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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 20:33
Le Pen, c'est le programme du chaos économique !

Beaucoup de Français – trop, beaucoup trop – croient voir dans Marine Le Pen la solution de tous leurs maux et de toutes leurs difficultés ! Non pas parce qu’ils seraient convaincus par son programme, mais parce qu’ils estiment que la droite de Sarkozy a échoué (c’est vrai, elle n’a fait que creuser les dettes !), que la gauche de Hollande aurait échoué (c’est faux : les fondamentaux de l’économie ont été rétablis !), et surtout que Le Pen, elle, elle va tout faire !  Elle va donner des sous, créer des emplois publics de policiers et de militaires, réduire le chômage, baisser les impôts, freiner les importations, ne plus payer nos dettes aux méchants banquiers… bref, elle va raser gratis !

 

Sauf que tout cela, c’est une très grave tromperie économique, une vaste fumisterie financière, dont ne peut résulter qu’un chaos qui aggraverait les difficultés de la France, provoquerait une explosion du chômage et de la pauvreté !

 

Quel est le programme économique de Le Pen ? Une accumulation de dépenses nouvelles (le passage des dépenses pour la Défense à 3 % du PIB alors qu’on en est à 1,8 % actuellement, à lui seul coûte 27 Mds € !) ; une multiplication d’exonérations fiscales (surtout pour les plus riches !) ; la création de taxes à l’importation (ce qui n’est possible qu’après la sortie de la France de l’Europe, et donc prendra plusieurs années !), laquelle ne manquera pas de provoquer une rétorsion des autres pays sur nos exportations (et donc des ventes perdues pour les entreprises française) ; le décrochage de l’euro (et donc un franc dévalué, qui appauvrira les épargnants) ; le financement de tout cela par la planche à billets de la Banque de France (ce qui va faire s’envoler l’inflation, laquelle appauvrit toujours les plus pauvres !).

 

Ce programme ne peut que mener à la catastrophe financière et économique. Pourquoi ?

 

> D’abord parce que toutes les dépenses supplémentaires annoncées sont coûteuses et non financées. Il y en a pour des milliards et des dizaines de milliards ! Toutes ces dépenses ne sont pas financées (car les économies par les conditions de nationalité évoquées pour certaines prestations, outre leur inconstitutionnalité et leur injustice nauséabonde, sont sans commune mesure avec les dépenses annoncées !), et ne peuvent que se traduire par des déficits publics supplémentaires ! Le Pen promet tout à tout le monde pour attirer des électeurs (et là, il n’y a pas de timidité : tout ce qui peut plaire, à toutes les catégories d’âge ou sociales, elle y va !) : facile de faire des promesses… surtout quand on ne dit pas comment les financer, ni même si elles seront finançables.

 

> De la même manière, les exonérations fiscales, ce sont des pertes de recettes pour l’Etat !

Et plus de dépenses et moins de recettes = plus de déficit et plus de dettes ! Sous Sarkozy, l’augmentation de la dette était lancée à une telle vitesse (+ 600 Mds €, soit + 25 points de PIB en 5 ans !) que pour la freiner sans casser la croissance, il a fallu ralentir les dépenses et augmenter les impôts, pour qu’enfin en 2017 le poids de la dette commence à décroître ! Mais à 96,1 % du PIB la dette est déjà lourde. Le seuil de 100 %  (celui où la dette d’un pays équivaut à sa production de toute une année !) n’est pas loin.

 

> Le décrochage de l’euro et le retour au franc signifient immanquablement récession, pertes d’emplois, chômage, pertes de pouvoir d’achat et pauvreté accrue. Cette promesse de Le Pen est une illusion extrêmement dangereuse. Pourquoi ? Parce que :

- cette décision implique un rétablissement du contrôle des changes, pour éviter le départ massif de capitaux hors de France, et donc des restrictions aux mouvements de capitaux, ce qui ne peut avoir qu'un effet brutal sur les investissements de court comme de long terme. Ce sera un gel tout aussi brutal d’un des moteurs de la croissance économique, et, comme en Grèce, la France plongera en récession ! Avec les conséquences négatives connues : fermetures d’entreprises, licenciements, chômage accru ;

 

- cette décision s’accompagnera de la dévaluation du Franc, et celle-ci sera forte (20 à 30 % probables !). Outre que cela dégrade le commerce extérieur (cela renchérit les importations, notamment énergétiques), cela réduit les revenus et l’épargne des ménages d’autant !

Avec moins de revenus et moins d’épargne ceux-ci consommeront moins et épargneront moins : c’est encore un autre moteur de la croissance qui se casse ! Et moins de dépenses des ménages, c’est moins de ventes des entreprises, et donc, là aussi, moins d’emplois ;

 

- le retour du franc ne peut qu’être contagieux et provoquer l’explosion de l’euro. Il y aura contagion en Europe à d’autres économies, et un maelström des monnaies s’engagerait, avec des crises de confiance à répétition, ce qui n’est jamais bon pour les échanges commerciaux. Or, si ceux-ci plongent, c’est la croissance européenne qui plongerait, avec là encore, fermetures d’usines et cortèges de licenciements ;

 

- enfin, le décrochage de l’euro provoquerait une envolée des taux d’intérêt considérable qui coûterait cher à la France et aux Français ! La France n’est pas dans n’importe quelle situation, elle a une dette publique de 2 200 Mds €, qui lui coûte 43 Mds € d’intérêts par an ! Sauf qu’aujourd’hui la France emprunte à des très bas taux, voisins de 0,3 à 0,7 % ! Déjà les interrogations sur la prochaine campagne présidentielle de mai 2017 ont provoqué une hausse des taux que paie notre pays, et des taux plus chers ont des lourdes conséquences : une hausse de 1 %, cela représente + 4 Mds € d’intérêts supplémentaires en 2 ans, et + 15 Mds € en 10 ans ! Et avec un choc tel que l’annonce du changement de monnaie, c’est clair, la hausse serait beaucoup beaucoup plus forte que 1 %... Qui va payer ?

