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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 16:26

parlement-des-enfants 4147A la demande de la classe de CM de Madame Delfolly, je me rends ce matin au groupe scolaire Notre-Dame de Wasquehal. L’expérience menée par l’une d’entre eux, Eva, au Sénat en janvier dernier a en effet éveillé leur intérêt pour le politique : c’est en ce sens que je suis venu leur expliquer le fonctionnement de l’Assemblée et ma fonction de député dans un jeu de questions-réponses.

De la composition de l’hémicycle au parcours parfois sinueux de la loi, en passant par l’explication des trois principaux rôles de député (légiférer, contrôler, représenter), le travail des commissions et la présentation de mon parcours personnel, j’ai ainsi pu leur exposer, craie en main, devant le tableau noir, le fonctionnement cette belle institution, et donc d'un pan important de notre démocratie.parlement-des-enfants 4150

Située à Wasquehal, la localisation de l’école me donne également l’occasion d’évoquer le redécoupage des circonscriptions (et l’absence future de la ville dans la 8ème circonscription aux élections législatives prochaines en juin 2012)… mais aussi la troupe de la Manivelle, que je connais bien, avec laquelle les élèves suivent un atelier de théâtre !

Au fil de la discussion, les questions se précisent et les langues se délient : n’est-ce pas trop difficile d’être député ? Comment fait-on pour être député ? Autant d’interrogations laissant présager de vocations en devenir !

parlement-des-enfants 4153

C'est toujours un moment sympa, et en plus, utile pour ces enfants, je l'espère.

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 13:10

Hier, journée d'initiative parlementaire réservée à l'opposition, l'Assemblée a débattu de deux propositions de loi:

  • l'une visant à autoriser le mariage de personnes de même sexe. En effet, les avancées permises par le PACS ne permettent pas aux couples de même sexe de bénéficier d’un régime juridique leur garantissant les mêmes droits que les couples hétérosexuels.

Cette proposition, déjà déposée (et rejetée) en 2006 et 2008, vise ainsi à aligner notre législation sur celle de dix autres pays ayant déjà légalisé le mariage de personnes de même sexe, tels que les Pays-Bas (2000), la Belgique (2003), l'Espagne (2005), le Canada (2005), l'Afrique du Sud (2006), la Norvège (2008), la Suède (2009), le Portugal (2010), l'Islande (2010) et l’Argentine (2010).

Pour accéder au texte de la proposition, cliquez ici

  • l'autre visant à lutter contre le décrochage scolaire: cette proposition de loi prévoit ainsi de rendre la scolarité obligatoire à partir de 3 ans, de prendre des mesures d'accompagnement pendant le temps scolaire, et enfin d'abroger la loi du 28 septembre 2010 sur l'absentéisme scolaire.

Pour accéder au texte de la proposition, cliquez ici

Les propositions de lois feront l'objet d'un vote solennel lors de la séance du mardi 14 juin après-midi mais la position de la majorité  - opposée à ces deux PPL - a déjà scellé leur sort...

Par ailleurs, dans une démarche conjointe avec nos collègues allemands du SPD au Bundestag et sous la forme d'une proposition de résolution, nous proposons d’instituer une taxe sur les transactions financières, dont le principe a été acté par le Parlement européen en mars 2011 en soumettant toutes les transactions financières à une taxe de 0,05 % (pour accéder à la résolution, cliquez ici).

Cette taxe vise à mieux réguler la globalisation des échanges, protéger nos concitoyens, remettre l’épargne au service de l’investissement à long terme et de l’économie réelle, plutôt que de la seule rente.

Mais contrairement aux 2 PPL, la résolution a réuni à l'Assemblée hier après-midi un large consensus, imposant au Gouvernement une obligation de délai et de résultat, sans lesquels les engagements ne seront que paroles mortes. Le scrutin public de mardi prochain devrait donc aboutir à l'adoption de cette résolution.

 

 

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 13:18

ISF indécentAprès diverses réunions en mairie ce matin, une commission des finances de l’association des communautés urbaines de France en début d’après-midi à l’Assemblée, puis les questions orales au Gouvernement, cet après-midi j’ai en effet une nouvelle réunion à Matignon du comité des investissements d’avenir autour de Michel Rocard (son coprésident Alain Juppé est absent) et de René Ricol, commissaire à l’investissement.

