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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 16:32
Patrick Kanner à Saint-Rémi pour parler de sport

L’Académie des Sports, du lycée Saint-Rémi de Roubaix, accueillait ce mardi matin Patrick Kanner, Ministre de la Ville, des Sports, de la Jeunesse et de la Vie Associative. J’ai accompagné le Ministre, et nous fûmes rejoints par le maire de Roubaix.

 

Dans cette salle de classe, qui regroupait des jeunes sportifs de haut niveau (de 2nde à la Terminale) – dont l’enseignant Amar HOUFEL est wattrelosien ! – le Ministre a répondu à une dizaine de questions, saluant cette opportunité qu’il a de parler des formations qui touchent au sport, lesquelles offrent des perspectives d’épanouissement, et professionnelles aussi.

Patrick Kanner à Saint-Rémi pour parler de sport
Patrick Kanner à Saint-Rémi pour parler de sport
Patrick Kanner à Saint-Rémi pour parler de sport
Patrick Kanner à Saint-Rémi pour parler de sport

« Faut-il avoir travaillé dans le sport pour être ministre ? » fut la 1ère question, et Patrick Kanner a refait un panorama des gouvernements récents pour souligner que si certains ministres viennent du monde du sport, ce ne fut évidemment pas toujours le cas, insistant sur le fait « qu’on ne se prépare pas à être ministre, il n’y a pas de profil-type ».

 

Il évoqua l’importance du sport (2 % du PIB, 300 000 emplois non délocalisables), les entreprises locales qui travaillent dans le sport (Décathlon, Kipsta, Doublet…), et la candidature de Paris aux JO de 2024 (lors de la photo-souvenir dans la cour, il demanda aux jeunes de former de leurs doigts le logo, avec la Tour Eiffel - ph. du haut).

 

Précisément, les jeunes l’interrogèrent sur « les critères pour être une ville des J.O ». Le Ministre a souligné qu’il y a peu de candidats car pour certaines villes, les conséquences font peur ; il faut convaincre le CIO (87 personnes). Deux sujets furent ensuite évoqués :

> les objectifs de la politique sportive : « Un pays qui gagne beaucoup de médailles est un pays qui est reconnu au niveau international ». Le Ministre insista sur sa volonté de développer la féminisation du sport (sur les 31 fédérations, 1 seule femme Présidente !), et d’obtenir en France des grands événements sportifs.

> le coût des Jeux Olympiques. Sur les 6 Mds € annoncés, 3 Mds concernent la compétition (financés pour 1,8 Mds par le CIO, via les droits télé ; le reste par les billetteries et le mécénat) ; les autres dépenses concernant la création des équipements sportifs, et celle des villages olympiques (athlètes) et des médias, au Bourget et à la Plaine Saint-Denis). Pour l’Etat, ce devrait être de l’ordre d’1 Md €, ce que Patrick Kanner appelle « une candidature maîtrisée ».

Patrick Kanner à Saint-Rémi pour parler de sport

A la fin, petite surprise pour le Ministre : sa (large) collection s'est complétée du cadeau qui lui a été offert, une nouvelle boule à neige (avec une Pietà à l'intérieur).

Patrick Kanner à Saint-Rémi pour parler de sport
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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 11:35
Manuel Valls à Wattrelos pour Jean Destaerke

C’est une bien belle marque honorifique qu’a faite l’ancien Premier Ministre Manuel Valls à Jean Destaerke, 1er Adjoint Honoraire, et actuellement Président de l’Amicale Jean Zay, en acceptant de venir lui remettre dans les salons de l’Hôtel de ville les insignes d’Officier de l’Ordre National du Mérite. Il est vrai que c’est sur le contingent, et donc sur la décision du Premier Ministre, que Jean a obtenu cette éminente distinction (après avoir été fait Chevalier en 2001).

