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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 07:18

Ce midi, je n’ai pas à prendre la voiture pour répondre à l’invitation qui m’est adressée : rendez-vous sur la place de mon quartier – le Touquet Saint-Gérard – pour y partager le verre de l’amitié avec les bénévoles du comité des fêtes et mes collègues conseillers municipaux. C’est la tradition : la page des vacances d’été se tourne avec le vide-grenier le samedi et le dimanche d’animations prévues dans le quartier quelques jours avant la rentrée des classes.

 

Je suis admiratif du formidable travail effectué par ces bénévoles qui mettent beaucoup de cœur à organiser et à animer ce quartier qui me fait penser à celui du Plouys, de l’autre côté de Wattrelos : le sens de la fête et de la solidarité y est particulièrement vivant, et les habitants forment une communauté qui fait plaisir à voir. Alors je le dis à la présidente du comité (et pharmacienne du quartier), Laurence Sueur, avec qui je trinque bien volontiers en lui demandant de féliciter de ma part toute son équipe pour cette université d’été wattrelosienne très réussie !

 

Il faut dire que les rues n’ont pas désempli, la veille, à l’occasion d’un vide-grenier servi par un temps estival. Hier soir, c’était la soirée guinguette avec Sébastien et son orchestre et il y avait du monde, à déguster frites et sandwiches : je le sais, j’en étais ! Et cet après-midi, le programme est particulièrement animé, avec de nombreux artistes annoncés sur le podium, un défilé carnavalesque dans les rues avec la présence de nos gilles… et même de Jeanne de Wattrelos, l’un de nos fameux géants remodelé cette année.

 

Bref, vous l’aurez remarqué : cette fête du Touquet, c’est un savant mélange de Berlouffes, de 14 juillet et de carnaval… Une fête identitaire d’un quartier. Une fête très wattrelosienne !

 

 

 

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Publié par Dominique Baert - dans Maire de Wattrelos
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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 18:44

« La France qu'on aime », c'est le titre en effet de l'Université d'été du parti socialiste cette année. Elle prend le relais de celle des élus et s'étale du vendredi 28 au dimanche 30 août. Ce samedi, moi, je suis de retour à Wattrelos, mais j'ai pu assister hier après-midi aux premiers ateliers (notamment sur la social-démocratie en Europe), et surtout à la séance d'ouverture, marquée, ô combien, par le discours de la première secrétaire, Martine AUBRY.

 

Dire qu'elle était attendue est une évidence. Avec toute la pression médiatique qui s'est développée ces dernières semaines, s'exprimer n'était pas un exercice facile. Et tous les nombrilistes à chemise blanche et col ouvert de l'été en auront eux-mêmes été surpris : le PS a une patronne ! Martine, avec son discours, trouve le ton juste. Elle badine avec la salle, gonflée à bloc, et les militants lui rendent bien. Sur le fond, le cap est tracé et le cadre d'actions bien déterminé.

 

D'entrée, elle déclare que l'essentiel est que cette université d'été, ce soient « trois jours utiles pour les Français », en contestant, en proposant, en élaborant « un autre projet de société que le libéralisme financier », « un projet crédible et imaginatif, original et réaliste ».

 

Pour cela, il faut « être ouvert sur la gauche, aux forces de gauche, aux citoyens », avec un parti socialiste « fier de ses valeurs, enthousiaste à les faire partager ». Sa 1ère secrétaire s'est « fixée une feuille de route : la refondation des idées et la refondation de notre parti n'iront pas l'une sans l'autre ». Elle veut un « parti socialiste en mouvement, avec une pensée en mouvement ». Et de saluer les grandes réunions plénières de cette réunion de La Rochelle, ouvertes, aux syndicalistes, aux ONG… L'enjeu n'est pas de parler de stratégie électorale, mais « de ce que nous avons en commun, des valeurs que nous partageons, du projet que nous avons à construire ». Et de marteler « le projet a toujours précédé les alliances ».

 

Pour elle, « il ne faut pas confondre refondation et combinaison ».

 

Après avoir été assez silencieuse, elle est heureuse de s'exprimer devant les militants, car elle dit « préférer l'expression collective au chacun pour soi ». « L'alternance, ça se mérite ! Il nous faut être convaincants ».

