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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 10:45

Comme je l’ai déjà dit, j’ai rencontré M. Jean-Yves Grall, tout nouveau Directeur général de l’Agence Régionale de Santé Nord, Pas de Calais à qui, pendant plus d’une heure, j’ai exprimé les caractéristiques de santé de ma population, les espérances que je voulais pour elle à travers les politiques municipales que nous menons et soutenons, et surtout l’importance viscérale que j’attache à l’accès aux soins, à toute heure, que doit autoriser notre Centre Hospitalier de Wattrelos. Et bien évidemment, la volonté unanime de la population, des élus, des personnels de voir maintenues nos urgences locales.

  

Aussi ai-je apprécié l’interview de J.Y. Grall que publie ce jour la revue spécialisée milieux hospitaliers, Hospimedia. Que peut-on y lire ?

  

« Parmi les dossiers laissés par son prédécesseur, figure aussi celui des urgences de Wattrelos. Sur cette question, Jean-Yves Grall ne souhaite pas a priori remettre en cause pour les wattrelosiens cette possibilité de pouvoir accéder à des soins urgents non programmés 24 heures sur 24 car cette demande semble correspondre à un besoin de la population. « Je n’ai pas l’intention de détricoter ce qui existe depuis longtemps » et « je ne vois pas ce qui empêche la poursuite de cet accès », a-t-il précisé. Il faudra néanmoins que l’hôpital de Wattrelos s’organise pour pouvoir assurer cette prestation ».

 

Cette prise de position, ouverte, pragmatique et à l’écoute des besoins du territoire et de notre population, me parait intéressante. La vigilance et la prudence restent de mise bien sûr, et mon attention combative ne faiblit pas. Mais, avec ces déclarations, la situation semble se détendre, et évoluer dans le sens de l’intérêt de l’Hôpital de Wattrelos. Espérons que les prochaines semaines nous en apportent confirmation…

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 18:09

AN-8-NOVEMBRE.jpgPour rituel qu'il soit, l'exercice n'en est pas moins important.

 

Après la rédaction de mon rapport sur les crédits de la politique de la Ville (programme 147) au nom de  la commission des finances, sa présentation en commission élargie en débat avec les ministres concernés (le 30 octobre dernier), le vote des crédits en commission des finances, le processus budgétaire, côté dépenses, se clot sur le vote en séance dans l'hémicycle.

 

C'est en fin d'après-midi aujourd'hui que les crédits du logement et de la ville sont réexaminés et votés par les députés, en présence de Cécile Duflot, ministre du logement et de la ville, et de Bernard Cazeneuve, ministre du budget. Au banc des commissions, comme rapporteur de la commission des finances, je monte à la tribune pour une brève intervention, en proposant avec avis favorable l'approbation des crédits.

 

Pas de suspense : les crédits sont très largement votés (d'autant plus aisément qu'il n'y a devant nous, pour l'opposition, qu'un seul député UMP et un seul député UDI ! C'est choquant quand on sait qu'il s'agit du financement de la politique du logement et des quartiers en rénovation ! Cela dit, pour moi, c'est mission accomplie.

 

Pour lire mon intervention, cliquez ici.

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 11:26

Colloque-AVPU.JPGJ’ouvre ce matin, à l’auditorium de la Maison de l'éducation permanente, la rencontre régionale de l’association des villes pour la propreté urbaine (AVPU), dont Wattrelos est adhérente. Cette association, créée en 2010 et présidée par Magali Ordas, compte plus de cinquante communes et agglomérations membres, de toutes tailles (à commencer par la ville de Paris), et dont l’objectif est d’améliorer la propreté urbaine en créant un réseau, un maillage permettant de mutualiser les compétences, les savoir-faire.

 

Toutes les collectivités sont bien sûr concernées par cette problématique, de plus en plus prégnante ; pour preuve, la rencontre de ce matin a attiré des collègues des villes environnantes (Roubaix, Tourcoing, Croix, Wasquehal, Hem, et même des agents de LMCU) mais aussi plus lointaines (Grande-Synthe, Compiègne).