 

Président du Comité d’Honneur, il me revint de faire le propos d’accueil, en « racontant » Jean Destaerke : d’abord par son choix des membres du Comité d’Honneur (politique, textile, syndicalisme CFDT, amicaliste) ; ensuite en évoquant l’ONM, dont plusieurs symboles (le bleu, l’Officier, la rosette) eux aussi racontent le parcours de Jean ; et enfin sa fonction à l’Amicale Jean Zay, qui lui vaut d’être décoré ce jour, en évoquant les valeurs que portait Jean Zay (vision humaniste et égalitaire, projet éducatif, soldat engagé). Avec un message chaleureux à l’épouse de Jean, Marie-Agnès : « soyez ce midi unis dans l’honneur et nos félicitations » !

 

Dans son discours, pour ce « moment solennel » mais aussi « d’amitié », Manuel Valls a d’abord rappelé sa Fête de la Rose 2016, « l’enthousiasme et la fidélité » des militants socialistes wattrelosiens, et le vote majoritaire pour lui, ici, pour la Primaire.

 

Il a salué la chance de Wattrelos d’avoir « des gens au grand cœur, fidèles », un « tissu associatif particulièrement dense et actif », avant de me saluer. J’ai apprécié qu’il ait rappelé que, parlementaire, « bosseur infatigable », j’ai été « un député particulièrement loyal au gouvernement ces 5 dernières années »,  avant de souligner mon « courage ».

 

Mais bien sûr, l’intervention du Premier Ministre fut essentiellement consacrée à retracer la carrière de Jean. Sa carrière politique d’abord qui l’a vue siéger au Conseil Municipal de 1977 à 2014, sa carrière professionnelle et syndicale ensuite, commencée « très jeune », à 15 ans, chez Pennel et Flipo. Enfin ses carrières associative et mutualiste.

 

Jean Destaerke, c’est « en homme entier de caractère, de cœur aussi, qui, durant toute sa vie, se sera consacré aux autres, cumulant nombre de responsabilités, faisant l’unanimité partout où il est passé par ses qualités de droiture morale, de loyauté, mais aussi des compétences solides», « c’est aussi la gentillesse, la bonne humeur, la convivialité, une voix de stentor, un éclat de rire qui réveille et un œil qui pétille. C’est un fidèle, un sensible, un enthousiaste dès que la cause lui semble juste, un militant, un chevalier du bon sens et de l’équité sociale », « un maillon essentiel de notre grande chaine républicaine ».

 

Voilà pourquoi, Manuel Valls l’épingla ensuite, avant que je ne fleurisse Marie-Agnès, et que les nombreux amis présents ne félicitent le récipiendaire… et que Manuel ne se prête, de bonne grâce, aux nombreuses photos et sollicitations.

Manuel Valls à Wattrelos pour Jean Destaerke
Manuel Valls à Wattrelos pour Jean Destaerke
Manuel Valls à Wattrelos pour Jean Destaerke

Un moment heureux et de fierté, pour Jean et sa famille, mais aussi pour Wattrelos.

 

Pour lire mon discours et celui de Manuel Valls, cliquez ci-dessous.

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Publié par Dominique Baert - dans Maire de Wattrelos
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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 10:12

Mois après mois, les différents indicateurs budgétaires, économiques et sociaux publiés illustrent, j’en ai toujours été convaincu, la pertinence des choix budgétaires et économiques portés depuis 2012 par François Hollande et la majorité de Gauche à l’Assemblée Nationale.

 

Nouvel exemple en date cette semaine avec l’annonce par le gouvernement des chiffres de la Sécurité Sociale en 2016. L’année dernière, le déficit du solde du régime général et du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) s’est amélioré de 3 Milliards d’Euros par rapport à 2015 en s’établissant à - 7,8 Milliards d’euros ! Il s’agit là du plus faible déficit enregistré depuis 2002 et le gouvernement de Lionel Jospin. Ce résultat est largement inférieur au déficit initialement prévu à hauteur de - 9,7Md€ dans la Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2016 votée par l’Assemblée Nationale.

Des comptes sociaux rétablis, grâce à 5 ans de gauche !

