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  • : Blog de dominique Baert
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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 11:34

C'est le constat – accablant – que dresse ce matin ma collègue Marie-Anne MONTCHAMP (UMP) en commission des ffinances. Et c'est inquiétant !


Le déficit de l'Acoss (l'Agence qui centralise la trésorerie des organismes de Sécurité sociale) s'accroît très fortement :


  • il est déjà en hausse très significative par rapport à l'an dernier : il est de - 29,6 Mds fin mars 2010, au lieu de - 6,9 Mds € fin mars 2009 ;


  • ces 3 derniers mois, il y a glissement régulier : - 21,3 Mds € fin janvier 2010, - 22,2 Mds € fin février, et donc - 29,6 fin mars. En mars 2010, le déficit s'est aggravé de 7,5 Mds € par rapport à février, du fait de tirages plus importants que prévu de la branche maladie. Rappelons ainsi que le déficit de cette branche maladie a doublé en deux ans : - 8,1 Mds € en 2008, pour - 17,7 Mds € à la fin du 1er trimestre 2010 !


  • le déficit va s'accroître considérablement : il va passer à - 37,5 Mds € fin juin 2010, et - 43 fin septembre 2010... ce que Marie-Anne Montchamp elle-même considère comme "non soutenable" !


Pour se financer, l'Acoss a, jusqu'à présent, utilisé deux prêts (d'un an) de la Caisse des dépôts et consignations (pour 80 % du besoin de financement), et des billets de trésorerie (pour 20 % de ses besoins). Cela ne manque pas de souligner des faiblesses puisque d'une part la CDC a des limites de prêts, et d'autre part, déjà l'Acoss (qui a levé au total 6,7 Mds € à fin mars) représente près de 20 % du marché français des billets de trésorerie, instruments de financement de court terme par nature. "Ce mode de financement à très court terme rend l'Acoss particulièrement exposée au risque de taux".


L'Acoss est ainsi devenue "emprunteur supplémentaire public" sur les marchés, avec de ce fait, puisqu'elle se finance à court terme, un vrai risque d'illiquidité. Nous n'en sommes pas à l'abri... Mais qui le sait ? Et surtout qui s'en soucie ? Marie-Anne Montchamp précise même, en conclusion de son rapport, que "nous sommes en risque systémique du fait de nos comptes sociaux".

 

 

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