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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 17:02

JP Gruneissen2Notre conservatoire de musique et de danse est depuis quelques jours en peine car l’un des siens s’en est allé. Jean-Philippe Grüneissen, professeur de guitare bien connu, nous a quittés, foudroyé en quelques semaines par une terrible maladie. Sa direction, enseignants, élèves, ceux d’aujourd’hui et surtout ceux d’hier, ceux si nombreux qu’il a consciencieusement formés tant d’années durant, sont dans la peine. Je le suis aussi.

 

Professeur d’enseignement artistique hors classe pour reprendre la terminologie administrative de son grade, Jean-Philippe était entré à l’école de musique le 21 septembre 1983 : cela fait plus de 30 ans qu’il partageait sa passion pour la guitare avec ses élèves. Homme posé, toujours élégant, rigoureux, méthodique et pédagogue attentionné, aimé de ses élèves, Jean-Philippe était aussi un musicien plus que talentueux : des concerts, des prestations de lui, j’ai eu le bonheur d’en écouter un grand nombre. Ses doigts magiques dessinaient la musique sur le manche de sa guitare. De la chanterelle à la basse, sur toutes les cordes, il inventait la mélodie, il captivait, il subjuguait. C’était un artiste talentueux qui avait fait de sa passion un art.

 

Très connu aussi en Belgique, où il enseignait également, Jean-Philippe Grüneissen aura donc été de ces enseignants qui ont été le socle, l’histoire de notre école de musique d’hier devenue aujourd’hui conservatoire.

 

Wattrelos, ses enfants, plusieurs générations de jeunes guitaristes lui doivent beaucoup : l’homme était, comme le disait un de ses amis lors des funérailles ce matin, un peu facétieux, malicieux, d’un humour qui déconcerte d’autant plus que son auteur savait garder son sérieux dans toutes les circonstances. Aimant la vie, il en vantait sans cesse ses bonnes choses. Courageux, il a fait face avec force au mal qui l’a finalement emporté. A Véronique, sa femme, à ses filles et à toute sa famille, j’adresse nos condoléances attristées et notre compassion fidèle dans cette douloureuse épreuve.

 

Je tiens à te rendre, Jean-Philippe, un hommage sincère, amical, et reconnaissant, en mon nom, celui du Conseil municipal et de tous les jeunes qui te doivent à jamais le goût de la musique, la belle musique, celle que par ton talent tu auras servi si merveilleusement.

 

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 11:12

Sante--transfrontalie-re.JPGCe lundi après-midi, j’ai été invité à participer à un forum de la citoyenneté européenne à Mouscron, sur le thème : Quelle mobilité pour les patients ? organisé par des doctorants de Lille 2. Plusieurs tables rondes se sont tenues, dont une consacrée à la mobilité des patients et des soins par la coopération hospitalière, à laquelle (cf. photo) mon adjointe à la santé, Anne Duquesnois, a participé aux côtés de son homologue mouscronnoise et des directeurs des centres hospitaliers de Mouscron et de Tourcoing.

 

Après l’introduction d’Alfred Gadenne, mon collègue et ami député-bourgmestre de Mouscron, j’ai eu à intervenir à la tribune, et je l’ai fait en évoquant deux thèmes.

 

Le premier : que les maires de Mouscron et Wattrelos soient ensemble à un colloque transfrontalier sur la santé est une évidence. D’abord parce qu’ensemble, nous le sommes déjà sur pas mal de sujets qui n’ont pas de frontière : économie, emploi, sécurité (coordination policière), justice, environnement et sécurité civile. Ensuite, parce qu’il est tout aussi évident que la santé n’a pas de frontière non plus : les altérations de la santé dans nos villes ouvrières et industrielles sont les mêmes, les thérapies sont les mêmes. Voilà pourquoi il est légitime de penser notre politique de santé ensemble.

 

Le deuxième : qui ne peut voir que les défis à relever, en matière de santé, sont les mêmes, à Mouscron comme dans nos villes ? Il y en a trois.

 

D’abord le défi des équipements : c’est vrai pour les plateaux techniques. Tous ne peuvent avoir tous les matériels, et il y a de nécessaires complémentarités à établir (car ce qui importe, c’est l’existence du matériel dans l’offre de soins de proximité). C’est vrai aussi pour les hommes car avec la démographie médicale, on ne peut avoir des spécialistes sur tout et partout.