Pour payer, soit il y aurait des hausses d’impôts massives sur les Français ! Mais Le Pen n’en parle pas !

Soit, c’est le déficit, donc la dette qu’elle laisserait filer ! Mais si elle gonfle, qui va la financer ?

 

- Car s’il y a en « effet-prix » (des taux d’intérêt plus chers) sur la dette, il y aurait immanquablement un « effet liquidité » : même si cela coûte plus cher, encore faut-il qu’on veuille bien nous prêter ! Aujourd’hui les 2/3 de nos emprunts sont contractés auprès de prêteurs étrangers !

Avec des incertitudes sur le remboursement (perte de valeur de la monnaie, récession économique, perte de ressources de l’Etat), les investisseurs étrangers vont prêter plus cher (la Banque de France estime l’alourdissement de la charge annuelle d’intérêt à + 30 Mds ! Compte tenu des 43 Mds déjà, à près de 75 Mds d’intérêts à payer, la France consacrerait tout l’impôt sur le Revenu à payer ses prêteurs ! Comment fera-t-elle fonctionner ses services publics, que lui restera-t-il pour payer ses fonctionnaires ?). Mais encore faut-il qu’on veuille bien encore lui prêter ; et si les prêteurs deviennent frileux, ne veulent plus prêter, ou ne prêtent pas tout ce qu’il faut, un scénario de crise de liquidité à la grecque est possible ! On ne peut plus rembourser ses banquiers, on ne peut plus payer ses fonctionnaires, la France se met en panne… Quelle vision de capharnaüm : ce n’est malheureusement pas impossible !

 

- et le pire, c’est que Le Pen, qui sait cette crise probable pense avoir trouvé la solution : elle va demander à la Banque de France d’émettre de la monnaie pour payer les déficits et les dettes ! Comme dans les années 30… sauf que les statuts de la Banque de France l’interdisent ; sauf que ce serait relancer l’inflation, donc provoquer des dérapages de prix qui, outre qu’ils augmenteraient le prix des produits français et donc dégraderait la compétitivité de la France, et qu’ils appauvriraient les revenus des ménages, repousseraient d’autant à la hausse les intérêts payés sur la dette, et accéléreraient le scénario catastrophe déjà évoqué ci-dessus !

 

Ceux qui, comme Le Pen, font semblant de considérer l’euro comme source de tous les maux, et veulent faire croire qu’il suffirait d’en sortir pour faire disparaître toutes les difficultés de l’économie française mentent !

 

Oublieraient-il les dégradations du commerce extérieur, les dévaluations à répétition, les pertes de pouvoir d’achat, les suppressions d’entreprises et d’emplois d’avant l’euro, des pans entiers de nos industries (acier, textile…) laminés bien avant l’euro ?

 

Car quitter l’euro ne résoudrait rien aux problèmes français de compétitivité, de revenus, de différences de coûts de production, ou d’inégalités de ressources et de patrimoines. Au contraire, quitter l’euro compliquerait considérablement les choses, casser le courant des affaires, dégrader les anticipations des ménages et des entreprises, et va rendre impossible la capacité de la France (et de l’Etat) à faire face à ses engagements financiers nationaux et internationaux.

 

A vrai dire, au bout du programme économique du Front National, il n’y a qu’une seule certitude : celle d’un chaos économique inévitable ! Avec pour les Français, dont mes concitoyens, un cortège programmé de souffrances, de malheurs, de liquidations d’emplois et de tensions sociales dont on n’a pas même pas idée des drames qui se produiront.

 

Voilà pourquoi, dans cette campagne présidentielle, avant tous les égos, toutes les écuries présidentielles, il n’y a qu’une seule ligne : non, non et non au Front National et à son programme !

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Publié par Dominique Baert - dans Divers
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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 11:29

Non, je n’ai pas changé ! Je suis socialiste, je le reste, et le resterai ma vie durant !

 

Mais je suis pour le sérieux économique et le progrès social. Je ne suis pas pour un socialisme des illusions et du chaos.

 

Je suis pour qu’on dise la vérité aux Français. Je suis pour qu’on dise ce qu’on va faire, et qu’on fasse ce qu’on a dit.

 

Dans mes programmes municipaux, j’ai toujours veillé à présenter des programmes qui étaient réalistes, compatibles (lors de la rédaction du programme) avec les capacités financières de la commune ! Y compris dans mes programmes à la députation, lorsque je pensais que certaines propositions du candidat ne se feraient pas, ou qu’elles n’étaient pas réalistes politiquement ou économiquement, je ne les ai pas inscrites dans les documents que j’ai publiés et distribués.

 

Il faut parler vrai aux électeurs.

 

La gauche a, dans le passé, fait des erreurs dans les programmes qu’elle a présentés et sur lesquels elle a pu gagner des élections. Résultat, elle a déçu et n’a pas été réélue. Elle n’a d’ailleurs jamais été réélue au terme d’une législature où elle a dirigé le pays. Pourquoi ? Parce qu’elle aurait mal géré le pays ? Non, le cœur du problème, ce n’était pas cela ; c’était le ressenti, le décalage entre ce que certains électeurs, souvent les plus à gauche, avaient espéré du programme, et la réalisation du possible. On a vendu des illusions, et on a fait le réalisme du possible ! On le vit encore avec le quinquennat de François Hollande : sur le plan économique et social, un travail remarquable a été fait en profondeur ; les fondamentaux de l’économie française sont bien meilleurs dans la France de 2017 que dans celle de 2012 : la France est en bien meilleure assise financière et budgétaire. Entre 2012 et 2017, la France s’est renforcée.

