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6 avril 2007 5 06 /04 /avril /2007 07:21

assembl--1.jpgL'élection a-t-elle déjà eu lieu ? Non, bien sûr. Mais cet après-midi, je me rends à l'Assemblée, pour la faire visiter, pour expliquer son fonctionnement, comment se font les lois, préciser les différentes commissions de l'Assemblée, les amendements, les compte-rendus des débats… et tout cela, je l'explique à plus d'une trentaine de jeunes élèves du lycée Lavoisier de Roubaix.

Fruit du hasard, il y a deux semaines, je vais déjeuner, pour le tester et faire un clin d'œil d'encouragement à l'équipe pédagogique, au restaurant d'application des formations hôtelières du lycée Lavoisier (entre parenthèses, une excellente adresse : allez-y, cela fera plaisir aux jeunes ! Ils font ça tellement bien, cela les encouragera. Mais attention : faut réserver !). Et des enseignants m'abordent, en m'expliquant que, dans le cadre d'un voyage d'application à Paris, des jeunes vont aller visiter l'Assemblée nationale, mais que ni le député de la circonscription ni son assistante ne seront là pour les accueillir et leur faire la visite… Est-ce que je connais quelqu'un qui le pourrait ? Je n'hésite pas une seconde : moi, bien sûr !

Pourquoi ? Parce que le refus du parlementaire en place, et cette impossibilité qu'il met en avant, de lui-même comme de sa collaboratrice, me consternent ! C'est une priorité d'aider nos jeunes à devenir des citoyens, de leur expliquer la République. Pour un élu, c'est un devoir de savoir répondre à l'attente de ses concitoyens, et de répondre présent à ce type de sollicitation !

Ensuite, parce que, pendant les cinq ans où j'ai moi-même siégé à l'Assemblée, jamais je n'ai laissé en plan aucune classe, aucun établissement scolaire, aucun groupe qui ait voulu se rendre à l'Assemblée ; jamais je n'ai été absent non plus du Parlement des Enfants, toujours j'étais aux côtés du ou de la Député(e) junior de la circonscription quand il devait aller siéger à Paris.

Ce type de visite de nos jeunes est utile, très utile. On n'est plus à la télévision, là, on est au cœur du fonctionnement du pouvoir législatif… D'ailleurs, en les accueillant, c'est le "cours" que je leur ai fait sur les trois pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire.

Ensuite, ils ont tout vu : l'Hôtel de Lassay (Présidence de l'Assemblée), la salle des quatre colonnes, les salons des députés, la cour d'honneur, le Bureau de Poste (merci au chef d'établissement de les avoir si bien accueillis)… et grâce à moi, ils ont pu entrer dans le Saint des Saints : la buvette de l'Assemblée, où les serveurs, gentiment, ont pu leur offrir un coca ou un jus d'orange. Il faisait chaud, et cela fut agréable ! assembl--2.jpg

Puis direction la Bibliothèque et ses superbes livres, plus que centenaires, avant de terminer dans l'hémicycle ; et là tout y passe : comment vote-t-on ? Où est la gauche, où est la droite, comment note-t-on tout ce qui se dit ?

Bref, une visite prévue pour durer une heure… et qui finalement en aura presque pris deux ! On était les seuls, et je crois qu'on a fait la fermeture.

Ils étaient fatigués et en avaient plein la tête ! Je crois qu'ils étaient satisfaits et heureux ! Moi aussi…

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Publié par Dominique Baert - dans Divers
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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 07:01

En politique, ceux qui me connaissent le savent : si je suis un homme de convictions, et elles sont solides en moi, je suis volontiers connu comme pragmatique et réaliste. On me reconnaît homme d'écoute et tolérant, et ne suis coutumier ni des invectives, ni des caricatures.

Mais là, trop c'est trop ! Nicolas Sarkozy est un danger pour la démocratie, et je veux porter cette idée et dénoncer avec force les excès de ce personnage.

Cela a peut-être échappé à bon nombre de nos concitoyens, mais deux événements récents me révulsent. Certains médias s'en sont faits l'écho (dont le Canard Enchaîné), et cela mérite en effet d'être rapporté largement.

D'abord, cet incident où, lors d'une émission le 18 mars sur France 3, devant enregistrer France Europe Express, l'encore ministre N. Sarkozy fait une colère homérique parce qu'une loge spéciale n'a pas été apprêtée pour son maquillage et que personne d'assez haut placé dans la direction n'est là pour l'accueillir comme il estime que cela devrait être !

Autre "drame", en direct sur France 3 Nord – Pas-de-Calais, où, interrogé au journal régional à Lille (quelques instants avant de tenir meeting), le candidat-ministre-président de l'UMP critique expressément le reportage qui vient de lui être présenté… tout simplement parce que ledit reportage évoque ce qui a bien été un dossier "chaud" de son ministère : celui de la confection des passeports biométriques à l'Imprimerie nationale de Douai. Et la journaliste d'être vertement rabrouée, et en pleine émission ! Pourquoi ? Parce que le reportage ne disait pas ce que le candidat-ministre aurait voulu qu'il dise !

