Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
  • Contact

Recherche

Articles Récents

24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 08:29

      Aujourd'hui, le Journal Officiel m'apporte une réponse à la question écrite que j'avais posée, en juin dernier à la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi, sur l'évolution du taux du livret A.

En effet, alors que le taux de rémunération de cette épargne populaire était encore à 4 % au mois d'août 2008, il n'a cessé d'être révisé pour être abaissé à 1,75 % au 1er mai 2009, et une nouvelle baisse, en liaison avec la modération de l'inflation, l'a porté à 1,25 % au 1er août 2009... (lire la suite).

Voici la réponse : 

" Le niveau de rémunération du livret A est calculé suivant une formule d'indexation automatique de sorte à garantir à l'épargnant une rémunération au moins égale au niveau de l'inflation augmenté de 25 points de base, ce qui signifie que le pouvoir d'achat de l'épargnant reste préservé en toutes circonstances : ainsi, avec une inflation à - 0,5 % (valeur en glissement annuel au mois de juin 2009), soit le niveau le plus bas enregistré depuis plus de 50 ans, un taux du livret A à 1,25 % à compter du 1er août 2009 demeure donc attractif pour les épargnants.

 

Par ailleurs, à différentes reprises au cours des derniers mois, le Gouvernement a fait un geste fort en faveur des épargnants afin d'éviter une chute trop brutale du taux du livret A : alors que la formule de calcul aurait conduit à 2 % au 1er février, le Gouvernement a choisi de fixer le taux à 2,5 %. Au 1er mai, l'application mécanique de la formule aurait abouti au taux de 1 %, mais le Gouvernement a suivi les recommandations de la Banque de France pour atténuer cette baisse et fixer le taux à 1,75 %.

 

Enfin, au 1er août, alors que la formule indiquait 0,25 %, le Gouvernement a, sur recommandation de la Banque de France, fixé le taux à 1,25 %. Cette possibilité de modulation du taux en cas de circonstances exceptionnelles, prévue par les textes réglementaires, permet l'amortissement des mouvements trop brutaux qui résulteraient de l'application mécanique de la formule.

 

En ce qui concerne les besoins de financement du logement social, l'article L. 221-5 du code monétaire et financier dispose que « les ressources centralisées dans le fonds [d'épargne] sont au moins égales au montant des prêts consentis au bénéfice du logement social et de la politique de la ville par la Caisse des dépôts et consignations au titre de ce même fonds affecté d'un coefficient multiplicateur égal à 1,25 », ce qui signifie que les organismes de logement social disposeront en toutes circonstances de ressources suffisantes au fonds d'épargne pour construire et acquérir des logements sociaux.

 

En outre, la baisse du taux de rémunération du livret A facilite le financement du logement social : une baisse du taux de rémunération du livret A signifie une baisse du taux des prêts contractés par les organismes de logement social (la baisse de 50 points de base survenue au 1er août conduit à une réduction des charges financières de ces organismes de l'ordre de 250 millions d'euros par semestre), ce qui leur permet de dégager des marges de manoeuvre indispensables pour la construction et l'acquisition des logements sociaux supplémentaires prévus par le plan de relance."

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 16:58

Après cette superbe Sainte-Cécile, j’ai couru prendre un vol pour Moscou, où je représente l’Assemblée nationale (aux côtés de Bernard FOURNIER, sénateur UMP qui représente le Sénat) à la 34e assemblée générale de l’Assemblée parlementaire de la coopération économique de la Mer Noire (APECMN). L’organisation est tournante et ce semestre, c’est la Russie qui accueille cette rencontre.

 

Y participent : les parlements de l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Turquie, la Bulgarie, la Grèce, la Moldavie, la Serbie, l’Ukraine et bien sûr la Russie. A côté de la Biélorussie et de certaines organisations internationales, la France siège au rang d’observateur.

 

Après un message d’accueil du président de la fédération russe, Dimitri MEDVEDEV, les travaux ont été lancés par le président de la douma d’Etat de l’Assemblée fédérale russe, Boris GRYZLOV, que j’ai salué au nom du Parlement français (ph. ci-dessous).

