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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 07:37
Deux questions parues au J.O.

Ce matin, le Journal Officiel publie les questions écrites que j’ai posées au ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique sur :

  • le projet d'ordonnance relative aux marchés publics, lequel suscite interrogations et inquiétudes des organisations professionnelles représentant les architectes et l'ensemble de la maîtrise d'œuvre. Pour lire ma question, cliquez ici.
  • la possibilité d'autoriser les associations habilitées pour distribuer du microcrédit à financer des entreprises de plus de cinq ans d'existence. Pour lire ma question, cliquez ici.

 

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 08:08

Réveillé dès potron-minet pour mettre la dernière main à mon discours, vérifier une dernière fois telle ou telle anecdote, je vis toujours intensément cette réception des jubilaires à l’Hôtel de ville, le lundi de Pâques. Dites : avec le Conseil municipal, je reçois 1 965 années d’amour cumulées que se sont donné le couple qui fête ses noces de saphir (65 ans), les 11 couples aux noces de diamant (60 ans) et les 27 couples aux noces d’or (50 ans) !

Jubilaires : le secret, c'est d'aimer et d'être aimé !Jubilaires : le secret, c'est d'aimer et d'être aimé !

Partis en cortège automobile de la place de la République jusqu’à la mairie, ils sont accueillis par l’Union musicale, on leur ouvre la portière de la voiture, je remets à la jeune mariée un bouquet sur le perron en compagnie de mon adjointe au nouvel âge, Dany Cuchère, puis c'est la photo souvenir avec le couple jubilaire qui monte ensuite les marches de l'Hôtel de ville après avoir été salué par tous mes adjoints ceints de leur écharpe, puis s’installe dans la salle des mariages.

 

 

Jubilaires : le secret, c'est d'aimer et d'être aimé !Jubilaires : le secret, c'est d'aimer et d'être aimé !
Jubilaires : le secret, c'est d'aimer et d'être aimé !Jubilaires : le secret, c'est d'aimer et d'être aimé !
Jubilaires : le secret, c'est d'aimer et d'être aimé !

Après que deux chansons (Les vieux mariés, et L’hymne à l’amour) ont, avec émotion, été interprétées pour tous les couples, je souligne d'emblée dans mon intervention qu’ « il n’est de richesse que d’amour, et que vivre sans aimer ou sans être aimé, n’a que bien peu de sens ».

Jubilaires : le secret, c'est d'aimer et d'être aimé !

Quand ces couples se sont connus, ils avaient peu mais ils ont « construit beaucoup : un amour ». Je suis fier de les accueillir ce matin, et leur dit notre respect et notre affection. Ensemble, comme je le fais chaque année, nous revisitons chacune des années de mariage, à la fois via l’actualité mondiale, française et wattrelosienne, et surtout les chansons et musiques de l’année, celles qu’ils ont chantées et sur lesquelles ils ont dansé…

 

En 1950, année de mariage de Line Renaud et de son Loulou, Yvette et Robert, ont sans doute fredonné la « maladie d’amour, maladie de la jeunesse » d’Henri Salvador, chanson qui rappelle que « quand l'amour devient fort, c’est plus beau que la vie », ou L’hymne à l’amour d’Edith Piaf qui pleure Marcel Cerdan.

 

En 1955, la tension Est-Ouest est vive avec la signature du Pacte de Varsovie mais le rock commence à se déchaîner, ce qui n’empêche pas nos couples de chanter avec Charles Aznavour « sur ma vie, je t’ai juré un jour de t’aimer jusqu’au dernier jour de mes jours », ou de penser, avec Luis Mariano, que « faire un jour, un mariage d’amour… oh la la, c’est magnifique ! ».

 

Enfin en 1965, si ZorroBelphégor, les Saintes-Chéries, ou Le mot le plus long font leur apparition à la télévision, Le gendarme à New-York et Mary Poppins au cinéma, AlineCapri c’est finiLe ciel, le soleil et la mer, ces slows de 1965 auront été « de bien beaux nids pour faire éclore l’amour » de nos jubilaires du jour. Et si Jean Ferrat s’interroge (« Que serais-je sans toi qu’un cœur au bois dormant ? »), Guy Mardel veux « semer le doute, pour récolter l’amour », Enrico Macias proclame « mon cœur d’attache, c’est toi ; ma vie et ma passion, c’est toujours toi ». A chaque couple, en leur remémorant synthétiquement son acte de mariage (que j’agrémente cette année de références aux films qui passaient ce jour-là, à Roubaix et à Wattrelos, au cinéma), j'offre une copie, une médaille-souvenir de deux mains qui se nouent et une bouteille à consommer avec modération.

