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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 10:50
Un banquet républicain dans l'émotion (2)
Un banquet républicain dans l'émotion (2)

Comme chaque année, après les cérémonies commémoratives se tient le repas des sociétés patriotiques, cette année au Centre socio-éducatif. 250 convives auront écouté, avec attention, le discours du Président Ferdinand Claeis, qui revient sur les combats et morts de 1916.

 

Pour ma part, dans mon intervention où je souligne la nécessité de commémorer, je veux rappeler que la guerre n’est pas lointaine, ni ancienne, elle est là, dans divers conflits sur la planète, et ici aussi, près de nous. Avec émotion, j’évoque les attentats «sauvages et barbares », armés par des idéologies haineuses et fanatiques, de Charlie, du Bataclan et du Grand Stade, de l’aéroport de Bruxelles, de Nice, et de Saint-Etienne de Rouvray, et la présence ce midi de deux de mes adjoints, présents à l’époque sur les lieux de deux de ces évènements dramatiques, ajoute à l’émotion. Combattre cet ennemi-là sera long, mais il faut être fort et déterminé. Pour ma part, jamais je n’oublierai l’effroi des informations lors de chacun de ces attentats, la très longue et douloureuse nuit du 13 novembre, comme je n’oublierai jamais ce moment où deux jours après, la République était debout, unie, tous députés et sénateurs ensemble au Congrès à Versailles, autour du Président de la République, vibrant de la Marseillaise entonnée avec force et vigueur.

 

Aussi, comme nous avons rendu hommage à cette jeunesse foudroyée par la guerre de 14-18, je rends hommage à toutes les victimes, jeunes ou moins jeunes, assassinées dans l’innocence de leurs loisirs et de leur vie. Un hommage aussi marqué pour les forces de l’ordre, policiers et gendarmes, qui font un travail considérable pour notre sécurité collective. Un hommage fort également à nos militaires, qu’ils soient sur les théâtres d’opération à combattre l’Etat Islamique, ou en opération « Sentinelle » à sécuriser les lieux publics !

 

Comme j’en appelle aussi à la vigilance, car il ne faut pas oublier l’histoire et ses terribles leçons. Un de mes jeunes collègues députés vient de recevoir une lettre où un de ses concitoyens lui envoie une photo d’Adolf Hitler en tenue militaire, avec une légende qui précise : « C’est un homme comme lui qu’il nous faut !!! » Ce triste sire aurait-il oublié que le nationalisme et les discours d’exclusion du chancelier allemand devinrent vite extermination, camps de concentration, guerre et malheurs pour le monde entier ? Ces propos, cette idée-même est inadmissible, inexcusable, et doit être vigoureusement combattue et condamnée.

 

Et s’il en est qui se demandent s’il faut encore et toujours commémorer, je réponds oui, oui encore et toujours, car nul ne doit oublier ! Il faut rappeler inlassablement ces moments terribles, pour éviter que les jeunes générations n’oublient, et que ne renaissent, alors même que rôde « la bête immonde », les mêmes errements de l’humanité.

Un banquet républicain dans l'émotion (2)
Un banquet républicain dans l'émotion (2)
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Publié par Dominique Baert - dans Maire de Wattrelos
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 10:42
Commémorer, plus que jamais (1) !

Ce vendredi matin, la commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918, cette date « symbole de la victoire de la démocratie sur le nationalisme », commence à Wattrelos par un premier dépôt de gerbes au monument aux morts du cimetière du Crétinier, avec passage en revue des tombes des morts, français et anglais, de 39-45.

 

Au cimetière du Centre, la foule est plus dense, car, outre l’Union Musicale qui interprétera en fin de cérémonie l’Hymne Européen, c’est en présence du Conseil municipal des enfants, et des enfants des écoles Pierre Curie et  Notre-Dame de la Mousserie que se déroule la manifestation. Après que le représentant des sociétés patriotiques wattrelosiennes et moi-même ayions déposé nos gerbes, les enfants du CME, et ceux de ND déposeront eux aussi des fleurs au pied du monument aux morts.

Commémorer, plus que jamais (1) !
Commémorer, plus que jamais (1) !

Dans mon intervention,  « devant ce monument aux morts et ces plaques commémoratives où chaque nom est gravé en lettres de sang », je rends hommage à tous ces soldats,  « ces jeunes hommes-là qui sont morts pour que nous connaissions la paix et le bonheur de vivre ensemble ». Narrant ensuite les batailles de Verdun et de la Somme, je rappelle les 60 millions d’obus tombés pendant les 300 jours de la bataille de Verdun, les « 700 000 victimes, dont 380 000 soldats français », dont 59 wattrelosiens, et cite le témoignage, terrible, du Commandant Sylvain Eugène Reynal quand il voit « un vol de grosses mouches bleues qui se gorgent de sang ». Verdun « l’enfer sur terre ». Les populations civiles, comme à Wattrelos, souffrent aussi de l’occupation et des privations et rafles imposées par les allemands qui n’hésitent pas à tirer sur les gamins qui essaient d’aller se ravitailler en Belgique !

