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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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9 novembre 2007 5 09 /11 /novembre /2007 15:38

Le CETI, Centre Européen des Textiles Innovants, est la pierre angulaire du projet économique de la zone de l’Union, située sur Roubaix-Tourcoing-Wattrelos. C’est un investissement majeur, qui a pour but de rassembler les meilleurs savoir-faire scientifiques et techniques dans le domaine des textiles innovants. Là on fera de la recherche, qui rayonnera sur toute la profession, et notamment sur les entreprises qui s’installeront, dans la zone de l’Union, autour du CETI.

Le problème, c’est que cela coûte cher. La Communauté urbaine de Lille, la Région, le Département, l’Europe et l’Etat y vont chacun de leur soutien à ce qui est, ne l’oublions pas, d’abord un équipement au service des professionnels du textile.

Pour réaliser cet investissement, il y avait d’abord un préalable immobilier. Ce volet immobilier est quasiment bouclé : acquisitions foncières faites, permis de construire accepté, société immobilière constituée, choix de l’architecte réalisé… et plan de financement équilibré : 5 millions d’euros de l’Etat (décision du Ciadt), 1,5 millions d’euros du Département du Nord ; 2,75 millions d’euros de LMCU, et le reste par emprunt, pour un total de 18,5 millions d’euros.

Mais les machines (équipements de recherche) n’étaient pas comprises dans ce total. Elles représentent un investissement de plus de 20 millions d’euros. La Région et l’Europe (Feder) y mettent chacun 5 millions d’euros ; LMCU 0,85 millions d’euros (ce qui représente un engagement total de 5 millions d’euros) et l’Etat était sollicité par les professionnels pour 5 millions d’euros.

C’est pour plaider cette cause que je me suis rendu ce matin à Bercy avec quatre autres députés de l’agglomération chez M. Novelli, Secrétaire d’Etat aux entreprises, chargé donc des questions industrielles.

D’abord, une précision car il n’y a pas d’équivoque à mes yeux.

Hier, c’était normal que les trois maires de Roubaix, Tourcoing et Wattrelos, villes où se situe l’Union, et la Vice-Présidente de LMCU en charge du développement économique, et porteuse à ce titre de ce projet, rappellent dans une conférence de presse (avant la rencontre importante d’aujourd’hui) les enjeux, l’engagement des collectivités territoriales, et ce qui est attendu de l’Etat.

Et aujourd’hui, c’est tout aussi logique que le maire de Wattrelos, par ailleurs député, accompagne ses collègues parlementaires pour aller rencontrer le ministre, lui rappeler ces attentes locales, et lui redemander l’engagement de l’Etat.

De ce point de vue, même si, bien sûr, il y a toujours une bouteille à moitié vide à côté de celle qui est à moitié pleine, cette rencontre me paraît positive. Car par la bouche du ministre Novelli (lequel a rappelé ses entretiens du 5 octobre avec M. Aubry et le président A. Bernard d’Up’Tex), l’Etat a :

  •  

    • - confirmé son intérêt pour le projet du CETI au cœur du pôle de compétitivité Up’Tex, et donc a confirmé sa décision antérieure de 5 millions d’euros pour le volet immobilier du CETI ;

     

    • - exercé, comme je le souhaitais, son rôle en matière de politique industrielle nationale, en suscitant (la réunion ultime qui doit aboutir à un accord signé se tient aujourd’hui même à Bercy à 12 heures) la recherche d’un accord de coopération entre les grands acteurs textiles français, à savoir l’IFTH, le CETI et l’UIT (Union des Industries Textiles). La Direction générale des Entreprises du Ministère a été en charge de ces discussions, et est optimiste sur leur aboutissement ;
  •  
    • - décidé d’une subvention exceptionnelle immédiate de 2 millions d’euros pour aider au financement des équipements (et, pour le solde, l'Etat interviendra dans le cadre des appels à projets de recherche à intervenir, en subventionnant les projets. Le ministre ne s’est toutefois pas engagé sur la quotité de ce financement).

       


J’ai spécifiquement attiré l’attention sur le fait que sur le premier engagement de 5 millions d’euros de l’Etat sur l’immobilier, 2 millions d’euros devaient être engagés avant la fin de l’année, sous le risque d’être perdus. Le ministre a demandé au Préfet Canepa d’y veiller tout particulièrement.

C’est donc un bon rendez-vous pour notre agglomération.

Dans cette affaire, chacun a joué son rôle : les élus locaux en rappelant et soulignant les enjeux ; les parlementaires en portant ces questions au niveau de l’Etat ; le ministre en apportant des réponses sérieuses et volontaires. La profession a maintenant les cartes en main.

Bien sûr, je n’oublie pas que 2 millions d’euros, c’est moins que les 5 millions d’euros demandés, que l’accord entre les professionnels n’est pas encore signé, que nous en ignorons le contenu, que les modalités de fonctionnement du CETI (et notamment le niveau des loyers) ne sont pas encore réglées, et que des inconnues demeurent.

Mais l’important, plus que toute polémique, c’est que le dossier avance !




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