 

Juste avant de conclure avec deux citations : la première est de Raoul Follereau, « La seule vérité, c’est de s’aimer » ; la seconde de La Tasse : « Perdu est tout le temps que l’on passe sans aimer ». Très bon anniversaire de mariage, chers jubilaires, soyez encore heureux longtemps ensemble !

Jubilaires : le secret, c'est d'aimer et d'être aimé !

Merci de ce beau lundi que vous m’avez donné, que vous avez donné à toutes et tous.

 

Pour lire mon discours, cliquer ici.

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 10:18
Le GADE au Travail !

Comme convenu, en ma présence, le GADE (groupe d'action des demandeurs d’emploi), conduit par Paul Destailleur, a été reçu au ministère du Travail. Si, pour des raisons de commodités, la réunion a eu lieu à l’Assemblée nationale, une délégation (Paul, Joao, Laharbi, Bouzid et Pierre) a pu s’entretenir avec deux conseillers du cabinet du ministre. Les demandeurs d’emploi roubaisiens ont évoqué l’ATS (ex-AER), les revalorisations des allocations, la révision des conditions d’attribution de l’ASS, les jeunes, l’harmonisation des droits ASS/RSA…

Le GADE au Travail !

Ayant reçu la délégation à ma demande et à celle de François Rebsamen, ministre du travail, les conseillers font d’abord le tour des situations individuelles des présents.

 

  • Au sujet de Pôle Emploi, ils rappellent les 4 000 recrutements de conseillers depuis 2012 (ce qui change par rapport à la période précédente), et les accompagnements renforcés là où c’est nécessaire. Pôle Emploi doit aussi mettre en place des personnels spécifiques pour les entreprises, rechercher des offres et analyser les besoins. Les conseillers soulignent que, depuis le compte personnel de formation, 200 M€ ont été mis pour que les formations soient accessibles aux demandeurs d’emploi : chaque CPF de demandeurs d’emploi a été abondé de 50 k € de formation ! Se félicitant du CPF, Paul Destailleur demande toutefois la modification de la liste des formations agréées dans les Directe.

 

  • Au sujet de l’ATS, « le 6 novembre, le Président de la République a annoncé la remise en place d’une allocation. Le dossier est complexe, le Ministère a fait des propositions et plusieurs schémas sont en cours de réflexion. Le Ministère est mobilisé mais ne peut donner de date ». La question en débat est de savoir si on donne l’allocation à un grand nombre de personnes ou si on la concentre sur les personnes les plus en difficulté : l’enveloppe est de 800 M€. Paul Destailleur insiste sur la nécessité de faire accélérer ce dossier.

 

  • Sur les minima sociaux, les conseillers rappellent que le plan de pauvreté du Premier Ministre a ouvert deux chantiers.
    • D’abord, la fusion ASS et RSA socle : le travail va aboutir d’ici la fin de l’année, ce qui va permettre d’harmoniser les conditions d’attribution et les droits (ex-validation des trimestres pour la retraite). L’harmonisation des droits RSA / ASS est donc en cours pour que le nouveau dispositif ne génère pas de perdants !
    • Le second chantier, c’est la création de la prime d’activité, qui remplace la PPE et le RSA activité (auquel à peine 32 % des éligibles recouraient). A partir du 1er janvier 2016, la prime d’activité sera ouverte à tous les actifs (avec un avantage : l’ouverture aux jeunes, donc !). Ainsi, celui qui est à l’ASS, en allant à la CAF, percevra chaque mois une prime (de l’ordre de 130 euros si travaille au SMIC). L’objectif est de ne pas faire de perdants parmi les bénéficiaires du RSA activité : un Smicard a aujourd’hui 65 € de RSA activité ; il aura demain 130 €. Au-delà, s'agissant des minima sociaux, l’engagement du Gouvernement est très fort : + 10 % pour le RSA, en plus de l’inflation, sur le quinquennat. Cela peut paraître faible mais c’est un effort. Car l’accent est mis sur l’activité !

