Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
  • Contact

Recherche

Articles Récents

19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 09:13

Le 15 décembre dernier, j’interpellais le ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche, via une question écrite, sur la question du prix des aliments peu transformés. La réponse m’est apportée aujourd’hui par le Journal Officiel.

 

Pour rappel, j’indiquais au ministre qu’une enquête, récemment menée, sur les prix d'aliments peu transformés (dont la matière première agricole constitue une part prépondérante) donne des résultats sans appel. Alors qu'en septembre 2009, les prix agricoles de la volaille, du porc, et du lait étaient respectivement de 2,11 euros, 1,34 euro et 0,29 euro, les prix moyens en rayon de l'escalope de poulet, de la côte de porc et de la brique de lait dans la métropole lilloise étaient ainsi, par exemple, de 11,91 euros, 6,34 euros et 0,75 euro.

 

Les différentiels sont donc importants et, faute de transparence et de données publiques, restent inexpliqués. Mais une étude plus approfondie permet de parler de marges injustifiées. En effet, pour de nombreux produits (lait, porc, volaille), industriels et distributeurs profitent des variations de prix agricoles, plus particulièrement des baisses, pour accroître fortement leurs marges.

 

S'agissant du lait, entre septembre 2007 et septembre 2009, le prix à l'éleveur a baissé de 7 %, alors que pour le consommateur, le prix de la brique de lait Candia a augmenté de 5 %. Pire, la brique de lait à marque distributeur a elle, augmenté de 11 % ! En l'absence de données publiques et en raison de la baisse significative du prix agricole depuis la mi-2008, le maintien de prix élevés laisse apparaître des marges injustifiées dont souffrent les consommateurs de la métropole.

 

Il est donc nécessaire de développer, lors des périodes de forte variation des prix agricoles, un système de nature réglementaire permettant d'encadrer les marges, si leur progression apparaît injustifiée. Un coefficient multiplicateur pourrait bien être le seul outil efficace pour limiter la progression des marges pour les produits alimentaires de première nécessité peu ou pas transformés, et au minimum pour les viandes fraîches de bœuf et de porc. Un tel dispositif existe depuis 2005 pour les fruits et légumes, et a fait ses preuves.

 

Je demandais donc au ministre de m’indiquer les mesures qu'il entendait prendre pour lutter contre les marges injustifiées, et notamment sa position sur l'extension aux produits alimentaires peu transformés du coefficient multiplicateur.

 

Voici la réponse du ministre :

 

« La question de l'impact des prix agricoles dans la formation des prix alimentaires est sensible et complexe. Cette question, si elle revient à l'actualité avec la crise économique et la volatilité des prix des matières premières agricoles, a toujours fait l'objet d'études et de suivis réguliers par les experts et les pouvoirs publics.

 

Les efforts spectaculaires de productivité tant de l'agriculture que de l'industrie ont permis une baisse importante des prix agricoles et alimentaires depuis des décennies. D'une manière générale, les produits alimentaires consommés sont de plus en plus transformés, avec une valeur ajoutée croissante.

 

Cette tendance de fond, qui consiste pour l'industrie alimentaire à créer toujours plus de valeur, se traduit par un impact généralement plus faible du prix de la matière première agricole dans celui du produit consommé.

 

Toutefois, le poids des produits agricoles est encore très significatif dans l'ensemble des filières des produits frais, et certaines variations de prix méritent des explications. Les filières alimentaires sont nombreuses et diversifiées : elles font intervenir plusieurs intermédiaires et possèdent chacune leurs spécificités.

 

Dès lors, l'étude des mécanismes de formation des prix au sein de la chaîne alimentaire ne fait de sens qu'à travers une approche différenciée. C'est pourquoi l'Observatoire des prix et des marges, qui a pour mission d'établir une plus grande transparence dans la formation des prix, a été doté en novembre 2008 d'un comité de pilotage spécifique pour les produits alimentaires.

 

Ce comité de pilotage a pour mission la mise en place d'outils opérationnels de suivi des prix et des marges sur l'ensemble des maillons des filières alimentaires, grâce à une meilleure coordination des données existantes. Ces méthodes d'analyse permettent de comparer valablement les prix constatés à chaque stade des filières étudiées. Les travaux de l'Observatoire ont été publiés tout au long de l'année 2009 sur la viande de porc, les produits laitiers et les fruits et légumes frais.

 

Accessibles à tous sur Internet, ils sont régulièrement mis à jour. Chacun peut constater que les courbes d'évolution des prix à chaque stade de la filière considérée suivent, avec certains écarts et retards, à la hausse comme à la baisse, les variations des prix des matières premières agricoles, pour autant que le coût de cette matière première ait un poids significatif dans le prix du produit final. Par ailleurs, il convient de rappeler que les marges observées sont des marges brutes.

