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  • : Blog de dominique Baert
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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 11:04

Ce midi, après la matinée de cadrage des contrats de territoire au conseil de la communauté urbaine de Lille, je suis aux côtés de René Vandierendonck, maire de Roubaix, pour l'inauguration (en prévision de leur prochaine ouverture fonctionnelle) des nouvelles urgences de l'hôpital Victor-Provo à Roubaix.

 

Pour reprendre les propos mêmes de Bernard Delaeter, le directeur de l'Agence régionale d'hospitalisation, ces nouvelles urgences sont « une étape importante de la modernisation de l'Hôpital et de l'offre de soins ».

 

Rappelons qu'avec près de 65 000 passages annuels aux urgences (dont plus de 23 000 aux urgences pédiatriques), le service des urgences de l'hôpital Victor-Provo est parmi les plus importants de France. Voilà pourquoi le docteur Marie-Anne Babé est particulièrement heureuse de présenter, enfin aboutis, ces nouveaux locaux de 3 200 m² (le double des surfaces actuelles), où travailleront 18 praticiens (+ 3) et 120 personnels médicaux (+ 20). Ses phrases sont chocs et claires : « L'objectif est celui de la qualité du soin apporté », avant de préciser : « Desservir un territoire, c'est aussi le servir ».

 

Prévues initialement pour 35 000 passages par an, les anciennes urgences étaient saturées, les conditions d'accueil, de confidentialité et d'attente n'étaient pas optimales, loin s'en faut. Pour les patients comme pour les praticiens et les soignants, c'était bruyant, pas discret, pas toujours très digne.

 

Alors, oui, cet investissement est une réussite : par son envergure, il est le plus important chantier entrepris par le CH Roubaix avant la construction de sa nouvelle maternité à l'horizon 2013 ; par l'agencement et la clarté de ses locaux ; par la qualité fonctionnelle de son hall d'accueil. Ce midi, tous les visiteurs en conviennent, à commencer par les personnels qui me confient avoir vraiment hâte de déménager dans ces nouveaux bâtiments ! Moi qui avais eu à connaître ce qu'étaient leurs conditions de travail antérieures, je les comprends, ô combien.

 

Tout cela aura coûté 8,46 millions d'euros.

 

Le président de la commission médicale d'établissement, le directeur Didier Bricoteau, le souligne : « Nos nouvelles urgences sont une chance pour tout le monde ». C'est vrai, y compris pour Wattrelos dont le centre hospitalier complète utilement, par son accueil en ses propres services de 13 000 patients par an, les urgences de Roubaix dans un partenariat que nous avons signé il y a maintenant près de trois ans.

 

Dans l'intérêt de tous...

 

 

 

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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 08:24

Bonne nouvelle pour les habitants de la carrière Delmarre : j’ai enfin obtenu qu’SFR vienne me rencontrer ce mercredi après-midi !

 

Depuis quelques temps en effet, l’installation prévue d’une antenne-relais de téléphonie provoque l’inquiétude dans le quartier. La Ville a essayé juridiquement de l’en empêcher – sans succès puisqu’elle n’a pas d’autorisation à délivrer pour ce genre d’installation ! – et je m’étais engagé à continuer le combat au nom des habitants. C’est ainsi que j’ai obtenu ce rendez-vous avec SFR.

 

Ma demande a été très claire : il n’est pas question d’engager les travaux d’aménagement, et avant tout, les habitants doivent être informés par l’opérateur.

 

Aux yeux du maire que je suis, c’est l’urgence !

 

De ce premier contact, deux conclusions immédiates. D’abord, le projet de déploiement de l’antenne-relais de la carrière Delmarre est gelé ; il n’y a donc pas à redouter son installation dans les semaines ou mois qui viennent ! Ensuite, pour que les habitants puissent discuter avec l’opérateur, le responsable environnement de la Direction des relations régionales de SFR les rencontrera lors d’une réunion le jeudi 10 décembre, à 18 heures, au Village de Beaulieu.

 

Voilà une avancée significative dans ce dossier sur lequel je reste bien entendu vigilant.