 

Pourtant certains, à gauche, en veulent durement à la gauche gouvernementale, à celle qui a géré avec responsabilité. Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont retenu que le slogan, « le changement c’est maintenant » : tout devait changer tout de suite pour eux, il aurait fallu redistribuer (ce qu’on n’avait pas), donner des nouveaux droits (qu’on ne savait pas financer), ne pas payer ses dettes (alors qu’elles explosaient), bref faire n’importe quoi alors que l’épée de Damoclès des déficits, des dettes laissées par l’équipe Sarkozy menaçait, avec l’œil vigilant de nos prêteurs internationaux, de jeter rapidement la France dans la situation de la Grèce !

 

En 2012, dans un programme qui n’était pas le sien, avec des thèmes d’un parti dont il n’avait pas assuré l’élaboration, récupérant un centre de gravité politique du parti socialiste qui n’était ni le sien, ni celui qui convenait à la situation de la France du moment, François Hollande a été élu sur une ambiguïté, sur cette part d’illusions qui étaient dans son programme dont certains font mine aujourd’hui de lui faire reproche.

 

Or, c’est là qu’est le ver dans le fruit du parti socialiste, celui de nos erreurs passées, de notre incapacité à être une gauche de Gouvernement durable, capable d’être réélue : aller aux élections sur des rêves intenables ou irréalisables, et susciter immanquablement la déception, et inexorablement à la fois, la défaite.

 

Va-t-on recommencer en 2017 les mêmes erreurs qu’en 1981 ou en 2012 ?

 

Aujourd’hui, avec une dette de 2 200 Mds €, avec 180 Mds € que la France emprunte chaque année sur les marchés financiers (et donc pour payer ses fonctionnaires !), avec une grande sensibilité de notre dette aux taux d’intérêt, on ne peut pas dire ni faire n’importe quoi ! Et c’est pour cela que je ne peux pas soutenir Benoît Hamon !

 

Comment peut-on oser vouloir faire campagne en proposant un revenu universel qui peut coûter entre 400 et 450 Mds € (plus que le Budget de l’Etat !), dire que l’on va supprimer le CICE et donc augmenter les charges des entreprises de 40 à 50 Mds €, vouloir baisser le temps de travail à 32 heures, taxer les robots et donc freiner la modernisation nécessaire de notre industrie et risquer d’accélérer la délocalisation des usines qui subsistent, réaccroître la dépense publique et la dette, pour ne parler que des questions économiques ?

 

Bien sûr, tout cela permet de se faire applaudir à la tribune, c’est sympathique, et cela permet même d’attirer des électeurs pour gagner une primaire, car qui peut ne pas avoir envie d’avoir plus de revenus, d’avoir un revenu de 800 euros pour tout le monde (surtout s’il est jeune, et qu’il doit bosser pour payer ses études), de donner « moins d’argent aux patrons », ou de travailler moins ? Si on a une sensibilité de gauche, on est séduit, et c’est bien normal !

 

Mais ce n’est pas raisonnable. Et ce n’est pas adapté à la France d’aujourd’hui.

 

La France d’aujourd’hui a une dette colossale – dont la progression a été heureusement stoppée par la gestion Hollande / Valls – doit lever des sommes colossales chaque année (près de la moitié du Budget de l’Etat pour se financer), et paie près de 43 Mds € de charges d’intérêt chaque année ! Ce n’est pas rien comme charge à supporter pour les Français ! A faire demain n’importe quoi, la gauche de Benoît Hamon veut-elle que les Français paient plus encore, souffrent davantage ? Le risque existe, et ne pas le voir, faire comme s’il n’existait pas est non seulement irréaliste mais irresponsable.

 

Dans  le journal Les Echos, cette semaine, un article souligne déjà combien, depuis novembre, les taux d’intérêt ont augmenté ! Oh bien sûr, ce n’est pas la faute de Benoît Hamon, qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit. Non, il y a déjà une tendance à la remontée : mais elle s’accentue depuis ces dernières semaines avec un décrochage avec l’Allemagne : les taux d’intérêt (à 10 ans) ont augmenté de + 1 point en 3 mois en France (et seulement de + 0,3 point en Allemagne). La différence, c’est l’incertitude sur la politique économique française, sur la crédibilité de l’action que le nouveau Président demain mènerait.

 

Hamon n’échappe à pas à ce procès en réalisme et donc en crédibilité. Ne pas être crédible, c’est faire payer l’addition aux français si on est élu. Ainsi, toutes les belles promesses de Benoît Hamon butent sur une réalité : les intérêts de notre dette.

 

Déjà + 0,7 % d’augmentation en 3 mois ! Sait-on que si les taux payés augmentent de 1 %, en deux ans cela se traduit par + 4,3 Mds € d’intérêts supplémentaires à payer + 6,2 Mds € en 3 ans ? Et 1, 2 ou 3 % de taux d’intérêt payés en plus (par la prime de risque qu’exigeront les prêteurs), cela veut dire 4, 8, ou 12 Mds € de plus d’intérêts aux banques, et 4,8 ou 12 Mds € d’argent en moins pour les services publics demain, ou d’impôts en plus pour les Français !

Etre de gauche n’implique pas de ne pas être sérieux. La gauche a déjà géré le pays : entre 1981 et 1986, entre 1988 et 1993, de 1997 à 2002, et depuis 2012. Elle connaît les contraintes de la gestion. Dans aucune de ces périodes, elle n’a renoncé à réformer, et chaque septennat ou quinquennat de la gauche aura connu des réformes sociales significatives. C’est normal, c’est le rôle de la gauche de le faire, et elle le fait bien !

