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  • : Blog de dominique Baert
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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 11:01

georgette-medaille.jpgCe midi se produit un événement rare à Wattrelos : je remets une médaille d’or de la Ville. C’est que je rencontre une personnalité éminente. Je suis venu dire bon anniversaire à Georgette Nys, vaillante bénévole du club de l’Amitié, qui fête son… 100e anniversaire, entourée de ses amis, à la salle Georges-Diongre où se tient un repas en son honneur.

 

Georgette est donc centenaire. Mais elle aura surtout été bénévole au club (où elle a servi de nombreuses années) car passionnée par les autres. Elle vient au club de l’Amitié depuis 1972 ! Elle connut une vie pas toujours facile en étant contrainte, très jeune, de devoir gagner sa vie en devenant bonne à tout faire, puis ouvrière à La Lainière. Autant de titres de noblesse qui valent bien à cette grande Wattrelosienne la médaille d’or de notre ville !

 

De surcroît, c’est une femme de cœur. Dans la résidence qu’elle occupe, elle ne manque pas d’aider celles et ceux qui en ont besoin, de santé plus fragile qu’elle. Et au club, comme son mari avant elle de très longues années durant, elle a  toujours été très active ; d’ailleurs, je suis sûr qu’il s’en faut de peu qu’elle ne se lève pour servir les autres, elle dont c’est aujourd’hui la fête, et qui a bien gagné le droit de rester assise !

  Georgette.JPG

Ce midi, je lui exprime donc toute l’affection et le respect du premier magistrat de la ville, mais également mon amitié. Elle est dans une forme épatante – chez elle, elle fait son ménage et sa cuisine – et, avec sincérité, c’est elle qui, la première, a levé son verre à… ma santé ! J’ai vite proposé qu’on le lève à nouveau pour une santé qui nous est chère… celle de Georgette ! Son secret ? Elle ne le cache pas et le dit en souriant : un petit verre de porto tous les jours, c’est son plaisir ! Je ne sais pas si c’est validé par la Faculté de médecine mais vous pensez bien que je me suis empressé… de le répéter à nos amis Portugais de passage cette semaine à Wattrelos !

 

Bon anniversaire Georgette !

 

 

 

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 14:57

Après les enfants au Parlement, l’après-midi est pour moi celui de la jeunesse, ou plutôt des jeunesses en action !

 

Kermesse à Notre-Dame de la Mousserie où, à la descente du train, cela fait du bien de se restaurer… comme chaque année car c’est pour moi une habitude d’y déguster merguez et frites de Catherine (la directrice), aux côtés de Dany (une de mes élues… par ailleurs institutrice à l’école) ! Cette année, pêché de gourmandise, ce sera en plus glace (au chocolat, bien sûr !). Les gamins font plaisir à voir, ce sont eux les vedettes sous les crépitements des appareils photos des parents agglutinés au pied du podium qui immortalisent l’instant, tout en ne perdant pas de vue les évolutions du petit ou de la petite. Enfin quand je dis les parents, ils ne sont pas tous au pied du podium car beaucoup sont installés à leur table, autour des stands de jeux ou… s’affairent justement à tenir les stands, très nombreux comme chaque année (fléchettes, carabines, pêche miraculeuse, maquillage, circuit électrique, tirlibibi… il y en a pour tous les goûts !) : l’association des parents d’élèves est spécifiquement dynamique, il est vrai !

 jean-zay2010.jpg

Autre fête d’école, avec des parents très mobilisés aussi, et la fête est belle également au groupe scolaire Jean-Zay, à quelques centaines de mètres. Cette année, élémentaire et maternelle font la fête ensemble ! C’est réussi ! Je suis accueilli par des tas de petits Mickaël Jackson (c’est l’année !) vampirisants, plus thriller que nature ! Beaucoup de joies, de bonne humeur, tout cela sous le regard de nos jeunes écoliers portugais de Guarda de passage pour une semaine à Wattrelos : belle découverte pour eux que d’arriver pour la fête de l’école de leurs correspondants. Fête sympa, vraiment ! Bravo Marie-Suzanne (élémentaire), bravo Brigitte (maternelle) !