Et dans les deux cas, le même Nicolas Sarkozy d'exploser, et de proclamer que ces journalistes ne perdent rien pour attendre, et qu'il réglera leur sort dès qu'il sera élu !

C'est grave. Très grave.

Les journalistes de France 3 ont raison de protester : voilà pourquoi je mets leur communiqué ci-après en copie.

N. Sarkozy rêve-t-il d'une presse aux ordres, de journalistes à la botte, d'articles de presse, de journaux directement écrits par le pouvoir, rêve-t-il du retour de l'ORTF de De Gaulle, veut-il pour notre pays du retour de la censure et de commissaires politiques à ses ordres ?

Attention, il y a danger !

Une fois, on peut (peut-être) se dire que c'est l'énervement de la campagne ! Deux fois, ce n'est plus possible. Ces crises d'autorité sont le signe d'une pensée plus profonde : « Si vous n'êtes pas idolâtre, vous êtes contre moi! » C'est "servez-moi ou disparaissez !"

Ce n'est plus de la démocratie cela. L'honneur d'une démocratie, c'est de savoir respecter sa presse et ses journalistes. Et s'il le faut, de les défendre !
"Sarko facho" ? C'est un slogan ! Et si c'était une réalité ?

Communiqué de la Société des Journalistes de France 3 :

Nicolas Sarkozy se verrait-il déjà à l'Elysée ?

 

Trépigne-t-il déjà en s'imaginant bientôt disposer des pleins pouvoirs ? 

Sans doute grisé par les sondages qui le placent en tête du premier tour, le candidat UMP s'est récemment laissé aller à une petite crise d'autorité dans les locaux de France 3. Une sorte de caprice régalien que l'on croyait appartenir à d'autres temps, ceux de la vénérable ORTF. 
M. Sarkozy a en effet menacé de « virer » notre direction. Comme ça, sur un coup de tête. Parce qu'elle n'a pas daigné lui dérouler le tapis rouge et accourir immédiatement à sa rencontre lorsqu'il est venu, le 18 mars dernier, participer à l'émission France Europe Express, présentée par Christine Ockrent.

A peine arrivé, Monsieur le Ministre-candidat se laisse d'abord aller à quelques grossièretés, estimant que cette émission « l'emmerde » et qu'il n'a pas envie de la faire !

Ensuite, le voici vexé de devoir attendre dans les couloirs de France 3 pour être maquillé, d'autres invités occupant déjà les lieux (et oui, France 3 ne dispose que d'une salle de maquillage). Coupable de ce « crime de lèse-Sarkozy »,  voici notre direction sur la sellette. «Toute cette direction, il faut la virer », a lâché  le candidat UMP, comme le rapporte le Canard Enchaîné du 21 mars 2007. « Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder».
Les Français sont désormais prévenus ! L'une des priorités de Nicolas Sarkozy s'il est élu président de la République sera de couper des têtes à France 3. A la trappe ces directeurs qui tardent à exécuter les courbettes.

Le Ministre-candidat avait déjà habitué notre rédaction à ses poses agacées, à ses humeurs dans nos locaux, face à une rédaction qui ne lui semble manifestement pas suffisamment docile.

Comme cette récente provocation gratuite à l'adresse d'un journaliste du service politique « ça ne doit pas être facile de me suivre quand on est journaliste de gauche ! ». Désormais c'est à la direction qu'il veut s'en prendre ?
La Société des Journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne peut qu'être scandalisée par une telle attitude de la part d'un candidat à la plus haute magistrature de France. Nous nous inquiétons que M. Sarkozy puisse afficher sans aucune gêne un tel mépris pour l'indépendance des chaînes de service public.
Non, monsieur Sarkozy, les journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne sont pas et ne seront jamais vos valets. Ils résisteront à toute menace pesant sur leur indépendance. Si nous devons des comptes, ce n'est pas à un ministre-candidat, mais aux millions de téléspectateurs, qui regardent chaque jour nos journaux d'information. Par respect pour eux, pour leur intelligence, nous n'accepterons jamais aucune forme de mise sous tutelle politique. Ni de votre part, ni de la part d'aucun autre candidat.
A bon entendeur.

L
a Société des Journalistes de France 3. Le 23 mars 2007.

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Publié par Dominique Baert - dans Divers
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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 13:51

Point d’orgue de ce week-end chaleureux : le carnaval bien sûr, et toutes les manifestations organisées dans ce cadre.

D’abord le carnaval des enfants dans la matinée du samedi.

Dans une dizaine d’écoles, les enfants ont été déguisés, ont défilé, et fait des danses et des jeux. Malheureusement toutes vers la même heure, et je n’ai pu en visiter que deux : à Léo-Lagrange, au Sapin Vert, et à Jean-Macé, au Laboureur. Bel effort de recherche de déguisements, et de couleurs. Et beaucoup de bonne humeur. Bravo les enseignants, et les parents, et surtout les enfants !

