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  • : Blog de dominique Baert
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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 14:20

Expo Jaurès-5Un écho de presse reprenant les commentaires caricaturaux du Front de gauche (laissant sous-entendre que je décrivais Jaurès comme une « sorte de Bayrou mou ») sur ce que j’avais écrit sur Jean Jaurès dans un article précédent (cf. article du 4 mai) ne peut que me faire réagir, non pas par recherche en hérédité mais par exigence de vérité face à un homme qui appartient d’abord à l’Histoire.

 

Non, Jaurès n’était pas un « Bayrou mou » bien sûr ! Oui, Jaurès était un réformiste qui avait conscience et le souci des réalités ; quelqu’un qui voulait des progrès sociaux pour la population, pour les travailleurs et qui refusait de leur demander de passer du temps à attendre une révolution qui non seulement ne viendra jamais, mais dont Jaurès savait les méfaits et combien, loin d’être un bien, elle pourrait être au contraire un mal pour les classes modestes.

 

Qui a oublié ce discours à Béziers le 30 avril 1905 ? « Dans une vigne, des raisins contrariants et imbéciles dirent qu’ils ne voulaient pas aller avec leurs frères qui se laissaient cueillir. On fit comme ils le voulaient, et ce qui se passa, c’est qu’ils pourrirent sur souche, tandis que les autres allèrent à la cuve, où ils firent le bon vin qui réjouit les cœurs. Paysans, ne demeurez pas à l’écart. Mettez ensemble vos volontés et, dans la cuve de la République, préparez le vin de la Révolution sociale ! »

 

M. Duel, qu’aurait fait Jaurès au congrès de Tours en 1920 ? Croyez-vous qu’il serait devenu communiste, qu’il aurait suivi Lénine ? Certainement pas !

 

Si Jean Jaurès était aujourd’hui encore de ce monde, lui l’internationaliste, il défendrait la construction européenne, il voterait pour une Europe sociale, de gauche et réaliste. Il refuserait la destruction européenne, le déclin, les discours sur la sortie de l’Europe : il refuserait ceux qui veulent sortir de l’euro, rallumer la guerre monétaire d’où ne sortirait qu’une récession généralisée et le malheur des peuples ! Il ne serait pas mélenchoniste, il ne serait pas au Front de gauche, il serait socialiste et fier de l’être !

 

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 11:05

Ce week-end se déroulent à Mohàcs, notre ville jumelle hongroise, située au bord du Danube, les fêtes de Saint-Jean Népomucène, comme chaque année. Mais cette fois, l’actualité de Jozsef Széko, mon collègue maire de Mohàcs, est plus heureuse qu’à l’accoutumée car Mohàcs signera dimanche un serment de jumelage avec sa septième ville jumelle.

 

Le samedi soir, consacré à l’hommage au fleuve, le spectacle, à la nuit tombée, de quelques embarcations et de milliers de petites lampes rouges remontant le cours du Danube est magique ! Ce glissement lent, majestueux, rythmé par le fleuve lui-même, devant la foule des habitants présente sur les quais, se déroule dans un silence parfait, empreint de respect et d’émotion… C’est une véritable communion avec la beauté simple mais forte du spectacle ! Et lorsque les lampes s’éloignent, impossible de détourner aisément le regard de ces lumières rouges qui s’en vont là-bas, plus loin, dans la nuit…

 

Le bac se place alors discrètement au milieu du fleuve et de son pont est alors tiré un superbe feu d’artifice : très belle idée de le faire là, magnifiques couleurs. Exclamations, applaudissements rythment les fusées, et c’est comme d’habitude un spectacle très réussi. Nos amis hongrois sont très attachés à cet instant de fête, tourné vers celui qui est leur vie et leur fierté : le Danube ; ils ont mille fois raison, je l’apprécie également !

 

Feu-artifice-Mohacs_1.jpg Feu-artifice-Mohacs_2.jpg

 

DSCF0127.JPGComme je sais combien est important pour eux le souvenir de la triste bataille de Mohàcs où, en 1526, le jeune roi hongrois Louis II trouva la mort, ainsi que plusieurs milliers de Hongrois face aux troupes turques de Soliman. Voilà pourquoi, comme d’autres délégations d’autres villes jumelées, je suis allé au parc de Sàtorhely me recueillir et déposer, avec mon Adjointe aux relations internationales, Laurence Sueur, une gerbe au pied du monument commémoratif tôt ce dimanche matin. Un musée historique et très passionnant où uniformes et reconstitution de la bataille et des faits d’époque nous projettent dans le passé, se trouve à l’entrée de ce site où eurent lieu une très grande part des combats meurtriers.

