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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 15:55
Trajectoire de redressement des comptes : les efforts paient !

Je l’évoquais hier soir à Bercy avec les ministres, et ce mercredi, après le conseil des ministres, Michel Sapin, ministre des finances, et Christian Eckert, secrétaire d’Etat au budget, sont auditionnés par notre commission des finances pour présenter le programme de stabilité 2015-2018 : ce document, que tous les membres de l’Union Européenne doivent préparer et transmettre à la commission, présente la stratégie et la trajectoire à moyen terme des finances publiques.

 

Et de ce point de vue, même si le scénario macroéconomique se veut prudent et réaliste (validé comme tel par le Haut conseil des finances publiques), il met en avant clairement que les efforts de redressement des comptes et de soutien de la croissance commencent à payer.

 

La croissance est validée à 1 % en 2014 (sans doute même un peu plus), puis 1,5 % en 2016 et 2017, rythme à partir duquel la création d’emplois nette reprend. La baisse des déficits est meilleure que prévue. La part du PIB des dépenses publiques et des impôts diminue progressivement (de 55,4 % en 2015 à 54,1 % en 2017).

 

Le programme de stabilité poursuit donc le redressement des finances publiques pour préserver notre souveraineté. Rappelons que si l’ancienne majorité avait laissé le déficit public à 5,5 % en 2012, en 2014 le déficit a été ramené à 4 %, et l’exécution budgétaire a été meilleure que prévue. Du coup, les prévisions vont dans le bon sens : 3,8 % en 2015, 3,3 % en 2016 et 2,7 % en 2017. L’objectif de revenir sous 3 % de déficit en 2017 sera tenu : c’est la condition de la stabilisation puis de la réduction dès 2017 du poids de la dette (après augmentation de 600 Mds € sous la présidence Sarkozy, elle s’auto-entretient et augmente mécaniquement : héritée à 95 % en 2013, elle devrait, enfin, plafonner à 97 % en 2016, avant de diminuer progressivement).

 

Dans le même temps, le programme de stabilité veut préserver la croissance. La position de la France est claire et ferme : elle fera les 50 Mds € d’économies prévues en trois ans, pas moins, mais pas plus non plus ! Elle ne partage pas le souhait de la commission d'un ajustement supplémentaire.

 

Pourquoi le ferait-elle d’ailleurs ? Le contexte économique de ce début d’année est stimulant pour la reprise. Si la baisse de l’euro dynamise nos exportations, et la baisse du prix de l’énergie favorise le pouvoir d’achat et notre compétitivité, la baisse des prélèvements obligatoires mis en œuvre par les mesures gouvernementales va favoriser la croissance :

> le CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi) aura injecté 10,2 Mds € de marges aux entreprises pour gagner en compétitivité, investir et embaucher (en 2015, son taux passe de 4 à 6 % de la masse salariale) ;

> depuis le 1er janvier, les cotisations employeurs ont été baissées pour les bas niveaux de salaires, avec désormais zéro cotisation URSSAF au niveau du SMIC. Les cotisations des travailleurs indépendants ont aussi baissé de trois points. La C3S a été supprimée pour les TPE et les PME ;

> en 2015, la suppression de la première tranche d’impôt sur le revenu va permettre un gain de 3,2 Mds € de pouvoir d’achat pour 9 millions de ménages.

 

Le taux de prélèvements obligatoires va passer de 44,7 % en 2014, à 44, 2 % en 2017.

 

Donc moins d’impôts, moins de dépenses publiques, moins de déficits, mais aussi et surtout plus de croissance pour plus d’emplois : stabilisé fin 2015, le chômage devrait baisser en 2016 et 2017. Car l’amélioration durable de l’emploi, telle est fondamentalement l’objectif de la stratégie économique menée.

 

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