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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 16:57
Saint-François de retour à l'Assemblée !

C’est toujours avec plaisir que je réponds favorablement aux demandes de visite de l’Assemblée Nationale, et le lycée d’enseignement professionnel Saint-François d’Assise de Roubaix vient régulièrement.

 

Aujourd’hui, ce sont une quinzaine d’ élèves des classes de Première Vente et des classes de Première et Terminale Bac Pro Accueil Relations Clients et Usagers (ARCU) qui ont pu découvrir et visiter l’ensemble du Palais Bourbon, et évidemment l’hémicycle qui accueillera, dès le 27 juin prochain, les députés élus à la suite des élections législatives des 11 et 18 juin 2017.

 

Merci à leur professeur Farid Achouche de rendre possible ces visites de l’Assemblée Nationale, excellente occasion pour ces futurs bacheliers de faire progresser, au concret, leur connaissance des institutions de la République et découvrir les différents lieux de production du travail parlementaire.  Ces jeunes auront aussi, j’en suis certain, su apprécier la qualité professionnelle des guides du servie des visites du Palais Bourbon et de tous les agents qui font vivre au quotidien l’Assemblée, et permettent aux Députés d’accomplir leur mission de législateur.

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 08:55

Ce n’est pas tout à fait vrai, car nous nous réunirons encore à nouveau dans les mois qui viennent, mais cette séance, ce mercredi matin, est perçue comme la dernière de la législature.

 

Elle aura notamment été consacrée, et la démarche est intéressante car c’est une première, à une présentation par Gilles Carrez, le Président de la Commission des Finances, d’un Rapport sur l’activité de la Commission des Finances au cœur de cette XIVème législature (2012-2017). Composée de 73 membres (dont 37 socialistes), la Commission se sera réunie 522 fois (soit 706 heures de réunions) depuis le 28 juin 2012, dont :

- 268 pour des travaux législatifs (232 fois pour l’examen de Lois de Finances) ;

- 194 pour des auditions ;

- 41 pour les travaux de la Mission d’évaluation et de contrôle (à laquelle je n’appartiens pas).

 

Nous aurons débattu de 48 lois, dont 17 Lois de Finances, examiné 6 665 amendements (dont 5 378 sur les Lois de Finances), et en avons adopté 1839.

 

Dans cette Commission, j’ai eu le plaisir pendant toute la législature d’en être l’un des Vice-Présidents, et à ce titre d’avoir l’occasion d’en présider régulièrement les travaux, notamment pour l’examen des crédits budgétaires lors de la 2ème partie des Lois de Finances. J’y fus également Rapporteur spécial sur les crédits de la Politique de la Ville, et je ne peux que me féliciter du travail que nous avons accompli avec les administrateurs que j’ai eu dans cette tâche à mes côtés, ainsi que ceux qui ont œuvré avec moi dans les Projets et Propositions de Loi dont je fus Rapporteur pour la Commission. Membre du Bureau de la Commission, j’ai évidemment participé aux réunions de celui-ci, ainsi qu’aux relations qu’à ce titre nous entretenons avec la Cour des Comptes.

 

Pour la dernière, impossible de ne pas céder à la tentation de la photo souvenir (cravate républicaine pour l’occasion !). Allez, fin de séance. En route pour la campagne…

 

Commission des Finances, fin de séance !
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Publié par Dominique Baert
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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 17:36

En cette veille de la fin de la législature, çà et là des « bilans » sont publiés, et à force d’histogrammes et de graphiques, sont pointées les « statistiques d’activité » des députés, et notamment leur présence à l’Assemblée.

On peut être maire, et un député présent à l'Assemblée !

J’ai ainsi eu la surprise de découvrir sur facebook que des graphiques avaient été publiés sur les « semaines de présence » à l’Assemblée des députés du Nord, et sur les « présences en Commission » des mêmes députés du Nord ! La même conclusion s’impose aux yeux : bien que maire, et en dépit des conséquences de mon accident (qui ont pu m’inciter parfois à limiter des allers-retours à Paris), je m’inscris clairement dans le peloton de tête, et à chaque fois bien au-dessus de la moyenne des députés français.


 

On peut être maire, et un député présent à l'Assemblée !

Alors du coup, je me suis intéressé aux statistiques publiées sur mes « productions » à l’Assemblée.