 

Ce passé de guerres et de morts sur notre continent justifie ô combien l’attachement à la paix et à l’Europe de notre génération, pour nous-même et l’avenir de nos enfants. Cela donne tout leur sens à nos jumelages, comme je le rappellerai tout à l’heure lors des discours officiels. Mon collègue et ami Jozsef, maire de Mohàcs, ne dit rien d’autre dans son intervention lorsqu’il dit : « Construire l’Europe ensemble est un devoir », avant de plaider pour des « contacts entre les habitants pour échanger leur culture ».

 

Fetes-St-Jean-Nepo-2014-1.jpg Fetes-St-Jean-Nepo-2014-2.jpg

 


Car en fin de matinée a lieu, en présence des représentants de toutes les villes jumelées de Mohàcs, la cérémonie officielle du nouveau jumelage avec Sv. Filip i Jakov, charmante station balnéaire croate (la signature réciproque, en Croatie, aura lieu en août). Danses folkloriques, discours, poignées de mains entre villes hongroise, croates, allemande, roumaine et française auront ainsi donné à l’Europe ce qu’elle mérite, ce qu’elle doit avoir par-dessus tout : une dimension humaine !

 

DSCF0139.JPG Fêtes St Jean Népo 2014-3

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 14:33

AG-Athenes-2014-4.JPG AG Athènes 2014-2


Après le Conseil de Communauté lundi, je suis parti dans la nuit pour Athènes où, représentant le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, je préside la délégation française à la 43e assemblée générale de l’assemblée parlementaire de la coopération économique des pays de la Mer Noire (PABSEC).


AG-Athenes-2014-5.JPG AG-Athenes-2014-3.JPG

 

J’ai ainsi l’occasion de saluer Vangelis Meimarakis (ph. ci-dessus), président du parlement grec, au nom de son homologue français. Celui-ci ouvre les travaux avec un discours très politique. Il insiste d’entrée sur l’amélioration de la démocratie et la diffusion des valeurs européennes dans la région des pays de la Mer Noire, et estime que les assemblées parlementaires, par leur dialogue, peuvent contribuer à la paix et à la stabilité. Relevant que les défis communs sont économiques (navigation, énergie et nécessité des approvisionnements, coopérations industrielles…), politique (dialogue politique) et de sécurité (luttes contre les trafics humains et de drogue), il estime que la PABSEC a une « mission historique ».

 

Et dans une assemblée où, ce matin, délégations de Russie et de l’Ukraine sont présentes (et face à face ! Je suis assis à côté de la délégation ukrainienne), le président Meimarakis n’hésite pas à pointer l’utilité diplomatique que peut avoir PABSEC à résoudre « local regional problems », juste avant d’évoquer directement les évènements récents en Ukraine. A ce sujet il insiste sur « la politique européenne fondée sur l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale : il y a besoin de faire décroître l’escalade de tension et de combattre la violence ». Et « as strong as possible », il proclame le besoin de « paix, respect des frontières et de l’intégrité nationale », et conclut en soulignant la priorité de « se projeter vers l’avenir et pas seulement vers le passé » !

 

AG-Athenes-2014-6.JPGA la pause, j’en profite pour saluer mon homologue ukrainienne, Olena Netetska, présidente de la délégation ukrainienne (cf. photo).

 

Par-delà les questions d’organisation des activités de l’organisation et de sa banque rattachée (installée à Salonique), ce mardi est consacré aux questions économiques. C’est à ce titre que j’interviens cet après-midi (en anglais car par souci d’économies, les hôtes grecs ont cette fois renoncé aux traductions françaises), comme les autres délégations invitées, dans le débat De la crise à la reprise : croissance, emploi et cohésion sociale.

 

Au vu des leçons de l’histoire économique, j’insiste dans mon propos sur le triptyque des investissements vertueux : dans les grandes infrastructures, dans l’éducation et dans la mise en place de projets régionaux. Et outre le « message d’amitié et de confiance » qu’au nom de la France je suis venu apporter, je rappelle que « la stabilité et la démocratie sont les deux meilleurs moteurs de la prospérité ».

