un vote d’extrême-droite sont divers, allant au refus de l’ouverture internationale et de l’Europe (un comble dans notre région frontalière !) à des considérations protestataires très personnelles.

 

            Il faut savoir expliquer que les recettes du FN ne sont pas les bonnes mesures, et qu’elles sont dangereuses, réussir une politique économique créatrice d’emplois, améliorant le pouvoir d’achat et qui réduira les inégalités et la pauvreté. Il faut rendre confiance aux institutions. Tout cela, je sais qu’Emmanuel Macron le sait, et j’espère qu’il aura les moyens d’agir.

 

            Localement, nous mènerons aussi réflexions et analyses pour contenir les votes protestataires spécifiques autant qu’il est possible. J’ai lancé ce travail avec l’équipe municipale.

 

            Mais trois observations :

 

> le phénomène « extrême droite » n’est pas que lié au territoire wattrelosien : en Belgique, c’est à Mouscron que, chez les électeurs français, Le Pen fait son score le plus élevé (43,5 %), et de loin !

> bien des villes ouvrières, malheureusement, ont mis Le Pen en tête, là encore dans le Sud du Nord ou le bassin minier : 53, 6 % à Lens qui a souvent voté comme Wattrelos, et même 58,2 %  à Liévin. Avec 48,5 % pour Le Pen, Wattrelos – heureusement – est en deçà de ces résultats, et tant mieux !

> et pour ceux qui ont critiqué mon soutien à Emmanuel Macron, se sont-ils demandés ce qu’aurait été le score de Le Pen à Wattrelos si, avec mes amis et camarades, je n’avais pas fait une campagne active pour Emmanuel Macron ? Pour ma ville, j’ai eu raison de faire le choix que j’ai fait…

Partager cet article
Repost0