 

Tout cela à cause de cet « engrenage infernal » que dénonçait Paul Valéry dû aux nationalismes, car « l’internationalisme, cher à Jean Jaurès, est une idée de paix alors que les égoïsmes, c’est le risque de guerre ! »

 

Voilà pourquoi il faut commémorer : pour réinterroger notre histoire et ne pas en oublier les leçons ; pour interroger notre présent ; et pour préparer l’avenir en nous adressant aux jeunes générations pour qu’elles défendent ce bien précieux qu’est la paix !

 

Pour lire mon discours, cliquer ici.

Commémorer, plus que jamais (1) !
Commémorer, plus que jamais (1) !
Commémorer, plus que jamais (1) !
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Publié par Dominique Baert - dans Maire de Wattrelos
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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 16:34

Lors de l’examen du Projet de loi de finances (PLF) pour 2017 en commission élargie, j’avais fait adopter un amendement visant à supprimer l’article 52 du PLF 2017 prévoyant la dématérialisation de la propagande électorale et donc, la fin, à partir des élections législatives de juin 2017, de l’envoi  des professions de foi des candidats et des bulletins de vote au domicile des électeurs.

 

Avec plusieurs de mes collègues, j’avais indiqué à cette occasion, et même si le recours à internet se développe progressivement, que cette suppression de l’envoi à domicile de la propagande électorale aurait nécessairement une influence négative sur l’évolution de la participation électorale aux scrutins nationaux comme locaux.

 

Je me félicite qu’hier mardi après-midi en séance publique dans l’hémicycle, au moment même où je présentais en Commission mon rapport sur la Politique de la Ville, l’Assemblée Nationale m’ait suivie en votant la suppression de l’article 52 du projet de loi de finances. En 2017, les électeurs continueront de recevoir chez eux les documents de propagande et de vote permettant d’éclairer leurs choix avant d’accomplir leur devoir citoyen.

 

Je suis heureux d’avoir ainsi contribué à éviter, pour reprendre mes termes employés en Commission, « une erreur grave pour la démocratie ».

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 11:32
Mon rapport sur la Ville en Commission élargie

Cet après-midi, en Commission élargie (Finances + Economie + Développement durable) sont examinés les crédits budgétaires 2017 de la Politique de la Ville. En tant que Rapporteur pour la Commission des Finances, j’ai présenté le Rapport que j’ai rédigé sur ce programme, et suis intervenu en début de Commission.

 

« Madame et Monsieur les Ministres,

 

Votre Rapporteur appellera à voter les crédits du Programme 147 de la mission « Politique de la Ville », car c’est un bon budget.

 

C’est un bon budget en lui-même : avec 416,2 M€, en autorisations de programmes et en crédits de paiement, ce budget consolide à 338 M€ les crédits d’intervention territorialisés, toutes ces actions de proximité des contrats de ville, si fondamentales pour les élus, les acteurs sociaux et les quartiers. Pendant cette législature, malgré le défi considérable du redressement des comptes publics, la politique de la ville aura été préservée politiquement, et cela contraste favorablement avec le quinquennat précédent où les crédits ont été amputés de 250 M€ !

 

C’est un bon budget aussi dans son environnement et ses priorités affichées.

 

D’abord parce qu’il met l’accent sur l’emploi et la jeunesse : dispositifs pour l’emploi, 150 000 « garanties jeunes », services civiques, écoles de la 2ème chance, établissement de la Défense, Agence France Entrepreneur…

 

Ensuite parce qu’il est contemporain du retour de l’Etat à la table des financeurs de l’ANRU, alors qu’à partir de 2009 l’Etat avait brutalement renoncé à verser des dotations, laissant seule Action Logement pour financer la rénovation urbaine. L’Etat va verser 1 Md€, dont 100 M€ dès 2017, c’est une excellente nouvelle.

 

C’est enfin un bon budget, parce qu’il s’intègre dans un ensemble d’actions qui donne à la politique de la Ville une masse budgétaire conséquente. J’ai suffisamment dit que le Ministère de la Ville était un « nain budgétaire », pour ne pas me féliciter qu’aux 416 M€ du Programme 147, il faille adjoindre les : 442 M€ de dépenses fiscales ; 300 M€ des Programmes d’Investissement d’Avenir ; 880 M€ de l’ANRU ; 150 M€ de Dotation Politique de la Ville (abondée cette année de 50 M€) et les 4,6 Mds € de crédits de droit commun fléchés sur la politique de la ville, comme le prévoit la loi de février 2014, soit un total de 6,8 Mds €, auxquels s’ajoutent les 100 M € annoncés pour l’ANRU. 6,9 Mds € pour la Ville en 2017 (on pourrait y additionner aussi la majoration de la DSU, soit 180 M€) ! Oui, à 7 Mds €, c’est un bon budget 2017.