 

Voilà pourquoi je ne peux pas voter ni soutenir Hamon. Je ne veux pas brader les acquis de la gauche responsable et gestionnaire, pour me ranger dans les illusions d’une gauche incantatoire faiseuse de promesses mais incapable de les tenir.

 

Je suis profondément Jauréssien, idéaliste dans mon cœur et réaliste dans mes actes et dans mes votes. Député de Roubaix comme lui, je ne garde de Guesde que l’ardeur au combat et la fougue militante. Car je suis et reste militant socialiste au plus profond de moi-même. Un militant qui ne veut plus que son parti reproduise les mêmes erreurs qu’hier, car il a davantage confiance en la gauche pour gérer la vie quotidienne des Français, et se refuse à laisser la France et les Français, dont mes concitoyens, à la droite et à l’extrême-droite !

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Publié par Dominique Baert - dans Divers
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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 14:31

Je ne crois pas à la capacité politique de Benoît Hamon d’être présent au second tour de l’élection présidentielle. Sa stratégie politique, orientée vers la gauche de la gauche, est une erreur, qui l’enferme dans une équation de l’impossible au 1er tour (et le condamne à ne figurer qu’à la 4ème voire la 5ème place) ; sa posture politique au sein du groupe socialiste et de la majorité dans ce quinquennat l’enferme de surcroît dans un isolement sans lendemains possibles autres que de façade, qui ne se desserrera qu’en apparence dans un « rassemblement » factice et illusoire : d’autant plus factice et illusoire que lui-même ne paraît pas accomplir les gestes nécessaires. De fait, figure tutélaire de « l’aile gauche » du PS, celle des utopies et des illusions, celle qui se complaît dans la critique et l’opposition, représentant emblématique des députés « frondeurs », qui a-t-il choisi pour conduire sa campagne ? Deux « frondeurs » !

 

Car le choix de la direction de campagne, c’est un geste, c’est le geste politique. C’est celui qui indique le cap qui sera suivi, qui précise vers qui tout dans l’organisation, les thèmes, les choix de la campagne, va remonter.

 

Et là, Hamon s’est trompé. Là, il pouvait, il devait « ouvrir » pour être en situation, demain, de rassembler un peu plus large. Mais il s’est enfermé, replié sur un choix de personnes qui le recroquevillent, et qui, pour les députés loyalistes du groupe socialiste, sont une provocation.

 

La campagne d’Hamon sera en effet co-dirigée par deux députés : son fidèle Mathieu Hanotin, Député de Seine Saint-Denis (ce que je peux comprendre, vu la proximité des deux hommes), et le député des Hauts-de-Seine, Jean-Marc Germain (un député hautain et je ne pense pas me tromper en estimant qu’il est parmi les moins appréciés du groupe socialiste tant sa convivialité est inversement proportionnelle à l’appréciation éminente qu’il a de lui-même), dont chacun sait la proximité qu’il a avec M. Aubry… et qui surtout fut un des « torpilleurs » en chef parmi les coups tordus et les amendements critiques contre le Gouvernement socialiste, plus prompt à être devant les caméras à critiquer l’action gouvernementale qu’à lui apporter son soutien.

 

Le boulot d’une « direction de campagne », c’est de tendre la main pour le patron, de préparer les discours et les gestes qui rassurent, qui rassemblent ! Comment le pourraient-ils, le pourront-ils avec un tel passé ?

 

Car ni moi, ni nombre de collègues députés qui avons subi leur lâchage et leur fiel, nous ne pouvons oublier notre honte devant certains de leurs votes, notre colère devant leurs comportements : dans les grands rendez-vous de la vie gouvernementale, ils n’étaient pas là ! Pas seulement absents, mais contre nous !

> Sur la « déclaration de politique générale » du Gouvernement de Manuel Valls (pourtant un acte politique fondateur et majeur !) en septembre 2014 : abstention d’Hanotin et Germain !

> Sur les textes économiques et sociaux fondamentaux que sont la Loi de Finances et la Loi de Financement de la Sécurité Sociale, de nombreux impardonnables manquements ! LF 2015 : abstentions Hanotin, Germain, Hamon sur la 1ère partie (recettes), la 1ère lecture, et encore en décembre sur l’ensemble du PLF ! LFSS 2015: abstention des trois ! Sur les textes 2016 et 2017, les votes s’éparpillent soit en vote pour, soit en abstention.

> Sur la sécurité, là aussi des manquements. Sur la loi Constitutionnelle de protection de la nation, les 3 votent contre ! Sur la prorogation de l’Etat d’urgence (février, mars et décembre 2016), aucun des 3 ne prend part aux votes !

 

            Et en cherchant bien, on trouvera d’autres exemples. Mais ceux-là suffisent à attester de l’erreur faite. Hamon ne sort pas, dans sa tête, de sa posture : il veut, dit-il, « garder le cap ». Il risque bien de n’aller que dans le mur.

 

            C’est qu’au demeurant, Hamon est pris au piège de sa stratégie. Son rêve ? Sa seule chance d’être au second tour ? Obtenir que Jadot, le candidat des Verts se retire (ça ne devrait pas être trop difficile), et surtout que Mélenchon se range derrière lui : et ça, ce n’est pas gagné ! Car si Mélenchon est sans doute prêt à discuter d’un « accord », gouvernemental ou politique, ce n’est pas au prix de son retrait : au contraire, il pense être, lui, l’âme de la « vraie gauche », et à ses yeux, Hamon ne sera toujours qu’une pâle copie ! Jamais Mélenchon ne se retirera pour Hamon. Et donc celui-ci n’a pas de capacité politique à élargir son assise dans sa stratégie politique : sans le retrait de « Mélenchon », il n’a pas d’espace supplémentaire à conquérir.