 

Le thème du débat général cette année, est : Le développement des corridors internationaux du transport et l’assurance de la sécurité énergétique des pays de la CEMN et de l’Europe. C’est à l’Assemblée nationale, et donc à son représentant que je suis, d’exprimer la position française (que j’ai dû exprimer avec concision…).

 

 

            « Monsieur le Président,

 

            Au nom de la délégation française, de l’Assemblée nationale et du Sénat français, je voudrais tout d’abord vous remercier de votre accueil, et saluer tous les participants de la 34e assemblée générale de l’Assemblée parlementaire de la coopération économique de la Mer Noire.

 

            La France est heureuse de participer fidèlement et avec régularité à vos travaux.

 

            Qu’on nous permette d’adresser un salut fraternel tout particulier à nos hôtes de cette session, nos amis russes.

 

            Les sujets de discussion ne manquent pas entre la France et la Russie, notamment sur l’énergie et le commerce. Il est ainsi à souligner, qu’incontestablement, les sommets récents entre nos deux pays, à Nice en novembre 2008, et à Khabarosk en mai dernier, ont relancé la dynamique de nos relations.

 

            Se dessine, et la partie française en est particulièrement heureuse, une modernisation du cadre juridique actuel que constitue l’accord de partenariat et de coopération qui lie nos deux pays depuis 1997. De plus, nous devrions nous doter vraisemblablement d’un nouvel instrument englobant tous les domaines de nos relations de coopération.

 

            Cette démarche franco-russe se construit en parallèle de l’approfondissement de l’intégration entre la Russie et l’Union européenne. Et d’évidence, pour réussir l’accroissement des échanges économiques, des transferts technologiques et des investissements, la mise au point d’un partenariat énergétique apparaît incontournable, ne serait-ce qu’en raison de notre interdépendance mutuelle : l’Union européenne est le principal débouché de la Russie et celle-ci est son premier fournisseur.

 

            Et ce qui se conçoit avec la Russie en matière énergétique concerne évidemment la démarche que conduit elle aussi l’organisation de coopération économique de la Mer Noire. C’est dire l’intérêt que nous portons à vos débats et à vos conclusions sur les questions énergétiques, notamment pour le transport des hydrocarbures, et en particulier de la sécurisation des approvisionnements, en droit comme en fait.

 

            Un autre sujet vous concerne, et mobilise l’Europe (d’autres délégations en ont fait mention) : celle des corridors ferroviaires internationaux. Le Parlement européen a adopté en avril 2009, une proposition de règlement du Parlement et du Conseil pour l’établissement de l’organisation de corridors ferroviaires internationaux pour un fret compétitif.

 

            Cette question de l’amélioration des flux de transports de marchandises, c’est celle des échanges économiques, et donc de la croissance économique.

 

            Or, de la croissance économique, nous en avons tous besoin. En Europe, comme en Russie, ou autour de la Mer Noire !

 

            La proposition de règlement européen vise à engager les états membres de l’Union européenne, et surtout les gestionnaires de l’infrastructure ferroviaire, à développer un réseau ferroviaire européen « pour un fret compétitif ». Ce réseau serait composé de corridors ferroviaires transfrontaliers sur lesquels se développerait un volume important de trafic de fret. Il s’agit d’axes déjà identifiés où un processus de mise à niveau est en cours, notamment par l’introduction des nouvelles technologies telles que le European Rail Trafic Management System (ERTMS), et d’axes qui restent à identifier selon des critères définis dans le texte.

 

            La gestion des capacités le long de ces corridors devrait permettre au fret ferroviaire de bénéficier de sillons de bonne qualité afin qu’il puisse afficher un niveau de performances (ponctualité, temps de parcours) meilleur qu’actuellement. Cela est en effet indispensable pour attirer des clients nouveaux qui utilisent aujourd’hui la route. Il faut noter qu’elle ne vise pas la totalité du fret ferroviaire mais seulement les trains qui, en raison des marchandises transportées et des itinéraires empruntés (les corridors), doivent garantir un service de qualité.

