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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 08:45

Oui, ce dimanche soir, c’est à la salle Salengro, et dès les premiers sondages connus, une satisfaction en même temps qu’un soulagement : Marine Le Pen est battue. Elle ne dépasse pas les 40 % redoutés au niveau national : elle se tient à un peu plus de 33 % ; à Wattrelos, où je redoutais qu’elle soit majoritaire, elle ne s’inscrit qu’à 48,3 %, c’est-à-dire moins que les 48,5 % des Départementales de mars 2015. Pour autant, c’est trop, beaucoup trop, car ces idées et ce parti sont dangereux.

 

> Une poussée nationale incontestable dès le 1er tour

On l’a bien sentie à Wattrelos au 1er tour. Même si Le Pen avait déjà franchi la barre des 6 500 voix sur la ville (et les 6 000 voix à plusieurs reprises depuis 30 ans), les 6 800 du 23 avril sont incontestablement son point le plus élevé jamais atteint.

 

            L’impulsion nationale est évidente. A dire vrai, sur les résultats du 1er tour, les chiffres obtenus dans les villes du Nord, ou du Pas-de-Calais à sociologie comparables, villes à forte histoire ouvrière et industrielle, pour insupportables qu’ils soient, les 33 % du 1er tour de Wattrelos sont en deçà de beaucoup (trop) de ces communes du Sud du Nord ou du bassin minier.

 

            Mais bien sûr, ce « socle » national a aussi sa déclinaison locale, car sur le territoire de la ville, certains quartiers sont très inférieurs à la moyenne des 33 %, mais surtout quelques-uns sont très supérieurs, (bureaux 12, 16, 20 au Touquet et au Sapin Vert ; 8, 9, 10 au Crétinier) ; ces quartiers sont limitrophes de Tourcoing et de Roubaix.

 

> Au 2nd tour, c’est amplifié par des reports de voix qui questionnent

            Pour passer de 6939 au 1er tour à 8813 voix au 2nd, Marine Le Pen a bénéficié de reports de voix du 1er tour. Si on peut penser qu’une large partie des 900 voix de Dupont-Aignan se sont portées sur son nom (compte tenu de l’accord  électoral) et qu’on ne peut non plus exclure une partie (de l’ordre de 400 voix) des électeurs de Fillon, ce qui me peine – et me préoccupe – le plus, c’est qu’on ne peut exclure que 700 à 800 voix des électeurs de Mélenchon (même si une part importante, d’évidence, s’est portée légitimement sur E. Macron) aient renforcé Le Pen. Sur certains bureaux (Camus, Brossolette…) la question peut se poser, et elle est politiquement douloureuse, car le passage de l’extrême-gauche à l’extrême-droite est une question politique majeure pour les années qui viennent. Sans doute, la campagne melanchonienne  éhontée et démesurée sur « le banquier », « candidat de la finance », ou « du CAC 40 », a dilué les repères républicains, et c’est bien regrettable. Car ce que je considère le plus douloureux dans cette campagne c’est ce que ça et là j’ai pu entendre ou lire sur le choix du 2nd tour : « Macron ou Le Pen », c’était « la peste ou le choléra » !!! Quelle stupidité politique sans nom, quelle absurdité démocratique ! D’un côté l’extrême-droite, de l’autre un candidat qui respecte la République et sa valeurs, la justice, le droit, bref un vrai candidat républicain,… et on les confondrait ? Et on refuserait de choisir entre les deux ? Mais il ne peut pas, il ne pouvait pas y avoir de confusion, sauf à aussi être contaminé par les caricatures d’Emmanuel Macron faites par l’extrême-droite ou l’extrême-gauche !

 

> Il n’en reste pas moins que ces chiffres obligent, nationalement et localement. Ils obligent à agir, à expliquer et à convaincre. Les déterminants d’un vote d’extrême-droite sont divers, allant au refus de l’ouverture internationale et de l’Europe (un comble dans notre région frontalière !) à des considérations protestataires très personnelles.

 

            Il faut savoir expliquer que les recettes du FN ne sont pas les bonnes mesures, et qu’elles sont dangereuses, réussir une politique économique créatrice d’emplois, améliorant le pouvoir d’achat et qui réduira les inégalités et la pauvreté. Il faut rendre confiance aux institutions. Tout cela, je sais qu’Emmanuel Macron le sait, et j’espère qu’il aura les moyens d’agir.

 

            Localement, nous mènerons aussi réflexions et analyses pour contenir les votes protestataires spécifiques autant qu’il est possible. J’ai lancé ce travail avec l’équipe municipale.

 

            Mais trois observations :

 

> le phénomène « extrême droite » n’est pas que lié au territoire wattrelosien : en Belgique, c’est à Mouscron que, chez les électeurs français, Le Pen fait son score le plus élevé (43,5 %), et de loin !

> bien des villes ouvrières, malheureusement, ont mis Le Pen en tête, là encore dans le Sud du Nord ou le bassin minier : 53, 6 % à Lens qui a souvent voté comme Wattrelos, et même 58,2 %  à Liévin. Avec 48,5 % pour Le Pen, Wattrelos – heureusement – est en deçà de ces résultats, et tant mieux !

> et pour ceux qui ont critiqué mon soutien à Emmanuel Macron, se sont-ils demandés ce qu’aurait été le score de Le Pen à Wattrelos si, avec mes amis et camarades, je n’avais pas fait une campagne active pour Emmanuel Macron ? Pour ma ville, j’ai eu raison de faire le choix que j’ai fait…

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Publié par Dominique Baert - dans Maire de Wattrelos
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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 08:35
Présidentielle (1) : Emmanuel Macron, élu, une énergie convaincante et enthousiasmante !