 

Autre défi, celui des politiques de prévention, économes pour les comptes sociaux, sur des thématiques telles que la prévention des cancers, des maladies cardio-vasculaires ou des problèmes de vision ; c’est par-delà les frontières qu’on peut porter des actions (pourquoi pas via un contrat local de santé transfrontalier ?).

 

Enfin, le lourd défi du vieillissement, pour lequel nos villes et établissements auront à imaginer et mettre en place des services et des accueils renforcés. Face à ces défis, les coopérations entre nos établissements deviennent des évidences nécessaires, à l’image de celle entre le CH de Wattrelos et celui de Mouscron, ou de celle, plus forte encore, qui lie ce dernier à Tourcoing.

 

Rappelons en effet qu’un patient peut se faire soigner dans les établissements hospitaliers de son choix, français ou belge, sans autorisation médicale préalable de son organisme de sécurité sociale, en utilisant le formulaire E112-MRTW (ou S2).

 

Ainsi pour être pris en charge au CH de Mouscron, il suffit au patient français d’être assuré social auprès d’un des organismes de Sécurité sociale de la zone concernée (CPAM, RSI ou MSA Nord), de présenter une pièce d’identité et sa carte vitale. Le CH établit le S2, facture les frais à charge de l’assurance maladie à un organisme assureur belge (mutualité, laquelle récupère via l’INAMI à l’organisme de liaison français le CLEISS) et au patient les frais à sa charge (ticket modérateur, forfaits et suppléments). Il n’y a pas de décaissement préalable (tiers payant) sauf pour les consultations.

 

A l’inverse, si c’est un patient belge pris en charge par le CH de Tourcoing, celui-ci établit le S2 sur la base de la vignette de mutuelle remise par le patient belge, et facture les frais à la CPAM.

 

Ainsi, ces échanges croisés concernent de l’ordre de 1 500 patients français par an au CH Mouscron, et 2 150 patients belges au CH Tourcoing. Les médecins sont déjà amenés à travailler sur plusieurs sites même si le statut des médecins diffère.

 

Pour autant, comme le souligne le directeur du CH Tourcoing, ces soins croisés sont globalement limités (0,6 % des hospitalisations, 0,2 % de l’ambulatoire), mais parfois très forts sur certaines spécialités (50 % des dialyses). Mais, comme le dit l’échevine de Mouscron : « On ne peut pas tous tout avoir, mais à tous, on a tout ! ».

 

Ici, c’est clair, la cohérence et la qualité de l’offre de soins plaident pour que nos hôpitaux promeuvent les échanges médicaux et favorisent les complémentarités. A cet égard, à quelques semaines des élections européennes, gageons que notre expérience de santé transfrontière et de soins sans frontière pourrait pertinemment servir de référence européenne.

 

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 11:06

Echange scolaire Köthen 2014 2 01 Echange scolaire Köthen 2014 01

 

Ce cri du cœur se justifie ô combien puisque notre ville jumelle allemande est à l’honneur ce matin dans les salons de l’Hôtel de ville à la faveur d’un échange scolaire entre son Ludwigsgymnasium et notre cité scolaire Zola.

 

25 jeunes Allemands (13-16 ans), arrivés hier sous un magnifique soleil printanier, sont en effet hébergés dans les familles wattrelosiennes cette semaine : ils visiteront Lille, Paris, Bruxelles, Roubaix (manufacture des Flandres)… sans oublier Wattrelos bien sûr !

 

Je les accueille en compagnie de mon adjointe aux relations internationales, Juliette Keraudy, mais aussi de Samuel Valmalle, proviseur de Zola, et Madame Gessner, professeur de français à Köthen, pour leur dire tout d’abord « Guten Tag », mais aussi « welcome » ! Au moins, ça, tout le monde comprend !

 

J’en profite aussi pour passer, comme à mon habitude, trois messages.

 

Le premier : Ich liebe Köthen. Oui, j’aime cette ville avec laquelle Wattrelos entretient d’étroites relations, partage une histoire commune, un passé industriel et des relations très amicales, notamment entre les deux maires. Köthen se bat pour l’avenir de sa jeunesse, comme nous, et la musique y est très présente, ce que je trouve très sympathique.

