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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 08:39

En tant que parlementaire, vice-président du groupe d'amitié France-Belgique de l'Assemblée nationale, j'ai eu l'opportunité d'être invité par Bernard Derosier, président du Conseil général, à participer à une conférence débat dans l'hémicycle du conseil, ayant pour thème : "La réforme des collectivités en Belgique et en France : quel avenir pour la coopération transfrontalière ?".

 

Parmi les participants, Paul Breyne, gouverneur de la province de Flandre occidentale, Jean de Béthune, président du Conseil provincial de Flandre occidentale, et Serge Hustache, député provincial du Hainaut.

 

Pour sa part, Bernard Derosier a évidemment évoqué l'état d'avancement de la réforme territoriale en France (loi du 16 décembre 2010, surtout). Il rappelle les modifications du paysage institutionnel français, avec l'achèvement de la carte de l'intercommunalité, et la création de deux structures intercommunales supplémentaires : la métropole et les pôles métropolitains. Cela ne sera pas sans incidences sur la répartition des compétences entre collectivités, et notamment sur la coopération transfrontalière. Il a aussi et surtout pointé les incertitudes que vont représenter la limitation des financements croisés, l'enchevêtrement des compétences ou les imprécisions de certaines politiques (à l'exemple de la jeunesse).

 

Le Gouvernement de Flandre occidentale a, lui, insisté sur le fait que "la politique étrangère flamande accorde une grande priorité à la coopération avec la France". Le représentant du Gouvernement du Hainaut, Guy Bracaval, a en revanche souligné l'actualité wallonne, à savoir le réaménagement des compétences des provinces wallonnes et, à terme, une "évolution" vers le concept de communautés de communes.

 

Car outre le fait que la Belgique soit fédérale, que le fonctionnement des institutions y diffère à l'intérieur même de chaque région, ce qui ressort clairement des débats ce sont deux choses : l'inexorable montée de l'intercommunalité, commune en France comme en Belgique ; la difficile clarification des compétences entre les différentes collectivités. Avec en sus, une affirmation rassurante : la volonté commune de faire vivre la coopération transfrontalière entre le département du Nord, la Flandre et le Hainaut... dans un climat consensuel ! Enfin des discussions sereines entre Belges, mais il est vrai, c'est... à Lille !

 

 

 

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 08:58

mehdi-1.jpgCe midi, je suis aux côtés de Mehdi Masrour et de Marie-Christine Ringotte pour leur affirmer mon soutien clair, ferme et déterminé à dix jours du premier tour des élections cantonales (20 mars).

 

Mehdi, candidat socialiste sur le canton de Roubaix-Est (c'est-à-dire tout ce qui se trouve à droite des rues Carnot, Jean-Jaurès et Jules-Guesde lorsqu'on vient de Roubaix), et sa suppléante Marie-Christine donnent en effet une conférence de presse à Beaulieu, à laquelle assistent également mon collègue maire de Roubaix René Vandierendonck, Fanny Bullaert qui mena une superbe campagne sur ce secteur lors des législatives de 2007, et le comité de soutien auquel émargent nombre de personnalités wattrelosiennes.

 

Ce n'est pas une conférence de presse d'annonce de candidature mais de soutien. Je vote Mehdi car il est the best, le meilleur choix pour Wattrelos, pour le canton et pour l'avenir.

 

Wattrelos a en effet besoin d'un Conseil général à gauche. Et pour cela, il faut se mobiliser, il faut aller voter car notre Département a besoin d'actions de gauche, mais aussi parce qu'il y a un message à transmettre au niveau national ! Je demande donc aux Wattrelosiens de se mobiliser massivement pour faire en sorte, notamment :

 

  • que le Conseil général reste un partenaire efficace dans l'humanisation de notre maison de retraite, et plus particulièrement dans la reconstruction de la résidence Saphir au Hameau du bel âge ;

  • que le Conseil général continue de nous accompagner dans nos foyers-logements : il est notre autorité d'encadrement, et a pris une part non négligeable dans la construction du domaine de La Roselière à Beaulieu ;

  • que Wattrelos et Roubaix continuent de bénéficier des dotations départementales destinées aux communes défavorisées : 700 000 euros pour Wattrelos, de l'ordre de deux millions pour Roubaix, nous en avons besoin pour maintenir les services à la population.