C’est fait ! Ce dimanche soir à la salle Salengro, cela faisait plusieurs heures qu’avec les informations via les réseaux sociaux des votes aux Etats-Unis, dans les Dom-Tom, ou des résultats des sondages « sortie des urnes », la peur d’un scrutin serré s’était dissipée, et que non seulement la promesse d’une victoire s’annonçait, et qu'en plus cette victoire serait nette ! Au final, ce sera 66,1 % ! Une victoire plus large bien sûr que celles de F. Mitterrand en 1981, ou en 1988, ou de F. Hollande en 2012, et qui plus est contre l’extrême-droite.

Présidentielle (1) : Emmanuel Macron, élu, une énergie convaincante et enthousiasmante !

De plus, un peu avant 20 heures, je vois que le bureau de vote que je préside (n°1), donne plus de 57 % à Macron, et je comprends vite que sur ma ville, il sera devant Marine Le Pen, et de surcroît avec un score un peu meilleur (51,5 %) que celui du 2nd tour des Départementales (51,2 %) de mars 2015 contre les candidats FN. Ouf, et tant mieux !

 

Car pas question de bouder ma joie devant l’élection d’Emmanuel Macron ! Par conviction, parce qu’il était le meilleur candidat de cette élection présidentielle, le plus sérieux, le plus responsable, celui dont le programme correspond le plus aux défis de la France actuelle. Par respect pour le chemin qu’il a parcouru depuis un an : peu y croyaient ; moi, oui ! Par amitié aussi, car l’homme n’est pas que brillant, il est attachant et humain. Oui, ce dimanche soir, c’est sa victoire, et il peut en être fier. Je le suis de lui, et pour lui.

 

Cette élection d’un président jeune, de 39 ans, a une forte portée politique : elle va rayonner en Europe et dans le monde. Elle surprend, elle intrigue, elle bouscule. La comparaison avec Kennedy se fera vite, je pense ! Le phénomène politique et médiatique est comparable, me semble-t-il. L’image de la France va s’en trouver changée. La vie politique française aussi, n’en doutons pas.

 

Je suis ce dimanche soir d’autant plus satisfait que, dès l’été dernier, j’avais dit à mes proches que c’était lui qui était la meilleure chance de gagner l’élection présidentielle, et même qu’il allait la gagner ! Que n’ai-je-entendu lorsqu’Emmanuel a été mon invité d’honneur aux Berlouffes en septembre 2016 ? Même certains de mes proches ont douté, parfois critiqué : pourtant, mon intuition était juste !

 

Car j’avais bien compris qu’Emmanuel Macron était la réponse aux défis du moment, loin des programmes économiques aventureux de Mélenchon ou de Le Pen.

 

D’abord parce que, sans doute comme lui, je sentais monter dans le pays une volonté de renouveau, de changement, une forme de défiance vis-à-vis des partis traditionnels, et notamment des deux grands partis du gouvernement, et de leurs responsables. Cette volonté s’est exprimée dans les primaires, à droite puis à gauche : les grandes figures connues ont été sèchement battues.

 

Je redoutais que cette volonté de changement ne se traduise par un vote Le Pen massif, pour « renverser la table », pour « essayer autre chose, après avoir essayé la droite et la gauche ». Emmanuel Macron, par sa stratégie « ni droite, ni gauche », a su capter un changement à son profit électoral ! C’est ce qui a fait sa force : tant mieux, il aura réussi à faire éviter le pire à notre démocratie.

 

Par ailleurs, justement, ce que je sens depuis un moment, c’est que les Français sont las des alternances gauche/droite : ces victoires électorales « contre l’autre », où pendant 5 ans on détruit tout ce que les prédécesseurs ont fait ; depuis 30 ans, la vie politique de ce pays, c’est largement ça ! Alors qu’il y a des défis importants à affronter (économiques, financiers, climatiques, migratoires, de sécurité et de défense) et que, franchement, les Français attendent de leurs hommes politiques qu’ils affrontent les problèmes et qu’ils trouvent les solutions pour améliorer la situation ! C’est le discours, et je crois la pensée profonde, d’Emmanuel Macron. Je les partage.

 

Voilà pourquoi, moi socialiste et homme de gauche, j’ai voté pour Emmanuel Macron : tout simplement, parce que j’y crois !

Présidentielle (1) : Emmanuel Macron, élu, une énergie convaincante et enthousiasmante !
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Publié par Dominique Baert - dans Maire de Wattrelos
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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 14:56
Les factures délirantes de Le Pen seront pour les Français !

Beaucoup, je l’espère, qui auront regardé le débat du 2ème tour, auront compris que Marine Le Pen ment aux Français, que son programme n’est qu’approximatif, non finançable et dangereux par ses insuffisances. Qui n’a pas compris que sur une promesse telle que la sortie de l’euro (pourtant point dur de son programme !), cela ne serait peut-être pas si rapide que cela, non plus d’ailleurs que la retraite à 60 ans (qu’elle reporte « vers la fin du quinquennat ») car elle ne sait pas la financer (ça coûte près de 30 Mds € !) ?

 

Mais c’est tout son programme qui n’est qu’une accumulation de dépenses :

- prime de pouvoir d’achat de 80 € ? Coût : 17 Mds € !

- défiscalisation des heures supplémentaires ? Coût : 5 Mds €

- mesures sur l’Impôt sur le Revenu ? Coûts : 8 Mds €

- hausse du Minimum Vieillesse et l’AAH ? Coût : 2,2 Mds €

- baisse de la Taxe d’Habitation ? Coût : 1 Md €

- protection logement jeunes ? Coût : 1,2 Md €

- mesures pour les plus aisés : universalité des allocations familiales + baisse des droits de donation + hausse du plafond du quotient familial + baisse tranche IR ? Coût : 5 Mds €

- baisse de l’impôt des sociétés à 24 % ? Coût 5,5 Mds €

- montée à 3 % du Budget de la Défense ? Coût 24 Mds €…

 

Avec les places de prison (+ 1 Md € de fonctionnement par an !), les promesses de recrutements de policiers, ou les hausses budgétaires promises, notamment pour la Recherche, on rajoute encore + 5 Mds € au pot !

