Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
  • Contact

Recherche

Articles Récents

26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 09:52

Après les rendez-vous usuels du lundi matin en mairie, je rejoins à Roubaix René Vandierendonck, maire de Roubaix, pour accueillir le ministre de la culture et de la communication, Frédéric Mitterrand, dont le programme de visite est dense. On peut d'évidence saluer une visite ministérielle qui, au moins, n'aura pas été à la va-vite. Au cœur de la présentation, l'importance et la qualité des compétences du pôle images de l'Union.

 

l Cela commence par une visite d'Ankama. Cette entreprise est extraordinaire. Quatre salariés en 2001… et près de 400 en 2010 ! Ces personnels, souvent très jeunes, d'origines de formation très différentes, concourent à créer des jeux vidéo (6 sont en conception pour 2010) et des produits dérivés. Et ça marche : l'entreprise est bénéficiaire et crée des emplois. Nous pouvons, dans notre agglomération, être fiers de l'ancrage de cette entreprise et de ces compétences qui rayonnent bien au-delà de notre région. La concurrence sur ce secteur est rude mais nous avons des atouts : dans cette ancienne entreprise industrielle, c'est une superbe reconversion d'avenir qui a été menée ! Elle dessine ce qui peut demain rayonner à partir des projets image de l'Union (dont les studios du Saint-Liévin, à Wattrelos, font partie).

 

        

l Ensuite aux côtés d'Alain Fleischer, directeur du Fresnoy, et de Daniel Percheron, président du Conseil régional, le ministre visite le studio national des arts contemporains, le Fresnoy. L'outil est de qualité, l'occasion pour Frédéric Mitterrand de se faire expliquer le contenu des formations dispensées, et les productions, grandes et petites, réalisées. frederic-fresnoy1i.jpg

 

L'occasion pour le ministre, lors d'un rencontre avec la presse, de mettre en avant « la reconnaissance de la culture comme industrie ». Elle crée aussi du travail, des emplois, de l'économie. La découverte de la pratique de ces industries culturelles entraîne des « modifications positives pour l'emploi ». Et Frédéric Mitterrand de souligner « l'émergence de nouvelles pratiques culturelles, telles que le jeu vidéo. C'est un véritable phénomène de société, comme en atteste l'engouement des jeux en ligne qui regroupe des communautés ludiques. Nombre de films s'inspirent de surcroît de jeux vidéo : il y a hybridation, croisement des arts ». Ces constats, honnêtement, difficile de ne pas les partager. Même quand, quelques minutes plus tard, le ministre dessine des mesures de soutien, là encore on ne peut qu'approuver... sauf que le montant des engagements financiers n'est pas explicitement précisé... Si ce n'est, pour certaines mesures, un appel à la mobilisation financière complémentaire des collectivités locales.

 

l Enfin, the must, le minisfrederic-05.jpgtre et son cabinet voulaient visiter, fut-ce rapidement, le musée La Piscine. Accueillis par René et moi-même, ils ont été guidés par Bruno Gaudichon, le talentueux conservateur, et l'inénarrable Maurice Decroix, président des Amfrederic-01.jpgis du musée. L'histoire de la piscine, de sa reconversion, la part réservée aux anciens salariés du textile, les collections, tout est expliqué autant que frederic-02.jpgpossible à un Frédéric Mitterrand en extase devant La petite châtelaine de Camille Claudel, et ravi devant les statues animalières de François Pompon... et de tant d'autres merveilles.

 

Ce quifrederic-03.jpg ne nous ôte pas le sens du réalisme... et celui de la nécessité. C'est ainsi qu'en clôture, René n'a pas manqué de plaider – et je le soutiens – pour son projet d'extension de ce musée d'un coût de 6,5 M€ à financer sur la base de trois tiers partagés entre la Ville, la Région et... l'frederic-04.jpgEtat, lequel pour l'instant ne s'est engagé que sur 1,5 M€, nous rappelle Véronique Chatenay-Dolto (ci-contre), directrice régionale des affaires culturelles. Pour ma part, je touche deux mots d'un appui financier nécessaire – bien plus modeste, mais tout autant utile – pour aider la nouvelle bibliothèque de Beaulieu à constituer son fonds documentaire. On se revoit dans quinze jours à Paris pour continuer nos discussions... et voir ce qui est possible.

 

Car les visites ministérielles, pour agréables qu'elles puissent être, le sont d'autant plus quand elles sont utiles.

 

 

 

Partager cet article
Repost0

commentaires