Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
  • Contact

Recherche

Articles Récents

18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 17:15

L’INSEE vient d’annoncer une bonne nouvelle : la croissance a été de 0,3 % au 4e trimestre 2013, ce qui porte la croissance moyenne sur l’année 2013 à 0,3 %. Ce résultat est un peu meilleur que la prévision du Gouvernement qui n’était que de 0,1 %.

 

C’est une réaffirmation de la croissance, mais surtout ce chiffre confirme que :

  • l’activité retrouve enfin son niveau de début 2008, avant l’éclatement de la crise. Il confirme aussi l’amélioration graduelle et continue de l’activité en France. Les premiers indicateurs pour l’année 2014 signalent que ce redressement de l’activité devrait se poursuivre pour les prochains trimestres.
  • même si elle est encore insuffisante, la reprise se confirme donc, ce qui conforte la stratégie engagée de redressement de la compétitivité des entreprises !

 

Alors, si des commentateurs ne cessent de gloser sur le retard de la France sur l’Allemagne ou sur l’Europe en général, pourquoi ces mêmes commentateurs ne soulignent pas que, si en 2013 la croissance française a été de 0,3 %, celle de l’Allemagne s’est située autour de 0,4 %, alors que celle de la zone euro aura été à coup sûr négative ?

 

La France n’est pas l’homme malade de l’Europe. Elle résiste mieux que la moyenne de ses partenaires en période de crises, et elle est elle aussi au rendez-vous quand il y a une reprise mondiale.

 

Ce qui est plus notable encore, c’est que les différents moteurs de la croissance en France vont tous dans le même sens : positif ! Il en est ainsi de la consommation des ménages, puisqu’elle accélère même au 4e trimestre à 0,5 % (après 0,1 %) : elle croît de 0,4 % sur l’ensemble de l’année.

 

Il en va aussi ainsi du redémarrage de l’investissement des entreprises au 4e trimestre : + 0,9 % après plus de deux ans de baisse ou de stagnation. C’est un signe très positif, d’autant plus que les dernières enquêtes de l’INSEE sur l’investissement industriel laissent espérer que cette tendance va se poursuivre en 2014. Là est la clé d’une reprise durable.

 

Enfin, troisième moteur de la croissance, le commerce extérieur a lui aussi été un facteur légèrement positif d’activité au 4e trimestre. Ceci ajouté à la réduction du déficit commercial, de 67,2 Md€ en 2012 à 61,2 Md€ en 2013, dans un contexte de stabilisation des parts de marchés à l’export, est évidemment un signal favorable.

 

D’autant plus que sur le même 4e trimestre 2013, l’économie française a recommencé à créer des emplois dans le secteur marchand non agricole pour la première fois depuis 2012 !

+ 14 700 créations nettes !

 

Tout cela est fragile bien sûr mais le Président de la République a raison de saluer « la confiance retrouvée par les acteurs économiques » ! Toutes ces évolutions sont en effet à la fois prometteuses, tant dans le temps (car elles marquent une incontestable reprise progressive) que dans l’espace (quand on se compare à tant d’autres économies européennes, en récession forte). Tant mieux pour la France.

 

Partager cet article
Repost0
17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 16:00

Visite-Assemble-e-colle-ge-Beaudelaire_2.jpegAujourd’hui, je reçois à l’Assemblée nationale tous les délégués de classe du collège Baudelaire de Roubaix.

 

Sont-ils venus voir le spleen de Paris, comme l’a écrit cet illustre poète français qui a donné son nom à leur établissement scolaire ? Bien au contraire : pour reprendre les mots du poète, ils sont venus visiter « une chambre qui ressemble à une rêverie, une chambre véritablement spirituelle, où l'atmosphère stagnante est légèrement teintée de rose et de bleu »... Allons, ce doit être mon côté fleur bleue qui se laisse aller !

