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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 09:31

Aujourd’hui, j’interroge, toujours par écrit, le Ministre du Budget, des Comptes Publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l'Etat sur les intentions du Gouvernement quant à une éventuelle suppression prochaine de l'impôt dit taxe sur les spectacles. (Publication au Journal Officiel du 11 aôut 2009)

 

Celle-ci aurait en effet des effets pervers et particulièrement négatifs... (lire la suite).

 

 

 

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 16:53

 J’ai interpellé, toujours via une question écrite, le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes sur le maintien des dispositions historiques d'urbanisme entre la France et la Belgique définies par le Traité de Courtrai.

 

En effet, par déclaration commune du 15 janvier 1886, les gouvernements français et belge ont modifié l'article 69 du traité des limites, dit Traité de Courtrai, signé le 28 mars 1820, de manière à ce que "à l'avenir et dans l'intérêt des deux pays, aucune construction quelconque ne pourra être élevée, ni aucune clôture être établie à moins de dix mètres de la ligne frontière ou de cinq mètres d'un chemin, lorsque ce chemin est mitoyen et que son axe forme limite".

 

De fait, ce texte impose en principe une servitude non aedificandi sur une  bande de 10 mètres de large de part et d'autre de la frontière franco-belge. Le maintien de celle-ci trouverait sa justification pour le fonctionnement de la police de l'air et des frontières, d'après les autorités douanières françaises.

 

Or, les autorités communales belges d'une commune limitrophe ont récemment fourni à un concitoyen français une attestation administrative énonçant que "l'article 69 du traité des limites" est "considéré comme obsolète sur le territoire belge" !

 

Comment est-il donc possible qu'une disposition soit considérée comme "obsolète" sur le territoire belge, et encore appliquée sur le territoire français ?

 

Je demande que soit rapidement clarifié ce point de droit qui donne lieu à de complexes, et inutiles, procédures administratives, nourrit des conflits de voisinage, et alimente, à juste titre, bien des incompréhensions de nos concitoyens.  (Publication au Journal Officiel du 11 Aôut 2009 ).

 

 

 

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 16:41

J’ai aussi écrit au secrétaire d'Etat à la Défense, chargé des anciens combattants, pour évoquer l'impossibilité qui est faite, dorénavant, aux veuves d'anciens combattants dont l'époux n'aurait pas fait la demande de titre de reconnaissance de la nation (TRN) ou de la carte du combattant avant son décès, de bénéficier de l'action sociale de l'Office National des Anciens Combattants (ONAC).

 

En effet, par une circulaire du 21 avril 2009, le préfet, directeur général de l'ONAC a précisé le "cadre juridique applicable à la délivrance, au refus d'attribution et au retrait du TRN, et de la carte du combattant".

 

Il y spécifie ainsi que "le TRN, qui ne peut être délivré que sur demande de l'intéressé, ne peut pas l'être à titre posthume", et y souligne également qu'il en est de même pour la carte du combattant en vertu des "dispositions réglementaires qui fixent actuellement (ses) règles de délivrance".

 

Cette circulaire a dès lors pour conséquence explicite de spolier des veuves d'anciens combattants de droits qui leur sont pourtant légalement et humainement légitimes, sur la seule justification que leur époux n'aurait pas pu, ou su, faire la demande de l'un ou de l'autre de son vivant ! Piètre reconnaissance de la nation, que ce principe d'exclusion.

 

Bien des raisons, à commencer par la santé ou les séquelles du conflit lui-même, peuvent justifier que le combattant lui-même n'ait pas pu, ou eu le temps d'exprimer sa volonté.

 

Est-ce pour autant que sa veuve ait à être exclue de l'action sociale de l'ONAC ?

 

C'est d'autant plus incompréhensible que jusqu'alors, cela avait pu se faire. Aujourd'hui, avec cette circulaire, l'ONAC semble vouloir rattraper les faits par le droit.

 

Je demande donc au Gouvernement, à l'inverse, d'adapter le droit aux réalités, humaines et sociales, et de proposer les modifications législatives et réglementaires qui permettraient aux veuves de faire valoir leurs droits y compris à titre posthume de leur conjoint combattant.

 

 

 

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 16:39

Autre sujet sur lequel je souhaite attirer l’attention du ministre de l'écologie : la survivance, notamment dans le Nord, d'une spécificité que sont les lotissements jardins créés par arrêtés préfectoraux (issus de lois et d’ordonnances datant de la première partie du XXe siècle).