 

Il me revient donc de situer, en préambule, le contexte wattrelosien, son histoire, ses spécificités urbaines (117 courées et rangées difficiles d’accès où la problématique des déchets est par nature complexe ; proximité avec la Belgique où les déchets sont payants, d’où la tentation de s’en débarrasser subrepticement en France…) et de rappeler que la propreté urbaine est une préoccupation majeure chez nous. C’est même la première des priorités de nos concitoyens qui participent aux comités de quartiers que nous avons mis en place il y a un peu plus de dix ans maintenant. Le phénomène s’amplifie avec le temps. 

 

Je constate d’ailleurs parallèlement – cause ou conséquence – qu’au demeurant les sollicitations personnelles prennent de plus en plus le pas sur la dimension collective. Et que de la même manière, dans l’évolution de notre cadre de vie, les comportements acitoyens se développent. Certes, ce n’est pas le cas seulement à Wattrelos, mais dans la relation avec les élus, il est clair que les choses se sont modifiées avec le temps : nombre de citoyens se placent en consommateurs de services de nettoyage davantage qu’en contributeurs responsables à l’entretien de leur environnement. C’est d’ailleurs pour cela, et pour répondre à la demande des comités de quartiers, que la Ville a publié, dans le Journal de Wattrelos, un guide du bien vivre ensemble ! Tout cela à partir d’une remarque simple : si chacun, près de chez lui, devant chez lui, fait des efforts, collectivement, la ville de tous ne s’en portera que mieux.

 

Bien des investissements en équipements (balayeuse, machine anti-tags, gloutons…) et en moyens humains ont été faits dans les services municipaux wattrelosiens, et pourtant des insatisfactions peuvent subsister, y compris chez mes agents, les élus ou de ma part. Je sais tout ce qui est fait, tous les tonnages ramassés, les luttes incessantes contre les espaces dégradés. Et je ne cesse de vouloir pour autant qu’on puisse encore faire mieux. Et je rêve qu’un jour je puisse retirer des agents du service nettoiement – parce qu’il y aurait moins de travail – pour en affecter davantage à l’entretien des espaces verts, parcs et jardins, pour que la ville soit plus belle, toujours plus agréable à vivre.

 

Oh, bien sûr, moi qui voyage dans des communes alentour (jusqu’à Paris), je constate ô combien  que des communes qui ont des moyens considérablement plus importants que ceux de Wattrelos ont aussi des problèmes récurrents de nettoiement, qu’elles ne font pas toujours mieux, et parfois moins bien que mes équipes. Alors je pense à cette citation de Talleyrand :  « Quand je me considère, je me désole, mais quand je me compare, je me console »... La vérité est que la lutte est incessante pour faire comprendre qu’une ville propre, c’est l’affaire de tous, et pas seulement de la collectivité.  

 

Ensemble, on est plus forts. C’est pourquoi une association telle que l’AVPU peut être utile, pour les échanges d’expérience qu’elle permet. Mieux connaître les réussites, les échecs des uns et des autres,  c’est  être demain encore plus efficace dans sa politique de propreté urbaine. Voilà pourquoi Wattrelos y a adhéré.

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 21:13

La-Redoute-syndicats-mairie-Lille.jpegJuste après la manifestation de ce matin, je suis cet après-midi en mairie de Lille, aux côtés de Martine Aubry, maire de Lille et présidente de LMCU, de mes collègues maires de Roubaix et Tourcoing, mais aussi de Pierre de Saintignon, premier vice-président du Conseil régional, et de Patrick Kanner, président du Conseil général, afin de recevoir les délégués syndicaux de La Redoute, accompagnés de leur avocat, mon ami Mario Califano, et de quelques salariés.

 

L’objectif est d’organiser un front commun, et de mutualiser nos forces et capacités d’action, d’explorer toutes les pistes juridiques possibles, afin de contester la cession et d’éviter les mesures de suppressions d’emplois et de démantèlement annoncées.

 

Pour Martine Aubry, la vente à distance reste un secteur porteur, majeur dans le Nord, dont La Redoute est l’un des leaders. Or, le groupe Kering dont elle dépend l’a littéralement laissé « sécher sur pied » pour investir dans le monde du luxe. Il s’est donc servi de La Redoute à des fins stratégiques, l’a ponctionnée, oubliant de moderniser son outil de production, la laissant se désorganiser progressivement, compromettant ainsi sa pérennité. Bref, Kering méprise ouvertement une entreprise qui fait pourtant la fierté de notre région, et qui donne du travail peu ou prou, de façon directe ou indirecte, à quelque 6 000 personnes. Quel cynisme, quelle irresponsabilité !

