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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 15:06

Le symbole est fort : c’est au lendemain du congrès des maires que le Gouvernement présente dans l’hémicycle son projet de loi programmation pour la ville et la cohésion urbaine. Aussi, après hier soir (tard) l’assemblée générale de Grain d’phonie au CSE et le récolement des votes de la section wattrelosienne sur la liste des candidats socialistes qui seront à mes côtés dans la prochaine élection municipale, je pars très tôt ce matin pour l’Assemblée.

  Ville-dans-l-hemicycle.jpg

En effet, rapporteur pour avis de la commission des finances du projet de loi, je suis aux bancs des commissions, aux côtés de mes collègues François Pupponi et Philippe Bies, rapporteurs pour avis respectivement de la commission des affaires économiques et de celle du développement durable, en présence de François Lamy, ministre de la ville (ph. ci-dessous), et j’interviens en début de séance.

 

Ville-dans-l-hemicycle_2.jpgToute la journée, sans doute jusqu’à tard ce soir, nous examinerons les différents amendements au texte. Malheureusement, devant une Droite très peu présente : il y a ce matin quatre députés UMP en séance, 2 UDI et, je le regrette, un seul député communiste ! A l’inverse, le groupe PS est en nombre ; on voit qui se mobilise vraiment pour les quartiers en difficulté et leurs habitants !

 

Pour ma part, dans mon intervention, j’insiste sur l’importance de la politique de la ville, lancée en 1990 par François Mitterrand, sur ses acquis, mais aussi sur ses insuffisances. Mais surtout sur l’impact encore plus puissant qu’elle aurait si elle pouvait bénéficier d’une forte mobilisation des crédits des autres politiques publiques. Cet enjeu est fondamental car « dans les villes, dans les cités et quartiers, dans nos banlieues plus fortement touchées par la crise économique et sociale que nulle part ailleurs sur notre territoire, il y a de la pauvreté, de la désespérance, des peurs sur l’avenir qui non seulement nourrissent des votes extrêmes protestataires mais sont autant de menaces pour la cohésion sociale et le pacte républicain. »

 

Je remercie aussi la commission des affaires économiques, et son rapporteur François Pupponi, d’avoir intégré tous mes amendements au sein du texte de loi.

 

Pour lire mon intervention, cliquer ici.

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 17:10

Signature-Caisse-de-po-ts-nov-2013_4.jpegPour financer des investissements (sauf à admettre qu’elle soit immensément riche, à tel point qu’elle puisse tout financer par son autofinancement), une ville doit emprunter. Wattrelos, depuis trois ans, tout en maintenant un bon niveau d’investissements en équipements indispensables pour la population (rénovation de Beaulieu, reconstruction complète de l’école maternelle Michelet, réhabilitation profonde de tout le groupe scolaire Brossolette), réussit à emprunter moins que ce qu’elle rembourse chaque année de nos anciens emprunts. En termes clairs, Wattrelos se désendette.

 

Et lorsqu’il faut chercher des emprunts, je continue de les chercher sûrs, et au meilleur taux possible. Depuis le début de l’année, grâce au rétablissement de notre épargne depuis deux ans, nous n’avions encore rien emprunté. Mais des travaux sont en cours ou approchent, notamment dans les groupes scolaires de Beaulieu qui vont permettre de finir la convention du PRU (programme de rénovation urbaine) : ce sont l’agrandissement de la maternelle Curie et la réhabilitation du groupe scolaire Albert-Camus.

 

Et c’est ainsi qu’aujourd’hui, à la Porte de Versailles à Paris, pendant le congrès des maires, en fin de matinée, j’ai signé avec Stéphane Keita, préfet, directeur du développement territorial et du réseau de la Caisse des dépôts et consignations (à droite sur la photo), en présence de Dominique Mirada, directeur régional CDC du Nord - Pas-de-Calais), un contrat de prêt qui va boucler tout le plan de financement des investissements de Wattrelos pour cette fin d’année et le premier semestre 2014. L’opération porte sur 2,3 M € sur 20 ans, à 1,85 %, dans le cadre de la rénovation urbaine (indexée sur le taux du livret A).