 savate.jpg

La jeunesse, en action, je continue de la rencontrer ensuite. A la Cité des Sports d’abord, où le club de boxe française La Savate wattrelosienne organise un inter-club pour les petits licenciés. Ils ont belle allure, nos jeunes Wattrelosiens sur leur ring avec leurs gants de boxe. La boxe française, ce n’est pas que de la boxe. C’est plus subtil : les pieds aussi jouent un rôle, et le sportif doit composer sa stratégie et ses mouvements, souvent vifs, rapides et précis dans la touche, avec ses poings comme avec ses pieds. C’est souvent impressionnant de rapidité et surtout de technique. La compétition, avec notamment le club de Tourcoing, est de bon niveau et surtout, quoique sérieux, les jeunes prennent plaisir à leur sport.

 gauloise2010.jpg

Les gymnastes de La Gauloise, lors de leur fête de fin d’année, sont tout autant sérieux dans leur exhibition et la présidente Francine Maguerre peut être satisfaite : les tribunes sont pleines, malgré la chaleur… La buvette marche bien et les démonstrations se passent dans l’enthousiasme. Petites, petits, grandes et grands, chacun s’élance ou réalise sa prestation de tout son cœur ; un petit mot particulier pour les plus petites, très touchantes dans leurs gestes appris depuis à peine quelques mois : d’ailleurs, c’est sûr, à l’applaudimètre, elles sont championnes !

 

 

 

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 14:11

cetis2.jpgCe matin, aux côtés de la présidente de la Communauté urbaine de Lille, du préfet de région et de mes collègues maires de Roubaix et Tourcoing, 1ère visite de chantier du CETI, le centre européen des textiles innovants qui se construit actuellement dans la zone de l’Union.

 

Le chantier est impressionnant par son ampleur : deux bâtiments immenses sont sortis de terre et se dressent fièrement, le long du canal, entre la tour Mercure et la tour Terken. Les travaux vont bon train et ne souffrent d’aucun retard, nous affirme Jean Badaroux, directeur de la SEM Ville Renouvelée qui construit ce CETI et qui nous guide dans ses espaces en construction, Martine Aubry, René Vandierendonck, Michel-François Delannoy et moi-même, accompagnés par de nombreux élus (dont Pierre de Saintignon et Patrick Kanner, vice-présidents du Conseil général), ainsi que de mon premier adjoint Christophe D’Hulst.

 

Le CETI est un pont entre notre passé et le futur. Parce que si l’industrie textile traditionnelle, si profondément ancrée dans notre agglomération, durant tant de temps et de générations, a fini de s’effondrer au début de la décennie, il reste une volonté et un savoir-faire qui, eux, n’ont pas disparu. Ces deux qualités vont pouvoir s’exprimer grâce aux textiles innovants, c’est-à-dire les textiles de demain qui nécessitent recherche et développement.

 

La façon de travailler au CETI, ensemble de bureaux et de laboratoires de différentes tailles, sera à la fois axée sur le travail du textile, avec des machines modernes ayant vocation à pouvoir être placées de différentes manières en fonction de la demande, et la conception innovante, c’est-à-dire le prototypage, la production de petites séries, ce qui sera unique au monde.

 

L’idée est de raccourcir les processus d’innovation qui, aujourd’hui, sont disséminés et répartis aux quatre coins de la planète. D’ailleurs, le montage financier éclaire bien cette priorité : la moitié du financement est dédiée à la construction des bâtiments ; l’autre moitié aux équipements pour travailler les filages tricomposants – rares à l’heure actuelle – et des textiles non tissés inhabituels.

 

C’est à un cabinet d’architecture roubaisien qu’a été confiée la conception du CETI, dont l’aventure a débuté en… 2002 ! Si le projet a mis du temps à trouver sa concrétisation, c’est qu’il fallait établir les partenariats et prévoir les subventions nécessaires pour cet investissement dont le montant est estimé entre 40 et 50 millions d’euros : 5 millions d’euros pour l’Etat, 2,6 pour LMCU (auxquels il convient d’ajouter 1,4 million pour LMCU en tant qu’actionnaire de la SEM), 1,5 million pour le Département ; la Région participera quant à elle au financement des machines.

 cetis1.jpg

Luc Saison, l’architecte désigné (à gauche sur la photo), nous explique que le CETI est le porte-étendard de cette zone de l’Union qui unit les trois villes de Wattrelos, Roubaix et Tourcoing. Le premier bâtiment comportera un grand parvis pour pouvoir accueillir des manifestations et, à l’étage, des bureaux et des laboratoires. Le second bâtiment sera le moteur du CETI : c’est là que se trouveront les grands labos adaptés aux recherches. L’alimentation en énergie de ces deux bâtiments se fera par le dessus et par le dessous (sous-sol avec galeries techniques).