Cette amélioration de nos comptes sociaux a été atteinte sans dégradation de la prise en charge des soins des Français mais au contraire en créant des droits sociaux : nouvelle garantie contre les impayés de pensions alimentaires, reconnaissance des carrières longues pour la retraite, prise en charge nouvelle de traitements médicaux innovants et coûteux (traitements anti-cancéreux nouvelle génération, réduction du reste à charge des patients après prise en charge par la Sécurité Sociale…).

 

Pour la première fois depuis 15 ans, le déficit du régime général passe sous la barre des 5 Md € en s’établissant à - 4,1Md € et chaque branche de la Sécurité Sociale voit sa situation s’améliorer :

 

- Excédent de la branche retraite : ce n’était pas arrivé depuis 2004 !  Avec un solde positif de 0,4Md€,

- Diminution pour la troisième année consécutive du déficit de la branche maladie,

- Déficit de la  branche famille à son meilleur niveau depuis 2009,

- Excédent de 0,8 Md€ de la branche accidents du travail pour la quatrième année consécutive !

Des comptes sociaux rétablis, grâce à 5 ans de gauche !

La qualité de ces résultats vient  amplifier le mouvement global de désendettement de la Sécurité Sociale à l’œuvre depuis 5 ans : en 2016, la dette de la Sécurité Sociale est inférieure à son niveau de 2012.

 

Dans cette appréciation globale des grandes masses financières qui ne « parlent » pas toujours à nos concitoyens, un indicateur social est à lire avec intérêt car il les concerne tous ; la part des dépenses de santé restant à la charge des patients a nettement diminué en 5 ans : elle n’est plus que de 8,4 % en 2015 (alors qu’elle était de 9,3 % en 2011 !).

 

Après 5 ans de gouvernements sous présidence Hollande, les comptes sociaux sont mieux équilibrés, et se soigner coûte moins cher aux Français : c’est pas de gauche, ça ?

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 09:09
Ainsi soient-elles, et Dieu soit loué !

Le rendez-vous est connu et incontournable : la nouvelle création théâtrale des Trois Cinq de Beaulieu  fait toujours le plein, et nul doute que les 8 représentations (du week-end du 11/12 mars à celui du 1/2 avril) à la MEP de Wattrelos seront bien fréquentées. La pièce  Ainsi soient-elles  est une comédie d’Eric Beauvillain, et évidemment se déroule dans un couvent.


 

Ainsi soient-elles, et Dieu soit loué !

Ça commence, à la sortie de la messe, par un débat entre les sœurs sur le goût des hosties ( Christ est fade ! ). Quatre sœurs et une mère supérieure qui vivent dans l’aisance immobilière, la luxure architecturale, avec un cuisinier/homme d’entretien et un simplet, Frigolin (remarquable Valentin !) plus captivé par les fourmis ou les mouches que par tout autre chose, accueillent une nouvelle  sœur Cunégonde , dont le bien-être de ce couvent  inonde l’âme.

Ainsi soient-elles, et Dieu soit loué !

Sauf que voilà que débarquent l’ architecte le plus génial de sa génération, et le fils du Comte Issenlieu, qui vient d’hériter du couvent, et qualifie les sœurs de momies sèches , avant de leur annoncer qu’il veut tout raser dans une semaine !

 

Ah mais cela ne va pas se passer comme ça, foi de Mère Supérieure (une Marie-Thérèse plus vraie que nature !), et même si Sœur Cunégonde a la réputation de porter malheur, toutes décident de se battre pour rester là.


 

Ainsi soient-elles, et Dieu soit loué !

Mais, comme dit le curé, le  seul capable de sauver le couvent, c’est le maire  ! Aussi, aux grands maux, les grands remèdes , les sœurs vont chercher à amadouer le maire (en fait la maire…qui est qualifiée de craquante ) (merci Aurélie de m’assurer si souriante succession !). J’apprends ainsi dans la pièce la définition de ce qu’est un maire :  une belle tête, qui prend les bonnes décisions  ! Ressemblant le portrait, non ?


 

Ainsi soient-elles, et Dieu soit loué !