 

Une opération financière très intéressante pour la Ville mais aussi pour la Caisse des dépôts qui confirme son ancrage dans le financement des collectivités locales. Au micro, je rappelle ainsi son rôle majeur pour éviter précisément qu’en 2013 et 2014 ne s’assèche l’accès au crédit de nos collectivités locales : c’est grâce à la Caisse que la France n’a pas connu le crédit crunch redouté.

 

Pour lire le communiqué de presse, cliquez ici.

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 04:45

assemble222Ce matin, le Journal Officiel m'apporte la réponse à la question que j'avais posée à la garde des sceaux, ministre de la justice, sur la protection de la vie privée des mineurs sur internet. Pour lire l'intégralité de ma question et prendre connaissance de la réponse, cliquez ici.

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 12:16

A-St-Jo-nov.-2013.jpgComme chaque année, ce matin j’ai accepté d’intervenir au collège Saint-Joseph de Wattrelos devant les élèves délégués de 3e qui travaillent sur l’engagement et qui, en me questionnant, veulent débattre de l’engagement citoyen et politique.

 

D’entrée, les jeunes Arthur et Lise-Marie assurent une présentation historique de la création de l’Assemblée nationale, les conditions du serment du jeu de Paume, puis du fonctionnement parlementaire dont le but ultime est le vote des lois. Ils insistent sur le double travail, à Paris et en circonscription du député, et évoquent ma circonscription, la 8e du Nord.

 

Deux heures durant, la trentaine de ces jeunes futurs citoyens m’auront posé une vingtaine de questions. D’abord, évidemment, sur mon parcours personnel et politique ; je leur ai rappelé qu’on peut être un jeune de Wattrelos, avoir son Bac, réussir ses études et pouvoir se mesurer aux élèves d’autres régions sans complexe : nos jeunes peuvent réussir ! J’en suis convaincu mais cela dépend pour une large partie de leur volonté et de leur travail ! Je ne leur ai pas fait le coup du « travaillez, prenez de la peine » de  La Fontaine, mais pas loin.

 

De même, j’ai plaidé pour l’engagement : moi aussi, de ma 6e à ma terminale, j’ai été – allez savoir pourquoi – délégué de classe ! Et si un jour, très jeune, j’ai participé à la vie de plusieurs associations, y ai pris des responsabilités, et si alors j’ai pris ma carte au PS (parce que la vie politique, au sens propre du terme est la vie de la cité, celle du quotidien et de notre environnement immédiat), c’est pour ne pas seulement être spectateur de ce qui se passe autour de moi, mais être acteur de cette vie collective alentour. J’insiste sur l’intérêt général, sur le collectif, sur l’importance décisive dans notre société que les intérêts collectifs ne soient pas oubliés au profit des intérêts individuels.

 

A-St-Jo-nov.-2013_4.jpgOn a aussi parlé des responsabilités exercées, du travail à faire, de son organisation, de mes équipes, de la coordination entre le maire et le député, ou des questionnements plus personnels sur mes éventuels moments de découragement, ou sur les conséquences sur la vie personnelle… Sans oublier, bien sûr, les questions insolites sur mes relations avec François Hollande ou Nicolas Sarkozy, ou sur – plus utopique – ma candidature aux élections présidentielles ! Ah, ils sont sympa, ces jeunes gens, et tout cela se sera déroulé dans une ambiance studieuse mais aussi souriante que possible… surtout lorsqu’ils ont voulu évoquer mon âge : je leur retourne la question qu’ils me posent, et là si une seule jeune fille me lance (ô douleur !) 61 ans, plusieurs voix fusent pour dire 43, 44 ans ! Yes, ils sont vraiment sympas ces jeunes ! Ça fait du bien… peu importe si ces réponses étaient peut-être de courtoisie !