 

La volonté politique est là, d’évidence, dans la stratégie gouvernementale. Mais, Madame et Monsieur le Ministre de la Ville, je voudrais vous poser cinq questions :

 

1) Quand et comment, dans la procédure budgétaire, se concrétiseront les 100 M€ supplémentaires pour l’ANRU annoncés par le Président de la République ?

 

2) Peut-on envisager de réviser les critères d’attribution de la DPV, car le critère du pourcentage de la population en QPV est trop restrictif, puisqu’il ne tient compte ni de la situation financière de la commune, ni de la situation sociale réelle puisqu’il exclut les quartiers de veille ?

 

3) Précisément, si la convergence des zones prioritaires (ville, éducation, sécurité) a fait des progrès, elle a encore des carences, qui imposent des correctifs. Ainsi, pour la « Réussite éducative », en quartier de veille l’Etat a imposé un co-financement de la commune à 50/50 pour l’heure, puis dégressif – ce qui pour une commune pauvre reviendra à renoncer de fait à l’action pour les enfants en difficulté concernés – alors même qu’il s’agit d’une « Zone de sécurité prioritaire » ? Peut-on éviter que l’Etat se désengage de ses actions territorialisées, et notamment de la Réussite éducative dans les ZSP qui ne sont pas QPV ?

 

4) Ma 4ème question porte sur le financement de l’ANRU. Fin 2015, l’ANRU 1 se termine sur une « impasse » de 3,7 Mds €, différence entre les engagements, et les paiements effectués : là-dessus, 600 M€ sont annulés pour des projets qui ne se feront pas, et ce reliquat vient abonder l’ANRU 2. Mais 3,1 Mds restent à financer, dont déjà 1,03 Md€ en 2016 et 800 M€ en 2017 ! Or, depuis le début 2015, c’est le NPNRU (ANRU 2) qui est engagé, avec de nouveaux quartiers, de nouveaux projets ! Et les élus, les habitants attendent des réalisations concrètes et rapides. Pour se réaliser l’ANRU2 devra-t-elle attendre qu’on ait fini de payer l’ANRU 1 ? Est-il possible de trouver les moyens d’engager concrètement l’ANRU 2, et sur quels crédits, par exemple en s’appuyant sur la CDC ou  les 100 M€ annoncés par l’Etat pour 2017 ?

 

5) Enfin, je ne peux conclure sans vous redire mon extrême préoccupation. La politique de la Ville doit être souple, rapide, réactive. Or, la manière dont se gère la rénovation urbaine ne l’est pas ! La politique de la Ville, Madame et Monsieur le Ministre, est-elle en train de se technocratiser ? Franchement, quand 2 ans après les décisions annonçant les quartiers ANRU 2, on en est à peine à signer des protocoles de configuration, et à lancer encore – parce que l’administration les réclame – de coûteuses et longues études qui vont enrichir des cabinets de consultants ou d’architectes sans rien apporter aux habitants, quand on en est à programmer encore des comités d’engagement, ce que veut faire le Gouvernement, à savoir changer rapidement et concrètement la vie des habitants et donner des emplois aux jeunes de nos quartiers, n’est-il pas en train d’être dévoyé par une administration et une ingénierie chronophage et courtelinesque, parfois jusqu’à la caricature ? Sauf que les retards pris, ce sont autant de désespérances que l’on sème sur la capacité de la République à agir, et de doutes sur votre volonté politique, Madame et Monsieur le Ministre ! Alors même que par vos décisions, vous avez fait et faites des efforts considérables, notamment budgétaires ! ».

Mon rapport sur la Ville en Commission élargie
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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 16:32
Conseil municipal (2) : liste FN, rire ou pleurer ?

Au début du Conseil municipal, il appartient au maire, président de séance, de vérifier que le Conseil municipal est au complet, avant que le Directeur Général des Services ne fasse l’appel. Cette vérification est une formalité en général, puisqu’il n’y a, normalement, pas de changement  - sauf exception - dans la composition du Conseil municipal. Sauf qu’avec les multiplications des démissions sur la liste du Front National, Wattrelos Bleu Marine (qui avait eu 6 élus en 2014), il m’a fallu faire le point sur qui siège ou non.