 

 

 

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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 17:56

En cette fin de matinée, se tient la réunion constitutive de la commission chargée de l’examen des demandes de suspension de la détention, des mesures privatives ou restrictives de liberté ou de la poursuite d’un député. Et pour cette session annuelle, je siège au nom de mon groupe au sein de cette commission prévue par l'article 26 de la constitution, veillant à l'inviolabilité des députés.

 

Cette commission, pluraliste, rassemble des élus de l'ensemble des groupes parlementaires, proportionnellement à l'importance de chacun des groupes. Elle a pour mission d'assurer à la fois le bon fonctionnement de la justice à l'égard de poursuites ou de procédures judiciaires susceptibles de concerner des parlementaires qui doivent rester le cas échéant des justiciables, et l'exercice de la démocratie en assurant à nos concitoyens que leurs représentants seront bien à même de les représenter.

 

Ainsi, il revient à cette commission la mission de préparer les débats en séances publique, avant que l'Assemblée ne statue.

 

Pour tout dire, j'espère que cette commission ne sera pas appelée à sièger ! 

 

 

 

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 15:35
Ce soir (je devrais dire en fait cette nuit, car la soirée s’est prolongée jusqu’à une heure avancée), c’est en tant que président de l’Union départementale des élus socialistes et républicains que je suis l’un des invités de mon ami Jean-Marie RUANT, maire de Wahagnies. Aux côtés de Pierre MAUROY, de Gilles PARGNEAUX, premier secrétaire fédéral du PS, de Bernard DEROSIER et Patrick KANNER, respectivement président et 1er vice-président du Conseil général, nous fêtons un anniversaire : les 90 ans de gestion socialiste de la commune de Wahagnies.

 

C’est en effet en 1919 que le premier maire socialiste prit les rênes de l’administration de la commune, et il n’y a eu… que quatre maires jusqu’à aujourd’hui. Nous dévoilons donc successivement, au son de la Marseillaise jouée par la fanfare municipale, la plaque de la rue Jean-Jaurès (pour saluer le 150e anniversaire de sa naissance), celle de la maison des associations Roger-Salengro, puis celle de la résidence pour aînés, André-Laurent (ancien maire, ancien député).

 

Ensuite, à l’espace François-Mitterrand, devant près de deux cents convives, avant la remise des médailles du parti aux plus anciens militants, en présence des représentants de la ville allemande jumelée, chacun a pris la parole. J’ai, pour ma part, adressé un salut fraternel : du maire de la ville des copés in deux, à celui de la ville de Jean Badoulet (nom du géant de Wahagnies) ; des élus socialistes de Wattrelos à ceux de Wahagnies ; de l’ensemble des élus socialistes du Nord à ceux de ma commune hôte de ce soir, pour leur souligner l’importance de leur engagement et de leur action. Pendant des décennies, ils ont su apporter des services collectifs à la population (là bas, comme à Wattrelos, une priorité forte a été donnée à l’éducation) ; maintenant dans la crise, et face au démantèlement hyper libéral de la politique de Sarkozy (dont le bouclier fiscal des plus riches est le symbole majeur d’une politique injuste), les socialistes en gestion doivent tout faire pour ériger et faire vivre un bouclier social, protecteur des plus modestes, juste et équitable. Des propos qu’ont ensuite mis en perspective Gilles Pargneaux et Pierre Mauroy, par rapport à la République ou à l’histoire, locale comme nationale : la grande figure d’Augustin Laurent, prédécesseur de Pierre à la mairie de Lille, fut omniprésent.

 

Une bien belle soirée, entre militants.

 

 

 

 

 

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 12:08

Cet après-midi, c’est le vernissage du salon d’automne de l’Atelier des Arts, qui fait écho au Salon des Artistes du début d’année, mais exclusivement réservé aux artistes de l’association cette fois.

 

44 peintres et sculpteurs exposent au CSE  quelque 76 tableaux et 41 sculptures. Comme d’habitude, je prends beaucoup de plaisir à déambuler parmi ces œuvres.

 

Je découvre que certains artistes maîtrisant parfaitement leur art ont décidé de changer de technique, s’essayant au couteau par exemple ; le résultat est déjà une réussite. Les tableaux sont d’une extrême qualité, qu’ils soient figuratifs ou non, pleins de couleurs…

Beaucoup me procurent une vraie émotion, me touchent, comme ils sauront capter la sensibilité de nombreux spectateurs, c’est certain.