 

L'observatoire publie en outre une ventilation de ces marges brutes selon les charges supportées par les entreprises. Il est proposé de renforcer l'action de l'Observatoire des prix et des marges dans le cadre du projet de loi de modernisation de l'agriculture et de la pêche qui sera discuté en 2010 au Parlement. Enfin, l'article L. 611-4-2 du code rural introduit, en périodes de crise conjoncturelle, la possibilité d'instaurer un coefficient multiplicateur encadrant les marges des fruits et légumes périssables, par la limitation du rapport entre le prix d'achat et le prix de vente.

 

Ce mécanisme ne garantit pas le relèvement mécanique des prix à la production, mais peut conduire à une meilleure répercussion de la baisse des prix à la production auprès du consommateur final et favoriser ainsi l'écoulement des marchandises et la régulation des marchés. L'extension du coefficient multiplicateur à l'ensemble des produits agricoles n'a pas été prévue jusqu'à ce jour par la loi.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 09:04

haiti.jpgLe terrible séisme qui a frappé Haïti, l’un des pays les plus pauvres du monde, fut d’une violence rarement atteinte sur l’échelle de Richter.

 

Déjà Haïti et sa population étaient dans une situation peu favorable : classé 148e (sur 179 pays) pour l’indice de développement humain (selon le PNUD), figurant dans le groupe des pays les moins avancés, ce pays est celui d’une grande pauvreté générale. Le PIB par habitant est estimé à 640 dollars, les deux tiers de la population vivent avec moins de deux dollars par jour et par personne, 50 % de la population survit même avec moins d’un dollar par jour… alors qu’à l’inverse, 1 % de la population détient 50 % de la richesse du pays.

 

Depuis une semaine, les images qui nous parviennent sont insoutenables et l’élan de solidarité, né spontanément quelques heures à peine après la catastrophe, est à la mesure de la cruauté de la situation. Les chiffres donnent le tournis : plus de 100 000 morts selon le Premier ministre du pays, trois millions de personnes sinistrées, un pays désorganisé… La capitale, Port-au-Prince, hélas surpeuplée, a été dévastée par un tremblement de terre comme Haïti n’en n’avait plus connu depuis deux siècles (depuis 1777 exactement) ! C’est dire le caractère exceptionnel de l’événement ; c’est dire aussi que cette nouvelle décennie commence bien mal…

 

Pour ma part, comme je pense tous mes concitoyens, je suis bouleversé par ce que je lis, ce que je vois, ce que j’entends. Les victimes, les orphelins, les survivants qui n’avaient déjà que très peu pour survivre, déjà en grande pauvreté, sont en situation extrêmement périlleuse. Il n’y a plus de règles, plus de structures, plus de cadres institutionnels, sociaux, ni même de bâtiments qui garantissent la vie ! Tout cela est tout simplement effroyable ; seule compte aujourd’hui l’obligation de secourir celles et ceux qui peuvent encore l’être. Tant de familles en France, dans notre agglomération sont sans nouvelles de parents, d’enfants, de relations restés en Haïti ; leur attente est terrible, d’autant que les informations sont quasiment inexistantes. La France elle-même a bien des difficultés à réussir à s’informer, à s’organiser sur place. Mais c’est désormais une certitude : le bilan en termes de pertes de vies humaines sera l’un des plus élevés de ces dernières années.

 

C’est pourquoi, bon nombre d’organismes, de collectivités se mobilisent et vont débloquer des fonds pour venir en aide aux Haïtiens ; la Communauté urbaine a ainsi prévu d’apporter une aide de 60 000 euros au mouvement international d’aide aux victimes. Parce qu’ici, dans le Nord, on sait ce que le mot solidarité signifie. Et parce qu’à Haïti en ce moment, on meurt sous les décombres, de soif, de blessures qui devraient rapidement être soignées.

 

C’est dire si le temps presse, et si on ne peut que ressentir inquiétude, et pour tout dire un certain affolement, en constatant, sur les images qui nous parviennent, les tensions, les heurts, la désorganisation persistante dans ce pays non pas maudit, comme on l’a lu trop souvent ces derniers temps ça et là, mais pauvre et qui a besoin plus que jamais de la solidarité internationale bien sûr… mais aussi de l’engagement pérenne des institutions internationales pour reconstruire un pays, redonner un toit à tous ses habitants, et une démocratie réelle et solidaire.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 18:54

nordsud.jpgAh, cette après-midi, il se passe encore des choses à Wattrelos ! Bien sûr, il y a le salon du chien (où, malheureusement, je ne suis pas passé, histoire de ne pas succomber à la tentation, des fois qu'on me mettrait un chiot dans les bras !), mais il y a surtout le concert de l'association NordSud au CSE : noir de monde ! Toutes les chaises sont prises !