 

J’ai ainsi pu constater que j’avais :

- rédigé 168 questions écrites (dont 150 ont eu une réponse ministérielle) ;

- posé 2 questions orales, et 5 questions d’actualité au Gouvernement ;

- fait voter une proposition de loi sur la réforme de la répression des abus de marché ;

- été rapporteur de cette proposition de loi, et de deux Projets de Loi (Métropole de Lyon, Octroi de mer) ;

- été Rapporteur spécial de la Commission des Finances (sur les crédits de la politique de la ville, ce qui a amené la rédaction de 10 rapports, pour les lois de finances initiales et les lois de règlement) ;

- participé, en tant que Vice-Président, à 380 réunions de la Commission des Finances (sur les 481 – dont 194 auditions – de toute la législature, soit un taux de participation de 80 %) !

 

Mon année, personnelle et politique, aura été rythmée par les débats et les votes des Lois de Finances initiales, Lois de Finances Rectificatives, et Lois de Règlement. Présent, débattant, intervenant à la tribune et en Commission, amendant, et votant, j’ai fait le job, et j’ai essayé, de tout mon cœur, de remplir au mieux le mandat qui m’avait été confié. Je l’ai fait avec responsabilité et sérieux.

 

A cette fin de session et de législature, mon émotion ne se résume pas à des statistiques ; je mesure à chaque fois le travail accompli et le chemin parcouru, ainsi que le temps que j’aurai passé à remplir au mieux ma mission. Mais la route ne s’arrête pas à la fin d’une législature, il reste tant à faire encore…

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Publié par Dominique Baert
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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 09:12
Kanner : préparons une mobilisation d'ampleur pour Roubaix !

Ce mardi, Patrick Kanner, Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, est en visite officielle à Roubaix, pour assister à la démolition-grignotage d’une des tours des Trois Ponts. Je suis à ses côtés,  entouré du Maire de Roubaix, de son Adjointe au Logement, de la Conseillère Départementale, et du Directeur Général de Vilogia.

 

Kanner : préparons une mobilisation d'ampleur pour Roubaix !
Kanner : préparons une mobilisation d'ampleur pour Roubaix !

Dans la foulée, c’est la Maison des Services que nous visitons, et le Ministre se fait expliquer l’organisation des permanences, et pointe les administrations trop souvent fermées.


 

Kanner : préparons une mobilisation d'ampleur pour Roubaix !

A l’Hôtel de Ville ensuite, en présence de nombre de membres des Conseils citoyens de Roubaix, le Ministre a souligné l’importance de la politique de la ville, et bien sûr sur Roubaix. « Des efforts ont été réalisés, des résultats sont palpables pour les habitants ». Et pointant que la démolition des tours A et B aux Trois Ponts, « ce sont des morceaux de vie qui tombent en poussière », Patrick Kanner a insisté sur le fait que 350 millions € ont été investis sur Roubaix dans le cadre du Plan ANRU 1 (47 Mds € au niveau national).

 

Le 2nd plan, ANRU 2 est lancé (pour 25 Mds €), P. Kanner confiant « qu’il aurait fallu plus », et qu’il « faudra un jour imaginer un ANRU 3 ».

 

Le Ministre a salué, comme je l’ai fait dans mon Rapport spécial de la Commission des Finances, la décision de l’Etat de se réengager dans le financement de l’ANRU : « je suis fier que l’Etat soit revenu au tour de table de l’ANRU » (mesure de la Loi de Finances pour 2017), pointant ainsi le fait qu’en 2009 l’Etat (sous Nicolas Sarkozy) se soit retiré !

 

Patrick Kanner a défendu la politique de la Ville, qui soutient aujourd’hui 1500 quartiers prioritaires : « sans elle, 6 millions de nos habitants seraient dans une difficulté plus grande encore ».

 

Le Gouvernement a décidé de conforter les moyens de la politique de la ville, et ici c’est perceptible à Roubaix : le délégué du Gouvernement (Béranger Basseur) va travailler ici sur la « citoyenneté augmentée » ; le Programme d’Investissement d’Avenir « Ville durable et solidaire » pourra être mobilisé ; la DSU et le FPIC pour la ville de Roubaix ont été fortement augmentés, augmentant d’autant les ressources du budget municipal.


 

Kanner : préparons une mobilisation d'ampleur pour Roubaix !