 

Le deuxième message est une invitation, pour nos jeunes hôtes, à prendre plaisir à découvrir notre pays – qui n’est pas que le pays du fromage – et notre ville, sa chaleur humaine, son patrimoine, son histoire ouvrière.

 

Enfin, je souhaite que Wattrelosiens et Allemands partagent de bons moments durant toute la semaine : ils ne parlent pas la même langue, certes, mais ils sont tous lycéens, jeunes et européens. Je le leur dis : l’Europe, la vraie, c’est celle des citoyens et des jeunes, comme eux ! A deux mois de l’échéance européenne, cet échange est un puissant symbole d’amitié entre nos deux pays qui, s’ils furent antagonistes pendant tant de décennies, ont su dépasser leur rivalité pour vouloir offrir un meilleur avenir à leur jeunesse.

 

Bienvenue, amis allemands !

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 08:57

db-moto.jpgOn se souvient sans doute qu’une vive émotion avait saisi les motards il y a quelques semaines (ils avaient à plusieurs reprises manifesté dans les rues de nos grandes villes), inquiets par un projet de la Commission européenne de soumettre les motos au contrôle technique, comme les véhicules automobiles. Si elle avait dû entrer en application, cette mesure aurait eu un coût non négligeable pour les motards.

 

Chacun peut comprendre qu’il faille renforcer la sécurité routière, mais encore faut-il que cela ne se fasse pas au prix de contraintes démesurées ! La France avait dit son opposition à cette mesure, et nombre de députés européens (à commencer par les députés socialistes) se sont également opposés à l’introduction d’un contrôle technique pour les deux-roues, d’évidence excessif : les accidents de motos ne sont presque jamais liés à une défaillance technique.

 

Les normes doivent rester proportionnées par rapport au contexte et l’objectif suivi. Et là, d’évidence, à mon sens, on était dans la disproportion.

 

Le refus de la France, et la mobilisation des motards n’a pas été vaine, puisque dans le texte finalement adopté par le Parlement européen, les Etats-membres restent libres de décider des méthodes et de la fréquence des contrôles pour les motocycles. La France ne se verra donc pas imposer le contrôle technique des motos !

 

C’est une bonne nouvelle pour les motards français… et j’en suis !

 

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 15:11

En effet 30 km à pied, c’est la pièce de Jean-Claude Martineau qu’interprète à la MEP notre si sympathique et entraînante troupe des Trois Cinq de Beaulieu de Manu Fauvarque. Malgré le sinistre (l’incendie de leur salle en février 2013), avec les encouragements de son public fidèle (et les miens !), la troupe a refusé de se laisser abattre et propose une nouvelle pièce (comme chaque année !). Et pour ceux qui auraient raté la première représentation de cet après-midi, allez-y le samedi ou dimanche des trois prochains week-ends, vous en reviendrez enchantés, et les zygomatiques fatigués !

 

Quelle est l’intrigue ? Deux copains, André (Dédé) et Jacques (Jacquot) vivent chacun avec leur fille, omniprésente dans leur vie (respectivement Paulette, reine des paupiettes, et Viviane) et un jour ont envie de prendre le large : sans prévenir, les voilà partis tous deux randonner dans le Quercy, là où on ne risque pas de les retrouver, et sans être joignables ! Mais n’est pas randonneur qui veut ! Les cloques aux pieds, alors que le jour se couche, Dédé n’en peut plus et les deux complices déplient leur tente… sur la place du village de Pyron-sur-Ajasse.


Trois-Cinq-2014-copie-1.JPG Trois-Cinq-2014_2.JPG Trois-Cinq-2014_3.JPG

 

Sauf que le lendemain, ce sont deux sœurs (Roseline et Rolande), tenancières du troquet (tripot selon certaine) juste en face, qui les réveillent, avec le garde-champêtre Fonfonsse (remarquable rôle de composition pour Bernard, comme d’habitude) et en présence du maire (Gabriel, Lange de son nom de famille !). Tout cela sous le regard de Madame Henriette Poussin, institutrice, veuve d’Isidore, ancien éboueur municipal, bigote du village… le décor est planté.


