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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 14:03

En ce moment, mails, courriers évoquent le même sujet, à l’instar des courriers des lecteurs dans la presse locale : des personnes âgées, veuves ou veufs qui, jusqu’à présent, ne payaient pas d’impôt sur le revenu parce qu’elles bénéficiaient d’une demi-part fiscale car elles avaient élevé au moins un enfant, se trouvent devoir en payer dorénavant !

 

Pourquoi ?

 

Parce que la Majorité parlementaire actuelle de droite a voté une disposition en 2008, qui s’applique à compter de l’imposition des revenus de 2009, selon laquelle (après avoir déjà abaissé le plafond du bénéfice de cette demi-part en 2004 !) seules les personnes pouvant apporter la preuve qu’elles avaient élevé seules un enfant pendant cinq ans, pourraient continuer à se voir attribuer cette demi-part fiscale. L’origine de cette disposition récessive, approuvée par le Gouvernement et la majorité, est un amendement de Monsieur Charles de COURSON (Nouveau Centre).

 

La suppression de cet avantage a certes été conçue comme progressive, puisqu’elle se fera via un plafonnement à 855 euros en 2010 pour les revenus de 2009, à 570 euros en 2011 sur les revenus 2010 et à 28 % en 2012 sur les revenus 2011.

 

Mais il n’en est pas moins vrai que c’est et cela reste la suppression d’un avantage fiscal qui existait depuis des décennies !

 

Et savez-vous pourquoi cette Majorité a accepté cet amendement (qui fait réaliser une économie de 900 millions à l’Etat) ? Pour « gager » le cadeau fait aux restaurateurs avec la baisse de la TVA sur la restauration…

 

En termes simples, ils ont voté une mesure injuste… pour financer une mesure inefficace !

 

Reste que bien des petites gens, aux retraites modestes, vont trouver bien rude cette surcharge fiscale qui va leur être imposée ! Que cela se fasse progressivement ne change rien à l’affaire : la pilule est amère !

 

C’est pourquoi, avec mes collègues socialistes de la commission des finances, j’ai signé un amendement (CF 26) visant à revenir sur la suppression de cette attribution de la demi-part, et que nous l’avons défendu lors de l’examen du projet de loi de finances rectificative pour 2010 en février dernier.

 

Malheureusement, malgré le renfort de quelques députés de droite qui ont voté avec nous, nous avons été battus…

 

Dommage. Cela dit, nous recommencerons dès qu’une prochaine loi de finances viendra en examen à l’Assemblée…

 

 

 

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 07:20

logo anLe 23 juin dernier, j’interrogeais, via une question écrite, la ministre du logement au sujet des effets pervers de l'application du dispositif de surloyer issu de la loi du 13 juillet 2006 portant engagement national pour le logement et du décret n° 2008-225 du 21 août 2008 relatif au supplément de loyer de solidarité.

 

Ces deux textes prévoient en effet qu'un surloyer est obligatoire pour tout locataire dont les revenus dépassent de plus de 20 % les plafonds de ressources pour l'attribution d'un logement social. Ce dispositif, entré en vigueur le 1er janvier 2009, a pour but d'éviter, en cette période de crise du logement, que des locataires ne bénéficient des avantages d'un logement à loyer modéré quand leur situation financière leur permet de louer un logement dans le parc locatif privé.

 

Pourtant, après quelques mois d'application de ce dispositif, il apparaît clairement que le surloyer puisse être un facteur de précarisation des classes moyennes et, surtout, de remise en cause de la mixité sociale, notamment dans le parc HLM. Je demandais donc à la ministre si le Gouvernement envisage d'adapter ce dispositif.

 

Voici la réponse qui me parvient aujourd’hui par le Journal Officiel :

 

« Les nouvelles modalités de calcul du supplément de loyer de solidarité (SLS ou surloyer) ont été prises en application des dispositions de la loi portant engagement national pour le logement du 13 juillet 2006 qui ont été précisées par décret en date du 21 août 2008. Ces dispositions nouvelles visent à restaurer une équité de traitement au sein du parc social en prenant mieux en compte le niveau de ressources des ménages, grâce à la mise en oeuvre d'un surloyer qui évolue en fonction du niveau des ressources des locataires [...]