 

Ceux-ci sont assortis d'une mention « interdiction de construire », récurrente dans chacun des arrêtés préfectoraux susvisés, également reprise dans les actes de ventes et les cahiers des charges liés aux cessions de terrain, ce qui la rend encore active aujourd’hui.

 

Ainsi les parcelles loties sous cette procédure posent-elles aujourd’hui de réels problèmes dans la  gestion des autorisations liées au Droit des Sols,  et la remise en cause du bien fondé de cette  protection (en vue « d’une destination purement agricole et culturale » instituée à l’époque) semble d’actualité, et s’imposer de fait notamment dans des « zones urbaines mixtes de densité élevée affectées à l’habitat ».

 

Jusqu’à l’entrée en vigueur de la réforme des autorisations d’urbanisme le 1er octobre 2007, l’article R 315-52 du Code de l’Urbanisme précisait que les lotissements jardins pouvaient être transformés en lotissements à usage d’habitation s’ils se trouvaient à l’intérieur d’une zone affectée à l’habitation par un plan local d’urbanisme : devait impérativement, dans ce cas, être constituée une association syndicale de propriétaires en vue de faire autoriser le projet de transformation du lotissement.

 

Cet article est désormais abrogé, mais l’article L442-10 du code de l’urbanisme, maintient la possibilité pour l’autorité compétente (c'est-à-dire l’autorité compétente pour délivrer les permis d’aménager) de prononcer la modification de tout ou partie du cahier des charges ou du règlement d’un lotissement, si les 2/3 des propriétaires représentant les 3/4 de la superficie du lotissement ou les 3/4 des propriétaires représentant les 2/3 de cette superficie le demandent ou l’acceptent (modification par arrêté municipal).

 

Le rapport de présentation de l’ordonnance portant réforme des autorisations d’urbanisme indiquait qu’elle "replaçait dans le chapitre relatif aux règles générales les dispositions relatives aux lotissements-jardins qui figuraient dans le chapitre relatif aux lotissements".

 

L’esprit du législateur était donc, d'évidence, de différencier les lotissements jardins des lotissements soumis à autorisation d’urbanisme : le lotissement jardin ne correspond pas à la définition actuelle du lotissement (destiné à l’implantation de bâtiments), et sa création ne semble plus à l’heure actuelle relever des procédures d’autorisations d’urbanisme.

 

Aussi, en l’absence de jurisprudence, il convient d’être prudent et de considérer que l’article L442-10 ne s’applique pas, à priori, aux lotissements jardins. Ainsi, s’il apparaît possible selon les articles L442-10 et L442-11 du code de l’urbanisme actuel, de modifier le cahier des charges et le règlement des lotissements à usage d’habitation, il semblerait, sauf erreur ou omission, qu’aucune réponse n’ait pu être trouvée au regard de la réforme des autorisations d’urbanisme du 1er octobre 2007 concernant les modifications du cahier des charges d’un lotissement jardin.

 

Je demande donc que me soit précisées l'interprétation et l'application de la législation actuelle vis-à-vis de ces anciennes dispositions réglementaires, ainsi que les conditions de mutation vers le droit commun de ces lotissements jardins.  ( Publication de la question au Journal Officiel du 11 Aôut 2009 ).

 

 

 

 

                       

 

                       

 

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 16:35

 J’ai souhaité interroger, via une question écrite, le ministre de l'Ecologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, sur un sujet qui risque d'affecter fortement l'architecture en France.

 

En effet, la directive 2006/123/CE du 12 décembre 2006 doit être transposée en droit français avant la fin de l'année 2009. Comme cette directive vise globalement d'innombrables activités sans évoquer leurs spécificités éventuelles, les motifs qui ont conduit certains Etats à réglementer l'exercice de diverses professions ne sont pas repris dans le texte européen. En particulier, la valeur d'intérêt public de l'architecture ne figure pas dans la directive.

 

C'est donc dans le projet de loi de transposition qu'il faudra tenir compte de cette spécificité de l'architecture. Sauf à renier les valeurs que notre pays a inscrites dans la loi 77-2 du 3 janvier 1977, il importe en effet de préserver la dimension culturelle et d'intérêt public de l'architecture : l'indépendance des architectes et des sociétés d'architecture par rapport aux puissances financières en est un facteur essentiel.