 

Le message est clair : il faut exiger de la part de Kering, qui a réalisé 1,2 milliard de bénéfices l’an dernier (et dont les résultats seraient encore meilleurs cette année !) un vrai projet de réindustrialisation de La Redoute.

 

Parallèlement à l’action des syndicats et des salariés, les pouvoirs publics peuvent agir. Martine Aubry va ainsi demander à Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif (que j’ai pour ma part rencontré et questionné mercredi soir à ce sujet) de sommer solennellement le groupe Kering de renoncer à la cession tant que l’avenir de La Redoute ne sera pas clarifié.

 

Mais l’objectif de cette rencontre est aussi de pouvoir écouter syndicats et salariés, et de s’informer de leurs témoignages. On le sent d’emblée : l’émotion est palpable quand les uns et les autres s’expriment. La Redoute, ce sont des familles complètes, des femmes seules aussi, qui y travaillent depuis longtemps, des travailleurs âgés ou en situation de handicap, et dont la formation n’a pas été beaucoup renforcée ces dernières années. La perspective de  devoir perdre leur emploi, comme le dit Nora Miloudi, Secrétaire du C.E., est « catastrophique ».

 

Depuis 2006, à La Redoute, les effectifs ont fondu. Notamment à Wattrelos (oui, je l’ai bien vu ces dernières années, le volant d’intérimaires, très souvent wattrelosiens, a quasiment disparu : il y avait plus de 500 personnes !). Nombre de salariés se sentent méprisés. La secrétaire du CHSCT, Nicole, insiste pour que ne soit pas sous-estimé le risque psychosocial que déclencherait la destruction, dans ce contexte tendu, de centaines d’emplois.

 

La-Redoute-conf-de-presse-mairie-Lille.jpegLa Redoute doit vivre, c’est essentiel. Elle doit même se relancer, peut se moderniser, se réorganiser pour faire face à la concurrence et redonner confiance à son personnel en valorisant ses savoir-faire. C’est notre combat commun, élus, syndicats et salariés. Nous le mènerons au plus haut niveau de décision en appelant François-Henri Pinault, patron d’un très grand groupe, à se comporter comme tel, car pour l’heure, la décision essentielle est chez lui. Comme je le disais avec vigueur, au terme de la conférence de presse, à un journaliste en sortant de la mairie de Lille, si pour François-Henri Pinault la tentation de Venise, c’est bien, qu’il n’oublie pas la responsabilité de Roubaix !

 

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 17:50

Manif-La-Redoute-nov-2013.jpeg Manif-La-Redoute-nov-2013_2.jpeg

 

Sale temps sur la région et sale temps pour les salariés de La Redoute qui se mobilisent aujourd’hui à Lille. Une manifestation pour dire leur colère et leur angoisse suite à l’annonce, la semaine dernière, du directeur financier du groupe Kering (ex-PPR), de se séparer d’au moins 700 emplois (cf. article du 31 octobre).

 

Pas moins de quatorze cars ont été affrétés ; après avoir reçu les représentants syndicaux en mairie lundi après-midi, je suis évidemment de cette manifestation, en compagnie de mes collègues maires de Roubaix et Tourcoing, Pierre Dubois et Michel-François Delannoy, ainsi que des élus wattrelosiens, pour battre le pavé lillois, même humide. Nombreux sont les visages connus autour de moi : forcément, La Redoute à Wattrelos, c’est le site industriel de la Martinoire où travaillent beaucoup de mes concitoyens (La Redoute est le premier employeur de la ville, et de loin), parfois en famille d’ailleurs.

 

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Manif-La-Redoute-nov-2013_3.jpegC’est dire l’émotion qu’a suscitée l’annonce de Kering, qui avait certes déclaré vouloir se désengager de la vente à distance depuis 2009 (afin de recentrer son activité en direction du sport et des produits de luxe), mais qui avait jusque là uniquement exprimé son souhait de trouver le meilleur repreneur possible, capable de porter le meilleur projet industriel possible en respectant l’emploi. Quelle volte-face !