La consigne est d’ailleurs affichée d’entrée : ne plus parler d’investissements d’avenir, mais d’investissements d’excellence.

Au menu de la réunion, le premier examen du projet de rapport sur la mise en œuvre du programme. On se souvient que, selon la LFR du 9 mars 2010, une enveloppe de 34,6 Mds € a été dédiée à 5 priorités stratégiques d’investissement : l’enseignement supérieur et la formation (11 Mds €) ; la recherche (7,9 Mds €) ; les filières industrielles et les PME (6,5 Mds €) ; le développement durable (5,1 Mds €) ; le numérique (4,5 Mds €). Celles-ci ont été déclinées en 35 actions faisant l’objet d’une convention avec un opérateur (tels que ANAH, ANRU, ADEME, OSEO…).

49 appels à projets ont été passés (32 sont clos, 5 vont prochainement l’être). 1 529 dossiers ont été reçus sur les appels à projet et 329 dossiers sélectionnés.

Si, dans nos débats, la mise en œuvre du programme selon chaque priorité stratégique a été détaillée, et commentée, force est de souligner que les discussions se sont essentiellement concentrées sur trois d’entre elles : l’enseignement supérieur, la recherche, le numérique.

Pour intéressante que soit, a priori, cette stratégie qui vise à donner des moyens nouveaux ou supplémentaires pour des projets innovants, l’homme du Nord que je suis ne peut que déplorer que notre région Nord - Pas-de-Calais n’a guère tiré partie de cette manne. La logique d’aménagement du territoire n’a pas prévalu dans les choix effectués par les jurys internationaux en charge de la sélection des projets, et cela laisse un goût amer.

C’est ce que je ressens en lisant le titre même d’un article de l’Usine Nouvelle : « L’Ile de France, Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées et l’Aquitaine sont les grands bénéficiaires des Investissements d’avenir ». On ne saurait mieux dire que les autres sont les perdantes.

Je prends ainsi la défense du projet d’IHU de Lille, non retenu parmi les 6 financés (3 sur Paris, 1 à Bordeaux, Marseille et Strasbourg), et qui aura été classé par le jury 18e sur 19e ! Inadmissible à mes yeux !

De même sur les concours de la ville de demain (pour le financement des transports en site propre) ou le numérique, j’espère que les décisions à intervenir sauront tenir compte des besoins de notre région. Car l’avenir, ça se prépare dès maintenant. Ces fonds peuvent en être un instrument utile, chacun autour de la table le sent bien et le souhaite.

Mais si je peux comprendre, et ne pas désapprouver que des professionnels sélectionnent des projets sur leur qualité technique, ce serait une erreur que l’aménagement et l’équilibre de nos territoires ne soient pas considérés à leur juste place.

 

 

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 10:55

Au moment où la crise sociale a rarement aussi durement affecté les Français, et surtout les plus modestes, je trouve indécent que le Gouvernement n’ait pas d’autres urgences économiques et sociales, d’autres priorités que de diminuer très fortement l’Impôt sur la fortune… des plus riches !

Déjà depuis le début de l’année, une bonne part des auditions de la commission des finances a été consacrée à cela, jusqu’à ce projet de loi de finances rectificative (PFLR) pour 2011, présenté le 10 mai en conseil des ministres, et dont l’examen commence cet après-midi dans l’hémicycle. J’y suis, et y serai cette nuit.

Je suis révolté par ce texte. Car il est inopportun sur son calendrier comme sur le fond. Franchement, dans ma circonscription, pas une seule fois on ne m’a abordé pour me dire qu’il était urgent de baisser l’impôt sur la fortune ! Et de priver l’Etat de tout ou partie des quatre milliards € que jusqu’à présent il rapporte ! Partout en revanche, on me parle de mal-vivre, de difficultés de pouvoir d’achat, de manque d’argent pour faire fonctionner les services publics ou pour financer les associations…

Alors quand j’entends certains, à l’UMP, dire que le relèvement du seuil d’éligibilité à l’ISF de 0,7 à 1,3 M€ n’est pas suffisant mais qu’ils défendent un amendement pour le relever à 1,4 millions €, je suis horrifié ! Mais dans quel monde vivent-ils ? 1 400 000 euros ! Je n’arrive même pas à imaginer ce que cela représente, tellement c’est énorme ! Quand je pense qu’un logement dans ma ville se vend entre 90 et 150 k€, que le patrimoine moyen des Français est de 110 000 euros… j’ai peine à croire qu’il soit ultra-prioritaire d’exonérer d’impôts ceux qui dans ce pays ont un patrimoine personnel 14 fois supérieur au patrimoine moyen des Français !