Trois-Cinq-2014_4.JPG Trois-Cinq-2014_5.JPG Trois-Cinq-2014_6.JPG 

 

Et voilà que nos randonneurs se mettent à jouer l’un le dépressif (mis à la rue par sa femme) et l’autre l’amnésique ; que le maire, lyrique, plaide que puisqu’une « bonne étoile » a veillé sur eux en les conduisant à Pyron-sur-Ajasse, le village doit les recueillir, ce qui sera un « exemple d’humanisme », qui fera parler de Pyron-sur-Ajasse ; que Claudine (Isabelle), la secrétaire du maire, secrètement amoureuse de celui-ci (« Soyez zen, M. le maire, ça va le faire ! ») est chargée de réaliser le reportage qui passera sur FR3, aidée par un Fonfonsse perchiste-son calamiteux ; que les dons affluent, surtout en livres, dont un kamasutra qui éveillera les sens de dame Henriette, ce qu’elle confortera en dégustant un diabolo-fraise ressemblant diablement à un rosé, si bien servi qu’elle prouvera qu’elle « connaît les bases du répertoire de la chanson paillarde » (dixit le maire).

 

Eh oui : avant, tout était paisible à Pyron-sur-Ajasse, là où « chaque jour qui se lève est un jour nouveau, et chaque jour qui s’achève est un jour ancien » (dixit le maire)…


Trois-Cinq-2014_7.JPG Trois-Cinq-2014_8.JPG 

 

Sauf que Roseline et Rolande qui vivent sans homme (et le regrettent bien) conserveraient bien chacune un de ces lascars ! Comment vont-ils s’en sortir ?

 

Sauf que deux jeunes journalistes d’Envoyé Spécial débarquent pour un reportage sur « les véritables mascottes municipales » Dédé (Michel D.) et Jacquot (Michel G.) ! Mais qui se cache derrière ces grosses lunettes et larges casquettes ?

 

Sauf que le village voisin de La Proutière kidnappe les deux randonneurs ! C’est la guerre, branle-bas le combat, où sont les casques et les fusils, on va se battre « contre les voleurs de SDF » ! Mais qui va l’emporter ?

 

Pour répondre à toutes ces questions, allez aux prochaines représentations. Cette pièce, mise en scène par Michel Destrebecq est vivifiante et sème la bonne humeur. A déguster sans modération…

 

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 17:02

A Wattrelos, on sait quand le printemps revient, pas simplement grâce aux hirondelles, mais aussi parce que le Salon des artistes se tient, comme chaque année, au centre socio-éducatif : 44e salon, 319 œuvres, plus de 170 exposants (dont plus d’un tiers sont wattrelosiens !). D’ailleurs, c’est tout un symbole : ce samedi après-midi, pour la visite inaugurale, le soleil est généreux et, plongeant sur les grandes baies vitrées de la galerie du CSE, réchauffe les corps après que les cœurs ont été enthousiasmés par la visite des travées de cette vraiment très belle exposition.


Comme je le dis dans mon intervention, juste avant la lecture du palmarès du jury, Pasteur écrivait que « si l’art n’a pas de patrie, les artistes en ont une » : eh bien, la patrie des artistes de notre agglomération, pour une semaine, c’est Wattrelos ! L’exposition est hétéroclite, contrastée, diversifiée, tant entre les techniques, les inspirations, les couleurs, avec une particularité par exemple, deux artistes (wattrelosiens) ont représenté New York, avec ses deux tours… mais cette diversité est un régal, une vraie satisfaction pour moi, pour le président de l’Atelier des arts Claude Sauvage, pour le jury Alain Delsalle, Marie-Noëlle Platel, Serge Grockowiak, et les élus qui m’accompagnent.

 

Dès l’entrée, on aperçoit parmi les premières œuvres, les deux tableaux de Chantal Malfait (médaille d’or) : la représentation bleutée d’une boutique ou la demeure de Georges Sand ! Côté sculpture (médaille d’argent), ce sera Brigitte Lamotte pour un poisson (cœlacanthe) remarquable, tandis que la médaille de bronze échoit à Marlène Tacnière pour un très interpellant cheval blessé, à côté de sa seconde œuvre, une sculpture très filiforme (Descente de croix). Et en cette journée des femmes, on le remarquera, ce sont trois femmes qui sont distinguées !