 

Et pour tout dire, le spectacle est de qualité. Deux chanteurs se succèdent, près d'une heure chacun : J.-F. Auclair, à la voix d'opéra qu'il contient mais qui éclate lorsqu'il chante « Le Barbier », juste avant l'ovation de la salle ; et notre ami Jean Gomanne qui, après avoir revisité les standards de ses succès, enflamme la salle d'un Mexico devenu, pour un instant, « sous le soleil de Wattreloooos... ».

 

Entre les deux, je me suis éclipsé pour aller participer, comme chaque année, aux voeux du cercle Saint-Marcel à Beaulieu. Cette fois, les retrouvailles de l'an nouveau s'ouvrent avec une (nouvelle) représentation par la troupe des 3/5 de la « piècette » qu'elle a joué samedi dernier en ouverture des voeux aux associations ! Une petite pièce de théâtre dont je suis la vedette (involontaire) et la victime (consentante), écrite par mon ami – et acteur – Michel Destrebecq qu'il a intitulée «  La foire aux assauts » (puisqu'elle a pour cadre la fête des associations), avec pour sous-titre « ou En attendant Monsieur le Maire...).

 

Et comme samedi dernier, le public de l'après-midi (les membres du cercle) rient volontiers... même moi ! D'autant que, comme me l'écrit la troupe sur la dédicace que tous m'ont faite sur le texte qu'ils m'ont remis, ce qu'ils m'adressent est « un énorme merci »...

 Rois-3-Cinq.jpeg

La bonne humeur est donc de mise, juste avant qu'ensemble, comme à l'accoutumée, nous découpions et partagions les galettes. Je choisis avec réflexion mon morceau (tu parles !) et... me voilà découvreur d'une fève qui me permet à nouveau de coiffer une (éphémère mais souriante) couronne. Avec deux joies particulières : la première, c'est que cette fève représente le facteur du film des « Ch'tis » sur son vélo, ce qui, pour le fils de facteur que je suis, est émouvant, surtout quand on sait que, pour raisons de santé, mon père n'a pu venir ; la seconde, c'est quelques secondes plus tard, quand ma mère trouve aussi une fève magique !

 

Puis retour au concert NordSud où une surprise m'attend : après une superbe chanson de la talentueuse jeune Wattrelosienne Marie Hespel, elle s'engage dans une seconde, « Une autre histoire », qu'elle commence merveilleusement, avant qu'une voix mâle s'en vienne la rejoindre sur scène, celle de Pascal Fontaine, l'un de mes super-techniciens municipaux, qui passe, le temps d'une chanson, de l'autre côté de la rampe ! Hé bien, faut dire qu'il se défend sacrément bien le bougre... Un vrai talent, et un super bon moment. Et pour moi, plein d'émotions aussi... quand on se souvient que Jacques, son père, qui fut l'un de mes collègues du conseil municipal en 1983, puis l'un de mes adjoints en 2000, était un très bon chanteur !

 

Belle après-midi, où s'additionnent des talents à la wattrelosienne... Même qu'après Pascal, d'autres vont entrer en scéne : l'équipe de Christian (Ladoe) des « Copés in deux »… un autre de mes agents municipaux !

 

Des pépites de talents et de bonne humeur que tous ces jins...

 

 

 

 

 

 




Partager cet article
Repost0
17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 18:46

Tombola-velo.jpgCe matin, après deux heures au bureau, rendez-vous à l'assemblée générale de l'Union musicale wattrelosienne, notre société de musique où je peux, à nouveau, très chaleureusement féliciter la jeune équipe, autour de Laurence Ocmant, pour la très, très belle Sainte-Cécile 2009 (cf. blog du 22 novembre).

 

Puis direction le Plouys où se tient l'assemblée annuelle de l'association des cinq quartiers présidée par Michèle Coquelle, dont je tiens à saluer chaleureusement les activités entreprises tout au long de l'année. Ainsi, Halloween (cf. blog du 31 octobre) y est devenue une institution wattrelosienne, avec ses bonbons et sa « soupe du diable » réconfortante, les façades illuminées à Noël, ou tant d'autres moments de rencontre et de convivialité. A commencer par l'incontournable fête du Plouys qui se tient le dernier dimanche de juillet dans l'ancienne école du même nom. Un rendez-vous qu'il n'est pas question de manquer !