Et surtout, le Ministre de la Ville est venu ce mardi à Roubaix pour annoncer que le Gouvernement est favorable à ce que soit lancée, au plus vite, une « Inspection Générale Interministérielle pour l’expertise des besoins de la ville de Roubaix ». En effet, à Roubaix 68 000 habitants sur 96 000 au total vivent en quartier prioritaire de la politique de la ville : « il n’y a aucune autre telle référence en France ! » Et cela, malgré tout ce qui a été mobilisé pour Roubaix ! La conviction du Ministre, c’est qu’il faut aller plus loin ! D’où l’idée de faire travailler toutes les inspections générales des grands ministères pour voir comment on peut faire plus, aller plus loin, pour dépasser les procédures et financements existants pour organiser une réponse plus forte encore aux problèmes de Roubaix, car d’évidence, tout ce qui a été fait (et il a été fait beaucoup, tant par l’Etat que par les équipes municipales !) n’est pas suffisant.

 

C’est une décision importante, car de ce rapport pourraient émerger des décisions ministérielles à prendre dès le début de la prochaine législature. Patrick Kanner martèle en conclusion « les conditions sont réunies pour réussir ce pari » : « Roubaix a besoin de plus d’Etat » !

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Publié par Dominique Baert
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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 11:29

Non, je n’ai pas changé ! Je suis socialiste, je le reste, et le resterai ma vie durant !

 

Mais je suis pour le sérieux économique et le progrès social. Je ne suis pas pour un socialisme des illusions et du chaos.

 

Je suis pour qu’on dise la vérité aux Français. Je suis pour qu’on dise ce qu’on va faire, et qu’on fasse ce qu’on a dit.

 

Dans mes programmes municipaux, j’ai toujours veillé à présenter des programmes qui étaient réalistes, compatibles (lors de la rédaction du programme) avec les capacités financières de la commune ! Y compris dans mes programmes à la députation, lorsque je pensais que certaines propositions du candidat ne se feraient pas, ou qu’elles n’étaient pas réalistes politiquement ou économiquement, je ne les ai pas inscrites dans les documents que j’ai publiés et distribués.

 

Il faut parler vrai aux électeurs.

 

La gauche a, dans le passé, fait des erreurs dans les programmes qu’elle a présentés et sur lesquels elle a pu gagner des élections. Résultat, elle a déçu et n’a pas été réélue. Elle n’a d’ailleurs jamais été réélue au terme d’une législature où elle a dirigé le pays. Pourquoi ? Parce qu’elle aurait mal géré le pays ? Non, le cœur du problème, ce n’était pas cela ; c’était le ressenti, le décalage entre ce que certains électeurs, souvent les plus à gauche, avaient espéré du programme, et la réalisation du possible. On a vendu des illusions, et on a fait le réalisme du possible ! On le vit encore avec le quinquennat de François Hollande : sur le plan économique et social, un travail remarquable a été fait en profondeur ; les fondamentaux de l’économie française sont bien meilleurs dans la France de 2017 que dans celle de 2012 : la France est en bien meilleure assise financière et budgétaire. Entre 2012 et 2017, la France s’est renforcée.

 

Pourtant certains, à gauche, en veulent durement à la gauche gouvernementale, à celle qui a géré avec responsabilité. Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont retenu que le slogan, « le changement c’est maintenant » : tout devait changer tout de suite pour eux, il aurait fallu redistribuer (ce qu’on n’avait pas), donner des nouveaux droits (qu’on ne savait pas financer), ne pas payer ses dettes (alors qu’elles explosaient), bref faire n’importe quoi alors que l’épée de Damoclès des déficits, des dettes laissées par l’équipe Sarkozy menaçait, avec l’œil vigilant de nos prêteurs internationaux, de jeter rapidement la France dans la situation de la Grèce !

 

En 2012, dans un programme qui n’était pas le sien, avec des thèmes d’un parti dont il n’avait pas assuré l’élaboration, récupérant un centre de gravité politique du parti socialiste qui n’était ni le sien, ni celui qui convenait à la situation de la France du moment, François Hollande a été élu sur une ambiguïté, sur cette part d’illusions qui étaient dans son programme dont certains font mine aujourd’hui de lui faire reproche.

 

Or, c’est là qu’est le ver dans le fruit du parti socialiste, celui de nos erreurs passées, de notre incapacité à être une gauche de Gouvernement durable, capable d’être réélue : aller aux élections sur des rêves intenables ou irréalisables, et susciter immanquablement la déception, et inexorablement à la fois, la défaite.

