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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 11:03

conseil-enfant2012-2.jpg

Ce n’est pas ma première installation du conseil municipal des enfants mais c’est toujours une émotion que de voir assis, en face de moi et des élus qui m’entourent, ces jeunes citoyens, élèves de CM1 de toutes les écoles publiques et privées de la ville : ils représentent leur établissement et leurs camarades, mais aussi leur quartier et leur ville !

 

Les élections se sont déroulées du 8 au 12 octobre dernier. Ce sont les 6es, déjà, depuis qu’avec Chantal Houfflain, mon adjointe de l’époque, j’ai voulu mettre en place cette assemblée d’enfants – c’était en 2005. Elles ont consisté à renouveler une partie de l’assemblée, constituée de 12 garçons et 18 filles qui, lors de la réunion préparatoire, ont exprimé leurs préoccupations et celles de leurs camarades portant essentiellement sur la solidarité et les tracas de la vie quotidienne d’une part, l’environnement et l’aménagement du temps libre d’autre part. Deux commissions ont donc été formées en conséquence.

 

Et les voilà qui me présentent déjà ce soir leurs propositions, après que j’ai épinglé les cocardes au revers du pull ou du tee-shirt des 16 nouveaux élus !

 

Pour la première commission, par la voix d’Ehad et d’Alyssa, l’ambition est de développer les liens intergénérationnels et de solidarité avec les plus démunis ou avec les élèves en difficulté, mais également le sport ou des… potagers dans les écoles. Tout cela est bien sympathique, même si ce n’est pas toujours, loin s’en faut, du ressort de la Ville.

 conseil-enfant2012-1

La deuxième commission, par la voix de Théo et Marion, souhaite s’atteler à nettoyer la nature (avec les adultes : j’y mobiliserai aussi mes conseillers adultes !), à installer un zoo au parc du Lion (ça, ça va être plus difficile : en fait, l’élève, passionné de poissons, voudrait plutôt un vivarium) ou à installer des salles de musique dans les écoles, ou encore des buts de foot (ou des paniers de basket) dans les cours de récré : on a déjà fait avec eux, rapidement, un premier recensement…

 

Les échanges sont plein de spontanéité et le débat s’engage même entre eux !  J’apprécie car c’est à l’exercice de la démocratie qu’ils s’essayent dans cette salle du conseil qui recevra dans quelques instants les vrais conseillers municipaux pour la présentation notamment du débat d’orientations budgétaires. Tous ces jeunes gens se sont engagés sur un programme, ont fait campagne, ont connu la joie d’être élus ; ils essaient à présent d’être dignes de la confiance de leurs électeurs, d’être utiles, avec l’aide de leurs enseignants et des agents de la direction de l’éducation, de la culture et des loisirs qui les épaulent.

Leur mandat ne fait que commencer, mais les idées et le dynamisme ne manquent pas ; c’est bon signe ! D’ailleurs, ils vont commencer très fort en organisant demain un moment que j’aime par-dessus tout : le concert des jouets de Noël.

 

Alors bon travail, jeunes collègues, et déjà bravo pour votre sens de l’engagement !

 

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 15:26

Azerbaidjan_6.jpgDans cette législature, l’Assemblée nationale m’a confié, sur proposition de son président, la mission de participer aux travaux de la coopération économique de la mer Noire, à travers la délégation, que je préside, au sein de l’Assemblée parlementaire qui réunit les représentants des Parlements des pays de cette zone, à savoir Albanie, Arménie (qui n’est pas présente cette année…), Azerbaïdjan, Bulgarie, Géorgie, Grèce, Moldavie, Roumanie, Russie, Serbie, Turquie et Ukraine.

 

Azerbaidjan.JPG

Nous sommes trois députés (cf. photo) : deux de la majorité (Jean-Luc Drapeau, PS, des Deux-Sèvres) et  un de l’opposition (Philippe Meunier, UMP, du Rhône).

 

Pays à la croisée de l’Orient et de l’Occident, l’Azerbaïdjan est situé dans le sud du Caucase, en bordure de la mer Caspienne. Peuplé de près de 9 millions d’habitants, il connaît une croissance rapide et forte (entre 25 et 35 % entre 2005 et 2007 !), poussée par une exploitation pétrolière omniprésente, mais la pauvreté de la population reste élevée (le salaire moyen mensuel est de 363 euros) : la répartition des fruits de la croissance y est un problème-clé pour l’avenir.