La partie sculpture de l’exposition est également particulièrement intéressante, et l’on sent l’influence et l’héritage des grands maîtres sculpteurs de l’atelier que furent Edouard Gruszczinski et Raymond Droulez : sur bois, sur pierre, selon des modes de cuisson qui m’étaient jusque là inconnus, la diversité est au rendez-vous. Ici un Zorro espagnol, là un Gavroche-Jean-Mi ou encore deux superbes combattants japonais sont particulièrement remarquables : il y en a pour tous les goûts, pour toutes les émotions, et je ne peux m’empêcher de penser à cette phrase d’Eugène Fromentin : « L’art de peindre, c’est l’art d’exprimer l’invisible par le visible ».

Cette citation va bien aux artistes qui, en s’exprimant, en donnant à voir et en révélant un peu d’eux-mêmes, « en éclairant le monde pour nos yeux qui ne voient rien » comme l’écrivait, à propos de Cézanne, Michel Berger, s’offrent au regard du public et doivent outrepasser leur pudeur.

 

Je fais partie de ceux qui pensent, comme Robert Filliou, que « l’art est ce qui rend la vie plus intéressante », l’art sous toutes ses formes, qui permet de redessiner le monde à sa manière, avec ses mains et son cœur. Et ce, avec joie et plaisir car « l’art est un jeu… tant pis pour ceux qui s’en font un devoir ! » (Max Jacob).

 

Je peux vous dire qu’à l’Atelier des Arts de Wattrelos, je n’ai jamais rencontré un artiste qui pensait et pratiquait par devoir. Cela se sent, cela se voit dans cette superbe exposition pleine de vie que je vous invite à découvrir jusqu’au 26 novembre.

 

 

 

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 11:30

 

Ce midi, j’étais convié à intervenir à la fac de Droit de Lille 2 auprès des étudiants de Master II de Science Politique (Mention action publique locale et nationale), dans le cadre d’un module intitulé « Le métier d’élu ».

 

Justement, je regrette farouchement l’idée du « métier d’élu » : être élu, c’est une fonction, voire une mission, certainement pas un métier, et il faut tout faire pour éviter que cela le devienne. Même si, la technicité croissante demandée aux élus (qui de plus en plus sont sollicités sur des questions de droit, de finance ou d’urbanisme de manière très pointue) joue, au contraire, un rôle en ce sens. Remplir efficacement certaines fonctions ne peut plus guère s’improviser.


J’ai donc écouté les étudiants analyser, au travers de leur exposé, l’équilibre entre le travail de circonscription et le travail législatif du député.

 

J’ai apprécié la qualité de leur analyse, puisqu’ils ont remarquablement bien illustré la multiplicité des tâches auxquelles sont confrontées les députés, tant au niveau local et national. Tout en soulignant la difficulté et les tensions qui résident dans l’exercice de la fonction de député en circonscription et à l’Assemblée, ces étudiants nous ont offert une analyse qui colle à l’actualité, évoquant ainsi les questions d’affaiblissement du pouvoir parlementaire, de cumul du mandats, ou de mode de scrutin.

 

Après les avoir écoutés, j’ai été invité à réagir à leur présentation et à donner ma propre analyse sur le sujet. Comme leur exposé se terminait sur une note quelque peu cynique du travail de député - dotés de peu de pouvoir et de faibles moyens, leur efficacité serait résiduelle et ils ne seraient préoccupés que par leur réélection (!) - j’ai réagi en leur expliquant ma façon de voir la fonction de député. De deux manières, pour coller à leur présentation du sujet.

 

D’abord, en explicitant la trilogie classique des fonctions du député : législateur (la mécanique des amendements, et celle des propositions de loi), contrôleur de l’action gouvernementale (avec les questions, orales ou écrites, et les commissions d’enquête, missions parlementaires ou rapporteurs spéciaux), et représentant/interlocuteur local (auprès des élus et des habitants).