 

La rénovation : comment passer des discours aux actes ?

 

Des décisions devront être prises par une convention nationale extraordinaire de modification des statuts avant l'été 2010. Les militants trancheront. Dès le 1er octobre, par une consultation militante, pour fixer le cap, sur cinq champs de réforme :

 

-         le non-cumul des mandats, condition du renouvellement des générations et d'ouverture vers la société (mandat unique des parlementaires ? limitation en même temps, ou successivement ?) ;

-         des primaires ouvertes (au 1er semestre 2011). Pour Martine Aubry, elles peuvent être « une opportunité pour nous », elles ne doivent pas être « un problème entre nous ». Il faut y travailler dans la sérénité et le sérieux ;

-          la parité, partout dans nos instances ;

-          le lien entre le choix des idées et celui des dirigeants, c’est-à-dire le mode de désignation de nos instances ;

-          comment garantir un civisme interne ?

 

Les relations avec les partenaires, pour une Gauche Solidaire.

 

Cela suppose :

 

-         de la clarté, dans le projet ;

-         de conjuguer le droit à l'identité et le devoir de solidarité ;

-         de savoir être généreux aux idées des autres. Mais aussi que tous respectent une « charte de bonne conduite », où nos partenaires respectent ce que l'on a fait en commun là où nous gérons ensemble ;

-         d'accepter le pluralisme.

 

« La maison commune est notre priorité ». « Si les démocrates et les humanistes veulent nous rejoindre, nous sommes ouverts », a conclu Martine Aubry !

           

Avec un discours aussi mobilisateur, ragaillardis, vous dis-je, étaient les militants !

 

 

 

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Publié par Dominique Baert - dans Divers
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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 09:40

Depuis mercredi se tient à La Rochelle, l'université d'été des élus socialistes et républicains. Comme à l'accoutumée, depuis sept ans, j'y suis car, franchement, j'aime ce lieu de débat, de rencontres, de confrontation des expériences, de réflexion aussi sur les défis et les grandes questions d'avenir de nos collectivités territoriales. Et pour tout dire, je préfère cette université d'été là, à celle du parti socialiste lui-même qui se tiendra à partir de cet après-midi. Moins de caméras, moins de pression médiatique, moins de vedettes, moins de petites phrases… et plus de bon travail en commun.

 

Les ateliers se succèdent, je prends des notes, j'interroge, j'interviens, je pose des questions… Tous les élus, nous évoquons nos interrogations sur les conséquences du projet de loi portant sur la réforme des collectivités territoriales à venir à l'automne devant le Parlement, sur la réforme de la taxe professionnelle, sur les graves problèmes des finances des collectivités locales, sur le déménagement du territoire que conduit Nicolas Sarkozy, sur l'appauvrissement des services publics, sur la privatisation de La Poste, sur les difficultés de nos écoles, de nos hôpitaux, sur les dramatiques problèmes du logement et de l'habitat…

 

Voilà pourquoi, en concluant ces trois journées de travaux, Claudy LEBRETON, président de la fédération nationale des élus socialistes et républicains, lance un texte, adopté à l'unanimité, qui est l'appel à la mobilisation des citoyens et des élus de France, intitulé : La Démocratie, les territoires et les services publics en danger.

" Grâce à la décentralisation, les collectivités territoriales ont démontré leur efficacité pour apporter des réponses de proximité aux besoins des Français.

 

Aujourd’hui, deux projets du Gouvernement, l'un traitant de l’organisation territoriale, l’autre de la fiscalité locale, s’attaquent aux communes, intercommunalités, départements et régions de France. Ils menacent la démocratie locale et les services publics. Ils mettent à mal l’autonomie fiscale et financière des collectivités locales, et donc leur liberté.

 

Avec ces projets, c’est demain :

 - moins de constructions d’écoles, de collèges et de lycées pour nos enfants ;

 - moins de transports scolaires, de trains régionaux ;

 - moins d’accueil pour la petite enfance, pour les personnes âgées ;

 - moins de soutiens aux projets associatifs, à la culture, aux sports …


... parce que moins de moyens financiers pour les collectivités.

