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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 09:01
Les lauriers de la paix sont difficiles à tresser !

Pour le 70e anniversaire de la capitulation allemande du 8 mai 1945, des cérémonies commémoratives ont eu lieu à Wattrelos aux cimetières du Crétinier et du centre. Elus et représentants des sociétés patriotiques étaient réunis pour un moment solennel de recueillement et de souvenir.

 

Au Crétinier, après avoir déposé une gerbe au monument aux morts, j’ai fleuri la tombe de Moïse Priez, Combattant de la Libération, décédé en 1970.

 

Au centre, dans mon discours, j’ai rappelé ce que fut à Wattrelos, en mai 1945, l’annonce de la fin de la guerre, l’émotion du retour des déportés. J’ai souligné que « ce qui s’est passé pendant ces années 40-45, c’est la négation même de l’humanité, et la négation même de ce qui distingue l’homme de l’animal ! Ceux qui commirent ces crimes n’étaient que des monstres poussés par des idées monstrueuses » !

Les lauriers de la paix sont difficiles à tresser !

C’est la leçon majeure dont les citoyens d’aujourd’hui et les jeunes générations devraient avoir conscience : « La paix dont nous avons héritée est précieuse » ; elle est même fragile ! Pressions terroristes, tensions sous couvert de religions, nationalismes, populismes se développent et poussent des forces dangereuses « aux portes du pouvoir politique ». Tout cela impose aux démocrates, à ceux qui ont connu la guerre, à ceux qui ne veulent pas que leurs enfants la connaissent, d’être vigilants car « aujourd’hui encore en 2015, les lauriers de la paix semblent toujours difficiles à tresser ! ».

 

Les lauriers de la paix sont difficiles à tresser !

Demain, le 9 mai, c’est la journée de l’Europe. C’est d’abord pour la paix qu’elle a été créée. Sans doute cette Europe est-elle perfectible : « L’Europe a besoin de s’incarner dans autre chose que des bilans économiques, des tonnages de marchandises ou la solidité d’une monnaie ».

 

Mais ceux qui la critiquent, qui rêvent d’en sortir « ne doivent pas oublier les enseignements de l’histoire, et elle est terrible notre histoire ! L’Europe s’est construite comme un projet de paix. La raison d’être, l’âme de l’Europe, c’est cela ! ».

 

Voilà pourquoi il faut défendre l’Europe car, comme l’écrivit Jean Jaurès, « l’affirmation de la paix est le plus grand des combats ». Et sachons aussi nous souvenir, comme nous y invite Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’Etat aux anciens combattants dans son message de ce 8 mais 2015 : « Souvenons-nous de ce que nous devons à cette jeunesse sacrifiée par la guerre et à cette génération de combattants et de résistants qui rendirent à la France sa liberté et sa fierté ».

 

Les lauriers de la paix sont difficiles à tresser !

Pour lire mon discours, cliquer ici.

 

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 13:46
Une question parue au J.O.

Ce matin, le Journal Officiel publie la question que j’ai posée à la secrétaire d'État auprès du ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique, chargée du commerce, de l'artisanat, de la consommation et de l'économie sociale et solidaire sur la pratique abusive de certaines surfaces de ventes s'agissant de la mise à disposition des biens achetés, réglés par chèque.

 

Pour lire l’intégralité de ma question, cliquez ici.

 

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 11:09
Loi renseignement : protéger et respecter

L’Assemblée nationale a adopté, ce mardi 5 mai, la loi relative au renseignement, par 438 voix contre 86 dont 42 abstentions. J’ai évidemment voté ce texte important qui contribue au renforcement de la sécurité des Français tout en préservant les libertés publiques.

 

Avant même juillet 2014 et l’annonce par le Président de la République, François Hollande, d’une loi sur le renseignement, le Gouvernement et la majorité parlementaire avaient défini le cadre d’un tel texte : protéger les Français en dotant notre pays de moyens modernes et efficaces pour faire face aux défis auxquels la France est confrontée. Cette finalité a bien sûr été renforcée par les attentats terroristes tragiques de janvier 2015.