 

Ensuite, j’ai abordé la problématique de l’articulation équitable des missions à l’Assemblée et en circonscription. Avec la conviction que j’ai que pour mener à bien sa fonction, il faut avoir à cœur les préoccupations de ses habitants et posséder en même temps une technicité croissante : en effet, le parlementaire a pour interlocuteur, et souvent contradicteur, un gouvernement qui, lui, dispose d’une administration puissante et très compétente ; et, pour réécrire la loi ou contrôler,  le député est loin d’avoir les mêmes moyens techniques et humains !

 
Un cœur et une tête donc, un homme de terrain doublé d’un technocrate, un « schizophrène »( !) pour les étudiants, un « technotable » selon leur directeur de Master, Rémi Lefebvre qui était présent… bref, un député. Voilà ce autour de quoi notre débat a tourné pendant une heure et demie.

 
Et au final, à la question classique : « quel est votre mandat préféré ? », je n’ai pas tergiversé : j’ai répondu « les deux ! ».
Mais je leur ai aussi dis pourquoi, à ces étudiants de sciences politiques : à cause du scrutin de circonscription. J’y suis farouchement attaché (car , avec le scrutin proportionnel, on irait très rapidement vers ce qu’il faut absolument éviter, à savoir une professionnalisation de la vie politique, notamment nationale), mais ce mode de scrutin est largement consubstantiel à cette réalité de terrain, à la fois humaine et politique, qu’est le cumul d’une fonction parlementaire nationale et la gestion d’une mairie…

 
Un débat intéressant, assurément, mais qui n’est pas clos, j’en suis certain.

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 11:05

Cet après-midi et cette nuit, je suis dans l’hémicycle pour l’examen des articles dits non rattachés du projet de loi de finances pour 2010. Plusieurs de mes amendements figurent parmi cette liste (sur les anciens combattants ; plafonnement de la taxe foncière pour les veuves à revenus modestes ; limitation de la portée de la saisie du Trésor Public sur les comptes de ses débiteurs).

 

Un de mes amendements a été adopté : celui qui limite à - 2 % (au lieu de - 3,5 %) la baisse de la part « garantie » de la dotation forfaitaire de la DGF, principale ressource des collectivités locales ; la conséquence, c’est que la Ville évitera de perdre quelques dizaines de milliers d’euros, et la Communauté urbaine quelques centaines de milliers d’euros ! C’est toujours ça de pris dans le contexte difficile des finances locales…

 

Mais avec mes collègues socialistes, nous participons à quelques batailles essentielles pour essayer de faire renoncer la Droite à certains de ses projets néfastes. En effet, parmi tous ces articles du PLF 2010, on trouve un article qui fiscalise (et donc fera payer des impôts à partir de l’an prochain !) les indemnités de départ volontaire en retraite (sans exclure catégoriquement, d’ailleurs, de fiscaliser un jour les autres départs en retraite !)

 

Et le pompon du pompon, c’est cet article, voulu par le Gouvernement et J.F. COPE, le président du groupe UMP, pour fiscaliser les indemnités journalières des accidentés du travail ! Comble de tout, le rapporteur général du budget (UMP) et Eric WOERTH, le ministre du budget, disent expressément qu’ils font cela « au nom de l’équité » ! Les bras en tombent. C’est l’écœurement.

 

Tous ces accidentés du travail, blessés dans leur chair, parfois durement, dont la vie parfois – à cause des séquelles – sera profondément remise en cause, vont être taxés par équité ! Cela rapportera 150 millions d’euros au budget de l’Etat !

 

Décidément, il est difficile de parler la même langue que nos collègues de Droite. C’est sans doute au nom de « l’équité », qu’ils ont refusé la taxe exceptionnelle sur les banques (1 milliard !), qu’ils maintiennent le bouclier fiscal (700 millions !), qu’ils baissent la taxe professionnelle (12 milliards !) ou qu’ils exonèrent les plus-values de cessions des actifs des entreprises (20,5 milliards !).

 

Mais les accidentés du travail, qui sont des victimes, eux, ils peuvent payer… pour 150 millions d’euros ! C’est lamentable !