 

            La création de ces corridors permettra de dégager des capacités supplémentaires, notamment grâce à une coopération accrue entre gestionnaires de l’infrastructure ferroviaire et à la mise en place de procédures d’allocation de sillons et de gestion du trafic au niveau international (le long des corridors) plutôt qu’à la juxtaposition de procédures nationales.

 

            Voilà, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, une préoccupation européenne et française tout à fait d’actualité, qui me paraît pouvoir, devoir être partagée par votre association.

 

            Pourquoi ? Parce que cela n’aurait pas de sens que les trains s’arrêtent aux portes de l’Europe. En matière économique, en matière d’infrastructures de transport, il faut savoir se projeter au-delà des frontières juridiques et politiques strictes de l’Europe. Ce qui importe, ce sont les frontières économiques, celles des flux de marchandises, celles de la création de la croissance économique.

 

            Tout à l’heure, Monsieur le Président, vous l’avez dit : « La région de la mer noire est un croisement des corridors ». Et si l’Europe se soucie de ses corridors internationaux, c’est à l’échelle du continent que cela doit être pensé, y compris vers la région de la mer noire. Nous le croyons fortement. C’est cette déclaration de principe que nous voulons apporter à vos débats. »

 

Ces travaux, dont le programme est dense, se sont prolongés jusqu’à mercredi. Et comme les Russes ont de l’humour, pour accompagner la délégation française, ils nous ont donné une guide pour nous emmener sur la place Rouge, et elle avait un joli prénom… Nathalie ! Et des cheveux blonds ! Joli clin d’œil de nos hôtes…

 

 

 

Partager cet article
Repost0
22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 16:49

Ce matin, je suis évidemment présent salle Salengro pour l’audition de la Sainte-Cécile proposée par l’Union musicale wattrelosienne et un ensemble du conservatoire : les saxophones jazz dirigés par Fabrice Siesse.

 

C’est un rendez-vous que j’attends toujours avec impatience car, comme l’écrivait Platon, « la musique donne une âme à nos cœurs et des ailes à la pensée », et comme nos musiciens wattrelosiens forment une harmonie figurant parmi les meilleures de France, je ne suis jamais déçu !

 

Du reste, les centaines d’auditeurs qui sont, comme moi, fidèles à l’événement doivent penser la même chose ! Alors, au moment de prendre la parole après l’audition, je ne peux pas dire autre chose : cette année encore, ce n’était pas bien, c’était très, très, très bien ! J’ai beaucoup aimé la première partie jazzy et la musique entraînante de Dizzy Gillespie, Steve Perry, Jimmy Forrest ou autre Morgan Lewis. Et je suis resté émerveillé par l’Union musicale, son interprétation de la Rhapsodie in blue de Gershwin, le Chœur des gitans de Verdi et les incroyables envolées sur la Conquest of paradise de Vangelis…

 

Je remercie vraiment sincèrement ces talentueux musiciens, et je repense au philosophe Emmanuel Kant qui disait : « La musique est la langue des émotions »… C’est tellement vrai ! Je salue tout particulièrement le directeur du conservatoire, Philippe Danel, la présidente de l’Union musicale, Laurence Ocmant, ainsi que Guénaël Catteloin, qui dirige l’Union, et qui assume sa fonction avec autant d’esprit de responsabilité que de talent prometteur.

 

Il fait d’ailleurs partie des musiciens décorés (photo ci-dessus) par Jean-Pierre Sénéchal (auprès de qui j’étais samedi soir à Croix pour des remises équivalentes lors du repas de l’accordéon club), représentant de la fédération des sociétés musicales du Nord – Pas-de-Calais, à l’issue de la manifestation, comme le veut la tradition : Cyril Belaen, Cyril Delfosse et Yann Jorge pour 5 années de présence ; Guénaël Catteloin pour 10 ans de présence (breloque dorée) ; Laurence Ocmant pour 20 ans de présence (médaille d’honneur bronze) et Bernard Carette pour… 50 ans de présence (Etoile fédérale) !