Toujours est-il que je ne vous en dirai pas plus : si vous voulez savoir ce que sera le dénouement, allez voir la pièce ! Vous rirez, c’est sûr ! Car des rebondissements, il y en a…

 

Tout ce que je peux vous dire, c’est que le 2ème acte s’ouvre sur une quête… des idées, en présence du curé, pour faire reculer l’envahisseur. A vrai dire, il va s’en passer des choses, pas toujours très catholiques, dans ce couvent, et entre exorcismes à répétition, intervention divine, et un mauvais œil qui somnole, n’ayez crainte Dieu veille sur ses sœurs !

 

Ainsi soient-elles, et Dieu soit loué !
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Publié par Dominique Baert
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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 10:25
Le CCAS milite pour les droits de la femme

A la salle Salengro, l’équipe du Pôle des Solidarités du CCAS organisait un après-midi débat et témoignages, et en tant que Président j’ai eu à ouvrir la manifestation

Le CCAS milite pour les droits de la femme

Même si, depuis que F. Mitterrand a officialisé le 8 mars comme journée de la femme, les mœurs ont évolué, la place de la femme et les droits de la femme restent un combat. De fait, cette journée 2017 intervient dans un contexte défavorable : courants réactionnaires dans le monde, faits de conservatismes ou d’injonctions religieuses, où sont réaffirmées des formes d’asservissement ; remise en cause de l’IVG, même en Europe ; élection de Trump aux Etats-Unis où le patron de la première puissance mondiale affiche un sexisme revendiqué ; ou encore la déclaration récente honteuse d’un député polonais au Parlement Européen !

 

Ainsi, le rapport remis hier au Premier Ministre par ma collègue Françoise Descamps-Crosnier souligne que, même dans la fonction publique française, subsistent des écarts de rémunération H/F de 19 % ! Signe que du chemin reste à faire.

Le CCAS milite pour les droits de la femme

Dans mon intervention, en début de manifestation, j’ai voulu mettre 3 idées en avant :

 

1 > Ces dernières années, il y a eu d’importantes avancées pour un renforcement de la place des femmes dans la société française.

C’est vrai dans la vie politique avec la parité au Gouvernement, un Ministère des Droits des Femmes, la création du binôme paritaire aux Conseils départementaux, l’élargissement des listes paritaires à toutes les communes de + de 1000 habitants ou le doublement des pénalités pour les partis politiques (ce n’est pas encore assez !).
C’est vrai dans la vie professionnelle, avec l’obligation de 40 % des femmes dans les conseils des sociétés côtées (loi du 4 août 2014), des conventions dans les grandes entreprises, la féminisation de l’encadrement de l’Etat, l’égal accès des femmes aux instances ministérielles, dans les agences régionales de santé, dans les représentations professionnelles, les prud’hommes, la gouvernance de l’enseignement supérieur ou les instances lycéennes et collégiennes (parce que l’importance de la place des femmes cela commence à s’apprendre à l’école !).
C’est vrai dans les budgets, les plans d’action ou plusieurs projets ou propositions de loi : égalité H/F ; la différence fille/garçon ; lutte contre le harcèlement ; la prostitution ; la lutte contre les violences faites aux femmes.

 

2 > La vie des femmes n’est toujours pas un long fleuve tranquille. Si sur le plan juridique et l’évolution du droit des progrès ont eu lieu, il est incontestable que subsistent des problématiques culturelles, sociales, des pratiques sexistes, de brutalité. Il faut aujourd’hui savoir dire avec force que les violences faites aux femmes doivent être vigoureusement combattues et dénoncées, car elles sont un insupportable crime contre l’humain !

 

3 > La journée du 8 mars peut aussi servir à mettre en avant des femmes qui réussissent ! Je crois aux vertus de l’émulation. Il n’y a pas de fatalité à moins réussir parce qu’on est une femme, il ne peut y avoir de fatalisme ! Sachons dire aux femmes qu’elles aussi peuvent réussir ! Rappelons que, longtemps le patron du nucléaire français était une femme ; qu’aujourd’hui les patrons de Gaz de France et de France Télévisions sont des femmes ! Et tant d’autres…
Car il n’y a pas que la politique comme lieu de pouvoir : rien ne doit être interdit aux femmes, aucune profession, aucune carrière !