 

Lors du dernier Conseil municipal, le 5 juillet, j’avais informé l’assemblée de la démission de M. Grégory CHOMETTE (5ème de liste en mars 2014) et que j’avais informé M. René CARTON, suivant de liste (7ème) qu’il était appelé à siéger au Conseil municipal.

 

Or, par courrier reçu le 5 juillet 2016 (jour du dernier Conseil Municipal), Monsieur CARTON m’a présenté sa démission de ses fonctions de Conseiller Municipal. J’ai donc écrit successivement aux suivants de la liste. Par courrier reçu le 9 septembre 2016, Madame Sandrine VASSEUR (8ème), m’a également fait part de sa démission de ses fonctions de Conseillère Municipale, et par courrier reçu le 10 septembre 2016, Monsieur Michael WILLEMIN, (9ème), m’a légalement présenté sa démission de ses fonctions de Conseiller Municipal.

 

J’ai donc convoqué Madame Danielle ACQUART, suivante de liste et en 10ème position sur la liste originelle, pour la séance de ce lundi 7 novembre, et a rejoint notre assemblée.

 

Mais par courrier du 18 octobre, Monsieur Jean-Luc NOYEZ (3ème en mars 2014) m’a présenté sa démission de ses fonctions de Conseiller Municipal. Le suivant de liste, Monsieur Jean-Marie BOITTE, étant décédé depuis les élections municipales, j’ai donc convoqué Madame Virginie DUPREAUX, en 12ème position sur la liste originelle.

 

Mais Madame DUPREAUX, ayant quitté notre commune depuis les élections municipales, et ayant donc été radiée des listes électorales, n’est, de droit, pas éligible au moment où elle devient élue. Elle est ainsi tenue de démissionner ; je lui ai donc écrit pour lui demander de me signifier explicitement sa démission (à défaut, ce sera le Préfet qui prendra toutes les mesures adéquates) ; ce qu’elle a fait par courrier qui m’est parvenu ce 8 novembre. Je vais donc maintenant pouvoir écrire au suivant de liste, actuellement en 13ème position sur la liste originelle. A défaut, je saisirai la 14ème de liste, qui m’a d’ores et déjà signifié que si elle était appelée, elle ne siègerait pas au Conseil…

 

Nous n’en sommes que deux ans après les élections municipales, et voilà que déjà la liste Front National aura connu autant de démissions que d’élus !!!

 

C’est un feuilleton assez pitoyable pour la démocratie, et je ne sais s’il faut en rire ou en pleurer ! Car enfin, quand on se présente aux élections, c’est pour être prêt à gérer la ville et les affaires communales… pas pour démissionner !

 

Que se serait-il passé si cette liste avait gagné les élections ? Que pensent de cette pantomime minable les Wattrelosiennes et les Wattrelosiens qui ont voté pour cette liste ? Mes concitoyens ont certainement pensé qu’ils votaient pour des personnes qui allaient s’occuper d’eux : que nenni, à peine élus, ils démissionnent !

 

C’est quoi ce Rassemblement Bleu Marine ? Je respecte chacune de ces personnes individuellement (dont je ne suis pas certain qu’elles savaient toutes ce qu’elles faisaient en se mettant sur cette liste, ni même si elles ont donné leur accord !), mais un mot me vient spontanément à l’esprit au vue de sa définition par le dictionnaire : une personne « qui se met dans des situations tragi-comiques ou se plaît à les provoquer » et « qui n’inspire pas confiance », par « manque de sérieux » ; le « Branquignol », c’était un film joyeux de Robert Dhéry en 1949… Mais moi je n’ai pas envie de rire : nous sommes en 2016, et gérer Wattrelos et son avenir, c’est sérieux ! Ce « rassemblement branquignolesque » n’est pas à la hauteur de ce que méritent les Wattrelosiens, ni de ce qu’exige l’honneur de gérer le quotidien et les espoirs de Wattrelos !

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Publié par Dominique Baert - dans Maire de Wattrelos
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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 10:20

Le dernier Conseil municipal date du 5 juillet. Le Conseil de ce lundi 7 novembre soir est donc le premier après la disparition de mon prédécesseur, Alain Faugaret, le 9 juillet dernier. En début de séance, je lui ai donc rendu un hommage républicain solennel.

 

"Le 9 juillet dernier, âgé de 78 ans, Alain Faugaret, mon prédécesseur, est décédé, après avoir lutté plusieurs mois contre une cruelle maladie. Succédant à Jean Delvainquière, il fut maire de Wattrelos pendant près de 30 ans, de 1971 au 9 mai 2000, exerçant ainsi le mandat de maire le plus long de toute l'histoire de Wattrelos. Il fut aussi au long de sa carrière, Président de la Commission Départementale du Nord, Conseiller Général, Vice-Président du Conseil Général, Vice-Président de la Communauté Urbaine de Lille, Député, et 1er Secrétaire de la section socialiste de Wattrelos. Si sa carrière professionnelle s'initia comme instituteur (à Roubaix d'abord, puis à Wattrelos), c'est, chacun le sait, à la chose publique, au service des autres, qu'il voua sa vie.