 

 La loi prévoit que le surloyer ne s'applique pas dans les quartiers classés en zones urbaines sensibles et dans les zones de revitalisation rurale. La loi prévoit également que le dispositif du surloyer puisse être adapté aux situations locales. Ainsi, les programmes locaux de l'habitat peuvent prévoir des zones géographiques ou des quartiers dans lesquels le surloyer ne s'applique pas. Les organismes HLM ont également la possibilité de déroger à l'application de ces nouvelles règles de calcul du surloyer dans le cadre d'une convention passée avec l'État. L'engagement des organismes HLM dans cette démarche contractuelle avant le 1er janvier 2009 leur permettait notamment de continuer à appliquer les surloyers existants jusqu'à l'adoption du nouveau surloyer dérogatoire. Par ailleurs, la loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre l'exclusion du 25 mars 2009 a prévu de nouvelles dispositions visant à encadrer davantage le surloyer. Le décret du 29 juillet 2009 pris en application de la loi du 25 mars 2009 prévoit dorénavant le plafonnement du montant cumulé du loyer et surloyer pour les logements situés dans les zones tendues (les zones A, B1 et B2 retenues dans le cadre du dispositif d'investissement locatif privé, dit Scellier). Le décret en Conseil d'État du 30 décembre 2009 prévoit en outre les modalités et les seuils de modulation des surloyers que les organismes HLM seront dans l'obligation de mettre en oeuvre dans le cadre des conventions d'utilité sociale qui devront être signées avant le 31 décembre 2010. Le Gouvernement a en conséquence donné tous les moyens aux organismes HLM et aux collectivités locales d'adapter le surloyer aux réalités des territoires sur lesquels il s'applique. Il n'est donc pas nécessaire de modifier le décret du 21 août 2008."
 

Pour lire la réponse complète, et consulter le texte de ma question, cliquez ici

 

 

 

 

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 07:09

Ce mercredi soir, je suis l'invité d'un dîner-débat avec les membres du bureau du GEMA (Groupement des Entreprises Mutuelles d'Assurances). Autour de moi, outre le secrétaire général du GEMA, se trouvent les présidents et dirigeants de la Macif, de la Maif, de la Maaf, de Natixis-Assurance, de la Mutuelle des motards, et autres mutuelles.

 

Au cœur de nos discussions, la refonte des normes prudentielles du secteur de l'assurance – avec la définition de la norme solvabilité 2, et le choix des critères selon la nature des actifs. Car, si tout cela repose sur des sujets très techniques, il est clair que le niveau des fonds propres dont les entreprises d'assurances devront internationalement se doter dans les années qui viennent n'est pas neutre sur les placements qu'elles réaliseront demain, sur les marchés d'actions et pour les souscriptions d'obligations.

 

Or, le volume des investissements qu'elles réalisent pèse lourdement dans l'économie, notamment pour l'investissement de l'épargne disponible. Comment le politique peut-il peser sur la pondération des risques, le choix des critères, et donc faire en sorte que ce nouveau dispositif de régulation, s'il régule efficacement, ne déséquilibre et ou ne désavantage pas nos entreprises d'assurances face à leurs concurrentes ? Ce fut l'objet de nos conversations.

 

La mutation des autorités de contrôle prudentiel (avec la fusion de la commission bancaire et de l'ACAM), et les méthodologies du contrôle, les risques de décisions gouvernementales pour modifier le régime de couverture des catastrophes naturelles, la problématique générale de la mobilisation de l'épargne pour le financement des retraites et, dans l'assurance maladie, le financement du risque dépendance ont été les autres thèmes évoqués.

 

Beaucoup de ces sujets vont connaître des conséquences législatives dans les prochains mois. Voilà pourquoi ces discussions sont importantes, d'autant qu'elles ont – et auront – de lourdes conséquences pour la vie quotidienne des Français (et pas seulement sur le bilan des entreprises d'assurance !). Nous nous reverrons pour y travailler...

 

 

 

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 15:53

coluche_restos.jpg« Moi, je file un rencard à ceux qui n’ont plus rien » disait Coluche en lançant les Restos du Cœur au milieu des années 80. Où qu’il se trouve aujourd’hui, s’il a vu ce qui s’est passé à Wattrelos, il doit être effondré.

