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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 07:04

blogconfrerie2010.jpgEn cette fin d’après-midi se profile un rendez-vous plein d’humour et de décontraction : la traditionnelle cérémonie d’intronisation des nouveaux membres de la Confrérie du carnaval de Wattrelos.

 

Un grand moment de folklore local naturellement lié à l’événement qui s’approche et qui obsède tous les participants à cette cérémonie : le carnaval, c’est dans une semaine.

 

Le grand chambellan, Franck Duthoit, ouvre donc le 26e chapitre de la confrérie dans la bonne humeur générale, accentuée par la présence de mon adjoint à la ville festive… déguisé en clown ! Cela a été plus fort que lui : il a craqué une semaine avant et n’a pas pu s’empêcher de céder à sa passion du costume et de la fête. Sacré Jean-Luc !

 

En ce qui me concerne, j’insiste dans mon propos sur la joie que procure la carnaval à notre population, ce moment de fête privilégié par lequel on peut devenir quelqu’un d’autre l’espace de quelques heures, et surtout oublier ses soucis et les difficultés de la vie quotidienne qui ne manquent malheureusement pas en cette période de crise. Un carnaval qui doit rester la propriété des Wattrelosiens, j’y tiens : un événement conçu pour les habitants par les habitants de notre ville, c’est-à-dire participatif, riche des représentants de nos associations, de nos groupes folkloriques, de nos structures, de nos écoles, de nos élus aussi, qu’ils émanent du conseil municipal junior ou senior ! Sans cette dimension, je le dis sans détour, notre carnaval perdrait son âme et, il faut bien le dire, de son intérêt.

 

Cette année, une fois encore, les Wattrelosiens participeront en nombre au défilé. Le meilleur groupe se verra d’ailleurs remettre le trophée Michel Letien, emblématique président du groupe folklorique Les Paysans du Sapin Vert disparu brutalement il y a quelques semaines.

D’ailleurs, ce carnaval 2010, Michel, ce sera le tien ! Je te le dédie, toi avec qui, avec le comité des fêtes du Sapin Vert, je dégustais des crêpes huit jours avant ton départ aussi brutal que douloureux ! Le décès de Michel Letien m’a bouleversé, comme il a bouleversé ses nombreux amis – car Michel, véritable personnage wattrelosien, en comptait ! – et bien évidemment ses proches. A son épouse Marie, présente cet après-midi, je remets avec beaucoup d’émotion la médaille du carnaval 2010, à sa mémoire !

 

Un moment poignant, une émotion forte partagée, au cœur d’une réception enjouée : telle est la vie ! Et voilà que sonne déjà l’heure de la remise des médailles du carnaval aux présidents des associations participantes. S’ensuit l’intronisation des nouveaux membres : mon adjointe aux relations extérieures Juliette Kéraudy, le prince 2009 Fabrice Leclercq, Roselyne Stolz du groupe des Corsaires et Geoffrey Sulmon, président du comité des fêtes d’Herseaux-gare et Toubac. La manifestation se termine par l’intronisation du nouveau prince du carnaval, Brandon Dibalszki, qui a de qui tenir puisque son père, Freddy, fut lui aussi prince il y a un peu plus de dix ans !

 

Voilà le carnaval 2010 lancé, et bien lancé !

 

 

 

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 12:31

Voici le communiqué que je fais parvenir aujourd’hui à la presse quotidienne régionale :

 

" Je remercie les électeurs qui, ce dimanche 14 mars, ont au 1er tour apporté un soutien important à la liste socialiste, radicale et citoyenne de Daniel PERCHERON.

 

Pour le 2e tour, dimanche prochain, j’en appelle aux Wattrelosiens pour qu’ils viennent voter, et massivement, pour transformer l’essai et emporter la partie !  Il faut savoir dire non à la politique économique et sociale de Nicolas SARKOZY, destructrice, injuste et inefficace.

 

Il faut aussi ne pas se laisser séduire par la démagogie dangereuse d’un vote Le Pen, qui proteste mais qui ne résout rien. Le « vivre ensemble » ne se construit pas dans l’affrontement et dans l’exclusion mais notamment dans la cohérence de chantiers d’urbanisme et d’actions sociales  : ce qui s’est fait à la Mousserie et à Beaulieu l’atteste ! Et c’est la Région qui, dans ces quartiers, a permis à la ville d’agir.