 

J’espère que j’aurai su leur être utile. Et les convaincre que, dans notre société, l’engagement c’est important. Plus que jamais…

 

A St Jo nov. 2013 3


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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 18:12

AG Amigym 2013Ce matin, dès ma première manifestation, je savais que la journée serait haute en couleurs. En effet, dès l'assemblée générale au CSE d'Amigym et ses 175 adhérentes (ou presque, il y a un garçon… qui a bien du mérite !), avec Sylvie Gillon, la présidente, Isabelle la prof, fière d'annoncer son binôme avec Stéphanie, le sens de la bonne humeur était donné.

 

Amis Lab Sartel 2013Au club des aînés du Laboureur-Sartel de Lili (Eliane), on avait le cassoulet gai, et avec la présence de Supermec et l'orchestre de Sébastien, cela ne pouvait donner qu'une piste pleine !

 

Et avec les Copés in deux au CSE dans l'après-midi, les rires de la salle parlaient d'eux-mêmes ! Avec les Ladoe, père et fils (au pluriel !), l'bieau Jacques et le séduisant Francis, avec le renfort de la très touchante Renée Lamblin, on savait que ce serait du bon ! In n'in rit incore...

 

Copés in deux nov 2013A l'entrée, la salle entonne en rythme L'pato y n'est nin prêt d'êt' mort !, non plus malheureusement que Le ver solitaire de Renée. Clou de l'après-midi, un Valentin Obama à la tribune présidentielle américaine (entre parenthèses, chapeau pour l'anglais !), que doit traduire un interpréte ivrogne joué (c'est un rôle de composition dit-il !) par son père Christian : " You're drunk " dit le président ; " Non j'sus nin d'Roncq, ch'sus de Wattrelos ! " répond l'interprète… J'espère que vous avez compris !

 

Bien sûr, le romantique Francis entonnera une chanson pour son épouse, avant que Mado (Renée) la clocharde ne nous émeuve et que, sur l'air de Frou-frou, Jacques nous parle des Forçats de l'administration (les fonctionnaires !). Avec Les vacances en Turquie de la famille Ladoé, on a une valeur sûre où l'on sait tout (ou presque) du quotidien vacancier de ces sacrés Wattrelosiens en goguette !

 


Dans le spectacle, la troupe taquinera encore l'émotion en seconde partie, car après Ça gaze pour nous de Plastic Francis, Christian et Jonathan, côte à côte, ont fait un duo touchant Un père, un fils, deux fils unis.

 

Copés in deux nov 2013 2Copés in deux nov 2013 3Mais il y eut aussi du Musset (T’as le bonjour d’Alfred) car on a aussi caressé la poésie, le sketch du poivrot (Christian - encore lui ! Et après, il me dira qu’il n’a pas de prédispositions…) sermonné par Francis arrivé au ciel ; Valentin, à la fermeture-éclair récalcitrante (J’in peu pu, j’dos pichi) ; Christian et sa Mathilda (« chef d’œuvre in péril ») ; le douanier efféminé ; ou l’établissement (très) spécial de M. Touchmisa (ph. ci-dessus, à gauche)…

 

Bref, dans une salle comble, où si tous les spectateurs avaient en tête la dernière chanson de Francis (Mais din tche mond’ qu’in vit), ils avaient tous dans le cœur le même cri, celui du final : Viva les Ch’timis !


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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 09:09

Depuis plusieurs années maintenant, sous l’impulsion de mon adjointe Juliette Keraudy, Wattrelos participe à la Semaine de la solidarité internationale initiée par LMCU. L’occasion de mobiliser nombre d’associations wattrelosiennes ou intervenant à Wattrelos, et surtout nos concitoyens sur le message et surtout les actions de solidarité internationale.

 

Cette année, c’est autour de l’accès à ce droit essentiel qu’est l’eau que s’est bâti, à la salle Salengro, le village solidaire de nos associations, juste avant une soirée latin’eau. Le concept et la soirée ont incontestablement séduit cette année.