 

Qui peut croire que l’urgence est de détruire les services publics de proximité. L’urgence est ailleurs : l’Etat doit assumer ses propres responsabilités, celles de l’emploi, de la sécurité, de la santé, de la justice, de l’éducation…

 

Les deux projets du Gouvernement remettent en cause notre conception de la France, de la démocratie, de la solidarité.

 

La République n’est pas qu’un héritage. La République est aussi une promesse qu’il faut faire vivre : en approfondissant notre démocratie et non en restreignant les libertés, en confortant la décentralisation et non en lui faisant un procès infondé.

 

Les collectivités locales, véritable force économique, démocratique et sociale pour notre pays financent les trois quarts de l’investissement public. La crise actuelle démontre leur rôle majeur.

 

Les élus Socialistes et Républicains, lancent cet appel afin que les citoyens Français et les élus de la République se mobilisent pour préserver ce qui a fait ses preuves, pour que toutes les collectivités de France puissent continuer à assumer leurs compétences, maintenir le lien social et redistribuer aux hommes et aux territoires les plus en difficulté, les fruits de la création de richesse collective."

 

C'est, en effet, ce que nous ressentons tous, ici, à La Rochelle, dans nos villes et nos territoires…



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Publié par Dominique Baert - dans Divers
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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 09:27

Le Ministère de l’Emploi a annoncé que 3,66 millions de personnes sont inscrites à fin juillet 2009 pour les catégories A, B et C, à Pôle Emploi, soit + 33 300 sur un mois (+ 0,9 %) et + 19,3 % sur un an ! Le nombre d’inscrits en catégorie A (aucune activité) s’établit à 2 535 200 personnes, soit + 0,4 % sur un mois, et + 25,6 % par rapport à juillet 2008.

 

Les demandeurs d’emploi de longue durée, inscrits dans les trois catégories A, B et C depuis plus d’un an atteint 1,22 million fin juillet (+ 15,2 % sur un an).

 

Les licenciements économiques ont bondi de + 62,1 % en un an !

 

 

 

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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 10:11

Non : en économie, une hirondelle ne fait pas nécessairement le printemps. Ainsi, une nouvelle plutôt favorable au cœur de l’été ne veut pas automatiquement dire que la reprise est là, que la crise est finie, et donc que l’automne sera bon. Malheureusement !

 

C’est le lot de l’été, et le pouvoir n’y a pas échappé : une bonne nouvelle, et voilà que sonnez trompettes, résonnez tambours, on en parle, on en parle, la crise est finie ! On nous en rebat les oreilles ! De quoi ? Hé bien, de cette hausse surprise du PIB de + 0,3 % au second trimestre 2009 ! Et de suite le Gouvernement de pronostiquer que l’économie française serait « sortie du rouge »…

 

Certes, ne négligeons pas le chiffre. Fut-il très faible (+ 0,3 %, cela ne soulève quand même pas des montagnes !), il est positif ! Il succède à quatre trimestres de baisse continue et il est poussé par des exportations en hausse, c’est vrai.

 

Mais justement, la tendance de fond incite moins à l’extase : l’acquis de croissance du PIB pour 2009 est encore de - 2,4 % ; autrement dit, la France est encore en récession. Et plusieurs fondamentaux, ou indicateurs conjoncturels récents sont très préoccupants. Il en va ainsi :

 

>      de la situation financière : les comptes budgétaires de l’Etat sont au plus mal ! D’après les chiffres publiés par le Ministère le 11 août, le déficit a atteint 86,6 Mds € au 30 juin (au lieu de 32,8 Mds € à la même période de 2008). Il a été multiplié par 2,5 en un an ! A ce rythme, il pourrait atteindre 150 Mds € en année pleine (1 000 Mds de francs !), du jamais vu ! Et dans cette évolution, ce qui est préoccupant, c’est que les recettes de l’Etat s’effondrent : - 36 Mds € en moins, soit - 25 % (dont - 16,4 % de baisse des recettes de TVA, avant même la baisse dans la restauration (!) et - 80 % de baisse de l’impôt sur les sociétés !).