 

Ce week-end, la plate-forme régionale des Restos, située sur le site de l’ancien Peignage Amédée, a en effet été cambriolée... Oh, pas pour y prendre de la nourriture, non. Cela aurait pu non pas s’excuser mais se comprendre. Non, ce qui s’est passé est autrement plus consternant : c’est essentiellement du matériel informatique et de l'argent liquide qui ont disparu… pour la troisième fois en un mois ! Vous avez dit inqualifiable ?

 

Sur l'ensemble des trois cambriolages, ce sont plus de 8 000 euros qui ont été volés. Ce qui signifie que des milliers de repas ne pourront être distribués à des bénéficiaires dont on sait qu’ils sont malheureusement de plus en plus nombreux, notamment les jeunes qui ne trouvent pas d’emploi et des personnes âgées dont la petite retraite ne suffit plus pour vivre.

 

L’information a fait le tour des médias régionaux et nationaux, et cette émotion me paraît bien entendu justifiée. Une enquête de police est en cours ; j’espère de tout cœur qu’elle aboutira rapidement car, pour le coup, le terme enfoiré choisi par Coluche pour qualifier affectueusement les artistes et les admirables bénévoles qui oeuvrent tous les ans pour lutter concrètement contre la faim dans notre pays, prend un tout autre sens…

 

 

 

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 10:45

logo anLe 19 janvier dernier, j'interrogeai la Ministre de la Santé et des Sports sur l'absence de reconnaissance de la pénibilité de l'exercice professionnel des praticiens hospitaliers.

 

Durement affectés par la réforme de l'IRCANTEC, laquelle a diminué leurs droits acquis en 2009 de près de 8%, je lui demandais quelles dispositions le Gouvernement comptait prendre à la veille de la réforme des retraites.

 

La réponse est parue ce mardi 13 avril 2010 au Journal Officiel:

 

"L'institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l'État et des collectivités publiques (IRCANTEC) est un régime de retraite complémentaire obligatoire qui s'adresse principalement aux salariés non titulaires, cadres et non cadres, des trois fonctions publiques.

 

Les praticiens exerçant à l'hôpital en constituent une catégorie d'affiliés spécifique, notamment en raison de leur durée de cotisation au régime et de leur forte contribution. Les projections prévoyant pour ce régime un déficit technique entre 2012 et 2016, augmentant ensuite jusqu'à épuisement des réserves avant 2030, une réforme du régime a été votée par le conseil d'administration de l'IRCANTEC le 10 septembre 2008. Elle prévoit une réduction progressive du rendement du régime d'ici à [...]"

 

Pour lire la suite de la réponse de la Ministre et le texte de ma question, cliquez ici

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 15:40

Drapeau-polonais-en-berne.jpgC’est une tragédie, un drame qui secouent la Pologne et que vivent les Polonais, et tous ceux qui aiment la Pologne et son peuple, déjà si souvent touchés par les temps durs et parfois les horreurs de l’histoire.

 

L’accident qui a coûté la vie au président polonais, Lech KACSZYNSKI, à son épouse, à nombre de ses collaborateurs, à l’élite militaire et administrative, au président de la banque centrale et à bien des membres de la classe politique polonaise, voit ses conséquences terriblement dramatiques d’autant plus accentuées qu’il a eu lieu pour un déplacement commémorant une des plaies les plus vives que l’histoire ait laissées au peuple polonais, à savoir le massacre de Katyn, et qu’il s’est produit précisément en terre russe, chez le grand voisin, avec lequel les relations sont toujours difficiles et méfiantes.

 

Tout cela se retrouve dans le creuset de l’ampleur du recueillement de toute la population polonaise depuis dimanche. Nous, Français qui avons dans l’Histoire si souvent été si proches d’elle, qui avons au fond du cœur toujours une ferveur particulière quand on nous parle de la Pologne, nous ne pouvons que vivre sa douleur avec émotion, affection et tristesse.

 

Je ne partageais pas nombre des options politiques du président disparu. Mais il était, jusqu’au terme de ses fonctions, la Pologne, la voix de la Pologne, celle de nos sœurs et de nos frères polonais. Face à la mort, à l’injustice qui frappent à nouveau ce pays aimé, la politique s’efface devant le partage de la peine.