 

Quant à l’allégorie architecturale choisie – pour reprendre le langage poétique de Luc Saison – c’est le métier à tisser qui a été choisi, avec un effet de faille horizontale dans les bâtiments de laquelle émergeront une forêt de poteaux rappelant les fils du métier à tisser (en même temps, cette architecture offrira une vue transversale sur les jardins intérieurs).

 

Voilà donc le CETI qui prend forme ; la fin de chantier est prévue l’année prochaine. C’est en tout cas un beau symbole et un beau signal de reconquête urbaine et industrielle dans une agglomération qui a terriblement souffert, et qui veut se tourner résolument avec espoir vers son avenir.

 

 

 

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 16:14

_IMG6490.JPGCertes, la fête des mères, ce n'est que demain, mais le marché aux fleurs crée une opportunité de mettre ce jour les mamans à l'honneur.

 

D'abord, toutes les mamans hospitalisées au Centre Hospitalier de Wattrelos à qui je rends ce matin visite avec mes adjointes. Puis lors de la réception à l'Hôtel de ville des mamans que je décore de la médaille de la famille française. Cette année... seule une maman wattrelosienne reçoit cette médaille.

 

Gwendoline Macker, son mari et ses quatre enfants se sont donc joints aux élus pour l'inauguration du marché aux fleurs, ce qui marie parfaitement bien les deux événements, fête des mères et fête des fleurs.

 

Bravo au Cercle horticole, représenté par son fidèle président Dominique Dumoulin, qui organise avec la Ville le marché aux fleurs. Que le beau s'installe sur la place Delvainquière le temps d'un week-end, avec cette diversité de choix, de couleurs, cette harmonie, ces efforts pour rendre les stands attractifs, cela me va bien, même si à mon sens, il faut réfléchir à une évolution de ce marché aux fleurs pour les années qui viennent.

 _IMG6510.JPG

Ensuite, bien entendu, je me tourne vers Gwendoline, la maman que la République met à l'honneur. Un proverbe japonais dit que "l'amour d'une mère est plus profond que l'océan". Je le vois ce matin dans les yeux de cette maman émue, dont je salue le courage et le don de soi au quotidien car, pour être mère, il en faut !

 

Nulle fonction n'est la plus belle, nul investissement n'est plus profond, car être maman, c'est à la fois la chance d'une vie et une obsession de tous les instants pour s'assurer que les enfants vont bien. Quand on devient maman, c'est pour toujours !

 

D'ailleurs, je trouve que notre société a encore beaucoup d'efforts à faire pour que les mères puissent concilier leurs obligations avec leur vie de femme. Des écarts entre hommes et femmes continuent de perdurer, et il est de la responsabilité de la collectivité d'agir pour lutter contre cela. C'est tout le sens de cette année de l'enfance que l'on a décrété à Wattrelos pour 2010 avec l'ouverture de deux crèches, pas moins : la réouverture à la rentrée de la crèche du Sapin Vert, stupidement incendiée en 2007 (elle gagnera la capacité d'accueillir 10 enfants supplémentaires au 1er janvier), et l'ouverture récente de la crèche de Beaulieu dans l'espace Maurice-Titran (avec une halte-garderie et un réseau d'assistantes maternelles).

 

Dans une ville aussi jeune que Wattrelos, l'enfance est une véritable priorité municipale ; Antoine de Saint-Exupéry ne l'aurait pas contesté, lui qui écrivait que « l'on est de son enfance comme on est d'un pays ».

 

Et avant de décorer Gwendoline Macker de la médaille de la famille française, je cite ces mots d'Henri Salvador, sans doute interprète de tous les enfants en cette période de fête des mères : « Maman, tu es la plus belle du monde car tant d'amour inonde tes jolis yeux ».

