Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
  • Contact

Recherche

Articles Récents

29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 16:26

Cela fait partie de ma mission de rapporteur spécial de la commission des finances de l’Assemblée : je suis membre du comité de sélection des spécialistes en valeurs du Trésor. De quoi s’agit-il ?

 

Tous les trois ans, un comité se réunit à Bercy, dont le rapporteur est Philippe MILLS, directeur général de l’agence France Trésor où siègent, outre celui de l’Assemblée, le rapporteur spécial de la commission des finances du Sénat (Jean-Pierre FOURCADE, ancien ministre), les directeurs généraux des finances publiques et du Budget à Bercy, un inspecteur général des finances, le directeur général des opérations de la Banque de France, et le secrétaire général de l’Autorité des marchés financiers.

 

Son objectif est de sélectionner les établissements bancaires qui vont contribuer, sur la période couverte, à placer auprès d’investisseurs internationaux les titres de la dette d’Etat, que ce soit pour les titres à moyen et long terme (OAT) ou à court terme (BTF). C’est dire si c’est important pour l’Etat français. Il a besoin de banques compétentes, efficaces, capables de répondre aux appels d’offres et de lui fournir rapidement – et au meilleur coût (taux) – les liquidités dont il a besoin.

 

La crise financière accentue encore le travail d’expertise que notre comité doit conduire. Car, avec la crise financière, un nombre croissant d’investisseurs recherchent la sécurité des placements, d’où leur intérêt pour les emprunts d’Etat et le rôle de ces derniers dans la régulation des marchés. De surcroît, la dérive des déficits des Etats va provoquer une offre très forte de titres. Les emprunts publics sont en train de se confirmer comme le cœur de l’évolution des marchés dans les années qui viennent.

 

Voilà pourquoi, avoir ou conserver le statut de SVT est d’une importance primordiale pour les grandes banques concernées. D’ailleurs ça se voit puisque les dossiers présentés sont de grande qualité et ce sont les plus hauts dirigeants (président compris) qui sont auditionnés.

 

C’est donc un travail lourd qui – malheureusement – va me bloquer cette semaine, les après-midi de lundi, mercredi et jeudi. Mais que le politique soit présent dans la régulation financière est une bonne chose.

 

 

 

Partager cet article
Repost0

commentaires

David C. 02/07/2009 01:01






Soumission, soumission, soumission!
 
Cette ultime manœuvre pour tenter de mettre en place une espèce cache misère!
 
Mais en réalité, la vérité est que le système est en faillite!
 
Sarkozy trahit ses propres paroles lors du discours de Toulon où il demanda une mise à plat du système financier international.
 
Aujourd'hui en nous proposant cet emprunt il accepte la soumission à l'ordre féodale de l'empire de la finance de Wall Street et de la City.
 
La seul solution face à l'effondrement du système est un nouvel ordre économique international, type Nouveau Bretton Woods et la mise en place de banques nationales qui pourraient émettre du crédit productif public afin de promouvoir des politiques de bien commun et investir dans dans la créativité humaine, infrastructure, l'éducation, la santé, etc... !
 
David C.
david.cabas.over-blog.fr

Dominique Baert 04/07/2009 09:29



Il y aurait en effet beaucoup à dire sur cet emprunt dont le pouvoir ignore tout : son niveau, ses conditions, les emprunteurs
visés, ni ce à quoi il va servir. D’évidence, pour le Président, c’est une diversion pour qu’on parle de ça et pas d’autre chose.


Cela dit, le
comité de sélection des SVT auquel je participe n’a rien à voir avec la levée de cet emprunt. Il s’agit de choisir les banques nationales et internationales qui auront la mission, pour les 3 ans
à venir, d’assurer la couverture des besoins de financement du Trésor français. Cela en fait, des besoins : près de 200 milliards d’euros par an ! Ces banques doivent offrir des
garanties de réactivité, de technicité et surtout les meilleures conditions possibles. Elles doivent aussi être capables d’avoir à l’étranger les contacts nécessaires – investisseurs, banques
centrales – susceptibles de prêter leurs fonds pour couvrir les besoins français.