Le lendemain matin, ce n’est plus le même jeu ; là, c’est la réception officielle en mairie ! A 11h11 exactement. A mes côtés, Alfred Gadenne, Bourgmestre de Mouscron, et Rudy Bertram, Bourgmestre d’Eschweiler (ville jumelée d’Allemagne). Bien sûr, faire un carnaval un 1er avril, c’est prendre des risques : ce matin, dans Nord Eclair, je lis que pour cette réception officielle, Lionel Jospin et Ségolène Royal sont attendus ! Bigre ! Et ni l’un ni l’autre ne m’a prévenu. Comment diantre la journaliste a-t-elle su cela ? Ils ne sont pas là ; tant pis, on commence sans eux ! Mais à scoop, scoop et demi… J’annonce dans mon discours, en présence de la même jeune et charmante journaliste, que mon 1er Adjoint, Jean Destaerke, vient de démissionner, qu’il va être remplacé par Alfred Gadenne car, premier geste politique fort de l’Eurodistrict (cher à Pierre Mauroy !), Wattrelos absorbe Mouscron, laquelle devient commune-associée ! Vous avez suivi ?… Ces belles premières heures d’avril nous font penser à des tas de choses !

Même que mon Adjoint aux Fêtes, Jean-Luc Doyen, n’a pas eu peur de se déguiser en « Fou » ! Le principal, c’est que lui maintenant le sache, car à Wattrelos, tout le monde le savait déjà !

L’après-midi, superbe défilé. 27 associations qui se sont déguisées, qui ont organisé des chars, des danses, près de deux heures de défilé, au soleil superbe ! Des confettis, j’en ai mangé, et mes voisins aussi. Les gens ont l’air souriants et heureux, la fête est réussie. Moi aussi, j’ai pu m’évader un instant de l’ordinaire de la vie d’un maire, de ses difficultés, de ses problèmes à résoudre, des peines des autres qui, par transmission, deviennent les siennes. Oui, avec toutes ces couleurs, ces extravagances, je suis fier de ma ville et des ses habitants. Quelle énergie, toujours prêts à une folie ! Tenez, l’une d’elles m’a bien fait rire, même si elle a bousculé ma modestie : voilà que trois danseuses très élégamment vêtues, du groupe du « Nouvel Age », au terme de leur danse se retournent, et levant leurs frous-frous, laissent lire (sur les trois élégants caleçons noirs qu’elles montrent ainsi), de gauche à droite : « Dominique on t’aime » !

La surprise est complète, et donc réussie ! Jamais on ne m’a fait cela ! Et je ne pense pas que beaucoup d’élus aient eu un jour droit à un tel hommage !!!

Folle idée, qui a provoqué l’hilarité du public. Et la mienne, je n’en parle pas.

Heureusement, l’honneur est sauf : tout cela était inscrit en lettres rouges.

Voici un petit film retraçant quelques moments forts de ce week-end :

 

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Publié par Dominique Baert - dans Maire de Wattrelos
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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 09:54

Voici quelques images de la Fête de la Rose telle que je l'ai vécue ce dimanche 25 mars à Wattrelos, dont l'invité d'honneur était, comme je vous le disais, l'ancien Premier secrétaire du Parti Socialiste et ancien Premier Ministre Lionel Jospin. Une journée magnifique et chargée en émotion !
Nombre de personnalités étaient venues saluer Lionel : Gilles Pargneaux, secrétaire de la fédération socialiste du Nord ; Bernard Derosier, président du Conseil général ; Martine Aubry, maire de Lille ; René Vandierendonck, maire de Roubaix ; Jean-Pierre Balduyck, maire de Tourcoing ; Guy Delcourt, maire de Lens ; Bernard Carton, conseiller général de Roubaix Est ; Fanny Bullaert et Nassera Hamdi, candidates aux élections législatives sur la 7ème circonscription ; Alain Faugaret bien sûr, secrétaire de la section socialiste de Wattrelos et vice-président du Conseil général ; Daniel Senesael, député-bourgmestre d'Estaimpuis ; Ottmar Krauthausen, vice-président de la section SPD d'Eschweiler (qui était accompagné de trois autres membres de cette section) ; sans oublier ma complice et suppléante Francine Langevin.
Seul manquait Elio Di Rupo qui, malheureusement, avait été retenu par des obligations de dernière minute.
Je vous propose quatre petits films retraçant, dans l'ordre : des extraits de mon discours, de celui de Lionel Jospin, l'ambiance de la journée, et en bonus, la visite de Lionel Jospin au Musée des Arts et Traditions Populaires de Wattrelos où Alain Faugaret et moi-même l'avons emmené avant qu'il ne reprenne son train.