 

Voilà pourquoi, plus que jamais, Wattrelos a besoin d’une Région à gauche, capable de nous aider à continuer à améliorer l’environnement de nos quartiers, à installer des entreprises et à former les jeunes, à mettre en œuvre des politiques protectrices de santé !

 

Ce dimanche 21 mars, c’est le 2e et dernier tour : votons, votons pour la liste de rassemblement de la gauche sociale, écologiste et républicain de Daniel PERCHERON.

 

Dans l’intérêt même de Wattrelos, c’est le meilleur choix ! Et plus il y aura de voix wattrelosiennes qui s’exprimeront, mieux nos dossiers seront écoutés demain au Conseil régional ! "

 

 

 

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 20:43

resultatselections.jpgLe premier tour des élections régionales à Wattrelos le confirme : la Gauche est et reste la première force politique de cette ville, et bien évidemment, je ne peux qu'être satisfait des près de 40 % réussis par la liste Percheron-De Saintignon. Précisément, à 39,4 %, c’est le même score que lors des précédentes régionales en 2004 !

 

La liste PS-MRC-PRG marque ainsi sur la ville 12 points de plus que Ségolène Royal lors du premier tour de l'élection présidentielle de 2007. Un résultat qui, alors, nous avait laissé, reconnaissons-le, un goût d’insatisfaction. Le bon bilan et le programme réaliste de l'équipe de gauche sortante du Conseil régional ont été compris et récompensés.

 

          Parmi toutes les grandes villes de l’agglomération, c’est Wattrelos qui offre son meilleur résultat au PS ! C’est 34 % à Lille (où le premier adjoint, Pierre de Saintignon, est aussi notre tête de liste départementale), 32,5 % et 34 % respectivement à Roubaix et à Tourcoing (où les maires sont chacun candidats sur la liste), 34 % aussi à Dunkerque et à Maubeuge, 32 % à Denain, 30 % à Villeneuve d’Ascq (un très beau résultat au demeurant vu le contexte local), 27 % à Halluin… Le vote socialiste a de belles couleurs à Wattrelos et le premier secrétaire de la section, Christophe D’Hulst, les élus municipaux comme moi-même, pouvons en être fiers car bien sûr, la gestion municipale n’est pas absente de ce résultat : il suffit d’ailleurs de voir les éloquents résultats du vote socialiste dans les bureaux (51,2 % à Curie, 49 % à Camus !) de Beaulieu, quartier en pleine rénovation urbaine (avec l’appui décisif de la Région !) pour s’en convaincre.

 

          • La deuxième grande donnée du scrutin, c'est que la majorité présidentielle est en net repli. La Droite parlementaire réalise son plus mauvais score depuis le début de la Ve République. C'est même un désaveu (11,78 %). L'illusion Sarkozy, c'est fini ! La liste de Valérie Létard marque 16 points de moins que le vote Sarko du premier tour de la présidentielle, et 5 points de moins par rapport aux régionales de 2004 (si on ajoute les scores de l'époque des listes Létard-Delevoye). La Majorité présidentielle avait pourtant utilisé de vieilles postures pour capter l'électorat Front national – notamment avec le désastreux débat sur l'identité nationale – mais cela n'a pas marché et les électeurs de Le Pen sont, si j'ose dire, rentrés à la maison. En 2007, c’est clair : à Wattrelos comme en France, Sarkozy avait siphonné les voix de Le Pen ; à la présidentielle, celui-ci n’avait fait que 15,1 % contre 27,7 % à Sarkozy. Trois ans après, ce rapt de Sarkozy a fait long feu.

 