 

J'ajoute que le Conseil général fut déterminant dans la création d'emplois pour les petites et moyennes entreprises au cours du mandat écoulé : l'hôtel d'entreprises qui a vu le jour dans le parc du Beck en est la meilleure preuve. Bernard Derosier et Patrick Kanner pensent d'ailleurs à juste titre que cet effort doit être poursuivi.

  medhi-2.jpg

Mais notre canton a aussi besoin spécifiquement d'un conseiller général socialiste car les dossiers en cours ou à venir deviennent de plus en plus difficiles à faire aboutir. Le Département est en effet la collectivité qui a été la plus touchée par les réformes gouvernementales récentes (suppression de la taxe professionnelle ; réforme des collectivités). Demain, puisqu'il va, durablement, avoir moins de ressources, il devra mieux hiérarchiser ses choix, redéfinir ses périmètres d'intervention. Je sais que Mehdi sera à l'écoute des préoccupations wattrelosiennes, et saura les relayer.

 

Enfin, Mehdi, c'est l'alliance de la jeunesse, de la compétence et de la convivialité. C'est important car cela correspond à notre façon d'être et de faire à Wattrelos ! Il est jeune, c'est évident, et incarne un renouveau du parti socialiste, même si s'inscrire dans les pas de Bernard Carton, conseiller sortant, et qui aura su être dans ses mandats un élu de terrain apprécié, est un sacré challenge ! Mais Mehdi a toute ma confiance car je connais ses compétences pour travailler avec lui à la Communauté urbaine (il a également travaillé pour mon complice et ami, le député-maire de Dunkerque Michel Delebarre) et les dossiers ne sont jamais trop complexes à ses yeux. C'est aussi quelqu'un de sincère, chaleureux et disponible : quand il tend la main, c'est toujours avec affection et considération. C'est une belle façon d'être en politique.

 

Avec Christine Ringotte, il forme un bon tandem. Christine lui apporte son expertise et sa connaissance aguerrie des dossiers wattrelosiens ; elle est parmi mes plus proches, de sorte que je ne serai jamais très loin de lui s'il est élu, ce que je souhaite de tout cœur !

 

Les 20 mars, dès le premier tour, et le 27 mars, votez à gauche, votez PS, votez Mehdi !

 

 

 

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 14:28

dunkerque2011-5.jpg

                                                                                                Photo Guy Sadet

Quand on porte le même nom que Jean Ba(e)rt (d’où mon costume du jour), quand on a travaillé au cabinet de Michel Delebarre, quand on aime la convivialité, les fêtes, où tous se mélangent, s’amusent sans considérations socio-professionnelles, géographiques ou autres… impossible de ne pas aimer, de ne pas être transporté par le carnaval de Dunkerque.

 

Moi, j’aime. Même si je ne succombe pas à la tournée des chapelles (là où l'on déguste "un jus d'houblon avant l'rigodon"), la couleur, l’éclectisme et le baroque des costumes, le plaisir sans prétention avec l’humour et la bonne humeur pour seules règles, les rigodons endiablés, les chansons où nombre de refrains ne sont pas à mettre dans toutes les oreilles mais qui provoquent des chœurs chaleureux auxquels on ne peut résister, les parapluies multicolores où sont accrochés tant de choses pas toujours identifiables, tout cela c’est Dunkerque, ses bandes, ses chahuts… Dunkerque, ce sont aussi ses harengs – ses fameux kippers – et ses homards lancés par Delebarre...

 

Alors, c’est aujourd’hui ! C’est la bande de Dunkerque. Et cet après-midi, c’est le jet des kippers et des homards du balcon de l’Hôtel de ville. Ce n’est pas ma première, mais c’est plus qu’un plaisir, c’est un vrai régal (même si je n’ai goûté ni aux harengs ni aux délicieux crustacés… d’autant plus qu’ils sont en plastique !). Par souci de mimétisme, j'ai même vu mon collègue et copain Christian Hutin, député-maire de Saint-Pol-sur-mer, déguisé en moule, avec sur la tête un... poëlon (sur lequel sont harmonieusement fixés oignons et ail) : un régal... visuel qui ne m'a pas empêché de le reconnaître cependant, fût-ce dans un grand éclat de rire.