 

Effarant, consternant, irresponsable !

 

Sait-elle, Mme Le Pen, que la France a encore une dette de 2 200 Mds €, qu’elle paie déjà 43 Mds € d’intérêts par an, qu’elle est encore en déficit de près de 70 Mds €, et qu’elle doit déjà lever 180 Mds € d’emprunts sur les marchés internationaux pour financer sa dette, et donc le Budget de l’Etat, et ses fonctionnaires ?

 

Sait-elle, elle qui veut financer cela en créant une taxe de 3 % (que paieront donc les consommateurs, donc les Français ! Ouh la, c’est le pouvoir d’achat qui souffrirait) sur les importations (et c’est sa seule recette nouvelle dans son plan de financement !) qu’il ne suffit pas de prendre le chiffre des importations, de lui imposer un taux de 3 % pour engranger de l’argent ? C’est une illusion ! A tout le moins, il faudrait plusieurs années pour créer cette taxe, car il faudrait pour cela que la France quitte l’Europe ! Donc, même dans son raisonnement, elle n’aurait une recette qu’à la fin de son quinquennat…

 

Sauf qu’entre temps, les dépenses promises vont coûter, et cher !

 

Et cela, les Français qui s’apprêtent à voter dimanche doivent le savoir ! Les dépenses en plus, ce sera du déficit en plus, de la dette en plus, des intérêts payés en plus (et plus chers !) demain… et ce seront des coupes sombres, et surtout des impôts après-demain pour tous les Français pour faire face au désastre financier !

 

C’est facile de dire qu’on va dépenser tous azimuts. C’est facile de plaire aux électeurs en annonçant des cadeaux fiscaux… qu’on ne sait et ne saura pas financer ! C’est un miroir aux alouettes dangereux !

 

Aussi les Français doivent avoir conscience d’une chose : les promesses délirantes de dépenses de Marine Le Pen d’aujourd’hui sont les certitudes de factures à payer par tous les Français demain !

 

7 mai, attention danger !

 

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Publié par Dominique Baert - dans Divers
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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 15:16
A Wattrelos, un 1er mai de gravité, pour le travail et contre les illusions !

Si, à l’entrée du centre socio-éducatif, les enfants du Conseil municipal des enfants vendent quelques brins de muguet pour une association humanitaire, c’est à l’intérieur que, ce 1er mai, je médaille de la « médaille du travail », de « leur travail », et « pour leur travail » 142 Wattrelosiens : 36 grand or, 30 or, 31 de vermeil et 45 d’argent : 4 320 années de travail sont, là, représentées.

A Wattrelos, un 1er mai de gravité, pour le travail et contre les illusions !
A Wattrelos, un 1er mai de gravité, pour le travail et contre les illusions !
A Wattrelos, un 1er mai de gravité, pour le travail et contre les illusions !

Ce 1er mai 2017, c’est bien sûr d’abord celui de chacun de ces médaillés, car cette manifestation a pour objet de les mettre à l’honneur. Le 1er mai, c’est aussi l’histoire bien sûr, une histoire ouvrière parfois tragique, mais toujours porteuse d’avancées et de progrès sociaux revendiqués : « Nous sommes tous les héritiers de ces femmes et de ces hommes-là », qui ont lutté « pour que leur espérance soit pour nous une évidence ».

 

Mais dans le contexte qui est le sien (élection présidentielle, terrorisme, tensions internationales), ce 1er mai 2017 se déroule dans un esprit de gravité et de responsabilité.

 

Ainsi, avant de médailler (et de remettre à chacun son brin de muguet) chaque récipiendaire, j’ai voulu évoquer trois sujets qui sont d’actualité, et dans les esprits de beaucoup.

 

D’abord le devenir du travail. Le travail va-t-il disparaître ? Les débats philosophiques et économiques qui ont eu lieu récemment, notamment sur la perspective d’un revenu universel, ont conduit à s’interroger sur cette problématique. Je ne crois pas pour ma part à la disparition du travail, mais son évolution suppose en revanche de « se préparer à trois choses » :

  • accentuer fortement la formation pour renforcer l’adaptabilité et la capacité à faire face aux changements ;
  • préparer nos jeunes aux métiers d’avenir, notamment du service à la personne ;
  • mettre en place une sécurité sociale professionnelle.

 

Deuxième sujet : « quelle économie demain ? ». Je plaide pour une économie protectrice des travailleurs mais ouverte sur le monde. Car le protectionnisme et la fermeture des frontières sont des illusions dangereuses.

 

Enfin, troisième sujet, quel est notre avenir, à commencer bien sûr par celui de Wattrelos ? Pas question d’être spectateur, j’ai choisi d’être acteur pour agir « sans relâche pour qu’ici l’emploi soit possible ! ».

A Wattrelos, un 1er mai de gravité, pour le travail et contre les illusions !
A Wattrelos, un 1er mai de gravité, pour le travail et contre les illusions !
A Wattrelos, un 1er mai de gravité, pour le travail et contre les illusions !
A Wattrelos, un 1er mai de gravité, pour le travail et contre les illusions !

Pour lire mon discours, cliquer ci-dessous.

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Publié par Dominique Baert - dans Maire de Wattrelos
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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 16:44
A Arras, E. Macron : réduire les fractures, pour une France de l'unité !