Et pourtant, ce Gouvernement, avec sa majorité, va le faire ! C’est vraiment indécent. Quelques caractéristiques de ce PLFR 2011 :

  • C’est d’abord et surtout un très gros cadeau fiscal aux contribuables les plus fortunés de notre pays. Ainsi, le nombre de tranches d’imposition des redevables à l’ISF passe à deux (0,25 % de 1,3 à 3 M€, et 0,50 % au-delà) au lieu de six actuellement (de 0,55 % à partir de 790 k€ à 1,80 % au-dessous de 16,54 M€). L’entrée dans le barème est ainsi relevée à 1 300 000 euros au lieu de 790.000 aujourd’hui. Les taux d’imposition sont eux donc très fortement diminués.

  • En 2010, l’ISF a rapporté plus de 4 milliards d’euros à l’Etat et concernait 562 000 contribuables. Il s’agissait d’un des rares impôts encore progressif avec 6 tranches de patrimoine comprenant chacune des taux de taxation différents. En diminuant fortement le nombre des tranches et des taux, le Gouvernement supprime la progressivité de cet impôt, c’est-à-dire sa justice. Cela conduit à avantager les contribuables les plus aisés.

  • Le projet de loi relève la taxation à l’ISF à partir de 1,3 million d'euros de patrimoine. L’actuelle première tranche d’imposition est supprimée. Celle-ci concernait près de 300 000 contribuables qui en deviennent exonérés. Cette mesure est d’application immédiate en 2011 et va coûter 300 millions d’euros au budget de l’Etat ! C’est-à-dire plus que ce que rapporte à l’Etat le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux qui fait tant de dégâts dans nos écoles et nos commissariats !

  • Justifier ce projet de loi, comme le fait le Gouvernement, en faisant croire que l’ISF est un impôt qui frappe durement les petits patrimoines est une hérésie ! Les premiers 10 % des Français des redevables actuels de l’ISF paient un ISF moyen de 63 euros, le 2e décile un ISF moyen inférieur à 408 euros, le 3e un ISF moyen inférieur à 797 euros et le 4e un ISF moyen inférieur à 1 243 euros. Ce sont donc les détenteurs des plus gros patrimoines qui contribuent le plus à l’ISF mais ils sont minoritaires en nombre de redevables !

  • La baisse de l’ISF réalisée par ce projet de loi, représente une perte de recettes pour l’Etat de près de 2 milliards d’euros, essentiellement concentrée sur les patrimoines les plus importants, c’est-à-dire sur les plus gros contributeurs à l’ISF ! Ce Gouvernement fait le choix d’aggraver le déficit de notre pays pour faire un cadeau fiscal aux plus aisés.

  • Enfin, le projet de loi comprend également (pour faire croire qu’il y a un équilibre au nouveau cadeau fiscal fait aux plus riches) la suppression du bouclier fiscal à partir des revenus de l’année 2011. En réalité, les avantages budgétaires de cette mesure pour le budget de l’Etat seront différés dans le temps. A l’inverse, les cadeaux fiscaux, eux, vont continuer !

    En effet, en arrêtant l’existence du bouclier fiscal à la fin de l’année 2010, il faudra encore faire des restitutions d’impôts aux contribuables les plus riches jusqu’à fin 2013 et continuer de grever les finances de l’Etat ! Il ne sera donc effectivement supprimé qu’en 2014. C’est seulement à partir de cette année que l’Etat retrouvera les 720 millions d’euros de gains attendus. Pendant ce temps, les plus riches bénéficieront d’un double cadeau : baisse de l’ISF et chèque de restitution du bouclier fiscal.

    Inutile de dire que je suis radicalement opposé à ce texte et que je voterai fermement contre ses articles, et lors du vote solennel la semaine prochaine.

 

 

 

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 09:28

Photo0134.jpgCe midi, l’équipe de direction et d’animation de la nouvelle résidence pour aînés de notre ville, La Roselière, organisait avec les résidents un repas à cette occasion, dans la convivialité, la bonne humeur et la sympathie. Pas question que je rate cela !