Azerbaïdjan 3Azerbaidjan_4.JPG

 

Ce matin, c’est au siège de l’Assemblée nationale (Milli Mejlis) de la République d’Azerbaïdjan que s’ouvre la 40e session plénière de l’assemblée générale de l’APCEMN, avec le discours d’ouverture de M. Oqtay ASADOV, son président (que je salue au nom du Président Bartolone, cf. photo). Il insiste sur les projets de coopération (chemins de fer, oléoduc) qui renforcent l’économie mais déplore (comme le fera juste ensuite, M. Ilham ALIYEV, Président de la République d’Azerbaïdjan) les « problèmes non résolus », à commencer par le douloureux conflit avec l’Arménie sur le Haut-Karabakh. M. ALIYEV dénonce même « l’agression armée de l’Arménie ».

 

Cette crispation incontestable n’empêchera pour autant pas les différents thèmes de cette session d’être traités, à savoir, à travers 4 grands débats :

 

- les problèmes du développement économique, environnemental, culturel et social des villes des Etats-membres de l’APCEMN. C’est sur ce thème que, pour la délégation française, j’ai choisi d’intervenir à la tribune du Milli Mejlis ;

- le rôle du partenariat entre le secteur public et le secteur privé pour le développement économique ;

- le rôle des parlements dans l’amélioration de la (cyber) sécurité de l’information ;

- les réformes du bien-être social dans les Etats-membres de l’APCEMN.

 

Le reste de ces trois jours de rencontres est consacré aux questions administratives générales (renouvellement des instances, budget).

 Azerbaidjan_5.JPG

C’est l’Histoire, notre implantation ancienne dans ces pays du monde, qui justifie la présence de la France avec rang d’observateur dans ces rencontres internationales. L’occasion aussi de souligner l’importance que la France attache à la stabilité de la zone et à son développement économique… où, à mon sens, il lui faut chercher à prendre une part plus grande.

 

Pour lire mon intervention, cliquez ici.


Azerbaidjan_2.JPG

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 08:39

logo anCe matin paraît au Journal Officiel une question écrite que j'ai posée à la garde des sceaux, ministre de la justice, sur la protection de la vie privée des mineurs sur internet.

 

À l'heure actuelle est uniquement prévu par les textes un droit d'accès et de rectification des données. Aucune disposition ne prévoit une protection particulière des enfants et des adolescents. Or les plus jeunes sont des utilisateurs de plus en plus nombreux et réguliers d'internet et ne bénéficient pas toujours du regard bienveillant d'adultes avisés.

 

Ainsi, un enfant ou adolescent naviguant sur la toile est fréquemment convié à livrer des informations à caractère privé. Malheureusement, ces éléments ne peuvent être effacés et rendent impossible le « droit à l'oubli ». Quid de photos décalées, de propos démesurés dans quelques années lorsqu'un jeune déposera sa candidature auprès de potentiels employeurs ? Le Gouvernement peut-il envisager d'examiner, avec les opérateurs du réseau internet, dans quelle mesure un dispositif de protection et de « droit à l'oubli » des mineurs sur internet peut être mis en place, permettant d'effacer certaines données, voire de favoriser le « déréférencement » d'un mineur ?


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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 23:51

Orchestre-Shape.jpgEn prenant la parole à la fin du concert, subjugué par la prestation, je ne peux éviter le rapprochement : il y a eu ce superbe film, Un américain à Paris, mais je ne peux que me féliciter d’avoir ce soir 12 américains à Wattrelos ! Ils ne sont pas seuls car dans cet orchestre de jazz, le Shape de l'OTAN, il y a aussi deux sympathiques militaires français (très fiers d’exhiber l’écusson bleu-blanc-rouge sur leur bras !), et un chef canadien, respecté, plein d’humour et pianiste remarquable.