 

Les parapluies, chapeaux et casquettes sont donc de sortie, en cette fin de matinée, pour dénoncer cette attitude brutale, choquante, irresponsable sur le plan social. Les banderoles, slogans et chants se mêlent dans une ambiance très digne, empreinte de beaucoup d’émotion, et je mesure toute la détermination des manifestants qui m’entourent. C’est bien, il en faudra pour engager la lutte et faire prendre conscience à l’actionnaire que derrière sa décision, ce sont des milliers de familles (si l’on prend en compte les emplois indirects) qui seront terriblement fragilisées.

 

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Ce cataclysme, ce tsunami social pour reprendre l’expression de mon collègue Pierre Dubois, il faut tout faire pour l’éviter. Cette manifestation est une étape importante, réussie, un incontestable succès de mobilisation. Mais l’action doit se poursuivre sans faiblir.

 

La Redoute et Wattrelos ont plus de 40 ans d’histoire en commun. Les élus wattrelosiens se battront fidèlement pour elle, aux côtés de ses salariés, car la vente à distance est encore un secteur d’avenir ; La Redoute en est encore l’un des leaders et elle doit avoir un avenir. C’est, ce midi, le cri des salariés et des élus qui les accompagnent.

 

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 14:10

Culture-en-commission.jpgCe soir, dès après le lancement des clubs Coup de pouce en mairie, je préside à l’Assemblée la séance de nuit de la commission des finances élargie consacrée aux crédits de la mission Médias, livre et industries culturelles, en présence d’Aurélie Filippetti, ministre de la culture.

 

Cinq rapporteurs des commissions des finances, des affaires culturelles et des affaires étrangères ont décomposé l’évolution des différentes lignes budgétaires. Nombre d’intervenants, ainsi que la ministre, ont salué la mémoire des deux journalistes de RFI assassinés au Mali.

 

Parmi les débats-clés, évidemment, la situation de France Télévisions, très bousculée – et durablement – par la décision de l’ancienne majorité de supprimer la publicité après 20 heures. Ont été évoqués la révision de la trajectoire de ressources tant publiques que publicitaires du contrat d’objectifs et de moyens, manifestement insincère, signé sous le gouvernement précédent, les orientations de l’avenant approuvé cet été et les efforts de gestion qui subsistent. Rappelons que le budget pour 2014 de FT est de 2 845 M€ et doit supporter une baisse des charges de 63 M€  (- 2,2 %) en trois ans.

 

Ont été également longuement traités l’audiovisuel extérieur, TV5, l’Institut national de l’audiovisuel (qui supporte un prélèvement de 20 M€ sur son fonds de roulement car cette somme, thésaurisée pour un projet immobilier qui supposait que l’Etat – promesse non financée de la Droite ! – apporte encore 55 M€, n’est pas concevable !). La ministre a beaucoup insisté à juste titre sur tous les grands chantiers annoncés (telle la Maison de l’Histoire) mais non financés par le gouvernement précédent, qu’elle se trouve ainsi dans l’obligation – réaliste – d’annuler au vu de la situation des finances publiques.

 

La ministre a aussi détaillé la réforme des aides à la presse. Mais elle s’est surtout félicitée – et je partage son enthousiasme – de l’effort fait par son ministère sur le livre et les industries culturelles (programme 334), dont les autorisations d’engagement augmentent de + 23,3 %. Une bonne transition avec ce qu’en mairie tout à l’heure je faisais avec les Coups de pouce ; ce qui me permet de dire à la ministre combien il serait essentiel que pour consolider ce type d’actions – et leur éviter les aléas budgétaires – son ministère s’engage avec celui de la Ville et de l’Education nationale.


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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 00:00

Clubs-coup-de-pouce-2013.JPGApprendre à lire, c’est essentiel ! Dès les premiers apprentissages, l’avenir d’un enfant peut se jouer. S’il décroche à ce moment-là, si la lecture lui est trop complexe, fastidieuse, le retard pris peut devenir un handicap pour le parcours scolaire. C’est dire si je suis très attaché à cette action car je la crois fondamentale pour la réussite scolaire de nos enfants.

 

Voilà pourquoi je me suis battu, en liaison avec l’inspecteur de l’Education nationale, pour porter auprès du préfet et des services du ministère de la Ville, que le financement de nos clubs Coup de pouce soit reconduit, élargi même.

 

Ainsi, ce soir, avec Jean-Pierre Mollière, IEN, la représentante de l’Apfée, et nos élus en charge des écoles, je lance à l’Hôtel de ville les 14 clubs Coup de Pouce qui vont commencer le 12 novembre prochain et vont fonctionner durant cette année scolaire.

