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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 14:03

assemble222Ce matin, le Journal Officiel publie la réponse à la question que j'avais posée au secrétaire d'État, auprès du ministre des finances et des comptes publics, chargé du budget, sur l'applicabilité du taux réduit de TVA de 5,5 % aux prestations de restauration collective fournies par des prestataires extérieurs dans les établissements de soins visés par l'article L. 6111-1 du code de la santé publique (hôpitaux et cliniques).

 

Pour relire l'intégralité de ma question et prendre connaissance de la réponse, cliquez ici.

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 10:04

Comité 2020Ce matin, je représente l’Assemblée à Bercy, aux côtés de Michel Sapin, ministre des finances, Bruno Bezard, directeur général du Trésor, et Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, pour participer aux travaux du comité 2020, présidé par Gérard Mestrallet, chargé de travailler sur l’avenir de la place financière de Paris.

 

Se situant dans une perspective stratégique d’ensemble à un moment critique pour l’économie française et ses acteurs, ce comité devra donner des objectifs crédibles pour 2020 dans trois directions : le développement de l’épargne longue ; la compétitivité de la place financière ; la stratégie des réformes d’ici 2020.

 

Dans un rapport (Quels enjeux pour la place de Paris à l’horizon 2020 ?), le Cabinet Mc Kinsey présente d’abord les grandes tendances d’ici 2020. Ainsi, si la mondialisation des échanges (biens, services, capitaux) a été multipliée par 5 ces 15 dernières années, les échanges financiers mondiaux reculent (- 60 % depuis 2007), et un rééquilibrage nord-sud s’opère avec l’émergence de nouvelles places financières (Hong-Kong, Singapour…). Le monde connaît pourtant des besoins de financements croissants : en 2030, les besoins d’investissements longs mondiaux pourraient dépasser l’épargne de 2 400 Mds $ par an ! A l’échelle nationale, l’épargne longue tend plutôt à fléchir alors que nous avons des besoins d’investissements lourds, et en France, l’épargne est insuffisamment tournée vers les entreprises (17 % des actifs financiers investis contre 43 % en Europe). Il y aura aussi transformation du secteur bancaire (contraction des bilans bancaires et perte de rentabilité).

 

D’où la pertinence d’une place financière physique et localisée, qui ait une solidité et une puissance suffisantes. La place de Paris a des atouts certains (4 des 28 banques systémiques mondiales sont à Paris) mais son attractivité s’érode (notamment face à l’attraction gravitationnelle de Londres, où migre une partie des équipes). Il est urgent de mener une réflexion sur les filières industrielles financières françaises, et sur la mobilisation de l’épargne.

 

Présentant son rapport Croissance et fiscalité, Jacques Delmas-Marsalet effectue trois constats :

  • la France souffre de trois déficits : celui des finances publiques, qui réduit dans l’immédiat les marges de manœuvre fiscales ; le commerce extérieur, qui contribue négativement à la croissance ; l’investissement, qui stagne depuis plusieurs années du fait de la détérioration des marges des entreprises ;
  • elle connaît un mouvement de désintermédiation bancaire, ce qui implique que l’on réoriente l’épargne vers des actifs longs (actions, obligations d’entreprise) ;
  • notre fiscalité fait encore peser des charges importantes sur la production et les bénéfices.

Il préconise une réorientation de la politique fiscale à l’horizon 2020, pour contribuer au rétablissement des marges des entreprises ; réduire la surimposition des revenus du capital ; réorienter l’épargne vers les placements longs ; orienter une partie de cette épargne longue en apport de new money pour les PME non côtées ; simplifier la fiscalité, notamment par la non-rétroactivité des mesures fiscales ; préserver la compétitivité des acteurs financiers (taxe sur les salaires et ou sur les transactions financières qui ne soit pas pénalisante).

 

Sur ces bases, Michel Sapin a ensuite fait vivre le débat à l’occasion duquel ont été effectivement évoqués la non-rétroactivité, le contenu de l’Union des marchés de capitaux, le marché des titres de créances négociables ou les infrastructures de marché.

 

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 12:02

Guarda-2014_3.jpgLors des élections municipales portugaises de 2013, notre ville jumelle, Guarda, a changé de majorité. Sur fond de dissidence interne (deux listes concurrentes), alors que le maire sortant ne pouvait se représenter, c’est une municipalité de droite (PSD) qui a pris les rênes de la ville. Depuis lors, je n’avais pas encore eu l’occasion de rencontrer mon nouveau collègue et son équipe.