Discoursdbfdr2007
envoyé par dBaert
Des extraits de mon discours.

Discourslionelfdr2007
Vidéo envoyée par dBaert
Des extraits du discours de Lionel Jospin.

Ambiancefdr2007
Vidéo envoyée par dBaert
Quelques images de l'ambiance de la journée.

Visitemuséelionel
Vidéo envoyée par dBaert
La visite de Lionel Jospin au Musée des Arts et Traditions Populaires.
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Publié par Dominique Baert - dans Maire de Wattrelos
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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 10:19

Ce dimanche, Lionel Jospin sera l’invité de la section wattrelosienne du Parti Socialiste : c’est en ami que Lionel viendra à notre traditionnelle Fête de la Rose.

Lorsque nous l’avons invité, il a tout de suite accepté, ce dont nous sommes très honorés !

Alain Faugaret et moi-même, nous nous réjouissons d’avance de le retrouver car le Gouvernement qu’il a animé de 1997 à 2002 fut l’un des plus réformateurs de l’histoire de la Gauche, et je suis fier d’y avoir pris ma part en tant que député.

La réduction du temps de travail, la parité hommes / femmes, la couverture maladie universelle, l’allocation personnalisée à l’autonomie, les emplois-jeunes, la hausse des effectifs de police et justice, c’était Jospin ! Tout cela sur fond de croissance, de réduction des déficits, de disparition de plusieurs impôts (dont la fameuse vignette automobile, mais aussi la suppression de la part régionale de la taxe d’habitation, ou encore la réforme de la taxe professionnelle) et de baisse du chômage…

Cela fait rêver aujourd’hui !

Je me souviens qu’à l’époque, comme Président du Haut Conseil du Secteur Public, j’avais remis à Lionel un rapport sur l’avenir des services publics (la photo ci-dessus a été prise à cette occasion), qui a fixé bien des éléments de doctrine sur la modernisation et le renforcement de nos services publics, bref un rapport apprécié.

Dimanche, c’est en soutien à la candidature de Ségolène Royal que Lionel se rendra à Wattrelos où il est venu pour la première fois en… 1976. Les militants wattrelosiens lui ont toujours été fidèles et sont impatients de revoir leur ami.

Autre invité de marque, car la Fête de la Rose de « Wattrelos l’européenne » revêt souvent un caractère international : Elio Di Rupo, Ministre Président de la région wallonne et Président du Parti Socialiste wallon, que nous sommes également très honorés de pouvoir accueillir.

On le voit : l’édition 2007 de notre Fête de la Rose sera des plus prestigieuses !

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Publié par Dominique Baert - dans Maire de Wattrelos
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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 16:40




Sur cette photo signée P. Jolivel / Banque de France : le professeur Muhammad Yunus, Prix Nobel de la Paix 2006, Maria Nowak, présidente de l'association pour le Droit à l'Initiative Economique (ADIE), et Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France.

On peut être banquier et porter des valeurs d’humanisme et de solidarité fraternelle.
C’est ma conviction, et la raison profonde pour laquelle, après mes études, j’ai choisi cette profession. Et, à la Banque de France, je suis Secrétaire général de l’Observatoire de la microfinance, organisme mis en place à la demande du Président de la République, créé en septembre 2006 et présidé par Monsieur Michel Camdessus, gouverneur honoraire de la Banque de France, ancien directeur général du Fonds monétaire international.
Voilà pourquoi ce matin, quand le gouverneur de la Banque de France, Monsieur Christian Noyer, reçoit le professeur Muhammad Yunus, Prix Nobel de la Paix 2006, en présence de Monsieur Camdessus, et de Madame Maria Nowak, présidente de l’association pour le Droit à l’Initiative Economique (ADIE), je participe à l’entretien.
Monsieur Yunus est connu internationalement comme « le banquier des pauvres ». Il a en effet fondé il y a plus de 30 ans la Grameen Bank au Bangladesh pour prêter des petites sommes à des personnes n’ayant pas accès au système bancaire « normal », et leur permettre de créer leur micro-activité.

7 millions de personnes ont, depuis, bénéficié de ces microcrédits.

Le microcrédit est principalement conçu comme un instrument de lutte contre la pauvreté. Les institutions de microfinance sont surtout présentes en Asie du Sud-Est, en Amérique du Sud et en Afrique. Dans ces régions, cependant, le microcrédit ne touche que 103 millions de personnes, soit à peine 2 % du total estimé de la population exclue du système bancaire classique.

Mais, j’en suis convaincu, le microcrédit a également un rôle essentiel à jouer dans les pays industrialisés, notamment en Europe et en France. Il s’agit d’un instrument utile pour financer les besoins de ceux qui sont des « délaissés du système bancaire ». C’est clair : le microcrédit est un outil contre l’exclusion au Sud, et contre la pauvreté au Nord.

