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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 20:13

8mai-2010-2.jpgEn ce 8 mai 2010, la France célèbre le 70e anniversaire de 1940 et se souvient de tous ces combattants qui, au printemps 1940, tentèrent d'enrayer autant qu'il fut possible l'avancée des armées allemandes. Ces soldats n'ont pas démérité, et dans notre mémoire collective, souvenons-nous de la force de leur engagement.

 

En ce 8 mai, nous célébrons aussi le 65e anniversaire de ce jour de 1945 où, à Wattrelos comme dans toute la France, les cloches annonçaient la fin de la guerre.

 8mai-2010-1.jpg

C'est le thème bien sûr du discours que je prononce ce matin au cimetière du Centre, après avoir déposé une gerbe au monument aux morts du cimetière du Crétinier.

 

Le 8 mai – veille du 9 mai, journée de l'Europe – est toujours l'occasion de plaider la paix à l'instar d'Albert Camus qui écrivit que « le seul combat qu'il vaille encore la peine de mener, c'est la paix ».

 

Pourtant, celle-ci est plus fragile qu'on ne le croit, même si ma génération a appris à vivre avec elle comme elle respire normalement ! Nombre de forces, dans le monde, mais aussi dans bien des pays européens, y compris chez nous, sont encore en œuvre qui créent les conditions de tensions ou d'affrontements :

 

-         les inégalités de richesses, de par le monde, entre le Sud et le Nord, bien sûr, mais pas seulement. Ces richesses ne sont plus que celles du sous-sol, ce sont aussi les ressources en alimentation ou en eau, et bien des conflits y puisent leur origine ;

 

-         le racisme, la xénophobie, la haine de l'autre, dûment attisés par des nationalismes qui prospèrent sur des slogans d'exclusion. En Europe orientale même, ils ressurgissent, ou encore juste à côté d'ici, en Flandre Belge, et la crise réaccentue leur vigueur. Attention, danger !

 

-         enfin, plus près de nous encore, la remise en cause de notre modèle de société européen. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, il a été fondé sur deux piliers. La démocratie, avec l'extension des libertés individuelles, la protection des droits des citoyens, le développement des droits de l'Homme... c'est-à-dire un modèle fondamentalement humaniste. Le second pilier, c'est le social, avec l'Etat - providence, les services publics, la fiscalité redistributive, qui est un modèle pas seulement égalitaire, mais un modèle de solidarité. Et de ce point de vue, depuis plus de soixante ans, entre Droite et Gauche dans les pays d'Europe, ce compromis idéologique a survécu. Or, là est bien le cœur de mes craintes : c'est qu'à l'heure actuelle, ce compromis ne soit bel et bien en train de voler en éclats, sous la poussée d'une offensive idéologique libérale puissante, avec des propensions à une double rupture, antihumaniste (cf. débat sur l'identité nationale) et inégalitaire (cf. politique fiscale cyniquement injuste) qui peut conduire à une résurgence des affrontements entre catégories sociales, entre citoyens, et entre communautés. Là aussi, la vigilance doit demeurer.

 

Avant de procéder aux remises de décorations, c'est à tout cela que je pense ce matin en montant à la tribune pour prononcer quelques mots. Pour lire mon discours,

8 mai 2010 cliquez ici.

 

 

 

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 07:17

blog-cheminees.jpgLa cheminée d’usine fut longtemps, dans notre région, le symbole haut de vingt ou trente mètres d’une économie qui vit, qui croît… et qui produit nombre de déchets écologiquement condamnables (à l’époque, on ne s’en souciait pas !) s’évacuant en fumée dans le ciel de nos villes.

 

Ces cheminées, il en reste de moins en moins de nos jours. D’abord parce qu’elles ne servent plus ; ensuite parce qu’elles deviennent, en prenant de l’âge, fragiles aux assauts du vent et du temps et que le principe de précaution impose si souvent de les mettre à terre avant qu’elles ne menacent la sécurité publique ; enfin parce que notre urbanisme moderne, avec un habitat plus près du sol, ne leur laisse plus beaucoup de chance de s’insérer dans le paysage.