Au menu, une sympathique assiette anglaise-frites que toute l’équipe s’est mobilisée à composer… mais l’odeur (sympathique) des frites et les émotions des estomacs impatients de connaître la joie de la dégustation de leur légume préféré aidant, on prit vite conscience que la (nouvelle) petite friteuse d’appoint n’y suffirait pas.

Alors j’ai déclenché un plan Orsec de la frite pré-cuite et en nous mobilisant, les volumes réalisés ont tout de suite rapidement progressé… entraînant un sourire ravi des convives et des papilles comblées ! Je n’ai d’ailleurs pas hésité à m’y mettre aussi ! Quand je vous disais que tout cela était convivial…

Photo0135.jpgUn anniversaire, oui, mais il y avait une surprise aussi dans l’après-midi pour Sylvie, la directrice de la résidence. Celle-ci cessant ses fonctions (pour goûter les joies d’une retraite que je lui souhaite paisible) à la fin juin, son équipe lui avait concocté une méga-émotion en lui offrant des fleurs et un cadeau. Tout cela au moment du (en fait, des) gâteau(x) d’anniversaire ! Remerciements, vœux, applaudissements ont ainsi émaillé les quelques brefs discours, plus amicaux que solennels, plus personnels qu’officiels.

Bref, un bien bel après-midi durant lequel, avec les résidents et le personnel de La Roselière, j’aurai pu naviguer sur le fleuve de la fidélité et de la reconnaissance du service rendu.

  Photo0137.jpgPhoto0140.jpg

 

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 13:09

logo anAujourd'hui paraissent au Journal Officiel:

  • Ma question au ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur les radars et l'interdiction prochaine de la signalisation routière les avertissant.

Pour accéder au texte de ma question, cliquez ici

  • Ma question au secrétaire d'État auprès de la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé du commerce extérieur, sur la préservation de nos intérêts nationaux sucriers dans les négociations internationales, pour l'organisation mondiale du commerce.

Pour accéder au texte de ma question, cliquez ici

  • Ma question au ministre d'État, ministre des affaires étrangères et européennes, sur la situation en Syrie.

Pour accéder au texte de ma question, cliquez ici

  • Ma question au ministre d'État, ministre des affaires étrangères et européennes, sur la situation des réfugiés du camp d'Ashraf en Irak.

Pour accéder au texte, cliquez ici

  • Ma question à la secrétaire d'État auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé, sur le projet de modification des modalités de remboursement des prothèses mammaires externes.

Pour accéder au texte de ma question, cliquez ici

  • Ma question au ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur la mutation souhaitable des opérations de réception des betteraves.

Pour accéder au texte de ma question, cliquez ici

  • Ma question au ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur la révision nécessaire de l'accord interprofessionnel national, relatif aux entreprises sucrières.

Pour accéder au texte de ma question, cliquez ici

  • La réponse du ministre auprès du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration, chargé des collectivités territoriales, sur la question de l'équilibre nutritionnel des repas fournis dans les cantines scolaires.

Pour accéder à la réponse et à ma question, cliquez ici

  • La réponse du ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les légitimes préventions des personnels de l'établissement français du sang (EFS) et de leurs organisations syndicales face au regroupement des plateaux de qualification biologique des dons du sang.

Pour accéder à la réponse et à ma question, cliquez ici

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 08:58

Au menu de ma journée : des (complexes) questions financières !

En effet, ce matin, avec Michel-François Delannoy, en mairie de Tourcoing, je travaille sur les conséquences financières de la réforme de la coopération intercommunale, telle que le Gouvernement escompte la mettre en œuvre sur notre métropole.

Ce midi, aux côtés de Jérôme Cahuzac, avec le Bureau de la commission des finances de l'Assemblée, nous rencontrons des représentants de la commission du budget du Bundestag conduite par sa présidente, Petra Merkel. Cette commission est l'une des plus influentes du Bundestag.

Ce type de rencontre est intéressant et important car depuis plus d'un an, les thèmes économiques et financiers sont au premier plan de l'agenda franco-allemand. La crise financière et la crise de la dette mettent les Etats dans l'obligation d'agir de manière rapide et concrète : un embryon de gouvernement économique européen est ainsi apparu le 11 mars 2011, lorsque le conseil européen a été suivi, pour la première fois, d'une réunion informelle des chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro. D'évidence, et c'est un besoin, l'influence du couple franco-allemand se fait sentir au sein de la zone euro.