 

Je pense à nos amis de Siemianowice, notre ville jumelle, à son Conseil municipal à qui je viens d’adresser un message d’amitié. Je pense aussi à tous mes concitoyennes et concitoyens de Wattrelos ou de l’agglomération roubaisienne, enfants et filles ou fils de cette terre de Pologne, venus travailler ici dans nos villes, qui sont nos frères, nos sœurs et qui sont aujourd’hui blessés, touchés par ce drame. Au nom de tout le conseil municipal de Wattrelos, et en mon nom personnel, je veux leur dire ma sympathie, mon affection et ma compassion.

 

Dès ce matin, j’ai fait mettre le drapeau polonais en berne au balcon de l’Hôtel de Ville (ph. en haut). Jumelée avec Siemianowice, amie de la Pologne, Wattrelos est aux côtés de la population polonaise dans son deuil.

 

 

 

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 19:00

Impossible, quand on est député de Roubaix, de ne pas être à l'arrivée de Paris-Roubaix.

 

Pour moi, la question ne se pose même pas. Depuis que je suis parlementaire, je n'en ai raté aucun. Alors, après un passage au repas annuel de l'association wattrelosienne d'amitié franco-hongroise Kossuth et deux heures de travail à mon bureau, en route pour le mythique vélodrome de Roubaix.

 

 

Ce lieu est magique. C'est toute une histoire, des exclamations, des encouragements , des applaudissements qu'on entend au fond de notre mémoire, même quand il est vide.

 

 

Ce n'est pas le cas cet après-midi ! Les tribunes, les stands sont noirs de monde, et sur grand écran, la course se déroule en direct.

 

 

Dès mon arrivée, plus de suspense : Fabian Cancellara est en tête, très nettement en tête. Plus personne ne pense que la victoire ne puisse lui échapper. A l'arrivée, il aura plus de deux minutes d'avance sur le suivant : il a vraiment bien marché... Pardon, bien roulé !

  0001

Alors, les préparatifs de l'arrivée s'engagent. Mon ami, Alain Bernard, maire de Bouvines, président des amis de Paris-Roubaix, apporte le (célèbre) pavé qui sera remis au vainqueur, et que celui-ci, dans un cérémonial établi, embrassera tout à l'heure. Alain me le confie un instant (cf. photo), et si le poids du pavé est notable, j'avoue une certaine fierté à avoir ce trophée entre les mains. Aucun ch'ti ne peut ne pas avoir un pincement émouvant, comme je l'ai à cet instant...

 

 

Henri Planckaert, adjoint aux sports – qui remettra le trophée – et miss Roubaix et ses dauphines me rejoignent au centre de la pelouse, avec l'équipe organisatrice ASO et les médias. Je salue Gilbert Duclos-Lasalle et j'engage une conversation avec 0002Bernard Hinault (photo). Lui, le blaireau, le vainqueur de 1981, souligne volontiers la victoire de Cancellara : « C'est magnifique, c'est un champion en super-forme en ce moment »… et on le sent admiratif ! Il faut dire que, quelques jours à peine après avoir gagné le Tour de Flandres, gagner Paris-Roubaix après une telle échappée, F. Cancellara a fait fort... (un doublé rare : même Eddy Merckx n’y est pas parvenu !).

 

 

D'ailleurs, voilà l'instant le plus magique : l'entrée dans le vélodrome. Le speaker l'a annoncé. Tous les regards se tournent vers l'écran. On l'annonce, il arrive, il est là... Et là, c'est plus qu'extraordinaire. C'est un seul et unique et puissant cri, une clameur à nulle autre pareille qui accueille le champion ! Son maillot rouge, son rythme rapide, c'est lui... Les applaudissements l'accompagnent tout le long de son0003 tour et demi de piste, jusqu'à ce qu'il arrive à la tente d'arrivée, à quelques mètres de moi, où il s'effondre dans un mouvement de joie et de fatigue mêlées (photo) ! Ça se voit, ça se sent, il est plus qu'heureux. Chacun l'est autour de lui, chapeau champion !