 

SSI 2013 2

Mais le fait majeur de cette édition, c’est la présence à Wattrelos de Maritza Martinez, maire de Potosi, au Nicaragua (ph. ci-contre, à ma gauche), et d’un chargé de projet de sa commune, à l’initiative de Touscan, avec le soutien de l’ambassade de France. Touscan mène depuis nombre d’années des actions humanitaires et déploie une énergie hors du commun pour ce pays, en particulier pour Potosi (école, maison médicale, eau…), et cette venue est une incontestable reconnaissance de ses efforts.

 

Ainsi est-ce avec Madame Martinez et Josiane Willoqueaux, ma collègue maire de Lys-lez-Lannoy (ph. ci-dessus), que nous découvrons à l’entrée de la salle la Solisphère réalisée par les écoles Jean-Macé et Voltaire, où s’expriment les préoccupations des enfants sur la pollution des océans.

 

SSI 2013 

 

Nous visitons ensuite les remarquables expositions de l’association La Licorne au sujet de sa coopération avec Madagascar, et de Touscan pour le Nicaragua. Avant de faire le tour des stands, chaleureux et colorés (de l’Amérique latine !) de nos associations.


SSI 2013 3 SSI 2013 4 SSI 2013 7

SSI 2013 6 SSI 2013 5

 

A l’heure des discours, Maritza proclame, avec force, l’importance vitale de cette question del’eau (à Potosi, ils n’en ont ni régulièrement ni tous les jours !), et un émouvant « Merci mes frères ». Tandis que je rappelle ces propos de Danielle Mitterrand : « Sans eau, il n’y a pas de vie, et sans vie, il ne peut y avoir ni droits de l’homme ni droits des peuples ». Juste avant qu'à la tribune nous écoutions les hymnes nationaux main dans la main. Et que je lui offre une Berlouffe-souvenir, d’amitié et d’affection.


SSI 2013 8 SSI 2013 9 SSI 2013 10 

 

Entre temps, la salle Salengro s’est bien remplie, les tables et les travées sont pleines, et chacun peut déguster le chili con carne ou le sandwich de son choix, avant de s’initier avec l’association Café con Leche aux subtilités élégantes de la salsa : sourires garantis sur une piste de danse bien pleine.

 

Evidemment, le concert de l’Union musicale wattrelosienne, sous la baguette de Gwenaël Catteloin, aura offert des rythmes sud-américains de qualité, s’initiant avec Comanchero, culminant avec A. Piazzolla (merci à E. Devoldre, à l'accordéon !) et se terminant par une Bamba bien agréable pour rentrer chez soi.

 

Incontestablement, un millésime 2013 bien pensé, très bien organisé et qui a trouvé son public.


Pour lire mon intervention, cliquer ici.

 

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 15:57

Les lois de finances rectificatives sont à la loi de finances initiale portant budget de l’Etat, ce que les décisions modificatives (DM) sont au budget primitif (BP) des communes : elles inscrivent dans les comptes les modifications des crédits budgétaires rendus nécessaires. Que le gouvernement ne fasse sa 1ère LFR 2013 qu’à mi-novembre atteste du sérieux budgétaire : j’ai connu un temps pas si lointain où, sous la présidence Sarkozy, à cette période de l’année, nous en étions déjà à la troisième ou quatrième LFR !

 

Mosco---Cazeneuve.jpgEn commission des finances, en début d’après-midi, nous recevons les ministres des finances et du budget, Pierre Moscovici et Bernard Cazeneuve, pour nous présenter les grandes lignes de ce projet de loi qui sera examiné à la fin de ce mois.

 

Sur le plan macroéconomique, la LFR confirme le contexte de reprise de la croissance et les priorités présentées lors de la LFI 2014, à savoir une croissance de + 0,1 % et un déficit de 4,1 % du PIB. Il n’y a dans le texte aucune imposition nouvelle.