 

Ensuite, les discussions se concentrent sur l’introduction des nouvelles technologies dans la construction et l’architecture moderne, les questions institutionnelles (le rôle des autorités locales dans le renforcement des coopérations régionales) ou d’éducation (le chômage des jeunes).

 

Pour lire mon discours, cliquer ici.

 

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 16:14

Ce lundi après-midi, Damien Castelain, nouveau président de LMCU, présente son nouvel exécutif qui repose sur 20 vice-présidents (8 de son groupe, MPC, 6 du bloc de gauche, 6 du bloc de droite), 14 conseillers délégués, et 9 présidents de commissions.

 

Damien Castelain m’avait dit très vite (comme Gilles Pargneaux, président du groupe socialiste d’ailleurs) qu’il souhaitait que je siège à l’exécutif communautaire mais, ce n’est pas un secret, je ne souhaitais pas être vice-président : déjà vice-président de la commission des finances à l’Assemblée nationale et maire, dans une exécutif plus resserré à 20 vice-présidents, dont trois seulement pour le PS, cela me paraissait raisonnable d’envisager une autre forme de participation à l’exécutif communautaire car ça, en revanche, j’y tiens : Wattrelos doit en être.

 

C’est ainsi que, sur proposition de D. Castelain, j’ai été désigné président de la commission des finances de LMCU, fonction et dossiers que j’ai déjà bien connus. Avec mon copain Alain Bernard, 1er vice-président chargé des finances, nous aurons à travailler à définir et à exécuter la stratégie financière et budgétaire de notre Communauté urbaine.

 

Je note d’ailleurs que Damien, dans son discours introductif, a fait des finances sa « toute première priorité » dans le contexte particulièrement délicat du redressement national des finances publiques. Il a d’ailleurs dessiné la feuille de route : refuser la « fiscalité mixte », contenir l’évolution des dépenses, désendetter LMCU d’ici la fin du mandat, rendre les services communautaires moins coûteux, inscrire dans nos pratiques une culture de la recette, et stabilité fiscale pour nos habitants et nos entreprises.

 

Je suis heureux de travailler avec Damien ; participer à structurer notre stratégie financière me va bien ! Je veille par ailleurs cet après-midi à ce que chacun des élus communautaires wattrelosiens siège dans chaque commission communautaire pour porter nos dossiers.

 

 

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 07:17

Pour être certain que ce rendez-vous parisien aurait bien lieu, la date avait été calée de longue date! En effet, l'année dernière, quand a germé l'idée de ce rendez-vous d’éducation à la citoyenneté chez le directeur du collège Lebas, le rendez-vous n'avait pas pu avoir lieu faute de date disponible. Il faut dire que les créneaux permettant aux groupes de découvrir l'Assemblée nationale, pourtant nombreux et nécessairement contraints compte tenu du travail des députés, ne suffisent pas à accueillir favorablement toutes les demandes.

 

Mais pour les collèges Lebas et Sévigné de Roubaix, ce 12 mai 2014, c'est bon! Cette visite du Palais Bourbon est destinée à des délégués de classe et des élèves méritants des deux collèges. Elle entre dans un programme d'éducation à la citoyenneté organisé par les deux établissements.

 

Malheureusement, pour ma part, j’étais retenu à Lille  pour la réunion du conseil de la Communauté urbaine pour l’élection du bureau (dont je suis). Aussi, c’est mon député suppléant et ami Richard Olszewski qui a accueilli nos jeunes Roubaisiens. Il les a accompagnés durant toute la visite : de la Galerie des fêtes de l’Hôtel de Lassay, au Salon de la Paix, des Quatre-Colonnes aux Salons Pujol ou Delacroix, etc., avec l’incontournable découverte de l’hémicycle et de la bibliothèque. Autant de lieux de travail des députés et de l’histoire de notre nation.

 

Les enfants et leurs accompagnateurs ont visiblement apprécié, sont repartis ravis et, je l’espère, davantage citoyens.

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 15:24

Cela fait bien longtemps que je n’avais plus vu autant de parents et d’enfants à la visite inaugurale de l’exposition des travaux d’arts visuels réalisés par nos enfants des écoles publiques dans le cadre de L’Enfance de l’Art. Cette année, la présentation, à la salle Amédée Prouvost à 17 h 30, n’est pas que celle des compositions et peintures réalisées en arts plastiques. Sur le thème Cheminée-Cheminer, nos écoles ont travaillé sur d’autres dimensions.