 

La nécessité de renforcer l’action des services de renseignement est une évidence dans une société moderne comme la nôtre, eu égard au développement d’Internet, de la téléphonie mobile. Parallèlement, l’engagement international de la France sur plusieurs théâtres d’opérations extérieures, les menaces répétées dont est l’objet notre pays, exigeait de préciser un cadre légal formel pour les missions de renseignement effectuées par les services spécialisés dans le domaine de la prévention des actes terroristes, de la lutte contre la criminalité organisée ou au niveau de la défense des intérêts économiques, industriels et scientifiques majeurs de la France.

 

D’où l’importance d’encadrer strictement les conditions de mise en œuvre et la sécurisation des activités des services de renseignement.

 

Après le vote à l’unanimité en commission des lois, le texte a été enrichi, complété par la majorité parlementaire au terme d’une consultation de près de 40 associations, syndicats, structures non gouvernementales ou autorités constitutionnelles, ce qui a permis d’aboutir au vote d’un projet de loi équilibré, innovant et respectueux des libertés publiques.

 

> Un nouveau cadre légal précis pour les missions des services de renseignement

 

Les missions des services de renseignement sont soumises à autorisation préalable du Premier Ministre et doivent préciser la nature, les finalités poursuivies, les motifs et la durée des interceptions de sécurité. La traçabilité des techniques employées, la conservation dans le temps des données collectées sont strictement définies par la loi votée en première lecture. Les techniques de surveillance s’appliquent exclusivement à des individus ou groupes dont la menace est avérée.

 

> Des activités contrôlées par une autorité administrative indépendante

 

La loi renseignement institue une commission nationale de contrôle des techniques du renseignement, autorité administrative indépendante composée de magistrats et de parlementaires qui sera saisie de toute opération de technique de renseignement et effectuera un contrôle à priori et à posteriori. Sont concernées notamment les opérations touchant à la vie privée, à la sécurité de correspondances et à l’inviolabilité du domicile. Les conditions d’un exercice effectif des missions de contrôle de la CNCTR sont clairement affirmées dans le texte.

 

> Un contrôle juridictionnel affirmé

 

La loi crée pour chaque citoyen ayant intérêt à agir un droit de recours devant le conseil d’Etat. Le juge administratif pourra annuler l’autorisation, indemniser le requérant, ordonner la destruction des données collectées, notamment grâce à la possibilité de pouvoir accéder aux pièces d’un dossier classé secret défense.

 

Cette loi marque donc une avancée majeure pour l’Etat de droit en instituant un triple contrôle politique, administratif et judiciaire, corollaire indispensable au renforcement de l’action des services de renseignement. Elle est une pierre de plus pour améliorer la sécurité des Français, alors que depuis 2013 les moyens humains de nos services de renseignement ont été augmentés de manière conséquente. Ce fut dans un premier temps, l’annonce du recrutement de 432 personnes sur 5 ans au sein de la DGSI, dans le cadre plan de renforcement et de diversification des compétences (analystes, linguistes, ingénieurs). Puis en janvier 2015, le Premier ministre a décidé de 2 680 créations d’emplois supplémentaires au cours des trois prochaines années consacrés à la lutte contre le terrorisme dans les services régaliens de l’Etat et dans les juridictions, dont 500 pour la DGSI (en plus des 432 cités ci-dessus), 250 pour le ministère de la défense, 80 pour le ministère des finances, dont 70 pour les douanes.

 

Je n’ai aucun état d’âme sur ce texte, a fortiori depuis que le Président de la République a annoncé – fait politique fort ! – qu’il saisira le conseil constitutionnel. Car nous sommes en guerre contre des fanatiques barbares, et on ne doit ni montrer ni avoir aucune faiblesse avec les terroristes !

 

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 11:17
1er Mai à Wattrelos : fraternité sociale et République sociale

C'est une solide tradition à Wattrelos : le 1er mai, c'est d'abord le jour de remise des médailles du travail. Au CSE, avec le Conseil municipal (où il n'y a d'ailleurs aucun représentant de l'opposition, ni Front de Gauche, ni UMP, ni FN ! Curieux respect de nos médaillés…), je reçois ainsi les 142 médaillés de la promotion 2015. Ensemble, ils représentent 4 370 années de travail. Comme la République qui les honore, je rends hommage à ces femmes et ces hommes qui ont « apporté leur pierre à la prospérité » de notre ville, « à son tissu social, à ce maillage humain qui en fait son identité ». Cette médaille, plus que leur travail, c'est leur vie. Bravo à toutes et tous !