Pour autant, les deux pays n'abordent pas sous le même angle les questions du sauvetage des états surendettés, du gouvernement économique européen et de la stabilisation de la monnaie commune. Des divergences politiques sont ainsi encore à prévoir au stade de la mise en œuvre.

Il est vrai que l'opinion publique allemande porte sans doute un plus vif intérêt aux problèmes financiers que l'opinion publique française, une attitude qui s'enracine dans l'histoire monétaire et financière du pays.

Ainsi, les Allemands sont structurellement attachés à la stabilité monétaire. Mais ils ont aussi et surtout le sentiment qu'ils ont fait de très, très gros efforts, et estiment assez spontanément que plutôt de demander à l'Allemagne de payer la facture, ce sont ceux qui ont des déficits importants qui ont à faire ces efforts !

Il est vrai que sortie très endettée de la réunification, la République fédérale d'Allemagne a imposé tout au long des années 2000 de lourds sacrifices à ses concitoyens, réduisant les assurances-chômage, le revenu minimum, les prestations sociales et les remboursements de l'assurance-maladie, mais repoussant aussi l'âge de départ à la retraite. Aux yeux d'une grande partie de l'opinion publique allemande, le sauvetage des banques, puis des états périphériques, a réduit à néant une dizaine d'années de durs efforts.

Dès lors, le cœur de notre rencontre de ce midi a concerné la Grèce car si elle a finalement participé au sauvetage de la Grèce en mars 2010 (pour éviter le risque d'une contagion à l'ensemble de la zone euro), l'Allemagne manifeste beaucoup plus de réticences à accentuer son effort.

D'évidence, le point de vue de nos collègues allemands a évolué depuis notre rencontre à Berlin, il y a près de deux mois. Chacune des sensibilités politiques ne nie plus la vraisemblable nécessité qu'il y aura à reprofiler la dette de la Grèce, et sans doute à examiner l'exigibilité de certaines créances. Le mot restructuration n'est pas encore prononcé mais il n'est plus loin dans les esprits. Soyons francs, ce ne serait pas la panacée : pour les Allemands car leurs banques sont très exposées ; pour nous Français car ce type d'opérations va mécaniquement augmenter les taux d'intérêt sur les marchés financiers, et donc ceux qu'un état aussi endetté que le nôtre va devoir payer…

Mais qui peut croire qu'au-delà des soutiens de l'Europe et du FMI, il y ait une autre solution ? Sauf à admettre que les états européens mettent directement la main à la poche pour financer le besoin grec…

 

 

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 18:46

maman2.jpgSi ce soir, au concert du groupement des instituteurs de Wattrelos, ce sera Le chœur en folie, cet après-midi, c’est le cœur que l’on met à l’honneur. Le cœur des mères, le cœur des mamans…

Comme à l’accoutumée, la Grand'place a revêtu ses habits de fleurs, grâce au marché organisé avec l’appui du cercle horticole pour offrir ce tapis aux mamans qu’avec la Municipalité, je reçois à l’Hôtel de ville, pour leur remettre la médaille de la famille française.

Après l’harmonie des fleurs, celle des mélodies et des mots les accueille puisque c’est en chansons que commence la réception. maman1.jpgAvec Luis Mariano (Maman, la plus belle du monde) et Roméo (Maman, ô maman), le jeune talentueux chanteur des années 70, notre artiste wattrelosien Pascal (j’allais écrire Jacques… son père, lui aussi un superbe chanteur à voix, qui aurait été si heureux de le voir chanter ce soir dans cette salle d’honneur de l’Hôtel de ville) Fontaine. La voix jamais ne tremble, la mélodie fait glisser les mots tendres, l’émotion et l’amour sont là… pour elles.

Elles ? Ce sont Adjilla, Ghislaine et Malika, les trois mamans, venues avec leurs enfants, que je vais médailler dans un instant. A juste titre, car « être maman, c’est cumuler bien des mérites, c’est penser tellement aux autres et si peu à soi ».