Ainsi, en France comme en Europe, il est une réponse à deux segments de besoins :

·        celui du financement de la création ou du développement des microentreprises, notamment lorsqu’il s’agit de la création d’entreprises par un demandeur d’emploi : c’est le « microcrédit professionnel » ;

·        celui de l’aide ponctuelle à des personnes en difficulté, en accompagnement d’un projet spécifique : c’est le « microcrédit social ».

Ici, à Wattrelos, j’ai fait signer une Convention avec la Caisse solidaire du Crédit Mutuel Nord-Europe pour que le Centre Communal d’Action Sociale puisse distribuer du « microcrédit social » à certains de mes concitoyens que les banques n’accueillent pas « spontanément ». Comme l’a dit dans la presse l’un d’entre eux, « cela lui a sauvé la vie ». Pas du point de vue vital, bien sûr, mais c’est incontestable que ce petit plus lui a changé considérablement la vie.

A Wattrelos aussi, depuis quelques mois, l’ADIE a ouvert une permanence à Beaulieu pour aider ceux qui souhaitent créer leur entreprise ; déjà plusieurs dossiers sont passés, et des jeunes se sont installés, en créant leur affaire : tant mieux !

A Paris, pour aujourd’hui, j’ai préparé le discours du gouverneur, et les décisions qu’il vient d’annoncer, où l’engagement de la Banque de France pour le développement du microcrédit en France et en Europe est confirmé avec force. Là aussi, tant mieux !

Il reste tout à faire pour aider les exclus du système bancaire.

Quand j’étais parlementaire, fort de mon expérience à la Banque de France de Roubaix, et des situations sociales très dures que j’avais vues auprès de celles et ceux que je rencontrais, j’avais fait voter la réduction de l’interdiction bancaire de 10 à 5 ans : 1.200.000 personnes en France avaient retrouvé le droit de faire des chèques, d’avoir une carte bleue, le droit de vivre « normalement », par cette seule modification.
Mais ce n’était pas fini, j’avais d’autres projets pour combattre l’exclusion financière, et donc l’exclusion tout court. Malheureusement, j’ai été battu en juin 2002, et je n’ai pu poursuivre le chantier.

Aussi, en ce printemps 2007, en travaillant avec le Ministère de l’Economie et des Finances pour préparer de nouveaux textes législatifs qui permettraient de faciliter la distribution de microcrédit social, en aidant à mobiliser la Banque de France sur ce dossier, ou en siégeant au Conseil d’Orientation du Fonds de Cohésion Sociale qui, sous la présidence de M. Camdessus, accorde les garanties aux associations ou aux banques distributrices du microcrédit,  j’ai le sentiment de poursuivre cette mission que je me suis donnée : mettre la finance au service des plus modestes aussi.

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Publié par Dominique Baert - dans Divers
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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 16:26

Les cérémonies de commémoration du 19 mars 1962 ne sont pas anodines, ou simplement traditionnelles pour moi, bien au contraire. J’y attache une importance particulière.

Comme homme d’abord, évidemment. Le conflit en Algérie est un des souvenirs de ma prime enfance : l’un des frères de ma mère y était engagé, et c’était mon « parrain ». Dans mes toutes premières années, je ne l’ai pas beaucoup vu : à l’époque, je ne comprenais pas. J’ai su, plus tard. Comme j’ai rencontré ensuite bien des familles wattrelosiennes, des amis de mes parents, des connaissances de la vie associative, des voisins de quartier, qui m’en ont parlé, qui « m’ont dit », qui ont évoqué la disparition de quelqu’un qu’ils avaient connu, un de leurs proches.

Et pourtant… Triste constat : j’ai quitté le lycée en 1976 avec mon Bac en poche, et jamais, jamais, on ne m’avait parlé de la guerre d’Algérie ! Quand l’heure du Bac est venue, on amorce à peine la décolonisation en Asie du Sud-Est…

Etait-ce un retard, inexcusable, sur le programme, ou un tabou ? Je ne le saurai jamais.

Mais là n’est pas la question. Pour moi, j’ai toujours su, j’ai toujours pensé qu’il y avait bien eu une « guerre » là-bas, de l’autre côté de la Méditerranée. Aussi, est-ce tout à fait logiquement qu’à l’Assemblée, en 1999, j’ai soutenu l’idée, et voté avec la majorité parlementaire de l’époque, la loi qui a reconnu officiellement la « guerre » d’Algérie !

Avant, on parlait de « maintien de l’ordre », entre autres expressions compliquées pour dissimuler l’essentiel à mes yeux. C’était bien une « guerre », et il faut savoir le dire ! C’est juste, de surcroît, au regard de l’histoire comme de la reconnaissance des droits, et de la mémoire, de ceux qui s’y sont trouvés engagés dans les opérations militaires.

Je n’avais pas encore trois ans lorsque le général Ailleret, Commandant en chef en Algérie, ordonna le cessez-le-feu le 19 mars 1962 à midi, suite aux accords conclus la veille à Evian entre le chef de la délégation algérienne Krim Belkacem et les négociateurs français Jean de Broglie, Louis Joxe et Robert Buron.