  Dunkerque2011-2.jpg dunkerque2011-6.jpg

Mon ami et complice Michel Delebarre, député-maire de Dunkerque, m’a en effet proposé d’être à ses côtés pour cette journée folle, avec ses invités du jour, notamment Patrick Kanner, 1er vice-président du Conseil général, Dominique Lottin, 1ère présidente de la cour d’appel de Douai, et Jean Jacques Zirnhelt, procureur général de la cour d’appel, qui s’initient aux joies et aux usages carnavalesques.

 

 

"Le dimanche avec la Visscherbende
Nous défilerons dans les rues
Ce n'est pas la sarabande
Non, c'est des bons chahuts !" reprennent en choeur les carnavaleux
.

 

Le ciel est bleu, et si le thermomètre est bas, la température est chaude, dans les rues comme dans les cœurs. Déjà, le déjeuner est haut en rythmes, mais quel émoi lorsqu’à l’Hôtel de ville, les portes s’ouvrent sur le balcon central. Quelle foule, quelle clameur ! Que c’est beau ce tableau humain, c’est la plus belle des peintures, celle des hommes, des femmes, celle de la fête et de notre terre du Nord !

  Dunkerque2011-1.jpgDunkerque2011-3.jpg

Moment magique que le jet de ces kippers, instant géométrique extraordinaire que ces mouvements de foule avec ces bras qui se tendent, ces corps qui se pressent (ô combien) pour attraper le sachet tant désiré… Et quel cri à l’unisson, quel frisson dans la foule lorsque, tout d’un coup, Michel se saisit d’un de ces six homards (cf. photo) qu’il va jeter. Alors, où va-t-il aller ? Sur la gauche, devant le balcon, saura-t-il dépasser les premiers rangs, jusqu’où ira-t-il ? Chacun retient son souffle. Et voilà, il est dans les mains d’un(e) carnavaleux(se) ! Il (ou elle) rentrera tout à l’heure chez lui (chez elle), après une, deux ou plusieurs chapelles, avec ce trophée que rien ni personne ne lui enlèvera des mains ! Il n’est même pas certain qu’il ira, comme c’est la règle, l’échanger chez un poissonnier contre un vrai. Trop fier, trop heureux, trop bienheureux d’avoir un des homards de Delebarre…

 

La vie, la vraie quoi, celle où l’on oublie (un peu) les soucis, où on peut ne pas (toujours) se prendre au sérieux, et où la convivialité emporte tout sur son passage… au propre comme au figuré.

 

Dunkerque, ça n’existe nulle part ailleurs…

 

Et c’est à nous, les Ch’tis !

 

 

 

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 11:40

salon1-2011.jpgDrôle d'expression que j'improvise cet après-midi, mais qui synthétise les trois parties de mon propos de clôture de l'inauguration de notre 41e Salon des Artistes de Wattrelos !

 

Le printemps parce que, pour repérer le retour de la belle saison, on peut guetter les oiseaux, surveiller l'éclosion des fleurs et des bourgeons... ou la date du début du Salon des Artistes de Wattrelos qui annonce toujours la fin de l'hiver et l'arrivée du printemps : témoin le beau soleil que connaît notre ciel aujourd'hui ! Ce Salon, c'est est notre mode de régulation des saisons à nous, Wattrelosiens.

 

Une manifestation à la fois traditionnelle et moderne. Traditionnelle parce que, comme de coutume, de très nombreuses œuvres (365 pour être précis, peintures et sculptures) sont présentées, en présence de l'académicien de ce salon, notre immortel, notre Maurice Druon du pinceau : je veux parler d'Abel Leblanc bien sûr. Et puis, comme tous les ans, une grande diversité de techniques et de talents sont représentés, de cette jeune artiste de 22 ans à notre doyenne de... 97 ans ! Mais une manifestation moderne aussi parce que le calendrier a été resserré cette année sur une semaine et deux week-ends, afin de gagner en densité et que des animations sont prévues, comme ce tableau d'expression collective qui sera attribué par tirage au sort à la fin de la semaine.