 

A Wattrelos, le 1er mai, c'est aussi, historiquement, un temps de fraternité sociale. Dans mon discours, je rappelle toutes les manifestations qui avaient lieu dans notre ville en 1922 ou 1923. Et, quand je vois ce matin le Conseil municipal des enfants vendre des brins de muguet à la porte du CSE au profit d'Horonia, épicerie solidaire, je me dis que dans notre bonne ville, « l'esprit de fraternité sociale » demeure, et que Wattrelos sait rester « Wattrelos la fraternelle, la sociale, la solidaire ».

 

Enfin, le 1er mai est la fête du travail, lui qui « cimente la société » et dont « l'absence, le manque, la déstructurent, avivent le doute, les peurs et alimentent les aventures politiques extrêmes ».

 

L'occasion pour moi de souligner que, dans la situation que connaît la France, combattre le chômage, « c'est une question de vérité économique ». Soyons clairs : « Créer des emplois, ça ne peut pas se faire sur des illusions ». Je dénonce avec force le discours économique « illusionniste, menteur » de l'extrême droite (cela vaut également pour l'extrême gauche !), car « je crois à la sincérité et à la vérité dans la chose publique, et donc en politique », et « la réalité économique est la première des vérités ».

 

Précisément, je le souligne, « créer des emplois, c'est créer les conditions de l'existence durable de ces emplois ». Avec le CICE, le pacte de responsabilité, les bonnes décisions ont été prises ; mais en ce 1er mai 2015, l'urgence économique, c'est le message clair à passer aux chefs d'entreprise : « Investissez et embauchez ! ». Les conditions sont favorables et la clé de la reprise est là : il n'y aura pas d’amélioration de la croissance, de l'emploi en 2016, sans reprise de l'investissement dès maintenant ; d'où les récentes annonces gouvernementales sur l'accélération de l'amortissement des investissements. « Il faut un signal positif, il faut, il est urgent que l'investissement reprenne ! ».

 

A côté de cette urgence économique conjoncturelle, véritable premier message, il y a un second message en ce 1er mai 2015 : l'impérieuse nécessité de préserver, de protéger « notre modèle social qui protège notre économie, les plus faibles, et notre cohésion sociale. Ce faisant, il protège la République ! ».

 

Face à la crise, notre modèle social a largement préservé la France de bien des chocs, il a été « bouclier, amortisseur », et s'il peut être modernisé, sachons dire notre attachement à ce qui est « notre acquis de civilisation, notre bien commun ». Une part de cette « République sociale » que Jean Jaurès appelait de ses vœux…

 

Pour lire mon discours, cliquer ici.

 

1er Mai à Wattrelos : fraternité sociale et République sociale
1er Mai à Wattrelos : fraternité sociale et République sociale
1er Mai à Wattrelos : fraternité sociale et République sociale
1er Mai à Wattrelos : fraternité sociale et République sociale
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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 13:55
Une question et une réponse parues au J.O.

Ce matin, le Journal Officiel publie la question que j’ai posée à la garde des sceaux, ministre de la justice sur les considérables, et donc inadmissibles, retards de paiement qu'ont à supporter des entreprises qui fournissent des prestations ou interviennent pour le compte du Ministère de la justice.

 

Pour lire l’intégralité de ma question, cliquez ici.

 

Le J.O. publie également la réponse à la question que j'avais posée au ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social sur les difficultés financières, du fait de l'État, de trop nombreuses structures portant des actions d'ateliers et chantiers d'insertion.

 

Pour relire l'intégralité de ma question et prendre connaissance de la réponse, cliquez ici.

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 14:06
Une réponse parue au J.O.

Ce matin, le Journal Officiel publie la réponse à la question que j’avais posée au ministre de l'économie et des finances sur la question concernant une disposition incohérente de l'ordonnance n° 2006-346 du 23 mars 2006 relative aux sûretés, laquelle fixe le cadre juridique permettant la mise en place du prêt viager hypothécaire (Journal officiel du 8 décembre 2006).

 

Pour relire l’intégralité de ma question et prendre connaissance de la réponse, cliquez ici.

 

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 13:56
Condorcet au Parlement des Enfants
C'est en effet la classe de CM2 de M. Dacosse, de l'école Condorcet de Wattrelos, qui, cette année, participe au 20e Parlement des Enfants. Les enfants visiteront l'Assemblée nationale en ma compagnie le 8 juin prochain, mais ce jeudi matin, je suis dans leur classe pour répondre à leurs questions, sachant qu'en mars, les élèves ont dû élaborer une proposition de loi sur le thème (unique, pour toutes les écoles participantes) des droits de l'enfant.
 