Le 19 mars 1962, on le sait, ce n’était pas la fin de tout mais au moins l’espoir que tout cela s’arrête. Cette date appartient à l’Histoire.
Elle est la plus connue, elle est la mieux reconnue de l’opinion publique, c’est une évidence. Et c’est pourquoi, là aussi, il m’est paru tout aussi évident, lorsque j’étais député, de voter le 22 janvier 2002 une loi destinée à officialiser cette date pour la commémoration de la fin des combats. La loi n’a pas été définitivement adoptée ensuite par le Parlement : c’est regrettable. Car cet après-midi, aux cimetières, aux côtés d’André Marchal, président de la section locale de la FNACA, et des présidents et responsables locaux des autres associations patriotiques, je suis fier que, tous unis, tous les uns avec les autres, nous sachions, ensemble, honorer ceux qui sont tombés.
En leur mémoire, je tiens à ce que chaque 19 mars soit un moment de dignité et de recueillement dans ma ville.

Les Wattrelosiens qui ont souffert, qui ont perdu la vie ne sont pas oubliés. Toutes les autres victimes non plus. Je suis en effet très sensible au devoir de reconnaissance dont nous, enfants d’une génération qui n’a connu que la Paix, devons faire preuve. Ainsi, je ne manque jamais une assemblée du monde combattant, ni aucune commémoration, et ce, depuis longtemps. Je suis jeune, c’est vrai, et j’ai eu cette chance de ne pas avoir connu la guerre : c’est une vraie chance, quand on voit ce que fut notre histoire, et celle des générations qui nous ont précédé !

Voilà pourquoi, quand j’étais parlementaire, je me suis beaucoup mobilisé sur ces dossiers du monde combattant. Parmi les quelque 200 questions que j’ai posées au Gouvernement, bon nombre concernaient ce thème. Et c’est normal ! Les anciens combattants, témoins de ce qu’ont été les horreurs et les absurdités de la guerre, méritent notre reconnaissance. Ils ont mon respect, sincère, et mon dévouement !

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Publié par Dominique Baert - dans Maire de Wattrelos
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18 mars 2007 7 18 /03 /mars /2007 08:28

Aujourd’hui, à Lille, il y a une nouvelle manifestation pour protester contre l’annonce d’une éventuelle fermeture du Consulat du Portugal à Lille. Je ne peux participer à ce rassemblement, malheureusement, mais je suis de tout cœur  avec les manifestants. Dès le Conseil municipal de décembre à Wattrelos, j’avais dit publiquement combien je trouvais aberrante cette idée de fermeture : si un consulat est utile, c’est bien ici dans notre agglomération où la communauté portugaise est importante !

C’est donc une mauvaise idée et je l’ai écrit le 31 janvier, au Premier Ministre du Portugal, Monsieur José Socrates, en ces termes :

« Monsieur le Premier Ministre,

Notre presse locale s’est faite l’écho d’une possible fermeture en France, de six consulats du Portugal dont celui de Lille, capitale pourtant d’une région qui accueille une importante communauté lusitanienne.

Ma commune de Wattrelos a un attachement fort, intime, à celle-ci. Nous sommes ainsi jumelés avec Guarda, et nous accueillons nombre de vos concitoyens qui, historiquement, ont représenté jusqu'à plus de 10 % de notre population ! C'est vous dire si cette communauté est importante en nombre, comme à mes yeux de maire de tous les Wattrelosiens !

Nous sommes fiers de sa présence, de son implication dans la vie locale, économique et culturelle. Remarquablement intégrés, vos compatriotes sont des femmes et des hommes, reconnus pour leur courage et leur dynamisme, mais aussi attachés à leur racines, fidèles à leur histoire, leur identité et leurs traditions, et légitimement attachés à leur pays d’origine.

Beaucoup m’ont saisi de leur émotion à l’annonce de cette éventuelle fermeture. Je la partage, et je tiens à vous le dire.

Le Consulat est un cordon ombilical qui les relie à la Mère patrie et sa rupture est vécue comme une déchirure incompréhensible.

Aussi je voulais relayer auprès de votre autorité cette inquiétude. L’amitié franco-portugaise, solidement ancrée dans des décennies de partenariat, mérite qu’au-delà des considérations économiques et budgétaires, cette fermeture ne se produise pas ! A tout le moins, avant qu'elle ne soit définitive, je voudrais vous demander de l'examiner à l’aune de l’émotion qu’elle suscite.

Fort de mon sentiment de reconnaissance et d’affection pour la communauté portugaise, je tiens à porter le témoignage des craintes engendrées par la possible fermeture du Consulat du Portugal à Lille. Pour les résidents d'origine portugaise ici chez nous, il est un peu leur maison. Pour moi, comme pour bon nombre d'élus locaux, il est un partenaire fondamental, agréable et utile socialement » !