 

Guarda-2014_11.jpgL’opportunité m’en est offerte avec la fête annuelle de Guarda le 27 novembre, jour où la ville célèbre ses 815 ans. Située dans les montagnes de la Serra da Estrela, à 1056 mètres d’altitude, et à quelques kilomètres de la frontière espagnole, Guarda est la ville la plus haute du Portugal. Véritable site historique, où l’on retient volontiers l’enceinte de la ville érigée par le roi Sancho 1er (dont la statue trône en majesté devant la cathédrale, et qui…a donné son nom à un gâteau typique local !) et la superbe Cathédrale Sé du XIVe siècle.

 

Guarda-2014_1.jpg Guarda-2014_2.jpg

 

Depuis cinq ans, je n’étais pas retourné à Guarda et de fait, en raison des grandes difficultés financières et budgétaires qu’a connu depuis 2009 le Portugal (trois années consécutives de récession !) et Guarda, malheureusement, nos échanges, notamment scolaires, dans le cadre du jumelage avaient été suspendus. Si la situation portugaise reste très difficile, cela n’interdit pas que continue de vivre la relation d'amitié et d’échange entre les édiles, les services municipaux et, autant que possible, entre nos populations. J’y crois beaucoup, à cette Europe du cœur et de la relation humaine qui s’inscrit dans la durée – et retrouvera bien sûr des jours financièrement meilleurs – et c’est ce qu’avec ma nouvelle équipe en charge des jumelages (Laurence Sueur, mon Adjointe, et Stéphane Thiery, responsable du service des Relations internationales), je suis venu dire à mon nouveau collègue, Alvaro dos Santos Amaro, et à son 1er Adjoint Carlos Monteiro.

 

Ancien économiste à l’OCDE à Paris, membre du comité des régions à Bruxelles, député, secrétaire d’Etat aux questions agricoles, Alvaro parle très bien le français, ainsi que la quasi-totalité de ses adjoints. Nous parlons avec passion de nos villes respectives, de nos difficultés bien sûr, mais aussi avec enthousiasme de nos projets !

 

Et s’agissant de nos relations intervilles, s’il paraît peu envisageable de reprendre les échanges scolaires à court terme, nous évoquons volontiers l’utilisation des nouvelles technologies, des manifestations culturelles entre nos bibliothèques ou des contacts économiques entre nos entreprises locales.

 

Guarda-2014_4.jpg Guarda-2014_6.jpg Guarda-2014_7.jpg

 

Guarda-2014_5.jpgAlvaro nous associe à toutes les manifestations de cette journée festive, dense. Le matin, lever des couleurs à l’Hôtel de ville et réception officielle des 815 ans en présence du secrétaire d’Etat à la culture du gouvernement Coelho, Jorge Barreto Xavier, où Alvaro me remet, comme il le fait au ministre, la plaquette d’honneur de la ville. L’après-midi, c’est sous une pluie battante (comme malheureusement ce sera le cas toute la journée), que nous procédons à l’inauguration du nouveau stade synthétique du Campo do Zambito, en présence d’un autre ministre, Emidio Guerreiro, secrétaire d’Etat au sport et à la jeunesse. En soirée aura lieu un concert commémoratif.

 

Guarda-2014_10.jpg Guarda-2014_8.jpg Guarda-2014_9.jpg

 

Hymnes nationaux, défilés, réception, coupure de ruban, discours auront rythmé un séjour actif mais surtout, je crois, utile pour que vive la relation d’amitié Guarda-Wattrelos, et franchement agréable par la qualité de l’accueil qui a été accordé à la délégation wattrelosienne.

 

Au revoir Guarda et à bientôt !


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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 14:50

assemble222Ce matin, le Journal Officiel publie les réponses aux questions que j'avais posées :

  • au ministre des finances et des comptes publics sur l'intégration des médiations d'entreprise à la transposition de la directive du Parlement et du Conseil européen relative au règlement extrajudiciaire des litiges de consommation (RELC). Pour relire l'intégralité de ma question et prendre connaissance de la réponse, cliquez ici.
  • au ministre des finances et des comptes publics sur la généralisation de la médiation à tous les secteurs de la consommation. Pour relire l'intégralité de ma question et prendre connaissance de la réponse, cliquez ici.