 

Bonne fête à toutes les mamans !

 

 

 

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 18:27

denise1Moment de gaieté… et moment d’émotion collective, ce soir au Crétinier où l’on donne officiellement à la salle de l’amicale le nom de Denise-Lemahieu, ancienne présidente décédée il y a quelques semaines.

 

Il y a là de nombreux amicalistes bien sûr, les époux Rolland (Denis et Michèle, la nouvelle présidente), Miss Wattrelos et ses dauphines (car c’est l’amicale qui organise le concours), mais aussi l’une des filles de Denise, Martine, après qui je prends la parole.

 

Moment difficile durant lequel se mêlent des sentiments ambivalents car Denise adorait la vie, la défendait et n’aurait pas voulu que l’on soit triste ce soir. Pourtant, comment ne pas l’être, comment croire qu’elle nous a quittés…

 

Denise était mère de quatre enfants, plusieurs fois grand-mère et arrière-grand-mère. Elle était fière de sa famille. Mais elle n’avait eu de cesse d’élargir cette famille en prenant la présidence de l’amicale : ici, ce soir, mais au-delà de ses murs aussi, il y a beaucoup d’enfants de Denise !

 

D’elle je conserve trois images : une femme infatigable, humaine, éternelle.

 denise4

L’image d’une femme infatigable d’abord. Infatigable au service de cette amicale à laquelle elle s’identifiait : elle croyait à son ancrage dans la vie du quartier. Denise, c’était cette voix qui s’élève lors de l’assemblée générale, un son de cloche, puis le silence qui se crée dans la salle après cet appel à l’ordre. C’était une femme de caractère, derrière lequel se cachait une grande sensibilité, de l’affection. Spontanément, pour les amicalistes et ceux qui la connaissaient, c’était « mamy » ! Naturellement, Denise était la mamy que tout le monde voudrait ou aurait voulu avoir, profondément sincère. Pour ma part, j’ai toujours aimé sa formidable envie de vivre, cette façon de contourner l’obstacle coûte que coûte malgré les difficultés d’une vie qui ne lui avait pas fait de cadeau. Elle avait su se retrousser les manches, au sens propre comme au figuré, pour devenir aide ménagère… tout en restant une bénévole d’un rare niveau d’investissement à l’amicale !

 

Denise était aussi passionnément humaine. Quand il avait fallu relancer le concours Miss Wattrelos, elle avait relevé le gant avec humanité, avec ce souci de considérer les candidates comme des papillons devant sortir de leur cocon. Elle les aimait et les considérait toutes, les gagnantes comme les autres qu’elle ne négligeait pas, n’oubliait pas. Je lui disais qu’elle était notre, et en particulier ma « Miss Wattrelos perpétuelle ». Elle aura été notre Académicienne des miss… car elle les symbolisera à jamais.

 

Enfin, je conserve le souvenir d’un anniversaire. Le sien. C’était une surprise, cela se passait dans cette salle et j’avais été mis dans la confidence bien sûr. En cadeau, je lui avais offert une lampe, symbole de cette lumière qu’elle avait toujours dans les yeux et le cœur, symbole de ce qui reste allumé quand tout s’éteint. Pourtant Denise s’est éteinte et sa disparition m’a sincèrement profondément peiné. La République l’avait distinguée en 1999 d’une médaille Jeunesse & Sports on ne peut plus méritée. Elle avait été fière aussi de son titre de Super Nana senior la même année, arborant une tenue de charleston puis de footballeur de l’U.S. Wattrelos : quel humour, quel sens de l’autodérision ! Je me suis enfin souvenu de son intronisation dans la confrérie du carnaval en 2004 qui l’avait ému aux larmes, car c’était une reconnaissance pour elle, pour son parcours associatif.

 

Ce soir, notre ville honore sa mémoire et j’en suis fier. Nous en sommes tous fiers. En dévoilant la plaque Denise-Lemahieu sur ce mur de l’amicale (une proposition que j’allais faire aux amicalistes… au moment où ils me l’ont faite !), nous figeons dans le temps le souvenir d’une femme de cœur, d’une grande dame de Wattrelos. C’était une amie, et ce mot n’est pas faible sous ma plume.