Une magnifique exposition leur est néanmoins consacrée au musée de Wattrelos jusqu’au 27 juin. Ce soir, je la visite en compagnie du représentant de l’association Proscitec qui, avec l’aide du Conseil général, a permis de recueillir de nombreux éléments d’information (textes, photos, anciennes publicités…) afin de sensibiliser le public à ce patrimoine fragile. De fait : ce travail d’inventaire, débuté en 2007, révèle que sur les 320 cheminées recensées dans le Nord il y a trois ans, beaucoup ont aujourd’hui disparu (à Wattrelos, il en reste 3 : à côté du Vendôme, à Socowa et à Saint-Maclou, et je ne peux m’empêcher de repenser à celles de Kulhmann attachées à mes souvenirs d’enfance qu’une carte postale, reprise dans l’exposition, me remémore opportunément).

 

La mise à terre d’une cheminée est souvent plus émouvante que la destruction d’un immeuble collectif ! C’est un pan de l’histoire économique d’une ville, de l’histoire personnelle de milliers de travailleurs, ce sont des dizaines d’années de travail qui tombent avec elle. On comprend que l’on soit attaché, dans le Nord, à ces cheminées symboles ! Cela dit, leur préservation a toujours un coût, et il est plus que regrettable que dans les mécanismes financiers publics de préservation du patrimoine, il y ait des moyens financiers d’Etat considérables qui peuvent être obtenus pour préserver des châteaux – même de propriétaires privés ! – mais rien si une collectivité souhaite préserver une cheminée, vestige… des châteaux d’industrie !

 

 

 

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 14:45

jacquette jpeg pplPar sa proposition de loi (n° 2441), dont je suis signataire, le groupe socialiste, radical et citoyen, veut abroger le « bouclier fiscal ». Cela viendra en débat dans l'hémicycle le 20 mai; c'est en commission des finances ce matin, et les commissaires socialistes se sont mobilisés pour porter ce débat emblématique.

Pourquoi ? Parce que plus que jamais, dans la situation budgétaire et sociale du pays, le maintien de ce bouclier fiscal est incompréhensible

 


 

Le bouclier fiscal, créée en 2006 par le gouvernement Villepin-Copé:

 

- limite la somme des impôts directs de chaque contribuable à un plafond calculé en fonction de ses revenus (article 1er du code général des impôts). La somme supérieure au plafond est remboursée au contribuable par le Trésor Public;


- a, dès 2007, plafonné à 60% des revenus la somme des impôts directs (impôt sur le revenu, ISF, taxe d’habitation, taxes foncières);

En 2008, le seuil de déclenchement a été baissé de 60 à 50% des revenus. La CSG et la CRDS ont été ajoutées à la somme des impôts plafonnés.


- bénéficie essentiellement aux détenteurs de hauts revenus et de hauts patrimoines. Les modifications du « paquet fiscal » leur ont permis un gain encore plus important.

 

 

Le "bouclier fiscal" en quelques chiffres:

- En 2007, 13 700 contribuables se sont partagés 229,1 millions soit un remboursement moyen de 16 722 euros;


- En 2008, 15 446 contribuables se sont partagés 563 millions soit un remboursement moyen de 36 449 euros.


- En 2009, 16 350 contribuables (moins de 0,05 % des contribuables français) ont bénéficié d’un montant total de 585 millions d'euros, ce qui représente une restitution moyenne de

35 814 euros.

 


> Les injustices du bouclier fiscal sont de plus en plus fortes:

Entre 2007 et 2008, le nombre de bénéficiaires du bouclier fiscal est resté stable, mais le remboursement a doublé pour les plus fortunés. Pour 2009, son coût continue de progresser et les injustices de s'aggraver....

En 2009, les 1 000 ménages les plus aisés concentrent à leur profit 63% du coût du bouclier fiscal, soit près des 2/3. Ces 979 bénéficiaires perçoivent un chèque moyen de 376 000 euros. Le coût qui leur est associé est 368 millions d'euros, soit 63% du coût total du bouclier, alors qu'ils représentent pourtant moins de 6% des bénéficiaires et disposent des patrimoines les plus importants (plus de 16,35 millions d'euros).