 

 

Voilà que les deuxième et troisième arrivent, puis les quatrième et cinquième, avec un duel entre eux, mais Tom Boonen ne remontera pas, il restera cinquième. La déception est perceptible dans les , où les drapeaux belges et flamands sont nombreux. Le premier Français arrive, il est neuvième : il s'appelle Hinault... mais Sébastien !

 

  0004

C'est l'heure de la remise des trophées. Je congratule le vainqueur de cette reine des classiques (photo), superbe course : pour la gagner, il faut aller chercher au plus profond de soi-même. Dans quel état j'ai vu arriver, toutes ces années, des coureurs quand la météo avait été plus humide, boueux, crottés, on ne voyait plus que leurs yeux ! Cet après-midi, pas de boue, mais des efforts, beaucoup d'efforts...

 

 

Encore un très beau moment que cet après-midi, où tous les Français se sont sentis Roubaisiens... De bien belles images. Les amis de Paris-Roubaix et mes copains du vélo club de Roubaix Lille Métropole peuvent être heureux de cette journée. D'ailleurs après l'arrivée, ils organisent une petite réception... uniquement avec des produits du Nord. Odeur – et succès garanti – de la tarte au maroilles, bière du Ch'ti et pour moi, 0005limonades... de couleurs (j'ai goûté à la violette et au pamplemousse rose !). Pas mal du tout. Et chacun de se donner rendez-vous à l'année prochaine.

 

 

Pour l'heure, pour moi, pas question de tarder, on me réclame à Wattrelos pour la remise des prix chez les pêcheurs du plan d'eau A.-Verbrugge. Faut que j'y aille... c'était le challenge du maire !

 

 

 

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 08:53

Herman-Van-Rompuy.jpegCet après-midi, à la communauté urbaine de Lille, se tient l’assemblée générale de l’Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai, qui va consacrer le passage de présidence de Stefaan DE CLERCK, ministre fédéral belge de la justice (ancien bourgmestre de Courtrai) à Martine AUBRY, présidente de LMCU, jusqu’alors vice-présidente de l’Eurométropole. Cette assemblée est honorée de la présence d’Herman VAN ROMPUY, tout nouveau président du conseil européen.

 

Aux côtés de Martine AUBRY a aussi pris place Rudy DEMOTTE, ministre-président de la région wallonne. C’est dire si la séance est exceptionnelle.

 

Ÿ Nouvelle présidente, Martine AUBRY accueille ses hôtes en rappelant l’Europe des fondateurs et en soulignant le travail immense qui attend Herman VAN ROMPUY car nous avons besoin d’une Europe puissante et intégrée.

 

L’Europe des Régions est déjà une réalité. 230 régions sont représentées à Bruxelles mais l’Europe des métropoles est encore à son balbutiement.

 

Ici, dans la métropole, nous étions prédestinés à nous réunir. Notre frontière naturelle n’existe quasiment pas. A Lille, nous avons été flamands, bourguignons, français et espagnols avant d’être définitivement français. Il a cependant fallu la force de conviction de Pierre MAUROY pour dépasser bien des frontières. Après la COPIT en 2000, le GECT en 2006, le 28 janvier 2008, l’Eurométropole est née. Depuis elle travaille dans trois directions :

 

            Ø D’abord, l’Europe de la culture. La Flandre, la Wallonie, la Communauté urbaine se sont investies ensemble dans la culture (Lille 2004, Europe XXL…).

 

            Ø Le développement économique : nous construisons ensemble des opportunités d’avenir (tels que les textiles techniques innovants, le Pôle Image avec Tournai et Courtrai ; le pôle nutrition-santé où l’on travaille avec la Wallonie).

 

            Ø La vie quotidienne de nos concitoyens : amélioration des relations SNCF et SNCB ; tourisme (vers un office de tourisme eurométropolitain virtuel ?) ; schéma d’aménagement pour une métropole « mixte, durable et attractive ».

 

Puis vinrent les prises de parole de : Stefaan DE CLERCK, président sortant, qui fit observer malicieusement à Martine (« Tu deviens présidente tous les deux ans : 2008, 2010… »), avant de souligner que « l’Eurométropole est arrivée à l’âge de la maturité » et qu’elle permet de « montrer que l’Europe est concrète » ; Rudy DEMOTTE, qui conclut sur une citation d’Umberto ECO : « La langue de l’Europe, c’est la traduction »… en assemblée générale où le bilinguisme fut la règle, il s’attira un franc succès !