 

Homme cultivé, érudit, avide de lectures et d'histoire, passionné par les mouvements en profondeur de l'histoire des peuples et des pays, surtout d'Europe de l'Est dont sa science était inépuisable, enfant de l'école de la République, son leitmotiv, le fil rouge de sa vie personnelle comme de son projet politique, c'était l'éducation. L'accès au savoir, à la connaissance, comme facteur d'émancipation, de réussite sociale et citoyenne des enfants d'ouvriers pour lesquels, avec ses équipes successives, il voulait le meilleur possible : les meilleures écoles, les meilleures conditions d'apprentissage, les meilleurs ouvertures au sport, à la culture, au monde.

 

Ainsi fit-il de la construction et de la rénovation des écoles la clé de voûte des investissements municipaux de ses mandats successifs : Camus, Brossolette, Voltaire, Curie, Kergomard, Anatole France, Brel, Buisson, Jaurès, Condorcet, Jean-Macé auront été autant de grands chantiers sous son autorité.

 

Mais, pour lui, l'éducation ne s'arrêtait pas aux portes de l'école.

 

L'éducation à la citoyenneté, au collectif, il la porta à travers la mise en place de nombreuses activités périscolaires, dont la Fête des écoles, glorieux souvenir, ou les Centres aérés, devenus depuis Centres de Loisirs sans hébergement, sont autant de traces.

 

Ce fut aussi l'éducation au sport : il multipliera les installations sportives, encouragera l'enfant à la pratique sportive, mettra en place les écoles municipales de sports, les éducateurs sportifs, l'Office municipal des sports.

 

Ce fut également l'éducation à la culture : l'école de musique, les mutations successives de la Bibliothèque passée d'un étage de la mairie à la Grande Médiathèque et à ses annexes d'aujourd'hui, le Musée des Arts et Traditions Populaires auquel il était si attaché, la Boîte à Musiques, l'Enfance de l'Art.

 

Enfin, l'éducation, c'était aussi, et surtout pour lui, l'ouverture au monde, aux autres cultures, aux autres pays. Internationaliste convaincu, européen enthousiaste, attaché à la fraternité des peuples, lui qui a connu par sa famille et ses proches les blessures de la guerre, effrayé par les souffrances des populations civiles lors des conflits notamment ici à Wattrelos, il croyait à l'idéal européen comme à l'espérance d'une paix durable. C'est pour cela qu'il pratique un jumelage franco-allemand intense avec Eschweiler, avant de jumeler Wattrelos, dès la chute du mur de Berlin, avec des communes d'Europe de l'Est.

 

Fils d'ouvrier devenu hussard de la République, il voulait que la puissance publique sache donner le plus qu'elle pouvait à ceux qui ont le moins. Il y était attentif dans les politiques publiques. Il l'était aussi dans l'environnement quotidien. Visionnaire, il était surtout très attaché à l'identité de Wattrelos.

 

Quitte à supporter ainsi les conséquences récessives d'une économie trop exclusivement dépendante de l'industrie textile et d'une insuffisance de logements pour les besoins même de la population wattrelosienne, il veilla scrupuleusement à préserver notre caractéristique de ville à la campagne à laquelle, nous Wattrelosiens, sommes si attachés.

 

C'est ainsi qu'à peine devenu maire, il fit stopper l'extension de la ZUP de Beaulieu, lancée par son prédécesseur ; de même, chacun retiendra que, là où des promoteurs voulaient à la fin des années 60 installer une vaste zone commerciale, il installa et développa un vaste parc de 43 hectares dorénavant véritable poumon vert de notre cité ouvrière.

 

J'ai conscience qu'en retraçant ces 30 ans de mandat, dans cette intervention, je ne peux tout dire, tout citer : je pourrais ainsi parler de Berlouffes, du Carnaval, des kermesses, des assemblées générales, de bien des équipements encore de notre ville pour l'enfance ou la jeunesse.

 

Ces quelques rappels du passé suffisent à souligner comme une évidence que c'est un grand maire, un grand homme qui nous a quittés, qui a cessé de vivre sur cette ville qu'il aima tant et à qui il donna tant de lui-même.