> Ses effets sont de plus en plus concentrés:

En 2008, ces 755 contribuables (5,4% des bénéficiaires) se partagent 288,6 millions. Ils étaient 615 en 2007 (4,4% des bénéficiaires) pour 143, 8 millions.

Les 10% de bénéficiaires les plus aisés en terme de revenus bénéficient de 91,7% des remboursements liés au bouclier fiscal. Il s'agit de 5 362 Français disposant de revenus supérieurs de 43 761 euros. Le montant total des restitutions qui leur sont faites, atteint près de 537 millions d'euros.


> Ce n'est qu'un moyen détourné de ne pas payer l'ISF:

40% des bénéficiaires du bouclier sont redevables de l'ISF. Ils se partagent 99% des remboursements.

Les contribuables qui ont un patrimoine supérieur à 15,5 millions reçoivent 368 000 euros en moyenne, soit l'équivalent de 30 années de SMIC.


Pour lire la proposition du groupe SRC, cliquez ici

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 11:34

C'est le constat – accablant – que dresse ce matin ma collègue Marie-Anne MONTCHAMP (UMP) en commission des ffinances. Et c'est inquiétant !


Le déficit de l'Acoss (l'Agence qui centralise la trésorerie des organismes de Sécurité sociale) s'accroît très fortement :


  • il est déjà en hausse très significative par rapport à l'an dernier : il est de - 29,6 Mds fin mars 2010, au lieu de - 6,9 Mds € fin mars 2009 ;


  • ces 3 derniers mois, il y a glissement régulier : - 21,3 Mds € fin janvier 2010, - 22,2 Mds € fin février, et donc - 29,6 fin mars. En mars 2010, le déficit s'est aggravé de 7,5 Mds € par rapport à février, du fait de tirages plus importants que prévu de la branche maladie. Rappelons ainsi que le déficit de cette branche maladie a doublé en deux ans : - 8,1 Mds € en 2008, pour - 17,7 Mds € à la fin du 1er trimestre 2010 !


  • le déficit va s'accroître considérablement : il va passer à - 37,5 Mds € fin juin 2010, et - 43 fin septembre 2010... ce que Marie-Anne Montchamp elle-même considère comme "non soutenable" !


Pour se financer, l'Acoss a, jusqu'à présent, utilisé deux prêts (d'un an) de la Caisse des dépôts et consignations (pour 80 % du besoin de financement), et des billets de trésorerie (pour 20 % de ses besoins). Cela ne manque pas de souligner des faiblesses puisque d'une part la CDC a des limites de prêts, et d'autre part, déjà l'Acoss (qui a levé au total 6,7 Mds € à fin mars) représente près de 20 % du marché français des billets de trésorerie, instruments de financement de court terme par nature. "Ce mode de financement à très court terme rend l'Acoss particulièrement exposée au risque de taux".


L'Acoss est ainsi devenue "emprunteur supplémentaire public" sur les marchés, avec de ce fait, puisqu'elle se finance à court terme, un vrai risque d'illiquidité. Nous n'en sommes pas à l'abri... Mais qui le sait ? Et surtout qui s'en soucie ? Marie-Anne Montchamp précise même, en conclusion de son rapport, que "nous sommes en risque systémique du fait de nos comptes sociaux".

 

 

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 20:24

225px-Flag_of_Greece_svg.jpgUne deuxième loi de Finances Rectificative pour la Grèce.

 

Cet après-midi en commission, et surtout ce soir en séance, a été examinée une loi de finances rectificative pour 2010 (la 2e depuis le début de l'année !) un peu particulière. Elle acte la participation de la France au redressement de la Grèce. Le pays traverse en effet depuis déjà plusieurs semaines une véritable tourmente économique, en raison notamment de la crise financière internationale, laquelle a catalysé et fragilisé une situation interne déjà lourdement affectée par des difficultés structurelles.