 

En entrant à l’amicale, chacun aura désormais une pensée pour Denise. Ce n’est que justice car elle fut l’âme du Crétinier.

 

 

 

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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 09:34

Si, dès sept heures, je suis aux côtés de parents qui voient – avec émotion et quelques quarts d’heure d’attente fébrile (ils ne sont pas les seuls !) – revenir leurs enfants d’une semaine de classe transplantée en séjour dans les montagnes des Alpes, la journée si bien ensoleillée aura été celle où les manifestations auront jeté hors de chez eux des milliers de personnes.

 

D’abord, le vide-grenier du quartier Péri-Féérique (traduisez : rue Gabriel-Péri), où je visite les étals avec les élus qui m’accompagnent en déambulant sur les trottoirs, dans les rues de mon enfance et où je n’ai pas pu m’empêcher, justement, de passer au bout de ma rue, voir ma maison, celle de mes parents et des premiers pas… La bonne humeur est de mise et entre bises et plaisanteries, ce sont de bien sympathiques rencontres que celles de cette matinée… que je n’ai pas su conclure sans déguster de bonnes frites locales !

 

Après un passage au bureau et quelques dossiers, un regard rapide sur le parc urbain (que de monde, dans ce poumon wattrelosien que nous venons de doter de nouveaux jeux !), en route pour les chats ! Ne le dites pas à mon chien !

 chats-2.jpg

L’association Les Chats de France présente en effet, comme il y a deux ans, une de ses grandes expositions félines à Wattrelos : 300 chats s’y trouvent (220 en 2008) avec leurs éleveurs. Après avoir salué la présidente de l’association, Sonia Claudel, c’est toujours un plaisir et un émerveillement, il faut bien le dire (comme celui que je vois chez les parents et enfants, parmi les nombreux visiteurs), que je fais ensuite le tour des stands. Admiratif devant la beauté de tel animal ou impressionné devant sa taille (certains chats pèsent près de… trois fois le poids de mon chien !), toujours conquis par la qualité des soins apportés à l’animal présenté, séduit par l’amour qui lie maître (ou maîtresse souvent) et animal.

 

Les races présentées, à elles seules, valent la curiosité. Au très costaud et impressionnant, le doux géant, Maine Coon, répondent les majestueux Persan ou Siamois, ou l’énigmatique Sphynx et autre chat à peau d’ange, tandis qu’on est interpellé par le pelage bouclé, quasi laineux du Cornish ou du Devon Rex… même si pour ma part j’avoue une grande faiblesse pour le Chartreux bleu. Des aristocrates félins, je vous dis !

 

Des aristochats, même… si j’en juge par les noms de ces seigneuries. Si, quand le journaliste est arrivé, j’étais en train d’admirer Cognac, un superbe Maine Coon blanc, c’étaient après avoir vu les Chartreux bleus Amélie du Parc Royal et César des Coquelicots, qui côtoyaient Ebène du Domaine de la Licorne, un superbe Persan chocolat, à quelques mètres d’Elis de Naskshidil (Angora turc noir), à proximité de la plus belle de toutes, un Persan crème, la bien nommée… Emma Belle du Seigneur !

  copesindeux1.jpg

Après cette visite, c’est le morceau de bravoure de l’après-midi : dans un CSE plein à craquer, pas besoin de chauffer la salle pour nos célèbres Copés in Deux ! Il in faut peu pou ête heureux est le titre d’un spectacle désopilant, plein d’humour, qui flirte parfois avec l’émotion (comme avec le sketch SDF) et qui, sans jamais être grivois, manie avec habilité le patois pour semer partout le rire.  Très vite, dans la salle, ce n’est plus qu’un éclat de rire, franc, généreux… On rit de bon cœur, on rit de plaisir, de toutes ces garlouzettes de ces sacrés lascars.