 

Car de rêverie, il n’est pas vraiment question à l’Assemblée, désignée autrefois comme chambre des députés, mais bien de travail. Et en découvrant l’hémicycle ou la bibliothèque, en croisant des parlementaires et des huissiers, c’est bien ce qu’ont saisi mes visiteurs du jour : ici, à l’Assemblée, on travaille, on écrit la loi, on contrôle le Gouvernement. Petite preuve amusante : à notre sortie de l’hémicycle, l’huissière (Eliane) a fermé la porte dernière nous… avant de la ré-ouvrir quelques instants plus tard au commencement de la séance officielle de débat de ce lundi après-midi.

 

Quel plaisir de rencontrer ces tous jeunes citoyens, délégués de classe de la 6e à la 3e, et déjà impliqués dans la vie de leur collège. C’est pour élargir leur connaissance de la démocratie que je les ai reçus avec plaisir et intérêt. Sur la démocratie de notre pays et son histoire institutionnelle, ils en savent déjà beaucoup ! La préparation en classe avec leurs enseignants a été top niveau comme commenteraient certains… Rois de France, Révolution française, Président de la République actuel, le Président de l’Assemblée, Marianne, etc.,  ils ont réponse à nombre de questions !

 

Visite Assemblée collège Beaudelaire 3De même, ils ont également beaucoup interrogé la guide de l’Assemblée et moi-même, ce qui dénote, s’il en est besoin, un réel intérêt de leur part. Je ne résiste pas d’ailleurs au plaisir de leur expliquer la loi, le fonctionnement de la séance dans l’hémicycle. J’ai même le plaisir de faire cette visite pour cette cinquantaine de jeunes Roubaisiens en présence de mon suppléant et ami Richard Olszewski : je l’avais prévenu que son fils, Robin, serait de la visite ! Surprise et émotion garanties.

 

Visite-Assemblée-collège-Beaudelaire 4Du coup, on n’a pas résisté à la photo sur mon siège même (on dit parfois qu’un siège est trop grand pour un successeur, mais là, le constat est physique : il est trop petit pour Richard !).

 

Après deux heures de visite, voilà, pour ce groupe studieux, le temps du retour pour Roubaix. A n’en pas douter demain, le dîner de ce soir en famille, et également demain la cour et les classes du collège Baudelaire bruisseront de souvenirs de ce moment passé ensemble à l’Assemblée nationale !

 

L’éducation à la citoyenneté de nos jeunes, c’est ça aussi… et j’y tiens.

Visite-Assemblée-collège-Beaudelaire 5

 

Partager cet article
Repost0
13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 15:23

13-02-2014-1photo.jpgCe matin, je suis de retour à l’Assemblée nationale car, rapporteur pour avis de la commission des finances, j’interviens au nom du groupe socialiste pour la dernière lecture de la loi portant programmation sur la ville et la cohésion urbaine, en présence de François Lamy, ministre délégué à la Ville.

 

Dans mon intervention, je souligne combien le projet de loi est indispensable. Indispensable sur le fond, car, comme le souligne l’Observatoire des zones urbaines sensibles qui vient de publier son rapport 2013, la pauvreté et les inégalités se sont significativement accrues de 2007 à 2012 ! Indispensable aussi pour mettre de l’ordre et de la cohérence dans cette politique de la ville où les quartiers dits prioritaires, les contrats, les interlocuteurs sont trop nombreux : le texte simplifie en un contrat unique, réduit le nombre des quartiers concernés, coordonne les actions en s’appuyant surl’intercommunalité. C’est, comme je le dis au ministre, « du bel ouvrage ».

blog14.jpg

 

Bien sûr, comme je le rappelle, il reste des choses à régler sur le plan financier : le contour et les bénéficiaires de la future dotation politique de la ville, le financement de l’ANRU, ou encore le dossier des zones franches urbaines (l’occasion pour moi d’interpeller sur celle de Roubaix !). Il y a surtout maintenant, en plus de l’ordre fait dans la politique de la ville, à réussir la mobilisation nécessaire des crédits et politiques de droit commun pour nos quartiers.