  salon2-2011.jpg

Un salon sauvage également, car il s'agit bien sûr du nom du président de l'Atelier organisateur, Claude, que je revoie encore il y a quelques semaines déguisé en cow-boy à l'occasion de la fête des associations qui avait pour thème l'Amérique. Ce coup-ci, c'est en... touareg qu'il nous fait visiter l'exposition, tout simplement parce qu'il est l'auteur d'une sculpture sur ce thème, et qu'il avait demandé à chaque exposant de se costumer en fonction de l'œuvre réalisée ! Les remerciements que j'adresse à Claude pour l'organisation de ce salon s'adressent également aux artistes qui fréquentent la salle Michel-Couillet, le créateur de cet événement si longtemps président de l'Atelier et pour qui nous avons toutes et tous une pensée, bien évidemment.

 

Et puis, comment ne pas évoquer l'art dans mon propos, cet art qui se pratique par celles et ceux qui expriment ainsi le plus profond d'eux-mêmes, faisant vivre cette citation d'Eugène Fromentin : « L’art de peindre, c’est l’art d’exprimer l’invisible par le visible », celles et ceux qui nous ouvrent des horizons inconnus, pour reprendre cette superbe phrase de Michel Berger, dans sa chanson Cézanne peint... et « éclairent le monde pour nos yeux qui ne voient rien ».

  salon3-2011.jpg

Mais l'art, s'il se pratique, se montre tout autant afin de passer la barrière de la critique, positive ou négative, pour espérer émouvoir le plus grand nombre. Tolstoï disait d'ailleurs que « les grandes œuvres d’art ne sont grandes que parce qu’elles sont accessibles et compréhensibles à tous ». Car c'est son objet, sa finalité : l'art s'apprécie. Je souhaite que ce salon rayonne au-delà de nos limites communales et qu'il soit apprécié à sa juste valeur par un maximum de Wattrelosiens et de visiteurs extérieurs jusqu'au 13 mars !

 

J'aime ce rendez-vous des artistes amateurs car je suis... amateur d'artistes !

 

 

 

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 17:03

logo anAujourd'hui paraissent au Journal Officiel :

 

  • Ma question à la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur une disposition incohérente de l'ordonnance n° 2006-346 du 23 mars 2006 relative aux sûretés, laquelle fixe le cadre juridique permettant la mise en place du prêt viager hypothécaire (Journal officiel du 8 décembre 2006).

 

Pour lire la question, accédez au site de l'Assemblée nationale ici.

 

 

  • La réponse à ma question posée le 27 octobre... 2009 (!) au secrétaire d'État chargé des transports sur les difficultés pratiques que rencontrent les artisans et commerçants non sédentaires conducteurs de véhicules magasins. Ces professionnels utilisent en effet des véhicules magasins d'un poids total autorisé en charge de 3,5 tonnes. Cette charge est cependant jugée insuffisante par de nombreux commerçants, lesquels constatent fréquemment des dépassements de charge de l'ordre de 1 tonne à 1,5 tonne.

 

Pour lire la question et la réponse, accédez au site de l'Assemblée nationale ici.

 

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 11:17

La semaine prochaine, la Commission des finances va examiner, en auditionnant Didier Migaud, le premier président, et plusieurs présidents de chambres, le rapport public annuel de la Cour des comptes. Au-delà des florilèges et quelques exemples croustillants de gestions inefficaces des deniers publics, dont les journalistes et l’opinion publique raffolent, ce rapport est aussi l’occasion pour la Cour d’examiner quelques questions de fond.

 

Ainsi, dans le rapport 2011, la Cour épingle la PPE (prime pour l’emploi) « une dépense fiscale aux objectifs de plus en plus confus », tacle l’orientation donnée par le Gouvernement au FRR (fonds de réserve des retraites) qui est « une ambition abandonnée ». Elle pointe la campagne de lutte contre la grippe A ou le système de santé en Polynésie ; elle analyse la gestion du domaine skiable en Rhône-Alpes ou la politique de continuité territoriale avec la Corse…

 

Parmi les lourds dossiers qu’elle aborde, on trouve les analyses :

 

  • De la trajectoire 2010-2013 des finances publiques. Elle note ainsi que « le déficit public a fortement dévié en 2010 de la trajectoire prévue » ; que le déficit structurel s’est aggravé en 2010 et que « la maîtrise des dépenses a été insuffisante ». Elle précise que le déficit structurel (5 % du PIB en 2009) « a été aggravé par des baisses durables des prélèvements obligatoires, à hauteur de 0,3 % du PIB » : en termes clairs, la Cour pointe que les baisses d’impôts ont effectivement aggravé le déficit ! Et de conclure qu’il est peu vraisemblable que l’objectif de retour à un déficit de 3 % du PIB soient tenus en 2013, compte tenu des mesures prises, d’autant que « la croissance du PIB et des recettes publiques pourrait être inférieure aux prévisions ».