J’espère être entendu. En tout cas, nous élus, représentant toute notre population, et donc aussi celle d’origine lusitanienne, nous devons porter ce message.

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Publié par Dominique Baert - dans Maire de Wattrelos
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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 11:48

 

Puisque le temps est limité, je voudrais mettre en avant cinq idées.

 

-         1ère idée : nos villes, et Wattrelos en particulier, sont un « mille-feuille » de migrations successives tout au long du siècle passé. Et jamais d’ailleurs l’arrivée de migrants n’a été facile. Il s’est agi successivement des Belges (souvenons-nous de Germinal), des Polonais (devenus des « Polaks »), des Italiens (« Ritals »), des Portugais (qui ont représenté il y a 40 ans plus de 10% de la population de Wattrelos), ou de l’immigration maghrébine. A Wattrelos, la population immigrée (6,5 % de la population) est davantage européenne (3,9 %) que maghrébine (2,6 %). Les proportions sont inverses sur la totalité de notre agglomération.

 

 

 

-         2ème idée : pourquoi ces migrants ? Par le lien migrant / travail. Ici, ce n’est pas une terre promise pour eux, mais une « terre habitable » parce que terre de travail. Or, de nos jours, le travail s’en va, se réduit, et le migrant reste. C’est là que des questions surgissent :

o       car le lien était fort entre migrant et travail (c’était même sa raison d’être là)

o       car entre temps la vie du migrant s’est installée. Il est devenu un immigré pour qui on a construit certes parfois un habitat à la va-vite, mais il est citoyen, sa vie est ici. Et voilà que l’enfant paraît : la terre d’accueil devient berceau familial.

Dans une situation où le lien migrant / travail se distend donc, le migrant est confronté à deux faits nouveaux :

o       un écartèlement entre sa culture originelle et le lieu où il réside

o       une terre d’accueil qui ne lui est pas toujours hospitalière.

Un point cependant est à souligner, un élément nouveau en ce qui concerne ce lien migrant / travail : c’est qu’aujourd’hui, ce ne sont pas (plus) les plus pauvres de leur pays qui deviennent migrants, ce sont souvent des cadres moyens ou supérieurs, ce qui pose un nouveau problème : l’incapacité à retrouver ici des fonctions qui correspondent à leurs qualifications antérieures. C’est un vrai problème, et il est important.

 

 -         3ème idée : pour beaucoup de migrants la République ne joue plus bien son rôle. En effet, en situation de crise économique, qui devient crise sociale, la devise républicaine s’affaiblit.

o       La crise économique devient crise sociale. Le chômage gangrène les relations sociales, la vie des familles, la vie des quartiers. Mais pour ces personnes, les conséquences du chômage sont accentuées par les caractéristiques de cette migration : ce sont des bras et de la sueur, et pour l’essentiel des gens modestes, de niveau de formation primaire. Ils subissent donc des difficultés particulières

§       pour leur propre reconversion

§       pour l’accès des enfants aux C.S.P. supérieures.

Dans cette crise qui persiste, les migrants sont particulièrement touchés.

o       Pour eux, la devise républicaine est souvent perçue comme un leurre.

§       La liberté ?

·      Bien sûr, celle d’aller et de venir existe.

·      Mais la liberté sans la capacité à bouger n’existe pas ! Et comment se sentir « libres » quand on voit l’accumulation des textes sur l’immigration qui à chaque fois sont ressentis comme des remises en cause de droits antérieurs ! Il est essentiel que la République arrête de modifier sans cesse les règles du jeu, et arrête donc de multiplier les lois sur l’immigration.

§       L’égalité ? En vérité, le ressenti, c’est que les inégalités s’accroissent :

·      inégalités entre capital et travail

·      inégalités entre travailleurs et non travailleurs

·      inégalités entre les travailleurs eux-mêmes : ceux des secteurs exposés et ceux des secteurs protégés.

D’où un vécu d’inégalités de ressources, d’inégalités d’accès.

§       La fraternité ? C’est l’inverse qui s’installe ! Qu’observent autour d’eux les migrants ? Des pratiques de haine, des résurgences de racisme. Ou des tentations de ghettoïsation, organisées par les uns, ou de communautarisme, recherchées par les autres. En vérité, je le dis comme je le pense, puisque ce débat est ça et là évoqué dans l’actualité, l’identité nationale, la vraie, c’est pour moi, que la liberté l’égalité et la fraternité soient les mêmes pour tous sur notre territoire !

 

 

o       Ne nous étonnons pas car il y a perte de repères républicains.

§       Quand les services publics diminuent dans nos quartiers, c’est la présence de la République qui s’affaiblit.

§       Quand la République ne sait plus intégrer et qu’elle est porteuse de discrimination, c’est elle qui est mise en cause.

§       Quand l’Etat ne sait plus protéger, l’Etat-Providence ne remplit plus sa fonction.

