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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 09:55

La séance de nuit d’hier soir, mardi 30 juin, était consacrée au débat d’orientations budgétaires pour 2010, en présence d’Eric WOERTH, ministre du Budget. C’est à plus de minuit que j’ai pu intervenir, parmi les orateurs du groupe socialiste ; j’ai dénoncé la politique financière de fuite en avant du Gouvernement.


DOB 2010 : intervention de Dominique Baert
Vidéo envoyée par dBaert

Intervention du député socialiste Dominique Baert à l'Assemblée nationale en séance de nuit à propos du débat national d'orientation budgétaire 2010.


 

Comme je l’ai dit au Gouvernement : « Aujourd'hui, vous creusez les déficits, certes, mais vous n'empêchez pas le chômage de s'envoler !

 

L'INSEE souligne qu'aucun taux de chômage n' a connu une ampleur, en un trimestre, aussi forte qu'au 1er trimestre 2009, avec + 1,1 %. L'emploi salarié s'est effondré durant ces trois mois, avec une perte de 187 000 emplois. L'ACOSS constate une diminution de la masse salariale, la plus mauvaise évolution depuis 1970 ! L'UNEDIC anticipe la destruction de près de 600 000 emplois en 2009 et plonge ainsi dans les déficits abyssaux.

 

Et pourtant, déficit et dette sont en pleine explosion !

 

Ainsi, la dette de l'ensemble des administrations publiques : entre décembre 2007 et mars 2009, elle a augmenté de 205 Mds € (+ 17 % !), sur lesquels + 151 Mds € sont dus à l'Etat et + 58 Mds € aux organismes divers d'administration centrale !

 

La dette de l'Etat est, fin mars 2009, de 1 081 Mds € ! Elle n'était que de 878 Mds € fin 2006 : vous l'augmentez de 100 Mds € par an ! Jusque quand ?

 

Les besoins de financement de l'Etat, c'est-à-dire ce que vous levez sur les marchés, étaient de 105 Mds € en 2007. Dans mon rapport pour 2009, la prévision était de 165 Mds € ! A combien s'élèveront-ils finalement ? A fin juin, vous avez déjà dû mobiliser à moyen et long terme, 104 Mds € (soit 67 % de l'objectif final ; vous n'en étiez qu'à 60 % en 2008 !). Cela dérape !

 

Sur les financements à court terme, les BTF, l'encours est déjà, à fin juin, à 170 Mds € ; il n'était que de 138 Mds € fin 2008 !

 

Jusque quand allez vous trouver la contrepartie financière de votre dérive budgétaire ?

 

Voilà pourquoi, pour construire le projet de loi de finances pour 2010, une urgence, à mon sens, s'impose : il faut réarmer le bras budgétaire de l'Etat.

 

Pour cela, il faut : mieux conditionner les allégements de charges sociales à des objectifs d'emploi ; plafonner plus précisément et toiletter le maquis actuel des niches fiscales ; réexaminer, mesure par mesure, les baisses fiscales conduites depuis 2002 sous l'éclairage de leur efficacité économique et sociale.

 

Les cadeaux fiscaux, toutes les décisions fiscales qui se sont succédé depuis 7 ans, ont appauvri l'Etat en amputant dramatiquement les recettes fiscales de l'Etat. Ce sont celles-là qui, aujourd'hui, manquent cruellement à nos caisses.

 

Or, les caisses se vident encore, les déficits se creusent, une dette publique à 90% du PIB – voire au-delà – n'est plus impossible.... Les réveils seront très difficiles. »

 

Pour lire mon intervention complète, cliquez ici



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commentaires

LANGUILLE 20/07/2009 11:20

Monsieur le Député, votre analyse de la situation financière de notre pays est claire et précise : nous allons droit dans le mur. Le constat est impitoyable, le gouvernement actuel ne réagit aucunement fâce à cette fuite en avant. La dette publique augmente de façon vertigineuse (100% en 2012 selon les chiffres du rapport MARINI - DOB 2010). Et ce n'est pas le tour de passe-passe organisé par Bruxelles et Eurostat dans sa décision du 16 juillet dernier (non prise en compte des dépenses de la SFEF dans le calcul de la dette publique)qui arrangera les choses. Vos propositions faites le 30 juin 2009 vont dans le bon sens, d'une gestion saine de notre dette publique et d'un désendettement rapide de notre pays.