Je crois aux forces des femmes ! Comme Victor Hugo, qui écrivait « la femme dispose d’une puissance singulière qui se compose de la réalité de la force et de l’apparence de la faiblesse », je sais que la faiblesse n’est qu’apparence !

 

En conclusion, au moment où des échéances nationales importantes, des enjeux internationaux incertains sont devant nous, il  n’est pas inutile de rappeler l’appel à la vigilance face aux droits des femmes de Simone de Beauvoir qui écrivait : « Il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question » ! Des risques existent…

Le CCAS milite pour les droits de la femme
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Publié par Dominique Baert - dans Maire de Wattrelos
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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 15:39
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 20:33
Le Pen, c'est le programme du chaos économique !

Beaucoup de Français – trop, beaucoup trop – croient voir dans Marine Le Pen la solution de tous leurs maux et de toutes leurs difficultés ! Non pas parce qu’ils seraient convaincus par son programme, mais parce qu’ils estiment que la droite de Sarkozy a échoué (c’est vrai, elle n’a fait que creuser les dettes !), que la gauche de Hollande aurait échoué (c’est faux : les fondamentaux de l’économie ont été rétablis !), et surtout que Le Pen, elle, elle va tout faire !  Elle va donner des sous, créer des emplois publics de policiers et de militaires, réduire le chômage, baisser les impôts, freiner les importations, ne plus payer nos dettes aux méchants banquiers… bref, elle va raser gratis !

 

Sauf que tout cela, c’est une très grave tromperie économique, une vaste fumisterie financière, dont ne peut résulter qu’un chaos qui aggraverait les difficultés de la France, provoquerait une explosion du chômage et de la pauvreté !

 

Quel est le programme économique de Le Pen ? Une accumulation de dépenses nouvelles (le passage des dépenses pour la Défense à 3 % du PIB alors qu’on en est à 1,8 % actuellement, à lui seul coûte 27 Mds € !) ; une multiplication d’exonérations fiscales (surtout pour les plus riches !) ; la création de taxes à l’importation (ce qui n’est possible qu’après la sortie de la France de l’Europe, et donc prendra plusieurs années !), laquelle ne manquera pas de provoquer une rétorsion des autres pays sur nos exportations (et donc des ventes perdues pour les entreprises française) ; le décrochage de l’euro (et donc un franc dévalué, qui appauvrira les épargnants) ; le financement de tout cela par la planche à billets de la Banque de France (ce qui va faire s’envoler l’inflation, laquelle appauvrit toujours les plus pauvres !).

 

Ce programme ne peut que mener à la catastrophe financière et économique. Pourquoi ?

 

> D’abord parce que toutes les dépenses supplémentaires annoncées sont coûteuses et non financées. Il y en a pour des milliards et des dizaines de milliards ! Toutes ces dépenses ne sont pas financées (car les économies par les conditions de nationalité évoquées pour certaines prestations, outre leur inconstitutionnalité et leur injustice nauséabonde, sont sans commune mesure avec les dépenses annoncées !), et ne peuvent que se traduire par des déficits publics supplémentaires ! Le Pen promet tout à tout le monde pour attirer des électeurs (et là, il n’y a pas de timidité : tout ce qui peut plaire, à toutes les catégories d’âge ou sociales, elle y va !) : facile de faire des promesses… surtout quand on ne dit pas comment les financer, ni même si elles seront finançables.

 

> De la même manière, les exonérations fiscales, ce sont des pertes de recettes pour l’Etat !

Et plus de dépenses et moins de recettes = plus de déficit et plus de dettes ! Sous Sarkozy, l’augmentation de la dette était lancée à une telle vitesse (+ 600 Mds €, soit + 25 points de PIB en 5 ans !) que pour la freiner sans casser la croissance, il a fallu ralentir les dépenses et augmenter les impôts, pour qu’enfin en 2017 le poids de la dette commence à décroître ! Mais à 96,1 % du PIB la dette est déjà lourde. Le seuil de 100 %  (celui où la dette d’un pays équivaut à sa production de toute une année !) n’est pas loin.