Dès le début du meeting d'Arras, Jean-Paul Delevoye, citant le Général de Gaulle, situe l'enjeu de l'élection présidentielle : "Les nations ne meurent pas, mais elles peuvent se suicider" ! Et il appuie : "Vous êtes à un moment de l'histoire où le monde entier regarde l'élection française".

 

Emmanuel MACRON dans son discours, a souligné que dimanche "les Français se sont détournés des 2 grands partis de gouvernement : quelque chose s'est passé" ; et s'il a salué la campagne de J.L. Mélenchon, cette "adhésion" qu'il a soulevée, compte-tenu de sa position prise "depuis dimanche soir, il n'est pas à la hauteur de cette adhésion". Car, "face à ceux qui créent le désordre et la haine", il faut "choisir son camp".

A Arras, E. Macron : réduire les fractures, pour une France de l'unité !

Son programme, il le décline en affirmant sa volonté de lutter contre les fractures :

 

Ø Fracture démocratique : "Nous allons refonder la vie politique française, construire un socle où tous les progressistes vont pouvoir travailler ensemble : tous les progressistes sont les bienvenus ! Je ne reproduirai pas l'erreur de 2002 : on ne va pas reprendre les habitudes, nous allons les changer. Nous devons rassembler !"

Il veut "une France conquérante dans l'Europe et le monde, qui échange, qui fait progresser, qui affronte les difficultés, qui a confiance dans l'avenir, qui ne fait pas de démagogie".

Face au résultat du 1er tour "notre joie est grave car notre responsabilité est immense".

"Je n'ai qu'un ennemi : ce sont nos fractures et nos divisions". Concrètement, il martèle "chacun des territoires de la République est dans la République, je n'en veux pas de perdu ! Opposons le discours de l'intelligence à la démagogie".

"Mme Le Pen veut attiser les haines et les peurs, mais n'apporte aucune réponse !". Nous, il faut "ne céder rien de la vérité".
La loi de moralisation de la vie publique va renouveler les pratiques de la vie politique. Le FN, lui, a les pires pratiques de l'Ancien Régime. "Marine Le Pen est une héritière ! Elle n'est pas la réponse".

 

Ø Fracture sociale. Pour réduire les écarts, on investira dans une politique de recherche ambitieuse, dans la libération des énergies.

Mais il faut regarder en face les détresses des classes moyennes et populaires. "Il n'y a pas de réussite d'un pays s'il n'est que la réussite de quelques-uns". Ainsi, pour ces classes moyennes et populaires :

- "la suppression de la Taxe d'Habitation est une priorité de pouvoir d'achat" ;

- "nous ferons un très gros effort de formation professionnelle pour les chômeurs. Nous investirons 15 Mds€ sur le quinquennat pour les plus fragiles."

C'est aussi l'école où nous investirons, parce que, quand on n'est pas formé, on n'a pas d'avenir. Et cela, le FN n'en dit jamais un mot, rien !

 

Ø Fracture territoriale : banlieues, ruralité… Nous voulons l'égalité des chances, et pour cela faciliter :

- l'accès à la fibre, en tous lieux : les opérateurs auront 18 mois ;

- doublement du nombre de maisons de santé ;

- maintien des écoles dans la ruralité ;

- ouvrir des maisons de services au public ;

- suppression du RSI ;

- doubler le budget de l'ANRU, pour lutter plus vite contre "la double peine" des quartiers prioritaires (à savoir "l'assignation à résidence" dans leur quartier et la pauvreté).

 

"Je veux un vrai plan Marshall de la réindustrialisation de nos territoires perdus".

"Je veux qu'on puisse expérimenter, essayer sur certains territoires". On n'y arrivera pas à chaque fois, mais à chaque fois, on se battra".

 

Ø Fracture entre la France et l'Europe. Elle nourrit les mensonges de Le Pen. Car :

- sortir de l'Euro, c'est l'appauvrissement

- sortir de l'Europe, le protectionnisme, c'est la guerre !

"Le FN ce n'est pas le parti des patriotes, c'est le parti des nationalismes".

 

"La France, c'est tout sauf le rétrécissement ! J'ai mal dans ma chair de voir le chiffre du FN dans les Hauts de France : "A-t-on oublié qui nous sommes, que nos anciens sont morts pour notre liberté, et pour combattre les idées d'extrême-droite ? Honte aux somnambules de l'histoire" !

 

"Notre responsabilité est immense. Il faudra d'abord réconcilier, recréer l'unité du pays, rassembler tous les progressistes qui veulent se rassembler pour faire !"

"J'aurai besoin de toutes les volontés ! C'est le défi, non d'un homme, ni d'un clan, mais celui de toute une génération. Face à toutes ces fractures, je veux être le Président d'une France de l'unité".

A Arras, E. Macron : réduire les fractures, pour une France de l'unité !
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Publié par Dominique Baert - dans Maire de Wattrelos
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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 11:09
Wattrelos, une tentation des extrêmes plus forte qu'en France ?

A dire vrai, si ce vote des extrêmes est plus prononcé à Wattrelos qu'en moyenne nationale, il est cependant moins fort que dans le sud du Département du Nord ou dans le Pas-de-Calais.

 

Parmi les candidats à l'élection présidentielle, les programmes de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon étaient les plus aberrants, irréalistes et dangereux économiquement, périlleux pour la stabilité financière même du pays. Malheureusement, comme c'étaient aussi les candidats qui promettaient le plus, des sous en plus, une disparition de tous les problèmes comme par miracle, et beaucoup, beaucoup de dépenses supplémentaires (sans savoir comment les financer, autrement qu'en creusant les déficits), bref comme ils promettaient que tout irait mieux (sans que jamais les conséquences négatives n'aient été évoquées), en France, et dans des villes comme Wattrelos, ils ont fait de gros résultats électoraux.