 

Pensez donc, avec un filet américain-frites le samedi midi, un autre le samedi soir et encore un autre le dimanche midi, c'était que du bonheur ! D'accord, cette année, j'ai fait fort : mais très présent, j'y ai acheté tout autant de tickets de tombola... ce qui m'a fait gagner le vélo ! Michèle a tenu à me le remettre à l'issue de l'assemblée, avec son comité, et tout cela dans la bonne humeur... Un VTT pour aller balader dans les sentiers de ces beaux coins de Wattrelos ?

 

Mais j'ai vraiment éclaté de rire quand, partant, j'allume mon auto-radio. Quelle n'est pas ma surprise d'entendre Yves Montand chantonner qu'il se promène... devinez comment ? A bicyclette... avec Paulette ! Très drôle clin d'oeil de la vie, alors même qu'un très beau soleil s'installe sur notre campagne... J'en ris encore.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 13:14

Serge-1.jpeg

Matinée dense que celle d'aujourd'hui, puisqu'après ma permanence parlementaire à Croix, une réunion de travail avec mes élus wattrelosiens sur la santé et un passage à l'assemblée générale du centre social du Laboureur (où je suis toujours très heureux de saluer les bénévoles et le comité d'usagers), me voilà à Lys-lez-Lannoy, en terre socialiste.

 

En effet, avec Christophe D'Hulst, mon 1er adjoint et secrétaire de la section de Wattrelos, Jérôme Dehaynin de Lannoy, Bernard Patin d'Hem, Jocya Vancoillie, maire de Willems, Bernard Siemieniecki, secrétaire de la section de Lys, et Josiane Willoqueaux, maire de Lys, nous sommes entre amis, entre camarades, autour d'un militant fidèle du PS, Serge Delforge.

 

Ça fait pas mal d'années que je connais Serge. Il a été conseiller municipal dans la majorité de 1971 à 1983, quand André Desmulliez était maire, puis dans l'opposition de 1986 à 2001. Comme je le dis dans mon propos, je suis aux côtés des deux successeurs d'André, puisque Josiane lui a succédé dans le fauteuil de maire, en gagnant la mairie en 2008, et que Serge l'a remplacé au conseil municipal quand André l'a quitté en 1986...

 

Mais surtout, Serge, c'est un militant qui est entré au parti en 1968... Fallait le faire à l'époque : la Droite venait de gagner les élections législatives dans un raz de marée ; en 1969 le candidat socialiste, Gaston Deferre, ne fait que 5 % ! Cet engagement, c'était vraiment la volonté de lutter, de combattre pour « changer la vie », slogan qu'adoptera d'ailleurs rapidement le parti socialiste dont François Mitterrand prend la tête en 1971.

 

Serge a tout connu : les déceptions de 1974 et 1978 ; l'ascension et la victoire de 1981 ; les belles conquêtes sociales, mais aussi la dure réalité du pouvoir ; et tout ce qui s'est passé ensuite, y compris dans le parti, les congrés animés et les ambitions heurtées... Bien sûr, il lui est arrivé d'être mécontent (il faut dire qu'il a un caractère, comment dirais-je, « trempé ») mais jamais il ne s'est éloigné du parti, de son parti !

Faut dire qu'il est né en 1936, et qu'à son baptême il était entouré d'un drapeau rouge. Grand-père et pére militaient, le gamin chantait l'Internationale...

 

Ça vous forge un homme, et un militant, aux convictions bien ancrées comme une vie toute tournée vers l'action politique.

 

Serge, je l'ai connu quand, autour de Dinah Derycke, après la défaite de 1983, un groupe de militants s'était rassemblé pour repartir à la conquête de la mairie. Pourquoi la mairie ? Parce que c'est le lieu même de l'action sociale de proximité, le lieu même où pour un socialiste, on peut donner une dimension réelle, active, à son engagement politique. Alors, oui, il était heureux, Serge, en mars 2008 quand, à nouveau, Lys a retrouvé un maire socialiste, avec Josiane !

 

Même que sa fille Marie-Hélène fait partie de l'équipe municipale du nouveau maire. Bon sang ne saurait mentir !

 

Cet homme-là, c'est un militant, un vrai, un de ces hommes fidèles que le parti socialiste peut être fier d'avoir en son sein. Je suis très honoré que ce soit à moi qu'il ait été demandé de lui remettre un diplôme pour ses 42 ans de militantisme !

 

Bravo Serge, bravo camarade !