          •  Avec 23,3 % des voix, le vote Le Pen à Wattrelos est inférieur à celui de 2004 (24,2 %) ! C’est lourd mais il s'agit d'une caractéristique ancienne, à Wattrelos comme ailleurs dans la région. Il n’y a pas de remontée donc, si ce ne sont les déçus du sarkozysme qui retournent à un vote protestataire. Contre quoi ? Contre d’abord les conséquences sociales de la crise économique, amplifiées par une politique gouvernementale injuste : nombre de nos concitoyens expriment leur souffrance face au chômage, à leurs difficultés de vivre, se soigner, à leurs craintes pour l’avenir de leurs enfants et de leurs petits-enfants. Contre aussi les promesses non tenues de Sarkozy : il avait promis plus de pouvoir d’achat mais il y a des emplois en moins et des salaires en baisse ; il avait promis plus de sécurité mais il a supprimé depuis trois ans des milliers de postes de policiers ; il avait promis la justice mais il accorde de gras cadeaux fiscaux aux plus riches et intervient outrageusement dans les affaires judiciaires… La liste est longue de ces promesses trompées. Et, floués, les électeurs le disent ! A Wattrelos comme ailleurs, ce scrutin est un désaveu majeur de l’action gouvernementale. Je n’oublie pas cependant qu’ici, une spécificité locale s’observe sur des bureaux du centre-ville où le score du FN dépasse même à l’école Michelet (un comble pour une école maternelle, priorité de la Municipalité puisque nous la reconstruisons cette année) toutes les autres listes. La polémique engagée sur les conditions d'accueil des gens du voyage ces derniers jours n'a sans doute pas été neutre dans ce résultat : ce message des électeurs sera entendu et je m'emploierai à expliquer que la peur n'est pas de mise car ce qui a été dit dans ce débat est bien trop partiel.

 

           Enfin, avec 33,9 % de participation (contre 53,6 % en 2004 lors de ce même premier tour), la participation est bien sûr décevante dans notre ville – elle l'est aussi, parfois bien plus, dans d'autres communes alentour. C'est une tendance nationale, accentuée encore chez nous, mais je ne peux pas l'accepter : les régionales représentent une élection de proximité ; la Région, c'est le renouvellement urbain, le principal financeur de nos politiques de santé, c’est l’avenir de notre centre hospitalier, ce sont nos lycées, notre cadre de vie... C'est notre vie quotidienne ! Ce message n'a pas été suffisamment compris alors qu'à Wattrelos comme ailleurs, la Région effectue un travail rigoureux et efficace. Lorsqu'on voit combien de peuples dans le monde se battent pour obtenir le droit de vote, il n'est pas possible de bouder ce droit plus longtemps dans notre pays. Alors, aux abstentionnistes du premier tour, je dis : votez, votez, votez !

 

La démocratie, c'est choisir ; l'avenir de notre région en dépend !

 

 

 

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 12:54

blogdrapeau.jpgCe midi a lieu, à l'Hôtel de ville, dans une salle des fêtes pleine, une réception pour solenniser la remise d'un nouveau drapeau à la Fraternelle des Combattants, présidée par Ferdinand CLAEIS.

 

L'événement n'est pas anodin car un drapeau, c'est important.

 

D'abord parce que le drapeau, notre drapeau, est le symbole de la nation, celui que tant d'hommes et de femmes ont défendu, ont porté, pour qui tant d'hommes et de femmes ont donné leur vie, et dont les trois couleurs, porteuses des idéaux de liberté, d'égalité et de fraternité, sont notre identité de Français.

 

"Le long de la rue, voilà qu'il vient. Son de clairons, roulement de tambours. Eclair de couleurs dans le ciel. Chapeaux bas ! Voilà le drapeau qui passe..." a écrit H.H Bennet.

 

Ce drapeau est aussi l'identité de la société patriotique La Fraternelle. Il est de toutes les commémorations, dépôts de gerbes et cérémonies en l'honneur des combattants disparus. Une association très présente sur le territoire de la ville, forte de plusieurs centaines d'adhérents qui, par leur engagement associatif, contribuent évidemment à faire valoir leurs droits mais qui, surtout, font vivre le devoir de mémoire, rappellent les horreurs de la guerre et les bienfaits de la paix.

 

C'est d'ailleurs un symbole fort que cette remise de drapeau se fasse dans une salle où sont également accrochés sur l'un des murs les drapeaux des pays de nos villes jumelles ! Signe que l'histoire avance et qu'après tant de conflits avec certains de ces pays, depuis plusieurs décennies maintenant, en Europe, on s'attache à construire plutôt qu'à détruire. C'est ce que je veux dire en citant ce proverbe (chinois) : "Les armes sont comme le feu ; si l'on n'étouffe pas le feu, on se brûle"...

 

Après que le porte-drapeau ait remis au président Claies l'ancien drapeau, c'est à moi que revient l'honneur de remettre le nouveau drapeau à Pierre Amestoys, président de l'Union fédérale du Nord qui, lui, en conféra l'usage immédiatement après au porte-drapeau... juste avant que ne raisonne La Marseillaise.

 recpt-Mdesmet.jpg

Mais ce matin est aussi le moment de la mise à l'honneur de Léopold Desmet, qui vient d'être décoré de la prestigieuse médaille militaire et que je félicite. Léopold, "voltigeur calme, courageux, s'est signalé à plusieurs reprises", et durant "15 mois au commando, a participé sans faillir à toutes ses opérations", pour reprendre les états de service qui m'ont été communiqués.

