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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 00:01

voeuxdb.jpgDans ces premières heures de l’an nouveau, c’est la première des pensées, la première des envies : vous souhaiter, souhaiter à la France, souhaiter au monde une bonne année 2010 !

 

Oui, qu’on voie progresser dans l’année qui s’ouvre : le règlement des conflits ; la réduction des tensions dans bien trop d’endroits sur le globe ; les droits de l’homme, ceux de la femme aussi ; la fraternité des hommes ; l’espérance pour la jeunesse ; et que recule le spectre d’une dégradation de notre planète, notre bien le plus précieux.

 

Oui, qu’en France, au-delà de la péripétie politique de cette décision – pertinente ! – du Conseil constitutionnel annulant la taxe carbone, s’améliore la démocratie, et notamment les droits du Parlement pour mieux légiférer, et donc être plus efficace ; que se construisent les conditions politiques et de réflexions d’une politique économique et sociale plus soucieuse de la lutte contre le chômage, de l’existence de services publics locaux présents sur les territoires et efficients, porteurs de compétitivité ; que les Français aient conscience de leur diversité, de leurs qualités collectives, de la valeur qu’est leur identité ; qu’ils sachent vivre, tous ensemble, dans la sécurité, dans le respect mutuel et dans la tolérance ; que progressent l’égalité des chances et le droit de vivre dignement, pour ceux qui ont un emploi, pour ceux qui n’en ont pas, pour les aînés, comme pour les jeunes qui doivent rêver de leur avenir et non en avoir peur.

 

Oui, qu’un vent d’optimisme puisse souffler sur chacune et sur chacun. Que les injustices reculent, et tout du moins ne s’accroissent pas, ce qui par les temps qui courent serait déjà un énorme progrès. Que le mouvement vers le progrès ne s’enraye pas, qu’il retrouve de la dynamique pour que chacun puisse recommencer à croire et à vivre un demain meilleur qu’aujourd’hui. Que la santé, si elle est objet de préoccupations, puisse se maintenir, se consolider et se conforter. Que les joies soient les plus nombreuses possibles. Que la bonne humeur puisse être la plus fréquente.

 

Que celui qui a souffert, espère. Que celui qui n’a jamais aimé, aime. Cela peut arriver, il faut que cela arrive. Il faut que 2010 le permette. Bonne année, très bonne et heureuse année pour chacun, pour tous, toutes celles, pour tous ceux qui vous tiennent à cœur.

 

Bien amicalement, tous mes vœux sincères et chaleureux.

 

 

 

 

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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 09:55

Medrano01.jpegWattrelos, Medrano, ces deux noms sont liés cet après-midi, et il faudrait, lui accoler – la rime y gagnerait – Gibault…

  

Le cirque Medrano est en effet à Wattrelos pour deux représentations et ce n’est pas un hasard puisqu’il est dirigé par un Wattrelosien : Raoul Gibault. Pour moi, un ami d’enfance.

 

Prestigieux, ce cirque Medrano. Il fut en son temps l’un des plus beaux souvenirs de Montmartre où il a dressé son chapiteau des décennies durant, avant que la promotion immobilière des années 70 ne le fasse disparaître. Jérôme Medrano et son épouse Violettte (qui a été faite citoyenne d’honneur de la République de Montmartre le 15 mai 2009 !) en ont fait les grandes heures. Maintenant, ce cirque n’est plus parisien mais il enchaîne les tournées à travers ses trois chapiteaux, engrangeant les succès.

 

Et pour tout dire ceux-ci sont plus que mérités. C’est le deuxième fois – de ma vie ! – que je vais au cirque cet après-midi. Eh bien, quel enchantement !Quel adulte présent n’a pas retrouvé, l’espace de plus de deux heures de ce spectacle magnifique (« fantastique » promettait l’affiche : c’est vrai !), son âme d’enfant, n’a pas goûté les joies d’un émerveillement de chaque instant ?

 

Oh, bien sûr, pour les participants, il a fallu gérer les déconvenues d’un démarrage décalé de deux heures pour cause de camions bloqués dans la Somme par du verglas, et de retard à l’arrivée.

 

Mais une fois sous le chapiteau quel rêve ! Un paquet de pop-corn à la main et / ou une barbe à papa (la première fois que je goûte ça !), et cela peut commencer.