 

Ø Le Pen progresse à Wattrelos moins qu'ailleurs en France, mais réalise malheureusement son plus haut niveau depuis 30 ans : 6 939 voix, soit 33,9 % ; c'est lourd, même si c'est moindre que dans d'autres grandes villes comme Denain (40%) ou du Pas-de-Calais.

 

A plusieurs reprises dans l'histoire de la ville, l'électorat FN a approché, voire dépassé les 6 000 voix sur Wattrelos. 5 291 déjà en 1988, mais 6 219 en 1993, 5 849 en 1995, 5 996 au 1er tour des présidentielles 2012, et, souvenons-nous des 6 515 aux régionales 2015. Il est clair que Marine Le Pen a un électorat qui sait se mobiliser dans "les grandes occasions", et notamment quand Marine Le Pen elle-même est candidate !

 

Mais il n'en reste pas moins qu'elle est en tête dans 35 (sur 36) bureaux de la ville, et quand elle ne l'est pas, c'est Mélenchon qui l'est !

 

Pour autant, seule "consolation", si dans la France entière, MLP progresse de 1,2 million de voix, et donc de 19,3 %, à Wattrelos la hausse est plus limitée à 15 %.

 

On peut raisonnablement penser qu'à Wattrelos, Le Pen aura récupéré en 2017 une partie de l'électorat de Sarkozy de 2012 (4 074 voix à l'époque, alors qu'en 2017 Fillon obtient 1 877 voix) ; idem pour Dupont-Aignan qui obtient 901 suffrages en 2017 (contre 291 en 2012).

 

Ø Avec 2 300 voix de plus qu'en 2012, Mélenchon a incontestablement, sur son nom, siphonné une partie de l'électorat d'extrême-gauche, et surtout une part de l'électorat de François Hollande de 2012 (qui avait fait 6 798 voix).

Il n'est premier que dans un seul bureau, et second (devant E. Macron) dans 50 % des bureaux (18 exactement).

 

Et si, dans sa poussée nationale, Mélenchon obtient 23,3 % des voix à Wattrelos, c'est beaucoup moins qu'à Roubaix (35,9 %), Lille (29,9 %), Mons (28,7 %), Tourcoing (28,0 %), Villeneuve d'Ascq (27,8 %), Loos (26,9 %), Ronchin (25,4 %) ou Douai (23,7 %).

Wattrelos, une tentation des extrêmes plus forte qu'en France ?

Ø Ce qui est préoccupant, c'est pour moi de constater que sur ma bonne ville, ces deux leaders d'extrême-droite et d'extrême-gauche, Le Pen et Mélenchon, parviennent à séduire 57 % des électeurs sur des programmes populistes et dangereux (45 % au niveau national).

 

C'est ce résultat-là qui, dans la France de 2017 (une France confrontée aux attentats et à la peur du terrorisme, à la pression migratoire, où le chômage tarde à diminuer clairement et où l'absence d'emploi pèse sur les revenus et nourrit la pauvreté), doit être regardé, analysé et entendu. Car il y a bien sûr des peurs et des malaises sociaux qui ainsi cherchent à s'exprimer, mais surtout des ressentis essentiellement personnels.

 

Dans ces votes, la globalité, la cohérence, la faisabilité d'ensemble des programmes, leur équilibre financier, ou les grandes priorités sectorielles ou macroéconomiques passent largement au second plan. Il est vrai que, dans une campagne électorale qui aura surtout été télévisuelle, l'appréciation de l'électeur repose beaucoup sur la capacité oratoire du candidat ou la "mesure-choc" concise qui retient l'attention.

 

Dans ces conditions, difficile pour l'électeur de mesurer la dangerosité - ou l'aberration - de la globalité du programme évoqué, car il n'a tendance à retenir que la mesure ou le message qui l'intéresse. Dès lors, pour écarter ces votes extrémistes (dangereux à bien des points de vue), un travail, un devoir de pédagogie, d'information s'impose. Mais comment ? C'est l'enjeu de la bataille politique de fond à mener.

 

Ceci dit, une élection n'est pas l'autre. Les scores de Le Pen et de Mélenchon leur sont largement "personnels", et ceux qui ont la tentation d'extrapoler ces résultats sur des législatives ou des municipales devraient se garder de toute précipitation…

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Publié par Dominique Baert - dans Maire de Wattrelos
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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 17:02

Décidément, dans cette campagne présidentielle hors normes, les haines recuites et personnelles semblent prendre le dessus sur la raison et la qualité du débat démocratique. Et certains, à gauche, semblent mettre plus de prix (et de temps et d’énergie !) à m’agresser plutôt qu’à se mobiliser pour faire reculer les dangers Le Pen, Fillon mais aussi Mélenchon sur le plan économique !

 

Tout cela a des relents de la campagne législative 2012, et ce n’est sans doute pas un hasard si, dans le Canard Enchaîné, je trouve cette semaine un encart qui a vocation à m’épingler pour mon soutien (légitime, et dont je suis fier !) à Emmanuel Macron. Il est vrai qu’il n’est pas impossible que le journaliste du Canard qui a tenu la plume ait des accointances locales proches de mon adversaire aux législatives 2012, et de mes adversaires locaux plus enclins à ne me trouver que des défauts (depuis que j’ai mis un frein à leurs ambitions ou un terme à leurs fonctions) qu’à me reconnaître la moindre qualité. Cela s’appelle de l’aveuglement !

 

Voilà maintenant qu’en plus il y a du dénigrement ! Certains déjà me qualifient entre eux (et parfois même par écrit) de qualificatifs aussi odieux que choquants : je me suis ainsi retrouvé gratifié « d’amputé-maire », et Catherine, mon ancienne compagne, de « chienne » : la délicatesse de ces gens-là n’a d’égale que leur médiocrité !