 

Parce que nous évoluons dans un contexte où la libéralisation internationale des échanges et des capitaux est exacerbée, et encore trop peu régulée, d'aucuns n'hésitent pas à spéculer pour tirer parti d'un pays en position de faiblesse... Mais s'attaquer à la Grèce, c'est mettre à l'épreuve l'euro et de facto l'Europe en tant que construction politique. Si les marchés jouent, ce n'est pas contre la Grèce, c'est contre la construction européenne, n'en doutons pas.

 

Un plan de soutien de 110 milliards d'euros.

 

Aussi, il était urgent d'enrayer ce mouvement de fragilisation : après trop de temps et de tergiversations (à mon sens), les états membres de la zone euro, la Banque Centrale, la Commission et le FMI se sont accordés sur un plan d'aide à la Grèce.

 

Ce plan de soutien n'est pas une faveur accordée à la Grèce : c'est un dispositif qui, au besoin, peut être activé au bénéfice de tout pays membre de la zone euro.

 

Valable trois ans, ce plan de soutien va permettre à la Grèce de disposer de 110 milliards d'euros, dont 45 milliards dès la première année (le FMI contribuant à hauteur d'un tiers, les deux tiers restant venant des états membres de la zone euro). La France, comme les autres pays membres, se devait de prendre part à ce plan de soutien et de solidarité à l'égard de nos amis grecs : je n'ai pas d'états d'âme sur ce point.

 

Sous la forme de prêts bilatéraux.

 

C'est la solution des prêts bilatéraux accordés par chaque état de la zone euro qui a été retenue, à des taux évidemment inférieurs aux taux auxquels la Grèce emprunte actuellement, soit environ 5 % pour un prêt à taux fixe à 3 ans... même si cet argent prêté à la Grèce sera lui-même emprunté par les états... à un coût bien moindre !

 

Le projet de loi de finances rectificative qui entérine la contribution française prévoit ainsi pour 2010 une aide française à hauteur de 3,9 milliards d'euros.

 

Une austérité assurément critiquable.

 

Si nous avons voté le plan d'aide, mes collègues socialistes et moi-même regrettons que cette solidarité n'ait pas joué plus spontanément, et plus fortement. Le retard pris, les exigences d'ajustements douloureux ne manqueront pas d'avoir des conséquences critiquables, à commencer par le risque de jeter la Grèce dans un sillon de récession extrêmement long :

 

Ø      le schéma d'austérité budgétaire mis en œuvre (réduisant les dépenses et augmentant les impôts) va affaiblir la demande interne : moins de revenus, plus d'impôts, cela veut dire moins de consommation, donc moins d'investissements des entreprises… qui elles-mêmes vont avoir moins de revenus et de salaires : le risque majeur, c'est celui d'un ajustement par la déflation, c'est-à-dire d'une déflation des salaires et des prix ! De fait, la paralysie de la décision des instances européennes plusieurs semaines, outre qu'elle rend le prix de l'intervention financière plus lourd, risque bien d'avoir un coût exorbitant pour les populations ;

 

Ø      l'autre élément inacceptable, c'est le prix de l'intervention que l'on fait payer à la Grèce... et donc aux contribuables grecs, déjà exsangues ! Les prêts des pays d'Europe le sont à un taux de 5 % : c'est ce que cela va rapporter, par exemple, à la France. Sauf qu'actuellement, pour prêter ses plus de 3 milliards d'euros, la France va les emprunter sur les marchés à court terme... à 0,6 % ! Emprunter à 0,6 % pour reprêter à 5 % à plus pauvre que soit, c'est certes lui donner une aide mais c'est surtout lui en faire payer un prix abusif ! L'écart n'est ni moral ni raisonnable : les états prêteurs n'ont pas à se faire de tels profits sur le dos du peuple grec ! Réduire ce taux, ce serait réduire les douleurs de celui-ci.

 

L'illusion de la sortie de l'euro.

 

Au-delà du plan – qui n'empêchera pas le peuple grec d'être mis à rude épreuve – c'est malheureusement bien la question des politiques de coopération et de gouvernance économique de notre union monétaire et politique qui se pose de manière évidente !