La classe a choisi de rédiger une proposition visant "à améliorer l'accueil des enfants en situation de handicap à l'école", avec une idée centrale : que chaque élève se sente concerné par un camarade de classe "différent" et qu'un "tutorat" par les autres élèves s'organise (sous la responsabilité bien sûr de l'enseignant). Une prise de conscience collective et de relations intra-groupe qui mérite intérêt (pour lire la proposition, cliquer ici).
Condorcet au Parlement des Enfants

En ce qui me concerne, ce matin, bien sûr, je commence par une courte présentation de l'Assemblée nationale, du nombre de députés, de ma circonscription, et c'est d'abord moi qui leur pose des questions : le nom du Président de l'Assemblée (reconnaissons que le nom de Claude Bartolone n'est pas venu spontanément), l'hémicycle, les places du président, des ministres et des députés, la Gauche, la Droite, les partis…

 

Un débat s'engage, un enfant vient au tableau noir (ah, quel plaisir pour moi de retrouver la craie !) : on évoque la démocratie, la majorité, la minorité, à partir du choix d'un exemple en classe, et je les fais voter : il y a une majorité claire, et je peux leur expliquer le fait majoritaire, l'intérêt d'avoir des règles collectives, donc des lois, pour vivre ensemble, et l'importance de se respecter les uns les autres. On parle évidemment du rôle d'un député : voter la loi, contrôler le Gouvernement, représenter la population. Je leur explique les votes, à main levée ou électronique.

Condorcet au Parlement des Enfants

Leurs questions sont aussi personnelles : mon parti, mon engagement (en 1974) pour soutenir François Mitterrand et la Gauche, l'idéal de justice, d'égalité, de solidarité, l'envie du jeune garçon que j'étais d'être acteur, pour contribuer à changer la vie, mon parcours personnel, mes études, les langues que je connais.

 

Mais aussi mon emploi du temps, les séances à l'Assemblée, ma vie : partir tôt et rentrer tard, les dossiers à la maison, les week-ends chargés et les vacances raccourcies. On me demande si je connais le Président aussi, et inévitablement les questions portent sur le maire et s'adressent au maire : le carnaval, les TAP, l'école le samedi, les dates des vacances car les enfants semblent prêter beaucoup de pouvoirs au maire - qui, en zone urbaine, a d'évidence plus d'importance à leurs yeux, c'est classique, que le député - et il faut que je leur précise que non, ce n'est pas moi qui fixe les dates des vacances !

Condorcet au Parlement des Enfants

Si la question de savoir si je veux encore être maire ou député n'est pas la plus facile, curieusement, trois de leurs questions (originales, car on ne me les a jamais posées depuis que je vais ainsi à la rencontre des écoliers ou collégiens) nous permettent de conclure en élargissant les sujets :

 

- A quoi ça sert d'avoir un maire et un Président de la République ? Le maire est le "président" du Conseil municipal de la ville (au Portugal, justement, on l'appelle Présidente) et le Président préside... la France !

 

- Qu'est-ce que le socialisme ? Puisqu'ils ont travaillé sur Jaurès il y a quelques mois, la réponse s'impose - en l'empruntant à l'œuvre et à l'action de Jean Jaurès : le socialisme, c'est la paix, l'internationalisme (humain et social) et la jeunesse (et donc l'éducation) ;

 

- Comment faites-vous pour gérer les manifestations ? Cela me permet de conclure sur ce qu'est l'intérêt général, expliquer avec quelques exemples concrets ce que sont les intérêts individuels, et surtout faire comprendre que l'intérêt général peut être différent de la satisfaction des intérêts individuels, ce qui justifie le rôle et la mission parfois délicate, souvent difficile, du décideur politique.

 

Une rencontre passionnante, comme chaque année, comme je les aime, pour un exercice d'éducation citoyenne. Rendez-vous maintenant en juin à Paris à l'Assemblée.

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 15:55
Trajectoire de redressement des comptes : les efforts paient !