 

Ce mercredi, dans le Canard, me voilà affublé du titre de « girouette à moustache » ! En page 2 du journal palmipédique dont je suis un fidèle lecteur, mais qui est vraiment bien mal inspiré d’accepter de publier un tel quolibet !

 

Pas pour « la moustache » : j’en suis fier, et la revendique depuis mes 16 ans ! Est-ce interdit à leurs yeux de porter une moustache ? C’est mieux que d’être immatures, et de passer son temps dans la rédaction de tweets de cour de récréation ou de jouer aux trolls, comme certains de ces auteurs malsains ! Ceci dit, moi, si ma moustache a blanchi avec les années, c’est d’avoir œuvré sans relâche, et sans aucun intérêt personnel, au service de mes concitoyens à qui j’ai consacré mon temps, mon énergie, et pour lesquels week-ends, vacances, même vie privée sont toujours passés après le travail pour ma ville et ses habitants !

 

Que ces critiqueurs en fassent autant, et après ils pourront parler !

 

Quant à la « girouette », là, c’est une agression aussi vile que fausse ! Qui peut mettre en cause objectivement mon parcours politique ? Depuis qu’en 1974 j’ai adhéré au Parti Socialiste, j’ai connu les vicissitudes des Congrès, des motions, des synthèses. Proche de Pierre Mauroy, admirateur de François Mitterrand, et fidèle collaborateur de Michel Delebarre, je me suis toujours reconnu dans le socialisme de gestion, dans la social-démocratie, celle où à la fois on régule l’économie de marché, on s’efforce d’accroître l’efficacité économique pour augmenter la création d’emplois, on renforce le dialogue social dans l’entreprise et le rôle des partenaires sociaux, on valorise les services publics, et on travaille à faire progresser les droits sociaux, dans une société tolérante et qui protège les plus modestes.

 

Ma gauche à moi, c’est celle-là, pas le socialisme ou la gauche de l’illusion. Pas celle qui accumule les dépenses, les déficits, la dette, les dégradations économiques, et provoque l’échec assuré ! Mélenchon et Hamon sont de cette veine-là ! Je ne peux donc pas me reconnaître dans leurs projets. Oui, mon socialisme à moi, il vote Macron, et je ne suis pas le seul. Parce que c’est l’intérêt du pays avant tout.

 

Je n’ai jamais varié de ligne politique. Toujours je porterai le soc de ma charrue sur le sillon du réalisme, de la gestion et de l’idéal qui tient compte du réel.

 

En 2012, je n’ai pas varié. J’ai alors pris ma responsabilité pour éviter l’élection d’un député Vert dont, pour le moins, tout donnait à penser que sa fidélité au Gouvernement et au Président de la République serait bien moins forte que la mienne. Le comportement de nombre de députés Verts sur le quinquennat m’a donné raison. Aujourd’hui encore, certains hauts responsables des Verts me donnent raison d’être allé à la bataille, et quant à mon parti, qui peut croire raisonnablement que je me sois alors engagé sans l’accord, et le soutien, de beaucoup de ses plus hauts responsables, nationaux et locaux ?

 

Dès mon arrivée à l’Assemblée, cela s’est vu, cela s’est compris, puisqu’inscrit le jour-même au groupe socialiste et désigné 1er Vice-Président de la Commission des Finances ! Il n’y a qu’à Lille qu’on a feint de ne pas voir, de ne pas savoir. Mais je m’en moque : moi, j’ai la conscience d’être resté en 2012 fidèle à mes valeurs, à mes idéaux et à mon Parti.

 

Comme je le suis toujours en 2017 ! Je me suis déjà exprimé sur la folle stratégie politique de Benoît Hamon et ses erreurs économiques : son programme n’est pas celui qu’il faut pour la France et fait prendre des risques à la situation fragile de l’économie française. De plus, faire campagne pour lui, c’est faire prendre aussi un risque majeur, colossal pour l’avenir de la France, à savoir risquer de faire gagner Marine Le Pen et / ou François Fillon (dont la mise en œuvre du programme serait douloureuse pour les Français et les Wattrelosiens) ! Et cela, homme de gauche, socialiste, je ne peux pas l’accepter.

 

Oui, je suis socialiste et j’appelle à voter pour Emmanuel Macron ! Parce qu’il est le meilleur, parce qu’il est le seul à pouvoir nous éviter un duel Fillon/Le Pen, parce qu’il est le mieux placé pour battre Le Pen au 2nd tour, parce qu’il a le programme le plus sérieux et le plus responsable (en économies et en dépenses) dans le contexte financier de la France d’aujourd’hui. Il est le plus proche de mes valeurs, et de la ligne politique qui est la mienne depuis toujours.

 

Alors, désolé pour mes détracteurs : la girouette ce n’est pas moi, mais le crayon - ou la langue de votre « club » médisant lorsque vous parlez de moi -  d’un journaliste qui ne me connaît pas, ne m’a jamais rencontré, et juge jusqu’à la critique malfaisante sur la foi de ce que lui disent d’aucuns qui me détestent.

 

Moi, je suis un homme droit, juste, honnête et intègre, fidèle à un socialisme de raison, qui sait ce qu’il veut, et veut avant tout défendre deux valeurs fondamentales : la démocratie et la République. Et jamais, jamais, je ne pourrai être fier de me dire socialiste si je laisse élire Marine Le Pen, et que je laisse la France à ces fachos du FN !

 

Et puis, après tout, une « girouette », ça donne le cap ! Dès le 1er tour de la Présidentielle, de gauche, attaché à mon pays, et pour éviter des malheurs pour mes concitoyens, je vote Macron !