 

Voilà, ce projet de loi aura été voté à l’unanimité des présents ! Mais, à quelques semainesdes élections municipales, je ne peux qu’avoir un énorme regret : si les députés socialistes étaient là, en nombre, pour voter cette loi importante pour nos concitoyens et nos quartiers, il n’y avait qu’un député PCF, un ert, mais un député UDI et un seul député UMP !

13-02-2014-2photo.jpg 

 

En tout cas, il y a une réalité : le Gouvernement avait promis que cette réforme serait votée avant les élections municipales, c’est fait !

 

Pour lire mon intervention, cliquez ici.  

 

 

Partager cet article
Repost0
12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 10:00

Gouverneur NoyerCe matin, dans le cadre de la mission d’information sur les normes prudentielles, nous auditionnons Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France. Celui-ci, d’entrée, fait le point sur la situation des banques françaises au regard des différents ratios de la norme Bâle III.

 

S’agissant du ratio de solvabilité, les renforcements en fonds propres des cinq grandes banques françaises leur permettent de couvrir aisément le Common Equity Tier 1, propre à la norme de ratio de 7 %. Ainsi, à fin 2012, leur chiffre s’étale de 9 % (BNPP) à 8,5 % pour Crédit Agricole, jusqu’à 7 % pour le Crédit Mutuel. De ce point de vue, les banques françaises ont dépassé leurs objectifs prescrits.

 

Mais grâce à une baisse des risques pondérés et à la mise en réserve des résultats, le ratio CET1 moyen des cinq banques françaises atteint 9,5 % au 30 juin 2013, et est supérieur de 0,4 point au ratio moyen de l’ensemble des banques européennes (9,1 %), ce qui est sécurisant.

 

De même sur le ratio de liquidité à court terme (LCR), les grands groupes français respectent déjà le LCR minimum qui sera requis à compter de janvier 2015 (60 %, qui sera augmenté chaque année de 10 % pour atteindre 100 % en 2019). De fait, ce ratio n’est pas très préoccupant pour notre système bancaire, puisque depuis les aménagements qui y ont été apportés en janvier 2013 et son entrée en vigueur dorénavant très progressive, il devrait permettre aux banques de constituer les portefeuilles d’actifs liquides nécessaires.

 

Enfin, sur le ratio de levier, la période d’observation internationale court jusqu’en 2017, avec un reporting des établissements aux autorités de supervision.

 

Nous avons bien évidemment évoqué la titrisation (destinée à alléger les bilans bancaires) et ses conséquences, Christian Noyer estimant « qu’il ne faut pas mélanger la bonne et la mauvaise titrisation » et proclamant que « la titrisation, cela doit être dans une chaîne absolument sûre ».

 

S’il a également souligné que « le financement de l’économie a besoin de bons crédits, de bons opérateurs de marché et de bons intermédiaires », il a bien sûr explicité sa position (critique) à l’égard des propositions de réforme du commissaire Michel Barnier.

 

Mais s’agissant du cœur du sujet de notre mission, le gouverneur s’est évertué à démontrer qu’en France, le shadow banking demeure réduit, d'autant qu'il est soumis à régulation (93 %  du crédit reste dans le bilan des banques).

 

 

 

Partager cet article
Repost0
10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 20:02

IMG0073.jpgTout arrive ! Voilà que cet après-midi, après avoir assisté salle Diongre à l’assemblée générale du club de l’Amitié, je participe au Bureau national du parti socialiste, ouvert aux parlementaires socialistes pour débattre du pacte de responsabilité à venir.


Ça me fait tout drôle ! Et c’est encore plus sympathique de voir les copains et copines député(e)s ou secrétaires nationaux du parti m’accueillir avec un clin d’œil complice et amical. Et clin d’œil d’Harlem Désir, premier secrétaire, pour me souhaiter la bienvenue… En tout cas, ça me fait du bien pour ce qui est de l’accueil !