 

Les grilles sont installées, les tigres entrent, majestueux, sous les regards ébahis des enfants et des grands ! La dompteuse a du charme, elle a surtout du doigté et ses félins ne sont pas moins élégants, suscitant les exclamations d’un public déjà conquis. Leur succède un gymnaste russe, hors pair, remarquable dans son évolution à la force de ses poignets. Puis s’enchaînent, des numéros avec des chameaux – impressionnants quand ils viennent mettre leur tête au bord de la piste – puis des caniches (du far west !) espiègles et si habiles qu’ils conquièrent l’assistance en un tour de patte, avant trois éléphants impressionnants debout, mais plus encore lorsqu’ils s’assoient sur leur céans… et qu’un numéro extraordinaire de chats ne prenne le relais : qui a essayé des heures à faire faire des pirouettes et des cabrioles à son chat – j’en fus – mesure la qualité du travail qui est présenté cet après-midi !

 Medrano10.jpeg Medrano20.jpeg

Mais les hommes ne sont pas en reste. Les trapézistes sud-américains suscitent, par leurs prouesses acrobatiques, les exclamations d’une foule admirative, laquelle applaudira à tout rompre à l’adresse de Roberto, le jongleur (qui joue de ses mains avec les quilles, aussi bien que de sa bouche avec les balles de ping-pong : extraordinaire !). Une foule qui sera ébahie du numéro de transformistes (où une femme change de robe en moins de temps… qu’il n’en faut à tant d’autres – j’en connais – pour en acheter une seule !), si habile et si rapide que franchement, on n’y comprend rien (mais vraiment rien de rien, j’en atteste !). Une foule qui rira des facéties d’un clown espagnol qui ne cesse de demander : « Pourquoi ? », provoquant une hilarité régulière des enfants (ils ne sont pas les seuls à rire !). Une foule qui frémit aussi des cascades de trois motards dans leur boule d’acier, ou qui s’ébaubit de la dextérité de quatre gymnastes à leur barre fixe : épatant ! D’ailleurs, nous sommes tous épatés.

 

Juste avant que les lumières ne s’éteignent un instant, qu’un chant de Noël ne résonne, repris en chœur par le public, et que les projecteurs ne se rallument sur un gros, très gros Père Noël gonflé ! Et c’est une standing ovation que donne le public wattrelosien à ces artistes de la balle qui auront donné à tous un superbe spectacle, fait de talents et d’adresse. Un beau, un bon moment de détente. Vu les mines ravies des enfants à la sortie, c’est réussi.

 

Je vous le dis : magique, le cirque ! Merci Medrano !

 

 

 

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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 11:24

Je le reconnais volontiers, le soir de Noël n’est pas celui que je préfère, ni celui qui m’est le plus agréable à titre personnel, même si bien sûr, le dîner – toujours très prompt – chez mes parents est un rituel familial dont je goûte, année après année, le plaisir qu’il puisse avoir lieu.

 

Mais depuis quelques années, depuis que La Poste ait – unilatéralement – décidé de ne plus s’occuper de cela (soyons francs, je ne lui ai pas pardonné !), il faut bien que quelqu’un prenne en charge les lettres au Père Noël que bien des enfants mettent dans la boîte pendant le marché de Noël ! Alors la mairie a relevé le challenge, une fois de plus. C’est vrai que le Père Noël m’avait téléphoné pour cela mais avant d’accepter, j’y avais mis une condition : qu’il soit là, chaque 24 décembre au soir, à la mairie, pour venir remettre les cadeaux qu’il a amenés pour les petites et les petits Wattrelosiens.

 

Tope là ! Voilà pourquoi, depuis plusieurs années maintenant, vers 17 heures, les salons de l’Hôtel de ville s’ouvrent… Oui, mais voilà, cet après-midi, le Père Noël a raté son virage avec son traîneau en descendant sur Wattrelos, et des cadeaux (qu’il doit distribuer dans le monde entier ce soir !) sont restés accrochés en haut du clocher de Saint-Maclou. Il a tout juste eu le temps de m’amener les cadeaux pour ceux qui lui ont envoyé les plus belles lettres et il m’a demandé de l’excuser auprès des enfants car il faut qu’il remonte très vite tout en haut de l’église (il pense d’ailleurs en descendre vers 18 heures !)