 

La salle est enthousiaste. Il est vrai que le concert aura été de grande, très grande qualité. Le bigband s’inscrit en effet dans la plus pure tradition du swing des années d’après-guerre, avec cependant un son et une attitude très actuels. L’exceptionnelle qualité de recrutement de ses musiciens offre à cet orchestre la possibilité de briller dans tous les styles de musiques dites jazz et lui permet d’abord un panel de répertoires riches et variés allant de Glenn Miller aux compositeurs d’aujourd’hui, comme Rob Mc Connell ou Bob Mintzer. Depuis sa création en 1985, cet ensemble a acquis une réputation en se produisant sur les plus grandes scènes européennes et internationales, à l’Est comme à l’Ouest !

  orchestre-shape2.jpg

Quelle bêtise, quelle méconnaissance que certains ne l’aient pas compris et aient choisi de vouloir essayer de gâcher la fête, au nom de slogans aussi caricaturaux qu’erronés ! Car fête il y avait et il y aura eu (je n’ai pas l’habitude de céder à l’intimidation, surtout quand elle est infondée et stupide !) pour l’art et la musique : il fallait écouter l’universel In the mood de Glenn Miller, et le plaisir que son interprétation aura communiqué à la salle du centre socio-éducatif pour comprendre que ce concert était un bon choix de notre municipalité.

 

Mais c’était la fête aussi car cette manifestation s’inscrivait dans le cadre de la Semaine de la solidarité internationale, et les droits d’entrée collectés devaient être reversés à une association caritative wattrelosienne. Qui peut être contre cela ? Plutôt que de déconseiller l’entrée au concert, toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté auraient dû s’unir pour appeler au contraire à une participation la plus large possible pour qu’il y ait le plus grand nombre d’auditeurs.

 

Mais peu importent l’aveuglement et la bêtise de quelques uns : tous ceux qui sont venus en ont été heureux, et auront eu le sentiment d’avoir vécu un des plus grands moments musicaux de l’année à Wattrelos !

 

Merci donc à Laureen Lemoine, de notre conservatoire, de nous l’avoir proposé, et à mon adjointe Juliette Keraudy, de l’avoir rendu possible.

 

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 23:25

Nouveaux habitants 2012-copie-1C’est l’une des cérémonies qui manquait à notre calendrier et que j’ai tenu à créer il y a quelques années en en confiant l’organisation à notre office de tourisme. Cette cérémonie, c'est l’accueil des nouveaux habitants, c’est-à-dire de celles et ceux qui ont choisi de venir habiter Wattrelos au cours de l’année écoulée. Une excellente idée !


J’ai donc grand plaisir à recevoir à l’Hôtel de ville, en compagnie de nombreux élus du conseil municipal (que je présente à tour de rôle à nos invités) et de la présidente de notre office de tourisme (elle-même élue) Edith Marchal, ces néo-Wattrelosiens, ces nouvelles familles (dans la salle, il y a des enfants très jeunes qui savent déjà donner de la voix pour m’inciter à la concision dans mon propos introductif !) venues découvrir leur nouvelle commune à travers un diaporama commenté par la directrice de l’office de tourisme, Rita Catena.


En ce qui me concerne, je leur souhaite bien sûr la bienvenue et brosse le portrait, en trois coups de pinceau, de Wattrelos et des grandes mutations de ces dix dernières années :


- mutation économique tout d’abord : terre de labeur, agricole puis industrielle, fondamentalement ouvrière, notre ville a subi de plein fouet la crise économique qui a eu raison de nos grandes entreprises chimique et textiles. Il y a dix ans, il ne restait plus qu’une seule grande entreprise implantée à Wattrelos : La Redoute. Aujourd’hui, après avoir mis en œuvre une politique de dynamisation économique parce que nous refusions tout déclin, tout fatalisme, nos parcs d’activités sont pratiquement complets et accueillent de nouvelles grandes entreprises (DSV Solutions, Transpole, Jules, Promod…) et d’autres de taille plus modestes car la richesse d’un tissu économique tient aussi à sa diversité ;


- mutation dans le domaine du logement ensuite : dans les années 80 puis 90, Wattrelos a perdu 1 000 habitants par décennie (moins d’entreprises, moins de possibilités de se loger…). Depuis, la Municipalité que je conduis a incité à la construction, notamment de logements individuels, et ce sont près de 1 000 nouveaux logements qui sont apparus sur notre territoire en dix ans, notamment grâce à la rénovation du quartier-ville de Beaulieu. Wattrelos regagne aujourd’hui des habitants (c’est même la raison d’être de la cérémonie de ce soir !) et c’est tant mieux car il m’était insupportable que celles et ceux souhaitant habiter dans leur ville de cœur ne puissent pas le faire ;


- mutation dans l’offre de services publics que nous offrons, enfin : certes, nous ne pouvons pas faire de miracle mais ici, nous voulons que l’argent soit utile aux habitants. Rénovation et entretien de nos écoles, formation artistique, sportive, qualité de l’environnement, offre de loisirs, soutien aux associations, au nouvel âge, organisation de fêtes… Wattrelos se veut attractive, vivante. Elle l’est même tant que j’en suis épuisé chaque week-end… pour mon plus grand bonheur !