 

En cette journée d'élection et donc d'expression démocratique du suffrage universel, voilà donc une pierre républicaine supplémentaire que cette cérémonie à l'Hôtel de ville.

 

 

 

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 09:30

rencontre-hoteldeville.jpgCe midi, plusieurs dizaines de riverains des rues proches de l’ancienne gendarmerie, qui s’inquiètent d’un projet de sédentarisation de quelques familles (6 précisément) de la communauté wattrelosienne des gens du voyage dans cette ancienne gendarmerie, ont choisi de s’inviter en mairie pour venir me voir. J’ai une réunion du conseil d’administration du CCAS, consacrée aux orientations budgétaires ; la séance est importante et ne puis m’absenter de suite.

 

A vrai dire, j’ai proposé à tous les riverains une réunion publique d’information samedi prochain, mais le sujet est, pour certains, estimé sensible et ils n’ont pas voulu attendre… Peu importe.  Je le comprends. Ce n’est d’ailleurs pas plus mal : après une première discussion, chacun aura le temps de la réflexion car, dans ce dossier, seule une partie de l’information a été donnée par voie de presse, ce qui explique sans doute ce mouvement spontané.

 

En ce qui me concerne, je tiens à clarifier la situation et à remettre les enjeux en perspective.

 

J’explique tout d’abord qu’une commune de la taille de Wattrelos (plus de 5 000 habitants) a l’obligation légale (loi de 1990) de posséder une structure d’accueil pour les gens du voyage. Elle n’a pas le choix, c’est la loi. Sinon, elle ne dispose pas d’armes légales pour combattre les installations sauvages. Courageusement, elle s’est donc dotée d’une aire d’accueil il y a vingt ans, tandis que d’autres communes choisissaient de ne pas le faire et donc de se mettre en infraction, avec toutes les conséquences – notamment financières et pour la vie quotidienne – que cela peut avoir. C’est tout à l’honneur du Conseil municipal de 1991 d’avoir pris cette décision qui, à l’époque, avait suscité de très vives réactions dans la population. Force est de constater que ces craintes étaient infondées : cette aire d’accueil, longtemps localisée le long de l’Antenne Sud, en bordure du site Kuhlmann (et donc aussi en centre-ville), n’a en rien bouleversé la vie wattrelosienne, au contraire ! Elle nous a surtout protégés des intrusions sauvages ; les gens du voyage le savent, et les autorités de police aussi. D’ailleurs quand de telles intrusions (de communautés évangéliques) se sont produites – au parc de Beaulieu par deux fois ; au Winhoute l’été dernier – si Wattrelos n’avait pas été en conformité avec la loi, elle n’aurait pu faire entendre sa voix avec force auprès des services de l’Etat et les caravanes seraient restées plus longtemps. J’ajoute que j’ai été le premier maire de France à faire condamner l’Etat – et à obtenir des dommages et intérêts ! – qui avait failli à son devoir de protection en n’empêchant pas l’entrée de caravanes dans le parc de Beaulieu en 2005.

 

Vingt ans après la création de l’aire d’accueil wattrelosienne des gens du voyage, où en est-on ? Avec le temps, les familles accueillies se sont progressivement sédentarisées, devenant de vraies familles wattrelosiennes. Les enfants sont scolarisés à l’école Brossolette, à l’entrée de Beaulieu, leurs enseignants y sont attachés, leurs parents participent activement à la fête de l’école en collaboration avec les autres parents d’élèves…

 

Pendant ce temps, l’aire d’accueil, pour des raisons de sécurité, a due être transférée à titre provisoire, pour une durée d’un an, sur un terrain à la Martinoire appartenant à la Chambre de commerce et d’industrie. Une installation provisoire car une grande entreprise doit s’installer sur ce terrain dans les prochains mois.

 

Dès lors, deux façons de traiter le sujet s’offrent à la Ville : créer une nouvelle aire d’accueil ailleurs à Wattrelos (oui mais où ? et de surcroît, ce sera coûteux)… ou sédentariser des familles volontaires, sachant que si Wattrelos accueille neuf familles de gens du voyage sous quelque forme que ce soit sur son territoire, elle aura satisfait à son obligation légale.