 

Va-t-on recommencer en 2017 les mêmes erreurs qu’en 1981 ou en 2012 ?

 

Aujourd’hui, avec une dette de 2 200 Mds €, avec 180 Mds € que la France emprunte chaque année sur les marchés financiers (et donc pour payer ses fonctionnaires !), avec une grande sensibilité de notre dette aux taux d’intérêt, on ne peut pas dire ni faire n’importe quoi ! Et c’est pour cela que je ne peux pas soutenir Benoît Hamon !

 

Comment peut-on oser vouloir faire campagne en proposant un revenu universel qui peut coûter entre 400 et 450 Mds € (plus que le Budget de l’Etat !), dire que l’on va supprimer le CICE et donc augmenter les charges des entreprises de 40 à 50 Mds €, vouloir baisser le temps de travail à 32 heures, taxer les robots et donc freiner la modernisation nécessaire de notre industrie et risquer d’accélérer la délocalisation des usines qui subsistent, réaccroître la dépense publique et la dette, pour ne parler que des questions économiques ?

 

Bien sûr, tout cela permet de se faire applaudir à la tribune, c’est sympathique, et cela permet même d’attirer des électeurs pour gagner une primaire, car qui peut ne pas avoir envie d’avoir plus de revenus, d’avoir un revenu de 800 euros pour tout le monde (surtout s’il est jeune, et qu’il doit bosser pour payer ses études), de donner « moins d’argent aux patrons », ou de travailler moins ? Si on a une sensibilité de gauche, on est séduit, et c’est bien normal !

 

Mais ce n’est pas raisonnable. Et ce n’est pas adapté à la France d’aujourd’hui.

 

La France d’aujourd’hui a une dette colossale – dont la progression a été heureusement stoppée par la gestion Hollande / Valls – doit lever des sommes colossales chaque année (près de la moitié du Budget de l’Etat pour se financer), et paie près de 43 Mds € de charges d’intérêt chaque année ! Ce n’est pas rien comme charge à supporter pour les Français ! A faire demain n’importe quoi, la gauche de Benoît Hamon veut-elle que les Français paient plus encore, souffrent davantage ? Le risque existe, et ne pas le voir, faire comme s’il n’existait pas est non seulement irréaliste mais irresponsable.

 

Dans  le journal Les Echos, cette semaine, un article souligne déjà combien, depuis novembre, les taux d’intérêt ont augmenté ! Oh bien sûr, ce n’est pas la faute de Benoît Hamon, qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit. Non, il y a déjà une tendance à la remontée : mais elle s’accentue depuis ces dernières semaines avec un décrochage avec l’Allemagne : les taux d’intérêt (à 10 ans) ont augmenté de + 1 point en 3 mois en France (et seulement de + 0,3 point en Allemagne). La différence, c’est l’incertitude sur la politique économique française, sur la crédibilité de l’action que le nouveau Président demain mènerait.

 

Hamon n’échappe à pas à ce procès en réalisme et donc en crédibilité. Ne pas être crédible, c’est faire payer l’addition aux français si on est élu. Ainsi, toutes les belles promesses de Benoît Hamon butent sur une réalité : les intérêts de notre dette.

 

Déjà + 0,7 % d’augmentation en 3 mois ! Sait-on que si les taux payés augmentent de 1 %, en deux ans cela se traduit par + 4,3 Mds € d’intérêts supplémentaires à payer + 6,2 Mds € en 3 ans ? Et 1, 2 ou 3 % de taux d’intérêt payés en plus (par la prime de risque qu’exigeront les prêteurs), cela veut dire 4, 8, ou 12 Mds € de plus d’intérêts aux banques, et 4,8 ou 12 Mds € d’argent en moins pour les services publics demain, ou d’impôts en plus pour les Français !

Etre de gauche n’implique pas de ne pas être sérieux. La gauche a déjà géré le pays : entre 1981 et 1986, entre 1988 et 1993, de 1997 à 2002, et depuis 2012. Elle connaît les contraintes de la gestion. Dans aucune de ces périodes, elle n’a renoncé à réformer, et chaque septennat ou quinquennat de la gauche aura connu des réformes sociales significatives. C’est normal, c’est le rôle de la gauche de le faire, et elle le fait bien !

