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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 17:00

 

Quel mercredi ! Heureusement que ce n’est encore que la session extraordinaire… Si ce matin, tôt, j’avais la réunion des commissaires socialistes aux Finances, puis du Bureau de la Commission des Finances, avant la réunion du groupe socialiste, cet après-midi, je suis présent à mon banc dans l’hémicycle sur le débat des Retraites, sachant qu’en fin d’après midi se tient le Conseil National du parti socialiste - où je passerai - et surtout que nous commençons les auditions de la Commission d’enquête sur « Les mécanismes de spéculation affectant le fonctionnement des économies », que préside Henri Emmanuelli, et dont je suis l’un des vice-présidents.

 

Aujourd’hui, au-delà des discussions générales sur l’organisation de nos travaux, nous auditionnons successivement Michel Aglietta, universitaire réputé, conseiller au Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII), puis Jean-Pierre Jouyet, Président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), accompagné de Thierry Francq son secrétaire général.

 

Il est clair que le rapport - qui doit être prêt avant Noël - ne pourra faire l’impasse sur un large volet de techniques financières (où devraient être analysés les nouveaux produits financiers, leur mode de diffusion, la titrisation, et les mécanismes de déclenchement et de transmission de la crise). Pour autant, j’insiste pour que notre rapport se préoccupe d’abord d’opérationnalité. Qu’est-ce que cela veut dire ?

 

D’abord conduire l’analyse concrète de la crise, de son déclenchement, de l’identification des opérateurs qui ont pu être des manipulateurs, qui ont été à l’origine des flux déséquilibrants, qui ont entretenu la crise,… Ensuite, moins se focaliser sur la crise de 2007, que sur celle de la crise de la dette souveraine du printemps 2010, parce que, malheureusement, vue la base disponible des titres d’Etat en Europe (quand on voit le gonflement de tous les déficits publics), rien - à mon
sens - ne me permet de penser que la dette souveraine ne sera pas bientôt, à nouveau, le terreau d’une (prochaine) nouvelle crise. Donc, mieux vaut avoir tiré les leçons de celle qui s’est produite, pour contenir les risques de la survenance et du développement d’une suivante potentielle.

 

Enfin, être opérationnel dans le rapport, c’est s’attacher à proposer des mesures efficaces de régulation bancaire et financière, pour éviter que ne surviennent de nouvelles crises, et que, si elles devaient se produire, elles restent d’une ampleur limitée. Cela peut supposer agir sur les normes comptables et prudentielles des banques et des assurances, sur leur adaptabilité à la spécificité des situations, voire contribuer à élaborer des prescriptions européennes, ou veiller à préparer les contributions françaises aux G20.

 

Aujourd’hui nous avons consacré l’essentiel des auditions à parler de l’efficience des marchés, et des dérives du capitalisme financier.

 

Notre Commission d’enquête va se réunir, pour de nouvelles auditions, tous les mercredi après-midi jusqu’à la fin de l’année. En route, donc…

 

 

 

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