      Salon-des-artistes-2014.JPG

 

Comme l’exprimait Rodin : « L’art, c’est la plus sublime mission de l’homme, puisque c’est l’exercice de la pensée qui cherche à comprendre le monde et à le faire comprendre ». C’est cela, la force de l’artiste, c’est son rôle aussi. Dans ce type d’expositions, des œuvres vous frappent plus ou moins, vous séduisent, vous attirent ou non, et c’est humain. Mais toutes ont en commun d’être l’expression d’un homme ou d’une femme qui a voulu nous dire ce qu’il ou elle voyait, ressentait, et c’est le mérite de tous ces artistes de l’avoir fait et de l’exposer !

 

Au gré des tableaux, comment ne pas goûter au clin d’œil de Home sweet home de Bart (Simpson - ph. ci-dessous, à gauche), ou ne pas être en émoi, comme je le suis, par ce Cœur offert, à la fois symbole sentimental et emblématique (mais chut, je n’en dirai pas plus, élections obligent ! ph. ci-dessous, au centre).


Salon-des-artistes-2014_2.JPG  Salon-des-artistes-2014_3.JPG Salon des artistes 2014 4

 

Avec Claude Delattre (ph. ci-dessus, à droite), nous rions de ses sculptures d’un couple devant leur coupe d’absinthe (monsieur est plus affaibli que madame !). Et Odile me fait découvrir la déesse Selket (et son scorpion, mon signe zodiacal !). Mais je l’avoue, j’aurai pris un plaisir particulier devant deux chiens sculptés de Chantal (une Wattrelosienne !), Toby et Bogoss (le bien nommé ! ph. ci-dessous).


Salon-des-artistes-2014_5.JPG Salon-des-artistes-2014_6.JPG Salon-des-artistes-2014_7.JPG

 

Et tant d’autres superbes œuvres, à découvrir absolument, avec en point culminant, L’aube de mon ami et grand artiste Abel Leblanc qui, de ses 94 ans, nous déclame son poème : « Aube m’est apparue, comme une ingénue, qui serait venue, de la nue / Aube est arrivée, simplement parée de lumières d’été, de rosée / Aube si légère, messagère de lumières… ».

 

Et sous les lumières du CSE, il y a encore beaucoup de trésors à découvrir pour se faire plaisir jusqu’au 16 mars ! Allez-y…

 

 

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 16:12

J’entends, ça et là, et cela peut se comprendre en période d’efforts, des humeurs, des critiques, des déceptions sur la politique économique et sociale que mène le Gouvernement. Curieusement, ceux qui formulent ces critiques disent parfois vouloir voter protestataire et pour les extrêmes, oubliant que, que ce soit à gauche ou à droite, ces extrêmes-là ne savent pas gérer et ne portent que des slogans caricaturaux, sans cohérence économique ni financière.

 

Et la Droite, direz-vous ? Je pense que nul n’a oublié la gestion Sarkozy, ses déficits colossaux, sa dette publique multipliée par deux, ses déficits commerciaux et d’emploi qui justifient que maintenant, avec ces boulets aux pieds, nos gouvernants d’aujourd’hui sont confrontés au paiement de ces dettes et à la résorption de ces déficits. Car dans un contexte de croissance mondiale ralentie (sans oublier les tensions géopolitiques), la France affronte précisément deux défis majeurs : le redressement de ses comptes publics et son déficit de compétitivité (coûteux en déficit commercial et en destructions d’emploi). Pour les gens de gauche et de progrès, il n’y a pas d’autre choix : il faut que François Hollande réussisse.