 

  • Sur l’indemnisation des demandeurs d’emploi, les conseillers ont rappelé la mise en place des droits rechargeables et l’effort fait sur les contrats aidés. D’ailleurs, pour les plus âgés, le ministre vient d’annoncer les contrats de professionnalisation nouvelle carrière (senior), avec un volet formation court pour se mettre à niveau et une activité en entreprise : ce contrat aidé sera mis en place avant fin avril.

 

Telles furent, en une heure, les grands sujets évoqués. Ils le furent dans un bon climat d’écoute et de volonté de travail en commun. Les prochaines semaines sauront, je pense, le confirmer.

 

Le GADE au Travail !
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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 08:18
Rencontre avec Jean-Claude Trichet

Je déjeune ce midi avec Jean-Claude Trichet, ancien président de la Banque centrale européenne, ancien gouverneur de la Banque de France, lequel procède à un tour d’horizon de la situation économique.

 

« Nous sommes dans la pire crise des pays avancés depuis la Seconde guerre mondiale, estime-t-il. On aurait pu avoir une grande dépression si des décisions rapides n’avaient pas été prises : ce qui a éclaté en 2007 avec les subprimes et en 2008 avec Lehman Brother aurait pu être une dépression du type 1929-1930.

 

Alors les banques centrales ont investi des hors-bilans considérables (liquidités sans plafond aux banques commerciales en août 2007 ; achats de valeurs du Trésor avec les programmes SMP pour cinq pays, puis OMT).

 

Aujourd’hui, des politiques monétaires encore très accommodantes, des situations financières du Japon et des Etats-Unis fragiles, et avoir des taux zéro sont des choses anormales ! Si le travail d’assainissement n’est pas fait, nous allons au-devant d’une nouvelle crise.

 

  • A propos de l’Europe : si l’épicentre des crises de 2007 et 2008 se situe aux Etats-Unis, le troisième épisode, la crise des risques souverains, y trouve son origine. Elle a visé les signatures les plus vulnérables (Grèce, Irlande, Portugal, Espagne) soit le tiers de la zone euro ! Ce n’est pas le moindre des paradoxes qu’au sein de celle-ci, on trouve les pays les plus crédibles mais aussi les moins bons ! Six raisons à la crise en Europe :
    • le pacte de stabilité et de croissance n’a pas été respecté (avec une monnaie unique, il faut un respect attentif du cadre budgétaire !) ; son application a été refusée en 2004 et 2005 en France et en Allemagne : c’était une énorme erreur !
    • pas de suivi attentif des évolutions relatives de compétitivité ;
    • pas d’outil financier pour combattre la crise (il a fallu les inventer !) ;
    • absence d’union bancaire (où il est apparu que la corrélation entre la qualité des banques et celle des Etats devenait très forte ! Avec la crise, la garantie de l’Etat devenait essentielle, avec un fonctionnement en cercles vertueux, et en cercles vicieux – les pays non crédibles entraînant alors leurs institutions financières) ;
    • le non-achèvement du marché unique ;
    • l’absence de mise en œuvre sérieuse des réformes structurelles du programme de Lisbonne : un marché intérieur à monnaie unique doit fonctionner avec souplesse et non de manière rigide (sinon, les problèmes apparaissent).

 

  • A propos de la France : elle n’a pas été dans le petit nombre de pays en situation difficile, n’a pas eu d’ajustement obligé à faire, a été dans le groupe des pays respectés et est proche des meilleurs pays en Europe. En dépit d’un chômage de masse, la France est créditée d’un Etat solide qui a fait des promesses et doit les tenir. Les problèmes français comportent trois dimensions :
    • économique : notre économie se perd en dépenses publiques, supérieures de dix points à l’Allemagne (frais généraux) ; il faut donc une diminution de la dépense publique. C’est l’anomalie française principale ;
    • structurelle : la rigidité générale de nos structures économiques (marché du travail, des services, des biens, des professions protégées…) ;
    • et nous avons des coûts unitaires de production qui ont augmenté beaucoup plus qu’en Allemagne. Quand on a été lancé l’euro, nous étions meilleurs que les Allemands ; 16 ans plus tard, l’Allemagne présente un excédent de 7,5 % de balance des paiements, alors que nous sommes  à - 2  %. L’Allemagne a enrayé le chômage de masse et sa cohésion sociale est plus convenable que la nôtre. Nos coûts unitaires de production ont augmenté de 16 à 18 % de plus qu’en Allemagne, donc les revenus aussi, soit à peu près 1 % par an. Il est donc fondamental que nous lancions une modération générale des coûts, sinon nous connaîtrons durablement le cancer du chômage de masse, ce qui est bien sûr inacceptable. Pour davantage de compétitivité, il faut moins de dépenses publiques, moins de déficits, plus de souplesse : les Allemands ont mis 8 à 9 ans pour y arriver. En France, la culture dominante n’est pas celle de l’exportation. La France doit regagner un point de compétitivité par an par rapport à l’Allemagne : il ne faut pas modérer les coûts en Allemagne ; en France, en revanche, ce serait un contresens ».