 

Sur le fond, d’abord, débat en présence du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, de Bruno Le Roux, Claude Bartolone sur le thème Relance de la production, faire vivre le compromis social. Puis après l’examen d’expériences territoriales (Pays de Loire, Haute-Normandie) et les interventions des organisations syndicales, Michel Sapin, ministre du travail, de l’emploi et du dialogue social, engage le débat majeur sur Le grand compromis social pour la France.

 

V__F053-copie.jpgLe ministre souligne que la démocratie sociale à la française, c’est tenir compte de la nécessité du dialogue, sans nier les contradictions, mais pour les dépasser. Les formes peuvent aller du dialogue social qui appartient aux seul partenaires sociaux (exemple : la négociation sur le chômage) jusqu’à la concertation où l’origine, la conception et la mise en œuvre appartiennent à l’Etat, avec entre les deux la négociation nationale interprofessionnelle (où l’Etat demande aux partenaires sociaux de négocier sur un sujet, tel l’accord interprofessionnel sur l’emploi).

 

Dans la préparation du pacte de responsabilité, il y a plusieurs éléments : une réflexion à avoir sur les prélèvements sur le travail ; une autre sur la fiscalité (moins imposer la production, plus imposer le résultat et faire en sorte que l’imposition sur le résultat ne soit pas inversement proportionnelle à la taille des entreprises) ; l’approfondissement, pour que les contreparties soient les plus adaptées et les plus efficaces possibles, avec l’idée que ce soit dans un premier temps, les partenaires sociaux qui réfléchissent à la notion même de contrepartie (faut-il des contreparties globales – et avec un chiffre global, moins il y a d’engagement ! - des déclinaisons par territoires, par secteurs) ?

 

photo111

La transformation sociale de notre pays suppose une démocratie sociale de qualité, qui n’est pas que du donnant-donnant ! Les bonnes contreparties sont des contreparties en terme de quantités d’emplois, par secteurs, par territoires, de qualité d’emplois (le Gouvernement ne cherche pas à résoudre le problème de l’emploi par des mini-jobs !) tels l’emploi pour les jeunes, la formation ou l’investissement.

 

François Rebsamen, président du groupe socialiste du Sénat, précise qu’ « il est illusoire de croire qu’on peut attendre des engagements contraignants de contreparties en terme d’emplois ». Et il propose qu’il y ait un « contrat de développement économique » qui soit lancé par bassin d’emploi, entre les entreprises, les élus sous l’égide du préfet. « Quand on discute avec les chefs d’entreprise, les organisations syndicales au niveau local, il y a beaucoup plus de pragmatisme qu’au niveau national ! ».

 

Ce que conforte Bernard Vivier, directeur de l’institut supérieur du travail : « Les cultures et les pratiques syndicales vont vers la négociation d’accords. Ce n’est pas de Paris que l’on fait la vie sociale du pays. »


Partager cet article
Repost0
5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 10:08

photo05Ce matin, je préside la commission des finances consacrée principalement à l’examen de la propositionde loi socialiste présentée par notre rapporteur général, Christian Eckert, sur les comptes bancaires inactifs et les contrats d’assurance-vie en déshérence. Le montant des encours concernés ont été évalués par la Cour des comptes à la demande de la Commission des finances :

  • plus d’1,6 Md € pour les comptes bancaires ;
  • plus de 2,76 Mds € pour les contrats d’assurance-vie et de capitalisation non réclamés.

Pour être plus précis, s’agissant des comptes bancaires, on dénote 1,8 million de comptes inactifs, les encours dont les titulaires sont décédés seraient de 1,2 Md € et, en France, il y a 674 014 comptes dont le titulaire est centenaire alors que l’INSEE n’en recense… que 20 106. D’évidence, y’a un problème ! Jusqu’à ce jour, la législation est très insuffisante et les banques, reconnaissons-le, font un peu ce qu’elles veulent chacune dans leur coin… en conservant dans leurs livres des actifs qu’elles n’ont plus de raisons de détenir.