 

Côté ouvertures de crédits (corrections de dépenses), elles s’élèvent à + 3,2 Mds € dont 580 M€ pour les opérations extérieures de la défense ; 230 M€ pour la politique de l’emploi ; 100 M€ pour l’hébergement d’urgence ; 320 M€ pour les investissements d’avenir ; 268 M€ pour les aides personnelles au logement.

 

Parmi les 33 articles du PLFR 2013, la mesure la plus marquante est la réforme de l’assurance-vie pour qu’elle finance davantage l’économie, notamment  les PME et l’investissement en général, à travers la mise en place :

 

Ø  du produit euro croissance qui donnera à un assuré une garantie sur le capital investi pendant au moins 8 ans. Les placements devront être multisupports entre fonds en euros et en unités de comptes (actions). Le gouvernement espère attirer vers ce nouveau contrat 50 Mds € en 5 ans.

Ø  du produit vie génération destiné à orienter l’épargne vers le placement vers les actions de PME, le logement intermédiaire et social ou les entreprises de l’économie sociale et solidaire. Le régime fiscal des contrats les plus gros (1 million d’euros) est par ailleurs alourdi.

 

Le reste du collectif budgétaire est très technique : amortissement (exceptionnel) pour favoriser les investissements des PME innovantes ; mesures de soutien à l’exportation (hausse du plafond des garanties à la construction navale ; réassurance par la Coface des sociétés d’assurance-crédit à l’export, et augmentation des bénéficiaires des garanties export) ; simplification et dématérialisation de procédures fiscales ; mesures sectorielles (bois, presse, restauration, jeux vidéo).

 

L’enjeu de la mobilisation de l’assurance-vie est important car, rappelons-le, l’encours est de 1 445 Mds € ; en déplacer quelques milliards vers les PME peut avoir un impact considérable sur leur équilibre financier, donc les stimuler à engager des projets d’investissement et ainsi ajouter un peu plus d’énergie dans le moteur de la croissance qui en a bien besoin.


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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 14:05

Ville-avis-en-commission-13-nov.jpgTout va parfois très vite dans le travail parlementaire. Alors que j’ai à peine été désigné la semaine dernière rapporteur pour avis de la commission des finances sur le projet de loi sur la ville et la cohésion urbaine, l’accélération du calendrier d’examen du texte (le 22 novembre en séance, donc ce 14 novembre en commission des affaires économiques, et donc la veille, ce mercredi 13 en commission des finances) m’a contraint à trouver entre manifestations associatives et cérémonies du 11 novembre, les heures et les nuits nécessaires ce week-end pour rédiger les vingt-cinq pages du projet d’avis et les amendements que je dois donc présenter ce matin en commission !

 

Elu urbain, je fais partie de ceux qui ont en tête l’idéal d’une politique de la ville qui transcende toutes les compétences ministérielles, tous les budgets, et s’impose en interministériel à toutes les politiques de droit commun. Reconnaissons que si beaucoup a été fait depuis 30 ans, la politique de la ville n’en est pas encore là.

 

Le projet de loi du gouvernement est toutefois incontestablement une nouvelle étape salutaire, en redéfinissant l’objet de la politique de la ville, lançant un nouveau programme national de renouvellement urbain (ce qu’on appelle parfois communément l’ANRU 2), créant une dotation politique de la ville pour les collectivités (en remplacement de la DDU), mettant en place l’instrument-clé de la politique de la ville de demain que sera le contrat de ville, lequel articulera les actions entre intercommunalité et commune. La politique de la ville devrait y gagner en transparence et en cohérence.

 

J’ai beaucoup insisté pour que la politique de la ville mobilise, en sus des crédits spécifiques qui lui sont alloués, les crédits de droit commun de tous les ministères.