 

Beaucoup ici l'ont évidemment connu. Certains ont siégé ou milité avec lui. Vous savez tous aussi, les liens personnels, fraternels, politiques, quasi-filiaux qui nous ont, lui et moi, si longtemps unis, et qui font qu'aujourd'hui, à nouveau, je redis combien je suis fier d'être le successeur d'Alain Faugaret, car par-delà nos différences de génération, lui et moi partageons la même passion, le même amour pour Wattrelos.

 

Voilà pourquoi, face à ce "personnage", socialiste, humaniste, internationaliste, dorénavant entré dans l'histoire de notre ville, en reconnaissance du travail accompli, et en respect pour sa mémoire, avant de commencer les travaux de notre Conseil municipal qu'il a si souvent présidés, dans cette salle où il a si souvent siégé, je vous invite, Chers Collègues, dans notre diversité et par-delà nos différences politiques, à respecter une minute de silence."

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Publié par Dominique Baert - dans Maire de Wattrelos
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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 09:17

Le vote, cet après- midi, du Projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) pour 2017, le dernier du mandat 2012-2017, est d’abord l’occasion privilégiée d’illustrer le chemin accompli depuis 2012 et l’efficacité de l’action de la Gauche au pouvoir depuis 5 ans.

 

Notre vote, c’est d’abord la marque d’une avancée sans précédent sur la voie du redressement des comptes sociaux ! Si à Droite, beaucoup voudraient dissimuler la vérité des chiffres, la réalité était qu’en 2012, sous Sarkozy, la Sécurité Sociale perdait 21 milliards d’euros ; 17,5 milliards pour le seul régime général !

 

Fin 2016, 4 ans plus tard, le déficit a été ramené à 3,4 Mds seulement ! Surtout, en 2017, le régime général de la Sécurité sociale sera à l’équilibre pour la première fois depuis 2011 et le gouvernement Jospin.

 

En 2017, 3 branches sur 4 de la Sécurité sociale – les branches famille- vieillesse-accidents du travail – seront à l’équilibre !

 

Le sérieux budgétaire qui caractérise le redressement de nos comptes sociaux s’est accompagné de réformes de structure avec, toujours, une seule et unique préoccupation : mieux protéger les Français en poursuivant les avancées sociales.

 

C’est ce que nous avons fait en matière de santé : diminution du reste à charge des ménages après remboursement de l’Assurance maladie, mise en place du tiers payant au profit de 15 millions de Français afin pouvoir se faire soigner sans avancer de frais, 600 000 Français bénéficient de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU), création de la complémentaire santé à la charge des employeurs, suppression des franchises médicales… Ces 5 dernières années, la part des dépenses de santé prise en charge par la Sécurité Sociale n’a cessé de progresser alors, que sous la Droite, elle se réduisait depuis 2004.

 

Mieux protéger, la Gauche l’a fait également en réformant les retraites. En 2016, si pour la première fois depuis 10 ans, la branche vieillesse est à l’équilibre, notre engagement en faveur des retraites par répartition n’a jamais été remis en cause. La pénibilité du travail est désormais une réalité reconnue pour 500 000 Français qui ont acquis des points permettant d’accéder à une retraite anticipée ; le départ à 60 ans pour les carrières longues a été élargi et a, d’ores et déjà, permis l’année dernière à 230 000 personnes de partir plus tôt à la retraite.  Ceci sans oublier la revalorisation des retraites agricoles et la prise en compte des congés maternités, des périodes de stages ou les temps partiels dans le calcul des trimestres de retraite. Ce PLFSS, c’est également et enfin, une baisse de la CSG pour 500 000 retraités modestes, soit un gain mensuel d’environ 46 € !

 

Enfin, la Gauche au pouvoir a développé une nouvelle politique familiale plus juste avec la revalorisation – 1 000 € de plus en moyenne par an – des allocations destinées aux familles les plus pauvres et aux familles monoparentales à l’image de l’allocation de soutien familial revalorisée de 25%  en 4 ans au profit de 740 000 familles. En 4 ans, plus de 70 000 places d’accueil des jeunes enfants ont été créées sans oublier la garantie de paiement des impayés de pension alimentaire si indispensable pour nombre de parents isolés.

 

A quelques jours des primaires de la Droite, je suis fier de porter les résultats de la Gauche au pouvoir en matière de protection sociale, ceci au moment même au moment où, à Droite, certains voudraient proposer aux Français le report de l’âge légal de départ en retraite,  faire payer les passages aux urgences et dérembourser entre 6, 10 ou 20 milliards de dépenses de soins…

 

Notre protection sociale mérite mieux que ces visions rétrogrades et inefficaces qui ont déjà par le passé démontré leur incurie. Alors que les comptes sociaux sont enfin rétablis, c’est la Gauche et elle seule qui peut incarner l’avenir de nos politiques sociales en faveur des retraites, des familles et de l’accès aux soins.