 

De plus, ce serait l’aboutissement humain d’un parcours d’intégration progressive de ces familles française dans notre société. Après avoir vécu sur notre territoire, scolarisé leurs enfants, elles quittent caravanes et mobil-homes, pour s’installer dans des murs au cœur de la ville. C’est, par principe, un chemin réussi d’insertion, où vivre ensemble et mixité sociale reçoivent une illustration parfaite.

 

C’est la raison pour laquelle la Municipalité, mais aussi la Communauté urbaine et le Préfet (qui arrêtent ensemble le schéma départemental d’accueil des gens du voyage) ont pu voir cette solution comme étant pertinente : le bâtiment de l’ancienne gendarmerie appartient à un bailleur social public, Partenord Habitat, qui a vocation à accueillir ces familles (6 familles sont volontaires), ; il est de plus situé non loin de Beaulieu où les enfants vont à l’école. Un représentant d’une association gestionnaire et accompagnatrice des familles sera présent sur le site, dont il garantit la tenue.

 

Ce scénario ne manque pas d’intérêt administratif et humain. Administratif d’abord, parce que la Ville se libèrerait de son obligation d’aménager une nouvelle aire d’accueil, avec les problèmes d’implantation que tout cela comporte. Ensuite et surtout parce qu’humainement, cette sédentarisation offrirait à ces familles de bien meilleures conditions de vie et de meilleures chances d’intégration dans notre commune. Beaucoup parlent de mixité sociale dans leurs discours : là, on la symbolise, a fortiori lorsque l’on sait qu’un programme d’accession à la propriété s’édifiera dans le quartier également (dossier dont le promoteur, que j’ai reçu ce matin en mairie, m’assure qu’il est bien sûr maintenu, satisfait des explications que je lui ai données).

 

C’est ce que j’ai expliqué aux riverains en leur demandant d’intégrer ces éléments d’information à leur réflexion.

 

 

 

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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 12:56
Marcheurs-Rx-2010.jpeg

Ce matin, le célèbre club des Marcheurs Roubaisiens organise au Parc des Sports de Roubaix la 20è édition de la Journée régionale des jeunes à la marche. Fort en effet des performances athlétiques de ses licenciés et de l'organisation d'une course aussi célèbre que les 28 heures de Roubaix, le CMR veut parier sur la jeunesse et former à cette discipline sportive exigeante et superbe qu'est la marche.

 

Plusieurs centaines d'enfants des écoles de Roubaix (mais aussi de communes environnantes comme Willems ou Lys avec Le Petit Prince) ont participé aux épreuves de la matinée et c'est pour moi, comme quasiment chaque année, un plaisir (après avoir été faire campagne sur les marchés) d'être aux côtés des organisateurs – Louis Desroches, président du CMR en tête – et d'Henri Planckaert, adjoint au maire représentant la Municipalité de Roubaix, pour remettre les récompenses. Bises aux filles, poignées de mains aux garçons et coupes et médailles à ces valeureux jeunes marcheurs qui s'applaudissent chaleureusement et scandent dans les acclamations les prénoms de leurs camarades bien classés.

 

Un beau moment de camaraderie...

 

 

 

 

 

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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 08:11

Ce matin paraît dans la presse locale mon appel à voter pour la liste socialiste, radicale et citoyenne de Daniel Percheron :

"Ce dimanche 14 mars, pour le premier tour des élections régionales, j’appelle les Wattrelosiens à aller voter très nombreux pour la liste socialiste, radicale et citoyenne de Daniel Percheron. Pourquoi ? D’abord parce que voter, c’est important et que voter pour que notre Conseil régional soit à gauche, c’est très important ! Wattrelos a besoin de l’écoute et du soutien d’un Conseil régional qui soit prêt à soutenir nos actions culturelles et sportives, la santé, la rénovation de nos quartiers, l’emploi, et surtout qui porte des projets pour notre jeunesse.

 

Ces cinq dernières années, les plus gros projets de la ville ont pu se réaliser grâce à l’appui du Conseil régional : la Cité des Sports au Crétinier, la rénovation urbaine de tout le quartier de Beaulieu, le pôle crèche-famille Maurice-Titran à Beaulieu, le point d'accès au droit… Tout cela n’aurait pas été possible sans les financements de la Région.