 

Et comme, au moment où j'écris ces lignes, j'apprends avec tristesse la disparition d'une grande figure lyssoise, lui aussi ancien conseiller municipal, communiste, Jean-Claude Cauterman, que j'ai bien connu, avec qui j'avais forgé de vraies bonnes relations de respect et d'estime autour de sa bataille pour Stein, dans cet hommage à Serge, qui est aussi un hommage au militantisme, je veux associer Jean-Claude (qui fut lui aussi un militant hors pair, un homme droit, solide sur ses convictions et vigoureux combattant pour la justice sociale) à cet article, en lui disant, à lui aussi, bravo pour tes luttes et pour ton engagement... et au revoir camarade !

 

Serge, je suis fier de te connaître. Jean-Claude, je suis fier de t'avoir connu.

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 10:52

Marcelle.jpgAh, ces cérémonies de vœux ! Ce début janvier n’en manque pas et je m’efforce d’honorer les invitations, nombreuses, que je reçois. Et de ce point de vue, avec les galettes depuis quelques jours, c’est un sacré emploi du temps.

 

Ce soir, je suis aux P’tits Loulous, à Roubaix, au comité des fêtes Fresnoy-Mackellerie, aux côtés de son président, Jean-Claude ISEBAERT, de son comité et des bénévoles du quartier, en présence de Fabrice BELIN, adjoint au maire, pour un moment sympathique. Pas de longs discours, simplement le plaisir d’être ensemble, de se souhaiter la bonne année, une bonne santé pour poursuivre son engagement et pour faire le point sur les projets des festivités de 2010. La marche, avec les 50 km en mai, ou la participation aux 28 heures en septembre, la fête du Veau d’Or, le carnaval, la braderie de la rue de Mouvaux, les allumoirs ou la fête de Noël sont autant de fêtes qui vont rythmer la vie du quartier, mais aussi et surtout le travail de tous ces bénévoles au grand cœur.

 

Et une bénévole hors pair, justement, ce soir on en distingue une : Marcelle ! Marcelle TITECAT est la secrétaire du comité des fêtes, elle est là ce soir, elle est partout et est une pièce majeure de l’existence et du fonctionnement du comité. Avec son accent chantant, roubaisiano-marseillais, qui sent bon les rives de la Méditerranée et de la sardine qui bouche le port de (… vous savez où), elle a un sourire, un dévouement et une gentillesse hors pair. Tout le monde l’adore. Moi aussi.

 

C’est dire si j’ai été plus qu’heureux que Jean-Claude me demande de remettre à Marcelle la surprise qu’il lui préparait : son diplôme du bénévolat roubaisien. Elle n’aime pas qu’on parle d’elle, surtout comme ça devant tout le monde. Nous ses amis, on en est content car elle le mérite ! Qu’elle est émue, notre petite Marcelle ! Bravo à toi et continue !

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 08:25

Industrie.jpgHier soir, mardi, le Bureau national du parti socialiste a débattu d'une urgence pour la France : celle de voir notre pays se doter d'une nouvelle ambition pour son industrie, ambition que la crise et l'échec du Gouvernement rendent urgente!

 

Les derniers chiffres de la production industrielle en France (+ 1,1 % en novembre) ne font pas illusion. Durant l'année 2009, son niveau est resté dangereusement inférieur à celui de l’année précédente (- 7,4%). Ce soubresaut s’explique pour l'essentiel par la hausse de la production automobile (+ 8,5%) liée aux primes à la casse, qui arrivent à leur terme dans un parc ancien qui ne peut se renouveler à l'infini. Le risque d'une rechute dans les mois à venir est réel.

 

Dans ce contexte, la communication triomphaliste du ministre de l'industrie est donc indécente et traduit l'aveuglement du Gouvernement face à la désindustrialisation.

 

Depuis 2002, la France a perdu un demi million d'emplois industriels. Nos parts de marché reculent, notamment face à l'Allemagne. La balance commerciale se dégrade, faute d'investissement dans l'innovation et d'un tissu industriel armé dans la compétition mondiale. A cet égard, le rapport intermédiaire adressé au Gouvernement dans le cadre des Etats généraux de l'industrie confirme les analyses et les mises en garde du parti socialiste.

 

Dans de nombreux secteurs, l'influence de la France se réduit. Les revers récents sont autant de signaux d'alerte : TGV de Siemens préféré à celui d’Alstom en Chine, nucléaire coréen plutôt que EPR français à Abu Dhabi, avion Rafale exclu d’un appel d’offres en Inde...

 

Dans un contexte d'hyper-concurrence internationale, nos champions mondiaux sont également fragilisés par l'absence de stratégie industrielle de l'Union européenne. Le secteur aéronautique, l'un de nos fleurons, est durement touché : à cet égard, les alertes lancées récemment par le président exécutif d'EADS doivent être entendues par les pouvoirs publics.