 

Il n'est pas très difficile d'imaginer les travers d'une situation où les sociétés d'architecture n'appartiendraient plus aux architectes ; les mots signature de complaisance risqueraient bien de prendre alors tout leur sens, avec toutes les dérives morales que ce vocable sous-entend.

 

Voilà pourquoi je demande de prendre toutes les précautions juridiques nécessaires pour que le capital des sociétés d'architecture reste rigoureusement encadré par les dispositions qui figurent aux articles 12 et 13 de la loi du 3 janvier 1977  (en vertu desquelles « le capital de toute société d'architecture est aujourd'hui obligatoirement détenu à 51 % minimum par des architectes inscrits au tableau et la participation d'une société autre que d'architecture est limitée à 25 % de ce capital »). ( Publication de la question au Journal Officiel du 11 Aôut 2009).

 

 

 

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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 07:57

Ce matin, je fais ma traditionnelle tournée des centres aérés wattrelosiens (je sais qu’on ne doit plus dire centres aérés mais accueils de loisirs sans hébergement), alors que s’achève déjà la session de juillet, en compagnie de mes adjoints et responsables de l’Administration municipale.

 

Ironie du sort, il pleut des cordes alors que la météo a été favorable tout le reste du mois, quelques orages et quelques trop chaudes journées mis à part. Qu’importe, nous irons là où se trouvent les enfants, c’est-à-dire dans des lieux couverts : centres Curie, Jean-Jaurès, complexe tennistique Savary, puis CSE pour les stages à thèmes d’une semaine – autre volet de ces accueils de loisirs estivaux à Wattrelos – en l’occurrence des stages tennis, théâtre et hip-hop.

 

J’enrichis ma collection de sourires d’enfants épanouis (cf. articles précédents) : séance de cuisine (avec un bisou de la petite Emmanuelle en prime – ph. ci-contre), de fabrication de pompons ou de tambours à base de boîtes de conserve pour les maternelles dans les locaux de l’école Curie ; grand jeu d’équipes pour les élémentaires à Jean-Jaurès avant de partir à la cantine pour reprendre des forces ; joueurs de tennis, acteurs en herbe et danseurs de hip-hop déjà très au point… Tout cela fait très plaisir à voir !

                       

Pour l’équipe de la Majorité municipale que j’anime, ces centres aérés – qui accueilleront près de 1 300 enfants durant les six semaines de cet été 2009 – représentent un enjeu politique majeur, dans la continuité des équipes qui nous ont précédés, à trois égards.

 

D’abord au plan social car l’objectif reste de permettre à des jeunes qui n’ont pas la chance de partir de bénéficier d’activités ludiques et de bons moments . Cela ne remplace pas les vacances, c’est entendu, mais cela permet de rendre l’été plus agréable.

 

Ensuite, au plan éducatif : il n’existe pas de centre à Wattrelos, parmi les 8 élémentaires et les 8 maternels ouverts, qui n’ait élaboré son projet pédagogique, lequel est du reste une déclinaison du projet de la Ville. Ici, nous voulons des loisirs utiles, riches de sens, qui garantissent une véritable éducation à la citoyenneté. Les enfants qui se rencontrent sont d’âges différents, d’origines sociales différentes, souvent de quartiers différents, et ne se croiseront peut-être qu’à l’occasion de ces centres aérés durant toute leur enfance et toute leur adolescence ! Les centres aérés, c’est aussi l’apprentissage de la vie en collectivité, comme le sont les stages, les séjours en camping ou les colonies que nous organisons par ailleurs.

 

Enfin, nous voulons des centres aérés de qualité, avec des animateurs de qualité et formés dans une large majorité (80 % d’entre eux sont diplômés – la Ville co-finance d’ailleurs leur formation depuis 7 ans). Animateurs et activités que l’on demande d’ailleurs aux parents et aux enfants d’évaluer systématiquement en fin de session ou de stage : nous en tenons compte pour les renouvellements des contrats l’année suivante. C’est comme ça qu’on s’améliorera encore dans les années qui viendront.

 

Voilà pourquoi, à Wattrelos, nous sommes si attachés à nos centres aérés dont je regrette – je me suis déjà exprimé à ce sujet mais je le redis – qu’ils soient devenus obligatoirement payants suite à un oukaze de la CAF nous mettant en demeure de créer une grille tarifaire sous peine qu’elle se retire financièrement de toutes nos politiques jeunesse, ce qui est bien sûr insupportable pour les finances de la ville !