 

C’est embêtant ! Mais je vais essayer de m’en sortir. Ils sont là devant moi, ces 31 auteurs de belles lettres, avec des frères, des sœurs, et leurs parents.

 lettre-noel-001.JPG

Alors je leur dis que j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise : je leur raconte la mésaventure du Père Noël, qu’il ne peut pas être là à l’heure. La bonne, c’est qu’il m’a donné les cadeaux et qu’il m’a demandé de le remplacer… Heureusement que j’ai mis une veste rouge ce soir (malheureusement, j’ai la moustache mais pas la barbe…). Alors, avec Jean-Luc Doyen, et deux de mes élues – devenues lutines, le temps de se coiffer d’un superbe bonnet de Noël – nous accueillons la chorale Chantez-vous (ci-contre), qui entonne de sympathiques chants de Noël. Je lis quelques-unes de ces lettres, Chloé qui a peur que le Père Noël ait froid, ou telle autre qui s’inquiète pour la santé de sa mamie, hospitalisée.

 lettre-noel-003.JPG

Emotion, sourires, plaisir…

 

Je vis tout cela, au gré des prénoms qu’on appelle et de ces enfants qui viennent vers moi, comme ce Yanis qui traverse en courant toute la salle des fêtes et se jette dans mes bras en me faisant un de ces gros poutous, chaleureux et bien émouvants (ph. ci-contre).

 

Comme d’habitude, le service des animations et Jean-Luc ont bien travaillé. Nous aurons semé un peu plus de joie et de bonne humeur. Moi, mon cœur se serre car cette heure-là, dans ce rôle de collaborateur de Père Noël, vaut toutes les difficultés de l’année de l’élu que je suis, elle efface tout, elle bouscule, elle chamboule, elle émeut…

 pere-noel.JPG

Ensemble, nous sortons pour aller assister à la descente du Père Noël de Saint-Maclou. Suis rassuré, il a pu tenir ses engagements, il est là : il a su se décrocher, ouf ! La descente est méthodique, les éclairages superbes,… comme les exclamations (des petits et des grands) lorsqu’il enjambe le balcon ! Le voilà sur le sol, distribuant bonbons et chocolats.

 

Voilà, c’est fini. Le Père Noël va s’en aller. Enfants et parents aussi. Les voitures s’éloignent dans la nuit, et des lumières rouges s’en vont, pendant que des guirlandes, bientôt s’allumeront sur tant de sapins.

 

Un auteur a écrit : « On reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait quand il s’en va »… Ces deux heures ont été pour moi un moment de bonheur.

 

Bon Noël à toutes et tous !

                       

 

 

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 10:23

facadedenoel2009.jpgDepuis quatre ans en effet, l’Office de tourisme organise un concours des façades décorées.

 

Tout était né d’une idée, d’un défi que j’avais émis à sa présidente, Edith Marchal, et à son directeur, Eric Bavay, en constatant que nous avions, l’été, un concours pour encourager et féliciter ceux qui, en la fleurissant, mettent des couleurs à leur habitation, mais que l’hiver, nous aurions pu tout autant, encourager et féliciter celles et ceux qui, grâce à leurs illuminations, leurs décors de Noël, mettent de la couleur et de la gaieté sur leur logement, et ce faisant dans leur rue, dans leur quartier et donc dans la ville.

 

Je reçois ce soir, à l’Hôtel de Ville, ces artistes qui parent Wattrelos d’habits de lumière. Ils sont 72 à avoir participé, répartis en trois catégories : appartements, maisons avec jardin et maisons sans jardin. Ça fait du monde dans nos salons…

 

Le jury, malgré le froid – et cette année, il a eu du mérite – a sillonné les rues, ruelles et impasses de Wattrelos du 14 au 17 décembre. Je suis bien content de ne pas en faire partie… car je devine que la mission n’est pas simple.

  facade-noel-1.jpg

Quand je vois, en effet, les photos de nombre de ces habitations décorées, que j’ai faites installer sur les murs de l’escalier menant à la salle des fêtes, il y a de quoi être émerveillé de certaines mises en scène, de la qualité, soignée, de certains décors et de la beauté, pour être simple, de ce qui se fait ça et là. Oui, il y a parmi ces participant(e)s au concours, bien des artistes !