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Publié par Dominique Baert - dans Divers
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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 10:52
15 jubilaires pour 805 années de mariage : "All you need is love"

Après, samedi, les visites à domicile des couples de jubilaires qui ne peuvent se déplacer à l’Hôtel de ville, comme chaque année le lundi de Pâques a lieu la réception en mairie des ménages jubilaires. Ils sont 15 cette année, pour 10 couples qui ont 50 ans d’amour (noces d’or), 4 qui ont 60 ans de mariage (diamant), et un couple, Jean et Arlette Castelain, qui ont… 65 ans de vie commune ! Au total, ils représentent 805 années d’amour.

 

C’est l’amour bien sûr qui est l’invité de cette cérémonie, où, avec le Conseil municipal, je reçois « des artistes, des peintres de la vie et de l’amour ».

 

Je les accueille d’abord à la descente de leur voiture, sur le perron de l’Hôtel de ville, et je remets un bouquet de fleurs à la « jeune mariée ».

15 jubilaires pour 805 années de mariage : "All you need is love"
15 jubilaires pour 805 années de mariage : "All you need is love"
15 jubilaires pour 805 années de mariage : "All you need is love"
15 jubilaires pour 805 années de mariage : "All you need is love"
15 jubilaires pour 805 années de mariage : "All you need is love"

Ceints de leur écharpe, mes adjoints font aux époux jubilaires une haie d’honneur jusqu’à l’escalier qui va les mener à la salle des mariages. La jeune Chloé, de l’association NordSud aura ému l’assistance en interprétant successivement « les vieux mariés » de Michel Sardou, puis « l’Hymne à l’Amour » d’Edith Piaf qu’elle chanta avec beaucoup d’émotion.

15 jubilaires pour 805 années de mariage : "All you need is love"

Dans mon discours, j’ai ensuite rendu un hommage respectueux, affectueux, amical et chaleureux à ces couples qui ont « semé la passion, cultivé la terre de la vie conjugale, moissonné de petits et grands bonheurs, et récolté l’amour qui dure, résiste à toutes les épreuves du temps et de la vie ».

 

15 jubilaires pour 805 années de mariage : "All you need is love"
15 jubilaires pour 805 années de mariage : "All you need is love"

Oui, on peut les admirer car leur vie n’aura pas toujours été facile.

 

Pour Arlette et Jean Castelain, nous avons réévoqué l’année 1952, dans ses actualités internationales (déjà la Corée était à l’ordre du jour), nationales et locales, avant de remettre en mémoire, comme j’aime le faire, les chansons de l’année. 1952, je l’ai ainsi dessinée à travers le « manège à moi » d’Edith Piaf, la « route fleurie » de Georges Guétary, la « p’tite folie » de Line Renaud, ou le « p’tit coquelicot » de Mouloudji.

 

Pour les 4 couples de 1957, impossible de ne pas évoquer le drame de la guerre d’Algérie, le décès du maire Albert D’Hondt, ou la visite de la reine d’Angleterre. Mais côté chansons, par- delà la déferlante anglo-saxonne, l’ambiance est « plus mutine, plus coquine », à l’image de « Julie la Rousse », d’ « Adèle » de Pierre Perret, et surtout du « Jardin extraordinaire » de Charles Trenet. Et si Charles Aznavour plaide pour « boire jusqu’à l’ivresse sa jeunesse », Gilbert Bécaud adresse une supplique « Que puis-je faire / Pour te satisfaire / Je ne suis qu’un homme / L’esclave docile / Je t’appartiens »…

 

En 1967, le monde connaît des secousses, des espoirs aussi, et en France, la société bouge. A Wattrelos, Jean Delvainquière est élu Député, à la Fête de la Jeunesse se produisent Jacques Dutronc et Line & Willy. Et au cinéma, grâce au Livre de la Jungle et son ours épicurien, Baloo, on se convainc qu’ « il en faut peu pour être heureux ». Avec Nino Ferrer et son Téléfon, Pierre Perret et son Tonton Cristobal, et les Charlots et Paulette, la vie de 1967 paraît décalée, un peu déjantée.

 

Mais pour nos jeunes époux, elle sait être aussi tendre et romantique. Bien sûr l’amour est peut être « hésitant, malheureux ou parfois blessé » avec Sheila, Eric Charden ou Pascal Danel. Mais avec Brigitte Bardot et son Harley, France Gall et son bébé-requin et le matin de Claude François, chacun des époux aura su conclure, comme Clo-Clo : « Je lui tends la main / Je lui offre ma vie »…

 

Après avoir conclu avec Guy de Maupassant, j’ai laissé à Jalal Al-Din  Rumi le mot de la fin : « Ceux qui s’aiment d’amour ne se rencontrent pas. Chacun porte l’autre en lui depuis toujours ».


Après avoir remis à chaque ménage une copie de son acte de mariage, une médaille souvenir et une bouteille de champagne, je leur ai souhaité à tous de poursuivre longtemps encore leur vie ensemble.

15 jubilaires pour 805 années de mariage : "All you need is love"
15 jubilaires pour 805 années de mariage : "All you need is love"

Car, comme l’écrivit Oscar Wilde : « La certitude d’aimer et d’être aimé confère à l’existence une chaleur et une richesse que rien d’autre ne peut lui donner »…

 

Pour lire mon discours, cliquez ci-dessous.

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Publié par Dominique Baert - dans Maire de Wattrelos
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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 08:05
Réception, intronisation : vive le Carnaval 2017 !

C’est une tradition toujours sympathique que la réception dans les salons de l’Hôtel de Ville qui « lance » officiellement les festivités de notre week-end carnavalesque. Les représentants d’Eschweiler sont présents, sous la houlette de Norbert Weiland (ph. ci-dessus), Président du Comité du Carnaval d’Eschweiler (initialement prévu, le Bourgmestre, Rudi Bertram n’a finalement pas pu nous rejoindre), ainsi que nos fidèles amis de Reigate, et bien sûr les associations participantes au défilé.