 

Et à cet égard, c'est bien un manque d'Europe que met cette crise en avant, plutôt que trop d'Europe. Plus de coordination des politiques économiques et de meilleurs garde-fous budgétaires, avec des moyens renforcés de facilités financières automatiques en cas de dérapage, tel est le triptyque qui devrait être au cœur de la gouvernance de la zone euro. Ce n'est malheureusement pas ce qui a été mis en place et l'un des pays en paie aujourd'hui le prix.

 

Alors, voilà revenu le temps des semeurs de doutes et des contempteurs de l'euro ! Et d'aucuns de ressortir le discours que la Grèce devrait sortir de l'euro : triple sottise !

 

Ø      D'abord parce que moralement, ce n'est rien d'autre qu'un comportement qui consisterait, sur un bateau, à jeter par dessus bord un passager malade, histoire que les autres puissent continuer leur voyage en toute tranquillité. Pas de ça chez nous ! T'es malade, dégage... C'est une méthode moyenâgeuse de gestion des crises, où l'on abandonnerait aux animaux errants le membre de la famille malade ! Cela n'est pas digne du monde moderne ni de l'identité européenne ! Ce serait, à coup sûr, le meilleur moyen de réactiver les nationalismes ! A quelques jours du 8 mai, ne l'oublions pas !

 

Ø      Ensuite sur le plan économique, sortir de l'euro, outre que c'est techniquement et juridiquement long et complexe (transférer les réserves de change, pour les adosser à une nouvelle monnaie... à émettre), ne signifie rien d'autre que livrer la nouvelle monnaie – le drachme ? – à la loi des marchés et donc à la dévaluation : pertes de richesses pour les épargnants et appauvrissement des Grecs qui paieraient plus chers leurs importations, déséquilibre commercial, inflation importée… et risques d'une austérité sans doute plus sévère encore que celle mise en œuvre, pour éviter une spirale de dévaluations ! L'Europe en a tant souffert de ces politiques dévaluatives à répétition dans les années 70 et 80, et le prix payé en fut l'effondrement industriel et l'envolée du chômage. Faut-il recommencer ?

 

Ø      Enfin, quand je vois que la sortie de l'euro de la Grèce est justement ce que demandent les économistes parmi les plus libéraux (cf. article de Jean-Jacques Rosa dans Le Monde du 5 mai) – lesquels n'ont jamais approuvé la construction européenne car ils plaident, eux, pour une loi du marché, sans freins ni règles au profit des plus forts ! – je me dis qu'un homme de gauche ne peut pas soutenir l'idée d'une sortie de l'euro.

 

Alors oui, voilà pourquoi, pour défendre l'Europe, il faut défendre l'euro et défendre la Grèce. Par solidarité, par souci d'efficacité aussi.

 

 

 

 

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 15:29

repartition-grand-empruntEn février dernier, le Gouvernement faisait adopter au Parlement une loi de finances rectificative pour 2010 (la première de l'année !) ayant pour objet d'autoriser le grand emprunt, qui s'est finalement résumé à un emprunt national de 35 milliards d'euros destinés à financer des investissements d'avenir c'est-à-dire des projets dans cinq grands secteurs d'avenir : enseignement supérieur et formation, recherche, industrie et PME, numérique et développement durable.

 

Cet emprunt ouvert à la souscription des acteurs économiques, « dette certaine de la France » (car argent sorti de la poche des Français d'aujourd'hui et de celle des générations futures !), comme je l'écrivais le 2 février dernier, est l'un des outils choisis par l'actuel Gouvernement et sa majorité, pour aider, nous dit-on, la France à sortir de la crise.

 

Pour garantir la bonne gestion, le contrôle et la transparence de l'utilisation de ces 35 milliards d'euros d'emprunt national, a été créé un comité de surveillance des investissements d'avenir. La co-présidence en a été confiée à deux anciens Premiers ministres, Alain Juppé et Michel Rocard. Sa composition est en cours. Et en qualité de député membre de la commission des finances, le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer (sur proposition du président de la commission des finances), vient de me désigner pour y siéger comme titulaire, à côté de trois de mes collègues de l'Assemblée (je serai le seul député de gauche), tout comme ont été désignés également quatre sénateurs (pour la Gauche, le Sénat a désigné Edmond Hervé, ancien maire de Rennes, PS). Siègeront également des personnalités qualifiées. Les partenaires sociaux seront associés à ces travaux.