 

Le dispositif va concerner 13 écoles, mobiliser 16 enseignants et 16 animateurs, mais aussi les parents des 70 enfants concernés (5 par club !). L’idée est, dans un accompagnement personnalisé des enfants à l’école, mais aussi à la maison (d’où le rôle important des parents !), de rendre la lecture plus ludique, plus agréable, et finalement de faire tomber la barrière de l’apprentissage de la lecture pour les enfants qui risquaient de décrocher. Voilà pourquoi on parle de club et pourquoi ce soir, enfants, parents, enseignants, inspecteur de l’EN et maire, nous signons la carte du club de chaque enfant, véritable passeport vers la lecture.

 

Tout cela est soutenu par l’Etat, qui au titre de la réussite éducative soutient la ville pour précisément 101 181 euros. C’est un bel effort (il y a quelques années, nous n’avions que moins de la moitié de cette somme !), qui me permet – et j’en suis très heureux – d’ouvrir deux clubs Coup de pouce, à l’école Jean-Macé au Laboureur, qui en avait été jusqu’à présent injustement dépourvue. C’est d’ailleurs grâce à Manuel Valls, qui a consenti une zone de sécurité prioritaire à Wattrelos, que nous pouvons ouvrir ces clubs à Jean-Macé, puisque le Laboureur étant en ZSP, j’ai pu plaider l’extension de la géographie prioritaire d’intervention aussi sur la lecture à cette école élémentaire. Et tant mieux !

 

Tout cela pour donner un bon départ, le meilleur possible, à nos enfants dans leur cursus scolaire, car c’est à l’école que se forge la capacité à réussir. Lire est la première des libertés. C’est aussi la première des émancipations, c’est elle qui ouvre les portes du monde et de la connaissance.


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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 15:10

Et pendant tout le week-end, même ! C’est en effet de ce vendredi jusqu’à dimanche que se tient le Salon commercial de Wattrelos à la salle Salengro. Le rendez-vous chaque année est pris pour la Toussaint, et il est attendu par nombre de commerçants, locaux ou d’ailleurs, et leurs clients.

 

Ce Salon, c’est bien sûr d’abord une manifestation festive où l’on vient se promener agréablement, regarder les étals en famille, faire quelques emplettes et se restaurer à la mezzanine (tenu cette année par le restaurant L’étaque). C’est aussi un moment de fidélité entre des commerçants et des clients, avec des commandes qui se renouvellent chaque année à cet instant-là. 65 exposants (68 en 2012) sont là pour 3 jours pour donner envie… d’acheter.

 

Salon-commerce-2013.jpgJe procède ce vendredi en fin de matinée à la visite inaugurale avec Philippe Hourdain, président de la CCI Grand Lille, aux côtés de mon adjoint au commerce et de nombreux élus. Le marathon des stands est toujours sympathique.

 

Dès l’entrée, des figures connues, en provenance d’Alsace,  nous accueillent avec vins régionaux (délicieux le Pinot noir !) et Kouglof lardé : un régal. Juste à côté, dégustation de foie gras, en admirant boîtes de confit et de cassoulet périgourdins. Et sur quoi tartiner ? Sur le bon pain croustillant d’Eric Blaize, boulanger wattrelosien bien connu, et président de l'association des commerçants wattrelosiens, W'atout Commerce !

 

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Au stand de  l’office de tourisme, la directrice, Rita, offre à Philippe Hourdain un magnet à l’effigie de notre poupée berlouffe, juste avant qu’avec le fils de Donat Subts nous n’admirions un superbe cochon tirelire bien pratique en ces temps d’économies.

 

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Aux stands de nos concessionnaires wattrelosiens Citroën (Decalonne) et Peugeot (Ricci), nous devisons sur les nouveaux modèles (superbes au demeurant !), et sur la marche des affaires sur le marché automobile, juste avant de saluer Marie-Pierre, du Bal Masqué, qui s’apprête à connaître le succès avec sa fabrication de barbe à papa…

 

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Evidemment, le closier de Montlouis que je suis ne peut pas refuser l’invitation de Dominique (sympathique enseignant retraité qui met dorénavant son talent pédagogique à vanter les mérites des vins de Loire !), pendant que ces dames dégustent (du regard !) bijoux et écharpes du stand en face !