 

Ce texte vise donc à protéger les épargnants (et leurs ayant-droits) dont des fonds sont conservés de manière indue par les banques et les compagnies d’assurances, et à assurer aussi la protection des intérêts financiers de l’Etat à qui les fonds non réclamés doivent être retournés (rappelons que les fonds reversés par les banques à l’Etat au terme du délai de la déchéance trentenaire sont très modiques : de l’ordre de 50 millions à peine en 2011-2012 !).

 

La proposition de loi définit donc ce que sont les comptes bancaires inactifs, précise les obligations à la charge des banques, avec notamment les recensements de ces comptes et l’obligation de transfert des comptes à la Caisse des dépôts (2 ans après décès, si pas d’héritiers ; 10 ans après abandon du compte).

 

Ces nouvelles dispositions s’appliqueront à partir du 1er janvier 2016 (si la loi est évidemment votée !). Débat en séance publique le 19 février.


Partager cet article
Repost0
4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 13:43

Les trois maires de Wattrelos, Roubaix et Tourcoing sont en effet réunis ce matin pour poser la première pierre de l’opération Quatuor, à l’Union. Un programme de quatre immeubles qui se situe en sortie de voie rapide urbaine, lorsqu’on vient de Lille, sur la droite, dont la construction a déjà démarré, ce qui rend cette première pierre symbolique ! Elle n’en est pas moins importante.


Quatuor.jpg Quatuor_2.jpg

 

Quatuor accueillera notamment en effet, au sein de ses quatre bâtiments (d’où son nom), le siège de VINCI Construction France (pour un tiers de sa surface, soit 17 000 m2 au total) ; la commercialisation est en cours pour le reste des bâtiments. Il s’agit donc à nouveau du siège d’un grand groupe qui a choisi de s’installer à l’Union, après ceux de Kipsta, de LMH et de La Voix du Nord-Nord Eclair.

 

Quatuor_3.jpgEn compagnie de mes collègues Pierre Dubois et Michel-François Delannoy, entourés de Cécile Lamon, directrice de l’ADIM Nord-Picardie qui construit le programme, et de D. Ozanne, directeur des opérations de l’investisseur (La Foncière des Régions), il nous appartient de manier la truelle pour enfouir sous le mortier le tube métallique contenant le parchemin commémoratif de cet événement.

 

Comme le précise Cécile Lamon, VINCI Construction France, leader français du BTP, disposera là de locaux modernes reliés deux par deux par des atriums vitrés, répondant aux exigences thermiques et environnementales modernes, avec salle de sport, restaurant, crèche et conciergerie d’entreprise. Tout pour s’épanouir ! Quatuor est d’ailleurs présenté comme « un nouveau modèle d’excellence tertiaire au cœur de la métropole ».

 

Dans l’actualité économique évidemment marquée par la restructuration de La Redoute, il existe des notes d’espoir. Quatuor nous en donne le la, assurément… Il rejoint tous les grands noms de ceux qui ont décidé de parier, d’investir à l’Union, au carrefour de nos trois villes, ce qui conforte le projet fondamentalement structurant qu’est l’Union pour les années à venir. L’Union, the place to be ?

 

 

Partager cet article
Repost0
4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 11:06

Jules-Clauwaert.jpgQuand, dans une ville comme Wattrelos, un journal comme Nord Eclair a l’importance historique qu’il a, on connaît Jules Clauwaert (ph. Nord Eclair ci-contre). Gamin, étudiant, citoyen, j’ai souvent lu avec intérêt ses éditoriaux, billets d’humeur, papiers d’opinion. Sa photo était conforme à ce qu’était l’homme, élégant, posé, tout en retenue, distingué dans son allure comme dans ses phrases, au regard fin comme ses analyses.

 

J’en ai vraiment fait la connaissance en 1997, lorsque je devins candidat, puis député de la 8e circonscription. S’il était plus en retrait qu’au contact quasi quotidien comme le sont les journalistes, il n’en était pas moins très présent. Et de la même manière qu’avec André Diligent mes relations ont toujours été parfaites, je dois dire qu’elles le furent tout autant avec ce grand Monsieur de la presse que fut Jules Clauwaert, qui s’en est allé à 90 ans. Son départ m’attriste, à titre personnel, pour sa famille mais aussi pour Roubaix.