 

Je suis fier d’avoir été dans ce combat-là ! Bien sûr, la Droite est majoritaire et nous l’avons perdu. Un seul député UMP a osé braver la consigne de son groupe et a voté avec nous. Mais cela n’a pas été suffisant, malheureusement…

 

Un réconfort cependant pour moi comme, je suppose, pour mes collègues présents cette nuit : cette lettre que nous avons reçu quelques jours plus tard, de la FNATH (Association des accidentés de la vie), qui m’écrit :

 

« La FNATH tient à vous remercier de votre présence et de votre intervention lors des débats. Si elle n’a pas permis de faire reculer cette proposition, elle a au moins mis en valeur l’injustice de cette proposition et l’incompréhension des victimes du travail.

 

Notre association a été particulièrement choquée par le terme d’équité employé par les partisans de cet amendement, alors que les victimes du travail sont les seules victimes dans notre pays à ne pas être intégralement indemnisées de leurs préjudices. Elles ne reçoivent aucune indemnisation au titre des préjudices personnels (douleur, moral, esthétique,…) et ne reçoivent pour une grande partie d’entre elles que 60 % ou 80 % du salaire au titre des indemnités journalières.

 

Nous comptons encore sur votre soutien et celui de votre groupe jusqu’à l’examen du projet de loi en commission mixte. »

 

J’y serai…

 

 

 

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 09:10

Non, la commémoration ne sera jamais un acte désuet, ni inutile.

 

Ce matin, alors que nous commémorons la signature de l’armistice de 1918 mettant fin à la première guerre mondiale, j’insiste sur ce point devant les élus, les représentants du monde combattant et les enfants des écoles Curie (qui nous ont chanté une toujours émouvante Marseillaise) et de l’Enfant Jésus (qui ont lu un poème) présents au cimetière du Centre.

 

Commémorer, c’est se souvenir ensemble, se souvenir de ce qui s’est passé, pourquoi cela s’est passé et comment ça s’est terminé. C’est faire, ensemble, l’effort du quoi, du pourquoi et du comment, un effort d’autant plus indispensable que les témoins de cette effroyable tragédie que fut la guerre 14-18 nous manquent aujourd’hui, le dernier Poilu s’étant éteint l’an dernier.

 

Se souvenir de la guerre, c’est prendre conscience de la paix, l’aimer, la promouvoir, la défendre et espérer que l’Humanité retienne les leçons de ses erreurs passées.

 

Commémorer c’est faire en sorte que jamais les flammes du souvenir et de l’espoir ne s’éteignent !

 

Dans La Dépêche de Toulouse du 18 septembre 1905, Jean-Jaurès écrivait :

« 1) Je crois que l'existence des patries autonomes est nécessaire à l'humanité…

   2) Le devoir de tous les citoyens est d'être passionnément attachés à la paix, non par faiblesse ou lâcheté mais parce que la guerre est une barbarie… »


Souvenons-nous de la souffrance de ceux dont les noms sont gravés sur nos monuments, sur les tombes. Car cette souffrance aura été à l'origine de notre existence, comme elle est la clé de notre salut.

Pour lire mon discours, cliquer ici.

 

Dans l’après-midi, lors du traditionnel repas des sociétés patriotiques, j’ai à reprendre la parole, d’abord pour rendre hommage aux combattants de toutes les guerres et aux militaires français actuellement encore engagés, notamment en Afghanistan.

 

Je rappelle aussi que cette journée du 11 novembre n’est pas une journée comme les autres, pour les Français comme pour les Wattrelosiens. C’est une journée de recueillement et de réflexion. Car les champs d’honneur sont aussi, et surtout, des champs d’horreur. Les guerres ne touchent pas que les militaires mais aussi les populations civiles, comme l’a rappelé la remarquable série de France 2 Apocalypse (j’ai personnellement félicité Patrick de Carolis pour la qualité du travail réalisé).

 

Dans un monde où les fractures, les inégalités et les tensions existent, ils ne s’agit pas d’être naïfs et d’être désarmés ; Machiavel l’a écrit : « L’histoire se rit des prophètes désarmés ».

 

Mais n’oublions pas davantage la recommandation de Jean Jaurès, pour qui « toute guerre est criminelle si elle n’est pas manifestement défensive ».

 

La guerre fait partie de l’histoire des civilisations. Mais est-il utopique d’espérer que l’humanité puisse un jour vivre sans guerre ? Pour y parvenir, nos anciens du monde combattant, ne doivent pas hésiter à porter témoignage pour raconter, dire ce qu’ils ont vu, ce qu’ils ont vécu…

 

 

 

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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 08:50

Dans un article publié aujourd’hui sur son site, Daily Nord, journal d’information en ligne, consacre un article aux députés, plus précisément à l’assiduité des députés. Je suis cité.