 

La réception, portée par la Confrérie du Carnaval, est l’occasion pour celle-ci d’introniser de nouveaux membres. Ainsi, après le discours introductif (et les remerciements, en 3 points) du nouveau Grand Chambellan de la Confrérie, Laureen Lemoine, et l’énoncé de leurs mérites par Alain Debliqui, ce furent les deux derniers princes, Grégory Boucherie et Didier Lucas, qui reçurent les attributs de « confrères ».

 

Réception, intronisation : vive le Carnaval 2017 !

Ensuite, mon Adjointe à la vie Festive, l’inusable Michèle Coquelle, remercia la mobilisation des services, des associations et de nos amis allemands, avant de me remettre officiellement la première médaille du Carnaval 2017.

 

Norbert Weiland, au nom d’Eschweiler, fit ensuite un discours très fort, et très apprécié, pour dénoncer « attaques terroristes » et « fanatiques » qui veulent « imposer leur idéologie nationaliste » : « Ne laissez aucune chance à ces individus avides de pouvoir appliquer leurs idéologies extrêmement dangereuses » ! Sachons leur opposer « notre foi en la bonne humeur, l’amitié et l’humanité » ; « poursuivons ensemble le combat des cœurs pour la bonne humeur et la joie »…

 

C’était donc une intervention très fédératrice à laquelle j’ai fait écho, en évoquant d’abord les relations franco-allemandes Wattrelos/Eschweiler : « On s’aime, parce qu’on aime la fête, on aime la fête ensemble », en rappelant « qu’ici, pour nous, entre nous, l’Europe, ça a du sens ». C’est aussi donc un plaidoyer pour la bonne humeur que, comme Norbert, j’ai voulu porter : « Se donner la main, se tenir par les bras, c’est la belle et grande Europe, celle des peuples qui s’apprécient dans la fête et dans la paix ! »

 

Mais j’ai bien entendu officiellement fait entrer Sire Carnaval dans son édition 2017, parlant des nouveautés, de ces presque 30 associations wattrelosiennes qui vont y participer, saluant toutes ces associations qui « se mobilisent désormais en nombre », et à quoi, Michèle Coquelle remit ensuite leur badge 2017 !

 

« Que vive encore longtemps le Carnaval de Wattrelos »… Vivement dimanche !

 

Pour lire l’intervention de Norbert Weiland, ainsi que la mienne, cliquer ci-dessous.

Réception, intronisation : vive le Carnaval 2017 !
Réception, intronisation : vive le Carnaval 2017 !
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Publié par Dominique Baert - dans Maire de Wattrelos
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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 10:45
Ami de la Bourle, Daniel Germonprez à l'étaque au paradis des bourleux !

Il était le président de la Fédération des sociétés de bourle depuis de nombreuses années : Daniel Germonprez est décédé hier soir des suites d’une longue maladie. J’étais passé le voir à l’hôpital de Wattrelos hier pour lui témoigner mon amitié et lui apporter un peu de réconfort, sans me douter que Daniel vivait en réalité ses toutes dernières heures.

Très connu dans le monde de la bourle, Daniel était un « personnage » qui en imposait par sa stature, par sa voix grave et rocailleuse bien connue, qu’il savait poser et imposer quand il devait prendre la parole en réception ou en assemblée générale. Homme de bon sens et respecté, il aimait avant tout la convivialité, et les bourloires c’était sa vie. Avec Evelyne, sa compagne disparue l’an dernier, ils étaient le dévouement incarné pour les bourleux ! On pouvait tout lui demander pour ses équipes !

 

Digne de confiance, il tenait les cordons de la bourse de son association de toujours, les Amis de la Bourle, dont il était membre depuis sa création (après avoir été sociétaire des boxeurs de Beaulieu, mais aussi basketteur au Plouys). Le siège des Amis de la Bourle, la Maison des jeux de tradition, au parc du Lion, était sa deuxième maison : on l’y trouvait tous les jours !

Retraité de chez Stein (Lys-lez-Lannoy), Daniel était profondément investi dans notre vie associative. Il y a presque vingt ans, en 1999, avec son compère et complice Fabrice Scotté, ils avaient succédé à Christian Ladoë et Francis Delcourt à la tête de la Fédération des sociétés de bourles de Wattrelos ; il était également vice-président de la Fédération du Nord (auprès de Jean-Pierre Moerman).

 

Au mois de janvier, il était encore à mes côtés à l’Hôtel de ville pour la réception annuelle des sociétés de bourles : il n’était pas peu fier que les Amis de Bourle aient décroché le trophée de la Ville 2016 et j’avais bien senti son émotion. Il y a quelques semaines encore, nous nous étions encore croisés dans notre friterie commune : un bon paquet de frites, ça lui allumait l’œil, car Daniel aimait par-dessus tout la vie, les copains, les amis ! Après mon accident, la première fois qu’il m’a revu à la friterie, il est venu m’embrasser avec beaucoup d’affection et son émotion était visible, comme la mienne : c’était en septembre 2015.

 

Cette émotion moi je l’ai retrouvée en lui serrant, hier, la main très fort. Il est parti, pour des parties de bourles inégalées et perpétuelles à l’Eden des bourloires : il y aura retrouvé bien des copains. Mais ici, il va manquer. Wattrelos perd l’une de ses « figures » bien connues, un homme chaleureux qui aura contribué à animer notre cité et à donner de la bonne humeur.

 

Adieu, cher Daniel ; tu rejoins aujourd’hui de grands noms au paradis des bourleux.

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Publié par Dominique Baert
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