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 08:23

Macdo.jpgDepuis plusieurs années, Wattrelos cherche à obtenir la localisation d’une enseigne de restauration rapide sur son territoire. Dès les premières discussions sur l’aménagement d’un éco-parc au Sartel par la société Kalix, il était acquis que McDo était partie intégrante du projet. Et depuis, sur ce projet, il n’y a pas eu de temps perdu ! Ce matin, aux côtés de Michel Rajimison, adjoint à la Direction régionale de McDo, et de mon adjoint au développement économique et à l’emploi, Christophe Ricci, je peux confirmer l’ouverture le 23 décembre prochain (dans un mois à peine !) d’un nouveau restaurant de 150 places (+ 52 places en terrasse) au rond-point du Sartel, juste avant le pont bleu Albert 1er.

 

McDo-Wattrelos.jpgLa construction du bâtiment (dont voici la perspective ci-contre) est à présent bien engagée (de même que celle du drive Intermarché, de la boucherie Henri-Boucher, des peintures Seigneurie Gauthier et de la boulangerie Marie Blachère, autres enseignes localisées dans cet éco-parc, dont la livraison est attendue pour le printemps) et avance « sans complication » annonce Michel Rajimison, qui dévoile les services McDo bientôt proposés : double ligne de drive, bornes de commande en salle, wifi gratuit et illimité… et même service à table ! Le tout dans le respect de l’environnement : recyclage des déchets (notamment des huiles transformées en biodiesel pour les camions de livraison), réduction des emballages, de la consommation d’énergie…

 

Tant du point de vue économique qu’urbanistique, ce McDo sera la locomotive de ce pôle qui, dans les prochaines années, va complètement changer la physionomie de ce quartier et cette mutation est d’autant plus importante qu’il s’agit d’une entrée de ville.

 

C’est aussi l’aboutissement d’un investissement économique, et il en faut beaucoup, de projets, de contacts pour que l’un d’eux finalement aboutisse. Un vrai travail de patience, mais quand le résultat finit par arriver, cela fait plaisir ! Il a fallu convaincre, il a fallu donner envie d’avoir envie de Wattrelos à McDo : c’est fait, tant mieux !

 

D’autant plus que ce projet permettra la création nette de 45 à 50 emplois en CDI (les 17 premiers employés viennent d’être formés à l’OMEP ; une nouvelle session s’ouvre cette semaine pour 16 autres) : à compétences égales, McDo joue la carte du recrutement en périphérie immédiate de son lieu d’implantation, ce qui ne peut que satisfaire l’élu local très attentif à cette volonté que je suis ! D’autant que, pour ne rien cacher, McDo travaille en étroite collaboration avec Pôle emploi mais également la Ville, qui dispose elle-même d’un grand nombre de CV. Des emplois pour nos jeunes, non délocalisables, c’est exactement ce dont on a besoin !

 

Bref, cette annonce est une bonne nouvelle pour Wattrelos ; si j’osais, en regardant la localisation toute proche du pont Albert 1er, je dirais que c’est même une annonce royale ! Une chose est sûre m’assure-t-on : les frites McDo seront belgo-compatibles… Pour nous autres, frontaliers, c’est important !

 

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 08:14

assemble222Ce matin, le Journal Officiel publie les questions écrites que j'ai posées :

  • au ministre de l'intérieur sur la nécessité d'autoriser les polices municipales, pour besoin de service, à consulter directement le système d'immatriculation des véhiculesPour lire l'intégralité de ma question, cliquez ici.
  • à la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur la préoccupation de médecins du travail sur la problématique des comités médicaux et commissions de réforme, relatifs à la prise en compte des difficultés de santé des agents de la fonction publique hospitalière. Pour lire l'intégralité de ma question, cliquez ici.


Le J.O. m'apporte également les réponses aux questions que j'avais posées au ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche :

  • sur la nécessité de renforcer la culture économique et financière des jeunes élèves français, car en augmentant le niveau de celle-ci sans doute la France améliorerait-elle durablement son potentiel de croissance économique (qui lui fait défaut). Pour relire l'intégralité de ma question et prendre connaissance de la réponse, cliquez ici.
  • sur la nécessité de soutenir les initiatives qui renforcent l'apprentissage de la lecture des enfants, notamment dans le Nord. Pour relire l'intégralité de ma question et prendre connaissance de la réponse, cliquez ici.