 

Dans l'hexagone, notre tissu de PME et de PMI industrielles est sinistré par la crise et par l'absence de soutien du Gouvernement. Pour avoir préféré le soutien sans contreparties aux grands groupes au détriment de la protection des sous-traitants et de la production en France (comme le montre le risque de délocalisation de la nouvelle Clio), le Gouvernement a hypothéqué la reprise industrielle en France et les emplois qui vont avec.

 

La France a, d'évidence, besoin d'une nouvelle ambition industrielle fondée sur quatre points cardinaux :

-         la mutation écologique et technologique de notre appareil productif (éco-conception, bio, nano, infotechs), son degré de spécialisation dans la mondialisation (environnement, énergie, santé, transport...), sa capacité à favoriser la relocalisation d'activités ;

-         le ciblage des dispositifs d'aides sur les PME-PMI innovantes et réseaux de compétences entre donneurs d'ordres et sous-traitants ;

-         la simplification et la consolidation des outils destinés à renforcer la France à l'export ;

-         la définition d'une stratégie européenne pour l'industrie et pour la recherche fondée sur l'harmonisation fiscalo-sociale, une gestion politique de l'euro face au dollar et au yuan, des règles commerciales qui protègent les emplois, les produits, les savoir-faire européens.

 

A la mi-février, le parti socialiste rendra publiques ses propositions pour l'avenir de l'industrie en France et en Europe. Les enjeux sont immenses. Les résultats du pouvoir actuel ne sont pas convaincants. C'est à la Gauche de redonner à la France son ambition industrielle.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 19:38

La-Poste-de-Wattrelos.jpgEn cette fin d'après-midi, revient à l'Assemblée le projet de loi sur le changement de statut de La Poste pour une dernière discussion.

 

Pendant des mois, avec mes collègues socialistes, nous nous sommes opposés à faire de cette grande et belle entreprise nationale publique une société anonyme, changement de statut que rien n'impose, pas même l'Union européenne, mais que le chef de l'Etat et sa majorité veulent imposer à tout prix.

 

En effet, il est important que La Poste reste publique pour assurer un service public de qualité, avec une institution postale soucieuse du service rendu aux citoyens, de garantir l'égalité entre les citoyens sur l'ensemble du territoire au plus près, et des conditions de travail de ses personnels. Au contraire de la puissance publique, une entreprise privée recherche la rentabilité à court terme, elle peut être tentée d'exercer des pressions sur ses salariés ou d'être moins attentive à la qualité de l'activité assurée.

 

Ce constat et cette crainte s'appuient sur des précédents : France Télécom, EDF, GdF. Ces belles entreprises publiques ont connu ces dernières années, sous l'impulsion de l'actuelle majorité, un processus de libéralisation. Cela, les Français l'ont bien compris. Ils ont bien compris que la cohésion sociale et territoriale était menacée pour des raisons de profitabilité et idéologiques portées par l'actuelle majorité. Les Français l'ont dit dans le cadre de la votation citoyenne organisée à l'automne 2009 : ils ont été plus de 2 millions à dire « non à la transformation de La Poste en société anonyme ». 

 

Certes, le projet gouvernemental prévoit que la future société anonyme La Poste sera « à capitaux 100 % publics » et il prévoit même que la Poste sera « imprivatisable ». Que nenni! Ce néologisme, qui peut rassurer dans un premier temps, ne tiendra pas : il n'est pas un verrou juridique ; et il ne pourra bloquer toute velléité d'introduire des capitaux privés à court ou moyen terme !

 

Aussi, et comme nous l'avions annoncé lors des débats de décembre dernier, au cours de la discussion de cette fin d'après-midi, le groupe socialiste a déposé une motion référendaire. Par cette motion, nous souhaitions demander qu'un référendum soit organisé, et ainsi que le peuple soit amené à trancher cette question de démocratie. Nous ne faisions au demeurant que prôner le respect de la parole présidentielle : en effet, c'est le Président de la République qui, en 2008, vantait les mérites de la révision constitutionnelle à laquelle il tenait, en insistant sur les nouveaux droits des citoyens, particulièrement par l'introduction d'un référendum d'initiative partagée.

 

Depuis, plus rien !

 

Plus rien parce que ce référendum nouvelle formule nécessite au préalable à sa mise en oeuvre par les citoyens, l'adoption d'une loi organique, toujours promise par le Gouvernement, mais pas encore présentée au débat parlementaire ! Sans doute le Gouvernement et sa majorité attendent-ils que le changement de statut soit voté pour déclencher l'adoption de cette loi organique !