 

Sinon, ce sera le retour de Sarkozy, ou à tout le moins de l’UMP, laquelle, par la voix de son responsable économique Hervé Mariton, vient de faire savoir ce que serait sa stratégie économique si elle revenait au pouvoir. Cela tient en un  seul chiffre : 130 Mds € d’économies (pour faire passer la dépense publique de 57 à 50 % du PIB),  qui s’appliquerait notamment sur :

  • - 20 Mds€ sur les retraites d’ici 2023 (âge légal repoussé à 65 ans, 44 ans de cotisations) ;
  • - 10 Mds€ de sous-indexation des prestations sociales sur 5 ans ;
  • - 10 Mds€ sur 5 ans sur la politique de l’emploi (intermittents, intérim, incitation à la reprise d’emploi, fin des emplois aidés dans le secteur public) ;
  • - 15 Mds€ sur le logement via une réduction des aides et financements des acteurs du logement (cession de 10 % du parc de logement social) : or, les dépenses en faveur du logement (hors dépenses fiscales) représentent un total d’environ 20 Mds€, donc une économie de cette ampleur, qui correspond à la totalité du montant des APL (par ailleurs gelée…), est terriblement dramatique, irréaliste même !
  • - 6 Mds€ sur le fonctionnement de la sécurité sociale ;
  • -14 Mds€ supplémentaires sur la protection sociale (convergence hôpitaux /cliniques, suppression de l’aide médicale d’Etat…) ;
  • - 20 Mds€ sur les collectivités locales, ce qui représenterait une baisse équivalente à 1/3 des concours de l’Etat aux collectivités !
  • - 3 à 5 Mds€ sur la fonction publique (non remplacement, augmentation du temps de travail) ;
  • - 10 Mds€ via un coup de rabot sur toutes les dépenses de l’Etat…

La potion ne serait pas amère, elle serait destructrice ! Si d’aucuns ont la nostalgie du gouvernement Sarkozy, si d’autres souhaitent l’échec de la Gauche Hollande et ainsi prennent le risque de faire revenir la Droite au pouvoir en 2017, qu’ils regardent bien ce que serait alors la vie des Français : une austérité d’une brutalité jamais connue en France ! Et qui en pâtirait ? Les plus modestes, c’est certain...

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 08:54

On se souvient sans doute que, dans la presse locale (Nord Eclair du 19 février dernier), les syndicats du Centre hospitalier de Wattrelos s’étaient émus – à juste titre – de la position restrictive, et pour tout dire plutôt négative, de Mme Brigitte Mauroy, Conseillère régionale d’opposition, sur la délibération du Conseil régional visant à participer au financement de l’installation d’un mammographe numérique à Wattrelos.

 

On sait l’importance d’un tel équipement pour la prévention du cancer du sein : 6 000 femmes de 50 à 75 ans sont concernées à Wattrelos. Cela renforcerait significativement l’équipement technique d’imagerie médicale de notre Centre hospitalier et constituerait un instrument décisif pour les politiques de prévention sur notre territoire.

 

Au final (sincèrement, nous espérions davantage), le Conseil régional (Commission santé et Plan anti-cancer du 10 janvier) a accordé une subvention de 52 500 € (soit 30 % du coût de l’investissement), laquelle s’ajoutait à la subvention (réserve parlementaire) de 30 000 € que j’avais obtenue auprès de la Commission des finances de l’Assemblée nationale.

 

Si, sur un investissement total de l’ordre de 175 000 €, cela représentait tout de même une subvention globale de 50 %, cela voulait dire que l’hôpital aurait dû autofinancer le solde ; et direction et syndicats évoquaient déjà l’idée de décaler l’investissement vers 2015, ce qui ne me satisfaisait pas.

 

J’ai donc, ces deux dernières semaines, repris mon bâton de député quêteur de subvention, et la bonne nouvelle m’a été donnée dans les couloirs de l’Assemblée la semaine dernière : à ma demande, le Ministère des Affaires sociales et de la Santé vient d’accorder au Centre hospitalier de Wattrelos une nouvelle subvention complémentaire de 50 000 € !

 

Je viens de remettre ce matin à Laurent Barret, Directeur de l’hôpital, l’arrêté de subvention (du rapporteur général de la Commission des finances, en date du 27 février) qui vient de me parvenir. J’ai cru comprendre qu’il en est ravi : il peut l’être, en effet !

 

Maintenant, c’est certain : avec  76 % de subventions (Etat + Région), l’hôpital de Wattrelos aura bel et bien son mammographe numérique. Et en plus, dès 2014 !

 

Pour lire la décision de subvention du Ministère de la Santé, cliquer ici.

 

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 16:09

Les retraites nous préoccupent toutes et tous, et à juste titre, compte tenu de l’ampleur des déficits annoncés, et de la succession de réformes qui sont intervenues depuis les années 90 sans jamais assurer ni l’équilibre des comptes, ni de perspectives tranquillisantes.