 

Parmi les autres questions, ont été abordées l’inflation et la Grèce, bien sûr.

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 07:39

Ce matin, le Journal Officiel publie les questions écrites que j’ai posées au ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique sur :

 

  • l'augmentation du plafond des prêts autorisés pour les associations habilitées à octroyer du microcrédit professionnel, afin de développer celui-ci. Pour lire ma question, cliquez ici.

 

  • le souhaitable développement des sources de garantie du microcrédit. Comme le préconise l'Association pour le droit à l'Initiative économique (ADIE), il pourrait être pertinent d'augmenter la dotation consacrée au Fonds de cohésion sociale (24 millions d'euros en 2014), afin que le développement du microcrédit ne soit pas limité par un plafonnement de la garantie de son encours ou de sa production. Pour lire ma question, cliquez ici.

 

  • le même thème, comme le préconise également l'Association pour le droit à l'initiative économique (ADIE), il pourrait être pertinent d'élargir au microcrédit la liste éligible des emplois des ressources des livrets d'épargne réglementés non centralisés comme le propose le rapport sur la réforme de l'épargne réglementée remis par Pierre Duquesne au Gouvernement en 2012. Pour lire ma question, cliquez ici.
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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 23:37
Encore une bonne nouvelle pour Wattrelos !

En effet, cet après-midi, je représente la Ville à la commission départementale d'aménagement commercial à la préfecture pour défendre le projet de reconstruction, à la place de Match au centre commercial des Couteaux, d'un hypermarché Lidl. Et la décision prise me réjouit : adopté à l'unanimité !

 

C'est une excellente nouvelle pour Wattrelos et surtout pour ce centre commercial des Couteaux, véritablement moribond depuis la fermeture brutale de Match, pour lequel il était impératif à la fois de retrouver une nouvelle locomotive commerciale et de lui redonner un environnement plus attractif.

 

C'est d'autant plus indispensable que ce centre commercial est aux portes du nouveau pôle d'excellence de l'Union, et à l'immédiate périphérie du quartier des Villas retenu par l'Etat dans son NPRU (nouveau plan de rénovation urbaine, dit ANRU 2).

 

Le projet vise à démolir la friche commerciale Match existante, et à créer donc un nouveau magasin Lidl de 1 283 m² de surface de vente. Le parking actuel sera entièrement refait et comportera 100 places, (dont 2 places pour personnes à mobilité réduite) et un parc à vélos.

 

D'autres projets de réaménagement se dessinent à l'immédiate proximité. Mais il est trop tôt pour en parler encore.

 

Il n'en reste pas moins qu'en sortant de la préfecture, avec un tel vote, et l'approbation officielle qui permet de lancer ce projet, oui, je suis satisfait ! D'autant que c'est à nouveau un engagement électoral du programme municipal de mars dernier qui aboutit aussi.

 

Ouverture du nouveau magasin et du centre commercial rénové : printemps 2016 !

 

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 10:27
Comme Manuel Valls, non au FN, oui au sérieux !

Ce mercredi 18 mars, c'est à Carvin qu'aux côtés de Didier Manier, président du Conseil général du Nord, et de Michel Dagbert, président du Conseil général du Pas-de-Calais, que le Premier Ministre, Manuel Valls, est venu, en chef de la majorité gouvernementale, réaffirmer les enjeux de la campagne départementale.

 

Dans le contexte de gravité de la menace terroriste, après avoir rappelé l'importance du rassemblement face aux défis, le Premier Ministre a souligné « le choix important et décisif pour les Français de désigner leurs conseillers départementaux », car les politiques des conseils départementaux, c'est la solidarité.

 

Il a dénoncé ensuite les tromperies du FN, qui « ment aux Français » (sur l'Europe, les barrières douanières, sur l'euro).

 

Il a ensuite mis en perspective l'action gouvernementale depuis 2012, sa détermination à réformer pour une France plus juste, plus forte et a souligné les premiers résultats.