 

Il est inadmissible qu’un conseil d’administration dicte aux élus d’une population ce que doit être leur politique sociale, je le réaffirme vigoureusement !

 

Néanmoins, nous sommes parvenus à construire une grille de six tarifs progressifs, adaptés aux capacités des familles, qui sont sans commune mesure avec les coûts des prestations proposées. A titre d’exemple, les familles ne participent qu’à hauteur de 15 % maximum (certaines ne payent même que 6 %) au coût d’un séjour en camping (hors charges de personnel) : c’est dire l’effort financier spécifique de notre commune pour ces centres aérés.

 

Nous y tenons, ici, à Wattrelos, à nos centres ! Et nous continuons de le prouver.

 

 

 

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Publié par Dominique Baert - dans Maire de Wattrelos
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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 08:02

Je poursuis mes visites estivales chez les jeunes campeurs wattrelosiens dépaysés pour quelques jours et pour la bonne cause dans le cadre des activités des centres aérés. Avec mon adjoint aux activités périscolaires Georges Prpic, ce mercredi matin, nous sommes à la base d'Olhain, entre Lens et Béthune, en compagnie de jeunes aventuriers âgés de 8 à 14 ans.

 

J'écris aventuriers car pas mal de leurs activités se déroulent dans la forêt de ce magnifique parc d'Olhain, et c'est d'ailleurs la première chose dont ils me parlent, non sans fierté, lorsque nous arrivons sur place : « Hier, on a participé à un parcours d'orientation, c'était génial ! »

 

Leur enthousiasme est communicatif, et entre eux et moi, le courant passe immédiatement. Cela m'épate toujours de voir combien les enfants de Wattrelos me reconnaissent immédiatement et n'hésitent pas à venir me serrer la main, faire un brin de causette comme si on s'était toujours connus ! C’est franchement un bonheur dans une fonction de maire qui n’est pas toujours simple. Le plus jeune de la bande, surnommé par ses camarades Mini Pouce, ne connaît même que Dominique !

 

Ils m'entourent chaleureusement et j'ai un peu de difficultés à leur poser des questions, mais je comprends l'essentiel : ils sont parfaitement heureux d'être là, fin bénach' comme on dit chez nous, et je sais tout de leur séjour en quelques minutes.

 

Le parcours d'orientation (nocturne !), l'élection de Cassandra, la plus âgée du groupe, au rang de 1ère dauphine de Miss Olhain (elle chante également très bien me confie-t-on), l'activité canoë sur le bel étang aménagé de la fosse 7 de Barlin... Mais c'est qu'ils en ont fait des choses en deux jours !

 

Là-dessus, ils m'emmènent chez eux pour un petit tour du propriétaire en compagnie de leurs deux animateurs : d'un côté le chalet des garçons au numéro 20 ; de l'autre le chalet des filles au numéro 19. Ils me font eux-mêmes remarquer la différence : chez les filles, c'est mieux rangé (surtout les chaussures, parfaitement alignées le long du mur !) et ça sent le parfum !

C'est indéniable : côté organisation, avantage aux filles !

 

Mais il est déjà 11 h et l'heure d'Olhain Express (déclinaison de la fameuse émission de M6 Pékin Express) a sonné. On prend la pose pour une petite photo de presse et nous voilà partis pour aller chercher la feuille de route remise par les organisateurs du jeu (ph. ci-contre). Le temps de quelques consignes et... voilà mes Wattrelosiens qui se sauvent en courant vers la première épreuve ! La course commence…

 

Pendant ce temps, j’en profite pour visiter quelques installations du parc : la piscine découverte, le réfectoire (dans une grande tente), la base de canoë-kayak relativement proche... Et nous retrouvons nos vedettes au réfectoire car il est déjà midi : ils viennent de prendre la 3e place d'Olhain Express... mais sont les premiers à la cantine ! Vu la vitalité de nos gaillards, le contraire eût été étonnant !

 

Et comme ils regardent leur belle assiette de macaronis accompagnés d'une omelette panée, je devine que ni les uns ni l’autre ne feront long feu !

 

Une visite sympa… mais il est temps de partir.