 

Voilà pourquoi je ne peux pas voter ni soutenir Hamon. Je ne veux pas brader les acquis de la gauche responsable et gestionnaire, pour me ranger dans les illusions d’une gauche incantatoire faiseuse de promesses mais incapable de les tenir.

 

Je suis profondément Jauréssien, idéaliste dans mon cœur et réaliste dans mes actes et dans mes votes. Député de Roubaix comme lui, je ne garde de Guesde que l’ardeur au combat et la fougue militante. Car je suis et reste militant socialiste au plus profond de moi-même. Un militant qui ne veut plus que son parti reproduise les mêmes erreurs qu’hier, car il a davantage confiance en la gauche pour gérer la vie quotidienne des Français, et se refuse à laisser la France et les Français, dont mes concitoyens, à la droite et à l’extrême-droite !

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Publié par Dominique Baert - dans Divers
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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 14:58
Agents municipaux : 55 médaillés !

Après un (trop rapide) passage à l’Assemblée générale des Amis de la Lainière, avec nombre d’adjoints je participe à 10 h 30 au CSE à la cérémonie de remise des médailles du travail aux agents municipaux qui ont 20, 30 ou 35 années de carrière. Ils sont très nombreux cette année (55) et la salle du CSE est bien pleine.

Agents municipaux : 55 médaillés !

J’aime cette cérémonie que j’ai créée au début de mon mandat (je voulais que la reconnaissance de tant d’années de travail se fasse dans une manifestation spécifique), car je sais que pour bon nombre d’agents médaillés, si ce ne sont tous, cet instant où j’épingle cette médaille, cette photo souvenir avec le « patron », et les fleurs remises, ce sont beaucoup d’émotions. Je la ressens chez eux ; elle est aussi en moi. Grâce aux relations, de jeunesse ou nouées ces années durant, avec la plupart. Mais aussi parce que ces médailles, c’est la vie de toutes ces femmes et de tous ces hommes.

 

Et comme je le dis au début de mon intervention, cette médaille que j’épingle à chacun ce matin est peut-être « la plus belle de toutes ». Ces agents qui ont œuvré, qui se sont investis dans leur travail, ont incarné « la mairie » comme l’on dit si souvent, et détiennent chacun une parcelle de notre « service public à la wattrelosienne ». Et tous, « vous faites un beau, un noble métier, celui qui consiste à se rendre utile aux autres ».

 

« Juste récompense », cette médaille ils peuvent l’arborer, elle est leur « certificat de travail », elle « raconte » leur vie. Bien sûr, comme je le fais à chaque fois, j’aime rappeler le chemin parcouru par la ville pendant que nos médaillés du jour y travaillaient : les années 80/85, les années 2000, toujours la ville a investi, la ville a changé. Elle continue de bouger, de se moderniser.

 

Voilà pourquoi, il faut défendre le service public, poursuivre l’intérêt général et collectif, car rien n’est pis que le chacun pour soi, « un risque majeur pour l’esprit même de la République, qui doit savoir aimer et rassembler tous ses enfants ».

 

La médaille du travail que j’épingle, avec un petit mot de sympathie et d’amitié pour chacun, à ces dizaines d’agents municipaux, c’est leur « énergie à faire changer la ville, à faire changer la vie ». C’est cette énergie-là qui me porte moi aussi pour cette ville que j’aime…

 

Pour lire mon discours aux médaillés, cliquer ici.

Agents municipaux : 55 médaillés !
Agents municipaux : 55 médaillés !
Agents municipaux : 55 médaillés !
Agents municipaux : 55 médaillés !
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Publié par Dominique Baert - dans Maire de Wattrelos
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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 14:31

Je ne crois pas à la capacité politique de Benoît Hamon d’être présent au second tour de l’élection présidentielle. Sa stratégie politique, orientée vers la gauche de la gauche, est une erreur, qui l’enferme dans une équation de l’impossible au 1er tour (et le condamne à ne figurer qu’à la 4ème voire la 5ème place) ; sa posture politique au sein du groupe socialiste et de la majorité dans ce quinquennat l’enferme de surcroît dans un isolement sans lendemains possibles autres que de façade, qui ne se desserrera qu’en apparence dans un « rassemblement » factice et illusoire : d’autant plus factice et illusoire que lui-même ne paraît pas accomplir les gestes nécessaires. De fait, figure tutélaire de « l’aile gauche » du PS, celle des utopies et des illusions, celle qui se complaît dans la critique et l’opposition, représentant emblématique des députés « frondeurs », qui a-t-il choisi pour conduire sa campagne ? Deux « frondeurs » !