Je l’évoquais hier soir à Bercy avec les ministres, et ce mercredi, après le conseil des ministres, Michel Sapin, ministre des finances, et Christian Eckert, secrétaire d’Etat au budget, sont auditionnés par notre commission des finances pour présenter le programme de stabilité 2015-2018 : ce document, que tous les membres de l’Union Européenne doivent préparer et transmettre à la commission, présente la stratégie et la trajectoire à moyen terme des finances publiques.

 

Et de ce point de vue, même si le scénario macroéconomique se veut prudent et réaliste (validé comme tel par le Haut conseil des finances publiques), il met en avant clairement que les efforts de redressement des comptes et de soutien de la croissance commencent à payer.

 

La croissance est validée à 1 % en 2014 (sans doute même un peu plus), puis 1,5 % en 2016 et 2017, rythme à partir duquel la création d’emplois nette reprend. La baisse des déficits est meilleure que prévue. La part du PIB des dépenses publiques et des impôts diminue progressivement (de 55,4 % en 2015 à 54,1 % en 2017).

 

Le programme de stabilité poursuit donc le redressement des finances publiques pour préserver notre souveraineté. Rappelons que si l’ancienne majorité avait laissé le déficit public à 5,5 % en 2012, en 2014 le déficit a été ramené à 4 %, et l’exécution budgétaire a été meilleure que prévue. Du coup, les prévisions vont dans le bon sens : 3,8 % en 2015, 3,3 % en 2016 et 2,7 % en 2017. L’objectif de revenir sous 3 % de déficit en 2017 sera tenu : c’est la condition de la stabilisation puis de la réduction dès 2017 du poids de la dette (après augmentation de 600 Mds € sous la présidence Sarkozy, elle s’auto-entretient et augmente mécaniquement : héritée à 95 % en 2013, elle devrait, enfin, plafonner à 97 % en 2016, avant de diminuer progressivement).

 

Dans le même temps, le programme de stabilité veut préserver la croissance. La position de la France est claire et ferme : elle fera les 50 Mds € d’économies prévues en trois ans, pas moins, mais pas plus non plus ! Elle ne partage pas le souhait de la commission d'un ajustement supplémentaire.

 

Pourquoi le ferait-elle d’ailleurs ? Le contexte économique de ce début d’année est stimulant pour la reprise. Si la baisse de l’euro dynamise nos exportations, et la baisse du prix de l’énergie favorise le pouvoir d’achat et notre compétitivité, la baisse des prélèvements obligatoires mis en œuvre par les mesures gouvernementales va favoriser la croissance :

> le CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi) aura injecté 10,2 Mds € de marges aux entreprises pour gagner en compétitivité, investir et embaucher (en 2015, son taux passe de 4 à 6 % de la masse salariale) ;

> depuis le 1er janvier, les cotisations employeurs ont été baissées pour les bas niveaux de salaires, avec désormais zéro cotisation URSSAF au niveau du SMIC. Les cotisations des travailleurs indépendants ont aussi baissé de trois points. La C3S a été supprimée pour les TPE et les PME ;

> en 2015, la suppression de la première tranche d’impôt sur le revenu va permettre un gain de 3,2 Mds € de pouvoir d’achat pour 9 millions de ménages.

 

Le taux de prélèvements obligatoires va passer de 44,7 % en 2014, à 44, 2 % en 2017.

 

Donc moins d’impôts, moins de dépenses publiques, moins de déficits, mais aussi et surtout plus de croissance pour plus d’emplois : stabilisé fin 2015, le chômage devrait baisser en 2016 et 2017. Car l’amélioration durable de l’emploi, telle est fondamentalement l’objectif de la stratégie économique menée.

 

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 13:27
Une question parue au J.O.

Ce matin, le Journal officiel publie la question que j’ai posée au ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social sur les difficultés financières, du fait de l'État, de trop nombreuses structures portant des actions d'ateliers et chantiers d'insertion.

 

Pour lire ma question, cliquez ici.

 

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 10:57
Wattrelos, une fête de la Rose avec fierté, clarté et volonté !

C’est une tradition, en même temps qu’un moment convivial agréable que la Fête de la Rose à Wattrelos. Malgré le temps ensoleillé et l’organisation de Paris-Roubaix le même jour, près de 280 convives, militants et sympathisants, ont répondu à l’invitation de Dany Cuchère, notre première secrétaire de la section socialiste de Wattrelos.

Wattrelos, une fête de la Rose avec fierté, clarté et volonté !