 

C’est pour eux un plaisir, une joie. Pour eux, pour leurs enfants, pour leurs voisins. Ce qui est toujours intéressant, dans cette démarche, c’est la stimulation que cela crée. Si quelqu’un le fait dans sa rue, c’est rare qu’il soit le seul. Une maison, deux maisons à côté, on le fait aussi… et c’est comme cela qu’on rend la ville plus gaie, plus colorée en hiver.

 facade-noel-2.jpg 

Alors je les félicite chaleureusement, toutes et tous. C’est vrai, j’aimerais qu’ils soient encore plus nombreux. Ils sont déjà cinq de plus que l’an dernier. Mais plus leur nombre augmentera, plus notre ville sera embellie pour les fêtes de fin d’année.

 

Ces démarches individuelles renforcent en effet utilement les efforts que la Municipalité conduit. Depuis quatre ans, nous avons engagé un plan lumière pluriannuel qui nous a permis de mieux structurer les achats d’illuminations, de mieux organiser leur pose et le choix des couleurs et des motifs, en tenant compte, comme cette année, des quartiers (couleurs spécifiques par quartier) ou des préoccupations environnementales (option de lampes LEDs à basse consommation et plus légères, ce qui a permis de revisiter complètement le tapis de lumières sur la place et sur l’Hôtel de ville). Bravo d’ailleurs aux services techniques  municipaux qui ont réalisé un formidable travail !

 

La fébrilité gagne la salle au gré de l’annonce des résultats. Une dame est submergée par l’émotion quand elle apprend avoir le 3e prix : ses efforts sont récompensés, elle en est si heureuse !

 

Cela dit, bravo à tous ! Grâce à elles et à eux tous, en cette fin 2009, à Wattrelos, la lumière fut…

 

 

 

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 09:28

Ce 22 décembre parait au Journal Officiel une question que je pose au Ministre de l'Education Nationale concernant la situation des professeurs d'enseignement général de collège en fin de carrière.

Cliquer
ici pour lire l'intégralité de la question.

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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 09:40

Il y a des fois où on voudrait ne pas avoir raison.

 

Dans un article de ce blog que j’avais consacré au lancement de cette conférence (cf. mon article du 8 décembre), j’avais fait part de mes appréhensions sur son issue. Le texte a minima qui en a été la résolution finale ne me surprend donc pas, malheureusement.

 

D’abord parce que la pression médiatique a été tellement forte sur cette rencontre qu’elle a mécaniquement poussé à un haut niveau les espérances, tellement haut que le risque de l’échec, ou tout du moins de la déception, devenait patent. Ensuite parce qu’il faut en avoir conscience, la préoccupation environnementale n’est pas (encore ?) la chose la mieux partagée au monde et que les postures, comme les intérêts des Etats, sont encore très peu convergents, voire divergents.

 

Alors oui, bien sûr, après un processus de négociations internationales intenses, un texte juridiquement vide et politiquement faible en conclusion, c’est décevant ! Martine AUBRY l’a bien résumé, en déclarant : « Conclure le sommet sur une déclaration d’intention de contenir à 2 degrés le réchauffement d’ici 2050 sans dire comment, ne peut être considéré comme un résultat ».

 

L’accord arraché à Copenhague est maigre et ne pourra servir de bases à la construction d’un régime climatique international post-Kyoto.

 

Les enjeux de la conférence étaient pourtant considérables a priori. L’objectif était de trouver un accord prolongeant et renforçant le protocole de Kyoto (qui expirera en 2012), ou au moins un texte de politique générale sur les objectifs de réduction de chacun et les mesures des engagements pris, mais il était aussi et surtout de se mettre d’accord sur le financement de l’adaptation au changement climatique.

 

Or, si  les chefs de gouvernement ont effectivement inclus dans l’accord final une telle aide internationale pour l’adaptation (30 Mds $ à court terme sur 2010-2012, puis 100 Mds d’ici 2020), ils n’ont donné aucun détail sur l’identité des contributeurs et des gestionnaires des fonds obtenus.