Depuis que je suis maire, c’est-à-dire depuis 12 ans, j’ai toujours voulu offrir le meilleur à nos concitoyens car je suis passionné par l’action publique. J’espère donc de tout cœur que les nouveaux Wattrelosiens accueillis ce soir se plairont dans leur nouvelle ville, leur nouvelle vie ; de notre côté, nous ferons tout pour que ce soit le cas.


Bienvenue à Wattrelos !

 Nouveaux habitants 2012 2Nouveaux habitants 2012 3

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 17:42

st-jo1.jpg

C’est en ces termes que j’ai conclu, ce matin, mon intervention auprès des 22 délégués de classe de 3e du collège Saint-Joseph, élus voici un mois et demi. Chaque année je participe à cette rencontre consacrée au thème de l’engagement ;  je n’ai pas boudé mon plaisir en répondant aux questions des élèves et en rappelant à quel point j’aimais ma ville.


Après une présentation quasi-parfaite du rôle du député par deux élèves, à leur demande, j’ai retracé mon parcours. Mon engagement associatif puis politique a débuté tout naturellement. Responsable de classe à l’école primaire, porteur du cahier de classe au collège, enfant de parents très présents dans le monde associatif wattrelosien, je ne pouvais que me mettre au service des autres ! Aider, être utile aux autres est ma passion (en plus de la moto) et je voudrais la partager.


J’ai longtemps été le plus jeune : première carte d’adhérent au parti socialiste offerte pour mes 15 ans, bac à 16 ans, directeur de la Banque de France à 22 ans, conseiller municipal au même âge puis, en 1997, je suis élu plus jeune député socialiste du Nord…  Entre mon vif intérêt pour la chose publique et ma carrière professionnelle, je n’ai jamais eu le temps de m’ennuyer ! Et pour répondre à une question d’une collégienne, oui,  c’est parfois difficile de concilier vie publique et vie privée. Les vacances sont courtes, les week-ends de repos quasi-inexistants, les sollicitations, à Wattrelos comme à Roubaix, toujours très nombreuses… Wattrelos compte 43 000 habitants, et la 8e circonscription de Roubaix-Wattrelos... 120 000 ! Etre élu de la République exige un rythme de vie qui balaie le reste. Remplir correctement ses missions de député nécessite d’être présent à l’Assemblée nationale, de préparer, voter et amender les lois, de rédiger des questions écrites, de contrôler le gouvernement et de rester à l’écoute de la population. Rien que ça !st-jo3.jpg

 

Exercer les fonctions de député ou de maire ne procure pas de droits supplémentaires, au contraire, ai-je également précisé à un autre élève,  il crée des devoirs, dont celui de l’exemplarité. A Wattrelos, chaque conseiller ou adjoint paye sa place pour assister à un spectacle ou partager un repas, le maire aussi !  Non, l’engagement ne confère ni passe-droits ni fortune. En revanche, un élu peut subir des pressions, voire des menaces, j’en fais régulièrement les frais, comme d’autres !

 

Parce que je sais l’énergie et le temps qu’on dépense au service de ses concitoyens, je conserve une grande admiration pour ceux qui s’engagent d’une façon ou d’une autre. Je le reconnais, Jean Delvainquière, maire de Wattrelos lorsque j’étais gamin, m’en imposait. Il était une figure locale qui respirait l’autorité.st-jo2.jpg

 

A son image, mon objectif est, non pas de faire des miracles, mais de satisfaire mes électeurs bien sûr, mais aussi l’ensemble des administrés. Jamais je ne laisserai passer ma ville après mon propre sort. Mon engagement repose sur des valeurs et non une recherche d’intérêts personnels. Pour autant, même si mon amour pour la ville qui m’a vu grandir est infini, j’éviterai le mandat de trop lorsque je sentirai que je ne suis plus le maire à qui les Wattrelosiens souhaitent s’adresser.