 

Alors voter massivement dimanche pour Daniel Percheron et son équipe, c’est lui dire merci. C’est aussi lui demander de continuer à nous aider à changer notre ville, à changer notre vie. Et voter Percheron dimanche, c’est aussi dire clairement qu’on n’est pas satisfait de la politique nationale de Nicolas Sarkozy, c’est construire une France de gauche des régions, pour faire vivre la justice, la solidarité et l’humain sur nos territoires.

 

C’est voter pour préparer l’avenir de la France qu’on aime."

Voici également, dans le même esprit, le document actuellement en cours de distribution à Wattrelos : APPEL A VOTER REGIONALES 2010 WATTRELOSREGIONALES 2010 A WATTRELOS




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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 17:30

Hier mardi 9 mars, à Paris et dans toute la France, toutes les professions de la justice manifestaient pour protester contre la réforme de la justice en cours. Evénement inédit : c'est une mobilisation unitaire contre le projet gouvernemental.

 

Comme élu de la nation et bien sûr comme citoyen, je ne peux qu'apporter ma voix à la dénonciation des menaces que comporte cette réforme voulue par le Président de la République. La suppression du juge d’instruction est sans doute le danger le plus emblématique. Cette réforme porte atteinte au bon fonctionnement de la justice dans un pays qui, depuis plus de deux siècles, s'affirme comme la patrie des droits de tous devant la loi, riches ou pauvres, jeunes ou séniors, français ou étrangers !

 

Certes, les discours de ceux qui portent cette réforme de la justice se veulent rassurants. Mais comment leur faire confiance quand on sait qu'aujourd'hui le Gouvernement donne à nouveau des directives individuelles aux Parquets ? Au contraire, lorsque les socialistes étaient au pouvoir, nous avions expliqué que la démocratie et la protection des libertés individuelles exigeaient de ne plus procéder ainsi, et choisi de renoncer aux interventions sur des dossiers particuliers, tout en gardant les directives générales permettant que toutes les règles s’appliquent partout.

 

De plus, les actes des promoteurs de la réforme ne sont pas en accord avec leurs décisions. Ainsi, le Président lui même a décidé d'être partie civile à un procès, face à un ancien Premier ministre issu de son propre parti politique ! Procès dans lequel le procureur a fait appel. Procès qui, avant l'appel, se concluait par la relaxe de cet ancien Premier ministre, et qui va donc reprendre.... du fait de la décision du Prince (contre les attendus de la justice) !

 

Comment ne pas voir que la France doute de sa justice? Hier, partout en France, les juges, les avocats, les greffiers, les personnels pénitentiaires manifestaient côte à côte pour demander eux-mêmes une justice indépendante, pas une justice « couchée » comme ils disent, une justice « assise/ debout », pour évoquer « le Parquet » et « les juges ».

 

Comme les professions de justice qui défilaient ensemble hier, comment ne pas craindre qu'avec la suppression des juges d’instruction, certains dossiers ne soient ralentis voire enterrés quand d'autres seraient accélérés ? Ne peut-on redouter que les procureurs désormais n'agissent exclusivement à charge (et non plus aussi à décharge comme aujourd'hui) ? Ne peut-on craindre que, désormais, faire valoir ses droits en justice nécessite d'en avoir les moyens, les moyens financiers bien sûr ?

Cette réforme risque bien d'annoncer une justice à deux vitesses, comme l'écrivait La Fontaine : « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir »...

 

Quoiqu'il en soit, cette réforme s'ajoutera à une politique gouvernementale qui d'ores et déjà paralyse le bon fonctionnement de la justice. Un exemple : le non-remplacement d'un greffier sur deux qui part à la retraite, fait qu'aujourd’hui des centaines et des centaines de jugements attendent d’être tapés ! La justice juge moins et déjà plus tard, par manque de moyens ! Elle risque de juger plus mal par changement des procédures, c'est cela l'enjeu !

 

La réforme engagée met en cause de grands principes républicains, tels l'égalité devant la loi ou la garantie d'un procès équitable. Elle justifie qu'on s'oppose à elle !

 

 

 

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 11:57

Le Gouvernement mettrait-il encore à rude épreuve le pouvoir d'achat des Français?

C'est ce que la fin de la réversibilité peut laisser croire. En effet, la réversibilité, qui permettait aux consommateurs de revenir aux tarifs réglementés de vente de l'électricité si ces derniers n'étaient pas satisfaits de leurs nouveaux fournisseurs, s'achève le 1er juillet 2010.