 

Alors qui sont les responsables de l’échec ? Assurément les pays riches, frileux sur leurs engagements bien sûr. La Chine aussi, peu désireuse de s’engager et sur les objectifs, et surtout sur la vérification de ceux-ci ? L’Inde et le Canada également, mais aussi l’Europe qui n’aura pas su parler d’une seule voix… Mais ce n’est pas en instruisant une réflexion en culpabilité qu’on progressera ; c’est par l’action. Tant qu’il n’y aura pas un accord international contraignant, juste et ambitieux, c’est non seulement la crédibilité de la communauté des nations (et de l’ONU donc !) qui est en cause, mais c’est surtout la survie de la biodiversité sur la planète qui sera menacée.

 

Pour tout la Gauche, c’est maintenant un acquis : la problématique climatique et ses enjeux est sans conteste le plus grand challenge du millénaire. L’Internationale socialiste en a fait son projet : Construire une société durable et à faible carbone qui soit socialement juste et équitable.

 

Et si, à quelques jours des vœux pour l’an nouveau, on espérait que l’humanité se le fixe pour but ?

 

Rendez-vous pour le savoir aux prochaines conférences, à Bonn en juillet, et surtout à Mexico en décembre 2010.

 

 

 

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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 17:27

C’est le nouveau concept qui remplace le marché de Noël traditionnel que nous avions sur la place de Wattrelos pendant toute la période des fêtes et qui, il faut bien le reconnaître, marquait un peu le pas.

 

Alors ce soir, c’est l’inauguration de ce Noël new look où m’accompagnent mes élus – dont l’ineffable adjoint aux animations festives, Jean-Luc Doyen (déguisé pour l’occasion en un surprenant sapin… durable, qui présente de surcroît la vertu d’être décoré d’une guirlande qu’un savant petit bouton permet d’allumer… et dont l’intensité lumineuse s’accroît lorsqu’on tape dans les mains !) – et la toute nouvelle Miss Wattrelos, Lolita, et ses dauphines, dont c’est la première sortie officielle à mes côtés.


Je les avais prévenues d’ailleurs : deux rituels sont autant d’épreuves initiatiques du marché de Noël, la dégustation de croustillons (ils sont bien chauds, ce qui, vu la météo, fait plaisir à tout le monde !) mais aussi de vin chaud à la cannelle : elles se sont prêtées de bonne grâce à l’une comme à l’autre (photos ci-dessous).

 villagenoel20091

villagenoel20095

Avant tout cela, nous avons déambulé au milieu des travées des chalets tenus par quelques commerçants (qui présentent surtout des produits du terroir… et des bijoux !), et surtout par huit associations (certaines assurant même une petite restauration : je suis reparti avec un sympathique goulash de la tout aussi sympathique association franco-hongroise Kossuth) qui offrent, avec le sourire, quelques articles sympas eux aussi… ça aide pour les cadeaux de Noël à venir.

 

villagenoel20092Puis arrive le morceau d’anthologie, le clou de ce Noël Festif 2009 : la piste de luge. Ces trois pistes de 4 mètres de large et de 20 mètres de long auront été très fréquentées pendant ces quelques jours. Immanquablement, on me propose de m’y essayer, mais si j’ai déjà fait beaucoup de choses dans ma vie jusqu’à présent, une petite voix à l’intérieur (celle de la raison ? Mon Jiminy Cricket à moi ?) m’incite à renoncer. Pas de problème, voilà que mon Premier adjoint, suivi de l’adjoint aux sports, relèvent le défi, suivi d’un jeune conseiller : bravo les copains ! L’honneur est sauf et on le voit (photo ci-contre), chacun l’a fait avec sa technique à lui…

 

Mais le pire reste à venir : retour à l’Hôtel de ville où, au-delà des quelques propos officiels, je redoute plus que tout ce que seront les initiatives de mon sapin – pardon : de mon adjoint – Jean-Luc Doyen. C’est vrai qu’il a une mine extraordinaire avec son déguisement… enguirlandé ! Je me demande toujours où il va chercher ses idées.

 

 

Et voilà que j’y ai droit ! Toujours soucieux de me surprendre, cet illuminé (c’est le cas de le dire) m’a acheté sur un marché de Noël à Strasbourg une coiffe pour le moins originale. Cela tient chaud ; il paraît que les autochtones là-bas portent beaucoup cela (à Wattrelos, c’est moins courant)… et me voilà affublé d’une cigogne sur la tête, tenue fermement par deux pattes rouges nouées. Du meilleur goût, non ? Car bien sûr, je n’ai pas eu le choix, il a fallu que je l’essaie publiquement…

 

villagenoel20093Cigogne.jpg

Ah, quand à Wattrelos l’humour fait son nid… il lui arrive de se payer ma tête !