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 15:39
Question d'actualité au Gouvernement sur l'ISF !

Ce mercredi après-midi, lors des questions d’actualité, à la demande du groupe socialiste, je pose une question au Secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert sur l'Impôt de Solidarité sur la Fortune :

 

« Monsieur le Ministre du Budget, la majorité a hier largement adopté la première partie du  Projet de loi de finances pour 2017.

 

Pourquoi ? Parce qu’il répond aux attentes de nos concitoyens et aux besoins de notre économie : baisse d’impôt supplémentaire d’1Md€ sur le revenu, baisse de la CSG pour les retraités, allègement de la fiscalité des PME, ou encore lutte contre des abus sur l’Impôt de solidarité sur la fortune.

 

Ce ne sont que de bonnes mesures que la Droite n’a cependant pas voté  ! Il est vrai que si vous parlez de fiscalité à un candidat à la primaire de la Droite, il vous répond : « Il faut supprimer l’ISF ! ». Pourtant, à Droite, entre 2002 et 2012, ils n’ont pas touché à l’ISF ! C’est dire que ce qu’ils préparent pour après 2017, cela serait plus libéral, plus injuste, pire que sous la présidence Sarkozy ! La Droite de 2017 veut gouverner pour les riches, c’est clair !

 

Mais, Chers Collègues, comment vont-ils compenser la perte de recettes pour l’Etat ? Qui peut oublier qu’en  2017, le rendement de l’ISF sera de 5.4 milliards d’euros ? Comment l’opposition va expliquer aux Français les plus modestes qu’elle veut supprimer des enseignants, des services publics, ou augmenter la TVA, pour supprimer l’ISF, celui-là même qu’en 1981, lorsque François Mitterrand le créa, on appelait l’Impôt sur les Grandes Fortunes ? Qui ici peut oublier que ce que rapporte l’ISF représente la totalité les budgets de l’Agriculture et de la Culture réunis ?

 

Monsieur le Ministre, notre majorité de Gauche est fière, elle, d’avoir maintenu cet impôt juste, d’avoir augmenté la progressivité de son barème, et lutté contre l’optimisation fiscale ! L’ISF est un marqueur clé de la justice fiscale et de la cohésion de notre beau pays. Il permet simplement à ceux qui ont beaucoup, de participer davantage aux services collectifs que ceux qui ont peu ! Cette justice-là, Chers Collègues, n’est-ce pas cela, la République ?

 

Monsieur le Ministre, le Gouvernement va-t-il résister à la démagogie fiscale de l’opposition ? »

 

Question d'actualité au Gouvernement sur l'ISF !
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Publié par Dominique Baert
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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 14:25

Il est toujours difficile de se réjouir des statistiques du nombre de demandeurs d’emploi quand, dans le pays, près de 3,5 millions de personnes sont sans emploi. Mais quand une tendance s’affiche clairement à la baisse, durablement, mois après mois, qui peut ne pas ressentir une satisfaction en même temps qu’un espoir ?

 

Au mois de septembre 2016 en effet, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi sans aucune activité (catégorie A)  a diminué de 66 300 par rapport au mois d’août, soit une baisse de 1,9% !

 

Cette baisse mensuelle est sans précédent depuis 1996. Elle s’inscrit dans une tendance constante depuis le début de l’année avec un troisième trimestre consécutif de baisse : depuis janvier, le nombre de demandeurs d’emploi sans activité a diminué de 90 000 ; 59 500 sur un an.

 

Malgré des variations mensuelles, parfois fortes, ce sont désormais 10 000 personnes qui sortent chaque mois, en moyenne, du chômage pour retrouver un emploi !

 

Cette reprise du marché du travail bénéficie à toutes les classes d’âge sans exception et notamment aux jeunes avec une diminution de plus de 35 000 du nombre d’inscrits sur un an, soit une baisse de 7%. Une petite éclaircie aussi (enfin) sur le chômage de longue durée qui fléchit (- 0,3 % sur le mois, et - 0,5 % sur un an).

 

Elément essentiel à mes yeux, ce recul structurel du chômage est le résultat d’une politique de soutien de l’activité économique et de création concrète d’emplois nouveaux. Un seul indicateur à lui seul permet de le confirmer : sur les trois derniers mois, les embauches en CDI ont progressé de 2,4% !

 

Ces résultats qui s’inscrivent dans la durée, confirment la pertinence des choix économiques qui sont ceux de la Gauche au pouvoir depuis 2012 et la priorité attachée à la lutte contre le chômage par le gouvernement de Manuel Valls, soutenus par sa majorité parlementaire.