 

Bref, ce matin, c'était le rendez-vous de la bonne humeur et de la camaraderie comme on peut la vivre en camping. Au reste, ce n'est pas vraiment du camping au sens propre puisqu'ils dorment dans des chalets de bois – ce type d’hébergement représente d’ailleurs un effort financier pour la Ville. Mais quand je vois le résultat, je suis vraiment heureux qu'ils puissent vivre ça…

 

 

 

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Publié par Dominique Baert - dans Maire de Wattrelos
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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 16:05

Je n’ai plus tout à fait l’âge d’envoyer des cartes postales à mes parents pour dire que mon séjour en colo se passe bien, mais je serai peut-être un peu présent dans celles que ces jeunes Wattrelosiens enverront depuis leur centre d’hébergement de Zuydcoote.

 

Je suis en effet passé leur faire une petite visite surprise sur la plage de Bray-Dunes (plus précisément à la base nautique) cet après-midi, accompagné de mon adjoint aux activités périscolaires Georges Prpic : ils ont délaissé pour quelques jours leurs centres Condorcet et Voltaire afin de profiter de l’un des séjours proposés par la Ville à la mer, comme elle en propose également à Samer, Olhain (Pas-de-Calais) ou Moraypré (Ardennes).

 

Au total, huit séjours qui s’apparentent à une mini-colo pour des enfants âgés de 8 à 13 ans (par groupes de douze), qui permettent véritablement de partir en vacances et de se dépayser en plein cœur du mois de juillet ou du mois d’août : souvenirs garantis !

 

Cet après-midi, kayak de mer au menu. Ma visite fait son petit effet : manifestement, les enfants sont contents de me voir… et c’est réciproque ! Alors j’enlève mes chaussures et je retrousse mon pantalon pour les accompagner spontanément au bord de l’eau, en tirant un kayak… et en chambrant gentiment mon adjoint qui se contente de porter une malheureuse rame ! Il faut dire que c’est tout ce que les enfants et l’animatrice lui ont laissé en cheminant précipitamment vers la mer en ma compagnie et celle de leur moniteur…

 

Tout cela sent bon l’été, les vacances, les juillettistes sont déjà  bien bronzés, et je m’attarderais bien pour profiter du bon air de la plage mais le travail m’appelle et il me faut déjà penser à rentrer. Qu’importe, j’ai saisi l’essentiel : nos petits vont bien, ils passent de bonnes vacances, s’initient avec plaisir aux sports nautiques (demain matin, ils monteront sur des catamarans !), et je suis persuadé que la carte postale qu’ils enverront à leurs parents commencera inévitablement par : « Chère maman, cher Papa : ici, à Zuydcoote, tout va bien et je m’éclate avec mes copains et mes copines. Tu ne devineras jamais qui on a rencontré sur la plage cet après-midi… ».

 

 

 

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Publié par Dominique Baert - dans Maire de Wattrelos
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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 16:03

Avant d’aller rendre visite aux jeunes Wattrelosiens qui campent en ce moment à Zuydcoote, je suis passé par la salle Salengro en compagnie de mon adjoint aux activités périscolaires, Georges Prpic, car un parcours aventure y a été installé pour les enfants fréquentant les centres aérés primaires.

 

C’est un petit plus cette année : durant trois jours, tous les enfants inscrits vont défiler pour participer à un parcours d’aventures suspendu de type accrobranche, un module en bois très bien conçu sur lequel il faut faire preuve d’une sacrée adresse et d’un sens aigu de l’équilibre pour ne pas chuter – ce qui est du reste impossible : les enfants sont harnachés comme des alpinistes pour parer à toute défaillance.

 

Tiens, en parlant d’alpinisme : juste à côté se situe un autre jeu, qui rencontre également le succès. Un mur d’escalade gonflable (si, si, ça existe !), espèce de cône géant, agrémenté de prises pour les mains et les pieds, qui permet de s’initier à ce sport en toute sécurité.

 

Quant aux enfants de maternelle, ils ne sont pas en reste : même s’il ne s’agit pas d’escalade, ils ont droit eux aussi à des structures gonflables, salle Savary, dans lesquelles rebondir, se faufiler, faire les fous, bref s’éclater tout son soûl… avec dégustation de barbe à papa maison à la sortie : après l’effort, le réconfort !

 

 

 

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Publié par Dominique Baert - dans Maire de Wattrelos
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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 10:37

S’il est un débat qui fut animé dans l’hémicycle, s’il est un sujet qui fut controversé dans l’opinion – et jusque dans les rangs de la Majorité – c’est bien celui-là ! Aux ordres de l’Elysée, et sous le coup de pressions comme elle n’en a jamais subies, la Majorité parlementaire est déterminée à faire passer ce texte et brutalise l’opinion publique, les syndicats, le Parlement et jusqu’à bon nombre de ses élus puisque certains UMP ou Nouveau Centre ont voté contre ou se sont abstenus ! D’ailleurs l’adoption n’est pas brillante pour le Gouvernement : 282 voix pour, alors que la majorité absolue était de 261 ! A peine 21 voix d’avance… Heureusement qu’il y a eu les rappels à l’ordre de l’Elysée, sinon…

 

Pour moi, c’est clair, je vote non !