 

Bah, voilà un Noël Festif 2009 bien inauguré ; j’espère qu’il plaira aux petits et aux grands. Bien sûr, comme je le dis dans mon propos, cela ne fait pas oublier toutes les difficultés mais cela aide à les supporter, et cela met un peu de couleurs à la vie.

 

Mais au-delà des idées de l’impétueux et imaginatif Jean-Luc, toutes ces fêtes en fin d’année devront beaucoup aux associations qui se sont mobilisées, et surtout – je leur rends un vibrant hommage – aux services techniques qui ont fait un formidable boulot (malgré les intempéries) pour que tout soit prêt à temps !

 

Tout cela pour le bonheur du plus grand nombre !

 

 

 




 

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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 09:21

retraite20092Ce matin, dans le prolongement de la réception des médaillés municipaux hier soir, ce sont les retraités de l’année qu’avec l’Administration municipale je reçois. Certains sont partis en retraite depuis le début de l’année, d’autres très récemment. Ils sont 36 au total à « avoir fait valoir leurs droits » comme le dit la formule, et depuis 2006, j’ai mis en place cette cérémonie qui leur est consacrée.

Car après tant d’années dans son équipe, dans son atelier, dans son service, dans cette grande famille qu’est le service public municipal, cela vaut bien cela ! Pas question de laisser partir celles et ceux qui furent au service des Wattrelosiens, qui furent des collaborateurs, des collègues, des amis, sans un hommage solennel à leur carrière et à leur personne.


Pensons-donc, ils ou elles ont commencé leur carrière dans les années soixante ! Quel chemin parcouru, pas uniquement à la mairie bien sûr, et quel travail réalisé.
Alors cette retraite, elle aura souvent été légitimement attendue, libérant des contraintes de la vie professionnelle. Elle est évidemment également méritée, après des années de travail. Elle est aussi, ne l’oublions pas, parfois redoutée! Les humoristes n’ont d’ailleurs pas omis d’en user, à l’instar de ces anonymes, pour qui « pour la femme, retraite signifie deux fois moins d’argent et deux fois plus de mari », ou qui définit la « retraite : après avoir filé droit, voici le temps venu de tourner en rond »…
retraite20091
Et oui, c’est le moment où l’on dit qu’on va faire tout ce qu’on n’a pas eu le temps de faire, mais c’est aussi le temps de s’occuper des enfants, des petits-enfants, du conjoint, du jardin, des courses, des loisirs, de la maison… Bref, c’est le moment où l’on a le temps de ne plus avoir le temps ! Des retraités débordés, j’en connais… Dans la salle, ce matin, aussi ! Plusieurs, quand nous bavardons ensemble, à la fin de la cérémonie, me le disent volontiers.

Hé bien tant mieux. Qu’ils n’oublient jamais que « l’effort qu’on fait pour être heureux n’est jamais perdu ». 
Puissent-ils, les unes et les autres, l’être longtemps…

 

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 09:11

madaille20092Ce soir, comme tous les ans depuis quelques années, je remets des médailles du travail, au CSE, en compagnie du Conseil municipal, aux agents municipaux de notre ville qui comptent 20, 30 ou même 35 ans de service public, eux qui ont contribué à façonner Wattrelos durant ces dernières décennies. Cela justifie à mes yeux cette réception que j'ai voulue, et qui leur est dédiée.

 

Face à moi, 45 médaillés qui totalisent 1160 années de travail !

 

D’entrée, je cite Alexandre Dumas (fils) : « Le travail est indispensable au bonheur de l’homme ; il l’élève, il le console ; et peu importe la nature du travail, pourvu qu’il profite à quelqu’un »…

Et à qui ont dit profité ces 1160 années de travail mise à l’honneur ce jour ? Aux Wattrelosiens.

 

Bien entendu, il est tentant en pareille occasion de jeter un coup d'oeil dans le rétro, sans nostalgie. Car mes médaillés doivent nécessairement voir défiler ce soir les images de ce qu'est, de ce que fut pour les plus anciens, leur vie de travail à Wattrelos.