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 12:21

Copes-in-deux-nov-2014_1.JPGCe dimanche après-midi, la salle du CSE est bondée pour le 7e spectacle de la troupe wattrelosienne des Copés in deux, intitulé à juste titre Ch’est pour rire ! Et du rire, il y en a, avec ces cinq lascars !

 

Les deux parties du spectacle ont été rythmées par des parodies de chansons, bien sûr revues et corrigées dans la langue de chez nous, d'abord sur l’air de Bambino (« In amuz l'galerie in chti’mi ») en début de spectacle, avant d’accompagner Nathalie sur « la plache rouche » (et de revisiter Moscou et les plaines d’Ukraine). Là, faux macho, Francis proclame : « Toutes les femmes au boulot et les hommes au bistrot », avant de dresser l’apologie des belles-mères sur un air de Michel Delpech : « M’ belle mère, c’est un vrai chameau / Elle a tout d’eun’vieil' peau ! ».

 

Heureusement que Jacques (pour qui, comme tous les spectateurs, j’ai ce jour une pensée amicale forte et particulière), vrai romantique lui, corrige le tir sur l’air de Franck Mickaël, Toutes les femmes sont bielles : « Elles ont une douceur dans les zis / Un’ caleur qui ne peut que te rendre amoureux »). Ou parle de Martine, sa femme (J’l’aime à la folie) ou encore de Scoubidous, tout cela En chantant.

Copes-in-deux-nov-2014_6.jpg

 

Entre tendresse et mélancolie, il y a aussi les duos de Francis et Christian s’interrogeant : Pourquoi ? (sur l’air de Dis-lui de Mike Brant) sur l’histoire de la vie, de Jonathan et Christian reprenant Diego, libre dans sa tête de Michel Berger, ou encore Christian qui raconte sa vie avec Josiane (ph. ci-contre).

 

Et puis, il y a les sketches délirants, hilarants, sincèrement bien travaillés dans leurs répliques et leur mise en scène.

 

Copes-in-deux-nov-2014_2.jpgAinsi Valentin qui, pour préparer un repas pour les 30 ans de sa chère et tendre, et lui « en mettre plein la vue » loue les services de José, cuisinier… non-voyant (ancien du zoo de Lille) ! Puis encore Valentin qui, après avoir commis un braquage, s’est réfugié dans une église, habillé en prêtre, et qui va confesser Francis (qui a pêché par adultère), Jonathan (qui a volé 20 euros dans le sac de sa grand-mère), Jacques (qui a coupé les freins du vélo de sa femme !), avant qu’un policier (Christian) ne l’interroge !

 

Autre sketch (du vécu !) à partir de la vie conjugale de Valentin qui paraît une inépuisable source d’inspiration : le voilà en train de faire les courses au supermarché (à elle, qui voudrait « aller en vacances à l’île de Pâques », il rétorque qu’à « Pâques, on va aller en vacances à Lille » : c’est l’amour fou à la maison !), ce qui est pour lui une découverte, à l’instar des bouillons-cube rangés près des soupes en briques !

 

Copés in deux nov 2014 3L’hilarité ambiante franchit un cran supplémentaire lorsque Valentin – en prêtre, versus mître de Saint-Nicolas – procède à la célébration de mariage de Raymond et Jean-François, qui « tournent le dos aux préjugés douteux », où il cite Pierre Desproges (« divergent, c’est énorme ! »), avant d’affirmer que « pour que l’égalité des sexes soit parfaite, le diocèse prendra des mesures ! » (sic).

 

Mais la salle explose littéralement lorsque Jacques et Francis, venus pour leur cours de fitness avec Ursula, sont rejoints par un nouveau, très chétif, Christian et découvrent en fait un nouveau moniteur, en tenue militaire, qui va les initier au body strech ! Dans la douleur… et la bonne humeur !

 

Copes-in-deux-nov-2014_9.jpg Copes-in-deux-nov-2014_10.jpg

 

C’est debout que la salle applaudit la performance de l’après-midi sur la dernière chanson car « avec les copés in deux, t’es sûr de rigoler et ce s’ra bon pour t’santé ! ».

 

Comme disait en son temps la mère Denis : « C'est ben vrai, ça ! ».