 

Félicitations à eux et, du fond du cœur, merci pour cette inoubliable, cette très émouvante Sainte-Cécile !

 

 

 

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 16:53

De nombreuses associations wattrelosiennes ont tenu à en être, et je prends un réel plaisir à saluer leurs dirigeants et leurs membres, que je connais depuis très longtemps pour certains, et qui présentent leurs activités et leurs actions au sein de stands très attractifs.

 

Je le leur dis : je suis très fier d’eux. Mais je ne peux m’empêcher de débuter mon propos par un coup de colère. En effet, sur son blog, la présidente du groupe Front National au conseil municipal s’en prend violemment à l’événement qui nous rassemble aujourd’hui en écrivant, je cite, que je « jette l’argent par les fenêtres » !

 

C’est bien entendu inacceptable. D’abord parce qu’à part les énergies et les bonnes volontés des exposants, cette journée ne coûte rien à la Ville. Il s’agit juste de la présentation d’actions que des Wattrelosiens bénévoles portent par esprit de solidarité internationale à destination de populations en difficultés. Ensuite parce que ce sens de l’engagement, gratuit, sans volonté de retour, juste pour la joie de donner, mérite autre chose que cette apostrophe sans doute dictée par le contexte électoral des élections régionales à venir.

 

Je condamne donc ces propos – du reste, que sait-elle de la solidarité wattrelosienne, cette conseillère municipale qui n’est présente à aucune des manifestations organisées dans notre commune ? – et je m’enorgueillis, tout comme la Majorité municipale, de cette journée de la solidarité.

 

Mon adjointe aux relations extérieures, Juliette Keraudy, n’a pas eu besoin d’être insistante quand elle m’en a présenté le projet. En effet, comment Wattrelos pouvait-elle se tenir à l’écart de la semaine nationale de la solidarité alors qu’elle est précisément une terre de solidarité, une terre ouvrière sur laquelle se sont construits les premiers éléments de solidarité : les associations, les syndicats, les mutuelles, les centres sociaux… La solidarité a trouvé dans notre commune un véritable creuset de son développement, fédérant ceux qui avaient moins pour obtenir davantage ensemble, de meilleures conditions de vie.

 

J’ai personnellement baigné dans cette culture, et je repense à cette fameuse phrase : « Prolétaires de toux les pays, unissez-vous ! ».

 

A Wattrelos, la solidarité, c’est notre histoire ; ce doit être encore, toujours une idée neuve pour tous ceux qui en ont besoin dans le monde. C’est notre devoir à nous, pays développés où les taux de croissance sont forts, où la valeur ajoutée est importante, d’apporter un peu de nos ressources à ceux qui en sont privés. Eradiquez les inégalités, la pauvreté, et vous éradiquerez bon nombre de haines, bon nombre de guerres !

 

Alors quand je vois ces Wattrelosiens qui développent des actions pour les peuples de Moldavie, d’Algérie ou du Nicaragua, qui leur tendent la main, je veux les féliciter, les remercier et leur rendre un puissant hommage. Qu’ils continuent longtemps car la solidarité… ça n’a pas de prix !

 

 

 

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 11:48

C’est une première dans la métropole : une charte qui lie une commune à des entreprises de travail temporaire d’insertion (ETTI).

 

Une charte de plus pour Wattrelos, me direz-vous ?

 

C’est notre façon de travailler : contractualiser pour prendre des engagements durables. Wattrelos s’en honore ! D’autant que cette charte répond à un besoin social et économique incontestable.

 

Car comment la rénovation du quartier de Beaulieu pourrait-elle être le projet des habitants si elle ne comportait un volet d’insertion par l’emploi ? A mes yeux, dès le départ, cette dimension, cette clause du contrat, était consubstantielle à ce chantier fléché ANRU. Il fallait qu’au sein des entreprises de gros œuvre ou de second œuvre intervenantes, des Wattrelosiens en recherche d’emploi puissent trouver un emploi, bénéficier d’une formation, et pourquoi pas décrocher un contrat à durée indéterminée.