 

Car le choix de la direction de campagne, c’est un geste, c’est le geste politique. C’est celui qui indique le cap qui sera suivi, qui précise vers qui tout dans l’organisation, les thèmes, les choix de la campagne, va remonter.

 

Et là, Hamon s’est trompé. Là, il pouvait, il devait « ouvrir » pour être en situation, demain, de rassembler un peu plus large. Mais il s’est enfermé, replié sur un choix de personnes qui le recroquevillent, et qui, pour les députés loyalistes du groupe socialiste, sont une provocation.

 

La campagne d’Hamon sera en effet co-dirigée par deux députés : son fidèle Mathieu Hanotin, Député de Seine Saint-Denis (ce que je peux comprendre, vu la proximité des deux hommes), et le député des Hauts-de-Seine, Jean-Marc Germain (un député hautain et je ne pense pas me tromper en estimant qu’il est parmi les moins appréciés du groupe socialiste tant sa convivialité est inversement proportionnelle à l’appréciation éminente qu’il a de lui-même), dont chacun sait la proximité qu’il a avec M. Aubry… et qui surtout fut un des « torpilleurs » en chef parmi les coups tordus et les amendements critiques contre le Gouvernement socialiste, plus prompt à être devant les caméras à critiquer l’action gouvernementale qu’à lui apporter son soutien.

 

Le boulot d’une « direction de campagne », c’est de tendre la main pour le patron, de préparer les discours et les gestes qui rassurent, qui rassemblent ! Comment le pourraient-ils, le pourront-ils avec un tel passé ?

 

Car ni moi, ni nombre de collègues députés qui avons subi leur lâchage et leur fiel, nous ne pouvons oublier notre honte devant certains de leurs votes, notre colère devant leurs comportements : dans les grands rendez-vous de la vie gouvernementale, ils n’étaient pas là ! Pas seulement absents, mais contre nous !

> Sur la « déclaration de politique générale » du Gouvernement de Manuel Valls (pourtant un acte politique fondateur et majeur !) en septembre 2014 : abstention d’Hanotin et Germain !

> Sur les textes économiques et sociaux fondamentaux que sont la Loi de Finances et la Loi de Financement de la Sécurité Sociale, de nombreux impardonnables manquements ! LF 2015 : abstentions Hanotin, Germain, Hamon sur la 1ère partie (recettes), la 1ère lecture, et encore en décembre sur l’ensemble du PLF ! LFSS 2015: abstention des trois ! Sur les textes 2016 et 2017, les votes s’éparpillent soit en vote pour, soit en abstention.

> Sur la sécurité, là aussi des manquements. Sur la loi Constitutionnelle de protection de la nation, les 3 votent contre ! Sur la prorogation de l’Etat d’urgence (février, mars et décembre 2016), aucun des 3 ne prend part aux votes !

 

            Et en cherchant bien, on trouvera d’autres exemples. Mais ceux-là suffisent à attester de l’erreur faite. Hamon ne sort pas, dans sa tête, de sa posture : il veut, dit-il, « garder le cap ». Il risque bien de n’aller que dans le mur.

 

            C’est qu’au demeurant, Hamon est pris au piège de sa stratégie. Son rêve ? Sa seule chance d’être au second tour ? Obtenir que Jadot, le candidat des Verts se retire (ça ne devrait pas être trop difficile), et surtout que Mélenchon se range derrière lui : et ça, ce n’est pas gagné ! Car si Mélenchon est sans doute prêt à discuter d’un « accord », gouvernemental ou politique, ce n’est pas au prix de son retrait : au contraire, il pense être, lui, l’âme de la « vraie gauche », et à ses yeux, Hamon ne sera toujours qu’une pâle copie ! Jamais Mélenchon ne se retirera pour Hamon. Et donc celui-ci n’a pas de capacité politique à élargir son assise dans sa stratégie politique : sans le retrait de « Mélenchon », il n’a pas d’espace supplémentaire à conquérir.

 

            Et encore faut-il observer que, même pour un rapprochement, Mélenchon exige qu’Hamon prenne ses distances avec les « hollando-vallsiste », mais moi, je suis fier d’être un hollando-vallsiste, fier de ce qui s’est fait sous la Présidence de François Hollande, des choix économiques et sociaux qui ont été faits, de la force de l’exécutif face aux menaces terroristes et internationales !