 

Il n’est pas davantage rassurant de constater que le déficit de la Sécurité Sociale serait de 20 Mds € en 2009 (au lieu de 10 prévus) ; ni de constater qu’au cœur du mois d’août, le ministre du Budget publie un décret faisant passer l’impasse de trésorerie de la Sécu de - 19 Mds € à - 29 Mds € ! Demain ne devrait donc pas être meilleur qu’aujourd’hui.

 

>      de l’activité, à l’image du secteur du logement. Sait-on que le nombre de permis de construire de logements neufs en France a diminué de 32,3 % entre avril et juin ? Et que ce nombre, en juin 2009, est en baisse de 40,4 % par rapport à juin 2008 ?

 

Globalement, sur l’économie, la Banque de France estime que le PIB devrait demeurer stable au troisième trimestre 2009 et note que le taux d’utilisation des capacités de production reste faible. L’INSEE prévoit au total qu’en 2009, la France connaîtra le repli d’activité le plus marqué depuis 1949 !

 

>      de l’emploi. La France continue de détruire des emplois et les perspectives restent sombres. 74 100 emplois ont été détruits dans les secteurs marchands au deuxième trimestre 2009, après 168 400 au premier trimestre ! En un an, plus de 400 000 emplois ont été détruits dans les secteurs marchands ! Cela ramène le nombre de salariés à 15 ,6 millions, au plus bas depuis 3 ans.

 

Et ces destructions d’emplois vont se poursuivre, d’après la ministre elle-même, qui avertit qu’il n’y aura pas de « miracle à court terme ». De fait, en cette rentrée, de bien sombres informations me parviennent aux oreilles concernant des entreprises de la circonscription.

 

Sans omettre évidemment les suites de la crise bancaire et financière, que l’on aurait tort de considérer comme terminée.

 

Voilà pourquoi une fois les chaleurs estivales et le voile de ce taux de croissance du deuxième trimestre dissipés, une réalité s’impose en cette rentrée : l’économie française reste en difficulté, et risque d’être durablement fragilisée par la flambée du chômage… et les lourds dégâts sociaux qui s’opèrent depuis plusieurs mois, et vont s’accentuer.

 

Le soleil et les images d’estivants sur les plages ne peuvent faire oublier cette dure réalité sociale là !

 

 

 

 

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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 10:02

Monsieur Jean-Luc Delommez s’est éteint, après avoir mené, avec beaucoup de courage, un combat exemplaire contre la maladie.

 

Au moment où la vie s’en va, si vite, bien trop tôt, brutalement, je veux dire ma tristesse. Comme premier magistrat de Wattrelos, je salue avec émotion la mémoire de l’élu, un temps wattrelosien, qu’il fût.

 

Conseiller municipal d’opposition de 2001 à 2008, il fut certes un opposant, attaché à ses idées, à ses valeurs ; mais il fut toujours loyal, respectueux et très républicain. Au-delà de nos convictions respectives, nous avions l’un pour l’autre respect et estime, nous partagions le goût de l’intérêt des concitoyens, nous espérions en la fraternité.

 

Jamais il n’avait franchi de ligne jaune, jamais de coup bas : c’était une question de principe pour lui, une éthique ! Il croyait en la République, en la démocratie : les respecter était pour lui un devoir ! A mes yeux, dans les relations que nous avons entretenues, il a toujours été un homme d’honneur : il peut en être fier ! Son départ me peine, sincèrement.

 

Les barrières de la joute démocratique s’estompent devant l’humain. Et ce que je ressens au cœur aujourd’hui, c’est d’abord l’injuste départ d’un homme chaleureux, souriant, qui aimait l’humour, passionnément lié à sa famille. Il m’avait d’ailleurs demandé, il y a quelques années, de procéder à son mariage et je l’avais fait avec plaisir.

 

A son épouse Isabelle, et à ses enfants, au nom de tout le Conseil municipal, de tous les wattrelosiens, et en mon nom propre, je veux dire toutes mes condoléances attristées.

 

 

 

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Publié par Dominique Baert - dans Maire de Wattrelos
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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 07:58

Ce midi, je suis à Beaulieu pour la fête de quartier organisée par le collectif d’associations dans le cadre de l’opération Nos Quartiers d’Eté (qui se termine à Wattrelos après deux précédentes étapes au Laboureur et à la Mousserie).