 

C'est une mission de première importance car cette institution nouvelle devra assurer le suivi et l'évaluation en aval des projets d'investissements.

 

La présence au sein du comité de surveillance ainsi renforcée de parlementaires – huit parlementaires, c'est notable ! – vise à permettre un véritable contrôle des représentants de la nation sur cet emprunt majeur. Le contrôle parlementaire se fera également au parlement lui même, par les commissions des finances des deux assemblées.

 

Pour ma part, au sein de ce conseil de surveillance, je serai attentif aux investissements proposés, à leur pertinence et à leur efficacité.

 

Pour lire la lettre du Président de l'Assemblée Nationale datée du 29 avril 2010, cliquez ici

 

 

 

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 16:29

zkf.jpegAprès avoir épinglé et félicité les médaillés du travail, pour les socialistes wattrelosiens, il est une bonne habitude : celle de se retrouver entre amis, autour d'une table pour un beau moment de camaraderie. Je les ai rejoints après être allé porter un peu de muguet dans les pavillons de la maison de retraite.

 

Et au siège du parti, rue Jeanne d'Arc, ce fut un bien beau et bon moment de convivialité. Pas loin de 200 convives militants et sympathisants (pour un peu, il aurait fallu pousser les portes pour les accueillir) s'étaient réunis autour de Christophe D'Hulst, notre secrétaire de section... et, en famille, avec les voisins et amis, chacun a pu se sustenter d'une bavette ou d'une assiette anglaise : les frites, c'était pour tout le monde ! Et les desserts aussi...

 gfej.JPG

Et de l'ambiance, il y en a eu d'autant plus que le sympathique Jean-Mi, chansonnier et ventriloque, nous a fait bénéficier d'un agréable tour de chant : s'il a pu faire reprendre en chœur "Les amants de Saint-Jean chers à Patrick Bruel, il a aussi pu glisser un constat chanté et partagé par tous cet après-midi : "L'important, c'est la rose, l'important, c'est la rose... crois-moi !"

 

L'important, face aux agressions des politiques économiques et sociales menées par la Droite, et aggravées par la crise, c'est que la Gauche, et notamment les socialistes, soient rassemblés et mobilisés, prêts pour porter haut leurs valeurs, prêts pour prendre les décisions nécessaires là où nous gérons, prêts aussi et surtout à proposer, à débattre, pour que nous puissions construire l'alternative politique en France en 2012.

 

Ce repas pris en commun, dans la joie et dans les convictions, est un signe de cette mobilisation wattrelosienne,... laquelle fut superbement illustrée par la sortie très matinale de quelques camarades, très tôt en ce 1er mai, pour pouvoir afficher plfkj.jpegartout sur les colonnes d'affichage libre de la ville, le poing à la rose emblématique du parti socialiste, avec la mention : "1er Mai, Fête des Travailleurs". Merci, les copains !

 

C'est un bien sympathique hommage aux travailleurs, à ce monde du travail que nous soutenons de notre engagement politique...

 

 

 

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 16:23

1er-Mai-2010_1.JPGLe 1er Mai ne sera jamais à Wattrelos une date comme une autre. Parce que sur une terre qui s'identifie tant au travail de celles et ceux qui y ont vécu et y vivent encore, il n'est pas possible que la Fête du Travail, et donc des travailleurs, soit une journée anodine. Certes, sans doute, pour certains plus jeunes, au travail ou en scolarité, la vertu de ce jour est d'être chômé, et donc de repos. Mais le plus grand nombre sait bien l'histoire de cette date, son contenu et sa portée symbolique, et ce qu'elle signifie partout sur la planète.

 

C'est précisément par un rappel de cette histoire du 1er Mai que j'accueille, dans mon discours, les 196 récipiendaires à qui j'épingle ce matin au centre socio-éducatif, la médaille du travail pour 20, 30, 35 ou 40 ans de labeur. Tous ensemble, ils représentent 5 790 années de travail ! Respect...