 

Mais des satisfactions, il y en a, ô combien, au quotidien, avec ces « bonjour ! » plein de sympathie qu’à tout âge on m’adresse dans la rue ou ces « merci ! » que j’ai aussi le bonheur d’entendre ou, juste à l’instant encore, tous ces élèves dans la cour de récréation. L’engagement, ce n’est que du bonheur et il faut que ça le reste !


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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 15:11

Italie-a-l-Assemblee.jpgEt pas n’importe qui… le Président de la République italienne, Giorgio Napolitano, aura été invité par Claude Bartolone à prendre la parole dans l’hémicycle.

 

Le président de l’Assemblée, dans son mot d’accueil, salue le militant anti-fasciste, le « révolté moral » au sein du PCI, « l’européen bagarreur » plaidant pour une Europe politique plus forte, qui a la stature d’un « grand homme d’Etat », professeur honoraire de plusieurs universités ! Président de la Chambre des députés en 1992, il est Président de la République depuis le 10 mai 2006. En soulignant que « la France, comme  l’Italie, refusent de faire de la souffrance sociale un destin national ».

 

A l’occasion de sa visite d’Etat, G. Napolitano veut porter devant les députés un message très européen, rappelant que l’axe de la politique européenne de l’Italie est l’alliance avec la France depuis Napoléon III : la bataille de Solférino a soudé dans le sang une alliance qu’en 1959 le Général de Gaulle nomme celle des « champions du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».

 

Bien sûr, il rappela les décisions douloureuses de Mussolini (« une agression digne de brigands » d’une France défaite en 1940). Grâce à la Résistance, l’honneur de l’Italie fut lavé !

 

Et de poser les questions-clé pour l’Europe. Aujourd’hui, en Europe, devons-nous aller sur la voie de l’intégration ou remettre en question des objectifs déjà atteints tels que l’euro ou l’union monétaire ? La réponse ne peut faire aucun doute ! Il est devenu impératif d’avancer vers une plus étroite intégration politique.

 

Aucun des Etats de l’Union ne peut seul conjurer le risque du déclin ou de l’insignifiance, mais, rappelle Lucien Sève, « l’unité européenne n’est pas l’uniformité », et François Mitterrand : « L’Europe des cultures, c’est l’Europe des nations entre les nationalismes ».

 

Et de plaider donc pour « plus d’unité, plus d’intégration », sans délaisser le principe intangible de « solidarité ». Il insiste sur le besoin de légitimation démocratique accrue ».

 

« C’est dans le creuset de la construction européenne que se sont perdues les scories des évènements dramatiques que nous avons connus. Il faut retrouver le chemin d’une décisive convergence dans nos projets et nos positions ».

 Italie-a-l-Assemblee_2.jpg

Le message est encourageant. Dommage (je trouve ça scandaleux, à titre personnel !) que nos collègues députés de droite, sans doute très (trop ?) préoccupés par leurs tensions internes, aient très largement boycotté (les bancs sont quasi-vides, cf. photo) cette réception du Président de la République italienne. Ce n’est pas digne…

 

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 15:16

Rappel de la loi de 2010 : la Droite avait décidé de remplacer en 2014 les conseillers généraux, élus de proximité et de la solidarité, et les conseillers régionaux, élus de l’aménagement du territoire et du développement économique régional, par des élus uniques, les conseillers territoriaux. Ceux-ci devaient être des janus exerçant leurs responsabilités d’élus tantôt au nom de la Région, tantôt au nom du Département.

 

Cette création du conseiller territorial aurait entraîné une confusion dans les missions et les compétences entre la Région et le Département. Certains ont même parlé de risque de schizophrénie pour ces représentants de la démocratie ! La majorité de droite d’alors était elle-même divisée, le Gouvernement d’alors ayant dû faire pression pour que sa majorité adopte le texte. Ajoutons que ce nouvel élu aurait sans doute altéré le respect de la parité, puisque le scrutin ne se faisait plus à la proportionnelle mais par la généralisation du scrutin majoritaire.