     

  • Des « dépenses fiscales », dont est pointé le « coût élevé et fortement croissant ». Rappelons que ce sont ces dispositions législatives qui entraînent une perte de recettes pour l’Etat. Le rapport pointe que ces dépenses fiscales sont passées de 400 à 500 de 2004 à 2009, et que « leur coût total a augmenté de 43 % », pour atteindre 68 Mds € en 2009 (soit 30 % des recettes fiscales nettes de l’Etat, contre 18 % en 2004 !). Dans son rapport de juin 2010, la Cour avait recommandé de diminuer ce montant de 10 Mds € : les mesures adoptées en LFI pour 2011 ne le réduirait que de… 0,5 Mds € ! On est loin du compte. Il est vrai que ces « dépenses fiscales » ne sont rien d ‘autre que nombre des « cadeaux fiscaux »… chers au Gouvernement de droite et à sa majorité.

 

 

 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 11:12

Les dossiers en débat dans l’actuel G20 sont parmi ceux auxquels j’ai consacré une large partie de mon automne 2010, puisque j’ai été vice-président de la commission d’enquête de la commission des finances, consacrée à l’analyse critique de la spéculation et de ses conséquences dévastatrices. Le rapport de cette commission, intitulé Spéculation : faire gagner la croissance et l’emploi plutôt que les joueurs, est placé sous la double signature de mon collègue Henri Emmanuelli (président, PS) et de Jean-François Mancel (rapporteur, UMP).

 

De septembre à décembre, presque chaque semaine, et en sus de la préparation de la LFI 2011 et de la LFR 2010, nous avons tenu 28 auditions des 37 principaux spécialistes, économistes, acteurs ou régulateurs des marchés, de matières et de capitaux, pour comprendre les mécanismes de la spéculation, avec pour objectif de savoir comment en contenir les effets pervers et déstabilisateurs, quelles régulations mettre en œuvre et dans quel cadre. Le résultat est ce rapport de 250 pages qui formule 34 propositions.

 

Car, postulat de départ – ce que soulignent toutes les personnalités entendues -  « la spéculation est consubstantielle au marché » (comme le dit Jean-Pierre Jouyet, président de l’AMF), et « sans spéculateurs, il n’y aurait pas de marché. Pour qu’une transaction se fasse, il faut un acheteur et un vendeur, chacun considérant qu’elle est dans son intérêt ».

 

La 1ère partie du rapport en analyse le contenu, mais aussi les bulles spéculatives, les excès notamment à partir de l’examen des crises de la dette grecque et irlandaise, ou des dérèglements des marchés de matières. Au cœur de la problématique, il y a la remise en cause de la théorie des marchés efficients.

 

La seconde partie explicite pourquoi, par leurs évolutions, nos économies sont devenues plus sensibles : financiarisation, surabondance de liquidités, encadrement défaillant des acteurs (titrisation, rôle des agences de notation, régulateurs désarmés), instrument de marché eux-mêmes déstabilisants (trading à haute fréquence, ventes à découvert, produits dérivés…).

 

Voilà pourquoi la 3e partie prescrit de prendre « à tous les échelons pertinents des mesures correctrices qui visent toutes à réduire les causes objectives de mouvements spéculatifs cumulatifs et déstabilisateurs en : limitant la liquidité des opérateurs ; interdisant certains instruments à risques ; assurant une plus large transparence ; donnant davantage de moyens d’interventions aux autorités de régulation et de contrôle.

