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  • : Blog de dominique Baert
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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 19:00

Impossible, quand on est député de Roubaix, de ne pas être à l'arrivée de Paris-Roubaix.

 

Pour moi, la question ne se pose même pas. Depuis que je suis parlementaire, je n'en ai raté aucun. Alors, après un passage au repas annuel de l'association wattrelosienne d'amitié franco-hongroise Kossuth et deux heures de travail à mon bureau, en route pour le mythique vélodrome de Roubaix.

 

 

Ce lieu est magique. C'est toute une histoire, des exclamations, des encouragements , des applaudissements qu'on entend au fond de notre mémoire, même quand il est vide.

 

 

Ce n'est pas le cas cet après-midi ! Les tribunes, les stands sont noirs de monde, et sur grand écran, la course se déroule en direct.

 

 

Dès mon arrivée, plus de suspense : Fabian Cancellara est en tête, très nettement en tête. Plus personne ne pense que la victoire ne puisse lui échapper. A l'arrivée, il aura plus de deux minutes d'avance sur le suivant : il a vraiment bien marché... Pardon, bien roulé !

  0001

Alors, les préparatifs de l'arrivée s'engagent. Mon ami, Alain Bernard, maire de Bouvines, président des amis de Paris-Roubaix, apporte le (célèbre) pavé qui sera remis au vainqueur, et que celui-ci, dans un cérémonial établi, embrassera tout à l'heure. Alain me le confie un instant (cf. photo), et si le poids du pavé est notable, j'avoue une certaine fierté à avoir ce trophée entre les mains. Aucun ch'ti ne peut ne pas avoir un pincement émouvant, comme je l'ai à cet instant...

 

 

Henri Planckaert, adjoint aux sports – qui remettra le trophée – et miss Roubaix et ses dauphines me rejoignent au centre de la pelouse, avec l'équipe organisatrice ASO et les médias. Je salue Gilbert Duclos-Lasalle et j'engage une conversation avec 0002Bernard Hinault (photo). Lui, le blaireau, le vainqueur de 1981, souligne volontiers la victoire de Cancellara : « C'est magnifique, c'est un champion en super-forme en ce moment »… et on le sent admiratif ! Il faut dire que, quelques jours à peine après avoir gagné le Tour de Flandres, gagner Paris-Roubaix après une telle échappée, F. Cancellara a fait fort... (un doublé rare : même Eddy Merckx n’y est pas parvenu !).

 

 

D'ailleurs, voilà l'instant le plus magique : l'entrée dans le vélodrome. Le speaker l'a annoncé. Tous les regards se tournent vers l'écran. On l'annonce, il arrive, il est là... Et là, c'est plus qu'extraordinaire. C'est un seul et unique et puissant cri, une clameur à nulle autre pareille qui accueille le champion ! Son maillot rouge, son rythme rapide, c'est lui... Les applaudissements l'accompagnent tout le long de son0003 tour et demi de piste, jusqu'à ce qu'il arrive à la tente d'arrivée, à quelques mètres de moi, où il s'effondre dans un mouvement de joie et de fatigue mêlées (photo) ! Ça se voit, ça se sent, il est plus qu'heureux. Chacun l'est autour de lui, chapeau champion !

 

 

Voilà que les deuxième et troisième arrivent, puis les quatrième et cinquième, avec un duel entre eux, mais Tom Boonen ne remontera pas, il restera cinquième. La déception est perceptible dans les , où les drapeaux belges et flamands sont nombreux. Le premier Français arrive, il est neuvième : il s'appelle Hinault... mais Sébastien !

 

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C'est l'heure de la remise des trophées. Je congratule le vainqueur de cette reine des classiques (photo), superbe course : pour la gagner, il faut aller chercher au plus profond de soi-même. Dans quel état j'ai vu arriver, toutes ces années, des coureurs quand la météo avait été plus humide, boueux, crottés, on ne voyait plus que leurs yeux ! Cet après-midi, pas de boue, mais des efforts, beaucoup d'efforts...

 

 

Encore un très beau moment que cet après-midi, où tous les Français se sont sentis Roubaisiens... De bien belles images. Les amis de Paris-Roubaix et mes copains du vélo club de Roubaix Lille Métropole peuvent être heureux de cette journée. D'ailleurs après l'arrivée, ils organisent une petite réception... uniquement avec des produits du Nord. Odeur – et succès garanti – de la tarte au maroilles, bière du Ch'ti et pour moi, 0005limonades... de couleurs (j'ai goûté à la violette et au pamplemousse rose !). Pas mal du tout. Et chacun de se donner rendez-vous à l'année prochaine.

 

 

Pour l'heure, pour moi, pas question de tarder, on me réclame à Wattrelos pour la remise des prix chez les pêcheurs du plan d'eau A.-Verbrugge. Faut que j'y aille... c'était le challenge du maire !

 

 

 

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