 

J’ai défendu et fait voter un certain nombre d’amendements, pour : que l’égalité d’accès aux droits soit une égalité réelle et non formelle (car cette dernière peut se trouver affaiblie, notamment pour le logement, l’éducation, l’emploi ou la santé, par l’existence de discriminations diverses ; or, à mes yeux, la politique de la ville ne peut qu’avoir pour objet de combattre cesdites discriminations) ; favoriser la réussite éducative et l’accès aux soins fasse partie des objectifs de la politique de la ville ; associer les associations et comités de quartiers à la politique de la ville ; que les subventions de l’ANRU tiennent compte de la situation financière de l’effort fiscal et de la richesse des territoires concernés ; que la nouvelle dotation politique de la ville soit versée à l’intercommunalité mais aussi aux communes membres concernées ; préciser les responsabilités respectives de l’intercommunalité et du maire ; la décomposition des annexes budgétaires des comptes des communes où, par transparence et pour être plus efficace, seront précisés les crédits spécifiques de la politique de la ville et ceux des autres politiques ministérielles.

 

Le débat aura été dense toute la matinée ; j’aurai eu l’occasion de revenir sur les engagements financiers non tenus par les gouvernements précédents (à fin 2012, sur un programme ANRU de 12 Mds €, les gouvernements de droite ont certes fait voter 6 Mds € d'autorisations d’engagement, mais… n'ont effectivement débloqué que 657 M€ de crédits de paiement !) Tous mes amendements ont été adoptés, le plus souvent à l’unanimité. Je les porterai demain auprès de la commission des affaires économiques.

 

Pour lire mon rapport valant avis sur le projet de loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine, cliquez ici.


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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 16:35

FH-Pinault.jpgCet après-midi, j’accompagne mes collègues maires de Roubaix et de Tourcoing, avec Martine Aubry, présidente de la communauté urbaine, au siège de Kering, avenue Hoche. Après les annonces du groupe, après la manifestation des salariés, nous voulons des explications, et surtout des assurances sur l’avenir de l’entreprise et de ses salariés.

 

Pour moi, pour Wattrelos, La Redoute, c’est une relation intime, étroite, tant il y a de familles qui ont travaillé et travaillent encore pour cette entreprise, premier employeur de la ville. Aussi suis-je solidaire, parfaitement, complètement, et je le serai de toutes démarches et manifestations pour défendre la Martinoire, La Redoute toute entière, et ses salariés. A un moment, dès lors qu’on est en responsabilités, les différences doivent s’effacer devant l’intérêt collectif, surtout quand il est aussi crucial que la survie de La Redoute sur notre territoire !

 

Les deux questions que porte notre délégation, exprimées évidemment par Martine Aubry, est de savoir comment le groupe Pinault a pu laisser La Redoute en arriver là où elle en est, et quel avenir lui prévoit-il ?

 

François-Henri Pinault rappelle le processus de transformation du groupe, les calendriers, le processus de cession de La Redoute, les délais, et les investissements en recapitalisation et physiques faits. Parmi ses prises de position, sans bien sûr être exhaustif, je vois utile de citer :

 

Ø  « La Redoute a du potentiel. Il est hors de question qu’elle disparaisse. Mais il lui faut terminer sa modernisation. La nouvelle entreprise va s’appuyer sur les fonctions marketing en ligne de La Redoute : la difficulté qui se rajoute au processus en cours, c’est que le marché est en train de baisser » ;

Ø  « Je m’attache à choisir un industriel qui préserve l’avenir. On va examiner les projets industriels pour voir ceux qui ont le plus de sens. On n’a pas l’intention de faire un chèque en blanc à quelqu’un qui ne va rien faire ! »

Ø  François-Henri Pinault confirme qu’il accompagnera la cession, « en co-investissant, et en co-finançant les pertes ; il « va investir dans la logistique et l’informatique, et le financement de l’exploitation de l’entreprise pendant cette période » ; il annonce que « depuis juin, on travaille avec les repreneurs, pour que l’avenir industriel ait du sens et que l’impact social soit le plus réduit ».

« Je choisirai le projet qui garantira la pérennité de l’entreprise », y compris en l’appuyant financièrement  (« Ce seront des sommes considérables ») répète-t-il.