 

Chez nous, le service public a connu trois périodes : d'abord le temps du développement, dans les années 50 et encore 60,  lorsqu'il a fallu accompagner les nouveaux habitants d'une ville encore en construction, avec l'émergence de quartiers complets. Les besoins en écoles, en loisirs éducatifs, en équipements de voirie et en assainissement étaient nombreux – je me souviens encore que devant ma maison lorsque j'étais gamin, le trottoir n'était pas bitumé... comme beaucoup d'autres !

 

Ensuite vint le temps de la mutation, de la modernisation : les bâtiments et équipements publics se devaient d'évoluer, parfois de s'agrandir, d'être équipés d'outils actuels comme l'informatique dans les écoles par exemple, mais aussi l'ouverture d'une bibliothèque digne de la taille de la ville, d'une école de musique, de foyers-logements pour des personnes âgées qu'il fallait de mieux en mieux accompagner, etc.

 

Enfin, depuis 7, 8 ans environ, le service public local a du s’ériger progressivement en protection, face aux conséquences d’un monde plus dur de dérégulations, de délocalisations, de détresses sociales et humaines plus grandes. Notre service public se doit aujourd'hui d'être un bouclier pour les plus modestes, le patrimoine de ceux qui n'en ont pas, d'aider par exemple les jeunes qui souhaitent faire des études supérieures en leur attribuant des bourses, d'aider les personnes âgées à mieux se soigner et à se restaurer via les services à domicile, sans oublier les besoins en matière de sécurité, de cadre de vie, et même d'écologie.

 medaille20091

Alors je dis à mes agents qu'ils peuvent être fiers de cette médaille, individuellement et collectivement, car ils ont fait ce qu'il y a de plus noble à mes yeux : aider les autres, les habitants de notre ville à vivre mieux, ils ont su être utiles pour un mieux vivre ensemble dans cette commune qui fait parfois, et même souvent, envie alentour – nos enseignants en savent quelque chose, eux qui trouvent à Wattrelos une municipalité à l'écoute et qui fait de son mieux pour les épauler.

 

En leur souhaitant d'excellentes fêtes de fin d'année et avant de leur remettre leur précieuse médaille, je n'ai que deux mots à leur dire : bravo et merci !

 

 

 

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 09:30

Je viens d’obtenir la réponse (elle paraît aujourd’hui au Journal Officiel) à la question posée le 11 août dernier au secrétaire d'État chargé des affaires européennes sur le maintien des dispositions historiques d'urbanisme entre la France et la Belgique définies par le traité de Courtrai.

 

Pour mémoire, j’expliquais que, par déclaration commune du 15 janvier 1886, les gouvernements français et belge ont modifié l'article 69 du traité des limites, dit traité de Courtrai, signé le 28 mars 1820, de manière à ce que « à l'avenir et dans l'intérêt des deux pays, aucune construction quelconque ne pourra être élevée, ni aucune clôture être établie à moins de dix mètres de la ligne frontière ou de cinq mètres d'un chemin, lorsque ce chemin est mitoyen et que son axe forme limite ».

 

De fait, ce texte impose en principe une servitude non aedificandi sur une bande de 10 mètres de large de part et d'autre de la frontière franco-belge. Le maintien de celle-ci trouverait sa justification pour le fonctionnement de la police de l'air et des frontières, d'après les autorités douanières françaises.

 

Or les autorités communales belges d'une commune limitrophe ont récemment fourni à un concitoyen français une attestation administrative énonçant que "l'article 69 du traité des limites" est "considéré comme obsolète sur le territoire belge" !

 

Comment est-il donc possible qu'une disposition soit considérée comme "obsolète" sur le territoire belge et encore appliquée sur le territoire français ?

 

Il me semble que ce point de droit doit être clarifié rapidement car il donne lieu à de complexes, et inutiles, procédures administratives, nourrit des conflits de voisinage, et alimente, à juste titre, bien des incompréhensions de nos concitoyens.

 

Voici la réponse :

 

Le ministère des affaires étrangères et européennes saisira prochainement les autorités belges afin de connaître leur position officielle à l'égard du traité de Courtrai et examiner avec elles, si nécessaire et dans quelles conditions, la possibilité de revenir conjointement sur certaines de ses dispositions.

 

 

 

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