 

Mais le cœur de mon intervention, je le consacre au triste et douloureux constat de ce qui frappe actuellement et durement le monde du travail. La crise a bien sûr accéléré la pression. D'autant qu'elle se double d'un accroissement des injustices, notamment fiscales, qui rendent la situation non seulement insupportable, mais inacceptable.

  1er-Mai-2010_2.JPG

Le travail, le salariat sont sévèrement attaqués depuis plusieurs années. C'est vrai par un accès au travail remis en cause... avec un chômage qui ne cesse de s'accroître. C'est vrai des revenus et du pouvoir d'achat parfois si dramatiquement amputé que dans notre société se développent "des travailleurs pauvres". C'est vrai aussi en matière de retraite, où les droits acquis sont remis en cause, et pour la jeunesse dont l'horizon, personnel et professionnel, ne cesse de s'obscurcir.

 

Voilà pourquoi, il est urgent de changer de stratégie économique et sociale. Même en période de crise – et je dirais même : surtout en période de crise – il est fondamental d'affirmer des valeurs et des choix politiques clairs et humanistes.

  1er-Mai-2010_3.JPG

L'argent, la confusion des genres, la réussite qui n'est pas forcément le mérite, ne peuvent servir d'horizon ! Alors que notre société devrait être solidaire, jamais elle n'a autant cultivé l'injustice !

 

C'est en ce sens que la Gauche et les socialistes ont la responsabilité de porter, de promouvoir, une "ambition crédible" pour le changement. Elle se construit au niveau national ; avec mon équipe municipale, je m'efforce de la conduire aussi au niveau local, année après année, pour reconstruire un tissu économique à notre ville si durement éprouvée par l'effondrement de l'industrie textile et donc redessiner un avenir et une espérance sociale.

 

Tel est le sens du discours que j'ai prononcé ce matin ; en invitant chaque médaillé à être fier de sa médaille, car c'est son travail, sa vie !

 

Pour lire mon discours,Samedi 1er mai 2010 fete du travailcliquez ici.

 

 

 

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 15:16

db1111.jpg

Le quotidien régional Nord Eclair publie ce matin une enquête sur le moral des maires de l’agglomération roubaisienne. Un article m’est consacré (avec la photo de mon fidèle Albert !) ; le voici :

 

" Quand on évoque le moral des maires avec celui de Wattrelos, la réponse fuse : « Le découragement est à Dominique Baert ce que le froid est à Damart : moi, jamais ! » 

Même si certains jours sont plus difficiles, il persiste et signe !

 

L’infatigable maire de Wattrelos est de toutes les photos, même s’il cumule les fonctions de député et de vice-président de LMCU. Il aime ce qu’il fait et se donne à fond : « Je suis un fils de Wattrelos et pouvoir contribuer à faire changer cette ville, à améliorer les conditions de vie de ses habitants, c’est ma plus belle satisfaction ».

 

Pour lui, la vie politique a ses exigences, mais c’est naturellement qu’il s’y plie : « Il est des rendez-vous où j’estime qu’un maire doit être là. Ma présence auprès du milieu associatif est forte et consommatrice de temps, mais c’est essentiel de mon point de vue. Bien sûr, ma famille me voit peu et mes vacances sont plutôt limitées, mais j’ai quelques passe-temps pour décompresser ».

 

La BD, les romans historiques font partie de son jardin secret, son chien Albert aussi, fidèle compagnon toujours reconnaissant.

 

Car le maire de Wattrelos avoue être parfois déçu par l’ingratitude des hommes : « Quand on remet en question l’honnêteté ou l’impartialité de certaines décisions, ça me touche. J’ai une éthique liée à l’éducation que m’ont donnée mes parents et à mon parcours professionnel à la Banque de France ».

 

Dominique Baert tient d’ailleurs à  préciser qu’il n’a pas de frais de mission, qu’il n’utilise pas la voiture pour raison personnelle et que son indemnité de maire est de 600 € (ndlr : il est également député et perçoit à ce titre une indemnité plus conséquente).