Musique, danses, bon repas, tombola auront offert un bien bel après-midi qui nous aura d’abord permis de féliciter Catherine et Henri, nos deux conseillers départementaux de Roubaix 2, et leurs remplaçants Soraya et Zied, en présence de Sadia Pamart (candidate malheureuse de Roubaix 1) et de Martine Filleul (conseillère départementale à Lille, et ancienne première vice-présidente du Conseil général).

Wattrelos, une fête de la Rose avec fierté, clarté et volonté !

Etre ensemble, comme cet après-midi, c’est à la fois un plaisir et une force. Dans mon intervention, j’insiste sur trois mots : fierté, clarté et volonté.

Wattrelos, une fête de la Rose avec fierté, clarté et volonté !
Wattrelos, une fête de la Rose avec fierté, clarté et volonté !

La fierté, parce que franchement, nos camarades peuvent être fiers. On ne va quand même pas passer son temps à s’excuser d’avoir gagné ! Je veux bien que certains ne se sentent pas de bonne humeur de nous voir gagner et passent leur temps à voir tout en noir mais le résultat est quand même là !

 

La clarté, parce qu’il en faut dans la situation actuelle de la Gauche en France. Elle ne trouvera son salut électoral que si, enfin, elle retient trois idées simples, qui sont autant d’incontournables clarifications nécessaires :

  • la Gauche, si elle veut diriger à nouveau le pays en 2017, n’a pas d’avenir gouvernemental sans la réussite de Manuel Valls et de François Hollande : s’ils échouent, personne à gauche ne gagnera en 2017 !
  • la Gauche n’a pas d’avenir gouvernemental en 2017 si elle n’est pas rassemblée : communistes, Front de Gauche et autres Verts, en savonnant la planche gouvernementale, ne construisent pas une alternative à gauche (il n’y en a pas !), ils ne font que fragiliser le Gouvernement de gauche, et donc faciliter le retour de la Droite, renforcée par l’extrême-Droite ! A vouloir être « plus à gauche », ils auront la Droite !
  • enfin, les socialistes n’ont pas d’avenir gouvernemental, ni même politique, s’ils ne sont pas rassemblés. La posture des frondeurs est exaspérante et irresponsable : quand on a été élus pour soutenir le Président et son Gouvernement, on ne vote pas contre eux, on ne passe pas son temps à critiquer car en le faisant, on fragilise et on décrédibilise l’action menée.

 

Enfin, la volonté. Certes la situation (économique, politique, nationale et locale) issue des dernières élections est difficile et si le FN, ici, ne progresse pas en valeur absolue, ses électeurs sont mobilisés, et beaucoup trop d’électeurs votent pour l’illusion Bleu Marine ! Dès lors, la volonté de toute femme et de tout homme de gauche devrait être de combattre, de dénoncer cette tromperie. Car le FN n’est qu’une tromperie !

 

Qui n’a pas vu le numéro de prestidigitation des élections départementales ? C’était quoi la campagne du FN ? Un tract national (sans le nom du département ni des villes), la photo de Marine Le Pen, des propositions floues passe-partout qui ne sont même pas de la compétence du Département, aucun dossier local, des candidatures fabriquées… Ils veulent faire croire à la proximité ; ils n’ont à proposer que la duplicité !

 

Qui ignore que le FN est financé par des banques russes proches de Vladimir Poutine ? Ils veulent faire croire qu’ils défendent la France, ils la soumettent à des intérêts étrangers !

 

Qui ignore les poursuites judiciaires du FN qui, lors des élections récentes, aurait détourné 10 M€  d’argent public, 10 M€ des impôts de ces Français qu’ils disent vouloir défendre ? Il veut faire croire à son honnêteté alors qu’il n’est que cupidité !

 

Qui peut vouloir donner les responsabilités de la France à des individus qui défendent Pétain, qui tiennent des réunions avec des drapeaux à croix gammée sur les murs, qui suppriment les locaux des associations humanistes, qui interdisent les réunions de la Ligue des Droits de l’Homme, qui font le tri dans la culture et dans les livres des bibliothèques qu’ils gèrent ?

 

Ils veulent faire croire à l’autorité, alors qu’ils ne sont que des révisionnistes et des destructeurs de liberté !