 

Donc cet après-midi, avec mes collègues socialistes et plus largement de gauche, nous voulions redonner la parole au peuple ! Cet après-midi, comme 2,3 millions de citoyens lors de la votation citoyenne, avec mes collègues socialistes, j'ai voté cette motion référendaire et j'ai voté « non » à la privatisation programmée de La Poste, et donc au texte de loi lui-même.

 

Pour le fils de facteur que je suis, l'engagement pour préserver La Poste, son activité de service public et sa proximité au service des usagers, et donc le vote de la motion référendaire, avaient une signification toute particulière. J'étais là.

 

Malheureusement, la Majorité n'a pas écouté nos arguments, et comme elle est majoritaire, ce texte déplorable a été adopté... Triste jour.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 16:39

Fabius-copie-1.jpegCe matin, aux côtés de Pierre Mauroy, se tient à la Fondation Jean-Jaurès, une réunion de travail (préparatoire à un colloque pour l’automne) sur le thème « La Gauche à l’heure de la mondialisation », avec pour idée d’aboutir à une nouvelle déclaration universelle des droits.

 

Le groupe de travail de la Fondation a d’ores et déjà essayé d’analyser les difficultés d’abord factuelles de la Gauche en Europe (l’Europe est bleu horizon aujourd’hui), auxquelles s’adjoint une sorte de malaise intellectuel, de trouble idéologique de la Gauche actuellement. Depuis 20 ans, le pensée de gauche a eu des difficultés à s’ajuster au monde et à ses changements, pour réussir à construire une reconstruction du monde. Il y a recherche permanente d’un discours, polarisé entre un rejet absolu de l’économie de marché et l’adhésion à un compromis économico-social. Lorsqu’elle cherche à s’adapter, l’idéologie de gauche donne un peu le sentiment de perdre son âme, d’où ses désillusions électorales.

 

La Gauche est confrontée à l’ambivalence de ce à quoi elle a eu à penser traditionnellement (elle a travaillé sur des objets, des valeurs que la mondialisation a complexifiés : la valeur travail, la notion de production, celle d’internationalisation, celle de classe moyenne…), et d’autre part du fait que la crise est essentiellement occidentale (car elle est une crise d’une forme d’esprit occidental, à travers lequel la Gauche s’était structurée).

 

Comment donc la Gauche doit retravailler ses objets et en sortant du cadre occidental de pensée. C’est la méthode de travail que le groupe veut suivre : construire une approche comparative, et les interactions que ces différents discours peuvent avoir. Les Gauches peuvent-elles avoir une approche commune des questions contemporaines ?

 

C’est dans ce cadre que Laurent Fabius, invité majeur de notre réunion de ce matin, intervient.

 

Sa première remarque, c’est le contraste entre le dynamisme de la Gauche en Amérique du Sud, et son état en Europe. Au Brésil, en Equateur, au Salvador, en Argentine, la Gauche a le vent en poupe. Pourquoi ?

 

D’abord, il y a des personnalités charismatiques (à l’image de Lula), des alliances et des thématiques qui font écho à la société civile, des projets à forte résonance sociale, un rôle parfaitement assumé de la puissance publique, un objectif lui aussi parfaitement assumé de partage des richesses, l’insistance sur une éducation meilleure, l’égalité des sexes, et un affichage de s’émanciper des empires, d’où un rapport particulier avec la mondialisation.

 

Ce qui choque, c’est le grand paradoxe du socialisme européen : les analystes sont justes, mais les résultats ne sont pas bons. Les fondements de l’analyse de gauche rendent bien davantage cause de la crise. D’ailleurs, les remèdes efficaces sont empruntés à la panoplie de gauche. Mais presque partout, il y a grande faiblesse électorale.

 

Quelles en sont les causes ?

 

Une première série, c’est que les social-démocraties ont atteint beaucoup de leurs objectifs. Ensuite, le logiciel ne s’est pas assez adapté. Le dilemme entre la mondialisation des problèmes et la nationalisation des actions ? La force du socialisme est venue de la réponse sociale, mais cela suffit-il ? Aux deux facteurs, travail et capital, le facteur nature s’est ajouté, mais notre réaction a-t-elle été suffisante,  même si on a parlé d’une économie écologique et sociale de marché ? Car c’est un changement philosophique qui est en cause : nous avons considéré longtemps que l’homme est fini, et que la nature est infinie, alors qu’aujourd’hui, c’est un renversement qui est en cause. Enfin, les organisations (syndicales…) sur lesquelles nous avons fondé notre action se sont affaiblies et les nouveaux acteurs n’ont pas (encore) fait leur jonction avec les partis socialistes ou sociaux-démocrates.