 

L’été, justement, est là et bien là : le soleil est venu récompenser les efforts des organisateurs et a incité de nombreux habitants à participer à la fête qui se déroule à l’école Brossolette. Sur les visages, des sourires ; dans l’air, une décontraction toute estivale et je prends vraiment plaisir à respirer l’ambiance, à admirer de courageux apprentis cow boys tenter de chevaucher un (faux) taureau capricieux, à entendre les rires des enfants dans les structures gonflables, sur le manège enfantin ou à la pêche aux canards…

 

Pour toutes celles et ceux qui n’ont pas eu la chance de partir en vacances cet été (mais aussi pour ceux qui l’ont eue et qui sont revenus !), cette fête est un moment chouette à vivre en famille ou entre amis : félicitations aux quelque 40 bénévoles qui l’ont préparée, et en particulier à toute l’équipe qui, autour de Martine, s’est comme d’habitude surpassée pour préparer un repas apprécié par tous !

 

Cette manifestation, c’est aussi l’occasion d’anticiper une disparition de taille : celle de la grande barre Coty, l’un des points de repère d’un quartier en pleine transformation. Selon la volonté de tous les partenaires de la rénovation – dont les habitants bien sûr – la démolition de cette barre est inévitable si l’on souhaite aérer et moderniser efficacement Beaulieu. Elle doit tomber début octobre et une fresque géante, en cours de réalisation durant cette fête, permettra de se souvenir qu’elle a existé et abrité le quotidien de nombreux locataires durant 40 ans.

 

Voilà : l’été se termine – il a été particulièrement beau cette année – et ce final dans Beaulieu le clôt très agréablement quelques jours avant que l’école Brossolette, qui nous accueille aujourd’hui, ne retrouve ses chers écoliers… ainsi que toutes les autres écoles de Wattrelos !

 

 

 

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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 09:58

Il y a des fois, on aimerait se tromper. Il y a quelques semaines, je vous faisais part de mes réflexions, et notamment de mes craintes sur une autre crise financière et bancaire qui nous attend (et je parlais de l’automne 2009) : celle des LBO (cf. article du 16 juin 2009).

 

Le journal Le Monde de ce jour (daté du 21 août) consacre plus d’une demi-page aux « difficultés des LBO » qui « pèsent sur les banques », se demandant s’ils seront « la prochaine bombe financière à l’origine d’énormes pertes pour le secteur bancaire », évoquant près de 28 milliards € de pertes pour les établissements bancaires français !

 

Cela fera bien plus mal que les conséquences de la crise américaine des subprimes sur nos banques !

 

Rappelons que le LBO (Leverage Buy Out) est une technique financière par laquelle un fonds d’investissement rachète une entreprise avec un très haut niveau d’emprunt. Et l’emprunteur rembourse ses prêts avec les bénéfices de l’entreprise… Sauf que, crise économique aidant, les résultats ne sont plus là : rembourser devient très difficile ! Ainsi en France, sur les 1 500 sociétés rachetées ainsi, 20 % seraient actuellement en difficultés de remboursement.

 

D’après Le Monde, les banques françaises avaient fin 2008 en stock 60 milliards € de prêts accordés à des opérations de LBO (dont 8,9 Mds € au bilan de BNP-Paribas et 5,4

Mds € à la Société Générale) : près de la moitié de cet encours, soit 28 Mds €, serait « en danger » (soit 28 Mds € de pertes potentielles pour les banques !)… ce qui est bien plus que l’aide financière déjà accordée par l’Etat aux banques françaises !

 

Quoiqu’en disent plusieurs responsables de nos grands établissements, nul ne peut se sentir serein sur le sujet. Les banques devront passer des provisions, c’est certain ; elles connaîtront encore des pertes, c’est plus que vraisemblable…

 

Cela rend encore plus indécent – et inacceptable – l’affichage par certains établissements bancaires de prévisions de bonus, à hauteur de millions d’euros, pour nombre de leurs responsables.

 

Car n’oublions pas que les avances que l’Etat leur a faite pour passer la crise des subprimes de l’automne 2008 ne sont pas encore remboursées ! Et savons nous de combien seront celles que l’Etat risque bien de faire pour compenser la crise des LBO de l’automne 2009 ?