 

Qui peut croire, comme ils le promettent, que demain on rasera gratis, que tout ira mieux une fois qu’on sera sorti de l’euro, qu’on aura fermé les frontières ? Qui ne comprend pas que ce serait l’explosion de notre dette, la fermeture de nos entreprises qui exportent, le paiement plus cher de tout ce qu’on achète, notre pétrole, notre énergie, que ce serait un chômage plus fort, des revenus et un pouvoir d’achat plus faibles ? Qui ne comprend pas que toutes leurs promesses ne sont pas financées, que derrière elles, il n’y a rien d’autre qu’une crise économique encore plus dure, des moyens plus réduits pour les services publics, et des taxes sur la consommation, et donc sur les plus faibles, des ressources considérablement amputées ? Ils disent vouloir combattre le chômage alors qu’ils ne font que du tapage !

 

Enfin, et nombre de nos concitoyens comme les socialistes wattrelosiens m’ont dit en avoir été blessés, qui peut croire que Wattrelos puisse être comparé au naufrage d’Hénin Beaumont ?

 

Depuis des semaines, des mois, je lis, je vois, j’entends des propos nauséabonds, des mensonges éhontés, des affabulations, des manipulations au mépris de la vérité, et dont je suis à chaque fois la cible !

 

Je n’ai rien dit, j’ai subi parce que j’ai le dos large, parce que je ne voulais pas interférer dans la campagne et gêner le beau combat de Catherine, d’Henri et de leurs magnifiques remplaçants, Soraya et Zied.

 

Mais je ne peux pas accepter qu’on salisse Wattrelos et les élus de Wattrelos ! Ça, jamais ! Car si l’on veut bien admettre les dégâts de la crise économique et, ici, de l’effondrement du textile, et maintenant de La Redoute, personne, personne ne peut oublier :

  • qu’ici, depuis 2000, les élus se sont battus pour faire venir de nouvelles entreprises, Jules, Promod, Avez, Transpole, Thiriez, le développement des parcs d’activités du Beck, du Winhoute, du Sartel… Tout cela n’existait pas, et ici, nous refusons de voir tomber les entreprises ; nous allons en chercher de nouvelles ;
  • ici, le chômage est élevé – trop sans doute – et nous accompagnons nos jeunes, avec nos bourses, nos outils pour l’emploi, nos emplois aidés et nos résultats sont plus favorables qu’ailleurs ;
  • ici, il n’y a pas de corruption, de financements occultes, pas de valises de billets, pas de frais de repas ou de séjours, pas de voitures de luxe ! Quelle honte de laisser croire cela, ou même de le laisser supposer en nous comparant ! Ici, le maire achète sa voiture d’occasion, paie sa place dans les banquets, paie ses déplacements sur ses deniers personnels, n’a jamais fait rembourser la moindre note de frais ; ici, tout est clair et transparent, et les élus socialistes, et leurs alliés de la majorité municipale font honneur à leur mandat et à leur ville !

 

Ils la servent avec amour et dévouement, et je n’accepte pas, qu’en comparant Hénin à Wattrelos, on laisse planer le moindre doute sur leur intégrité, leur honneur et sur le mien !

 

Et j’ajoute que si le maire d’Hénin a été un élu affaibli par les scandales, moi, je suis combatif, bosseur et je ne lâche rien ! Comme on dit parfois, « j’en ai », je l’ai prouvé, je ne suis pas du style à renoncer, je me battrai, de toutes mes forces, avec mon équipe que je suis heureux d’avoir à mes côtés.

 

Je dénoncerai le Front National qui n’est pas une fatalité mais une tromperie.

 

Je me battrai contre tous les détracteurs de notre action et de Wattrelos, car eux, par la haine recuite de certains et la maladresse d’autres, ne font, par leurs critiques, que le jeu de cet ennemi de l’ombre qu’est le Front National.

 

Je me battrai surtout pour que Wattrelos reste Wattrelos, cette ville que l’on aime, pour donner aux Wattrelosiens les services publics dont ils ont besoin.

 

Car être socialiste, c’est d’abord cela : être juste, être sincère, être au service de celles et ceux qui en ont besoin. Etre socialiste, c’est bosser de tout cœur, fidèle à ses convictions et à ses valeurs. Etre socialiste, c’est avoir une volonté. Cette volonté, section, élus, ici à Wattrelos, nous l’avons !

 

Wattrelos, une fête de la Rose avec fierté, clarté et volonté !
Wattrelos, une fête de la Rose avec fierté, clarté et volonté !
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