 

Vernissage-Enf-Art-2014-1.jpgIl en va ainsi de la danse, et les ateliers qui se sont tenus avec les artistes (respectivement Mme Pechion et Mme Grasmuck) permettent aux enfants, d’abord d’Anatole-France, puis de Léo-Lagrange, de nous restituer leur travail par des danses bien sympathiques dès le début de la visite !

 

Nous assistons ensuite à la projection du film d’animation réalisé par l’école Lakanal, avant qu’avec Jean-Pierre Mollière, inspecteur de l’Education nationale et les nombreux élus qui m’accompagnent, nous visitions chacun des stands.

 

Préparée par les deux conseillers pédagogiques, Frédérique Lequibain et Ghislain Vouters (que je félicite très chaleureusement dans mon discours final), cette exposition aura été un investissement important de nos écoles : 29 classes de 12 écoles participent à cette exposition, laquelle est rehaussée par la présence emblématique d’un stand de l’association des Amis de la Lainière où nous accueille son président, Georges Dubois.

 

Vernissage-Enf-Art-2014-5.jpg Vernissage-Enf-Art-2014-3.jpg

 

Vernissage-Enf-Art-2014-4.jpgAu fil des stands nous sont présentées des réalisations où le talent plastique, dessins ou couleurs, cohabite avec des imaginations innovantes, sur les voies et moyens de cheminer (à l’image de ces pantalons de l’école Pierre-Curie qui… marchent seuls !), ou les différentes formes ou présentations artistiques des cheminées. Je suis toujours séduit par les idées de nos enfants, leur capacité à produire dessins, peintures, compositions aussi harmonieusement structurées que parfaitement peintes ou décorées. Une fois de plus, maternelles et élémentaires auront fait de belles choses…

 

Et ce n’est pas fini car la visite se clôt par la présentation du travail fait, en marionnettes d’abord, puis en jeux du cirque à l’école Jean-Macé ! Ces disciplines, nouvelles en pratiques artistiques, ont été introduites pour la première fois cette année.

 

Voilà une belle entrée en matière que cette expo qui ouvre la 19e édition de notre festival L’Enfance de l’art, qui, si on veut le visualiser en quelques chiffres, mobilise du 4 mai au 4 juin, 17 compagnies de spectacle vivant et organisera 47 séances scolaires pour 3 661 enfants. Un effort particulier de Wattrelos, notre marque de fabrique pour sensibiliser nos enfants à l’éducation culturelle ! L’éducation à la culture, ça existe à Wattrelos et on en est fiers…

 

Je quitte cette belle expo pour aller présider et installer le nouveau conseil d’administration du CCAS.

 

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 14:13

70 ans après le débarquement de Normandie et 69 ans après la capitulation de l’Allemagne Nazie, il est important que, comme la France entière, Wattrelos se souvienne.

 

Voilà pourquoi, ce matin, avec beaucoup d’élus municipaux (et je les en remercie !), présidente et présidents, et représentants des sociétés patriotiques, nous nous retrouvons d’abord au cimetière du Crétinier. D’abord pour déposer une gerbe au pied du monument aux morts, alors que les tombes des français et soldats anglais disparus pendant la Seconde guerre mondiale ont été préalablement fleuries. Avec mon 1er Adjoint, je vais par ailleurs déposer une composition florale et m’incliner sur la tombe de Moïse Priez, Compagnon de la Libération.

 

8-mai-2014.JPG 8-mai-2014_2.JPG

 

8 mai 2014 3Au cimetière du Centre, dépôt de gerbe là aussi bien sûr au monument aux morts, avant que, dans une courte intervention, je remémore le destin de ces hommes et femmes dont nous rappelons ce jour la mémoire, qui se sont engagés « au nom de la liberté, contre la dictature, contre l’asservissement des hommes et des idées ».

 

En 1944, la liberté fut retrouvée, en septembre à Wattrelos, sur fond de ville et de région dévastées par l’invasion, et longtemps encore la population souffrit du rationnement. Mais honneur aux libérateurs, honneur aux résistants dont le sacrifice ne fut pas vain, eux qui eurent « le sens du devoir, l’esprit de solidarité et de fraternité, l’abnégation et le courage ».