 

            Et encore faut-il observer que, même pour un rapprochement, Mélenchon exige qu’Hamon prenne ses distances avec les « hollando-vallsiste », mais moi, je suis fier d’être un hollando-vallsiste, fier de ce qui s’est fait sous la Présidence de François Hollande, des choix économiques et sociaux qui ont été faits, de la force de l’exécutif face aux menaces terroristes et internationales !

 

            De par ses choix même, Hamon ne peut pas avoir derrière lui celles et ceux qui ont été loyaux, fidèles, assument les décisions du Président de la République et du Premier Ministre, approuvent la stratégie économique et sociale de ces 5 dernières années, si son projet est de s’accoler à celui de Mélenchon !

 

            Ainsi, quelle erreur déjà de dépenser son énergie, pour se rallier une partie du groupuscule des Verts (la moitié du groupe à l’Assemblée !) ; et ignorer autant cet allié solide (et historique du PS !) de la majorité gouvernementale que sont les radicaux de gauche.

 

            Je l’ai déjà dit : il n’y a pas d’espace politique possible pour être au 2nd tour de la présidentielle, et donc pour être en situation de la gagner, en ne regardant qu’à s’élargir sur la gauche de la gauche ! Car on butte sur le mur du possible, et alors, gagner la présidentielle devient clairement impossible.

 

            Pour être le prochain Premier Secrétaire d’un PS vidé de ses sociaux-démocrates, la stratégie de Benoît Hamon peut suffire. Mais pas pour l’amener à la Présidence de la République.

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Publié par Dominique Baert - dans Divers
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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 09:43

Après une minute de silence à la mémoire de Michel Rocard, Bernard Roman, député de la circonscription, devant une salle comble (avec 320 participants) du gymnase à Lille, a rappelé le sentiment d’immense fierté de ce que nous faisons comme députés de la majorité et une colère devant ceux qui voudraient inoculer à la gauche le poison de la trahison. Depuis 2012, la France est le pays qui a le moins fait supporter à sa population (on n’a touché ni aux retraites, ni aux salaires, on a ajusté les minima sociaux de + 10 %, le système de santé s’est amélioré, qui a fait rentrer plusieurs centaines de milliers dans les soins) ! En héritage, on a reçu un pays en déshérence : le redressement de la France, celui de l’industrie, redonner de la compétitivité, c’est nous !

 

Clotilde Valter, Secrétaire d’Etat, a d’abord évoqué la problématique des « travailleurs détachés », avant de mettre en perspective « la sécurité sociale professionnelle ». Pascale Boistard a traité ses champs de compétence ministérielle, à savoir les droits des femmes (en espérant la garantie contre impayés de pension, et la lutte contre le harcèlement dans les transports) puis les personnes âgées avec la loi sur le vieillissement de décembre 2015.

 

« Ministre le plus heureux » (5 à 2 !), Patrick Kanner insiste sur le sens de cette rencontre. Il n’y a pas de repentance sur le quinquennat : nous refusons de baisser la tête ! Gouverner, c’est prendre ses responsabilités, c’est arrêter de protester dans la nostalgie du grand soir ! Créer une tranche supplémentaire pour les hauts revenus et supprimer la 1ère tranche et le bouclier fiscal, ce n’est pas de gauche ? Porter l’imposition du capital au même niveau que le travail ce ne serait pas de gauche ? Recruter 60 000 postes pour l’éducation quand la droite en a supprimé 80 000, ce ne serait pas de gauche ? La prime d’activité pour 400 000 jeunes, la garantie jeunes, les contrats d’avenir, ce ne serait pas de gauche ? Si Sarkozy avait été réélu en 2012, y aurait-il eu tous ces progrès sociaux ? Pour 2017, tout dépend de nous ! La gauche est par définition une force critique, mais elle peut être une force juste et de progrès. Les programmes de la droite seraient une régression !

Hé oh, la gauche se lève à Lille !

Stéphane Le Foll engage le combat contre « les doutes » ! Rappelons que la CSG créée par Michel Rocard avait été contestée par le PC et la CGT. Quand la gauche arrive aux responsabilités, elle est confrontée aux réalités. Chaque progrès qui a été fait, chaque étape franchie, c’est un pas de plus. Pour la droite le modèle social coûte trop cher. Pour nous, l’enjeu est de préserver notre modèle social ; nous, nous voulons des entreprises compétitives qui créent des emplois. Il rappelle les gros dossiers de 2012 que la gauche a trouvé et traité : Doux , PSA, Arcelor/Mittal ! La gauche de la gauche oublie que les salariés savent très bien que leur emploi dépend de la pérennité de l’entreprise.

Hé oh, la gauche se lève à Lille !

S’il y a un message de M. Rocard, c’est qu’on a besoin d’expliquer la complexité des choses Le danger c’est que l’Europe vacille, et nous avons besoin de défendre le modèle social européen et une ambition européenne.

 

Sur l’éducation, la santé, la pénibilité, S. Le Foll rappelle l’ampleur et le sens des réformes qui ont été entreprises ! Et elles sont de gauche, bien de gauche !

 

Après des questions/réponses avec la salle (APA, jeunesse,…), Martine Filleul, 1ère Secrétaire de la Fédération du Nord du PS et Pierre Yana ont plaidé pour le rassemblement et l’unité derrière le Gouvernement. En avant la gauche !

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 08:44
Le Ministre de l'Intérieur au Conseil Métropolitain de Sécurité

Ce lundi après-midi, la Métropole Européenne de Lille a installé officiellement son Conseil Métropolitain de Sécurité et de Prévention de la Délinquance, co-présidé par le Président Damien Castelain, et le Procureur de la République. La loi MAPTAM du 27 janvier 2014 a en effet confié aux Métropoles la compétence d’animation des dispositifs locaux de prévention de la délinquance.