 

Salon-commerce_10-copie-1.jpeg Salon commerce 12

 

Le président de la CCI aura été passionné par la présentation du vaporisateur buccal… au cognac : idéal pour l’haleine fraîche ! Et pas moins par la découverte du Saint-Amour, sympathique petit vin rouge que nous dégustons avec modération… et beaucoup de plaisir ! Ouf, vient le stand du fromage des Pyrénées, juste après les saucissons : pas de doute, dimanche, tout aura disparu !

 

Salon commerce 13 Salon-commerce_14.jpeg

 

Autre dégustation : celle du stand de cuirs et fourrures, vestes, blousons, manteaux et jupes de Christine et Cécile Dael : ils sont bien à Wattrelos et ils y reviennent ! Tant mieux pour le salon et… pour eux ! Clin d’œil aussi à mon ami Jean-Michel Corbillon (et une pensée à son papa, grand professionnel de l’électroménager aussi, récemment disparu) entre machines, frigos et télés. Avant de faire un passage au stand de la police municipale qui bénéficie du simulateur de conduite de l’auto-école Ecotec.

 

Salon-commerce_15.jpegUn bien beau Salon, dont je remercie les exposants et mes services organisateurs à l’heure des discours. Et, après lui avoir offert une Berlouffe, j’invite le président de la CCI Grand Lille à épauler la Ville dans l’action pour nos commerces, et notamment pour le volet commercial du projet centre-ville (800 à 1 000 logements, équipements, et cellules construites sur et alentour du site de Saint-Liévin), mais aussi dans le soutien de La Redoute et à ses salariés.

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 21:27

Manifestation-de-salaries-La-Redoute.jpgCela fait des mois que l’inquiétude existait car rien n’est pire que l’incertitude, le doute et l’absence de transparence. Le groupe Kering (ex-PPR) avait décidé de vendre avant la fin de 2013 le R de son ancienne enseigne : le changement de dénomination du groupe n’était déjà pas un bon signal mais la méthode employée donne à ceux qui aiment La Redoute (ph. ci-contre, Philippe Huguen / AFP), élus locaux, salariés, population, le sentiment que ce n’est plus une vente mais des soldes ! Le fait qu'après de long mois rien ne filtre alors que la date butoir de la fin d’année approche n’est guère rassurant.

 

Déjà en janvier, à la cérémonie des vœux aux entreprises, ou dans mon discours du 1er mai pour les médaillés du travail, j’avais fait part de mes inquiétudes et avais interpellé F.-H. Pinault pour que dans sa recherche d’actionnaires futurs il privilégie un investissement qui porte un projet industriel, et non un fonds d’investissement uniquement avide de rentabilité…

 

Les informations annoncées, sans qu’elles soient officielles, aux salariés ce mardi sont un choc par leur ampleur, par la méthode employée, comme par les objectifs qu’ils sous-tendent.

 

L’ampleur est considérable en effet : la mise en place d’un plan social pour 700 personnes, des externalisations pour les services de relations à la clientèle et surtout la logistique sont autant de promesses d’abandons immédiats ou futurs ! C’est tout l’outil économique Redoute qui est démantelé. C’est à tout le moins inacceptable, irresponsable car c’est tout notre bassin d’emploi qui est secoué.

 

La méthode employée est également inacceptable : faite hors cadre officiel par un directeur financier (et non par l’actionnaire !), cette annonce d’ampleur n’a aucune valeur juridique. Est-elle une stratégie de communication des dirigeants de Kering vers leurs salariés, pour annoncer beaucoup pour finalement faire un peu moins, laisser le rôle conciliant ensuite à l’actionnaire qui donnera le sentiment de lâcher du lest ? C’est possible. Si c’était le cas, ce serait hautement cynique. C’est cependant vraisemblable à mon sens. Voilà pourquoi je ne veux pas me contenter de ce que dit le directeur financier : c’est l’actionnaire, F.-H. Pinault qui doit s’exprimer !