 

Contraint de présenter lui aussi sa réforme, avec Marisol Touraine, le Gouvernement a dès le mois de juillet 2012 engagé une vaste réforme des retraites, corrigeant les injustices de la loi de 2010. Cette réforme était indispensable car la précédente majorité laissait un système avec près de 20 Mds € de déficit par an en 2020 !

 

Avec le recul du temps, sachons regarder les acquis majeurs de cette réforme de 2012.


 1. Les retraités modestes, et ceux qui ont commencé à travailler jeune, ont été pris en considération

  • Dès le 2 juillet 2012, par décret, le Gouvernement a mis en place un droit à départ à la retraite dès 60 ans pour les assurés à carrière complète qui ont commencé à travailler jeune. Près d’un retraité sur 5 est parti avant l’âge légal en 2013, soit 150 000 bénéficiaires. A l’horizon 2017, ils seront au moins 180 000 bénéficiaires par an. C’est la preuve qu’il était possible de rétablir un droit au départ à compter de 60 ans pour les assurés à carrière complète sans compromettre l’avenir de nos régimes !
  • L’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé, pour les assurés de plus de 60 ans sous le seuil de pauvreté, a été portée de 500 à 550 euros annuels dès le 1er janvier 2014. Ce coup de pouce au pouvoir d’achat concerne près de 300 000 retraités modestes.
  • Le plafond de retraites pour ouvrir droit au minimum de pension (minimum contributif) a été porté au SMIC net (1120 € par mois), soit une augmentation de presque 100 € par rapport à 2013 (1028 € en 2013). Les nouveaux retraités peuvent donc en plus grand nombre bénéficier, pour leur retraite de base, de ce mécanisme de minimum de pension. Ils ont déjà été, l’an dernier, près de 300 000 nouveaux retraités à bénéficier de ce minimum de pension et les deux tiers d’entre eux sont des femmes.

 

 

2. La lutte contre les inégalités de retraites entre les femmes et les hommes a été l’un des axes structurants de notre réforme.

  • L’assouplissement des conditions d’acquisition des trimestres d’assurance vieillesse pour les salariés à temps partiel ou en CDD. Un décret d’application permettra à un salarié à tiers temps de valider ses 4 trimestres par an. Sur les 4 millions de salariés à temps partiels, plus de 80 % sont des femmes. Ce même texte permettra par exemple à un jeune qui fait un CDD d’un mois payé au SMIC, un job d’été, de valider un trimestre.
  • La nouvelle loi a aussi amélioré les droits à la retraite liés à la maternité. Aujourd’hui, une femme valide un trimestre de retraite pendant ses indemnités journalières maternité, même si le congé dure plus de trois mois. Demain, les trimestres seront liés à la durée des I.J. maternité. Chaque année, 135 000 mères d’un troisième enfant ou de jumeaux valideront donc plus de trimestres au titre de leur accouchement.
  • Enfin, la nouvelle loi a amélioré les droits à retraite des 100 000 conjoints collaborateurs d’agriculteurs, de commerçants, d’artisans ou de professions libérales (des femmes dans près de 90 % des cas). Elles pourront désormais, en cas de divorce, de décès ou de départ à la retraite du chef d’entreprise, choisir d’adhérer à l’assurance volontaire vieillesse pour compléter leurs droits à retraite et ainsi améliorer le niveau de leur pension et / ou partir plus tôt à la retraite.

 

Ce premier bilan est encourageant. Cette réforme, que nous avons voulue juste, est aussi responsable : le régime général d’assurance vieillesse sera à l’équilibre dès 2016, alors qu’il affichait un déficit de 6 milliards en 2011 !

 

Pour lire le communiqué de Marisol Touraine, cliquez ici.

 

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 15:48

Vous avez peut-être remarqué que mes publications sur ce blog s'espacent.


Sachez que durant le temps de la campagne électorale, vous pouvez également me retrouver sur un autre blog, celui que mon équipe et moi avons ouvert pour les élections municipales des 23 et 30 mars : www.jaimewattrelos2014.com

 

Une page Facebook a également été créée pour l'occasion.

 

N'hésitez pas à venir nous rendre visite ! 

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