 

Jules Clauwaert était d’abord et avant tout un grand journaliste. Arrivé des mines peu après la Libération (lui-même fut mineur), il avait intégré la rédaction de ce tout nouveau journal, Nord Eclair, en compagnie d’autres jeunes journalistes qui l’avaient rapidement, et très naturellement, porté à leur tête. Car Jules Clauwaert était un meneur d’hommes, un capitaine au charisme évident, un chef dans l’âme qui avait su rester proche de ses collaborateurs. La porte de son bureau, me dit-on – dont le siège à l’époque se situait Grand’rue – était toujours ouverte : il exerçait sa responsabilité au milieu de ses équipes, toujours disponible et premier avocat de ses journalistes qu’il défendait avec conviction lorsque survenait un litige. C’était également un farouche garant de la liberté d’expression, du respect de la ligne éditoriale : il avait milité, et su obtenir du groupe Hersant que Nord Eclair avait dû rejoindre à la fin des années 70, le maintien de l’indépendance du titre.

 

C’était aussi un très gros travailleur. Sa santé l’avait certes précisément contraint à réduire (un peu) le volume de son activité dans les années 80 ; André Farine devint son adjoint, puis prit sa succession. Mais Jules Clauwaert continua d’être très présent au journal, et rédigea encore longtemps l’éditorial quotidien de Nord Eclair où s’exprimait une hauteur de vue rare, un avis éclairé sur l’actualité de notre monde dans un style toujours brillant, jamais convenu, avec toujours Roubaix pour intérêt premier.

 

Car l’autre vraie passion de Jules Clauwaert était, bien sûr, Roubaix et son agglomération, si durement touchées par le déclin de l’industrie textile. Dans l’hommage que  lui rend ce mardi son journal, il est décrit comme « l’ambassadeur de notre territoire ». C’est tellement vrai ! En ce sens, souvent nos points de vue convergeaient et nous nous portions un respect réciproque et sincère. Il savait toutes les qualités de cœur de nos populations ouvrières, généreuses, solidaires, chaleureuses. Il avait compris ce besoin de proximité et, en visionnaire, avait eu l’idée novatrice de développer les pages locales dans Nord Eclair, tournées vers les associations et la vie de nos quartiers ! Wattrelos avait alors bénéficié d’une page entière pour que son actualité puisse y être développée, et un bureau (avec un secrétariat et des journalistes !) s’était ouvert rue Carnot. Pragmatique et fin connaisseur des intérêts de son lectorat, Jules Clauwaert animait d’ailleurs lui-même les réunions de rédaction lorsque se profilait la fameuse fête commerciale de Wattrelos afin de déterminer quelle en serait la couverture journalistique.

 

Avec sa disparition, le journalisme perd une grande plume et un observateur éclairé de notre monde. Notre agglomération roubaisienne perd un homme qui l’a profondément aimée et soutenue, qui a vécu sa vie comme il a vécu ses passions : avec talent !

 

A Anne-Marie, à Françoise, à Dominique, à ses enfants, petits et arrière-petits-enfants, j’adresse, à titre personnel, mais aussi comme maire d’une ville dont il aura beaucoup suivi les habitants, mes condoléances attristées et sincères.


Partager cet article
Repost0
4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 06:46

assemble222Ce matin, le Journal Officiel m'apporte les réponses aux questions que j'avais posées :

  • à la ministre des affaires étrangères sur l'impérieuse nécessité que soit desserré le blocus de Gaza, car alors qu'il s'applique depuis six ans, la population de 1,7 million d'habitants y vit une situation humaine qui non seulement s'aggrave, mais ne peut plus être supportée. Pour relire l'intégralité de mes questions et prendre connaissance de la réponse apportée, cliquez ici.
  • au ministre de l'économie et des finances sur la clarification souhaitable du régime fiscal de TVA des expertises judiciaires réalisées par les fonctionnaires hospitaliers. Pour relire l'intégralité de mes questions et prendre connaissance de la réponse apportée, cliquez ici.