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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 11:03

Mur-vegetal-ERDF-3.jpgQuoi de plus naturel a priori que dans un quartier au nom aussi champêtre – le Laboureur – on trouve un mur végétal ? Certes, mais l’affaire n’a pas été si simple…

 

De quoi s’agit-il ? D’un écran de verdure (des plantes vivaces plantées dans de petites niches de terre contenues dans une grande toile) qui habille depuis quelques mois les hauts et longs murs de béton (4 mètres de haut, 30 de long) protégeant le poste-source d’ERDF rue du Vélodrome. Ce matin, nous inaugurons ce mur végétal et, comme je le dis dans mon propos, nous sommes au carrefour de deux préoccupations : la politique de la ville d’une part ; la transition énergétique d’autre part.

 

Mur-vegetal-ERDF-1.jpg Mur-vegetal-ERDF-4.jpg

 

Lorsque je suis devenu maire, en 2000, j’ai lancé une réflexion sur ce que devait être la ville de demain, notamment les façons de mieux vivre ensemble, qu’il s’agisse de logement, d’infrastructures routières ou de services publics. Parallèlement s’est engagée à Wattrelos une action municipale majeure d’embellissement et de lutte contre les dégradations visuelles. Or, dans ce domaine, nous ne pouvons pas tout maîtriser : les bâtiments, les espaces privés, nous ne pouvons que discuter, inciter, tenter de convaincre, mais pas faire à la place des propriétaires.

 

Mur-vegetal-ERDF-2.jpgAinsi, avec ERDF par exemple : nous avons eu une réunion il y a une dizaine d’années à propos de ces murs en béton du poste-source trop souvent dégradés et salis, ce que je trouvais inadmissible. Et c’est à ce moment que j'ai fait observer que les fresques murales qui existaient ailleurs dans la ville n’étaient pas taguées.

 

Car quand on fait du beau, le respect s’impose.

 

L’intention de départ – à ma demande – était donc de partir vers ce type d’embellissement ; mais entretemps, la préoccupation environnementale a gagné du terrain, des murs végétaux sont apparus sur les balcons et  l’idée a germé – c’est le cas de l’écrire – de proposer le même type d’embellissement sur les murs de ce bâtiment (que je connais quasiment brique par brique car mon parrain habitait en face quand j’étais gamin !).

 

C’est bien la preuve que la politique de la ville, ce ne sont pas que des dossiers, des procédures complexes, des projets ; ce sont aussi des réalisations concrètes.

 

Compteur-vegetal-ERDF_22.jpgC’est un élément du quotidien qui est aussi un symbole : celui de la nouvelle relation entreprises-quartiers voulue précisément dans la logique de la transition écologique. Auparavant, et nos quartiers wattrelosiens se sont développés sur ce modèle, l’économie primait : autour de l’usine poussaient logements, associations, amicales laïques, cercles paroissiaux. Au XXIe siècle, l’économie sera plus intimement liée au respect de l’environnement et aux nouvelles approches en matières d’habitat et de matériaux notamment : la ville de demain se construira en traitant en parallèle les questions d’économie, d’habitat et d’environnement !

 

Ce poste-source, qui transforme notamment la très haute en moyenne tension, dessert plus de 30 000 abonnés à Wattrelos, mais aussi à Roubaix, Leers et Lys. Végétalisé, il est quand même plus beau ! Cela embellit incontestablement le cadre de vie. Et puis, pourquoi bouder notre fierté : ce mur végétal ERDF, c’est une première régionale !


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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 15:10

LFR-2014-ok.JPGCe midi, à la sortie du conseil des ministres où ils venaient de présenter le texte, Michel Sapin et Christian Eckert, ministre des finances et secrétaire d’Etat au budget, ont été reçus à la commission des finances que je présidais ce jour.

 

Comme c’est habituel en cette fin d’année, cette loi de finances rectificative réalise des ajustements classiques de fin de gestion, à la fois sur des virements et corrections de crédits nécessaires, et sur quelques dispositions fiscales.

 

Bien sûr, ce PLFR est surtout l’occasion de faire le point sur les prévisions macroéconomiques. L’analyse du Gouvernement n’a pas changé depuis septembre ; elle est même confortée : 0,4 % de croissance en 2014 (hypothèse validée par le Haut conseil des finances publiques) et une inflation à un taux très faible. La maîtrise des dépenses publiques est confirmée (+ 1,4 %) et le plafond des dépenses est respecté. La charge de la dette, heureusement, est ramenée à 43,3 Mds € grâce aux bas taux d’intérêt (cela diminue même de 400 M€ la charge de la dette prévue pour 2015 !).