C’est s’occuper de ses enfants bien sûr, pour tout, jour et nuit. S’occuper du conjoint aussi ! Sans oublier d’être femme… J’aime bien la citation du révérend Dussault : « Si la théorie de l’évolution est vraie, comment se fait-il que les mères de familles n’aient toujours que deux mains ? »

Alors, à ces trois mamans, comme à toutes les mamans, je souhaite « une très bonne fête des Mères, avec un grand M.

M, la plus belle lettre de l’alphabet car elle permet de conjuguer au présent le verbe aimer »…

M comme maman.

 

 

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 17:38

Photo0921-copie-1.jpgLes semaines se suivent et parfois se ressemblent.

Cet après-midi, à peine descendu du TGV qui me ramène du parlement des enfants, me voilà place du Trichon à Roubaix, à côté de mon camarade Renaud Tardy, vice-président du Conseil général, pour donner le départ du 30e marathon épeulois (39,7 km).

A nouveau, le club des marcheurs roubaisiens, sous la houlette de son président Louis Desroches, est à la manœuvre, et si chacun a en tête l’épreuve française phare de marche qu’est Paris-Colmar fin juin, cette course peut se vivre comme un entraînement pour ses favoris. Sur la ligne de départ, assurément, le Belge Pascal Biebuck (licencié à Vieux-Condé), qui avait gagné le critérium des 50 km le 14 mai dernier, est un concurrent plus que sérieux.

Une fois encore, en tirant le coup de revolver du départ, j’aurai été fidèle à mes amis marcheurs et au comité des fêtes Epeule-Alouette-Trichon, organisateur de la manifestation.

 

 

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 14:47

Photo0918.jpgCertes, député d’un jour, mais quand même, quel souvenir !

Aujourd’hui, c’est le 17e parlement des enfants à l’Assemblée nationale. Et, comme à l’accoutumée (j’y mets un point d’honneur !), je suis à l’entrée de l’Assemblée dès le début de l’opération pour accueillir mon député junior (et son jeune oncle), Makhlouf, de la classe de cm2 de l’école Montaigne de Roubaix, classe de Madame Gobeaux.

J’ai beau être rodé au rituel, c’est toujours agréable et émouvant de donner in situ une leçon de citoyenneté en recevant, parmi 576 autres jeunes enfants de métropole et d’outre-mer, ce jeune Roubaisien.

Lui connaît déjà les lieux, pour y être venu avec sa classe (cf. mon article du 28 mars), mais pas son tonton. Alors, après les traditionnelles photos-souvenirs dans la cour d’honneur, à deux, et trois, après avoir franchi la porte de bronze, on visite les lieux. Salon Delacroix (des députés de gauche), bronze de Mirabeau, salon Pujol (des députés de droite), l’hémicycle surtout où, consciencieusement, Makhlouf va s’installer à ma place ! Il y sera cet après-midi, sous la présidence de Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, en présence de Luc Chatel, ministre de l’Education nationale.

Photo0920.jpgJe le fais monter à la tribune avec son oncle (par ailleurs étudiant en sciences économiques) pour immortaliser cet instant. A peine redescendu, après la galerie des fêtes de l’Hôtel de Lassay et les salons de la présidence, et lui avoir acheté quelques petits souvenirs, voilà pour Makhlouf le temps, déjà, du travail !

Photo0919.jpgIl lui faut en effet rejoindre sa salle de commission, en salle Colbert, où avec les autres députés junior de l’académie de Lille (entre autres), il va travailler sur les trois propositions de loi qui vont venir en débat tout à l’heure dans l’hémicycle, et sur lesquelles il va devoir voter.

Ce sont des propositions pour :

  • n°1 : rendre obligatoires les conseils municipaux d’enfants (Cherbourg-Octeville /académie de Caen) ;

  • n°2 : rendre obligatoire dans chaque association sportive la signature par les licenciés d’une charte du respect de la personne pour combattre les discriminations liées à l’origine, la couleur, le sexe, ou toute autre discrimination fondée sur des caractères illégitimes dans le sport (Vernon / académie de Rouen) ;

  • n°3 : favoriser le civisme en organisant la semaine du civisme dans les établissements scolaires (académie de Mayotte).

La proposition de l’école Montaigne n’a finalement donc pas été retenue. Cela aura toutefois permis à cette classe de passer un moment intéressant et, je l’espère, d’avoir retenu, les uns et les autres, comment et où fonctionne notre démocratie parlementaire.

 

 

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