 

Cette volonté politique s’est affirmée, a porté ses fruits : près de 50 000 heures travaillées, à ce jour plus de 200 contrats de travail signés (dont certains durablement), et des pères de famille qui vous confient avec émotion – j’en ai rencontré cet été sur le chantier – que retrouver un emploi, pouvoir faire vivre sa famille et retrouver une forme de dignité, c’est tellement important…

 

Voilà le bilan de cette belle idée qui se concrétise également par la présence sur le terrain d’un assistant à maîtrise d’ouvrage dont l’objectif est d’écouter, de comprendre, de rapprocher l’offre de la demande – ce qui représente une gageure sur le plan économique… et qui l’est encore davantage sur le plan humain !

 

Reste aujourd’hui à se démultiplier : c’est la raison d’être de cette charte qui vise à augmenter le nombre d’acteurs, de partenaires qui nous épaulent pour faciliter le retour à l’emploi des Wattrelosiens. En tant que maire, je l’affirme : dans ce domaine, toutes les bonnes volontés sont bienvenues ; elles auront toujours mon soutien et mon agrément !

 

Les entreprises de travail temporaires signataires et la Ville s’engagent donc ensemble, prennent date avec obligation de résultat à terme, pour réaffirmer (au moins au plan local car ce n’est plus une priorité gouvernementale !), l’insertion par l’économique.

 

Ici à Wattrelos, pour l’accès à l’emploi, avec cette charte qui nous engage à trois ETTI, nous voulons donner des chances supplémentaires aux demandeurs d’emploi. Même si ça ne sera au bout du bout que pour quelques Wattrelosiens (peut-être quelques dizaines, je n’ose espérer centaines !), ce sera toujours un plus, un mieux collectif. Car au-delà du papier, ce qui importe, c’est maintenant d’avoir des résultats !

 

Ce fut ma conclusion… et un message à destination des entreprises signataires.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 11:04

Ce midi, après la matinée de cadrage des contrats de territoire au conseil de la communauté urbaine de Lille, je suis aux côtés de René Vandierendonck, maire de Roubaix, pour l'inauguration (en prévision de leur prochaine ouverture fonctionnelle) des nouvelles urgences de l'hôpital Victor-Provo à Roubaix.

 

Pour reprendre les propos mêmes de Bernard Delaeter, le directeur de l'Agence régionale d'hospitalisation, ces nouvelles urgences sont « une étape importante de la modernisation de l'Hôpital et de l'offre de soins ».

 

Rappelons qu'avec près de 65 000 passages annuels aux urgences (dont plus de 23 000 aux urgences pédiatriques), le service des urgences de l'hôpital Victor-Provo est parmi les plus importants de France. Voilà pourquoi le docteur Marie-Anne Babé est particulièrement heureuse de présenter, enfin aboutis, ces nouveaux locaux de 3 200 m² (le double des surfaces actuelles), où travailleront 18 praticiens (+ 3) et 120 personnels médicaux (+ 20). Ses phrases sont chocs et claires : « L'objectif est celui de la qualité du soin apporté », avant de préciser : « Desservir un territoire, c'est aussi le servir ».

 

Prévues initialement pour 35 000 passages par an, les anciennes urgences étaient saturées, les conditions d'accueil, de confidentialité et d'attente n'étaient pas optimales, loin s'en faut. Pour les patients comme pour les praticiens et les soignants, c'était bruyant, pas discret, pas toujours très digne.

 

Alors, oui, cet investissement est une réussite : par son envergure, il est le plus important chantier entrepris par le CH Roubaix avant la construction de sa nouvelle maternité à l'horizon 2013 ; par l'agencement et la clarté de ses locaux ; par la qualité fonctionnelle de son hall d'accueil. Ce midi, tous les visiteurs en conviennent, à commencer par les personnels qui me confient avoir vraiment hâte de déménager dans ces nouveaux bâtiments ! Moi qui avais eu à connaître ce qu'étaient leurs conditions de travail antérieures, je les comprends, ô combien.