 

Aussi, comme annoncé lors de la campagne présidentielle par François Hollande, cet après-midi, l’Assemblée nationale vote la suppression du conseiller territorial. Ce texte court, un seul article, est en fait la proposition de loi votée par les sénateurs il y a un an. Il est la première étape d’une réforme plus complète des collectivités territoriales.

 

Le scrutin est clair : le conseiller territorial, qui n’aura jamais vu le jour, disparaît par 332 voix contre 169. Avec toutes les voix de gauche et … quelques voix de droite !

 

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 09:10

logo anCe matin paraît au Journal Officiel la question que j'ai posée à la garde des sceaux, ministre de la justice, sur les difficultés ressenties par les personnels d'insertion et de probation dans le département du Nord.


En effet, les services pénitentiaires d'insertion et de probation ont très mal ressenti la démarche de ces dernières années qui a transféré à des opérateurs du secteur privé, notamment associatifs, ce que leurs personnels considèrent être avant tout des missions du service public dont le caractère régalien était jusqu'alors parfaitement reconnu.


Pour lire la suite de ma question, cliquez ici.

 

Par ailleurs, j'ai également obtenu trois réponses, parues au Journal Officiel, aux questions que j'avais posées :


- au ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, chargé de la formation professionnelle et de l'apprentissage, sur la dégradation de la situation financière de l'Association pour la formation professionnelle des adultes (AFPA). Pour relire l'intégralité de ma question et prendre connaissance de la réponse, cliquer ici ;


- à la ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion, sur la question posée à son prédécesseur et publiée au Journal officiel du 3 janvier 2012, restée malheureusement sans réponse, concernant la prise en charge de l'autisme et l'accompagnement des familles. Pour relire l'intégralité de ma question et prendre connaissance de la réponse, cliquer ici ;


- et à la ministre de l'artisanat, du commerce et du tourisme sur la question concernant les conséquences pour les entreprises du bâtiment de la réduction des délais de paiement imposée par la loi de modernisation de l'économie du 4 août 2008. Pour relire l'intégralité de ma question et prendre connaissance de la réponse, cliquer ici.

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 11:45

CDJ-Neruda_2.jpgQui suis-je ? Le conseil départemental des jeunes. C’est par cette interpellation que commence le film d’information présenté lors de cette première réunion décentralisée du conseil départemental des jeunes, manifestation présidée par Alexandra Lechner, conseillère générale déléguée en charge du CDJ, en présence de plusieurs conseillers généraux du secteur dont, pour Wattrelos, le conseiller général de Roubaix-Est Mehdi Massrour.

 

En 1990, le Conseil général a voulu créer une instance de concertation en direction des collégiens pour qu’ils puissent faire entendre leur voix. Le CDJ compte ainsi 79 membres élus pour 2 ans (1 titulaire et 1 suppléant) : élèves de 4e au collège, ils représentent leur canton. Ils participeront, à raison d’un mercredi par mois, à différentes commissions thématiques. Leurs propositions seront débattues, votées et guideront l’action du Conseil général (comme, par exemple, ce qu’ils ont voté cette année pour rendre les musées plus attractifs aux jeunes).

Neruda-CDJ.jpg


 

Deux anciens membres du CDJ étaient présents et leur appréciation est sans appel. Pour Emma, « c’est une chance d’avoir été élue et c’est vraiment génial ! ». Et pour Mehdi « vous allez vivre une aventure dont vous allez vous souvenir toute votre vie ». De quoi, d’évidence, donner raison à ces jeunes collégiens, présents ce soir, d’avoir été candidats pour représenter… leur canton.

 

D’ailleurs, pour moi, une surprise : la titulaire du canton (élève à Neruda) n’est autre que Neijma Tiatouchine, ancienne élève de l’école Curie à Beaulieu qui fut députée junior au titre de la 7e circonscription il y a quelques années… et que j’avais, à ce titre, accueillie à l’Assemblée nationale le samedi du Parlement des Enfants (car F. Vercamer n’était pas venu) ! Bravo Neijma !

 

Ouverte par le mot d’accueil de la principale du collège, Anne Le Guern, la réunion se terminera par une séance photo des élus avec leur conseiller général (pour les présents).

 

Léo Lagrange écrivait : « Aux jeunes, il ne faut pas tracer un seul chemin, il faut ouvrir toutes les routes ». Ceux-là, à n’en pas douter, savent où ils vont et… ils aiment le Nord !

 

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