 

> Le décrochage de l’euro et le retour au franc signifient immanquablement récession, pertes d’emplois, chômage, pertes de pouvoir d’achat et pauvreté accrue. Cette promesse de Le Pen est une illusion extrêmement dangereuse. Pourquoi ? Parce que :

- cette décision implique un rétablissement du contrôle des changes, pour éviter le départ massif de capitaux hors de France, et donc des restrictions aux mouvements de capitaux, ce qui ne peut avoir qu'un effet brutal sur les investissements de court comme de long terme. Ce sera un gel tout aussi brutal d’un des moteurs de la croissance économique, et, comme en Grèce, la France plongera en récession ! Avec les conséquences négatives connues : fermetures d’entreprises, licenciements, chômage accru ;

 

- cette décision s’accompagnera de la dévaluation du Franc, et celle-ci sera forte (20 à 30 % probables !). Outre que cela dégrade le commerce extérieur (cela renchérit les importations, notamment énergétiques), cela réduit les revenus et l’épargne des ménages d’autant !

Avec moins de revenus et moins d’épargne ceux-ci consommeront moins et épargneront moins : c’est encore un autre moteur de la croissance qui se casse ! Et moins de dépenses des ménages, c’est moins de ventes des entreprises, et donc, là aussi, moins d’emplois ;

 

- le retour du franc ne peut qu’être contagieux et provoquer l’explosion de l’euro. Il y aura contagion en Europe à d’autres économies, et un maelström des monnaies s’engagerait, avec des crises de confiance à répétition, ce qui n’est jamais bon pour les échanges commerciaux. Or, si ceux-ci plongent, c’est la croissance européenne qui plongerait, avec là encore, fermetures d’usines et cortèges de licenciements ;

 

- enfin, le décrochage de l’euro provoquerait une envolée des taux d’intérêt considérable qui coûterait cher à la France et aux Français ! La France n’est pas dans n’importe quelle situation, elle a une dette publique de 2 200 Mds €, qui lui coûte 43 Mds € d’intérêts par an ! Sauf qu’aujourd’hui la France emprunte à des très bas taux, voisins de 0,3 à 0,7 % ! Déjà les interrogations sur la prochaine campagne présidentielle de mai 2017 ont provoqué une hausse des taux que paie notre pays, et des taux plus chers ont des lourdes conséquences : une hausse de 1 %, cela représente + 4 Mds € d’intérêts supplémentaires en 2 ans, et + 15 Mds € en 10 ans ! Et avec un choc tel que l’annonce du changement de monnaie, c’est clair, la hausse serait beaucoup beaucoup plus forte que 1 %... Qui va payer ?

Pour payer, soit il y aurait des hausses d’impôts massives sur les Français ! Mais Le Pen n’en parle pas !

Soit, c’est le déficit, donc la dette qu’elle laisserait filer ! Mais si elle gonfle, qui va la financer ?

 

- Car s’il y a en « effet-prix » (des taux d’intérêt plus chers) sur la dette, il y aurait immanquablement un « effet liquidité » : même si cela coûte plus cher, encore faut-il qu’on veuille bien nous prêter ! Aujourd’hui les 2/3 de nos emprunts sont contractés auprès de prêteurs étrangers !

Avec des incertitudes sur le remboursement (perte de valeur de la monnaie, récession économique, perte de ressources de l’Etat), les investisseurs étrangers vont prêter plus cher (la Banque de France estime l’alourdissement de la charge annuelle d’intérêt à + 30 Mds ! Compte tenu des 43 Mds déjà, à près de 75 Mds d’intérêts à payer, la France consacrerait tout l’impôt sur le Revenu à payer ses prêteurs ! Comment fera-t-elle fonctionner ses services publics, que lui restera-t-il pour payer ses fonctionnaires ?). Mais encore faut-il qu’on veuille bien encore lui prêter ; et si les prêteurs deviennent frileux, ne veulent plus prêter, ou ne prêtent pas tout ce qu’il faut, un scénario de crise de liquidité à la grecque est possible ! On ne peut plus rembourser ses banquiers, on ne peut plus payer ses fonctionnaires, la France se met en panne… Quelle vision de capharnaüm : ce n’est malheureusement pas impossible !