 

            De par ses choix même, Hamon ne peut pas avoir derrière lui celles et ceux qui ont été loyaux, fidèles, assument les décisions du Président de la République et du Premier Ministre, approuvent la stratégie économique et sociale de ces 5 dernières années, si son projet est de s’accoler à celui de Mélenchon !

 

            Ainsi, quelle erreur déjà de dépenser son énergie, pour se rallier une partie du groupuscule des Verts (la moitié du groupe à l’Assemblée !) ; et ignorer autant cet allié solide (et historique du PS !) de la majorité gouvernementale que sont les radicaux de gauche.

 

            Je l’ai déjà dit : il n’y a pas d’espace politique possible pour être au 2nd tour de la présidentielle, et donc pour être en situation de la gagner, en ne regardant qu’à s’élargir sur la gauche de la gauche ! Car on butte sur le mur du possible, et alors, gagner la présidentielle devient clairement impossible.

 

            Pour être le prochain Premier Secrétaire d’un PS vidé de ses sociaux-démocrates, la stratégie de Benoît Hamon peut suffire. Mais pas pour l’amener à la Présidence de la République.

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Publié par Dominique Baert - dans Divers
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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 09:13

Ce vendredi 10 février, après l'intégration de la Communauté de communes des Weppes et la prise de compétences, notamment voirie, au Département, la MEL votait son Budget 2017.

 

Président de la Commission des Finances de la MEL, je suis intervenu dans le débat au nom du "groupe socialiste et personnalités".

 

Pour lire mon intervention, cliquer ci-dessous.

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Publié par Dominique Baert - dans Lille métropole
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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 09:49
Budget 2017, pas plus d'impôts mais davantage d'investissements !

Le Conseil municipal de Wattrelos s'est réuni ce jeudi soir (veille du vote de celui de la MEL) pour voter son Budget. L'ordre du jour était même particulièrement copieux puisqu'outre le Budget, le Conseil municipal se prononçait sur un très gros dossier - le plus important de tout le mandat - le réaménagement du Centre Ville (avec le financement des opérations de la ZAC du Centre), la stratégie de Sécurité et de Lutte contre la délinquance, le règlement local de publicité, la délégation de service public pour les marchés, et le règlement intérieur du Parc urbain.

 

Mais voilà, tout cela a été voté, souvent à l'unanimité, et Wattrelos a adopté son Budget 2017. Un budget de 59,69 M€ au total (qui augmente de 1,1 %) où :

- les dépenses de fonctionnement baissent de 0,6 % (puisque les recettes de fonctionnement diminuent sous l'effet de la diminution des dotations de l'Etat) ;

- les dépenses d'investissement augmentent de 16,2 % ;

- pour la 8e année consécutive, il n'y a pas de hausse des taux des impôts locaux, mais où les TAP restent non-payants, et où nous n'augmentons pas massivement les tarifs municipaux ;

- pour la 6e année consécutive, l'endettement de la ville diminue (la dette a baissé de 2 millions € en 6 ans) ;

- les charges financières payées par la ville (conséquence de ce désendettement et des bas taux d'intérêt qui nous sont octroyés par nos prêteurs) poursuivent leur allégement : ils sont de 2,06 M€ en 2017 (au lieu de 2,35 M€ en 2012 : sur 5 ans, ils auront baissé de 12 % !).

 

Aussi, je n'ai pas manqué de tacler vertement l'opposition lorsqu'elle ne cesse de rabâcher que nous sommes étranglés par les intérêts de la dette communale, car il faut savoir dire la réalité, parler et regarder notre histoire. Ainsi ai-je comparé la situation d'aujourd'hui avec celle de 1996. Il y a 20 ans donc :

- l'excédent total de gestion était de 3,20 MF soit 487 k€ : en 2017, il est de 3,8 M€ (soit plus de 8 fois plus !) ;

- les charges financières étaient de 21,74 MF, soit 3,31 M€ : en 2017, elles sont de 2,06 M€ (soit 40 % de moins !) ;

- les intérêts de la dette représentaient 8,3 % des dépenses : en 2017, ce sont 3,9 % des dépenses !

 

C'est important d'avoir de la mémoire !

