La nuit dernière, après les motions de procédure (rejetées par la droite), s’est engagée la discussion générale sur le projet de loi de finances rectificative pour 2012, texte que
nous combattons avec fermeté, certains non seulement que le débat politique doit être mené, mais aussi que des surprises sont possibles car les députés de droite eux-mêmes ne sont pas tous
convaincus, loin s’en faut, de l’utilité de ce texte ni de son calendrier !
Voilà pourquoi, après les votes solennels, je suis, aux côtés de Jean-Marc Ayrault, président du groupe, parmi les 67 signataires de la motion référendaire (que Jean-Marc défendra à la tribune - photo ci-dessus) que le groupe socialiste, radical et citoyen dépose cet après-midi, une pierre supplémentaire pour alerter les Français sur cette nouvelle hausse de la TVA. Le taux réduit avait déjà été porté de 5,5 à 7 % en décembre ; voilà que le Gouvernement relève le taux normal de 19,6 à 21,2 %.
Ce projet crée un malaise, jusque dans les rangs de la majorité, comme je l’ai dit. L’embarras est si grand que l’amendement portant suppression de l’article 1er a été voté hier soir en commission des finances (j’y étais !).
Lui qui parle de référendum sur les droits des chômeurs et sur le recours à la justice administrative pour l’immigration, le vrai courage pour Nicolas Sarkozy aurait été de faire ce choix d’augmenter la TVA par la voix du peuple ! L’emploi et le pouvoir d’achat, ça vaut bien une question au peuple !
Transférer la totalité du financement de la cotisation des entreprises vers les familles, voilà ce que va faire ce texte ! La conséquence, c’est que ce sont les familles et surtout les plus modestes qui vont payer la politique familiale ! C’est un mécanisme de solidarité à l’envers : les classes populaires et les classes moyennes paieront les prestations des plus riches !
Les quelques fractions gagnées sur le coût du travail par la baisse des cotisations patronales ne seront pas en situation d’éviter les délocalisations. De plus, tous les produits consommés en France seront concernés par la hausse de la TVA et tout le monde paiera plus cher.
Cette mesure est, de plus, comme je l’expliquais hier soir en séance, une erreur économique : la hausse de la TVA est une faute majeure au moment où la croissance est au point mort. La hausse de la TVA, là où elle a été appliquée, a toujours eu pour effet la flambée immédiate des prix, et la baisse du pouvoir d’achat qu’elle provoquera va entraîner le pays dans une spirale infernale qui aggravera la récession.
Voilà pourquoi nous nous mobilisons !
Malheureusement, la Droite, majoritaire, dans le scrutin public qui a suivi, a rejeté notre motion référendaire. Nous continuons la bataille…
Ainsi, cette nuit, nous étions nombreux à défendre un amendement de suppression et je suis intervenu sur celui qui porte mon nom (amendement n°25).

Ce n'est pas courant sur ce blog de parler
d'une artiste, mais un blog, c'est aussi l'expression d'un vécu pas seulement professionnel, mais aussi du ressenti d'émotions.

télévision ; l'imposant bronze rapportant le serment du
jeu de paume, célèbre serment prononcé par Mirabeau : « Nous sommes ici par la volonté du peuple et nous ne quitterons nos places que par la force des baïonnettes ! » ;
les Marianne si évocatrices de notre nation et de notre Histoire ; les mini-bustes en terre cuite réalisés par Daumier, véritables caricatures des députés de la IIIe République ; la
déclaration des droits de l'homme et du citoyen dans la cour d'honneur ; et le bureau de poste en pleine effervescence. Ils ont tout vu du Palais Bourbon, sauf mon bureau qui aurait été trop
petit pour les accueillir tous ! 
ur mes visiteurs du jour, de découvrir
que les enfants du XIXe siècle jouaient déjà à saute-mouton, à colin maillard ou au badminton !
Quelle actualité en cette fin de campagne !
Dimanche 6 mai, Alain Faugaret (Maire honoraire, Conseiller général) et moi demandons aux électeurs de faire le choix du Cœur et de la Raison : Ségolène
ROYAL.
Ce soir, Ségolène Royal sera à Roubaix. Ce
n’est pas la première fois qu’elle y vient : en 1998, je l’avais invité, comme député de la circonscription, alors qu’elle était Ministre de l’Enseignement Scolaire, et elle s’était alors
rendue au Lycée Jean Moulin (où cette photo ci-après a été tirée). Elle avait montré son écoute des enseignants, sa proximité avec les jeunes, elle avait pris son temps. Comme elle le prit,
quelques années plus tard pour revenir à Roubaix, au collège Sévigné qui connaissait des tensions vives, et une crise de confiance forte. Deux moments où j’avais été à ses côtés, ou plutôt où
elle avait su être aux côtés des élus locaux, des populations et de notre territoire.