 

A ce titre, le vote, hier après-midi, de la première partie du projet de loi de finances pour 2017 illustre à point nommé, chiffres à l’appui,  la poursuite de l’effort budgétaire consacré au soutien de la croissance et de l’emploi. LE CICE voté et le pacte de responsabilité et de solidarité ont permis de restaurer la compétitivité des entreprises,  et de renouer avec la création nette d’emplois.

 

Quoi qu’il en soit, ce qui fait plaisir, c’est qu’en métropole le chiffre des demandeurs d’emploi repasse sous la barre des 3,5 millions pour la première fois depuis janvier 2015 ! Il faut que cela dure… Gardons l’espoir !

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Publié par Dominique Baert
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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 15:32
Mérite et dévouement à l'honneur !

Ce samedi matin, se tenait à l’Hôtel de ville de Wattrelos l’assemblée annuelle des membres de la section Nord de l’Ordre National du Mérite, présidée par Germain-Henri Druel. A ses côtés, il me revient d’ouvrir la matinée.

 

Je souligne que cette réunion se tient à un moment particulier, celui où « la République est en danger » pour reprendre l’expression historique bien connue. Oui, la République est en danger, parce que : la paix est en  danger : l’idée européenne souffre de clivages intra-européens qui s’exacerbent ; l’image de patrouilles russes en Mer du Nord reprise par la presse, à avoir suscité un certain effroi ; il y a montée des nationalismes à l’extérieur du pays, et une montée du populisme et la xénophobie en France ; les dangers de l’islam radical, qui menace jusqu’aux racines de la République ; la résurgence, ou à tout le moins les tentations, de nouvelles guerres de religion ; les pressions migratoires ; la persistance d’un chômage élevé, qui sème la désespérance ; des menaces sur les institutions : des élus ne sont plus considérés, des policiers sont assassinés ou menacés parce qu’ils sont policiers, des personnels soignants sont gravement attaqués, des pompiers agressés…

 

Oui, des forces centrifuges existent, qui menacent la République, et qui renforcent l’influence des agressions extérieures.

 

Qu’est-ce que la République dans un Etat de droit ? Un triptyque : le pouvoir politique ; l’armée ; les citoyens. Pour la consolider, et la défendre quand elle est attaquée, la République a besoin de citoyens engagés, militants. Voilà pourquoi, toutes les femmes et les hommes rassemblés ce matin à l’Hôtel de ville, citoyens « méritants », je les invite à être des « ambassadeurs de notre démocratie », à être des défenseurs de la République.

Mérite et dévouement à l'honneur !

Après mon intervention, deux écoles de Wattrelos ont été mises à l’honneur. D’abord l’école Jean Macé, qui a porté un projet « Solidarité internationale » pour récolter des fonds pour la production d’eau au Nicaragua (en lien avec l’association Touscan), après avoir aidé l’épicerie solidaire Horonia, et qui a obtenu le « 3ème prix de l’éducation citoyenne ». Ensuite l’école Notre Dame de la Mousserie, où, en lien avec les Ateliers wattrelosiens de coupe et couture et l’association leersoise « de fil en aiguille », des enfants ont fabriqué des poupées (« des frimousses ») au profit de l’UNICEF. Ces deux écoles ont été primées par le Préfet de Région le 25 mai.

Mérite et dévouement à l'honneur !
Mérite et dévouement à l'honneur !

Ensuite, la salle fut plongée dans l’émotion. En écoutant en premier lieu le jeune leersois, Maxence Andrys, 1er prix régional d’éducation citoyenne, et sélectionné pour participer nationalement au mémorial de Caen, qui, à à peine 16 ans, a rédigé et lu, dans un silence poignant, un texte magnifique sur « le viol de guerre ». Une plaidoirie qui aura profondément bousculé les cœurs dans l’assemblée.

Mérite et dévouement à l'honneur !

Emotion aussi lorsqu’est, en second lieu, mis à l’honneur le jeune wattrelosien Hugo Schoemaecker, âgé de 17 ans, bénévole de la protection civile qui aura sauvé un enfant et sa maman d’un incendie à Roubaix le 20 mars dernier. Hugo reçoit le « prix national du civisme » de l’ONM, la médaille du dévouement au bien public des mains du Directeur de Cabinet du Préfet, et je lui remets la médaille de la ville de Wattrelos (ce qui est très rare avant 18 ans !).

Mérite et dévouement à l'honneur !

Des jeunes qui ont du cœur, de l’engagement humanitaire et citoyen, qui font le bien, et nous font du bien par leur engagement ! Une belle jeunesse wattrelosienne (et leersoise) à qui je dis un grand BRAVO !

 

Pour lire la plaidoirie de Maxence Andrys, cliquer ci-dessous.

Mérite et dévouement à l'honneur !
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Publié par Dominique Baert
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