 

Pour 2017, nous portons des investissements plus consistants donc qu'en 2016, et qui se regroupent sur 6 grands thèmes : Sports, Accessibilité, Sécurité, Modernisation (notamment informatique) des services, Grands projets, Entretien du patrimoine.

 

Nous respectons nos engagements, nous consolidons l'équilibre financier de la commune, nous réussissons à maintenir les (nombreux) services publics wattrelosiens sans recourir à la hausse de la fiscalité locale : c'était l'ambition de la majorité municipale pour préparer ce Budget 2017. Le pari est réussi.

 

Pour lire la présentation synthétique du Budget 2017 de Kamel KHITER, Adjoint aux Finances, cliquer ci-dessous.

 

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Publié par Dominique Baert - dans Maire de Wattrelos
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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 17:43

 

Juste après la fin de mes études à Sciences Po, c’était l’été 1981, et passant des concours administratifs dont j’attendais les résultats, j’ai souhaité collaborer au travail d’un parlementaire socialiste. C’est ainsi que j’ai été présenté à Jacques Moreau, député européen français, qui venait de remplacer Jacques Delors (récemment nommé Ministre de l’Economie et des Finances du Gouvernement de Pierre Mauroy), comme Président de la Commission Economique et Monétaire du Parlement Européen. J’étais militant de la section socialiste de Wattrelos, et le courant étant très bien passé entre nous, je suis devenu l’un des collaborateurs (bénévoles) de Jacques.

 

Je le suis resté plusieurs années, même après mon entrée à la Banque de France. J’ai continué à lui rédiger des projets de questions à l’exécutif européen, de discours, des réponses à des courriers, des notes de réflexion sur la politique économique et sociale de la France.

 

Je garde beaucoup de nostalgie de cette période où la gauche venait d’arriver au pouvoir, pleine de rêves et d’illusions, et où les députés européens français devaient affronter régulièrement interrogations et sarcasmes de nos collègues, allemands - rudes- surtout, sur les politiques menées (nationalisations, industrielles, de relance et de dévaluation) : Jacques était en première ligne, et des argumentaires et des réponses, j’en ai rédigés ! Jacques Delors mettra fin à cette période avec le tournant de la rigueur début 1983.

 

Mais je garde surtout beaucoup d’affection, de reconnaissance et de respect pour Jacques Moreau. Il m’aura donné mes premières chances, fait écrire mes premiers travaux parlementaires, mes premières lettres ; il m’aura permis de connaître la grande machine européenne de l’intérieur, sa technocratie, mais aussi sa fraternité entre des peuples qui ne parlent pas la même langue mais partagent le même idéal européen, pour la paix et le vivre ensemble après des siècles de guerres.

 

Jacques Moreau était un réformiste. Il avait été secrétaire national de la CFDT de 1974 à 1979, après avoir été secrétaire général de la fédération CFDT des industries chimiques de 1970 à 1974. Il a siégé au Parlement Européen jusqu’en 1984, avant d’être le Secrétaire général du Comité  Economique et Social Européen de 1987 à 1992. Comme le dit son faire-part de décès, il fut « un grand syndicaliste et un militant inlassable de la construction européenne ». Il fonda en 1985, et en fut le vice-président, Europe et Société RDS (réalités du dialogue social).

 

L’histoire retiendra qu’il fut parmi ceux qui engagèrent la CFDT en 1978, par un « recentrage », sur la voie du réformisme ; son rapport sur « l’action revendicative » reste dans l’histoire de la CFDT et du syndicalisme. Il y remettait en cause l’unité d’action privilégiée avec la CGT, plaidait l’autonomie syndicale par rapport aux partis politiques et la relance des négociations avec le patronat. Je lui dois beaucoup de mes réflexions, sur le rôle du dialogue social dans les entreprises, la nécessité de savoir allier efficacité économique et progrès social. Socialiste de cœur et de raison, puissamment social-démocrate, toujours réformateur et surtout passionnément européen, tel fut cet homme qui m’a donné, à moi, le jeune homme de 22 ans à l’époque, l’envie d’être le serviteur fidèle de toutes ces causes ! Jamais je ne m’en suis éloigné…

 

Merci Jacques de ce chemin parcouru ensemble, et de notre amitié depuis si longtemps maintenant. Repose en paix auprès de ceux qui ont, à gauche, su, comme Pierre Mendès-France et Pierre Mauroy, être promoteurs de l’idéal européen.

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Publié par Dominique Baert
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