 

La conclusion de la réunion, c’est en présence de Bernard Cazeneuve, Ministre de l’Intérieur, qu’elle eut lieu.

 

Le Ministre est venu « souligner l’efficace coopération entre les services de l’Etat et les collectivités locales, et pour apporter son entier soutien aux forces de police et de gendarmerie. Elles sont en première ligne. La menace terroriste s’est exprimée en janvier et en novembre, mais continue à mobiliser les services pour neutraliser groupes et filières ».

B Cazeneuve a insisté sur des chiffres : 18 filières en 2015/16 de recrutements de jeunes vers les théâtres terroristes, 100 arrestations depuis le début 2016, les services de renseignement intérieur mobilisent toute leur énergie, 110 000 policiers et gendarmes assurent la protection de lieux de culte et d’institutions ». Bernard Cazeneuve rappelle aussi que près de 18 000 policiers et gendarmes ont été blessés.

 

Il insiste sur « le niveau d’engagement de nos forces. Ceux qui portent l’uniforme méritent mieux que des outrances » : « de la reconnaissance et de la gratitude » !

 

« Quelles sont les missions des forces de l’ordre ? Le rôle du Ministre de l’Intérieur est de rappeler le droit qui tient en 3 principes : la liberté de manifester doit être garantie par le Gouvernement ; mais le droit de manifester n’est pas le droit de casser ; l’irréprochabilité de la police et de la gendarmerie dans l’exercice de sa mission de maintien de l’ordre ».

 

« L’autorité de l’Etat, c’est mieux de la matérialiser dans les actes. Que vaut-elle si on diminue les moyens de la police et de la gendarmerie ? C’est la raison pour laquelle je veux dire que depuis 2012, plus de 9000 emplois auront été créés dans la police et la gendarmerie (dont 5000 pour faire face aux attentats terroristes et  1 500 dans les services de renseignement), de + 300 M€ cette année pour les crédits de modernisation » (dont sur la Métropole).

 

Le Ministère vient de signer « un protocole pour octroyer 850 M€ de bonification indiciaire aux policiers et gendarmes de France ».

 

Bernard Cazeneuve insiste aussi sur « les moyens que nous créons au niveau de la MEL. En 2015, 236 policiers et ADS ont été affectés (128 policiers, 108 ADS), soit un solde net d’une centaine. En 2016,  ce sont 372 policiers, gendarmes et ADS qui vont arriver d'ici septembre 2016 (328 policiers et ADS, et 44 gendarmes). En 2015/16, ce sont donc 608 policiers et gendarmes qui auront rejoint la Métropole de Lille, ce qui rehaussera de plusieurs centaines le solde net » !

 

Le plan BAC/Sig « aura des conséquences : nouveaux fusils mitrailleurs, casques de protections, 26 véhicules nouveaux (livrés d’ici l’été) ».

 

« Quels sont les résultats sur le territoire ? 3 ZSP (Lille, Roubaix-Wattrelos, Tourcoing). Dans ces ZSP, nous avons mis en œuvre un partenariat entre forces de sécurité et l’ensemble des acteurs locaux. Depuis 2016, la tendance sur les atteintes volontaires à l’intégrité physique : - 8 % ; atteintes aux biens : - 4 % en 2015, et – 2,6 % depuis 2016 pour les cambriolages ; vols à main armée, - 8 % depuis le début de l’année. Les indicateurs sont bien orientés ».

 

« Sur les trafics de drogue, on obtient de bons résultats : 400 policiers, tous services confondus y travaillent. En 2015, 156 individus ont été interpellés, 72 depuis le début 2016. On a saisi 3,4 M€ en avoirs criminels depuis 2016 (3,2 M€ en 2015) ».

 

S’adressant au Président Castelain, le Ministre salue l’investissement de la Métropole : par le dispositif vidéo très efficace (1 800 caméras), en lien avec le Centre opérationnel Départemental, avec un haut niveau de coopération ; par l’approche sur la sécurité, en mobilisant les acteurs des territoires ; par l’organisation des grands événements, à un haut niveau de précaution ».

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 11:44
Avec Marisol Touraine à RTL : " François Hollande est le candidat naturel de la Gauche " !

Invité par Marisol Touraine, je prends place aux côtés de Pascale Boistard, Secrétaire d'Etat aux personnes âgées, dans les studios de RTL pour son Grand Jury RTL / LCI / Le Figaro. Répondant aux questions des trois journalistes, la Ministre des affaires sociales et de la santé évoque successivement :

 

 

Avec Marisol Touraine à RTL : " François Hollande est le candidat naturel de la Gauche " !

> La réforme du code du travail. Rappelant le fondamental besoin d'action pour répondre aux problèmes des « éternels recalés de l’emploi », la Ministre martelle : « Les entreprises doivent pouvoir être plus réactives, mais sans fragiliser les salariés ».

 

Marisol Touraine est ferme : « Je m’assume femme de gauche ! ». Sa gauche, « c’est apporter les réponses du XXIe siècle ! Ma référence ce n’est pas la Gauche des années 70 et 80 ».

 

« Protéger les salariés, c’est tout sauf ringard. La souplesse pour les entreprises, c’est une bonne chose pour s’adapter, mais elle ne peut pas se payer des protections des salariés. Un équilibre est nécessaire entre souplesse et renforcement des garanties pour les salariés ». En termes imagés : « On ne se lance pas à l’assaut du Mont Blanc sans corde de rappel ».

 

Interrogée sur le recours au 49/3, Marisol veut une loi convaincante : « Elle doit rassembler la majorité, c'est une loi d’équilibre. On n'est pas au bout du processus ».

 

Affichant son identité sociale-démocrate, elle dit : « Nous avançons, nous réformons, nous modernisons ; je fais partie des ministres qui croient au dialogue social. Il faut transformer ce pays de manière résolue, avec la volonté de protéger les plus fragiles ».