 

 -         4ème idée : aujourd’hui, c’est la jeunesse qui trinque, qui supporte, le plus.

o       C’est dur pour les jeunes. L’emploi des jeunes est en crise, et tous les indicateurs sociaux mettent en exergue le chômage des jeunes, et leurs difficultés à trouver un emploi.

o       C’est dur pour les jeunes de catégorie sociale modeste (non diplômés, non qualifiés). Un phénomène de « déscenseur social » s’observe.

o       Mais c’est plus dur encore pour les jeunes descendants de migrants. Là encore, tous les indicateurs statistiques le confirment, comme la réalité sociale de nos quartiers.

   

 

-         5ème idée : dès lors, l’ambition de la politique doit être de construire une égalité réelle des chances.

1)     Les symboles ont leur importance, la communication aussi. Mais il ne faut pas faire croire que cela se résume à cela. Nommer un préfet issu de l’immigration (alors qu’il n’est pas issu du corps préfectoral, Aïssa Dermouche), et en faire un symbole, c’est bien, mais il faut dire la vérité, et notamment qu’il a été mis fin à ses fonctions en catimini à peine quelques mois après. Et comment oublier qu’un jour, de 1958 à 1962, on a eu dans ce pays un Président noir du Sénat, Gaston Monnerville ? Et comment s’émouvoir aujourd’hui d’un présentateur noir au J.T., alors que je me souviens, moi, quand j’étais gosse, que l’artiste que je voyais le plus souvent à la télé était « coloré » : Henri Salvador ! Et à l’époque, tout cela paraissait naturel, normal. La vérité, c’est que quand la croissance économique était forte, la machine à intégration fonctionnait bien. Alors je veux être franc : les symboles / quotas m’insupportent, ce n’est pas la bonne réponse à apporter.

2)     La bonne réponse, c’est de construire une égalité réelle. Qu’est-ce que cela veut dire ?

§       Assurer une administration plus efficace : déconcentrer vers les mairies (faciliter le droit d’accès). Un nouvel équilibre est à trouver entre capacité locale et capacité nationale.

§       Mettre le paquet sur l’insertion sociale par l’alphabétisation et le maintien de la langue française. C’est vrai pour le migrant, c’est vrai pour tous d’ailleurs.

§       Aider les jeunes de migrants à accéder à l’enseignement supérieur : c’est la base de tout ! A Wattrelos, j’ai renforcé l’accès aux « bourses d’enseignement supérieur » que verse la Ville : nous sommes l’une des seules à faire cet effort (132 000 euros au total pour près de 400 étudiants en 2006) et j’en suis fier.

§       Construire une discrimination positive équilibrée. Mais discrimination positive ne veut dire ni favoritisme ni népotisme. Seule compte la capacité de l’intéressé(e) à exercer la fonction. Les partis politiques ont une responsabilité, bien sûr dans la désignation de leurs candidats, mais rien ne serait pire que l’idée de choisir des candidats uniquement par leur origine. Si, dans ma majorité municipale, trois adjoints sur 21 (soit 15 %) et cinq élus sur 35 sont issus de l’immigration récente, ils ne doivent leur rôle et leur fonction qu’à leur engagement au service de la cité, à leur engagement dans leur quartier ou dans leur domaine d’activité. 

 Face à la question de nos migrants, nos sociétés sont en transition, et les Etats sont en décalage. Nous devons tous avoir conscience : qu’il faut tout faire pour favoriser l’intégration et refuser le communautarisme ; qu’il faut vraiment le faire car, comme l’écrivait Gramsci entre les deux guerres mondiales : « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître, et dans ce clair-obscur surgissent les monstres. »

 

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Publié par Dominique Baert - dans Divers
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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 11:47

 

Qui dit  que les débats sont inintéressants, trop confidentiels, et qu’ils lassent les auditeurs ? Hier soir, c’est tout l’inverse que j’ai connu.
La zone pastorale de Roubaix avait invité des élus de l’agglomération à débattre en présence de membres des communautés paroissiales, de militants associatifs et de familles elles-mêmes migrantes. Autour de la table, les maires de Leers, d’Hem, un adjoint roubaisien, un conseiller d’opposition… mais, heureusement, pas d’extrêmes (ni à gauche, ni à droite), et l’UMP n’est pas venue.

Chacun a 10 minutes pour son intervention liminaire. Puis évidemment, il y a le débat avec la salle. Des témoignages ont été apportés, des objections aussi. Tout le monde a conscience qu’on est là au cœur du pacte républicain, que l’on parle là de la cohésion sociale, et de l’avenir de notre société.

Ma contribution tient à l’expression de 5 idées (il faut faire court !) : on en trouvera une synthèse dans la pièce thématique jointe (rubrique A consulter > Dossier migrants).

Tout cela a commencé à 20h pour finir à 23h30 ! Mais une soirée intéressante où l’humain a été vraiment au cœur des débats.

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Publié par Dominique Baert - dans Divers
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