 

Très technique, le texte comporte des dispositions de mises en conformité avec le droit européen de régimes fiscaux, des garanties d’emprunt, ou des révisions tarifaires de taxes liées aux aéroports ou au trafic aérien. Sur le fond, ce projet de loi intègre des mesures qui concernent :

  • le pouvoir d’achat, avec la première étape d’une réforme globale des aides aux travailleurs modestes (remplacement de la prime pour l’emploi) ;
  • le logement, avec pour renforcer l’offre de logements en zones tendues, la taxation majorée des résidences secondaires ;
  • la mutation des zones franches ;
  • la lutte contre la fraude fiscale, notamment sur la TVA (marchés des véhicules d’occasion ; sites éphémères ; ventes sur internet) ;
  • la fin de la déductibilité de certaines contributions (banques).

Le passage en commission est prévu le 26 novembre, puis dans l’hémicycle la première semaine de décembre.


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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 14:22

C.-Adam-1.jpgCe matin, je suis bien triste dans ma voiture qui m’amène prendre mon tgv : Christian Adam nous a quittés ce lundi 10 novembre.

 

Chanteur romantique des années 70, Christian était un artiste à la voix très caractérisée, assez veloutée dont la douceur des liaisons phoniques illustrait parfaitement les textes et mélodies de ses chansons à succès. Toujours, il chantait l’amour, la tendresse, la douceur de vivre à deux, la promesse des lendemains heureux…

 

La Belgique le connaissait Chris Eden à la fin des années 60, la France le découvre Christian Adam dans les 70's, notamment en 1973-74 où, à la radio, sur les plateaux télé, on n’entend et on ne voit que lui. Moi qui suis peu sorti en boîte dans mon adolescence (travail scolaire et fermeté de l’éducation parentale obligent), je me souviens de quelques dimanches après-midi au Dancing du Parc où les slows (superbes) de Christian Adam étaient incontournables : dès les premières notes, les couples de danseurs se formaient au milieu de la piste. Aujourd’hui encore, dans nos clubs, dans les banquets (hier encore à celui du 11 novembre !), ses mélodies sont reprises en c(h)oeur !

 

En 1973, ce fut Si tu savais combien je t’aime (« comme c’est bien d’être amoureux car la vie n’est plus la même quand on peut la vivre à deux ! »). S’il y eut aussi Je n’ai jamais rencontré (« de fille aussi jolie que toi ! »), toujours en 1973, Tu sais si bien dire je t’aime (« toi, mon seul amour, je t’aime ! ») s’impose de longues semaines à la tête des hits de cet été-là.

 

L’année 1974 poursuit l’envolée de l’artiste, avec sa proclamation : Aimer, je veux t’aimer (« comme on n’aime qu’une fois, et ne vivre que pour toi ! »), avant qu’il ne précise en 1975 : Viens chez moi et qu’en 1978, il ne revienne à nouveau sur le devant des classements, avec Baby, oh I love you.


Depuis, Christian n’avait pas cessé de tourner, en France et en Europe. Il aimait chanter, sourire, toujours proche de ce public qu’il aimait tant. Un grave accident de la circulation l’avait éloigné de très longs mois et l’avait fait beaucoup souffrir. Mais il s’était battu et, au prix d’efforts surhumains, il était parvenu à revenir, dans son métier et sur scène. Par l’espièglerie de mon ancien adjoint aux fêtes, qui savait combien je l’appréciais (et tant de Wattrelosiens aussi !), il avait chanté au banquet du Nouvel Age en décembre 2009 et était à mes côtés au carnaval 2010 (ph. ci-dessous).

 

adam4-copie-1.jpg adam2.jpg C.-Adam_2.JPG

 

C’était un chanteur talentueux, un vrai artiste, en même temps qu’un homme simple, gentil, proche de son public et qui aimait les gens. Dans le show-biz, ce qu’il aimait, ce n’était pas le strass et les paillettes mais les gens qu’il rencontrait. Son bonheur, c’était de voir combien, 30, 40 ans après, le public chantait encore avec lui ses inusables chansons. Il aimait la vie, il aimait donner du bonheur, il aimait faire rêver, il aimait chanter l’amour, il en était un mélodieux conteur…

 

Oui, j’étais fan et je le reste. Dans ma voiture, il y a toujours un CD de Christian ; nous étions amis. Je suis très peiné aujourd’hui. Chante longtemps encore, Christian, au paradis des chanteurs, tu nous as donné ici tant de moments heureux…


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