 

Tout cela aura coûté 8,46 millions d'euros.

 

Le président de la commission médicale d'établissement, le directeur Didier Bricoteau, le souligne : « Nos nouvelles urgences sont une chance pour tout le monde ». C'est vrai, y compris pour Wattrelos dont le centre hospitalier complète utilement, par son accueil en ses propres services de 13 000 patients par an, les urgences de Roubaix dans un partenariat que nous avons signé il y a maintenant près de trois ans.

 

Dans l'intérêt de tous...

 

 

 

Partager cet article
Repost0
18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 08:24

Bonne nouvelle pour les habitants de la carrière Delmarre : j’ai enfin obtenu qu’SFR vienne me rencontrer ce mercredi après-midi !

 

Depuis quelques temps en effet, l’installation prévue d’une antenne-relais de téléphonie provoque l’inquiétude dans le quartier. La Ville a essayé juridiquement de l’en empêcher – sans succès puisqu’elle n’a pas d’autorisation à délivrer pour ce genre d’installation ! – et je m’étais engagé à continuer le combat au nom des habitants. C’est ainsi que j’ai obtenu ce rendez-vous avec SFR.

 

Ma demande a été très claire : il n’est pas question d’engager les travaux d’aménagement, et avant tout, les habitants doivent être informés par l’opérateur.

 

Aux yeux du maire que je suis, c’est l’urgence !

 

De ce premier contact, deux conclusions immédiates. D’abord, le projet de déploiement de l’antenne-relais de la carrière Delmarre est gelé ; il n’y a donc pas à redouter son installation dans les semaines ou mois qui viennent ! Ensuite, pour que les habitants puissent discuter avec l’opérateur, le responsable environnement de la Direction des relations régionales de SFR les rencontrera lors d’une réunion le jeudi 10 décembre, à 18 heures, au Village de Beaulieu.

 

Voilà une avancée significative dans ce dossier sur lequel je reste bien entendu vigilant.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 17:56

En cette fin de matinée, se tient la réunion constitutive de la commission chargée de l’examen des demandes de suspension de la détention, des mesures privatives ou restrictives de liberté ou de la poursuite d’un député. Et pour cette session annuelle, je siège au nom de mon groupe au sein de cette commission prévue par l'article 26 de la constitution, veillant à l'inviolabilité des députés.

 

Cette commission, pluraliste, rassemble des élus de l'ensemble des groupes parlementaires, proportionnellement à l'importance de chacun des groupes. Elle a pour mission d'assurer à la fois le bon fonctionnement de la justice à l'égard de poursuites ou de procédures judiciaires susceptibles de concerner des parlementaires qui doivent rester le cas échéant des justiciables, et l'exercice de la démocratie en assurant à nos concitoyens que leurs représentants seront bien à même de les représenter.

 

Ainsi, il revient à cette commission la mission de préparer les débats en séances publique, avant que l'Assemblée ne statue.

 

Pour tout dire, j'espère que cette commission ne sera pas appelée à sièger ! 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 15:35
Ce soir (je devrais dire en fait cette nuit, car la soirée s’est prolongée jusqu’à une heure avancée), c’est en tant que président de l’Union départementale des élus socialistes et républicains que je suis l’un des invités de mon ami Jean-Marie RUANT, maire de Wahagnies. Aux côtés de Pierre MAUROY, de Gilles PARGNEAUX, premier secrétaire fédéral du PS, de Bernard DEROSIER et Patrick KANNER, respectivement président et 1er vice-président du Conseil général, nous fêtons un anniversaire : les 90 ans de gestion socialiste de la commune de Wahagnies.

 

C’est en effet en 1919 que le premier maire socialiste prit les rênes de l’administration de la commune, et il n’y a eu… que quatre maires jusqu’à aujourd’hui. Nous dévoilons donc successivement, au son de la Marseillaise jouée par la fanfare municipale, la plaque de la rue Jean-Jaurès (pour saluer le 150e anniversaire de sa naissance), celle de la maison des associations Roger-Salengro, puis celle de la résidence pour aînés, André-Laurent (ancien maire, ancien député).