 

Pour ma part, et j’y tenais, j’ai interpellé François-Henri Pinault sur le site de la Martinoire, car nous dire que s’agissant de la logistique « il a beaucoup insisté auprès des repreneurs pour qu’elle soit dans la région Nord » ne peut pas me satisfaire. Pour les salariés de la Martinoire dont beaucoup sont Wattrelosiens ou Roubaisiens, c’est impossible de poursuivre leur travail plus loin. Leur revendication, ma revendication majeure, c’est que l’investissement de logistique, si le site de la Martinoire n’est pas en tout ou partie convertible, c’est sur Wattrelos-Roubaix qu’il doit se faire.

 

Et en ce qui me concerne, je ne vois que deux sites : le foncier encore disponible de la Martinoire (car les parkings et infrastructures existent déjà !) ; ou sur le nouveau parc de La Lainière ! En bordure de voie rapide, ce dernier site serait à la fois efficient et symbolique… et je ne doute pas qu’il rencontrerait l’adhésion de tous les élus de notre métropole. Ce combat-là, il faut aussi le mener, en sus du sauvetage de l’entreprise Redoute !


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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 09:26

11nov-enfants.jpgCe matin, les traditionnelles cérémonies de la commémoration du 11 novembre 1918 commencent par un dépôt de gerbe au cimetière du Crétinier, puis au monument aux morts du centre. Les allées ont été refaites cette année, et le nombre important d’enfants et de parents qui entourent porte-drapeaux, élus et anciens combattants rehaussent l’importance et la solennité du moment.

 

Après la lecture de deux poèmes, les enfants des écoles Jean-Macé, Pierre-Curie et Lacordaire chantent ensemble La Marseillaise. Emouvant.

 

11-nov-2013.JPG

Dans mon discours, j’insiste sur le lourd tribu humain que la France a payé pendant la première guerre mondiale, une guerre dont les soldats connurent l’horreur dans les tranchées, comme le raconte Roland Dorgelès dans Les croix de bois. Comme le soulignait le 7 novembre dernier le Président de la République, les leçons de la der des ders restent à méditer car elles sont encore d’une brûlante actualité. « Là où il y a injustice criante, contraste entre richesse opulente et pauvreté déprimante, il y aura tensions, rancœurs, jalousies, haines et donc risques de conflits. »

 

11-nov-2013_2.JPGNous « filles et fils de la paix », avons le devoir de « rejeter l’injustice, rejeter toute forme d’idéologie totalitaire d’où ne peut surgir que le malheur des hommes, refuser les vieux démons du chacun pour soi » et plaider pour « une Europe de la paix et solidaire » car telle était « l’espérance qu’en lettres d’honneur nos soldats de 14-18 ont écrite par leurs souffrances et leurs sacrifices ». « L’Europe réconciliée est la réponse qu’ils attendaient de nous » écrit François Mitterrand en 1988.

 

C’est, comme le disent les paroles d’une chanson canadienne, c’est à nos jeunes « de porter l’oriflamme / et de garder au fond de l’âme / le goût de vivre en liberté / Acceptez le défi, sinon / les coquelicots se faneront. »

 

Honneur à nos disparus et espérance, c’est le message de La Marseillaise et de l’hymne européen, interprétés ensuite par l’Union musicale.

 

11-nov-2013_3.JPG

 

11-nov-2013-me-daille-Ville.jpeg

Pendant le banquet républicain qui a suivi j’ai mis à l’honneur, en leur remettant la médaille de la Ville de Wattrelos pour les remercier de leur fidélité et de leur dévouement, nos quatre porte-drapeaux : Christian Laby (ACPG), Vincenzo Arnone (Fraternelle des combattants), Jean-Pierre Stevens (FNACA), et Jean-Pierre Vercruysse (Union musicale). Ils le méritent bien car c’est par eux que nos couleurs de France sont de toutes nos manifestations commémoratives wattrelosiennes. Merci à eux, pour la République, pour la France et pour Wattrelos !

 

Pour lire mon discours, cliquez ici.


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