« Alors, quand je vois les responsabilités liées à la fonction, l’énergie déployée pour aider les gens désespérés qui passent dans mon bureau, et que j’entends dire que je m’enrichis, bien sûr ça m’énerve… »

 

La solitude l’envahit aussi parfois, comme le jour de sa mise en examen après le décès d’un motard sur le mont Kuhlmann, un jour de Berlouffes, ou lors de la présentation du dossier de Beaulieu devant la commission de l’ANRU : « Ce grand oral, c’était impressionnant car je savais que l’amélioration du cadre de vie de 7 000 habitants était en jeu. »

 

Il se souvient aussi du jour où il a fait stopper la vente de la maison d’une habitante endettée une heure avant le début de la mise aux enchères : « Là, on se sent vraiment utile… »

 

Alors, à quoi carbure Dominique Baert ? « La passion guide, l’esprit de responsabilité emporte ! La fonction de maire a évolué en 10 ans : il est aujourd’hui en première ligne sur les dossiers de l’emploi et de la sécurité avec de moins en moins de moyens. Mais j’ai une passion pour ma ville et une équipe qui partage avec moi des valeurs humanistes. C’est motivant. Le regard de mes parents compte aussi beaucoup. »

 

 

 

 

 

 

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 14:58

_IMG4856.JPGCe soir, je participe, en présence de Jean-Pierre Mollière, inspecteur de circonscription, au vernissage de l’exposition lançant le 15e festival L’Enfance de l’Art qui, durant tout le mois de mai, proposera des spectacles culturels aux enfants des écoles de Wattrelos (et à tous ceux qui le souhaitent lors de représentations tous publics).

 

Cette exposition est le résultat d’un travail débuté après la Toussaint réalisé par les enfants des écoles maternelles et élémentaires publiques (elle sera visible en semaine à la salle des fêtes du Centre du 3 au 31 mai – entrée libre). Elle est baptisée A.R.T., ce qui signifie Activités Réservées à Tous (ou, en wattrelosien : Arvète bin, Ravise, Tout est bin !), et a bénéficié des conseils et des compétences de 8 artistes-plasticiens : Erik Chevalier, Dany Destailleur, Fanny Dumoulin, Rémi Guerrin, Vincent Kra, Yamina Medjkoune, Valérie Robbe et un Chilien, Juan Eduardo Valderama (ce dernier proposant également une fresque dans le hall de l’école Jean-Jaurès, visible durant la durée de l’expo). _IMG4850.JPG

 

Chacun de ces artistes est intervenu dans deux classes à raison de 15 h de présence par classe (une vingtaine de classes étaient concernées), mais honnêtement, même les classes qui n’ont pas bénéficié de leur savoir-faire s’en sortent de manière épatante à en juger par la richesse des travaux présentés ce soir. Je rends d’ailleurs hommage à la mobilisation des enseignants et à l’enthousiasme des enfants sur ce projet, en soulignant qu’il n’est pas de plus belle richesse pour une ville que ses habitants… quel que soit leur âge !

 

Ce 15e festival s’inscrit dans la prestigieuse ligne des précédentes éditions : l’art y est présent dans toute sa diversité (danse, concerts, spectacles visuels…) et je repense à cette citation de Paul Klee qui disait : « L’art ne reproduit pas le visible, il rend visible ». C’est tellement vrai : les artistes cherchent à transmettre ce qu’ils ont au plus profond d’eux-mêmes, leurs émotions, leur ressenti, et c’est comme cela qu’il nous faut parcourir cette exposition salle Jean-Jaurès, en pensant à ce que chaque enfant a retranscrit de lui-même.

 

Ce résultat me rend fier d’eux et me conforte dans l’idée que la Ville fait le bon choix en réaffirmant son soutien à l’action culturelle dans un contexte budgétaire difficile. Wattrelos tient en effet à promouvoir une culture ni élitiste ni populiste, à laquelle chacun peut accéder. Cette Enfance de l’Art participe à un véritable passeport culturel pour nos enfants (au même titre que les autres outils ou les interventions d’artistes dans les écoles). C’est une pépite dont nous souhaitons doter chaque enfant…

 

 

 

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