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  • : Blog de dominique Baert
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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 09:10

Non, la commémoration ne sera jamais un acte désuet, ni inutile.

 

Ce matin, alors que nous commémorons la signature de l’armistice de 1918 mettant fin à la première guerre mondiale, j’insiste sur ce point devant les élus, les représentants du monde combattant et les enfants des écoles Curie (qui nous ont chanté une toujours émouvante Marseillaise) et de l’Enfant Jésus (qui ont lu un poème) présents au cimetière du Centre.

 

Commémorer, c’est se souvenir ensemble, se souvenir de ce qui s’est passé, pourquoi cela s’est passé et comment ça s’est terminé. C’est faire, ensemble, l’effort du quoi, du pourquoi et du comment, un effort d’autant plus indispensable que les témoins de cette effroyable tragédie que fut la guerre 14-18 nous manquent aujourd’hui, le dernier Poilu s’étant éteint l’an dernier.

 

Se souvenir de la guerre, c’est prendre conscience de la paix, l’aimer, la promouvoir, la défendre et espérer que l’Humanité retienne les leçons de ses erreurs passées.

 

Commémorer c’est faire en sorte que jamais les flammes du souvenir et de l’espoir ne s’éteignent !

 

Dans La Dépêche de Toulouse du 18 septembre 1905, Jean-Jaurès écrivait :

« 1) Je crois que l'existence des patries autonomes est nécessaire à l'humanité…

   2) Le devoir de tous les citoyens est d'être passionnément attachés à la paix, non par faiblesse ou lâcheté mais parce que la guerre est une barbarie… »


Souvenons-nous de la souffrance de ceux dont les noms sont gravés sur nos monuments, sur les tombes. Car cette souffrance aura été à l'origine de notre existence, comme elle est la clé de notre salut.

Pour lire mon discours, cliquer ici.

 

Dans l’après-midi, lors du traditionnel repas des sociétés patriotiques, j’ai à reprendre la parole, d’abord pour rendre hommage aux combattants de toutes les guerres et aux militaires français actuellement encore engagés, notamment en Afghanistan.

 

Je rappelle aussi que cette journée du 11 novembre n’est pas une journée comme les autres, pour les Français comme pour les Wattrelosiens. C’est une journée de recueillement et de réflexion. Car les champs d’honneur sont aussi, et surtout, des champs d’horreur. Les guerres ne touchent pas que les militaires mais aussi les populations civiles, comme l’a rappelé la remarquable série de France 2 Apocalypse (j’ai personnellement félicité Patrick de Carolis pour la qualité du travail réalisé).

 

Dans un monde où les fractures, les inégalités et les tensions existent, ils ne s’agit pas d’être naïfs et d’être désarmés ; Machiavel l’a écrit : « L’histoire se rit des prophètes désarmés ».

 

Mais n’oublions pas davantage la recommandation de Jean Jaurès, pour qui « toute guerre est criminelle si elle n’est pas manifestement défensive ».

 

La guerre fait partie de l’histoire des civilisations. Mais est-il utopique d’espérer que l’humanité puisse un jour vivre sans guerre ? Pour y parvenir, nos anciens du monde combattant, ne doivent pas hésiter à porter témoignage pour raconter, dire ce qu’ils ont vu, ce qu’ils ont vécu…

 

 

 

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