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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 11:58

Mosco 3 mars 2013 2Ce dimanche soir, à sa demande, je suis aux côtés de Pierre Moscovici dans le studio de RTL pour assister à son grand jury RTL-LCI-Le Figaro. Une émission où le ministre aura su être particulièrement précis et clair.

 

D’entrée, le ministre aura pu réaffirmer la priorité du projet de loi de finances en matière de fiscalité. Si ça et là des débats peuvent avoir lieu en cours d’année, les décisions fiscales ne se prennent qu’à un seul moment de l’année : à l’automne pour le PLF !

 

Il a dénoncé fortement le french bashing, cette tendance médiatique continue à l’autoflagellation, et « l’exubérance des discours » qui sont négatifs sur la France ! Et que cela irait plus mal aujourd’hui que sous la Droite. Coup de gueule de P. Moscovici : aurait-on oublié ce que fut la politique de la Droite ? Un déficit public à 5 % (qui serait aisément passé à 6 % si la Droite avait été réélue !), 600 Mds € de dette publique supplémentaire en 5 ans, des dépenses publiques passées de 53 à 57 % du PIB…

 

Mosco 3 mars 2013La Gauche opère, elle, des changements, des mutations dans nos politiques publiques. « Le cap, c’est le redressement, pour l’Europe (avec une zone euro qui sort de sa crise), la réduction des déficits, la compétitivité, et la réforme du marché du travail. Nous faisons tout pour que notre politique économique participe à la reprise ».

 

Sur la répartition des efforts de réduction des déficits, si jusqu’à présent l’effort a été (PLF 2013) de 2/3 pour les recettes et 1/3 en économies sur les dépenses, « par la suite cette proportion doit au moins s’inverser ». Contrairement à la Droite, la Gauche réussit à être économe en gestion : les dépenses sont moins importantes réalisées que celles inscrites au budget (- 300 M€ en 2012 ; en 2013, ce sera - 10 Mds €).Tous les postes sont concernés, non pas avec des coupes rabot comme aux USA, mais via une évaluation des politiques publiques (cf. les travaux en cours sur les aides aux entreprises ou la politique familiale).

 

Auront ensuite été évoqués l’allègement du coût du travail par le CICE (- 4 % en 2013,

- 6 % en 2014), l’évolution des taux de TVA, le remplacement de la taxe à 75 % (pour laquelle le Gouvernement attend, vers le 15 mars, les conclusions du Conseil d’Etat, à la fois sur la nature et le niveau de la taxe).

 

Pierre aura, toute l’émission durant, martelé un crédo : « Que la politique se fasse dans l’ordre, en respectant les rythmes et en gardant un cap. On peut faire des efforts, à condition que, derrière, il y ait des perspectives ! Il faut être sérieux, mais offrir des perspectives de croissance et d’emploi ».

 

Estimant François Hollande « calme, solide, sachant où il va », Pierre Moscovici rappelle que « la souffrance sociale peut engendrer le populisme, mais le populisme est toujours une impasse ».

 

Voilà pourquoi, si la France fait preuve de sérieux budgétaire, « il ne faut pas ajouter l’austérité à la récession ». Et donc, si la croissance est faible, il appelle à « laisser jouer les stabilisateurs automatiques » pour être sous les 3 % en 2014.

 

Les mots d’ordre sont clairs : « Sérieux budgétaire et croissance toujours ; non à la déprime, non au french bashing. Nous allons réussir, la France va réussir. Même si ça va prendre du temps, on va y arriver ! ».

 

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commentaires

Dominique Marécat 07/03/2013 12:20


J'entends d'ici les commentaires sur la méthode Coué...


Une petite remarque toutefois sur la tentation du populisme : lorsqu'un pays va aussi mal que la France (qui, même si elle n'est pas dernière de la classe, loin s'en faut, ne va pas bien pour
autant), on ne peut reprocher à ses habitants d'avoir peur. Et ce n'est pas du populisme pour autant. Il faut bien reconnaître que, pour le Français moyen, qui n'est pas dans les confidences du
gouvernement, il est bien difficile de visualiser le cap décidé par le  capitaine et, de facto, la confiance s'en ressent... Heureusement, tous les Français qui sont inquiets, à juste
raison, ne sont pas des populistes pour autant. CQFD