 

Puis Manuel Valls, combatif et volontaire, a exhorté à la mobilisation pour ces élections départementales : « Il n'y a de batailles perdues que celles qu'on ne mène pas ! ».

 

Il a raison ! Jusqu'au bout, il faut chercher à convaincre car l'abstention, c'est la résignation, et ne pas voter socialiste, pour les candidats de la majorité départementale, c'est prendre le risque de l'élimination de la Gauche à l'issue du premier tour, voire de faire gagner le FN ! Et cela, nous, les républicains, ne pouvons l'admettre !

 

Nous, nous avons un visage, nous sommes des élus connus, nous avons de l'expérience, nous saurons remplir la fonction de conseiller départemental. Car il ne suffit pas d'être élu sur un slogan (ce n'est pas Marine Le Pen qui va être le conseiller départemental de tous les cantons… Surtout qu'elle n'est même pas candidate dans le Nord !) mais il y a un travail d'élu à faire ensuite, du quotidien de nos concitoyens à gérer, avec sérieux et responsabilité.

 

Nous, nous sommes prêts !

 

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 13:50
Mon rapport sur le Grand Lyon

C'est sans doute à mon travail antérieur à la présidence de la commission d'évaluation des transferts de charges à la Communauté urbaine de Lille que je dois d'avoir été désigné par la Commission des finances pour être rapporteur du projet de loi portant sur la ratification de l'ordonnance du 6 novembre 2014 relative à certaines dispositions législatives applicables à la Métropole de Lyon.

 

Le résultat, c'est que ce matin, j'ai à présenter en commission des finances mon rapport sur ce projet de loi. De quoi s'agit-il ?

 

La loi de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles (MAPTAM) du 27 janvier 2014 a créé, par son article 26, une nouvelle collectivité née de la fusion de la Communauté urbaine de Lyon et de la portion du Département du Rhône sur le territoire communautaire : la Métropole de Lyon, dite Grand Lyon, existe ainsi depuis le 1er janvier 2015.

 

Ainsi, par le nouvel article 3662-1 du CGCT, issu lui aussi de la loi MAPTAM, le Grand Lyon dispose de ressources propres : les ressources propres des communautés urbaines (CFE, CVAE, IFER) ; certaines ressources des Départements (part départementale de la TFPB, de la CVAE et des IFER, taxe de séjour, taxe départementale sur la consommation finale d'électricité, redevances d'occupation du domaine public) ; des taxes et redevances transférées (telle que la taxe sur la publicité extérieure).

 

Entité sui generis, la Métropole de Lyon n'est ni une communauté urbaine ni un Département ; elle doit donc être régie par des dispositions spécifiques. Tel est l'objet de ce projet de loi qui, à travers ses différents articles, détermine le cadre financier de la création du Grand Lyon, à savoir :

- les 22 premiers articles traitent de la fiscalité locale (titre I) ;

- les articles 23 à 34, des concours financiers de l'Etat (titre II) ;

- le titre III (art.35 et 36), du fonds départemental de péréquation ;

- le titre IV (art.37), des règles budgétaires et comptables ;

- le titre V (art.38 à 44), de dispositions diverses (approbation des budgets primitifs et comptes  administratifs).

 

Dans cette création, les transferts des compétences et ressources ne seront pas complétement neutres, ce qui suppose la création d'une dotation de compensation métropolitaine destinée à régler le solde entre les deux entités pour compenser les transferts et veiller à ce que les budgets restent équilibrés. Déterminée par des analyses contradictoires, elle est fixée à 75,013 M€, versée par la Métropole de Lyon au Département du Rhône. Mon rapport a été adopté à l'unanimité et le projet de loi conforme avec la version du Sénat.

 

Pour lire mon intervention en commission, cliquez ici.

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 09:01

Ce matin, le Journal Officiel publie les réponses aux questions que j’avais posées :

 

  • à la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur la préoccupation de médecins du travail sur la problématique des comités médicaux et commissions de réforme, relatifs à la prise en compte des difficultés de santé des agents de la fonction publique hospitalière. Pour relire l’intégralité de ma question et prendre connaissance de la réponse, cliquez ici.

 

  • au secrétaire d'État, auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement, sur l'appréciation que peut avoir le Gouvernement quant à une évolution souhaitable du rythme de travail du Parlement qui connaît une évolution préoccupante ces dernières années. Pour relire l’intégralité de ma question et prendre connaissance de la réponse, cliquez ici.