 

A gauche, nous n’avons pas assez réfléchi sur l’autorité : la question de la sécurité en est file. Il y a identification entre la Droite et l’autorit,é et dans les périodes de crise, où les citoyens sont déboussolés… ils font ce choix-là. Autre sujet, trop peu pris en compte, le vieillissement, celui de la société. L’actuel Président de la République est l’élu des plus de 65 ans. On a affaire à des pays qui vieillissent. De même, la Gauche a une approche du collectif mais l’individu doit y trouver sa place, ce que nous n’avons pas assez travaillé. Ou encore la question de la démocratie, et celle des voies par lesquelles le citoyen peut s’exprimer. La question des médias ne peut non plus être éludée (cf. Italie, Chili…). Comme celle de l’impôt : très compliquée, liée à l’action collective, mais la Gauche (en cette période de désarroi idéologique et de crise) doit regarder cela de près car même ceux qui n’en paient pas ont le sentiment d’en payer trop !

 

Que faire ? Trois grands thèmes doivent être au cœur de nos réflexions : régulation a priori, correction a posteriori ? Uniformité contre égalité ? Quel nouvel internationalisme ?

 

Il faut travailler autour de la notion de juste échange (et non plus du libre échange) ; l’amélioration de la gouvernance mondiale (avec un organisme qui contrôle régulièrement) ; le parachèvement d’une organisation gouvernementale du monde ; une mondialisation solidaire, avec la lutte contre les inégalités ; une mondialisation durable (avec des problématiques d’environnement).

 

Il s’agit d’un internationalisme social et écologique.

 

Il n’y a pas de symétrie entre la Droite et la Gauche sur ces questions-là. L’opportunisme peut être de droite, mais la Gauche doit revendiquer une idéologie et défendre une adhésion. Pour la Gauche, une question-clé est de savoir s’il faut jouer la cohésion ou prendre son parti d’une diversité : pour sa part, Laurent Fabius penche pour la recherche d’une cohésion, conforme d’ailleurs à l’histoire internationaliste de la Gauche.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 16:44

Après avoir travaillé sur la préparation budgétaire municipale toute la matinée, puis à la conférence des contrats de territoire communautaires, lors de la conférence des territoires à LMCU, je suis ce soir, comme chaque année, présent à la rentrée solennelle du tribunal de commerce de Roubaix-Tourcoing présidé Thierry TABARDEL, en présence du procureur Frédéric FEVRE.

 

Pour officielle et protocolaire qu'elle soit, cette séance est l'occasion d'installer de nouveaux juges, après les élections, et de faire le point sur la situation économique locale.

 

Quatre juges rejoignent le tribunal, l'occasion pour son président de saluer « l'écoute, la modestie et la probité », les qualités à ses yeux, d'un juge, et il cite Péguy, pour qui « un juge habitué est un juge mort pour la justice ».

 

L'activité 2009 du tribunal (qui va devenir, à la rentrée 2012 le tribunal de Lille-Roubaix-Tourcoing, rappelons-le, le 3e de France en taille !) a été soutenue, dans une complexité croissante des contentieux. Mais les chiffres ne sont pas rassurants.

 

1. La création d'entreprises n'est pas sur une bonne tendance : - 10 %

 

Certes, en valeur absolue, le volume global est assez dense mais les chiffres des immatriculations sont en baisse :

 

Immatriculations :

 

-         commerçants

-         sociétés

 

Total

2006

 

453     

1652

 

2105

2007

 

401

1614

 

2015

2008

 

410

1585

 

1995   

2009

 

270

1524

 

1794 (- 10 %)

 

                                                           

 

 



Sans doute, la forte baisse (- 34 %) des nouvelles inscriptions des commerçants
est-elle due partiellement au nouveau régime de l'auto-entreprise, mais la tendance de fond n'est quand même pas rassurante.

 

2. Une hausse sans précédent des ouvertures de procédures

 

C'est le signe, bien sûr, que les entreprises ne vont pas bien. Les procédures collectives ont connu une forte augmentation (en 2009, + 15 %, niveau jamais égalé), conséquence de la mutation de la crise financière en crise économique. Ce sont près de 3 000 emplois touchés par ces procédures (soit + 25 % par rapport à 2009 !).

 

 

 

-         Ouverture de procédures

-         Interdiction de gérer

 

2006

 

365

17

2007

 

384

34

 

2008

 

426

29

 

2009

 

489

57

 

2009 aura donc marqué une dégradation forte de la situation économique. Le président Tabardel rappelle que 5 juges, au tribunal, sont mobilisés pour aider à la prévention des difficultés des entreprises. Et d'ajouter que, pour 2010, « il est à craindre que la croissance reste atone », voire « molle ».

 

Je pense la même chose. Pas très rassurant, donc…

 

 

 

Partager cet article
Repost0