Prévue par la loi du 21 janvier 2008, cette disposition visait initialement à désamorcer les inquiétudes des consommateurs par rapport à l'apparition de nouveaux fournisseurs. L'objectif initial de la réversibilité, louable au demeurant, ne doit pas éluder les risques de conséquences dommageables liées à sa fin. Aussi ai-je décidé d'interroger la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi dans une question écrite parue au Journal Officiel ce jour :

" La réversibilité devant s’achever à la fin du premier semestre, et sachant qu’il faut avoir été au moins six mois chez un fournisseur avant de le quitter, les consommateurs n’ont en réalité aujourd’hui, dans l’état actuel du droit, plus aucune garantie de retrouver les tarifs réglementés de vente de l’électricité s’ils choisissaient de tester un nouveau fournisseur.

Par ailleurs, la liberté de choix entre une offre au tarif réglementé ou au tarif de marché en cas d’emménagement dans un logement neuf ou précédemment occupé, ne sera plus possible après le 1er juillet 2010.

De surcroît, il ne peut être exclu que la fin de la période de réversibilité incite très fortement les distributeurs qui ne s’assujettissement pas aux tarifs réglementés à faire flamber leurs prix, et à provoquer ainsi un renchérissement majeur de la facture d’énergie de consommateurs qui, alors, n’auront plus d’autre choix que de… payer.

En effet, le jour où le tarif régulé disparaît, il est plus que probable que les fournisseurs fixeront leurs prix au niveau « naturel » du marché, c'est-à-dire 30 % à 40 % plus chers qu'aujourd'hui. Je souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage de prendre une disposition qui prolongerait la réversibilité au-delà du 1er juillet 2010.

Pour retrouver le texte de la question et suivre la réponse de la ministre, et accéder ainsi au site de l'Assemblée nationale (rubrique "recherche avancée des questions"), cliquez ici.


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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 15:17

Conference-de-presse-8-mars-2.jpgPousser un « cri d’alarme et un coup de colère » sur la manière dont évolue l’école publique, c’est, en substance, le message qu’ont tenu à faire passer ce matin lors d’une rencontre avec la presse à la Fédération du Nord du PS des parlementaires socialistes du Nord dont j’étais.

 

Réunis à l’initiative de Gilles Pargneaux, premier secrétaire fédéral, et d’Yves Durand, député-maire de Lomme, nous avons dénoncé la politique du ministre de l’Éducation nationale.

 

Ainsi, nous avons dit, Bernard Derosier, Bernard Roman, Jean-Luc Pérat, Paul Raoult et moi-même notre inquiétude quant à la situation rencontrée chaque jour sur notre territoire : classes surchargées, professeurs au bord de la crise de nerfs, manque d’effectifs des personnels d’encadrement… et les perspectives de suppressions de postes et de fermetures de classes ne sont pas là pour nous rassurer dans le Nord.

 

« Je ne voudrais pas être alarmiste, mais allez entendre ce qui se dit dans les salles des professeurs, dans les collèges et les lycées. Il y a une détresse qui est proche de celle des salariés de France Télécom… », juge Yves Durand. Bernard Derosier, également président du Conseil général a, de son côté, dénoncé l’écart qui se creuse entre « d’une part les régions et les départements qui investissent dans les lycées et les collèges pour apporter aux jeunes des conditions optimales de réussite et, d’autre part, l’État qui sacrifie l’Éducation nationale. »

 

« On a la volonté de casser l’école publique, qui est un outil essentiel dans notre République », a martelé Yves Durand.

 

En cause, surtout, la suppression en 2010 de 16 500 postes dans l’Éducation nationale qui « empêchera les chefs d’établissements de prévoir une rentrée digne de notre pays ». D’autant qu’Yves Durand estime que, déjà, l’éducation prioritaire n’existe plus dans le département du Nord : « les classes sont surchargées, des actions de réussite scolaire ont dû être abandonnées… »

 

Bernard Roman a quant à lui raillé la demande faite aux régions par le Haut commissaire aux solidarités et à l’égalité des chances, Martin Hirsch, pour l’aider à financer l’école de la seconde chance, « alors même que l’on sabote l’école de la première chance. »

 

Députés socialistes du Nord, nous demandons que soit appliqué un moratoire sur la suppression des postes dans l’Education nationale. Halte à la casse !

 

 

 

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