  copesindeux2.jpg

Bien sûr, l’amour est au programme, celui de la rencontre avec Ch’est l’amoré (où le cœur de Valentin fait Tchi qui tchi qui boum… repris largement par le public), celui de l’absence le soir (dans un Are you lonesome tonight d’Elvis, devenu un savoureux Est c’que t’es tout seu c’soir ?),copesindeux.jpg ou celui de la brouille (où la Gaby de Bashung devient une Olga d’un Valentin braillou… qui fait rire à chacun de ses pleurs !). Mais il y a aussi beaucoup de connivence (entre père et fils) et d’amitié complice (entre Christian, Francis et Jacques) et cela donne des moments tendres, drôles et hilarants… même quand je suis la victime (consentante !) du fakir Nathanoj Eodal (comprenez Jonathan Ladoe) qui nous refait le coup de la Sérénité Pierre Dac jusqu’à s’intéresser à autre chose que le seul signe zodiacal… Mais bon, je ne leur en veux pas : c’est pour la bonne cause… le rire, et tout cela en patois, pardon in pato… ch’ti de Wattrelos !

  copesindeux3.jpg

Le pato de Wattrelos, c’est d’ailleurs l’hymne qui est entonné à la fin par la troupe, ce pato qui est nôtre, dont les carabistoulles ar’montent l’moral comme dit la chanson… Un hymne qu’ils auront été obligés de bisser sous une standing ovation du public… Quelle soirée !

 

Du vide-grenier, tradition de notre terroir, à notre pato d’Wattrelos, identité locale, cela aura été une belle journée populaire comme on les aime, où le monde afflue, une vraie belle journée culturelle au sens plein du terme… comme, à l’image de beaucoup de Wattrelosiens, je les aime !

 

 

 

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 20:22

« It's a joke » comme diraient les Anglais. Mais ce soir, en rentrant chez moi, c'est vraiment le mot qui me vient à l'esprit. Pourquoi ?

  

D'abord parce que la matinée commence par une réception des jubilaires du cercle Saint-Vincent de Paul, où le président Claude Duthoit évoque le plaisir de l'amour et celui qui a été l'existence même de chacun des quatre ménages jubilaires (de cinquante années de mariage) qui sont mis à l'honneur par leurs amis du cercle.

 stjo-2010-2.jpg

Ensuite, et voilà sans doute pourquoi le mot plaisirs me vient à l'esprit, c'est la kermesse de Saint-Jo, ce que les plus jeunes comme moi ont connu sous le nom de Foire aux plaisirs : ma jeunesse durant, c'est comme cela que j'en ai entendu parler à la maison. Avec le directeur du collège, Peche-miraculeuse-copie-1.jpegJean-Louis Derycke, et bien d'autres élus de l'administration municipale, nous faisons le tour des stands en commençant par celui... des gâteaux ! Après le réconfort, l'effort, avec le tir à l'arc, le tir aux fléchettes, le jeu de massacre, la pêche miraculeuse... et tant d'autres, jusqu'au tour des cuisines où s'affairent nombre de bonnes volontés dans le sourire et la bonne humeur, ce que nous retrouvons aussi autour des friteuses et des grillades..

 

Ah,stjo-2010-3.jpg le moment tant attendu, et chaque année renouvelé : la pétanque à l'œuf ! Un œuf (frais !) dans le sable d'une brouette, et trois boules de pétanque pour l'écraser : un challenge ! Ouf : la 3e boule l'a approché de si près que, fendu, il a du être remplacé ; l'honneur est sauf !

 

 

Unstjo-2010-4.jpg tour ensuite par les coulisses du spectacle en cours, par la crêperie, puis le palais des bières... où de fort sympathiques gaufres (au chocolat !) agrémentant un cidre que dégustent quelques-uns, ou la chope de bière que prennent... tous les autres (je ne donnerai pas les noms !). Alors, c'est vrai, dans tout cela, comme on dit, on aura eu bien du plaisir !

 

J'en aurai encore – et je ne serai pas le seul – ce soir car l'église est plus que pleine, au concert que l'école de musique organise à Saint-Maclou. Sous la direction de la dynamique et entraînante Pascale Vandenouc, l'orchestre à cordes (violons, violoncelles et basse) est rejoint successivement par deux chanteuses soprano, puis par toute la chorale du conservatoire (et cela en fait du monde !) pour un superbe concert baroque très réussi : Mozart, Haendel, Vivaldi... se sont succédé dans des productions talentueuses, présentées de son pupitre dans la bonne humeur par Pascale, et très artistiquement interprétées.