 

 

 

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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 20:12

Voilà que le prix du pétrole s'invite à nouveau au cœur des vacances ! Au moment où beaucoup de Français se préoccupent davantage du prix des fruits et légumes sur les marchés, ou de celui du petit verre en terrasse, voire des moules-frites en bord de mer, le rappel est brutal : le prix du pétrole est volatile et sa hausse soudaine, au cœur de l'été, risque bien d'annoncer des hausses à venir du prix de l'essence ! Et ça, c'est une mauvaise nouvelle pour le pouvoir d'achat de la rentrée…

 

Bien sûr, au départ il y a une information que nous ne pouvons tous qu'apprécier (fût-ce avec prudence) : c'est sur la base d'indicateurs économiques rassurants, donnant quelques signes de reprise en Chine, en Europe et aux Etats-Unis, que le baril de brut a bondi au-dessus du seuil de 70 dollars (son plus haut niveau depuis octobre !) en début de semaine à Londres. En termes simples, cette envolée des cours ne signifie rien d'autre que les marchés retrouvent un certain optimisme et parient sur un rebond progressif de la demande de pétrole, stimulée par un redémarrage de la croissance économique mondiale.

 

Alors, bonne ou mauvaise nouvelle que cette échauffée des prix du pétrole ?

 

Pour tout dire, je crois qu'il faut regarder tout cela au vu de trois réalités :



1. Constatons d'abord que les prix du pétrole sont fixés exclusivement par les marchés et en particulier par des interventions à caractère spéculatif. Depuis les années 90, le prix du pétrole est fixé sur deux marchés financiers, dérivés de marchés physiques. Et il n'est pas difficile de s'apercevoir que, sur la période récente, l'évolution du prix du pétrole s'explique par une spéculation excessive. L'année 2008 en est un bon exemple : si les matières premières ont connu des sommets historiques, elles ont aussi vécu une dégringolade tout aussi historique. Mi juin, le baril de pétrole est à 147 $, et à moins de 50 $ en décembre ! Et, entre mars et août 2008, par exemple, l'acier a chuté de 68 % et le blé de 67 % !



2. Constatons aussi, donc, que la visibilité est faible sur l'évolution des prix à court et moyen terme. Pourquoi ? Parce que les postures purement spéculatives des opérateurs sur les marchés peuvent différer, parfois nettement, des réalités physiques de ceux-ci. Ainsi, la crise a-t-elle réduit fortement la demande de pétrole mondiale. D'abord, par la baisse de la production industrielle mais aussi par celle du transport. Ce qui a contribué à baisser les prix bien sûr. Mais la contrainte des spéculateurs, du fait de la crise financière, de récupérer leurs liquidités, les a forcés à liquider des positions sur le marché à terme, ce qui a, également, joué à la baisse.



3. Voilà pourquoi, il devrait être urgent de construire une régulation des marchés pétroliers. Les produits dérivés (de gré à gré) du marché pétrolier échappent à un marché organisé : pas de chambre de compensation, transparence limitée, faible niveau des versements de garantie.

 

Si l'on veut éviter les dérives de la spéculation, il serait nécessaire que nos dirigeants fassent de la régulation du marché pétrolier une priorité, car cela fait belle lurette que ce n'est plus le cartel des pays producteurs de l'OPEP qui fixe le prix du baril ! Ce qui suppose un cadre fixé qui réponde à deux principes :

 

  • connaître les spéculateurs : il faudrait, a minima, qu'ils soient tenus de se déclarer auprès d'instances de régulation (en charge d'un marché organisé) ;

 

  • limiter l'ampleur de la spéculation, à la fois dans son volume (par exemple en plafonnant les positions prises par chaque acteur sur chaque produit), et dans le temps (pas d'opération à plus de deux ans !). Bien sûr, une volatilité des prix subsistera, mais elle sera plus encadrée, autour d'une valeur respectant mieux l'équilibre entre l'offre et la demande.