 

- et le pire, c’est que Le Pen, qui sait cette crise probable pense avoir trouvé la solution : elle va demander à la Banque de France d’émettre de la monnaie pour payer les déficits et les dettes ! Comme dans les années 30… sauf que les statuts de la Banque de France l’interdisent ; sauf que ce serait relancer l’inflation, donc provoquer des dérapages de prix qui, outre qu’ils augmenteraient le prix des produits français et donc dégraderait la compétitivité de la France, et qu’ils appauvriraient les revenus des ménages, repousseraient d’autant à la hausse les intérêts payés sur la dette, et accéléreraient le scénario catastrophe déjà évoqué ci-dessus !

 

Ceux qui, comme Le Pen, font semblant de considérer l’euro comme source de tous les maux, et veulent faire croire qu’il suffirait d’en sortir pour faire disparaître toutes les difficultés de l’économie française mentent !

 

Oublieraient-il les dégradations du commerce extérieur, les dévaluations à répétition, les pertes de pouvoir d’achat, les suppressions d’entreprises et d’emplois d’avant l’euro, des pans entiers de nos industries (acier, textile…) laminés bien avant l’euro ?

 

Car quitter l’euro ne résoudrait rien aux problèmes français de compétitivité, de revenus, de différences de coûts de production, ou d’inégalités de ressources et de patrimoines. Au contraire, quitter l’euro compliquerait considérablement les choses, casser le courant des affaires, dégrader les anticipations des ménages et des entreprises, et va rendre impossible la capacité de la France (et de l’Etat) à faire face à ses engagements financiers nationaux et internationaux.

 

A vrai dire, au bout du programme économique du Front National, il n’y a qu’une seule certitude : celle d’un chaos économique inévitable ! Avec pour les Français, dont mes concitoyens, un cortège programmé de souffrances, de malheurs, de liquidations d’emplois et de tensions sociales dont on n’a pas même pas idée des drames qui se produiront.

 

Voilà pourquoi, dans cette campagne présidentielle, avant tous les égos, toutes les écuries présidentielles, il n’y a qu’une seule ligne : non, non et non au Front National et à son programme !

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Publié par Dominique Baert - dans Divers
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 16:57
Saint-François de retour à l'Assemblée !

C’est toujours avec plaisir que je réponds favorablement aux demandes de visite de l’Assemblée Nationale, et le lycée d’enseignement professionnel Saint-François d’Assise de Roubaix vient régulièrement.

 

Aujourd’hui, ce sont une quinzaine d’ élèves des classes de Première Vente et des classes de Première et Terminale Bac Pro Accueil Relations Clients et Usagers (ARCU) qui ont pu découvrir et visiter l’ensemble du Palais Bourbon, et évidemment l’hémicycle qui accueillera, dès le 27 juin prochain, les députés élus à la suite des élections législatives des 11 et 18 juin 2017.

 

Merci à leur professeur Farid Achouche de rendre possible ces visites de l’Assemblée Nationale, excellente occasion pour ces futurs bacheliers de faire progresser, au concret, leur connaissance des institutions de la République et découvrir les différents lieux de production du travail parlementaire.  Ces jeunes auront aussi, j’en suis certain, su apprécier la qualité professionnelle des guides du servie des visites du Palais Bourbon et de tous les agents qui font vivre au quotidien l’Assemblée, et permettent aux Députés d’accomplir leur mission de législateur.

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 08:55

Ce n’est pas tout à fait vrai, car nous nous réunirons encore à nouveau dans les mois qui viennent, mais cette séance, ce mercredi matin, est perçue comme la dernière de la législature.

 

Elle aura notamment été consacrée, et la démarche est intéressante car c’est une première, à une présentation par Gilles Carrez, le Président de la Commission des Finances, d’un Rapport sur l’activité de la Commission des Finances au cœur de cette XIVème législature (2012-2017). Composée de 73 membres (dont 37 socialistes), la Commission se sera réunie 522 fois (soit 706 heures de réunions) depuis le 28 juin 2012, dont :

- 268 pour des travaux législatifs (232 fois pour l’examen de Lois de Finances) ;

- 194 pour des auditions ;

- 41 pour les travaux de la Mission d’évaluation et de contrôle (à laquelle je n’appartiens pas).