 

En réponse, Herman VON ROMPUY a voulu insister sur la "créativité" de l'Eurométropole. A ses yeux, c'est un laboratoire. Au-delà de l'identité de chaque pays, le dépassement des frontières peut aussi être un renforcement au niveau individuel. Bien collaborer, supprimer des obstacles est un défi.

 

C'est grâce à la volonté que s'est construite l'Europe. L'Eurométropole suit la même approche pragmatique (économie, mobilité, santé,...).

 

Avancer, c'est important. La construction européenne est aussi complexe que la construction belge.

 

Les objectifs sont éternels. Une bonne collaboration n'est jamais terminée. Ce qui est important, ce ne sont pas les étapes, mais la direction.

 

L'Europe pour être forte a besoin des régions. Elle a besoin d'une stratégie coordonnée. Nous devons nous battre pour conserver nos atouts, notre modèle rhénan. L'Europe ne pourra atteindre un meilleur taux d'emploi qu'avec le concours de régions innovantes et compétitives.

 

 

 

 

 

 

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 16:21

« Donner plus à ceux qui ont plus » : telle est la conclusion d’une analyse chiffrée des politiques fiscales menées en France depuis 2002, et surtout depuis 2007.

 

La politique fiscale depuis 2002 a été marquée par une forte baisse des impôts au profit des ménages les plus aisés. Les deux-tiers des baisses d’impôts de la période, soit 20 milliards d’euros par an sur un total de 30 (exactement : 18,4 Mds € sur 28,4 Mds €) ont été consacrés aux plus riches. C’est le cas de l’essentiel des réformes phares décidées par l’exécutif depuis 2002 : de la réforme de l’impôt sur le revenu (IR) à la baisse de l’ISF et de la fiscalité des successions et donations, en passant par la création du bouclier fiscal et la réduction d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile.

 

Cette redistribution au profit des plus aisés a été financée par des prélèvements équivalents sur les classes moyennes. Ces prélèvements ont notamment transité via la fiscalité locale (qui est passée de 4,9 à 5,8 % du PIB) et les prélèvements sociaux (la ponction a été de 8 Mds € sur les classes moyennes). C’est ce qui explique que les prélèvements obligatoires soient restés stables sur la période. Au total, plus d’un point de la richesse nationale (20 Mds €, donc) a été pris des poches de tous les Français pour être donné aux ménages les plus riches. La Droite mène une politique de redistribution à l’envers.

 

Les baisses d’impôts appauvrissent l’Etat. Depuis 2002, les recettes fiscales de l’Etat ont baissé d’à peu près 10 % ! La redistribution réalisée est au demeurant financée par les prélèvements sur les jeunes et les générations futures. Les baisses de recettes fiscales ont en effet été en partie financées par l’endettement, via un creusement du déficit budgétaire, qui devra in fine être remboursé par les générations futures.

 

La politique fiscale a été orientée vers la rente, en contradiction avec l’objectif affiché de revaloriser le travail. C’est une révolution discrète : depuis 2002, la fiscalité du patrimoine et de ses revenus a été considérablement et systématiquement affaiblie, là encore au profit des ménages les plus aisés. Ainsi, la loi dite TEPA de l’été 2007 a permis une baisse des droits de mutation d’un coût de 2,3 milliards € au seul bénéfice de ceux qui ont la chance d’hériter un capital. Ainsi un couple de 50 ans peut transmettre un patrimoine de 1,5 million d’euros à ses deux enfants en franchise totale d’impôt au terme de deux donations puis d’un héritage pour le capital restant. La réduction des droits de mutation n’a de fait concerné qu’une minorité de ménages… les plus aisés !

 

Injuste socialement, cette politique fiscale est d’autant plus critiquable qu’elle s’accompagne :

 

Ø      d’un bilan économique médiocre, avec une série de mesures fiscales contre-productives pour la croissance et l’emploi : une redistribution sociale à l’envers qui affaiblit la consommation populaire, des exonérations pour les heures supplémentaires qui ont provoqué une forte accentuation du chômage, des mesures clientélistes chères et bien peu efficaces économiquement comme la baisse de la TVA pour la restauration ;

 

Ø      d’un bilan budgétaire préoccupant, avec un endettement public qui dérive rapidement (cf. article du mardi 6 avril).

