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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 09:42

Ce lundi soir, je devais présenter mes conclusions de rapporteur spécial sur la mission « Engagements financiers de l’Etat » dont la Commission des finances m’a confié la responsabilité du suivi.

 

Sur le fond du dossier, bien sûr, je suis prêt depuis plusieurs jours : j'ai fini de rédiger mon rapport le week-end dernier et il est à l'impression. Mais heureusement que j’ai rédigé mon projet d’intervention dans l’hémicycle cette nuit (et ce matin très tôt), car à 15 heures 30, voilà qu’un coup de fil de l’Assemblée me prévient qu’à la demande du Gouvernement, l’horaire est avancé à 18 h 30 et non plus à 21 h 30 ! Et un nouveau chamboulement de l’emploi du temps, et un tgv en urgence…

 

En plus, le Gouvernement se moque du monde. Pour débattre de la dette, notamment, et des autres dossiers, ce soir, il n’y aura ni la ministre de l’économie, Christine LAGARDE, ni Eric WOERTH, secrétaire d’Etat au budget, ni même Hervé NOVELLI (comme l’an dernier), secrétaire d’Etat aux PME, mais c’est Anne-Marie IDRAC, secrétaire d’Etat du commerce extérieur qui a été mandatée pour siéger au banc du Gouvernement. Elle ne s’en est pas trop mal sortie, je l’avoue, sur ces questions qui ne sont pas de son domaine ministériel.

 

Cela ne m’empêche pas d’interpeller vigoureusement le Gouvernement sur la dérive inquiétante des besoins de financement et de la dette de l’Etat, un véritable « bateau ivre ».

 

Je le dénonce en termes forts (cf. les deux articles que le Bulletin Quotidien consacrera à mon rapport), que le journal Les Echos reprendra d’ailleurs : « Face à l’inexorable insoutenabilité de la dette publique, il y a un déni de conscience gouvernemental, à moins qu’il ne faille dire présidentiel, qui pose la question soit du cynisme, soit de la compétence du décideur ».

 

Ma conclusion est d’ailleurs sans appel : « A titre personnel et exceptionnel, j’appelle cette année au rejet des crédits proposés pour 2010, afin de symboliquement tirer la sonnette d’alarme quant à la dérive actuelle de notre endettement et surtout, à l’absence de toute perspective crédible de redressement à moyen terme.

 

Une mécanique s’est enclenchée. Et la machine folle est déjà lancée à belle allure ; elle peut prendre de la vitesse encore si la conjoncture ne se réanime pas, si les taux d’intérêt se relèvent ; et elle va  s’accélérer de l’énergie supplémentaire que va lui insuffler le futur grand emprunt… Qui l’arrêtera ? Et surtout, déjà, en a-t-on bien conscience ? Les allègements fiscaux, les cadeaux fiscaux continuent comme si de rien n’était, et les milliards d’euros continuent de couler à flot dans le fleuve d’une dette dont les barrages disparaissent les uns après les autres sous le niveau des eaux, et qui envahit progressivement les terres des générations futures. Combien de temps encore est-il possible d’ignorer cela ? »

 

Malheureusement, les députés de la majorité ont quand même – évidemment – voté ces crédits.

 

Pour lire mon intervention, cliquez ici. Et si vous voulez obtenir le rapport complet, n’hésitez pas à me le demander à mon adresse mail de l’Assemblée nationale : dbaert@assemblee-nationale.fr.

 

 

 

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