 

La prime d’activité : « Ceux qui travaillent doivent être soutenus, encouragés ». En décembre 2015, 750 000 familles recevaient le RSA-activité ; en janvier 2016, 1,5 million de familles reçoivent la prime d’activité : le nombre de familles concernées a doublé ! Objectif : 2 millions pour l’été. Cela représente « plus de pouvoir d’achat pour des gens aux revenus modestes ». 98 % des demandes ont été enregistrées en ligne sur le site de la CAF.

 

Le remaniement : « Il y a le temps du remaniement et le temps du travail ». Marisol Touraine se dit fière d’être dans un « très beau, très grand ministère ». La ligne politique est celle du Président de la République ; le rassemblement est un bel objectif ».

 

Le Président : « François Hollande a cette force, ce courage de le dire : il portera jusqu’au bout les préoccupations de la France et des Français. Il est évidemment le candidat naturel de la Gauche s’il le souhaite ».

 

Les primaires : « Je suis d’accord sur le principe mais on ne va pas passer l’année 2016 là-dessus ; 2016 doit être une année de travail. A chaque temps son débat ; le temps de la primaire, c’est l’hiver prochain ! En la matière, l’audace consiste à être des pionniers : les socialistes l’ont été en 2011 ! ».

 

 

Avec Marisol Touraine à RTL : " François Hollande est le candidat naturel de la Gauche " !

Sujets également évoqués : Notre-Dame des Landes (« consulter, ça ne fait jamais de mal ») ; les médecins (« la négociation va s’engager et j’espère trouver un accord. La rémunération des médecins sera augmentée ») ; le tiers-payant ; le prix du tabac (« 80 000 morts par an, on ne peut pas se résigner ! ») ; la laïcité à l’hôpital ; le burn-out.

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 09:17
Rester Vivant !

Je ne suis pas certain que mes médecins ou mes proches auraient approuvé si je leur avais demandé, alors… je ne leur ai pas demandé, j’y suis allé ! Voir Johnny au stade Pierre-Mauroy ! En juin, sur mon lit d’hôpital, déjà j’y songeais, mais l'aurais-je pu début octobre, je l’ignorais. Il y a deux semaines, pourtant, j’ai senti que je pourrais le faire ! Et quel plaisir, mais quel plaisir !

 

Rien que le titre de la tournée, et la première chanson du concert était pour moi une invite : Rester vivant ! Dès les premières lumières, les premières notes, le show Hallyday s’affiche ! Une énorme tête de mort descend du haut de la scène, et dans un nuage de fumée, elle s’ouvre en deux, et il en sort ! Lunettes fumées, passant de la nuit à la lumière.

 

Retour ensuite vers des chansons plus anciennes, et comme dans le rock ans roll, il y a beaucoup de prénoms de filles, on écoutera dans la soirée Carole (oh !), Sarah (Jolie !), Gabrielle (pour qui on voudrait « mourir d’amour enchaîné ») et Nadine ! Du rockabilly avec les Blue Suede Shoes d’Elvis, That’s all night mama, ou I’ve got a woman.

 

Et De l’amour aussi, le nouveau titre, ce que Johnny chante souvent si bien. Je veux te graver dans ma vie et La fille de l’été dernier auront été les premiers appels de superbes déclarations qui sont sans doute parmi les plus belles chansons que je connaisse : Je te promets (le miel à ma main qui te touche / Je te promets le ciel au-dessus de ta couche / Des fleurs et des dentelles pour que tes nuits soient douces) chante « une histoire différente des autres » (1986), Le requiem pour un fou (1976) n’a pas vieilli et offre toujours sa puissance à « un fou d’amour, un pauvre fou qui meurt d’amour ». Et le magnifique Que je t’aime est repris en chœur par tout le stade qui brise enfin (ses) chaînes : nul doute que beaucoup ont imaginé des cheveux s’étalant, un oreiller qui « ressemble aux champs de blé » ou « des îles aux trésors »…

Rester Vivant !
Rester Vivant !

C’est sûr, Johnny, c’est toujours « l’idole des jeunes » et bien au-delà ! Et c’est la musique que j’aime… Deux heures trente d’un spectacle vif et enlevé, au son affirmé, avec un passage dans le passé bien agréable. Un seul regret à mes yeux : face à la puissance scénique d'Allumer le feu, j’ai la nostalgie des effets pyrotechniques d’antan. Mais c’était du beau, du bon spectacle, comme peu d’artistes français savent ou peuvent le faire. Du beau, du grand Johnny !

 

Résonnent encore dans ma tête les rythmes saccadés et attirants de L’envie, celle qui donne « l’envie d’avoir envie »… Ce soir, devenu dieu du stade (Pierre-Mauroy), Johnny Hallyday termine par un sentiment que toutes et tous partagent, je crois : « Te manquer, te manquer, je voudrais te manquer »… Vivement le CD sur la route du retour !

 

Il est très tard et demain, je pars assez tôt pour être à la marche d’Octobre rose : la nuit sera donc courte. Pas grave, cette soirée ne fut que du bonheur !

Rester Vivant !
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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 15:45
Valls en séminaire : " L'unité doit s'imposer !"

Manuel Valls, Premier ministre : " Nous faisons face à des défis considérables : croissance et emploi ; terrorisme ; rendez-vous du climat et de la transition énergétique ; réfugiés. Le monde est trouble, désorganisé, ce qui inquiète encore plus nos concitoyens, et la société française est bien malade, avec le symptôme qu’est le vote pour l’extrême-droite.

 

Pour nous qui sommes au pouvoir, la difficulté c’est d’avoir l’obligation de tout faire en même temps : réduire les déficits, faire baisser le chômage, relancer la compétitivité, réduire les inégalités… C’est le bilan des 10 ans de Droite précédents que nous devons corriger !