 

Ensuite, à l’espace François-Mitterrand, devant près de deux cents convives, avant la remise des médailles du parti aux plus anciens militants, en présence des représentants de la ville allemande jumelée, chacun a pris la parole. J’ai, pour ma part, adressé un salut fraternel : du maire de la ville des copés in deux, à celui de la ville de Jean Badoulet (nom du géant de Wahagnies) ; des élus socialistes de Wattrelos à ceux de Wahagnies ; de l’ensemble des élus socialistes du Nord à ceux de ma commune hôte de ce soir, pour leur souligner l’importance de leur engagement et de leur action. Pendant des décennies, ils ont su apporter des services collectifs à la population (là bas, comme à Wattrelos, une priorité forte a été donnée à l’éducation) ; maintenant dans la crise, et face au démantèlement hyper libéral de la politique de Sarkozy (dont le bouclier fiscal des plus riches est le symbole majeur d’une politique injuste), les socialistes en gestion doivent tout faire pour ériger et faire vivre un bouclier social, protecteur des plus modestes, juste et équitable. Des propos qu’ont ensuite mis en perspective Gilles Pargneaux et Pierre Mauroy, par rapport à la République ou à l’histoire, locale comme nationale : la grande figure d’Augustin Laurent, prédécesseur de Pierre à la mairie de Lille, fut omniprésent.

 

Une bien belle soirée, entre militants.

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 12:08

Cet après-midi, c’est le vernissage du salon d’automne de l’Atelier des Arts, qui fait écho au Salon des Artistes du début d’année, mais exclusivement réservé aux artistes de l’association cette fois.

 

44 peintres et sculpteurs exposent au CSE  quelque 76 tableaux et 41 sculptures. Comme d’habitude, je prends beaucoup de plaisir à déambuler parmi ces œuvres.

 

Je découvre que certains artistes maîtrisant parfaitement leur art ont décidé de changer de technique, s’essayant au couteau par exemple ; le résultat est déjà une réussite. Les tableaux sont d’une extrême qualité, qu’ils soient figuratifs ou non, pleins de couleurs…

Beaucoup me procurent une vraie émotion, me touchent, comme ils sauront capter la sensibilité de nombreux spectateurs, c’est certain.

La partie sculpture de l’exposition est également particulièrement intéressante, et l’on sent l’influence et l’héritage des grands maîtres sculpteurs de l’atelier que furent Edouard Gruszczinski et Raymond Droulez : sur bois, sur pierre, selon des modes de cuisson qui m’étaient jusque là inconnus, la diversité est au rendez-vous. Ici un Zorro espagnol, là un Gavroche-Jean-Mi ou encore deux superbes combattants japonais sont particulièrement remarquables : il y en a pour tous les goûts, pour toutes les émotions, et je ne peux m’empêcher de penser à cette phrase d’Eugène Fromentin : « L’art de peindre, c’est l’art d’exprimer l’invisible par le visible ».

Cette citation va bien aux artistes qui, en s’exprimant, en donnant à voir et en révélant un peu d’eux-mêmes, « en éclairant le monde pour nos yeux qui ne voient rien » comme l’écrivait, à propos de Cézanne, Michel Berger, s’offrent au regard du public et doivent outrepasser leur pudeur.

 

Je fais partie de ceux qui pensent, comme Robert Filliou, que « l’art est ce qui rend la vie plus intéressante », l’art sous toutes ses formes, qui permet de redessiner le monde à sa manière, avec ses mains et son cœur. Et ce, avec joie et plaisir car « l’art est un jeu… tant pis pour ceux qui s’en font un devoir ! » (Max Jacob).

 

Je peux vous dire qu’à l’Atelier des Arts de Wattrelos, je n’ai jamais rencontré un artiste qui pensait et pratiquait par devoir. Cela se sent, cela se voit dans cette superbe exposition pleine de vie que je vous invite à découvrir jusqu’au 26 novembre.

 

 

 

Partager cet article
Repost0