 

Nous aurons débattu de 48 lois, dont 17 Lois de Finances, examiné 6 665 amendements (dont 5 378 sur les Lois de Finances), et en avons adopté 1839.

 

Dans cette Commission, j’ai eu le plaisir pendant toute la législature d’en être l’un des Vice-Présidents, et à ce titre d’avoir l’occasion d’en présider régulièrement les travaux, notamment pour l’examen des crédits budgétaires lors de la 2ème partie des Lois de Finances. J’y fus également Rapporteur spécial sur les crédits de la Politique de la Ville, et je ne peux que me féliciter du travail que nous avons accompli avec les administrateurs que j’ai eu dans cette tâche à mes côtés, ainsi que ceux qui ont œuvré avec moi dans les Projets et Propositions de Loi dont je fus Rapporteur pour la Commission. Membre du Bureau de la Commission, j’ai évidemment participé aux réunions de celui-ci, ainsi qu’aux relations qu’à ce titre nous entretenons avec la Cour des Comptes.

 

Pour la dernière, impossible de ne pas céder à la tentation de la photo souvenir (cravate républicaine pour l’occasion !). Allez, fin de séance. En route pour la campagne…

 

Commission des Finances, fin de séance !
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Publié par Dominique Baert
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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 17:36

En cette veille de la fin de la législature, çà et là des « bilans » sont publiés, et à force d’histogrammes et de graphiques, sont pointées les « statistiques d’activité » des députés, et notamment leur présence à l’Assemblée.

On peut être maire, et un député présent à l'Assemblée !

J’ai ainsi eu la surprise de découvrir sur facebook que des graphiques avaient été publiés sur les « semaines de présence » à l’Assemblée des députés du Nord, et sur les « présences en Commission » des mêmes députés du Nord ! La même conclusion s’impose aux yeux : bien que maire, et en dépit des conséquences de mon accident (qui ont pu m’inciter parfois à limiter des allers-retours à Paris), je m’inscris clairement dans le peloton de tête, et à chaque fois bien au-dessus de la moyenne des députés français.


 

On peut être maire, et un député présent à l'Assemblée !

Alors du coup, je me suis intéressé aux statistiques publiées sur mes « productions » à l’Assemblée.

 

J’ai ainsi pu constater que j’avais :

- rédigé 168 questions écrites (dont 150 ont eu une réponse ministérielle) ;

- posé 2 questions orales, et 5 questions d’actualité au Gouvernement ;

- fait voter une proposition de loi sur la réforme de la répression des abus de marché ;

- été rapporteur de cette proposition de loi, et de deux Projets de Loi (Métropole de Lyon, Octroi de mer) ;

- été Rapporteur spécial de la Commission des Finances (sur les crédits de la politique de la ville, ce qui a amené la rédaction de 10 rapports, pour les lois de finances initiales et les lois de règlement) ;

- participé, en tant que Vice-Président, à 380 réunions de la Commission des Finances (sur les 481 – dont 194 auditions – de toute la législature, soit un taux de participation de 80 %) !

 

Mon année, personnelle et politique, aura été rythmée par les débats et les votes des Lois de Finances initiales, Lois de Finances Rectificatives, et Lois de Règlement. Présent, débattant, intervenant à la tribune et en Commission, amendant, et votant, j’ai fait le job, et j’ai essayé, de tout mon cœur, de remplir au mieux le mandat qui m’avait été confié. Je l’ai fait avec responsabilité et sérieux.

 

A cette fin de session et de législature, mon émotion ne se résume pas à des statistiques ; je mesure à chaque fois le travail accompli et le chemin parcouru, ainsi que le temps que j’aurai passé à remplir au mieux ma mission. Mais la route ne s’arrête pas à la fin d’une législature, il reste tant à faire encore…

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Publié par Dominique Baert
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