 

 

 

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 15:10

Voici un article que j’ai eu le plaisir de lire sur le site www.lunion.org qui présente le projet de l’Union, commun aux villes de Wattrelos, Roubaix et Tourcoing :

 

« DOMINIQUE BAERT, LE TROISIEME HOMME

 

Le 8 avril 2010  -  Ils font l'Union

 

Portrait de celui qui garantit les financements

 

Dominique Baert est un bourreau de travail. A 50 ans, cet homme à la moustache « Troisième République », que l’on croirait sorti tout droit d’un épisode des Brigades du Tigre, se voue entièrement à ses fonctions d’élu local, de premier vice-président à la communauté urbaine de Lille et de député. Trois casquettes qu’il porte avec le même engagement, et auxquelles il applique un même leitmotiv : « On est là pour servir, pas pour se servir ». Compte tenu de son long parcours à la Banque de France, dont il a été l’un des dirigeants, on le croit sur parole. Mais de toutes, la fonction de maire est celle à laquelle Dominique Baert tient le plus. Ce fils de Wattrelos dit y mettre tout son cœur et toute sa passion.

 

Parler le langage des entreprises

 

Et les Wattrelosiens le lui ont bien rendu en 2008 en le réélisant au premier tour avec près de 70% des voix. A propos de son aptitude à dynamiser les parcs d’activité de sa ville, son directeur de cabinet  raconte : « Pour faire venir les entreprises, il parle leur langage. Il les aide à faire leurs montages financiers, est capable d’étudier leurs comptes. Comme il est capable pour un habitant en situation de surendettement de proposer des consolidations de crédit » Un vrai Robin des bois, économe et pragmatique.

 

La porte d'entrée de Wattrelos

 

L’Union ? Seuls 10% de ce territoire font partie de sa commune. On imagine donc que cette friche de projets n’est pas sa priorité. Et pourtant. Il suffit d’arriver à Wattrelos par la voie rapide urbaine pour se rendre compte que les friches qui s’étendent en amont de part et d’autre du canal formeront, une fois réinvesties, une porte d’entrée inespérée pour Wattrelos. Alors, un voisin « intéressé », Dominique Baert ? Son directeur de cabinet explique : « Si on entre dans la ville par une friche dégradée, ce n’est pas très incitatif, et c’est l’image de la ville qui en pâtit. » Pour autant, le mandat métropolitain de Dominique Baert lui fait appréhender l’Union au-delà de son propre « jardin ». En tant que premier vice-président de Lille Métropole en charge des Finances, il est garant de la pérennité des financements nécessaires au développement du projet intercommunal et s’investit aux côtés de ses homologues tourquennois et roubaisien, dans un trio de compétences idoines, pour le nouveau fer de lance de l’ambition métropolitaine.

 

Surfer sur la dynamique

 

En tant qu’élu local, il apporte aussi sa pierre. La première concerne d’importants travaux de voirie, sur les axes dits « habitat-travail » et au niveau du mal-nommé rond-point des Couteaux, propres à fluidifier les flux et à ouvrir la ville sur ses voisines et jusqu’en Belgique. Et puis Dominique Baert cherche à établir des passerelles avec les grands projets de l’Union. Avec le pôle Images, par exemple : au centre-ville, l'immense friche industrielle de Saint Liévin est transformée de façon inespérée en espaces de tournage et le lycée Emile-Zola accueille une filière de communication vidéo, en écho au BTS audiovisuel de Jean-Rostand à Roubaix. Avec le CETI aussi, qui représente l’espoir de maintenir des activités économiques dans le textile de haute technologie. Et puis, à la frange de l’Union, il y a l’habitat à rénover, des secteurs à requalifier. « On aura un éco-quartier à l’Union, il est donc indispensable d’envisager un nouvel élan pour les secteurs Jouhaux, des Couteaux et des Villas à Wattrelos », déclarait récemment Dominique Baert à la presse. Le quartier de la Mousserie pourrait ainsi devenir le trait d'union entre le nouveau cœur du nord-est de la métropole et la cité Berlouffe. La rue de l'Union porte déjà bien son nom. »

 

 

 

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