 

C’est ainsi que nous avons préconisé un meilleur encadrement des fonds alternatifs, l’interdiction des ventes à découverts de produits dérivés de dette souveraine, l’élimination du trading à haute fréquence, le renforcement du rôle des banques centrales dans les analyses de risques (pour éviter de laisser aux agences de notation une position dominante exclusive), l’engagement de responsabilité de tous les membres des conseils d’administration des banques (et pas seulement les principaux décideurs) pour responsabiliser chacun des participants ou encore le renforcement des moyens de l’Autorité des marchés financiers.

 

Pour lire les propositions du rapport de la commission d’enquête (pages 269 à 274), Pages de rapport+commission+d'enquête+sur+la+spéculation cliquez ici.

 

 

 

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 11:06

Ce midi, je déjeune avec Jean-Yves Gilet, directeur général du fonds stratégique d’Investissement, en présence de son comité exécutif. L’occasion de faire le point sur la politique menée par cette filiale de la Caisse des dépôts et de l’Etat, qui est à la fois « un investisseur avisé », mais aussi porte une ambition d‘intérêt collectif pour la compétitivité de l’industrie française. Le FSI porte dorénavant un nombre de participations importantes, sur la thématique « investir c’est bien, développer c’est mieux ».

 

Depuis 2 ans, le FSI a investi 3,8 Mds € dans l’industrie française : 2,4 Mds € dans 42 entreprises ; 400 M€ dans 77 entreprises, via des fonds associés (type FMEA pour l’automobile) ; 1 Md € dans 700 entreprises via des partenaires, avec CDC Entreprises, du type fonds régionaux.

 

Toujours minoritaire mais présent sur le long terme, FSI intervient selon 3 priorités : les filières (numérique, matériaux et industries de base, automobile…) ; les PME et les Régions ; l’ISR, investissement socialement responsable.

 

Au cours de notre conversation, où j’ai notamment voulu en savoir davantage sur le produit maison que sont les OC+ (obligations convertibles, quasi-fonds propres, à la demande de l’entreprise), j’ai essentiellement voulu sensibiliser Jean-Yves Gilet :

 

  • au soutien de l’image : partie intégrante du développement du numérique, l’image mérite d’être spécifiquement soutenue. J’ai évoqué ainsi le Pôle image de l’Union, ses entreprises en développement et l’importance de les épauler car elles reposent sur un savoir-faire de qualité (qui peut très vite devenir notre référence locale) et sont créatrices d’emplois. Si le FSI pouvait spécifiquement se mobiliser pour soutenir les entreprises du Pôle image de l’Union, cela pourrait avoir un effet de levier considérable pour leur développement ! De même, la vente à distance, très employeuse dans notre bassin d’emploi, mérite aussi d’être prise en compte car elle repose dorénavant largement sur le numérique ;

     

  • au problème de cohérence qui me paraît se poser par le choix du Gouvernement d’avoir deux outils d’intervention en matière de politique industrielle. En effet, comment être certain de la cohérence des choix que feront d’une part le FSI (qui dit soutenir des filières), et d’autre part le commissariat à l’investissement de René Ricol qui répartit les fonds du grand emprunt en recourant à des jurys autonomes qui décident, à partir d’appels à projets, de soutenir tel ou tel dossier industriel présenté ?

     

     

     

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 09:04

 

On se souvient que, dans le cadre de l’opération du Parlement des Enfants, j’étais intervenu devant la classe de Cm2 de Madame Gobeaux à l’école Montaigne à Roubaix. Celle-ci m’a fait parvenir hier quelques propos de ses élèves pour « dresser mon portrait »… C’est « too much », comme disent les jeunes (et certains adultes chébran !).

 

Pour lire le portrait fait par les élèves, Moments choisisŠ cliquez ici.

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 21:05

 

Lors du journal télévisé de France 2, Dominique Strauss-Kahn a déclaré :

 

 « Ce qui m’indigne, c’est qu’il y a mieux à faire, pour les responsables français et européens que de la polémique. Les élus sont là parce que des gens leur ont demandé de résoudre les problèmes. Et leur temps ils doivent le consacrer à résoudre les problèmes des gens, et pas à se préoccuper de leur prochaine élection.  Si les gouvernements voulaient bien se préoccuper un peu plus de ce pourquoi ils ont été élus, plutôt que de savoir comment ils vont gagner les prochaines élections, les choses iraient mieux. »

 

Message de vérité… pour tous.

 
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