 

Car, dans les mois qui viennent, on n'a pas fini de parler de l'enjeu du prix du pétrole. Un scénario catastrophe peut très bien se mettre en place rapidement : et si un prix du pétrole élevé, soutenu par une augmentation rapide de la demande, et une stagnation de la production (du fait de réserves de brut limitées et du manque de flexibilité des pays producteurs) faisait dérailler la reprise économique ?

 

Le risque ne peut être négligé… Comme quoi, encadrer, sinon maîtriser le prix du pétrole est un enjeu économique majeur.

 

 

 

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 23:24

Le Président de la République a décidé de maintenir son projet de changement de statut de la société publique La Poste. Malgré l'opposition d'une majorité de Français, le Gouvernement s'entête à vouloir privatiser le service public postal.

 

Les leçons de la crise n'ont pas été tirées par le Pouvoir. Alors que les discours du Président de la République mentionnent régulièrement le besoin de régulation et de plus d'Etat, le projet de changement de statut de La Poste va priver la puissance publique d'un outil essentiel de l'aménagement du territoire et menacer ses missions de service public.

 

Le projet de loi présenté en conseil des ministres le 27 juillet marque une étape majeure dans le processus non assumé de privatisation.

 

Car il s'agit bien, à terme plus ou moins rapproché, d'une privatisation.

 

De fait, bien des exemples parlent en ce sens. France Telecom, Gaz de France en sont les plus récents. En dépit des dénégations et des affirmations du contraire, le réalisme financier de l'Etat s'est imposé : quand il a eu besoin d'argent – et il a actuellement, et pour les années proches, des besoins colossaux d'argent – il a vendu ses participations dans ces entreprises, et il  n'y est plus majoritaire. Exit l'entreprise publique et, assez rapidement, réduites puis finies les obligations de service public !

 

Avec La Poste, ce scénario pourrait bien s'enclencher. D'abord parce que l'Etat a des besoins financiers, ce qui crée un contexte de dérive progressive jusqu'à la perte de majorité du capital. Ensuite parce qu'existent là-aussi des risques de démantèlement de l'outil postal et que des entreprises privées mettent plus ou moins rapidement la main sur ce qui rapporte le plus ! Déjà, la Banque Postale est filialisée. Et que deviendra le reste ?

 

Le reste, c'est le prix unique du timbre, qui est le pilier de la péréquation entre les territoires ; ce sont les bureaux de poste de nos villes, de nos quartiers, de nos villages dont rapidement serait examinée la rentabilité ! Et au final, que croyez-vous qu'il se passera ? Beaucoup seront condamnés à fermer, laissant des territoires en friche administrative, affaiblissant la présence postale certes, mais aussi celle du service public plus globalement, et donc de la République sur le territoire.

 

Voilà pourquoi ce texte est tout sauf anodin. Il engage une procédure destructrice, déliquescente d'un service public qui n'est pas comme les autres. Il est le service public de proximité préféré des Français, celui qui cimente la cohésion nationale. Il est l'instrument clé de communication, de liaison, entre les hommes et les femmes. Il a une portée sociale majeure. Les moyens modernes de télécommunications, pour technologiquement performants qu'ils soient, sont porteurs d'exclusion, ne serait-ce que par leur coût d'accès, et parfois par les techniques elles-même. Qui peut le nier ? Alors qu'un timbre, au prix unique, outre qu'il est identitaire, est accessible au plus grand nombre !

 

Je suis fils de facteur et j'en suis fier. J'ai grandi dans les casiers de tri. J'ai connu les départs au petit matin, la musette à vider, les routes dangereuses et l'angoisse du retour quand il était retardé. J'ai su ce qu'était la livraison du courrier par tous les temps. J'ai vu ce qu'était la levée des lettres chaque jour, de ces jours fériés qui n'en étaient pas vraiment car il fallait passer à La Poste pour lever les lettres, et préparer les sacs pour que cela parte le plus tôt possible le lendemain : chaque jour de Noël, chaque 1er janvier, j'y ai eu droit. Par sa passion, mon père m'a fait aimer tout aussi passionnément le service public.

 

Celui rendu par La Poste est socialement utile.

 

C'est dire si ce texte, pour le Député que je suis dorénavant, est dangereux et inutile. Car il ne dessine qu'un avenir de démantèlement et d'affaiblissement.

 

 

 

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