 

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 09:10
"Qu'importe le flocon !"

C'est le titre de la pièce d'Annie Daprey qu'interprète cet après-midi à la MEP la troupe des 3/5 : c'est la première ! Remarquable sens de l'opportunité de jouer une pièce, le jour même où de beaux rayons de soleil annoncent le printemps, et dont le point de départ concerne des automobilistes bloqués sur la route par la neige… à peine quelques jours après que cela se soit produit sur la route des vacances ! Ils sont trop forts ces 3/5 ! Mais le mieux, c'est de les voir et d'en rire…

 

Plantons le décor : Michel (G.), bien calé sur son fauteuil, et Janine (Chantal D.) toute en bigoudis, dans leur petit hameau, sont confrontés à des coupures d'électricité à cause des perturbations neigeuses, tandis qu'à la radio, on annonce que devant les difficultés, des automobilistes quittent leur véhicule pour se réfugier alentour… Que croyez-vous qu'il arrive ?

 

Ding-dong, M. Benoît de Grandpierre (séduisant patron d'une entreprise de 250 personnes) et son épouse Paula (Chantal B. en bourgeoise friquée, égoïste et misanthrope) veulent s'inviter, et si Paula perd son vison, elle gagne de belles chaussettes ridicules, avant de perdre, bien plus tard, ses vêtements, après s'être réfugiée chez le pervers voisin M. Poularde (encore un beau rôle pour Bernard M. !). Déjà compliqué ?

 

 

"Qu'importe le flocon !"

Entre temps, voilà que deux sœurs, dénommées Vanille et Cerise (laquelle est enceinte de 8 mois et demi), sinistrées par la neige, débarquent aussi. Si cela plaît à Janine (qui "adore l'imprévu"), cela commence à faire beaucoup pour Michel, "un peu ours, "perturbé dans ses habitudes", qui estime que "les gosses, ça se dresse dès l'intramuros".

 

 

"Qu'importe le flocon !"
"Qu'importe le flocon !"
"Qu'importe le flocon !"

Mais ce n'est pas tout. Car deux dames, une mère et sa fille, Sylvaine (qui a "bac + 6" !) viennent sonner et l'on comprend vite qu'il y a là embrouille et source d'embrouilles. Car dans cette maison qui n'a plus d'eau, la mère (abusivement) découvre rapidement et déguste la mirabelle secrète (de 30 ans d'âge) de Michel : "On dirait la Sainte Vierge en culotte de velours", même si "elle chauffe la couenne", clame, formidable Marie-Thérése B. (rôle de composition ?) qui nous fait connaître l'ivresse des sommets (du rire !).

 

Tandis que la fille, perturbée par les mensonges de sa mère, se sentant "prise entre deux feux" ("ce qui lui évite d'avoir froid !"), s'absente durablement avec Benoît (et même toute la nuit !) pour déneiger, et si "l'abominable homme déneige", au matin Benoît reconnaît que cela "fait des années qu'il n'avait pas besogné aussi longtemps" : il est vrai qu'il a été rejoint par l'agriculteur voisin (pendant que la femme de celui-ci regardait !) et donc que "quand on est bien équipé, ça aide" !

 

Osé, me diriez-vous ? Avez-vous bien compris ? Et au fait, ce bébé, il en est où ? Je ne vous dirai pas tout…

 

Cette comédie animée, souriante et vivifiante (comme l'air de la montagne enneigée !) est surtout pleine de bon sens. Cette nuit et ce matin-là, dans ce hameau, habitants et visiteurs auront dépassé les difficultés, "comme s'il ne restait plus que l'essentiel". C'est la vérité des gens, celle des âmes et des cœurs, qui est mise à nue : "C'est comme si la blancheur de la neige faisait ressortir la noirceur des gens". Comme le précise la malicieuse Sylvaine, "c'est dans les situations extrêmes qu'on découvre la vraie nature des gens".

 

Une belle leçon de vie et de fraternité, où le coincé PDG Benoît est heureux d'avoir "rencontré des gens souriants, formidables, ouverts"… A dire vrai, "une nuit particulière mais très enrichissante".

 

 

"Qu'importe le flocon !""Qu'importe le flocon !"

Déneigez donc votre emploi du temps et allez à la MEP( prochaines représentations les 14 et 15, 21 et 22, et 28 et 29 mars) : ce n'est pas le ciel qui vous tombera sur la tête, mais… des flocons de rire !

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