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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 19:32

Ce week-end, comme tous les trois ans environ, le parti socialiste tenait son congrès à Reims. Nous étions ainsi près de 4 000 socialistes. Un congrès est un temps fort car il s'agit de déterminer les orientations politiques et de désigner une équipe dirigeante pour les années à venir. Tous les congrès ont été utiles au parti socialiste, certains sans doute plus que d'autres.... Celui de Reims est important, car il amorce un nouveau cycle. Après 11 ans, François Hollande passe la main. Et le parti, face à une droite au pouvoir, doit se fixer une ligne politique forte et une majorité.


Un congrès est d'abord un moment de rencontres: on y retrouve des nouveaux adhérents et des plus anciens, des militants connus et moins connus, des socialistes venus de toute la France et aussi des délégations étrangères. On se croise dans la salle plénière à l'écoute des orateurs se succédant à la tribune, dans les différents stands dédiés aux publications et activités du parti socialiste... Sans oublier les fameuses réunions de motions qui se tiennent les vendredi et samedi soirs, après le débat général, et qui permettent aux adhérents ayant voté telle ou telle motion de se retrouver et de débattre sur la suite que chacune d'elles souhaite impulser dans ce congrès. Ainsi, en a-t-il été du congrès de Reims, comme de tout congrès socialiste.


Alors bien sûr, il y a eu les interventions d'orateurs majeurs, certains très applaudis, d'autres plus chahutés. Il y a eu aussi ces échanges nombreux entre les représentants des motions pour faire avancer le congrès, rechercher cette majorité qu'aucune motion n'a dégagé dans les urnes. Il y a eu enfin la longue nuit du samedi au dimanche, celle où tout pouvait se faire (on appelle cela une synthèse, totale ou partielle) et où tout a failli se faire.


Le premier constat fut qu'il n'était pas possible de réaliser une synthèse avec la motion E de Ségolène Royal à cause de : l'analyse de la crise financière (qui selon notre motion nécessite que l'on retrouve un nouvel équilibre entre le marché, l'environnement et l'intervention publique) ; la question sociale, qui doit être au coeur de notre action ; la question européenne, qui suppose une réflexion collective de fond sur les politiques de l'Union ; la conception du parti socialiste que nous souhaitons être, fier de ses militants ; des alliances.


Nos motions A, C et D ont réussi à se mettre d'accord sur un texte commun mais n'ont pas pu trouver d'entente sur un candidat commun au premier secrétariat pour le porter : ce texte n'aura donc pas pu être présenté au congrès le lendemain matin...


Finalement trois candidatures ont ainsi été déposées : Ségolène Royal, Benoît Hamon ainsi que Martine Aubry. C'est la candidature que je soutiens car j'y crois! C'est la personnalité qui est en adéquation avec la bataille idéologique, politique à mener, qui saura mobiliser le parti et le remettre au travail. Je travaille souvent avec elle, je sais son énergie, sa volonté et sa capacité de travail. Elle est armée pour la fonction, elle armera le parti pour les combats politiques à venir.


Je connais trop bien les arcanes des congrès pour n'être pas allé à Reims avec l'optimisme béat qui aurait conduit à penser que tout le monde se serait rassemblé dans un bel élan. Pour être franc, je ne souhaitais pas de rassemblement de façade !


Qu'aurait signifié un Embrassons-nous Folleville ! général? Cela n'aurait pas eu de sens. Il faut sortir de ce congrès avec une ligne politique claire, forte, de gauche, pour une politique de gauche, alternative crédible à l'action de la droite de Sarkozy.


Je n'allais à Reims qu'avec une envie, qu'un espoir: que Martine s'engage. Elle aurait pu l'annoncer après son superbe discours de samedi après-midi, quand elle avait enflammé la salle. Elle ne l'a pas voulu car elle voulait, dans la nuit, continuer à chercher une entente avec B. Delanoë et B. Hamon. C'est tout à son honneur.


Mais les cris, les applaudissements quand, dimanche matin, elle donne son accord pour être candidate, à nous toutes et tous, militants qui la pressions, c'était intense, émotionnellement fort... presque du bonheur ! C'est le moment que je garde de ce congrès de Reims.


Autant dire que je suis rentré l'esprit grave car les socialistes ont encore du travail à faire pour se rassembler, mais avec la conviction qu'un nouveau leader crédible est possible : Martine !


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commentaires

Arnould Vincent 25/11/2008 17:22

Le PS est vraiment en avance sur son temps, après une candidate aux éléctions, voilà 2 Premières secrétaires du PS, là où on en attendait qu'une...
Chapeau!

Tonder Lucette 25/11/2008 00:20

Quel spectacle lamentable que celui que donne le PS en ce moment! Etes-vous (vous, les socialistes) obligés de laver votre linge sale à la une des médias? Vous rendez-vous compte de ce que cela a d'indécent ? Et à quel point cela rend amers les gens qui souffrent de la politique du gouvernement actuel et qui ne pourront plus jamais faire confiance à un parti dont les dirigeants placent "la lutte des places" avant les luttes sociales?

Patrick Rose 22/11/2008 22:45

Bonjour,
"Je veux devenir Premier secrétaire à la place du Premier secrétaire" sera bientôt au Parti socialiste ce que "Je veux devenir calife à la place du calife" est à la bande dessinée.
Mais, si le calife Iznogoud me distrait, le (futur) Premier secrétaire du Parti socialiste, lui, me désespère.
Salutations citoyennes avant d'être socialistes.