 

8-mai-2014_4.JPGEt c’est pour éviter toutes ces guerres, tous ces drames terribles que l’idée européenne a germé. Vainqueurs et vaincus d’hier ont voulu « construire une Europe de paix, de sécurité et de progrès ». Le ministre des Anciens Combattants, Kader Arif, le souligne dans son message officiel d’aujourd’hui : « Le 8 mai 1945 constitue une date fondatrice de ce magnifique édifice qu’est l’Europe de la paix ». Voilà  pourquoi « se souvenir est un devoir et une nécessité », notamment combien la création de l’Europe aura su être « bouclier de paix » pour les peuples d’Europe !

 

J’ai ensuite eu l’honneur de médailler Alphonse Nollet de la médaille commémorative d’Algérie, et le gardien de police municipale José Baptiste de la Croix du Combattant. Juste avant que ne retentissent La Marseillaise et l’hymne européen, interprétés par l’Union musicale wattrelosienne. Solennité, respect, souvenir…

 

8-mai-2014_5.JPG 8-mai-2014_6.JPG

 

Pour lire mon discours, cliquez ici.

 

 

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 07:28

assemble222Ce matin, le Journal Officiel publie la question écrite que j'ai posée à la secrétaire d'État, auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion, contre les inadmissibles, et encore bien trop fréquents, refus d'accès à un lieu public des personnes déficientes visuelles car accompagnées de leur chien-guide..

 

Pour lire ma question, cliquez ici.

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 07:46

Expo-Jaure-s-1.jpgCe matin au siège de la section, avec Dany Cuchère, 1ère Secrétaire de la section de Wattrelos, nous inaugurons une exposition, montée par des militants aussi motivés que remarquables, consacrée à Jean Jaurès. En cette année Jaurès, pour le centième anniversaire de son assassinat, les socialistes wattrelosiens tiennent à saluer la mémoire de cette grande voix de la gauche.

 

Jean Jaurès fut enseignant (normalien, professeur de philosophie), socialiste (depuis qu’il partagea le combat des mineurs de Carmaux en grève. Il participa à la création de la SFIO en 1905), député (élu, à 26 ans, à Carmaux justement, en 1885 : il sera élu quatre fois !), journaliste (il fonda L’Humanité en 1904). Fondamentalement, l’homme est un humaniste. Il est républicain : « Oui, la République est un grand acte de confiance et un grand acte d’audace », et attaché à l’expression et au respect de la démocratie : « Le suffrage universel, malgré ses incertitudes, malgré ses erreurs et ses surprises, c’est la lumière : c’est le plein jour » écrit-il en 1885. Très critique, donc, contre les révolutions (il fustige « le délire révolutionnaire »), il est réformiste : « Les forces bonnes, les forces de sagesse, de lumière, de justice, ne peuvent se passer du secours du temps… ». Le changement ne peut se faire, se construire, se conduire que progressivement, réforme après réforme.

 

Expo-Jaure-s-2.jpgJean Jaurès, dans notre histoire, ce fut aussi une voix à l’Assemblée où il fut un grand tribun. Il fut de tous les grands débats. En 1893, il dénonce le scandale de Panama (« Nous sommes ici pour y substituer un ordre social plus juste »), et en 1898, il critique le pouvoir dans l’affaire Dreyfus (« Vous êtes en train de livrer la République aux généraux ! »). Il s’engagera avec force aussi contre la peine de mort ou pour la laïcité dans le débat sur la séparation des Eglises et de l’Etat en 1905.

 

Mais l’histoire aura aussi et surtout retenu le destin tragique de Jaurès, véritable martyr de la paix. Ardent pacifiste, dénonçant les nationalismes, et redoutant, visionnaire, le drame du péril d’une guerre européenne, il s’est opposé en 1913 à la loi des trois ans (qui prolongeait la durée du service militaire). Pour éviter la guerre, il s’est battu jusqu’au bout en juillet 1914, à l’Assemblée, dans les ministères, au Bureau de l’Internationale socialiste à Bruxelles (cherchant à organiser la grève des travailleurs allemands pour refuser la guerre), dénonçant fermement les manigances de la diplomatie russe jusqu’à la dernière heure ! Malheureusement, le 31 juillet, il est assassiné au café du Croissant par Raoul Villain (lequel sera acquitté en 1919 !) et sera transféré au Panthéon en 1924 sous le Cartel des gauches !