 

Pourquoi ? La Droite veut nous faire croire qu’il s’agit, avec ce texte, d’améliorer l’attractivité de nos commerces, de renforcer leur capacité concurrentielle. Mon œil ! C’est surtout, à mes yeux, un texte dangereux, porteur de dérives et qui ouvre une brèche dans le droit social français.

 

En fait, c’est un texte de dégradation.

 

Ø dégradation des conditions de travail des salariés. D’abord parce qu’il a surtout pour vocation de régulariser par la loi ce que sont les violations récurrentes du droit du travail dans certaines zones commerciales, à commencer par certaines des Bouches-du-Rhône (où est la circonscription de R. MAILLE, député auteur de la proposition de loi originelle) ; d’ailleurs, comment comprendre autrement la liste des départements et zones géographiques annexés au texte, car rien de rationnel, aucun critère à proprement touristique n’y apparaît (ainsi, ni la Haute-Garonne ni le Vaucluse – avec Avignon ! – ni Nice n’y sont, alors que Plan de Campagne, près de Marseille justement, s’y trouve !) : ce texte est un texte d’opportunité, de dérégulation ciblée… pis : de validation légale de comportements bien illégaux au détriment des salariés !

 

Mais ce texte est aussi très flou sur sa portée : son concernées les seules communes « d’intérêt touristique ou thermales et dans les zones touristiques d’affluence exceptionnelle ou d’animation culturelle permanente ». Il laisse entendre que 400 sont potentiellement concernées, alors que ce chiffre pourrait bien monter à plus de 5 000 !

 

Le flou est d’autant plus grand que ce sera au préfet, après avis des élus locaux, et donc finalement aussi aux maires, qu’il reviendra de fixer ces zones et communes concernées.

 

De même, si le texte prévoit que le salarié travaillant le dimanche devra être volontaire, il précise aussi que c’est l’employeur qui décide d’ouvrir unilatéralement son commerce ! Ou encore, s’il est prévu que l’accord du salarié est annuel et reconductible tacitement et que le refus de travailler le dimanche ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement, que fera le salarié auquel son employeur proposera de travailler le dimanche ? Se sentira-t-il vraiment en condition de refuser ?

 

Enfin, il est écrit que l’employeur peut « de droit, donner le repos hebdomadaire par roulement pour tout ou partie du personnel », ce qui signe la fin du repos dominical.

 

Ø la dégradation sera aussi celle des conditions de vie des commerçants.

 

Qui peut croire que ce texte ne leur soit que favorable ? Déjà, reconnaissons-le, tenir un commerce, faire vivre un artisanat, ce n’est pas travailler que 35 ou même 40 heures. Bien des pans de la vie personnelle ou des loisirs sont consommés par l’activité. Car le commerçant vit déjà avec une clientèle dont le pouvoir d’achat souffre (ce qui réduit ses achats), une grande distribution agressive (c’est là qu’est la vraie concurrence, pas seulement de l’autre côté de la frontière !) et surtout de circuits de fournisseurs qui pèsent dramatiquement sur les prix (et donc sur l’attractivité réelle !) que peuvent pratiquer les commerçants.

 

Voilà pourquoi ce texte est une tromperie. Il dissimule l’essentiel : on veut faire croire qu’il suffira de permettre aux commerçants d’ouvrir plus pour qu’ils puissent gagner plus !

 

Mais est-on certain que les clients vont sortir plus pour acheter, et surtout qu’ils voudront, qu’ils pourront dépenser plus ?

 

Ne peut-on pas craindre que ceux qui vont vraiment profiter de ces nouvelles dispositions, ce sont déjà celles qui sont la concurrence majeure de nos petits commerçants, à savoir les enseignes de grande distribution ? Et si elles en tirent parti, qui va pâtir de ces ouvertures multipliées ? Leurs salariés, qui ne sauront, ne pourront pas refuser… ce que je disais précédemment.

 

Non, vraiment non, je ne peux pas voter pour ce texte !

 

 

 

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