 

Il faut savoir aborder avec gravité et beaucoup de responsabilités les mois qui viennent : les défis devant nous n’ont pas pour limite le quinquennat.

 

Les Français sont inquiets : les populismes, pas seulement en France, croissent. Face à cela, s’il ne faut pas taire nos débats, il faut être responsable ! Et quand les premiers à critiquer des ministres socialistes, ce sont des socialistes, on n’a pas le droit !

 

Sur la question des réfugiés, on est sur le fil du rasoir, et les Français hésitent, on voit bien l’immense confusion qui existe dans les esprits. Il y a des digues qui sont tombées.

 

C’est pour cela qu’il faut en revenir à nos valeurs : la France reste fidèle à son histoire, elle est forte et humaine, mais elle est responsable !

 

Le plan Juncker, la baisse de l’euro et le maintien de la Grèce en Europe sont des victoires du Président de la République : valorisons-le, plutôt que d’aller parader avec Varoufakis !

 

La rentrée est dense, mais avec des résultats : la baisse des impôts (on peut lier le discours et les actes). Sur le chômage, ce sera plus long, mais nous créons les conditions de fond de son repli. Et pour cela, le maintien du cap est essentiel.

 

Il y aura en cette rentrée des réformes importantes : prime d’activité, projet de loi sur le vieillissement, généralisation du tiers payant, l’investissement vers les collectivités locales, la justice.

 

Ce séminaire est placé sous le signe de la réussite. Il faut être fidèle à nos valeurs tout en étant porteurs de réformes.

 

Sur le plan politique, quelle est la situation ? La Gauche est fragmentée ; au FN, l’opinion et les médias « passent tout » (mises en examens, détournements, bisbilles familiales… rien ne trouble son image !) ; le bloc de droite se durcit. A gauche, les Verts et le FG donnent une image de division, alors que nous devrions défendre ensemble le bilan des régions. L’unité doit s’imposer ! On doit savoir se rassembler dès le 1er tour ! Les divisions n’ont aucun sens. Il y aura des triangulaires au 2nd tour : lutter contre le FN doit être un axe fort de notre engagement. L’urgence, c’est le rassemblement et l’unité !

 

L’intérêt de la France et les attentes des Français doivent s’imposer à chacun d’entre nous ! "

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 10:27
Comme Manuel Valls, non au FN, oui au sérieux !

Ce mercredi 18 mars, c'est à Carvin qu'aux côtés de Didier Manier, président du Conseil général du Nord, et de Michel Dagbert, président du Conseil général du Pas-de-Calais, que le Premier Ministre, Manuel Valls, est venu, en chef de la majorité gouvernementale, réaffirmer les enjeux de la campagne départementale.

 

Dans le contexte de gravité de la menace terroriste, après avoir rappelé l'importance du rassemblement face aux défis, le Premier Ministre a souligné « le choix important et décisif pour les Français de désigner leurs conseillers départementaux », car les politiques des conseils départementaux, c'est la solidarité.

 

Il a dénoncé ensuite les tromperies du FN, qui « ment aux Français » (sur l'Europe, les barrières douanières, sur l'euro).

 

Il a ensuite mis en perspective l'action gouvernementale depuis 2012, sa détermination à réformer pour une France plus juste, plus forte et a souligné les premiers résultats.

 

Puis Manuel Valls, combatif et volontaire, a exhorté à la mobilisation pour ces élections départementales : « Il n'y a de batailles perdues que celles qu'on ne mène pas ! ».

 

Il a raison ! Jusqu'au bout, il faut chercher à convaincre car l'abstention, c'est la résignation, et ne pas voter socialiste, pour les candidats de la majorité départementale, c'est prendre le risque de l'élimination de la Gauche à l'issue du premier tour, voire de faire gagner le FN ! Et cela, nous, les républicains, ne pouvons l'admettre !

 

Nous, nous avons un visage, nous sommes des élus connus, nous avons de l'expérience, nous saurons remplir la fonction de conseiller départemental. Car il ne suffit pas d'être élu sur un slogan (ce n'est pas Marine Le Pen qui va être le conseiller départemental de tous les cantons… Surtout qu'elle n'est même pas candidate dans le Nord !) mais il y a un travail d'élu à faire ensuite, du quotidien de nos concitoyens à gérer, avec sérieux et responsabilité.

 

Nous, nous sommes prêts !

 

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 08:57

db-moto.jpgOn se souvient sans doute qu’une vive émotion avait saisi les motards il y a quelques semaines (ils avaient à plusieurs reprises manifesté dans les rues de nos grandes villes), inquiets par un projet de la Commission européenne de soumettre les motos au contrôle technique, comme les véhicules automobiles. Si elle avait dû entrer en application, cette mesure aurait eu un coût non négligeable pour les motards.

 

Chacun peut comprendre qu’il faille renforcer la sécurité routière, mais encore faut-il que cela ne se fasse pas au prix de contraintes démesurées ! La France avait dit son opposition à cette mesure, et nombre de députés européens (à commencer par les députés socialistes) se sont également opposés à l’introduction d’un contrôle technique pour les deux-roues, d’évidence excessif : les accidents de motos ne sont presque jamais liés à une défaillance technique.

 

Les normes doivent rester proportionnées par rapport au contexte et l’objectif suivi. Et là, d’évidence, à mon sens, on était dans la disproportion.

 

Le refus de la France, et la mobilisation des motards n’a pas été vaine, puisque dans le texte finalement adopté par le Parlement européen, les Etats-membres restent libres de décider des méthodes et de la fréquence des contrôles pour les motocycles. La France ne se verra donc pas imposer le contrôle technique des motos !

 

C’est une bonne nouvelle pour les motards français… et j’en suis !

 

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