 

Jean Jaurès, c’est un destin hors normes, une figure de notre histoire et de celle des socialistes. Refusant les illusions, abhorrant la révolution, démocrate et réformiste avant tout, soucieux de réalisme, il écrivit dans son superbe discours à la jeunesse, le 3 juillet 1903

au lycée l’Albi : « Je ne vous propose pas un rêve décevant ; je ne vous propose pas un rêve affaiblissant ».

 

Mais dans une section socialiste de Wattrelos qui, tout au long de son histoire, aura été de tradition et de culture jaurésienne, comme pour moi qui n’ai jamais eu d’autre ligne de conduite, Jean Jaurès, c’est d’abord et avant tout sa définition du courage en politique : le courage, « c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel, c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ».

 

Dans la France d’aujourd’hui, ce message me paraît plus que jamais d’actualité ! Les impatients, les irresponsables, et les mélenchonistes feraient bien de le méditer…


Expo-Jaure-s-4.jpg Expo-Jaure-s-3.jpg Expo-Jaure-s-5.jpg

 

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 08:40

Le-muse-e-fait-son-cine--2.JPGDu 3 mai au 28 juin, le Musée des arts et traditions populaires de Wattrelos (le MATPOP, pour les initiés) présente une exposition consacrée à l’histoire du cinéma à Wattrelos, et ce samedi, en procédant à la visite inaugurale, prenant la parole après Patrick Gonce, cinéaste amateur qui s’exprime au nom du club éponyme, je ne peux qu’évoquer deux nostalgies qui, immanquablement, s’expriment au regard des panneaux et matériels présentés.

 

La première est évidemment liée à cette surprise que certains visiteurs auront de constater qu’il y a 50 ou 60 ans, Wattrelos comptait sur son territoire quatre salles de cinéma : le Pax rue Saint-Joseph ; le Métropolitain, rue Carnot (qui laissera la place au supermarché… Métro) ; le Familia, rue Jean-Jaurès, et le Crétinier Palace, rue Saint-Vincent de Paul (lui aussi devient supérette). Tous ensemble, ils proposaient 3 500 places. Hé oui, à cette époque là, les loisirs étaient collectifs : bals, bals à patates, salles obscures étaient le rendez-vous commun de la jeunesse, et bien des premiers émois ou baisers (comme je le rappelais dans mon discours des jubilaires… avec l’acquiescement de certaines de ces dames) ; à l’époque pas de télévision, d’iPhones ou autre loisirs individuels.

 

Alors, bien sur, le cinéma n’a pas disparu : les cinémas d’antan, dont ceux de Wattrelos, oui, et c’est bien regrettable ! Car les investisseurs (répondant à la demande du public !) privilégient dorénavant les grands complexes multisalles, dans les communes-centres ou dans des pôles commerciaux qui n’ont plus rien à voir avec nos cinémas de quartiers d’hier ; cela a sans doute fait perdre une part de proximité, d’humanité aussi dans nos cités actuelles.

 

Le-muse-e-fait-son-cine--1.JPGLa seconde nostalgie qui peut gagner le visiteur de cette vraiment passionnante exposition, c’est celle justement de la technique du cinéma d’hier et même d’avant-hier : caméras super-8, projecteurs, bandes-films… que de matériels exposés qui nous parlent d’un temps que les accros du DVD et de la clé USB, du film téléchargé et de l’ordinateur ne peuvent pas connaître ! Et à l’époque, il y avait un petit groupe de passionnés, emmenés par Emile Delcour (chauffagiste de son métier qui, vêtu de sa traditionnelle salopette, créa, si je me souviens bien, le club des cinéastes amateurs en 1971… à l’ouverture du CSE !) qui, des années durant, organisa dans une salle du CSE alors ultra-bondée, le concours des cinéastes amateurs ! Ça laisse songeur… car aujourd’hui, quelle projection serait capable de remplir quelques rangées de sièges ? Autres temps, autres modes de vie, autres loisirs.

 

Mais cette belle époque du cinéma à Wattrelos, nous ne l’oublions pas, et cette matinée, est dédiée à tous ceux qui ont ici fait vivre pendant toutes ces années le septième art : les Arickx, Seynhaeve, Tiberghien, Becquet, Rauwel, Gonce… sans oublier la Wattrelosienne Jeannette Merveille (Laumont), présente ce matin, qui tourna en 1963 dans un film, Le fils du patron, histoire d’amour impossible entre un patron et une ouvrière…

 

Avec cette belle expo, le musée fait un clap rétro bien sympathique !

 

Le-muse-e-fait-son-cine--3.jpg

 

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