 

Ce cadre de l'église Saint-Maclou – que j'avais fais restaurer radicalement dans mon mandat municipal précédent – offre en effet un écrin superbe pour ce qui y est si admirablement joué. Le public est ravi et ses généreux applaudissements en témoignent. Bravo à ces enseignants de notre conservatoire qui ont permis cela, à tous ces élèves qui se donnent si bien à leur passion, et à Pascale qui, ainsi, nous aura à tous fait... bien plaisir !

 

 

Un dimanche de plaisirs, vous dis-je !

  

 

 

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 20:13

8mai-2010-2.jpgEn ce 8 mai 2010, la France célèbre le 70e anniversaire de 1940 et se souvient de tous ces combattants qui, au printemps 1940, tentèrent d'enrayer autant qu'il fut possible l'avancée des armées allemandes. Ces soldats n'ont pas démérité, et dans notre mémoire collective, souvenons-nous de la force de leur engagement.

 

En ce 8 mai, nous célébrons aussi le 65e anniversaire de ce jour de 1945 où, à Wattrelos comme dans toute la France, les cloches annonçaient la fin de la guerre.

 8mai-2010-1.jpg

C'est le thème bien sûr du discours que je prononce ce matin au cimetière du Centre, après avoir déposé une gerbe au monument aux morts du cimetière du Crétinier.

 

Le 8 mai – veille du 9 mai, journée de l'Europe – est toujours l'occasion de plaider la paix à l'instar d'Albert Camus qui écrivit que « le seul combat qu'il vaille encore la peine de mener, c'est la paix ».

 

Pourtant, celle-ci est plus fragile qu'on ne le croit, même si ma génération a appris à vivre avec elle comme elle respire normalement ! Nombre de forces, dans le monde, mais aussi dans bien des pays européens, y compris chez nous, sont encore en œuvre qui créent les conditions de tensions ou d'affrontements :

 

-         les inégalités de richesses, de par le monde, entre le Sud et le Nord, bien sûr, mais pas seulement. Ces richesses ne sont plus que celles du sous-sol, ce sont aussi les ressources en alimentation ou en eau, et bien des conflits y puisent leur origine ;

 

-         le racisme, la xénophobie, la haine de l'autre, dûment attisés par des nationalismes qui prospèrent sur des slogans d'exclusion. En Europe orientale même, ils ressurgissent, ou encore juste à côté d'ici, en Flandre Belge, et la crise réaccentue leur vigueur. Attention, danger !

 

-         enfin, plus près de nous encore, la remise en cause de notre modèle de société européen. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, il a été fondé sur deux piliers. La démocratie, avec l'extension des libertés individuelles, la protection des droits des citoyens, le développement des droits de l'Homme... c'est-à-dire un modèle fondamentalement humaniste. Le second pilier, c'est le social, avec l'Etat - providence, les services publics, la fiscalité redistributive, qui est un modèle pas seulement égalitaire, mais un modèle de solidarité. Et de ce point de vue, depuis plus de soixante ans, entre Droite et Gauche dans les pays d'Europe, ce compromis idéologique a survécu. Or, là est bien le cœur de mes craintes : c'est qu'à l'heure actuelle, ce compromis ne soit bel et bien en train de voler en éclats, sous la poussée d'une offensive idéologique libérale puissante, avec des propensions à une double rupture, antihumaniste (cf. débat sur l'identité nationale) et inégalitaire (cf. politique fiscale cyniquement injuste) qui peut conduire à une résurgence des affrontements entre catégories sociales, entre citoyens, et entre communautés. Là aussi, la vigilance doit demeurer.

 

Avant de procéder aux remises de décorations, c'est à tout cela que je pense ce matin en montant à la tribune pour prononcer quelques mots. Pour lire mon discours,

8 mai 2010 cliquez ici.

 

 

 

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 07:17

blog-cheminees.jpgLa cheminée d’usine fut longtemps, dans notre région, le symbole haut de vingt ou trente mètres d’une économie qui vit, qui croît… et qui produit nombre de déchets écologiquement condamnables (à l’époque, on ne s’en souciait pas !) s’évacuant en fumée dans le ciel de nos villes.