 

Enfin les objectifs sous-tendus par ce plan sont tout aussi insupportables. Déjà, il y a une dizaine d’années, j’avais eu une altercation vive en commission mixte paritaire avec Philippe Marini (alors rapporteur général UMP du budget au Sénat, et par ailleurs inspecteur des finances, c'est-à-dire le top de l’énarchie !) car j’intervenais pour réduire la portée d’une nouvelle taxe sur les catalogues que le Gouvernement (de droite) de l’époque voulait créer, et qui allait frapper nos entreprises de VPC. Et Marini de m’interrompre brutalement en disant : « Mais La Redoute, c’est mort, tout ça ! C’est fini ! ». Ce débat fut vif ! Mais il est symptomatique que pour bon nombre de hauts responsables, ce modèle économique n’a plus de raison d’être ! Je crains que ce ne soit aussi là le cœur du raisonnement actuel de l’actionnaire et de certains milieux économiques : le premier, lui, veut se désengager (et donne l’impression que c’est à n’importe quel prix, ce qui est encore plus choquant !) d’une entreprise qui ne lui apporte plus suffisamment de cash ni de renom ; les seconds n’ont plus d’yeux que pour un modèle de vente à distance à la Amazon, en circuit très court et réactif, voulant sans doute transformer La Redoute en ce sens… et on aurait bien tort de ne pas se souvenir qu’Amazon fait l’objet de nombreux contentieux sociaux devant les tribunaux car son modèle d’organisation, week-end et nuits, repose sur une pression très forte sur les salariés. Inacceptable aussi !

 

Voilà pourquoi, dès mardi soir, j’ai dit à Pierre Dubois, maire de Roubaix, qui m’invitait à être mercredi matin pour recevoir les syndicats de La Redoute, que j’étais évidemment à ses côtés, même si je ne pouvais être là car je rapportais sur les crédits de la ville en commission à la même heure, en débat avec le ministre de la ville.

 

Voilà pourquoi, dès mercredi à 14 h 30, losque Martine Aubry m’a appelé pour me proposer de signer un communiqué commun avec les maires de Roubaix et de Tourcoing, j’ai évidemment répondu oui, mais malheureusement, je ne l’ai pas reçu à temps. Peu importe ce raté, le lien existe entre nos trois villes et LMCU, et c’est ça l’essentiel. Et je suis solidaire des démarches, légitimes, engagées par la présidente de notre métropole, c’est bien normal !

 

Voilà pourquoi, dès mercredi, avant et après les questions d’actualité, je me suis entretenu avec Arnaud Montebourg, puis son cabinet pour le mobiliser, lui et ses services (j’avais déjà saisi la nouvelle commissaire régionale au redressement productif cet été), pour que le Gouvernement refuse ce plan et exige de l’actionnaire qu’il revoit le calendrier, le contenu et les modalités de son projet de cession. Je reste en liaison avec le cabinet.

 

Voilà pourquoi je serai aux côtés des salariés dans leur manifestation de jeudi prochain et pour tout ce qui défendra leurs droits. Il faut que La Redoute vive, à Roubaix et à Wattrelos !


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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 20:00

V__6B12.jpgCela va sans doute me faire rater ce soir le cortège d'halloween de l'association des cinq quartiers à Wattrelos, mais boulot oblige. Je préside cet après-midi la commission des finances qui se penche sur l'examen des crédits budgétaires de la politique des territoires, présentés par Cécile Duflot, ministre de l'égalité des territoires et du logement. Bien évidemment, les débats ont beaucoup tourné autour du PITE, le programme des interventions territoriales de l'Etat, et la mise en place prochaine du commissariat général à l'égalité des territoires (CGET).

 

Mais la ministre aura aussi abordé l'avenir des zonages, le rôle et les moyens de l'agence française pour les investissements internationaux (AFII), les pôles de compétitivité (en développant les objectifs de la nouvelle phase 2013-2018).

 

Bien des interventions de mes collègues députés présents ont tourné sur deux axes de préoccupation des élus locaux car ils affectent la vie quotidienne de nos concitoyens, à savoir : la transition numérique des territoires, avec le développement de la téléphonie mobile, et en particulier de la couverture de tout le territoire en 4G, en résorbant les zones blanches de téléphonie mobile ; le soutien du gouvernement aux déploiements de maisons de santé pluridisciplinaires sur le territoire. Tout cela, dans leurs interventions, les députés de l'opposition l'approuvent, mais finalement, à la fin de la réunion, ils votent contre !

 

Quoi qu'il en soit, au vote final, la majorité est majoritaire et les crédits ont été adoptés.


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