 

Voici ce que l’on peut lire : « Pas de souci à se faire pour (…) Dominique Baert (…) plutôt bon élève dans les commissions. » Chiffres à l’appui : depuis novembre 2008 (période choisie pour la statistique), 33 semaines de présence en commission (des finances, bien entendu, en ce qui me concerne), 41 interventions en commission et 145 dans l’hémicycle.

 

Je suis classé en 2e position parmi les 38 députés du Nord – Pas-de-Calais.

 

Quand le travail fourni est reconnu, cela fait plaisir !

 

 

 

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 09:42

Ce lundi soir, je devais présenter mes conclusions de rapporteur spécial sur la mission « Engagements financiers de l’Etat » dont la Commission des finances m’a confié la responsabilité du suivi.

 

Sur le fond du dossier, bien sûr, je suis prêt depuis plusieurs jours : j'ai fini de rédiger mon rapport le week-end dernier et il est à l'impression. Mais heureusement que j’ai rédigé mon projet d’intervention dans l’hémicycle cette nuit (et ce matin très tôt), car à 15 heures 30, voilà qu’un coup de fil de l’Assemblée me prévient qu’à la demande du Gouvernement, l’horaire est avancé à 18 h 30 et non plus à 21 h 30 ! Et un nouveau chamboulement de l’emploi du temps, et un tgv en urgence…

 

En plus, le Gouvernement se moque du monde. Pour débattre de la dette, notamment, et des autres dossiers, ce soir, il n’y aura ni la ministre de l’économie, Christine LAGARDE, ni Eric WOERTH, secrétaire d’Etat au budget, ni même Hervé NOVELLI (comme l’an dernier), secrétaire d’Etat aux PME, mais c’est Anne-Marie IDRAC, secrétaire d’Etat du commerce extérieur qui a été mandatée pour siéger au banc du Gouvernement. Elle ne s’en est pas trop mal sortie, je l’avoue, sur ces questions qui ne sont pas de son domaine ministériel.

 

Cela ne m’empêche pas d’interpeller vigoureusement le Gouvernement sur la dérive inquiétante des besoins de financement et de la dette de l’Etat, un véritable « bateau ivre ».

 

Je le dénonce en termes forts (cf. les deux articles que le Bulletin Quotidien consacrera à mon rapport), que le journal Les Echos reprendra d’ailleurs : « Face à l’inexorable insoutenabilité de la dette publique, il y a un déni de conscience gouvernemental, à moins qu’il ne faille dire présidentiel, qui pose la question soit du cynisme, soit de la compétence du décideur ».

 

Ma conclusion est d’ailleurs sans appel : « A titre personnel et exceptionnel, j’appelle cette année au rejet des crédits proposés pour 2010, afin de symboliquement tirer la sonnette d’alarme quant à la dérive actuelle de notre endettement et surtout, à l’absence de toute perspective crédible de redressement à moyen terme.

 

Une mécanique s’est enclenchée. Et la machine folle est déjà lancée à belle allure ; elle peut prendre de la vitesse encore si la conjoncture ne se réanime pas, si les taux d’intérêt se relèvent ; et elle va  s’accélérer de l’énergie supplémentaire que va lui insuffler le futur grand emprunt… Qui l’arrêtera ? Et surtout, déjà, en a-t-on bien conscience ? Les allègements fiscaux, les cadeaux fiscaux continuent comme si de rien n’était, et les milliards d’euros continuent de couler à flot dans le fleuve d’une dette dont les barrages disparaissent les uns après les autres sous le niveau des eaux, et qui envahit progressivement les terres des générations futures. Combien de temps encore est-il possible d’ignorer cela ? »

 

Malheureusement, les députés de la majorité ont quand même – évidemment – voté ces crédits.

 

Pour lire mon intervention, cliquez ici. Et si vous voulez obtenir le rapport complet, n’hésitez pas à me le demander à mon adresse mail de l’Assemblée nationale : dbaert@assemblee-nationale.fr.

 

 

 

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