Partager cet article
Repost0
3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 21:19

Univ-Lille_1.jpgCe matin, les ministres de l’économie et de l’enseignement supérieur sont à Lille pour parapher l’engagement financier européen en faveur de nos universités lilloises.

Comme le rappelle d’entrée le président de Lille 2, Xavier Vandendriessche, les trois présidents d’université portent le projet « d’un campus d’excellence à vocation mondiale ». Il annonce que dans quelques semaines les trois universités vont signer une convention d’association qui va permettre une gouvernance adaptée, préfiguration de la fusion des trois universités lilloises.

 

Ici, l’effort conjoint des trois collectivités locales est de 96 M€ : elles sont au rendez-vous du plan campus, avec l’engagement du Conseil régional, Conseil général du Nord et de LMCU.


Univ-Lille_2.jpgPhilippe de Fontaine Vive Curtaz (vice-président de la BEI) rappelle que le soutien de la banque aura accompagné l’ensemble de la filière éducative (collèges, lycées, transports, aujourd’hui universités) du Nord. C’est une mobilisation exemplaire. En juin 2012, à l’initiative de F. Hollande a été adopté le pacte de croissance qui a permis l’augmentation du capital de la BEI qui permettra d’injecter 60 Mds € pour la période 2013-2015.

 

 

Ainsi, l’activité de la BEI aura augmenté de 40 % en Europe en 2013 (+ 80 % en France, soit 25 Mds € d’investissements accompagnés par la BEI !). Ce jour, c’est un plan d’investissements de 2,6 Mds € que financent la BEI et la CDC (prêts à 25 ans), chacun pour 1,3 Md €.

Univ-Lille_3.jpg 

 

Geneviève Fioraso, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, rappelle combien Lille est plus que toute autre tournée vers les échanges et l’Europe. La convention de financement signée ce matin va bénéficier aux universités lilloises, ainsi qu’à 12 autres sites d’excellence en France. 62 % des projets sont en procédure, les PPP débouchent ; les collectivités ont été réintégrées dans ce tour de table. Les universités qui ne le pouvaient pas ont été autorisées à emprunter. Et deux conventions ont été signées avec la CDC, et avec la BEI (pour permettre à treize campus de bénéficier du pacte de croissance et ainsi abaisser le coût des financements). Tout cela a permis de débloquer les treize projets du plan campus. Ici, cela signifie 21 M€ pour trois réalisations du projet campus Grand Lille (dont 2 650 logements étudiants à loyer accessible). La ministre confirme que la seconde vague des Idex bénéficiera d’une enveloppe de 2 Mds € et que l’Etat sera aux côtés des universités lilloises pour mettre en place un « pôle européen de la science et la technologie au service de l’emploi ».

Univ-Lille_4.jpg 

 

Pierre Moscovici rappelle que l’Europe, pour les jeunes, passe par l’investissement. En Europe, les exigences doivent s’accompagner d’espérances de progrès ! Le pacte de croissance de mai 2012 est un acte tangible, concret, qui vient dégager des nouvelles ressources pour la croissance (dont 55 Mds de fonds structurels) : les nouveaux moyens, ce sont bien les 60 Mds € de la BEI, force de frappe considérable, bras armé de la croissance européenne. En intervention contracyclique, la BEI est en effet de levier un véritable fonds de capital - risque européen, grâce notamment à l’augmentation de capital de 10 Mds € au 1er janvier 2013.

 

Le ministre souligne que c’est en étant plus intégré, plus offensif, plus européen qu’on saura mieux répondre au besoin des Français. Il faut être conscient à quel point l’Europe peut être utile dans nos vies. Avec la BEI se dessine le visage de la croissance et de l’avenir.

 

« C’est une pierre importante que nous posons ce matin à Lille » a conclu… Pierre Moscovici.


Partager cet article
Repost0