 

Ces cheminées, il en reste de moins en moins de nos jours. D’abord parce qu’elles ne servent plus ; ensuite parce qu’elles deviennent, en prenant de l’âge, fragiles aux assauts du vent et du temps et que le principe de précaution impose si souvent de les mettre à terre avant qu’elles ne menacent la sécurité publique ; enfin parce que notre urbanisme moderne, avec un habitat plus près du sol, ne leur laisse plus beaucoup de chance de s’insérer dans le paysage.

Une magnifique exposition leur est néanmoins consacrée au musée de Wattrelos jusqu’au 27 juin. Ce soir, je la visite en compagnie du représentant de l’association Proscitec qui, avec l’aide du Conseil général, a permis de recueillir de nombreux éléments d’information (textes, photos, anciennes publicités…) afin de sensibiliser le public à ce patrimoine fragile. De fait : ce travail d’inventaire, débuté en 2007, révèle que sur les 320 cheminées recensées dans le Nord il y a trois ans, beaucoup ont aujourd’hui disparu (à Wattrelos, il en reste 3 : à côté du Vendôme, à Socowa et à Saint-Maclou, et je ne peux m’empêcher de repenser à celles de Kulhmann attachées à mes souvenirs d’enfance qu’une carte postale, reprise dans l’exposition, me remémore opportunément).

 

La mise à terre d’une cheminée est souvent plus émouvante que la destruction d’un immeuble collectif ! C’est un pan de l’histoire économique d’une ville, de l’histoire personnelle de milliers de travailleurs, ce sont des dizaines d’années de travail qui tombent avec elle. On comprend que l’on soit attaché, dans le Nord, à ces cheminées symboles ! Cela dit, leur préservation a toujours un coût, et il est plus que regrettable que dans les mécanismes financiers publics de préservation du patrimoine, il y ait des moyens financiers d’Etat considérables qui peuvent être obtenus pour préserver des châteaux – même de propriétaires privés ! – mais rien si une collectivité souhaite préserver une cheminée, vestige… des châteaux d’industrie !

 

 

 

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 16:29

zkf.jpegAprès avoir épinglé et félicité les médaillés du travail, pour les socialistes wattrelosiens, il est une bonne habitude : celle de se retrouver entre amis, autour d'une table pour un beau moment de camaraderie. Je les ai rejoints après être allé porter un peu de muguet dans les pavillons de la maison de retraite.

 

Et au siège du parti, rue Jeanne d'Arc, ce fut un bien beau et bon moment de convivialité. Pas loin de 200 convives militants et sympathisants (pour un peu, il aurait fallu pousser les portes pour les accueillir) s'étaient réunis autour de Christophe D'Hulst, notre secrétaire de section... et, en famille, avec les voisins et amis, chacun a pu se sustenter d'une bavette ou d'une assiette anglaise : les frites, c'était pour tout le monde ! Et les desserts aussi...

 gfej.JPG

Et de l'ambiance, il y en a eu d'autant plus que le sympathique Jean-Mi, chansonnier et ventriloque, nous a fait bénéficier d'un agréable tour de chant : s'il a pu faire reprendre en chœur "Les amants de Saint-Jean chers à Patrick Bruel, il a aussi pu glisser un constat chanté et partagé par tous cet après-midi : "L'important, c'est la rose, l'important, c'est la rose... crois-moi !"

 

L'important, face aux agressions des politiques économiques et sociales menées par la Droite, et aggravées par la crise, c'est que la Gauche, et notamment les socialistes, soient rassemblés et mobilisés, prêts pour porter haut leurs valeurs, prêts pour prendre les décisions nécessaires là où nous gérons, prêts aussi et surtout à proposer, à débattre, pour que nous puissions construire l'alternative politique en France en 2012.

 

Ce repas pris en commun, dans la joie et dans les convictions, est un signe de cette mobilisation wattrelosienne,... laquelle fut superbement illustrée par la sortie très matinale de quelques camarades, très tôt en ce 1er mai, pour pouvoir afficher plfkj.jpegartout sur les colonnes d'affichage libre de la ville, le poing à la rose emblématique du parti socialiste, avec la mention : "1er Mai, Fête des Travailleurs". Merci, les copains !

 

C'est un bien sympathique hommage aux travailleurs, à ce monde du travail que nous soutenons de notre engagement politique...

 

 

 

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